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  • Maîtrise de l’IA : le Power-Up pour les CMO

    Comment les CMO optimisent l’efficacité et l’innovation grâce à l’IA

    Infosys vient de dévoiler son dernier rapport : CMO Radar 2024. L’entreprise a interrogé 2 600 responsables marketing dans 14 secteurs d’activité et cinq pays ou régions pour découvrir comment les CMO optimisent l’efficacité et l’innovation grâce à l’IA.

    Le CMO Radar 2024 d’Infosys révèle que si la plupart des Responsables Marketing intègrent l’IA dans toutes les principales activités marketing, près de la moitié (48 %) des déploiements d’IA peinent tout de même à apporter une réelle valeur commerciale.

    L’étude classe les Responsables Marketing en 3 catégories en matière de maîtrise de l’IA :
    les leaders (13 %),
    les apprenants (60 %) et
    les retardataires (27 %), en fonction de leur capacité à générer de la valeur ajoutée grâce à l’IA.

    Le rapport indique que les Responsables Marketing qui maîtrisent l’IA prennent des décisions basées sur les données en utilisant l’IA prédictive pour anticiper les besoins des clients, personnaliser et optimiser les campagnes, et ainsi stimuler les performances marketing.
    Ils parviennent également à exploiter l’IA générative pour combiner efficacement les données, l’expertise sectorielle et la créativité, renforçant ainsi les compétences de leurs équipes de manière durable et en profondeur.

    L’étude explore l’adoption de l’IA à travers le cycle de vie du marketing, y compris pour des activités telles que la création de contenu, les agents conversationnels, l’activation des ventes, la personnalisation, la gestion des campagnes et l’analyse.
    Elle révèle que :
    • 96 % des Responsables Marketing ont déployé l’IA dans au moins une activité marketing. • 52 % des déploiements d’IA dans le marketing génèrent de la valeur ajoutée.
    • 30 % des responsables marketing ont déployé l’IA dans les sept activités marketing clés. • 62% des CMO sont prêts à accroître leur influence sur les décisions stratégiques de l’entreprise.
    Les responsables marketing s’attendent à ce que l’IA apporte une valeur concrètement mesurable au cours des 18 prochains mois, notamment une augmentation à deux chiffres de la productivité (+15 points de pourcentage), des économies de coûts (+13 points de pourcentage) et une plus grande rapidité de mise sur le marché (+11 points de pourcentage).

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    Quatre stratégies sont utilisées :
    Leaders » (ceux maitrisant l’IA) l’emploient pour générer de la valeur commerciale :

    • Intégrer les solutions d’IA dans les processus commerciaux et marketing.
    Objectif : s’assurer que les équipes peuvent accéder à des informations en temps réel à partir des données et ajuster immédiatement les tactiques au fur et à mesure qu’ils déploient leur plan de mise en œuvre de l’IA.
    Ils établissent une gouvernance systématique autour des indicateurs clés de performance et assurent une communication cohérente avec les parties prenantes.

    • Aligner les stratégies d’IA, d’entreprise et de marketing : avoir une stratégie d’IA réactive qui s’aligne à la fois sur les objectifs marketing et les objectifs commerciaux globaux. Ces entreprises donnent la priorité au développement des capacités d’IA tout au long de la chaîne de valeur du marketing, en fonction de leur valeur commerciale et de leur faisabilité.

    • Prendre en compte la gestion des risques dans les solutions de marketing alimentées par l’IA : 43 % des entreprises dépendent encore de méthodes ad hoc d’atténuation des risques lorsqu’il s’agit de l’IA dans le marketing. L’intégration d’une gestion des risques dédiée garantit la conformité, renforce la confiance des clients et positionne les marques en tant que leaders dans l’adoption d’une IA digne de confiance.

    • S’assurer que la pile MarTech est évolutive et optimisée pour les cas d’utilisation de l’IA : les plateformes de données clients (CDP – Customer data platforms) sont essentielles pour maximiser la valeur de l’IA dans le marketing. Les piles MarTech cloud-native avancées avec des CDP en temps réel améliorent l’évolutivité et l’intégration des données, offrant des expériences personnalisées. Les entreprises qui adoptent cette infrastructure obtiennent des avantages concurrentiels significatifs, en libérant tout le potentiel de l’IA et en étant à la pointe de l’innovation et de l’engagement des clients. 

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  • Entreprises : 2019 sera l’année du « comment »

    À quoi les entreprises peuvent-elles s’attendre en 2019 ?

    Etude Infosys Digital Radar 2019 : les entreprises visionnaires se distinguent par la mise en place de nombreuses initiatives numériques à grande échelle.

    L’étude d’Infosys classe les entreprises en trois catégories en fonction de leur avancement sur le chemin de la transformation numérique.  Les plus avancées sont les visionnaires, suivis des explorateurs, puis des observateurs.

    Les catégories sont définies comme suit :

    • Les visionnaires comprennent le potentiel du numérique pour transformer de façon globale leur entreprise.
    • Les explorateurs s’engagent dans des programmes numériques motivés par le besoin d’améliorer l’expérience client.
    • Les observateurs qui voient la transformation numérique à travers le prisme de l’efficacité ;

    L’étude Infosys Digital Radar 2019 révèle également que les cadres interrogés sont tout à fait confiants en la capacité de leur entreprise à passer du statut d’observateur à celui d’explorateur. Cependant ils estiment qu’il est beaucoup plus difficile d’atteindre le niveau visionnaire.

    Pourquoi les visionnaires sont-ils une catégorie à part ?

    Pour mieux comprendre ce qui caractérise la maturité de la transformation numérique des organisations, Infosys a identifié 22 initiatives numériques clés et fait le point sur la situation des entreprises quant à leur mise en œuvre. Les entreprises se sont ensuite vu attribuer un indice de maturité numérique de 0 à 100 en fonction de leurs progrès dans la stratégie et la mise en œuvre de ces 22 initiatives clés.

    L’étude révèle que plus les entreprises progressent dans leur transformation numérique, plus elles multiplient les initiatives numériques de grande ampleur. Les visionnaires ont une moyenne de 12 initiatives globales mises en place et des projets pilotes opérationnels sur 7 initiatives complémentaires. Les explorateurs ont en moyenne 6 initiatives numériques de grande ampleur et des projets pilotes aboutis sur 7 autres initiatives. Les observateurs quant à eux n’ont mis en place qu’une ou deux initiatives numériques à l’échelle de leur organisation et sont en phase de test de projets pilotes sur une ou deux autres initiatives en moyenne.

    Les 22 initiatives numériques ont également été classées en quatre grandes catégories : les initiatives fondatrices – mises en œuvre pour moderniser les systèmes existants ; les initiatives structurelles – axées sur les éléments fondamentaux de la transformation numérique comme l’automatisation et l’intelligence artificielle ; les initiatives clients – axées sur l’amélioration de l’expérience client ; et les initiatives avancées – axées sur la maîtrise des technologies de pointe, comme la réalité virtuelle et augmentée, les drones et la blockchain.

    L’étude Infosys Digital Radar 2019 révèle également que plus les entreprises avancent sur la voie de la transformation numérique, plus elles ont tendance à se concentrer sur des objectifs différents. Les observateurs se concentrent sur l’élargissement des initiatives fondatrices. Les explorateurs se concentrent sur un plus large éventail d’initiatives, comprenant les projets structurels et ceux d’amélioration de l’expérience client. Cependant les exploreurs sont parfois freinés par l’absence de progrès dans les initiatives structurelles déployées à l’échelle globale de leur organisation. Les visionnaires mènent à grande échelle de nombreuses initiatives, toutes catégories confondues : fondatrices, structurelles, clients et avancées. Les visionnaires sont également les seules entreprises qui réalisent des progrès substantiels dans le lancement d’initiatives de premier plan à l’échelle de leur organisation.

    Quels freins pour les entreprises en 2019 ?

    A la question « quels seront les principaux obstacles à votre transformation numérique en 2019 », la contrainte principale identifiée par 41% des répondants résidera dans les  » systèmes existants « .  22% des interrogés ont répondu  » l’incapacité d’expérimenter rapidement  » et 30 %  » un budget insuffisant « . Le manque de ressources en conduite du changement et autres compétences spécifiques nécessaires sont également considérés comme des obstacles majeurs en 2019. Plus les entreprises avancent dans leur transformation numérique, plus la nécessité de digitaliser leur cœur de métier et d’accompagner le changement à grande échelle prend l’importance.

    Comparaison des différents secteurs d’activité

    L’étude révèle également d’importantes différences dans la maturité numérique en fonction des secteurs d’activité. Les niveaux de maturité les plus élevés ont été observés dans les secteurs de la technologie, de l’industrie, des télécommunications et des services financiers. Alors que les industries telles que les biens de consommation, la logistique et les soins de santé se classent bas sur l’échelle de la maturité numérique. Le commerce de détail se situe au milieu du classement, même si de nombreux distributeurs traditionnels n’ont pas sauté le pas du numérique. Une autre conclusion de l’étude qui peut être étonnante à l’heure où les véhicules autonomes et connectés font les unes des média : le secteur de l’automobile accuse un retard par rapport aux autres en termes de maturité numérique. Il reste en effet beaucoup de travail pour moderniser les systèmes existants dans le secteur automobile.

    Quelles perspectives pour surfer sur la vague du numérique ?

    Pour devenir plus visionnaires, les entreprises, plutôt que de se concentrer à court terme sur la réduction des coûts, doivent élaborer et implémenter une stratégie globale basée sur l’automatisation et l’intelligence artificielle pour améliorer le quotidien et augmenter la performance de leurs talents. Les entreprises doivent mettre en place de façon formelle une stratégie de transformation numérique et partager ce plan avec leurs employés, leurs clients et leurs partenaires.

    Les entreprises doivent être capable de réaliser simultanément trois actions : premièrement, établir les bases technologiques de la transformation numérique ; deuxièmement, développer leurs capacités techniques et former leurs talents ; et troisièmement, innover de façon agile. Les entreprises peuvent y parvenir à la fois en amplifiant leurs capacités existantes et en se concentrant sur les projets à forte valeur ajoutée qui ont le plus d’impact potentiel. Leur écosystème a un rôle fort à jouer dans leur transformation digitale en leur fournissant des compétences et à des ressources complémentaires. L’étude a révélé que les entreprises sont en partenariat dans deux tiers de leurs initiatives numériques.

    Jeff Kavanaugh, rédacteur en chef au sein de l’Infosys Knowledge Institute, commente :  » Comprendre les pratiques distinctes des entreprises visionnaires est précieux pour les entreprises qui cherchent à franchir la prochaine étape de leur transformation numérique. L’étude Infosys Digital Radar 2019 est également très pertinente pour les chefs d’entreprise, -comme ceux qui participent au Forum économique mondial de Davos cette semaine-, qui cherchent à accélérer l’économie mondiale et à passer d’un objectif d’efficacité à un objectif d’amélioration de l’expérience, afin que chacun puisse contribuer – et bénéficier – des nombreuses opportunités qu’offre le numérique en 2019 et au-delà « .

    Phil Fersht, Président directeur général et analyste en chef au sein d’Horses for Sources, déclare : « 2019 sera l’année du  » comment « . Le  » pourquoi  » (expérience client, impact sur les revenus, alignement interne) et le  » quoi  » (technologies émergentes) de la transformation sont maintenant clairs pour les dirigeants d’entreprise, après le débat intense des deux dernières années. Les conclusions de l’étude Infosys Digital Radar 2019 soulignent le besoin essentiel pour les entreprises d’aborder le  » comment  » et de se concentrer sur l’exécution de leur transformation numérique. L’exécution exige l’intégration dans tous les sens du terme – technologie, talent, changement organisationnel et leadership pour atteindre une transformation globale avec des bénéfices exponentiels. »

    Pour accéder à l’étude complète, cliquez sur le lien suivant :
    www.infosys.com/digital-radar

  • Transformation digitale : êtes vous Visionnaires, Explorateurs ou Observateurs

     Etude Infosys : Moins d’un quart des grandes entreprises globales adoptent des comportements de « Digital Natives »

    La disruption numérique est menée par les entreprises qui transforment leur activité en profondeur, tandis que le manque d’expertise digitale reste l’un des plus grands freins à cette transformation

    Infosys, acteur dans les domaines du conseil, des technologies et des services de nouvelle génération, dévoile aujourd’hui une étude globale sur les nouveaux champions de la transformation digitale. Cette étude montre notamment que moins d’un quart des entreprises considère l’adoption du digital comme central dans la conduite de la transition numérique. Ce sont d’ailleurs bien ces dernières qui sont les plus à même d’en récolter les bénéfices. En outre, plus de la moitié des répondants considèrent ‘l’expertise digitale’ comme le plus facteur le plus important d’une transformation réussie, suivi de ‘l’implication des dirigeants’, et de la ‘conduite du changement’, nécessitant la mise en place d’une culture organisationnelle favorable.

    Visionnaires, Explorateurs et Observateurs

    Trois catégories de profils de répondants se dégagent de cette étude, basées notamment sur les raisons qui ont motivé le lancement de leur transformation numérique :

    • Les Visionnaires (22 %) qui comprennent que le numérique a le potentiel de transformer totalement leur business
    • Les Explorateurs (50 %) qui s’engagent dans des programmes numériques pour améliorer l’expérience de leurs clients
    • Les Observateurs (28 %) qui ne voient la transformation digitale qu’à travers le prisme de l’efficacité.

    La véritable transformation vient de l’intérieur

    Là où les Observateurs et les Explorateurs se focalisent sur les technologies émergentes comme l’Intelligence Artificielle ou l’impression 3D dans leurs efforts de transformation digitale, les Visionnaires, quant à eux, regardent également la façon dont ils peuvent moderniser leurs systèmes informatiques et leurs ERP.

    Les Visionnaires pensent que la transformation numérique doit venir de l’intérieur de l’entreprise et que sans des fondations technologiques solides, le digital ne pourra atteindre son plein potentiel. L’étude montre que c’est cette capacité à se moderniser en profondeur qui engendrera de véritables bénéfices tels qu’une meilleure productivité et plus d’efficacité.

    Rester agile dans la disruption numérique 

    Selon l’étude, les Visionnaires surveillent et explorent des tendances qui échappent aux deux autres groupes de répondants. C’est pourquoi ils arrivent à mieux saisir et gérer les opportunités et les menaces liées à la disruption numérique.

    Les Visionnaires se projettent davantage dans le futur. Ils attachent plus d’importance à l’impact des nouvelles tendances comme les technologies émergentes (86 % des Visionnaires, contre 63 % des Explorateurs et 50 % des Observateurs) et l’évolution des écosystèmes (63 % des Visionnaires, contre 39 % des Explorateurs et 31 % des Observateurs). Cela leur permet à terme d’être plus agiles et disruptifs.

    Le manque d’expertise digitale, l’un des plus gros obstacles dans la transition numérique

    Lorsqu’on demande aux répondants quels sont les obstacles qui entravent l’accès à la transformation numérique, le développement des expertises digitales est cité en premier (54 %), soulignant la lacune des entreprises dans ce domaine.

    ‘Passer d’une organisation qui ne prend aucun risque à une organisation qui récompense l’expérimentation’ (40 %) et le ‘manque de conduite du changement’ (43 %) sont les deux autres grands défis cités, illustrant notamment la complexité et la résistance souvent entraînées par la transformation numérique.

    L’importance d’établir un écosystème 

    Développer les expertises au sein de l’entreprise est une priorité pour 76 % des Visionnaires qui sont même prêts à racheter des firmes dites « digital natives » afin d’acquérir rapidement les savoir-faire dont ils sont convaincus de manquer en interne (à 71 %). Ces chiffres mettent en évidence la tendance au développement d’écosystèmes durables. En comparaison, le pourcentage d’Explorateurs et d’Observateurs envisageant des acquisitions pour développer un écosystème reste négligeable.

    Les entreprises s’appuient sur des partenaires pour leur transformation afin de les aider à surmonter ces obstacles. Préparer les collaborateurs à cette transformation et développer de fortes capacités à conduire des changements organisationnels à grande échelle apparaissent aujourd’hui comme les stratégies les plus utilisées pour réussir cette transformation. C’est particulièrement critique pour les Visionnaires qui veulent réformer leur culture business.

    Pour la version complète de l’étude : https://www.infosys.com/navigate-your-next/research/

     

     

     

  • Comment les nouvelles technologies vont-elles aider les services financiers à se transformer ?

    Comment les nouvelles technologies vont-elles aider les services financiers à se transformer ?

     Infosys propose 5 pistes pour aider les services financiers dans l’adoption d’innovations technologiques bénéfiques à leur business model

    La Blockchain ou encore l’Intelligence Artificielle sont sur toutes les lèvres. Ces nouvelles technologies apportent la promesse de donner une seconde jeunesse à de nombreux secteurs dont les services financiers. Pour ce faire, les banques doivent dès maintenant adopter ces nouvelles technologies à travers plusieurs leviers et domaines bien particuliers. L’objectif principal des services bancaires sera de proposer des offres améliorées voire totalement inédites, pour répondre aux nouvelles habitudes et attentes des consommateurs. Si au départ, ces changements peuvent sembler périlleux, ceux qui s’annoncent dans le domaine de la finance sont prometteurs. Car dans un monde hyper-connecté, il est indispensable de repenser son business model. En 2017, il s’agit de l’orienter pleinement vers les activités numériques. Infosys, propose cinq chantiers technologiques aux banques pour mener à bien cette redynamisation de leurs activités.

    Le passage à l’Open Banking

    Procédé relativement récent, l’Open Banking est perçu comme l’une des pratiques les plus bénéfiques pour la pérennité des banques. En ouvrant leurs plateformes à travers un écosystème connecté, les services financiers, non-financiers et les fournisseurs pourront alors échanger avec plus de fluidité. Se tourner vers l’Open Banking aura aussi des avantages en termes de coûts, qui pèsent actuellement sur la gestion des infrastructures vieillissantes. En réduisant cette part d’investissement conséquente, les banques pourront d’avantage soutenir leurs efforts en gestion de la relation client, à travers des offres qui vont leur permettre de se positionner face à une concurrence exacerbée. Les clients pourront également bénéficier d’interfaces unifiées et interopérables, pour une meilleure expérience utilisateur, grâce à des services complets et plus innovants.

    Relever pleinement le défi du Cloud

    Les banques traditionnelles, qui fonctionnent encore pour beaucoup avec des systèmes d’information bientôt obsolètes, courent le risque de disparaître au profit des banques digitales. Avec l’avènement du Cloud qui s’inscrit dans la transformation digitale des services financiers, les banques qui ont sauté le pas vers la modernisation de leurs activités, profitent déjà d’un large panel d’opportunités. Elles utilisent pleinement le mobile, le Big Data, l’IoT ou encore l’Intelligence Artificielle pour offrir de nouveaux services à leurs clients. Elles gagnent surtout en flexibilité, et suivent le courant insufflé par les FinTech. L’exemple des transactions électroniques qui s’amplifient, montre bien que les banques sont dès à présent obligées d’être de plus en plus agiles pour répondre aux nouvelles exigences des clients. Pour que cela se fasse sans encombre, les banques traditionnelles doivent migrer leurs activités vers des plateformes plus agiles comme le Cloud.

    Revoir les processus internes avec la Blockchain

    Les processus internes des banques vont bientôt nécessiter d’avantage d’interventions. Avec l’arrivée de l’automatisation, répondre à ces attentes croissantes deviendra possible avec la Blockchain. Les banques parient beaucoup sur l’agilité pour satisfaire les demandes de leurs clients. Il faut donc repenser les processus vers une agilité complète et efficace. Les communications inter-organisations vont par exemple s’accroître, et seule la Blockchain pourra porter les projets nécessitant des connexions entre différentes plateformes. Des initiatives conjointes à plusieurs banques autour de réseaux pilotés vont aussi voir le jour. Elles permettront d’assurer les envois de fonds internationaux et de financements commerciaux. Là- encore, seule la Blockchain assurera, grâce à sa traçabilité et sa sécurité, une qualité d’échange fiable et rapide.

    L’Intelligence Artificielle : quand la réalité dépasse la fiction

    Si la science-fiction a fait naître un sentiment de méfiance vis-à-vis de l’Intelligence Artificielle, la réalité de cette technologie est à l’opposé des craintes existantes. En amplifiant le potentiel humain, l’IA repose sur la définition même de l’intelligence, à savoir : un ensemble de processus de pensée permettant de s’adapter à des situations nouvelles, d’apprendre ou de comprendre. L’IA accroît son intelligence et ses performances dès lors que des interactions et des mécanismes de réflexion multiples se mettent en place. C’est ainsi que les opérations de front office et de back office peuvent être améliorées, grâce à l’IA qui résout les problèmes que les humains mettent tant de temps à solutionner. Sur le terrain de l’expérience client, l’IA intégrée aux processus opérationnels permet de réduire de 60% le temps de réponse donné à un client. Les possibilités de l’IA vont bien au-delà, via une expérience client digitale améliorée, ou encore des mesures de sécurité plus fiables, grâce à son intégration au cœur de l’infrastructure bancaire. Pour mener à bien ces expérimentations, les banques peuvent dès à présent mettre en place, par exemple, des démonstrations de faisabilité d’interfaces conversationnelles pour l’IA, à travers leurs stratégies omnicanal.

    Simplifier son architecture bancaire

    Avec l’arrivée de toutes ces nouvelles technologies, l’architecture des banques va se simplifier. Les banques doivent investir en conséquence pour que ces changements puissent s’opérer totalement. Auparavant, les architectures étaient concentrées en un bloc uniforme et très complexe. Désormais, elles seront fractionnées en plusieurs composants, pour faciliter le déploiement et la mise à niveau de fonctionnalités spécifiques. Il s’agira d’une concentration thématique des fonctionnalités, connue comme la modularisation. Les bénéfices seront les suivants : augmentation de l’agilité pour moderniser de façon sélective, suivi du rythme des tendances technologiques actuelles, et atténuation de certains risques liés à des projets nouveaux.

  • Quand le progrès technique améliore l’environnement, l’humain et l’éthique

    Cette révolution numérique qui nous rend plus humains

    Par Julien Fredonie, Consultant IoT chez Infosys

    Alors que les innovations s’accélèrent à un rythme jamais vu, il est devenu de plus en plus difficile de prédire l’avenir. Nous surestimons les changements qui auront lieu dans les cinquante prochaines années, mais nous sous-estimons assurément les changements des 5 cinq prochaines années !

    Plus que jamais, le progrès technique et économique doit aller de pair avec le progrès environnemental, humain et éthique. Il est fort probable que ces changements et ces révolutions numériques puissent avoir un impact positif et puissent même nous rendre plus humains.

    Le grand défi de nos sociétés est d’arriver à faire face à une demande croissante d’énergie propre.

    Au niveau individuel, ou au niveau des entreprises, le fait que les acteurs de l’énergie aient mis en place des compteurs intelligents permet aux consommateurs de bénéficier d’une plus grande visibilité sur leur consommation d’énergie et les coûts associés et d’en maîtriser les différents paramètres.

    Le concept de micro-grid permet à des millions d’individus de produire de l’électricité grâce aux énergies renouvelables et de réinjecter dans le réseau global ce qu’ils ne consomment pas.

    Les capteurs doivent être intelligents, les calculs prédisent la consommation des agents et orientent l’énergie de manière transparente. En combinant objets connectés, machine learning et blockchain pour permettre à chaque « transaction » d’être enregistrée ou monnayée, il est possible d’arriver à un fonctionnement optimisé et distribué qui permet de répondre aux besoins de développement des énergies propres.

    Les objets connectés sont également utilisés pour protéger différentes populations, parfois dans des contextes particuliers : par exemple, les personnes âgées ou les travailleurs exposés à des conditions difficiles ou dangereuses. L’utilisation des objets connectés permet également la protection de certains animaux en voie de disparition : un exemple récent est celui de l’utilisation d’objets connectés via Sigfox pour suivre et ainsi protéger les rhinocéros des braconniers.

    Un autre enjeu mondial est celui de la nourriture. Les systèmes de surveillance de surfaces agraires permettent aux exploitants d’avoir une vue d’ensemble très détaillée et en temps réel de leur récolte Cette vision d’ensemble fournit des indicateurs permettant aux exploitants connectés d’optimiser la dispensation des soins et l’utilisation d’engrais ou d’adapter l’arrosage de manière ultra précise.

    Un tiers de la production mondiale de nourriture n’est jamais consommée et les objets connectés peuvent permettre de réduire le gâchis alimentaire. L’une des principales raisons de ce gâchis est la chaîne logistique. Là encore, l’utilisation de capteurs permet de suivre de manière très granulaire différents paramètres (température, humidité, lumière, chocs etc.) qui réduisent le cycle de vie des denrées alimentaires.

    Avec une visibilité fine des espérances de vie des produits, les entreprises peuvent mettre en place des processus de gestion différenciés et réduire ainsi le gâchis alimentaire.

    Des entrepreneurs ont également créé des récepteurs de déchets connectés qui permettent le traitement des déchets alimentaires de magasins ou restaurants et la transformation de leur gaz de décomposition en énergie renouvelable.

    L’IoT permet aux appareils de se connecter et aux utilisateurs de bénéficier d’écosystèmes riches en données provenant de machines plus intelligentes, plus autonomes. Cela amplifie l’imagination des humains, en les libérant des taches banales et routinières qui sont automatisées et numérisées. Cela permet aux professionnels de poursuivre de nouvelles idées et de nouvelles façons de faire.

    Evidemment, une simple technologie n’a jamais résolu de problème. La généralisation de ces technologies passe en outre par la prise en compte de défis majeurs : formation, sécurité des systèmes et des données etc.

    En revanche, ces technologies sont une formidable opportunité d’avoir accès à des informations qui n’étaient pas disponibles dans le passé et donc de trouver de nouvelles réponses aux défis de nos sociétés. Il convient donc de former les professionnels qui sauront exploiter ces opportunités et d’accompagner ces chercheurs et entrepreneurs qui construisent un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies et aux objets connectés.

     

     

     

     

  • Quand les entreprises françaises sous-estiment leur capacité à adopter les technologies d’Intelligence Artificielle d’ici à 2020

    Etude mondiale Infosys / Vanson Bourne 

    L’indicateur « AI Maturity Index » d’Infosys révèle que les entreprises en pointe en matière d’intelligence artificielle récoltent déjà les fruits de leur investissement. Ces « early adopters » sont 39% à anticiper une croissance de leur revenu d’ici 2020 et 80% déclarent être attachés à fidéliser leurs employés et à les former. Les organisations françaises semblent cependant plus frileuses que leurs voisins quant à leur aptitude à relever le défi de la Quatrième Révolution Industrielle déjà enclenchée.

    Infosys (NYSE: INFY), leader mondial dans le conseil et les services technologiques de nouvelle génération révèle aujourd’hui les résultats d’une étude mondiale sur la maturité du marché et les attentes des entreprises vis-à-vis de l’Intelligence Artificielle (AI) et sur ses premiers impact en matière commerciale. Cette étude intitulée « Amplifying Human Potential: Towards Purposeful Artificial Intelligence » (L’Intelligence Artificielle à l’ère de la maturité : vers l’amplification du potentiel humain) a été menée auprès de 1 600 dirigeants de grandes entreprises à travers le monde à savoir en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Chine, en Inde et en Australie.

    Le rapport met en lumière le lien évident entre la croissance des revenus d’une entreprise et sa maturité vis-à-vis de l’usage de l’Intelligence Artificielle.
    Les entreprises qui signalent une croissance plus rapide de leurs revenus au cours des trois dernières années étaient également plus enclines à être à un stade avancé de maturité concernant l’IA. L’Intelligence Artificielle est perçue comme une priorité stratégique à long terme pour l’innovation avec 76% des répondants citant l’IA comme essentielle dans le succès stratégique de leur entreprise. 64% pensent que la croissance à venir de leur entreprise est dépendante de l’adoption massive des technologies d’Intelligence Artificelle. Bien qu’il existe des préoccupations liées aux questions éthiques et de travail, 62% des sondés sont convaincus que des normes éthiques rigoureuses sont nécessaires pour assurer le succès de l’IA. La plupart d’entre eux semblent d’ailleurs optimistes concernant le redéploiement des employés impactés par ces changements, et ce, grâce à des tâches plus qualifiées. Une forte majorité (85%) prévoit de former les collaborateurs autour des bénéfices et des usages de l’IA, et 80% des entreprises qui remplaceront des postes par les technologies d’Intelligence Artificielle déclarent qu’elles proposeront une évolution des profils de postes ou redéploieront les employés touchés.

    Sandeep Dadlani, President & Head of America chez Infosys déclare : « L’adoption de l’Intelligence Artificielle (IA) est en hausse et nous sommes ravis de constater les investissements croissants que les entreprises réalisent progressivement en matière d’IA et qui sont la preuve de changements significatifs et créatifs. Les réalisations déjà entamées sont remarquables et les possibilités offertes par l’IA sont infinies. Alors que l’IA gagne en maturité et se développe, il y a fort à parier que, comme le montre notre étude, les quatre années à venir voient de nouveaux pics d’intérêt et un regain d’optimisme quant à la valeur et aux bénéfices que peuvent représenter le choix de l’IA. En tant qu’industrie nous devons prendre les mesures nécessaires qui garantissent que l’IA soit développée de façon morale et éthique au sein des organisations, que les collaborateurs participent activement à cette réflexion et qu’ils aient les ressources et la formation nécessaires pour être au cœur de cette aventure. »

     Les chiffres clés de l’étude :

    • Concernant l’AI, les entreprises prévoient une adoption puis une croissance sensibles d’ici à 2020 : les entreprises qui ont déjà déployé ou prévoient de déployer des technologies d’IA s’attendent à une augmentation de leurs revenus de 39% en moyenne d’ici 2020, parallèlement à une réduction de 37% des coûts. Surtout, 76% des décideurs dans l’IT et le développement commercial considèrent que l’IA est essentielle au succès de leur organisation.
    • Les entreprises prévoient d’investir dans le développement des compétences : dans 80% des cas où les entreprises remplacent des postes initialement occupés par des humains par des machines « intelligentes », les organisations redéployent ou font évoluer leur personnel pour les conserver dans l’entreprise. Par ailleurs, 53% d’entre elles prévoient d’investir spécifiquement dans le développement des compétences. Selon l’étude Infosys, les organisations ayant le moins de compétences liées à l’IA sont plus susceptibles de se concentrer sur le redéploiement des collaborateurs touchés par l’adoption de l’IA, alors que celles qui ont plus de compétences liées à l’AI sont à  fortiori davantage susceptibles de consacrer plus de moyens à re-former leurs employés. Les principales industries qui prévoient de conserver et d’attribuer de nouvelles missions à leurs travailleurs sont les secteurs des biens de consommation courante (94%), l’aérospatiale et l’automobile (87%), l’énergie, pétrole et gaz (80%), l’industrie pharmaceutique et les sciences de la vie (78%). L’étude révèle ainsi que l’IA amènera davantage d’investissements dans les effectifs existants, notamment en Chine (95%), en France (90%), en Allemagne (89%), au Royaume-Uni (82%) et aux États-Unis (76%).
    • La prise en compte des préoccupations éthiques est essentielle dans le succès de l’IA :les deux tiers des personnes interrogées n’ont pas pleinement pris en considération les questions éthiques liées à l’IA, comme  par exemple les inquiétudes des employés face à l’abandon du contrôle humain ou les changements de règlementations en lien avec l’arrivée de ces technologies. De plus, une majorité de répondants reconnaissent que l’adoption de l’IA implique de nouveaux défis et préoccupations pour leurs collaborateurs (90%) et pour leurs clients et fournisseurs (88%). Au total, 53% sont d’accord sur le fait que les préoccupations éthiques constituent un frein important à l’application efficace des technologies liées à l’IA.
    • Des réponses différentes selon les secteurs ou les zones géographiques :les entreprises en Inde et en Chine sont davantage susceptibles d’affirmer leur avance sur leurs concurrents industriels quand il s’agit de l’utilisation de l’IA. S’ensuivent l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Les biens de consommation courante (57%) et les télécommunications (48%) signalent plus volontiers qu’ils ont déjà senti que l’IA perturbe leur secteur. Les secteurs des produits pharmaceutiques et des sciences de la vie ont plus largement fait état du bon fonctionnement des technologies de l’IA en adéquation avec leurs attentes, ce qui leur donne de meilleurs scores dans l’indice de maturité de l’IA par industrie.
    • Les entreprises sont au début de leur parcours concernant l’IA : seul un répondant sur dix qui a déployé des technologies d’IA croit que son organisation maximise pleinement les avantages et les capacités actuels de l’IA. La majorité (90%) affirme que les employés de leur organisation sont confrontés à des problèmes ou des préoccupations liés à l’adoption de l’IA. Environ quatre répondants sur dix estiment que le temps nécessaire entre la mise en œuvre, la fluidité d’utilisation et l’interopérabilité avec d’autres systèmes et plates-formes, sont des domaines de l’IA qui nécessitent le plus d’améliorations avant d’être efficaces au sein des entreprises. Il existe aussi des domaines d’adoption de l’IA qui doivent être abordés avec la formation, l’éducation et la transparence dans le milieu professionnel. La sécurité des données (43%), la sécurité de l’emploi (4%) et les taux de rémunération (3%) sont les principaux domaines de préoccupation de la main-d’œuvre malgré les perspectives largement positives apportées par l’adoption de l’IA.

    D’autres résultats clés de l’étude incluent :

    • L’IA en action :l’automatisation des données (65%) et l’analyse prédictive (54%) sont les principales applications de l’IA aujourd’hui. En moyenne, les entreprises sondées ont investi 6,7 millions de dollars dans l’IA au cours de la dernière année et ont utilisé activement l’IA durant deux ans en moyenne. La direction informatique est le premier adoptant (69%), suivi de l’exploitation (operations)(34%), du développement commercial (33%), du marketing (29%) et des services de ventes et de relation clientèle (28%).
    • Risque et récompense :71% des sondés s’entendent pour dire que la montée de l’IA dans le monde du travail est inévitable, signifiant un changement positif en matière de perspectives commerciales, pour les employés et pour la société en général. Cependant, plus de la moitié (51%) admettent que la réduction des coûts est le domaine de l’IA  nécessitant le plus d’amélioration pourêtre efficace pour leur organisation.
    • Déploiement :88% déclarent également que les clients et les fournisseurs de leur organisation font face à des défis et des préoccupations concernant l’adoption de l’IA. Quatre répondants sur dix font état d’un manque de compréhension des avantages et des utilisations prévues, alors que 38% font état d’une méfiance générale vis-à-vis de ces technologies. Un nombre comparable (37%) indique préférer travailler aux côtés des travailleurs humains et interagir avec eux plutôt qu’avec des machines.

     

    Dans l’ensemble, l’étude démontre le rôle que l’IA peut jouer dans la croissance des entreprises et  la création d’opportunités pour les humains, au-delà de leur emploi actuel et de l’éducation dont ils ont pu bénéficier jusqu’ici. Elle insiste sur la capacité de l’IA à générer des avantages macro-environnementaux à long terme. Les décideurs estiment que l’IA fera ressortir le meilleur des employés en entreprise (65%), et qu’elle peut apporter des changements sociaux positifs (70%) voire économiques (76%).

     

  • La Blockchain : la nécessaire alliance des marchés pour standardiser les protocoles

    A la recherche d’un protocole commun

    Par Lui Smyth, Head of Blockchain Research & Ecosystem Engagement chez EdgeVerve R&D Lab at Infosys et Fuat Bozkurt, Principal Solution Consultant chez Finacle at Infosys France

    Réduire la durée et les coûts des transactions financières

    La Blockchain est la technologie de transmission d’informations qui promet, dans les années à venir, une révolution des transactions financières au niveau mondial. Depuis 2009, la monnaie virtuelle bitcoin a fait rentrer la blockchain dans le vocabulaire commun, promettant un impact global, similaire à l’arrivée d’Internet dans les années 1990. Par son instantanéité, la Blockchain permet de réduire la durée et les coûts des transactions financières.
    Nul besoin de mise en place de plusieurs plateformes complexes et non-interopérables. Il subsiste néanmoins des avancées à concrétiser et des interrogations à résoudre avant que cette technologie ne s’impose comme une évidence pour de nombreux domaines. En première ligne, le secteur de la finance et les banques, qui cherchent à comprendre cette technologie.

    Une plateforme d’échanges 

    L’architecture de la Blockchain, comparable à un système de partage de fichiers de pair-à-pair, fonctionne de façon distribuée, en chaines, et donne plus de visibilité sur la structure et le contenu des échanges. Cette notion de circulation transparente des données devrait convaincre le plus grand nombre de la fiabilité de la Blockchain. De plus, la réduction des intermédiaires va permettre de mieux structurer le marché des plateformes spécialisées dans les transactions financières. Elle permettra aussi et surtout d’éviter des fraudes à grandes échelles, grâce à la traçabilité des échanges effectués de points à points.

    Pourtant, 46% des banques françaises considèrent l’absence d’une supervision ou d’un responsable qui régit ces échanges[1] comme le principal obstacle à l’adoption des technologies Blockchain par le secteur bancaire. Et tant que les conditions de sécurisation maximale des données bancaires ne seront pas réunies, les institutions bancaires n’entameront pas leurs projets de rénovation systèmes. C’est là que réside le plus grand défi de la Blockchain. Cet été, la plateforme d’échange de bitcoins Bitfinex a été victime de pirates informatiques qui ont réussi à dérober 120 000 bitcoins, correspondants à 65 millions de dollars. Malgré une architecture partagée, qui permet de tracer toutes les transactions et personnes ayant accès et participant aux échanges, d’importantes faiblesses subsistent au sein des systèmes Blockchain. Les hackers détectent de mieux en mieux les failles de sécurité, et il y a fort à parier qu’ils ne s’arrêteront pas là. Pour tenir ses promesses sur le long terme, la Blockchain doit démontrer sa « scalabilité », c’est-à-dire sa capacité à s’adapter à de lourds changements et supporter de forts volumes de données et transactions. Elle doit aussi garantir le maintien des fonctionnalités d’une solution ou d’un produit, sans en altérer ni le fonctionnement ni la performance.

     Comment imposer la blockchain comme référence ? 

    Il existe selon nous deux alternatives à considérer pour satisfaire à la fois les institutions financiaires et bancaires et le monde des entreprises, tout en préservant l’équilibre des plateformes spécialisées de transactions et par là même, l’intérêt général :

    –          L’interopérabilité des systèmes devra être garantie pour permettre l’harmonisation des échanges.

    –          Une autre alternative pour les banques et les institutions financières serait de s’engager dans un processus de standardisation des protocoles pour en dégager un qui soit commun et universel.

    Or actuellement, le secteur n’en prend pas le chemin : les grands groupes bancaires ou financiers développent chacun de leur côté des protocoles qu’ils espèrent voir s’imposer comme référence. Il y a donc un fort risque que se dégagent plusieurs protocoles selon les continents et les marchés financiers. Si cette tendance se confirme, il sera vite compliqué, par exemple pour les marchés américains, de communiquer simultanément et avec la même efficacité avec les marchés européens, asiatiques ou africains. En fonction des accords qui seront passés, et qui se baseront sur les liens économiques de marchés à marchés, certains acteurs risquent d’être relégués au second plan. Cette éventualité remettrait alors en cause le décollage économique de la Blockchain et tous les bénéfices de transparence et de fluidité des processus qui en découlent.

    L’alliance des marchés pour trouver un protocole commun s’impose donc comme la valeur sûre pour une Blockchain propre à dynamiser l’économie mondiale, favorisant ainsi les échanges de manière égale et avec une efficacité partagée.