Étiquette : informatique

  • Gestion de l’informatique : clé de voûte de la transformation numérique

    Pour 88 % des responsables informatiques, l’investissement dans la gestion des services informatiques (ITSM) est l’élément central de leur transformation numérique

    Etude BMC / Forbes Insights

    BMC a réalisé auprès de plus de 250 responsables informatiques en collaboration avec Forbes Insights (branche recherche stratégique et leadership de Forbes Media), une nouvelle étude. L’enquête dresse un portrait de l’ITSM et la façon dont les entreprises, à travers le monde, utilisent et investissent dans des solutions modernes de gestion des services. Les résultats font apparaître une contradiction : tandis que 86 % des personnes interrogées sont conscientes du rythme croissant des changements et des transformations qui s’opèrent dans l’informatique et de la nécessité d’investir, plus de la moitié d’entre elles (55 %) déclarent que la part des budgets informatiques consacrée à la gestion et à la maintenance courantes, est en augmentation.

    Pour répondre à la demande constante de gains d’efficacité et de productivité, les responsables informatiques se tournent de plus en plus vers les services cloud et une plus forte automatisation, et donc des arguments clairement en faveur d’une transformation. Cela permet ainsi aux entreprises et au personnel de gagner en agilité, en mobilité et en réactivité face aux exigences des marchés.

    Pour 88 % des répondants, la gestion des services informatiques est vitale à leurs efforts de transformation numérique. De même, la majorité des responsables informatiques considèrent l’ITSM tout aussi important dans le cadre des projets liés au cloud (86 %), à la mobilité (83 %) et au Big Data (83 %).

    En dépit d’un appel clair à davantage d’investissements dans l’innovation et les nouvelles solutions numériques, les budgets en constante augmentation sont alloués à la gestion des affaires courantes, ce qui pour 75 % des responsables interrogés, pénalise la compétitivité globale de leur entreprise.

    « Les entreprises, quelle que soit leur taille, peinent à suivre le rythme effréné des changements et des transformations pour survivre face à de nouveaux venus ou des acteurs historiques plus agiles », commente Nayaki Nayyar, président Digital Service Mangement chez BMC. « Les résultats de cette enquête mettent clairement en lumière la nécessité d’investir dans des solutions de gestion de services multicloud qui accélèrent la transformation numérique. La clé du succès réside dans un équilibre entre l’agilité, d’une part, et le coût, le contrôle et la sécurité, d’autre part. Une approche multicloud résout les nouveaux dilemmes de nos clients avec des solutions qui simplifient les processus opérationnels, automatisent le support technique, réduisent les risques de failles de sécurité et améliorent la productivité. »

    L’étude, intitulée « Delivering Value to Today’s Digital Enterprise: The State of IT Service Management 2017 », est disponible en téléchargement gratuit sur le site www.bmc.com.

     

  • Le TOP 10 des métiers de l’informatique que s’arrachent à prix d’or les entreprises

    Le TOP 10 des métiers de l’informatique que s’arrachent à prix d’or les entreprises

    Jobijoba HR, service dédié aux professionnels des RH et nouveau-né de la technologie Jobijoba, publie le classement des dix mé-ers de l’informa-que aux salaires annuels bruts les plus élevés en France. Il en ressort que les entreprises valorisent aujourd’hui fortement les compétences informa-ques, qu’elles soient en lien avec les systèmes d’informa-on de plus en plus complexes à gérer, ou avec le développement de solu-ons innovantes dans un marché à la fois rapide et concurren-el. Les mé-ers de l’informa-que semblent bel et bien avoir le vent en poupe pour encore quelques années.

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    LES PRINCIPALES CONCLUSIONS

    • Le métier de Directeur R&D est le métier de l’informaAque offrant de loin le meilleur salaire avec un salaire moyen de 79 600€ bruts/annuel.
    • Les Architectes .NET et JAVA, les Directeurs informatiques et les Architectes réseau/systèmes et SI suivent avec respectivement 57 450€ , 53 800€ , 51 300€, 51 150€ et 50 650€ bruts/annuels. Ces concepteurs sont de véritables pierres angulaires des systèmes informatiques, autant recrutés dans les ESN que dans les grandes entreprises.

      Le métier de Data ScienAst arrive en 7ème position avec un salaire annuel brut de 47 450€, un métier très prisé lié à la généralisaAon de l’utilisation des algorithmes big data dans tous les secteurs d’activité.

    • Les Développeurs sont au coeur de ce classement avec des salaires allant de 42 000€ à 44 000€ bruts/annuels en moyenne, mais pouvant aller jusqu’à 46 000€. Développeurs spécialisés dans des langages tels que Java ou Python, ou encore développeurs mobiles sont définitivement au coeur des préoccupaAons des entreprises qui n’hésitent pas à mettre le prix pour les attirer.
  • Secteur informatique : en 2016, les attentes des candidats et des employeurs divergent

    Enquête sur les professionnels de l’informatique par RégionsJob


    Secteur informatique :
    en 2016, les attentes des candidats et des employeurs divergent

    • Le Java reste le langage le plus demandé en 2016, suivi du PHP. Le J2EE fait une arrivée remarquée à la 5ème place
    • La rigueur est la compétence la plus demandée par les employeurs.
    • Le poste d’ingénieur d’études dépasse le développeur en termes de demande.
    • La maitrise des outils Linux et SGBD reste la plus recherchée par les recruteurs, mais ce sont les technologies LAN et WAN qui sont les outils qui intéressent le plus les professionnels de l’informatique.

    Transformation numérique oblige, l’IT prend une place de plus en plus stratégique au sein des entreprises. On note cependant que les professionnels de l’informatique n’ont pas les mêmes attentes et les mêmes ambitions que leurs potentiels recruteurs. Ces métiers font l’objet d’un intérêt tout particulier chez RegionsJob, qui a mené l’enquête pour déterminer quelles sont les tendances jouant sur l’employabilité dans le secteur de l’informatique en 2016.

    Métiers : l’ingénieur d’études dépasse le développeur
    En ce qui concerne les intitulés de poste, les recruteurs veulent prouver qu’ils sont à la recherche de professionnels aguerris : ingénieur d’études et développement informatique sont des termes plus utilisés que celui de simple développeur, à l’image d’un métier qui s’est beaucoup enrichi ces dernières années. À noter également : la montée en flèche du technicien support informatique et l’entrée dans ce top 10 du développeur d’applications. Du coté des candidats, on remarque encore ce souhait des développeurs d’élargir leurs fonctions pour gérer les projets informatiques dans leur ensemble, en se focalisant principalement sur les offres d’emploi de Chef de projet et Chef de service informatique.

    Métiers les plus demandés par les recruteurs :
    1. Ingénieur d’études et développement informatique
    2. Développeur
    3. Technicien support informatique
    4. Consultant en informatique
    5. Développeur d’application
    6. Développeur web
    7. Chef de projet informatique
    8. Développeur informatique
    9. Ingénieur en systèmes d’information
    10. Technicien informatique
    Métiers les plus concurrentiels chez les professionnels :
    1. Chef de projet
    2. Technicien systèmes et réseaux
    3. Chef de service informatique
    4. Administrateur système
    5. Technicien support informatique
    6. Technicien informatique
    7. Technicien de maintenance informatique
    8. Administrateur réseau
    9. Technicien réseau
    10. Administrateur réseaux et systèmes 


    Compétences : tout est question de méthode

    Du côté des compétences, les recruteurs insistent sur la rigueur et les méthodes des développeurs informatiques. Ces derniers deviennent de plus en plus incontournables dans les projets, et de ce fait, se doivent de posséder un bon sens du relationnel, être capable de gérer un planning opérationnel et être force de proposition. Les candidats postulent en nombre dès lors que des compétences en support informatique sont mentionnées. Néanmoins, les capacités en management et la rédaction du cahier des charges intéressent les développeurs informatiques à la recherche d’un rôle plus transverse.

    Compétences populaires chez les recruteurs :
    1. Rigueur et méthode
    2. Gestion de projet
    3. Esprit d’analyse
    4. Sens du relationnel
    5. Réalisation de reporting
    6. Infogérance
    7. Planning opérationnel
    8. Développement logiciel
    9. Force de proposition
    10. Programmation et intégration
    Compétences populaires chez les professionnels :
    1. Support informatique
    2. Capacité de management
    3. Réactivité
    4. Rédaction du cahier des charges
    5. Diagnostic des causes des pannes et dysfonctionnements
    6. Sens du relationnel
    7. Force de proposition
    8. Gestion des prestataires
    9. Planning opérationnel
    10. Esprit d’analyse

    Langages : le JAVA toujours incontournable, mais le COBOL et le HTML sont les plus concurrentiels
    Comme l’an dernier, le langage JAVA est le plus recherché par les recruteurs. Le PHP grimpe cette année à la seconde position du classement, tandis que la JavaScript conserve une place sur le podium. Plusieurs entrées remarquées dans le top 10 des langages informatiques les plus demandés par les recruteurs : le J2EE et le .NET. On note une très forte concurrence côté candidats sur le langage COBOL, qui enregistre de moins en moins d’offres mais de plus en plus de candidatures par offre. Un signal fort sur l’obsolescence des technologies et des compétences associées.

    Langages populaires chez les recruteurs :
    1. Java
    2. PHP
    3. JavaScript
    4. SQL
    5. J2EE
    6. HTML5
    7. .NET
    8. HTML
    9. CSS
    10. CSS3
    Langages concurrentiels chez les
    professionnels :

    1. COBOL
    2. HTML
    3. CSS
    4. Langage C
    5. C ++
    6. asp .NET
    7. XML
    8. JavaScript
    9. PHP
    10. SQL

    Technologies et Outils : employeurs et candidats ont des attentes contrastées
    On parle beaucoup de Big Data et d’analyse des données. Mais avant de se pencher sur ces données, il faut être capable de les classer convenablement. C’est la raison pour laquelle les systèmes de gestion de bases de données et les utilitaires associés font partie des outils les plus populaires, côté recruteur – avec les systèmes Linux et Windows.
    Côté candidats, les technologies et les outils qui attirent le plus sont les suivants : LAN, WAN, Exchange Server, IP, VPN, Microsoft Active Directory, ITIL, Access, API et VoIP.

    Outils populaires chez les recruteurs :
    1. Linux
    2. SGBD
    3. Windows
    4. MySQL
    5. Jquery
    6. Spring
    7. Hibernate
    8. Unix
    9. Microsoft SQL Server
    10. Hyperviseurs
    Outils populaires chez les professionnels :
    1. LAN
    2. WAN !
    3. Exchange Server
    4. IP
    5. VPN
    6. Microsoft Active Directory
    7. ITIL
    8. Access
    9. API
    10. Voix sur IP (VoIP)

    Pour découvrir tous les résultats de l’enquête : cliquez ici

  • Et si la Direction Informatique n’était plus un centre de coûts ?

    L’interconnexion, catalyseur de croissance de l’économie numérique

     par  Régis Castagné, Directeur général Equinix France

    L’interconnexion du système d’information d’une entreprise avec celui de ses fournisseurs, partenaires, sous-traitants, voire clients, est devenue aujourd’hui l’une des principales priorités des directions informatiques. Les résultats d’une enquête mondiale sur le futur de l’entreprise que nous avons réalisée auprès de 1100 décideurs informatiques issus de 14 pays du globe, démontrent qu’à l’horizon 2017, 84% des entreprises auront développé un modèle d’interconnexion, contre seulement 38% aujourd’hui. 

    Dans le contexte de la numérisation de l’économie, l’interconnexion est devenue une nécessité absolue. Car l’entreprise doit de plus en plus compter sur des partenaires (co-innovation, open innovation) et des sous-traitants qui prennent en charge ce qu’elle ne veut ou ne peut plus gérer en interne. De surcroît, les consommateurs et les salariés des entreprises considèrent qu’une connexion permanente doit aujourd’hui être la norme. Divers exemples illustrent cette nécessité : les spécialistes du reciblage publicitaire doivent être proches de leurs annonceurs afin de garantir des performances optimales d’affichage des bannières (quelques millisecondes seulement). Dans le même esprit, le trading haute fréquence réclame des performances qui ne peuvent être obtenues que dans le cadre d’une interconnexion ou du développement d’un écosystème entièrement dédié. 

    Avec la montée en puissance de l’Internet des objets, des Big Data, de la mobilité, du Cloud, etc. le besoin de nouvelles compétences est impérieux, ce qui justifie le développement d’environnements permettant de collaborer en toute sécurité et de manière instantanée avec tout son écosystème. 

    La Direction informatique n’est plus qu’un simple centre de coûts

    Dans ce contexte, la Direction informatique passe d’un statut de centre de coûts à celui d’un centre de profit. Les résultats de notre étude démontrent que l’interconnexion a un impact direct sur la rentabilité des entreprises qui la pratiquent et que ces bénéfices sont quantifiables. Plus d’un tiers des entreprises interrogées qui ont déjà déployé des solutions d’interconnexion soulignent une création de valeur d’au moins 10 M€. 58% des entreprises considèrent que cette création de valeur est issue de nouvelles opportunités commerciales, alors que 42% pensent qu’elle est liée aux réductions de coûts. Concrètement, l’interconnexion contribue à réduire en moyenne de 42% les délais de latence et de 40% les coûts de bande passante. 

    Parallèlement, les résultats de cette enquête montrent que les priorités des départements informatiques évoluent vers des problématiques de rentabilité. 40% des décideurs interrogées déclarent que la croissance du revenu est la première priorité des DSI, et que l’interconnexion est le moyen principal pour y parvenir, notamment via le déploiement d’infrastructures supportant la création de nouvelles offres (69%), la création de nouveaux canaux d’interaction avec les clients (68%), le renforcement de la présence à l’international (55%) et enfin, l’intégration d’intelligence (analytique, données, contenus) dans les processus métiers (54%). 

    Plus de sécurité, plus de collaboration, plus de croissance

    L’interconnexion est également une solution efficace pour lutter contre les cyber-attaques ; 59% des décideurs informatiques plaçant la sécurité au premier rang de leurs préoccupations. D’ailleurs, 64% des entreprises considèrent que les problématiques de cybersécurité vont les contraindre à revoir leur infrastructure informatique dans l’année qui vient. L’interconnexion directe au sein d’un data center neutre non seulement apporte plus de proximité et donc une réactivité accrue, mais permet également aux entreprises de s’affranchir des connexions Internet peu sécurisées. 

    On le voit, l’interconnexion des personnes, des sites, des données et des environnements Cloud, est une condition nécessaire pour sécuriser la croissance des entreprises. Les systèmes informatiques, devenus progressivement des commodités, reviennent sur le devant de la scène en s’enracinant toujours plus profond au cœur des problématiques métiers. Et le data center, qui se transforme peu à peu en place de marché, regroupant des milliers de fournisseurs, est l’outil idéal pour matérialiser les promesses de l’interconnexion. 

    Car les systèmes d’information traditionnels des entreprises n’ont pas été conçus dans l’optique de cette ouverture. En revanche, des réseaux de data centers d’une part réunissant les principaux opérateurs télécom et fournisseurs de services Cloud, et d’autre part, offrant une connexion directe à différents acteurs d’un même écosystème, apportent une valeur ajoutée inestimable en répondant aux besoins de performance et de sécurité des entreprises. Si Internet a largement facilité les échanges des entreprises, ce sont les data centers qui, désormais, rendent possible les révolutions du digital en réalisant les promesses de l’interconnexion. 

     

  • Quels sont les facteurs déterminants de l’expérience utilisateur sur un poste de travail ?

    La valeur d’une bonne expérience du poste de travail

    Par Stéphane HAURAY, Directeur AppSense France

    Quiconque a eu affaire à un poste de travail ou à un ordinateur portable peu performant sait quel impact il peut avoir sur le travail. Mais quels sont les facteurs déterminants de l’expérience utilisateur sur un poste de travail ? Quel est l’impact réel des problèmes liés aux postes de travail ? Les utilisateurs informatiques et métiers ont-ils la même définition d’une « bonne expérience du poste de travail » et ont-ils la même réalité quant aux conséquences d’un poste de travail peu performant ?

    Les réponses à ces questions sont importantes, car, grâce à elles, les équipes informatiques peuvent :

    – Justifier leur budget et leur travail face à la Direction et aux utilisateurs ;

    – Identifier les métriques cibles pour des temps d’attente utilisateur acceptables ;

    – Comprendre comment les expériences informatiques des utilisateurs métier influent sur les résultats de l’entreprise.

    Incontestablement, les meilleurs postes de travail sont ceux qui fonctionnent, tout simplement. Dans les différents secteurs d’activité, niveaux et rôles, la meilleure expérience est celle du poste de travail ou de l’ordinateur portable qui fonctionne si bien que l’utilisateur n’y prête aucune attention.

    À quoi ressemblent les meilleures expériences avec les postes de travail de l’entreprise ? Considérons ces trois scénarios :

    – Une infirmière récupère rapidement le dossier d’un patient pour vérifier les allergies éventuelles à certains médicaments.

    – Un courtier exécute les transactions de son client sans délai.

    – En fin de journée, un fournisseur de pièces détachées passe sans difficulté une commande, quelques minutes avant la limite de 17 heures pour l’expédition du lendemain.

    Dans ces trois exemples, personne n’a attendu de façon excessive pour se connecter, ouvrir une application ou installer un plug-in. Les postes de travail ont fonctionné comme prévu et chacun a pu poursuivre son travail. Comme l’a déclaré ouvertement un ingénieur informatique : « D’abord et avant tout, pour une bonne expérience utilisateur, vous allumez votre PC le matin et il démarre comme d’habitude. Il n’y a pas de problèmes, la connexion est rapide et vous retrouvez votre interface habituelle. »

     

    La meilleure expérience utilisateur a donc lieu lorsque le poste de travail fonctionne tout simplement, avec des connexions rapides, des applications qui s’exécutent parfaitement et l’accès rapide aux fichiers, le tout dans un environnement familier et cohérent. Les participants à une étude de Dimensional research ont systématiquement signalé que lorsque ce type d’expérience utilisateur était présent, les entreprises bénéficiaient d’avantages importants, notamment une productivité, une efficacité et un engagement accrus des employés. On notera enfin que les utilisateurs informatiques et métiers reconnaissent la valeur potentielle des solutions UEM pour améliorer l’expérience du poste de travail de tous les employés.

  • Budgets informatiques : croissance modérée selon Forrester

    Croissance modérée dans les budgets informatiques

    Forrester ne prévoit ni une explosion ni une chute des dépenses informatiques mondiales en 2016, mais plutôt une croissance modérée. Elles devraient atteindre 2,9 billions de dollars, soit une augmentation de 4,5% à taux de change constants ou en monnaie locale. Ces chiffres, en ligne avec la croissance de 4‑5%, sont en deçà des prévisions Forrester d’août 2015, qui tablaient sur une augmentation de 5,6%. Cette baisse est due à une croissance moindre en Europe, au Brésil, en Chine ainsi qu’au Moyen Orient.

    Au niveau des pays, les USA se positionnent toujours comme le premier marché mondial et la Chine au deuxième rang avec des dépenses 5 fois inférieures. Le Japon arrive en troisième position, juste avant le Royaume-Uni. L’Allemagne et la France conservent les cinquième et sixième rangs (cf. figure ci-dessous)

     

     

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    Pour la première fois,  Forrester inclut dans ses prévisions les services télécoms, qui constituent le segment le plus important du marché informatique. Les logiciels arrivent en deuxième position, grâce au cloud et à l’analytics. Les entreprises vont concentrer leurs dépenses dans la Business Technology (BT), à savoir les technologies, systèmes et processus qui permettent d’acquérir, satisfaire  et de fidéliser les clients. Dans l’ensemble, l’agenda BT va totaliser plus de la moitié des investissements consacrés aux nouveaux projets et plus du quart des dépenses informatiques globales en 2016 et 2017.

  • Dualité de l’informatique : de COBOL à Facebook

    Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ?

    L’Informatique, celle avec un « I » majuscule, est un univers hétérogène et complexe où cohabitent des familles de technologies très différentes les unes des autres. Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ? Pourquoi aujourd’hui, dans la balance décisionnelle, des applications pour smartphone peuvent-elles être en concurrence avec des systèmes-socles vieux de plus de 30 ans parfois ? Les raisons existent, certes. Mais quid des conséquences ?

    Par Alex Huart, Chief Evangelist Officer de Raincode

    « Grosses machines » vs buzz words

    Sans conteste, il existe désormais une différence d’exposition, et donc d’appréciation, entre l’informatique « dure » et les nouvelles technologies de l’information. D’un côté les grands systèmes, les langages historiques comme COBOL ou PL/I qui assurent la production quotidienne, et, en face, les NTIC, Facebook et autres applications mobiles. Sans compter les « big data », « Internet des objets », « transformation numérique »… autant de termes à la mode qui viennent ajouter une couche d’opacité à un univers déjà dense et, pour beaucoup, incompréhensible.

    Or, le constat est là : les NTIC sont plus faciles d’accès, et quand on ne fait pas partie des buzz words, il est difficile d’exister. Les raisons d’un tel déséquilibre tiennent le plus souvent au besoin impérieux de profits immédiats : les objectifs court-termistes sont devenus la règle. Les DSI éprouvent aujourd’hui des difficultés à faire remonter les problématiques plus profondes. Même les CEO ont du mal à s’intéresser à leurs systèmes legacy, et tout le monde voudrait que ces systèmes fonctionnent et évoluent tout seuls.

    Pourtant, opposer informatique « dure » et informatique « à sensation » n’a pas de sens. Est-il véritablement nécessaire de rappeler que l’une ne va pas sans l’autre ? Car les NTIC ne sont en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

    Un match déséquilibré… et dangereux

    Persister dans cette opposition inique est dangereux à plusieurs titres.

    D’une part pour des raisons structurelles : les Ressources Humaines ne sont pas en mesure d’absorber les conséquences de cette lutte insensée. Les difficultés de recrutement dans l’informatique dure sont déjà une réalité, et elles vont s’aggraver. Les technologies anciennes n’intéressent plus les jeunes ingénieurs. Ils sont nombreux à commencer leurs études avec l’idée de ne se consacrer qu’au développement d’applications pour le dernier smartphone.

    D’autre part, pour l’image auprès des marchés. Rappelons-nous des entreprises qui n’ont pas su se préparer au bug de l’an 2000 : elles l’ont payé cher. Car oublier les systèmes legacy c’est faire preuve d’un manque certain de compréhension des enjeux. Repousser encore le remaniement des fondations de son SI est donc un mauvais message. De plus, ces problématiques se retrouvent basculées vers le DSI, qui doit alors gérer cette « patate chaude » et supporter par la même occasion responsabilités et pression. Et celles-ci sont bien évidemment à la hauteur des enjeux, c’est à dire très élevées.

    Moderniser son infrastructure, ce n’est pas recréer un mainframe sous Linux pour faire des économies et placer son espérance dans un meilleur COBOL en 2025.  A quoi sert un langage dont les nouvelles générations de développeurs ne veulent pas ?

     

    Revoir les priorités

    Il est aujourd’hui nécessaire de prendre du recul sur les NTIC, Twitter, Facebook et consorts, pour se saisir des problématiques de fond que cette culture de l’immédiateté et de la « mode-rnité » efface dans les cercles décisionnaires. Les dirigeants ne peuvent plus prendre des décisions déraisonnables se basant sur une informatique évanescente. Il ne s’agit évidemment pas d’adopter une position passéiste : ce serait suicidaire. Non. La solution, à la fois la plus raisonnable mais aussi la plus pertinente stratégiquement et économiquement, est de faire cohabiter les deux environnements en intelligence.

    Pour actualiser « la surface », c’est à dire adopter les nouvelles technologies, il faut pouvoir utiliser l’existant sans le redévelopper, le migrer à l’identique sur une plateforme moderne, pour l’exécuter à moindre coût et ajouter directement de nouvelles fonctions à l’existant en utilisant un langage contemporain.

    Comprendre la complexité et la criticité que véhiculent les applications et systèmes obsolescents ne suffit pas à préparer le futur. Il faut agir dans la bonne direction.

  • Dépendance des entreprises aux mainframes

     

    Durant plusieurs décennies, tout le monde s’est posé la question du divorce de l’entreprise avec son mainframe et son code legacy.
    La désillusion fut grande car il s’est avéré impossible de rompre trente ans de vie commune sans d’insupportables conséquences.

    On a donc admis comme une évidence, notamment pendant les quinze dernières années, qu’il fallait continuer à payer le prix fort pour maintenir l’exploitation du backoffice. Il faut revoir cette position et évaluer les nouvelles technologies permettant de balayer le dogme mainframe-legacy-argent.

    Dette technique ?

    Dès le début des années 80, les mainframes semblaient vivre leurs dernières heures. Trop encombrant, trop chers, trop compliqués. Les années 90 ont ainsi vu naître un grand nombre de chantiers pour diminuer la place de ces équipements au sein des services informatiques des grands organismes publics et entreprises privées. Le résultat : un échec. En effet, les compétences relatives à ces machines particulièrement complexes se faisaient alors de plus en plus rares : une documentation quasi inexistante, un personnel vieillissant, peu d’attrait des jeunes ingénieurs pour ces technologies dépassées à l’heure de l’émergence d’Internet, etc. Aboutir à l’isofonctionnalité en migrant sur des équipements modernes s’est révélé un casse-tête inextricable à l’époque. Pour achever le scénario, l’épouvantail « bug de l’an 2000 » finit par pousser définitivement les DSI à abandonner ces projets.

    Pourtant, personne ne serait en mesure de remettre en question le fait que l’ensemble des activités informatiques critiques sont encore aujourd’hui hébergées sur des mainframes et que la grande majorité des programmes associés sont écrits en COBOL, PL/I et autres langages obsolètes. Alors, sommes-nous pieds et poings liés ? Il serait tout à fait contre-productif de considérer cet état comme un fait irrémédiable et de simplement se contenter de faire avec cette soi-disant dette technique. Le fatalisme est un luxe que la pression budgétaire et le manque de flexibilité de ces systèmes mainframe rend inopérant.

    Dépenser de l’argent pour investir dans le futur ou pour s’acquitter d’une dette technique ?

    Nombreux sont ceux qui prônent l’isofonctionnalité par la réécriture : migrer son patrimoine applicatif et le traduire en langage moderne. Cela pourrait sembler être LA bonne idée : se débarrasser enfin des passifs archaïques pour passer à Java ou C#. Mais cette opération prend beaucoup de temps, coûte cher, peut être dangereuse, voire inutile. En effet, il est ici question de millions de lignes et il est impossible d’arrêter ces grands systèmes pour de longues périodes. Trop d’applications critiques et essentielles en dépendent. De plus, quel intérêt y aurait-il à réécrire ces programmes en répliquant les bugs, voire en en générant de nouveaux ? Quel intérêt aurait un entrepreneur du bâtiment à reconstruire un immeuble neuf, mais en conservant les défauts de l’ancien ?

    Comment ne pas subir cette situation, mais plutôt en profiter ? Comment optimiser son SI et tirer profit de cet état de fait ?

    La réponse : ne pas toucher au code source, mais le confier à des compilateurs, dans un processus de rehosting. Les compilateurs permettent de transformer un langage structurel en langage machine. Le rehosting complète la démarche en migrant les bases de données ou les moniteurs transactionnels vers des outils plus actuels ou des émulateurs. Le rehosting affiche des atouts techniques et financiers qui ont le mérite supplémentaire de rassurer les marchés.

    Ce processus ne présente pratiquement aucun risque technologique s’il est reversible, puisque le code originel, et donc fonctionnel, n’est pas altéré. Il peut être recompilé et dupliqué sur une nouvelle machine, en conservant le mainframe en parallèle. De cette manière, l’entreprise s’assure une continuité de service, avec la possibilité en prime de pouvoir transférer ses programmes progressivement, de corriger le code source au fur et à mesure, de revenir en arrière si nécessaire, et ce, sans interruption et sans risque. De plus, cela coûte beaucoup moins cher et lui permet d’investir les économies réalisées dans de nouveaux développements.

    Avancer pas à pas

    Pour y parvenir, plusieurs étapes sont indispensables:

    – Une phase d’inventaire, pour collecter des métriques du système (taille, complexité, couverture des fonctionnalités des plateformes techniques

    –  Relever les erreurs et supprimer le « code mort » ;

    – Construire un plan d’action et procéder progressivement ;

    –  Imaginer de nouvelles pistes pour le code de destination.

    La réversibilité, la continuité de service et le faible coût du processus de rehosting évolué sont des gages de stabilité pour l’entreprise. Il faut désormais considérer les systèmes legacy comme des sources d’optimisation potentielles et les faire vivre avec des risques maîtrisés et des ressources humaines disponibles, sans révolution.

    Par Alex Huart, Chief Evangelist Officer de Raincode