Étiquette : inflation

  • Quand 58 % des consommateurs français privilégient désormais les marques des distributeurs

    Shopper Preference Report.

    Bazaarvoice  a réalisée « Shopper preference Report »auprès de plus de 8 000 consommateurs dans le monde dont 1062 en France, l’étude montre qu’à mesure que l’inflation continue d’affecter les budgets des ménages, les consommateurs sont incités à modifier considérablement leurs habitudes d’achat. L’accessibilité financière et la confiance sont désormais des facteurs clés dans leurs décisions d’achat. Les catégories les plus touchées incluent l’épicerie (61 %), les aliments et boissons (50 %) et la santé et la beauté (24 %).

    En France, l’étude révèle les tendances suivantes : 

    Les Français sont plus vigilants quant à leur budget et adoptent des stratégies pour faire des économies : 50 % optent pour des marques moins chères, 46 % retardent les achats non essentiels, et 33 % utilisent activement des coupons et des codes de réduction.

    Les programmes de fidélité connaissent également une participation accrue, avec 30 % des consommateurs qui rejoignent des programmes pour accéder à de meilleures offres. Par ailleurs,  45 % ont commencé à faire leurs courses plus fréquemment dans les magasins discount.

    Les marques de distributeur gagnent du terrain face à l’inflation

    L’enquête révèle également que 58 % des consommateurs français se sont tournés vers les marques de distributeurs. Les prix plus bas (73 %) restent le principal facteur, mais une qualité améliorée (50 %) et des avis positifs (32 %) contribuent également à la fidélisation des consommateurs envers les marques de distributeurs.

    La confiance et l’authenticité influencent les décisions d’achat

    L’authenticité est primordiale, car 45 % des consommateurs français citent les avis de véritables clients comme le principal facteur dans leur décision d’achat finale. Les consommateurs font confiance aux contenus comprenant des descriptions de produits détaillées (41 %), des photos/vidéos réelles (28 %) et des retours équilibrés (31 %). En revanche, ils se méfient des avis trop positifs et génériques (44 %) et des volumes d’avis suspectement élevés en peu de temps (32 %).

    L’influence croissante des réseaux sociaux sur les décisions d’achat

    Un tiers (26 %) des consommateurs français affirment que les réseaux sociaux leur ont fait découvrir de nouveaux produits, tandis que la même proportion (26 %) les utilisent pour comparer prix et produits.
    Les vidéos courtes (36 %) et les avis clients (37 %) sont les formats de contenu les plus fiables. Cependant, l’honnêteté reste primordiale : 52 % se méfient des contenus créés par des influenceurs semblant trop promotionnels, et 35 % estiment que l’authenticité vient des créateurs qui reconnaissent les avantages et les inconvénients d’un produit.

    L’avenir des achats

    Malgré des préoccupations financières persistantes, les consommateurs sont curieux des expériences d’achat innovantes. Près d’un quart (23 %) sont enthousiasmés par les cabines d’essayage intelligentes, et 34 % sont attirés par la visualisation des produits en réalité augmentée.

    « Dans un contexte persistant d’incertitude économique, les consommateurs adoptent des comportements plus réfléchis et stratégiques », déclare Emmanuel Gerbier, senior director EMEA Client Success chez Bazaarvoice. « Les marques et les distributeurs qui misent sur l’accessibilité, la confiance et un engagement authentique, notamment grâce au contenu généré par les utilisateurs, seront les mieux préparés à répondre aux attentes en constante évolution des consommateurs. »

    Pour plus d’informations sur l’étude, consultez le Shopper Preference Report 2025

  • IA, pouvoir d’achat, et souveraineté au coeur des nouveaux défis du commerce…

    Commerce : quelles sont les priorités des français ?  

    Ce mardi 10 septembre a eu lieu la conférence de presse de Paris Retail Week, évènement qui se déroulera du 17 au 19 septembre à paris Pte de Versailles.
    Lors de cette matinée, Havas Commerce en partenariat avec Paris Retail Week et CSA Consulting ont annoncé les résultats de l’étude  » Observatoire du Commerce en France 2024″  

    Face à une crise économique persistante, les comportements des consommateurs évoluent, avec l’intelligence artificielle, la fidélité aux points de vente physiques, et la souveraineté alimentaire au centre des préoccupations.

    Une crise économique qui continue de peser sur les ménages français 

    La morosité économique reste prégnante en 2024, bien que l’on observe de légers signes d’amélioration par rapport à 2023. 85% des Français perçoivent le climat économique et politique de manière négative, contre 88% l’année précédente. Cette perception est principalement due à une baisse ressentie du pouvoir d’achat par 88% des consommateurs, une légère amélioration comparée à 92% en 2023. Les principales causes de cette dégradation sont l’inflation (92%), la stagnation des salaires (45%), et la hausse des prélèvements obligatoires (44%). En conséquence, 76% des ménages jonglent avec des budgets familiaux contraints, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à 81% en 2023, indiquant une adaptation progressive à la crise économique. 

    Screenshot

    La résilience des magasins physiques face à la montée du e-commerce 

    Malgré l’essor continu du e-commerce, 84% des Français continuent de préférer les achats en magasin physique, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. Cette tendance s’explique par le besoin des consommateurs de toucher et d’essayer les produits avant de les acheter, un facteur déterminant pour 62% d’entre eux. De plus, la possibilité de repartir immédiatement avec ses achats (49%) et le sentiment de confiance qu’offrent les magasins physiques (47%) renforcent cette préférence. En parallèle, 36% des consommateurs choisissent le e-commerce principalement pour des raisons de prix, montrant que le coût reste un facteur clé dans la décision d’achat, malgré une légère baisse de la pression sur les prix par rapport à 2023. 

    Screenshot

    L’intelligence artificielle : une technologie en progression, accompagnée par l’essor des outils digitaux 

    L’intelligence artificielle (IA) commence à s’installer dans les habitudes de consommation, avec 18% des Français ayant déjà utilisé cette technologie pour des recherches de produit. Néanmoins, l’adoption de l’IA reste prudente, surtout parmi les consommateurs plus âgés, tandis que les jeunes adultes montrent un intérêt croissant pour ces nouvelles solutions. Parallèlement à l’IA, l’essor des outils digitaux se confirme : 21% des Français utilisent désormais l’essayage virtuel pour leurs achats vestimentaires, contre 17% en 2023, et 20% optent pour le drive pour récupérer leurs achats, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. De plus, la consultation des emails pour les promotions a explosé, passant de 3% en 2023 à 44% en 2024, témoignant d’une adoption croissante des canaux digitaux pour les décisions d’achat. Malgré ces avancées, 93% des Français préfèrent encore les interactions humaines dans le cadre du service client, illustrant une dualité entre innovation et tradition. 

    Screenshot

    La souveraineté alimentaire et l’engagement local : des priorités pour les consommateurs 

    La souveraineté alimentaire demeure une préoccupation centrale pour 87% des Français, bien que légèrement en baisse par rapport à 89% en 2023. Plus de 8 Français sur 10 souhaitent limiter la dépendance aux sources d’approvisionnement extérieures, soulignant une volonté collective de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la sécurité alimentaire nationale. Par ailleurs, 28% des consommateurs accordent désormais une importance croissante à l’origine des produits qu’ils achètent, en hausse par rapport à 26% en 2023, ce qui reflète une tendance vers un commerce plus local et plus responsable. Cette demande croissante pour des produits « made in France » et respectueux de l’environnement montre un intérêt marqué pour des pratiques commerciales plus éthiques et durables. 

    Vers un nouveau modèle de consommation, entre défis et opportunités 

    Alors que l’inflation devient la norme, les Français semblent s’éloigner légèrement de la recherche constante de prix bas pour revenir progressivement à des comportements d’achat plus traditionnels. Toutefois, leur vision des priorités économiques se clarifie, avec un accent mis sur la souveraineté alimentaire, la santé, l’éducation et le soutien aux PME. 

    Alors que les défis économiques persistent, les consommateurs français continuent de s’adapter et de repenser leurs habitudes de consommation. L’introduction progressive de l’Intelligence Artificielle dans le secteur du commerce ouvre de nouvelles perspectives. Bien que son adoption soit encore en cours, notamment auprès des jeunes générations, l’IA se profile déjà comme un outil clé pour améliorer l’expérience client et offrir des solutions personnalisées. 

    Les enseignes qui sauront tirer parti de cette technologie auront l’opportunité de répondre plus efficacement aux attentes des consommateurs tout en renforçant leur compétitivité sur le marché. Dans ce contexte, l’IA n’est pas seulement une innovation technologique, mais une véritable alliée pour façonner l’avenir du commerce en France, en offrant des expériences d’achat plus fluides, intelligentes et personnalisées. 

    Pour s’inscrire à Paris Retail Week qui se déroulera du 17 au 19 septembre à Paris Cliquez ici

     

  • Comment les professionnels se projettent dans l’avenir du commerce

    Comprendre les mutations du commerce dans un monde en crise

    Havas Commerce et CSA Research ont interrogé 1 002 Français (18 ans et +, représentatifs de la population française) en juin 2023 via un questionnaire en ligne de 15 minutes pour Paris Retail Week 2024

    Cette étude analyse le ressenti et les attentes des Français afin de comprendre leurs choix de canal de distribution, leurs attentes et leur évolution depuis Mars 2020.

    Après la pandémie, le contexte de guerre, c’est la crise de l’inflation qui frappe l’économie du commerce mondial et la seule certitude réside dans le fait que nous sommes désormais dans un monde incertain. De nouveaux comportements émergent de cette accumulation de contraintes ainsi que des contextes inédits. Sur tous les continents et dans tous les pays, les mêmes tendances se dessinent.

    Quelles sont les transformations des magasins physiques ?
    Quelle est l’importance de la data dans la prise de décision ?
    Comment les professionnels se projettent dans l’avenir du commerce ?
    Quelle est la réelle place de toutes ces technologies émergentes qui se répandent à grande vitesse ?

    2023, l’inflation a atteint un niveau jamais vu en France

    Les consommateurs ont dû adapter leurs comportements d’achats de produits alimentaires. Les Français optimisent leur budget en recherchant davantage les meilleurs prix et promotions et n’hésitent pas à changer leur quotidien en faisant preuve de sobriété dans leur quotidien. Les enseignes se doivent de valoriser leur image prix et promo, considérée comme très importante par les Français dans le choix du lieu d’achat.
    Les Français attendent toujours des mesures fortes de la part des enseignes et des politiques pour défendre leur pouvoir d’achat car ce sentiment de perte de pouvoir d’achat, notamment du fait de l’inflation de l’essence, du gaz et de l’électricité, les suivent au quotidien.

    Pour comprendre l’impact réel de tous ces évènements l’étude s’est basée sur trois grands piliers

    Des Français affectés par une forte baisse de pouvoir d’achat

    Environ 71% des citoyens français présentent un état d’esprit nettement défavorable, dont 38% qualifient cet état d’esprit de morose, et 34% manifestent de la méfiance en ce qui concerne leur pouvoir d’achat.
    De plus, un grand nombre perçoit le climat économique et politique comme étant très largement négatif, avec une proportion de 88%. Une sensation généralisée de diminution du pouvoir d’achat prévaut, principalement en raison de l’augmentation de l’inflation et du gel des salaires. Par rapport à l’année 2022, la situation s’est encore dégradée, avec 94% des personnes considérant que l’inflation a progressé en juin 2023, par rapport à 72% en mars 2022.

    La hausse des prix des produits alimentaires impacte fortement le pouvoir d’achat, touchant ainsi 66% de la population, tandis que la hausse des coûts de l’énergie a un effet secondaire sur 30% des individus.
    Dans l’ensemble, huit Français sur dix doivent gérer un budget familial restreint, et pour un quart d’entre eux, cette contrainte budgétaire est particulièrement intense. La perception de l’augmentation des prix est généralisée dans tous les secteurs, notamment dans l’alimentation, l’énergie, les loisirs et les voyages.

    Temps longs (investir) et plaisir (vacances) les 2 grands perdants de cette crise du pouvoir d’achat.

    La réduction du pouvoir d’achat entrave de manière significative les possibilités d’investissement, d’épargne et de loisirs pour la population française. Pour un Français sur dix, le défi consiste à simplement subvenir à ses besoins jusqu’à la fin du mois et à maintenir un niveau de vie décent.

    Comportements d’achats

    Les achats physiques toujours très majoritaires avec une forte recherche de prix L’achat en magasin physique demeure la pratique courante et n’est pas altéré par la croissance des commandes en ligne et le retour aux petites enseignes locales. Les achats physiques offrent la possibilité de toucher ou d’essayer les articles (67%) et de repartir immédiatement avec ses achats (51%). Une confiance solide reste un moteur important pour les achats en magasin (45%).

    Le critère premier de décision d’achat reste le prix, bien avant la qualité.

    Environ un tiers des Français prennent également en compte les promotions lors de leurs achats, tandis que l’engagement écologique joue un rôle important, mais pas décisif. En 2023, environ un tiers des Français ont effectué des achats en ligne.
    Tout comme pour les achats en magasin, le prix reste la principale motivation (60%). Les achats en ligne avec retrait en magasin (Click & Collect) ont également diminué en 2023. La sensibilité au prix (94%) continuera à être prédominante dans les semaines à venir, accompagnée de la recherche de promotions (88%) et de l’utilisation de programmes de fidélité (86%).

    Environ un tiers des Français prévoient également de restreindre leurs activités de loisirs et de vacances. Près de la moitié des Français envisagent de réduire leurs dépenses en articles de plaisir et en restaurants dans les mois à venir.
    Les catégories telles que les vêtements, les vacances et les loisirs feront également l’objet d’économies. L’alimentation et l’énergie sont les deux domaines où les Français craignent une augmentation des dépenses au cours des mois à venir. Les Français et les grandes enseignes Le prix, le prix, le prix…
    Environ deux tiers des Français optent pour les supermarchés lorsqu’ils effectuent leurs achats alimentaires, toutefois, leur choix d’enseigne varie en fonction de la recherche du meilleur prix.

    Lidl et Leclerc se positionnent en tête des enseignes préférées et fréquentées dans le secteur alimentaire, tandis qu’Amazon et Action occupent les premières places dans le domaine des enseignes non-alimentaires.
    Environ un tiers des Français placent leur confiance dans les discounters et les distributeurs traditionnels pour réaliser leurs achats au meilleur prix.
    La principale attente des Français envers les enseignes concerne leur engagement
    envers des prix compétitifs. Les enseignes bio, les artisans et les commerces indépendants sont considérés comme plus disposés à s’investir dans des initiativesenvironnementales par rapport aux supermarchés, aux hard discounters et aux hypermarchés.

    La lutte contre le gaspillage occupe la première place parmi les attentes des Français en matière d’écologie et d’environnement.

    Dans le domaine des achats, malgré l’essor du commerce en ligne, les achats en magasin reviennent en force. C’est le grand retour du magasin avec toutes ses qualités qui sont à nouveau plébiscitées :

    ● « pouvoir toucher les produits »

    ● « repartir immédiatement avec le produit dont j’ai besoin »

    ● « je suis plus en confiance »

    En ce qui concerne les grandes enseignes, les supermarchés restent le choix privilégié des achats alimentaires, motivé par la recherche du meilleur prix. Dans un contexte post-covid, la distribution traditionnelle a ingéré le ecommerce pour le fusionner à son modèle.
    On constate également que les pures players font modifier leur modèle en développant des magasins. Le modèle d’avenir se situe désormais au croisement du « mortar » et de la « marketplace ».

    Pour exemple, Amazon développe des magasins. Walmart développe sa marketplace.
    Si les consommateurs accordent une importance particulière sur les prix, la préoccupation qui vient juste après est le soutien aux agriculteurs, la promotion de la fabrication française. Les Français cherchent des solutions à court terme certes mais s’engagent à consommer pour le futur (souveraineté industrielle, bio, écologie…).
    La solidarité est une des valeurs clé de cette période économique compliquée, notamment avec les plus âgés.

    En somme, la baisse du pouvoir d’achat influence toujours plus les habitudes de consommation des Français, privilégiant les achats physiques et la recherche de prix compétitifs, tandis que les préoccupations environnementales et l’engagement des enseignes suscitent un débat croissant

  • #ETUDE – Le grand retour du magasin

    Portrait-robot de l’enseigne qui répondra aux besoins des Français entre 2023 et début 2024

    Une étude réalisée en partenariat avec la Paris Retail Week,
    Havas
    Commerce et CSA Research.

    Après la pandémie, le contexte de guerre, c’est la crise de l’inflation qui frappe
    l’économie du commerce mondial et la seule certitude réside dans le fait que nous
    sommes désormais dans un monde incertain.
    De nouveaux comportements émergent de cette accumulation de contraintes ainsi
    que des contextes inédits.
    Sur tous les continents et dans tous les pays, les mêmes tendances se dessinent

    2023, l’inflation a atteint un niveau jamais vu en France

    Les consommateurs ont dû adapter leurs comportements d’achats de produits
    alimentaires. Les Français optimisent leur budget en recherchant davantage les
    meilleurs prix et promotions et n’hésitent pas à changer leur quotidien en faisant
    preuve de sobriété dans leur quotidien. Les enseignes se doivent de valoriser leur
    image prix et promo, considérée comme très importante par les Français dans le
    choix du lieu d’achat.
    Les Français attendent toujours des mesures fortes de la part des enseignes et des
    politiques pour défendre leur pouvoir d’achat car ce sentiment de perte de pouvoir
    d’achat, notamment du fait de l’inflation de l’essence, du gaz et de l’électricité, les
    suivent au quotidien.

    Pour comprendre l’impact réel de tous ces évènements l’étude s’est basée sur trois
    grands piliers :
    1- Le pouvoir d’achat 
    2- le comportement d’achat 
    3- Les Français et les grandes enseignes 

    Des Français affectés par une forte baisse de pouvoir d’achat

    Environ 71% des citoyens français présentent un état d’esprit nettement défavorable,
    dont 38% qualifient cet état d’esprit de morose, et 34% manifestent de la méfiance
    en ce qui concerne leur pouvoir d’achat. De plus, un grand nombre perçoit le climat
    économique et politique comme étant très largement négatif, avec une proportion de
    88%.
    Une sensation généralisée de diminution du pouvoir d’achat prévaut, principalement
    en raison de l’augmentation de l’inflation et du gel des salaires. Par rapport à l’année
    2022, la situation s’est encore dégradée, avec 94% des personnes considérant que
    l’inflation a progressé en juin 2023, par rapport à 72% en mars 2022.

    La hausse des prix des produits alimentaires impacte fortement le pouvoir d’achat,
    touchant ainsi 66% de la population, tandis que la hausse des coûts de l’énergie a un
    effet secondaire sur 30% des individus.
    Dans l’ensemble, huit Français sur dix doivent gérer un budget familial restreint, et
    pour un quart d’entre eux, cette contrainte budgétaire est particulièrement intense. La
    perception de l’augmentation des prix est généralisée dans tous les secteurs,
    notamment dans l’alimentation, l’énergie, les loisirs et les voyages.

    Comportements d’achats
    Les achats physiques toujours très majoritaires avec une forte recherche de
    prix

    L’achat en magasin physique demeure la pratique courante et n’est pas altéré par la
    croissance des commandes en ligne et le retour aux petites enseignes locales. Les
    achats physiques offrent la possibilité de toucher ou d’essayer les articles (67%) et
    de repartir immédiatement avec ses achats (51%).
    Une confiance solide reste un moteur important pour les achats en magasin (45%).

    Les Français et les grandes enseignes
    Le prix, le prix, le prix…

    Environ deux tiers des Français optent pour les supermarchés lorsqu’ils effectuent
    leurs achats alimentaires, toutefois, leur choix d’enseigne varie en fonction de la
    recherche du meilleur prix.

    En conclusion
    Dans le domaine des achats, malgré l’essor du commerce en ligne, les achats en
    magasin reviennent en force.
    C’est le grand retour du magasin avec toutes ses qualités qui sont à nouveau
    plébiscitées :
    ● « pouvoir toucher les produits »
    ● « repartir immédiatement avec le produit dont j’ai besoin »
    ● « je suis plus en confiance »

    Si les consommateurs accordent une importance particulière sur les prix, la
    préoccupation qui vient juste après est le soutien aux agriculteurs, la promotion de la
    fabrication française.
    Les Français cherchent des solutions à court terme certes
    mais s’engagent à consommer pour le futur (souveraineté industrielle, bio,
    écologie…). La solidarité est une des valeurs clé de cette période économique
    compliquée, notamment avec les plus âgés.

    En somme, la baisse du pouvoir d’achat influence toujours plus les habitudes de
    consommation des Français, privilégiant les achats physiques et la recherche de prix
    compétitifs, tandis que les préoccupations environnementales et l’engagement des
    enseignes suscitent un débat croissant.

  • Pénuries alimentaires, inflation, et flambée des prix de l’énergie : contraint et en pleine mutation, le consommateur pousse le Commerce à se réinventer

    « Innovate Service Centric »

    Rapport 2022 Echangeur BNP Paribas Personal Finance 
    En novembre 2021, la 8e édition de Innovate Service Centric marquait la fin de la pandémie et, pour le commerce, l’espoir de repartir de l’avant. Optimistes, les budgets engagés pour l’année 2022 reflétaient cette promesse d’un avenir radieux. Pourtant, les premiers signes annonciateurs de la crise étaient déjà visibles. Alors que la croissance redémarrait, tous les secteurs industriels étaient rattrapés par des pénuries de matières premières et des difficultés d’approvisionnement. Le coup d’arrêt est alors arrivé. Du jour au lendemain, le consommateur, et avec lui le commerce se retrouvent sous contraintes. Pénuries alimentaires, inflation galopante et flambée des prix de l’énergie mettent son pouvoir d’achat en grande difficulté : l’heure est aux arbitrages budgétaires.
     
    Contraint, le consommateur poursuit sa mutation et devient plus exigeant, obligeant les enseignes à continuer d’innover pour répondre à ces différentes questions : Quelles sont les pistes pour recréer du flux en point de vente et sur Internet ? Comment repenser le plaisir de consommer ? Comment créer une relation de confiance unique avec le consommateur ? Autant de questions passées au crible par les experts de l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance, qui accompagne les acteurs du commerce dans leur transformation depuis plus de 25 ans. Cette 9ème édition du rapport de tendances Innovate Service Centric met en lumière cinq axes majeurs de transformation pour les prochaines années.
     
    L’heure est aux arbitrages budgétaires
     
    Pour la première fois en Europe, l’inflation a atteint des taux à deux chiffres. En octobre 2022, les prix à la consommation dans la zone euro ont ainsi progressé de 10,7 % sur un an, selon les chiffres publiés par Eurostat. Alors que la production industrielle est en souffrance et que les usines se mettent à l’arrêt, le consommateur va de son côté devoir faire des arbitrages budgétaires. En janvier 2022, 58 % du revenu mensuel des Belges, Espagnols, Français et Portugais était déjà pré-alloué en début de mois à des dépenses (source : Access Panel Echangeur 2022).
     
    Face à ce contexte inflationniste tendu, les enseignes subsistent comme elles peuvent. En pleine guerre de promotions, elles mettent en place des « boucliers tarifaires » comme Leclerc, qui a prolongé son Bouclier Anti-Inflation jusqu’en décembre 2022, bloquant le prix de 243 articles du quotidien : concrètement, si leur prix augmente, le client est crédité en bons d’achat, via le compte de fidélité.
     
    Derrière cette guerre des réductions, c’est une bataille pour les parts de marché qui se joue, où le Low Cost a de beaux jours devant lui. Faisant dorénavant partie du paysage de la distribution européenne, celui-ci poursuit son implantation rapide. A ce titre, le principe de l’enseigne « Nous Anti-Gaspi », née en 2018 en Bretagne, est intéressant : garantir un prix 30 % inférieur à celui des enseignes classiques en commercialisation les produits que les autres ne peuvent ou ne veulent plus vendre.
     
    Déjà placé au second plan par le client, l’argument écologique disparaît un peu plus dans le contexte actuel au bénéfice de la sauvegarde de son pouvoir d’achat. Cela fait revenir l’économie circulaire sur le devant de la scène, après un début d’année 2022 où elle avait été éclipsée par les Web3, Metavers et NFTs. 53% des 14 000 individus interrogés en janvier 2022 déclaraient avoir vendu ou acheté un produit d’occasion ou reconditionné au cours de l’année écoulée (source : Access Panel Echangeur 2022).
     
    Toutefois, même le marché de l’occasion est rattrapé par la crise du moment.Pourquoi acheter un produit si je ne l’utilise qu’une à deux fois par an ? Se mettent alors en place les innovations récentes autour de la location, avec le retour en force de l’économie de la fonctionnalité : 1 consommateur interrogé sur 4 est aujourd’hui prêt à louer plutôt qu’à acheter un bien d’équipement hors voiture (source : Access Panel Echangeur 2022).
     

    Une recherche continue de simplicité

    La pandémie a durablement digitalisé le commerce, selon les chiffres de l’Access Panel. Tous les usages digitaux progressent par rapport à la vague de janvier 2020 avant les confinements. 75 % des Espagnols (+8 points) achètent sur Internet plus d’une fois par mois. 24 % des Portugais (+ 8 points) se font livrer leurs courses alimentaires alors que 27 % (+ 7 points) des Français ont eu recours au Drive. Dans le même temps, 30 % des Belges (+8 points) paient en magasin avec leur smartphone ; sachant que le QR code est pour 43 % (+15 points) d’entre eux une source d’information en magasin.
    Derrière ces chiffres, nous retrouvons une recherche continue de simplicité et de facilité. Grâce au digital, le consommateur se défait d’un clic de ses contraintes. Toute solution l’aidant à faire ses achats de manière simple et pratique est bonne à prendre. HOMO-CONVENIENCE est avant tout un acheteur dont le temps est précieux. A ce titre, l’enseigne doit intégrer qu’elle est aux yeux de l’acheteur un « émetteur de temps » tout aussi négatif que, dans un autre registre, les émetteurs de CO2. Le distributeur doit donc optimiser son parcours client pour l’aider à regagner de précieuses minutes.
     
    Plus d’un an et demi après son apparition, le Quick Commerce peine aujourd’hui à trouver un modèle pérenne. Des villes européennes comme Madrid, Paris ou Amsterdam contre-attaquent pour bloquer voire démanteler ses implantations. Plus que cruciale que jamais dans le parcours client, la livraison à domicile poursuit sa mue avec notamment le développement de la livraison de vrac à domicile ou par drone. Enfin, les magasins autonomes s’implantent durablement dans les centres-villes des capitales européennes et commencent à investir les zones péri-urbaines et rurales. La start-up française Boxy a par exemple levé vingt-cinq millions d’euros pour s’attaquer spécifiquement à ces zones où l’offre alimentaire reste insuffisante.
     

    Repenser le plaisir de consommer pour recréer du trafic

    Depuis la fin des confinements, un recul important des flux de consommateurs en magasin physique s’opère dans tous les pays occidentaux, avec pour conséquence la progression rapide des taux de conversion. Ceux qui entrent en point de vente viennent pour acheter, et rien d’autre : ce sont des « acheteurs » et non plus des « shoppers ». Un constat que l’on peut aussi faire pour le E-commerce à moyen terme ! La pratique du « lèche-vitrine » semble ainsi avoir disparu avec la pandémie. Pourtant, réussir à donner satisfaction à un individu passager, c’est en faire un « shopper » et donc demain un potentiel acheteur. Cette mécanique du commerce est immuable : sans un flux régulier de clients, le chiffre d’affaires se voit impacté, et les certitudes économiques pour la marque disparaissent. L’heure doit donc être à faire revenir HOMO-SHOPPING.
     
    Il devient donc urgent pour le Offline, et demain pour le Online, de réenchanter le commerce pour relancer le trafic. Pour cela, ils doivent s’appuyer sur la force du commerce physique, à savoir tout ce qui n’est pas téléchargeable : gamification, inspiration, personnalisation, surprise, jeu, dépaysement et conseil. Les pistes ne manquent pas pour créer la surprise, et repenser le plaisir de consommer.
     
    Par ailleurs, en aidant le consommateur dans son quotidien, la marque identifie des services insoupçonnés mais fidélisant. Par exemple, alors que le nombre d’adoption d’animaux a énormément progressé avec la pandémie, l’enseigne alimentaire Carrefour a lancé son service Garde De Chien : celui-ci donne accès au propriétaire d’un chien à un réseau de pet-sitters prêts à garder gratuitement un animal le temps d’un week-end ou pendant des vacances.

    Installer une relation de confiance : le commerce des « amis »

    Pour réussir le parti de toucher à la fois l’acheteur et le « shopper », HOMO-CONVENIENCE et HOMO-SHOPPING, les marques doivent s’appuyer sur un réseau d’ambassadeurs. Le commerce de l’émotion prend ainsi le pas sur celui de la raison. Avec Internet, le vendeur semble anachronique. Or, alors que les enseignes souffrent actuellement pour recruter, le collaborateur joue un rôle clé pour leur avenir. Il est l’incarnation de la marque : c’est avec lui que le consommateur échange en boutique, sur le site web, les réseaux sociaux, lors de la livraison ou de l’intervention du service après-vente.

    Nous voyons ainsi apparaître en 2022 de véritables communautés au service de la marque. Grâce à elles, mais aussi à l’Intelligence Artificielle, le client est accompagné, identifie le bon produit ou service et gère son SAV lui-même. Cette relation de confiance peut aussi s’incarner avec des tiers, des proches ou encore des influenceurs. Mais pour fonctionner, cette relation se doit d’être unique, basée sur une confiance équivalente à celle que l’on entretient avec ses amis.
     
    «Durant la pandémie, les librairies de quartier ont bénéficié d’une opinion publique positive,  sortant de l’ombre portée depuis des années par les plateformes digitales. Ici, on ne se définit pas comme un vendeur, mais comme un libraire. Chaque lecteur a parmi l’équipe qui tient la librairie son libraire « préféré ». Connu et reconnu, le lecteur vient chercher auprès de lui des conseils de lecture et partager ses coups de cœur : les mêmes goûts littéraires et la même passion du livre les réunit. Nous entrons ainsi dans ce que nous appelons le « commerce des amis ». Alors que la guerre des prix se poursuit entre enseignes, la confiance devient la pierre angulaire pour construire le chiffre d’affaires » estime Elisabeth Menant, Analyste Tendances Innovation et Services chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.
     
    Fédérer une audience autour d’une marque unique
     
    L’enseigne devient ainsi tiers de confiance – A TRUSTED FRIEND. Sortant de son métier initial, elle développe des solutions pour accompagner le consommateur au quotidien. Déjà plébiscitées l’année dernière, les plateformes de services continuent de séduire. Centrées sur les attentes du consommateur, elles sont aujourd’hui protéiformes : Digital Native Vertical Brand (DVNB), enseigne historique, géant d’internet, marque ou encore réseau social. Leur point commun ? Réussir le tour de force de créer une relation de confiance, tout en répondant aux attentes parfois opposées d’HOMO-CONVENIENCE et d’HOMO-SHOPPING. Elles excellent aussi bien sur le court terme pour continuer à vendre, et le long terme pour créer une relation de proximité.
     
    La marque qui devient leader est celle qui parvient à devenir unique, incomparée, et incomparable aux yeux du client. En un mot : le doudou du consommateur – ONLY BRAND MATTERS. Même si celle-ci s’avère plus chère et moins rapide à la livraison, elle reste quand même LA préférée du consommateur. Low Cost, Luxe, Direct-To-Consumer, ou encore marketplaces, ces marques uniques existent quel que soit leur activité ou positionnement. Action, Decathlon mais aussi Barkin, Amazon, Allbirds ou Gucci : toutes possèdent une « fanbase », fédèrent une communauté. Nous rentrons ainsi dans un nouveau commerce, celui de l’audience. Confiant, le consommateur fait confiance à la marque, quel que soit le chemin choisi.
     
    « L’audience devient le moteur de la proposition de valeur des plateformes de services, qui continuent cette année de se renforcer. Bien que protéiformes, ces acteurs partagent tous un point commun, celui de fédérer une audience autour d’une marque unique, incomparable et incomparée. La clé du succès pour les acteurs économiques dans les prochaines années : devenir le « doudou » du consommateur, en proposant une marque agile, innovante, et unique » conclut Matthieu Jolly, Responsable Innovation et Services chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.
     
     
     
  • Shrinkflation, cheapflation, promotions… comment la grande distribution lutte contre l’inflation

    Grande Distribution :
    quelles sont les stratégies des enseignes pour lutter contre l’inflation ?

    Selon Tiendeo

    Depuis des mois, l’inflation est l’une des principales préoccupations des consommateurs. Selon le Global State of the Consumer Tracker élaboré par Deloitte, 82 % des Français reconnaissent être très préoccupés par l’inflation. Face à la hausse des prix, les consommateurs modifient leurs habitudes de consommation. Dans ce contexte, la sensibilité au prix est très élevée, et les distributeurs cherchent des moyens d’encourager la consommation.

     Alors que les inquiétudes concernant la perte du pouvoir d’achat gagnent du terrain dans l’esprit des Français, les détaillants disposent de quelques armes pour attirer les consommateurs vers leurs points de vente afin de maintenir la demande actuelle. Tiendeo, la plateforme spécialisée dans la digitalisation des prospectus, a analysé certaines de ces tactiques anti-inflationnistes.

    La  « shrinkflation » : des produits rétrécis, mais au même prix

     Avec la hausse des matières premières et les coûts qui en découlent, une technique de vente fait beaucoup parler d’elle dernièrement : la « shrinkflation ». Il s’agit d’une technique légale utilisée par les distributeurs et fabricants pour réduire la quantité du produit entre 5 et 10%, tout en conservant son emballage et son prix d’origine.

    En d’autres termes, des boîtes de biscuits avec moins de biscuits, des portions de fromage plus petites, etc… Le changement est si subtil qu’il passe parfois inaperçu aux yeux du consommateur. Une technique qui vise à rester compétitif en période d’inflation.

    Qualité ou quantité ? L’autre dilemme de la « cheapflation »

    La « cheapflation » (ou baisse de la qualité des aliments) est un phénomène très récent, qui commence à prendre de l’ampleur, notamment aux États-Unis, qui consiste à substituer certains produits ou aliments par d’autres produits moins chers (alimentaires ou non). Un exemple évident peut être observé avec certains chocolats. Si le produit comporte la légende « aromatisé au chocolat », cela signifie que l’ingrédient original a probablement été remplacé par de l’huile de palme et des arômes artificiels, diminuant nettement la qualité du produit.

    Bien qu’une certaine marge soit sacrifiée, l’objectif principal de cette tactique est d’augmenter le chiffre d’affaires de certains produits. Ainsi, l’industrie des produits de grande consommation parvient à augmenter l’offre de produits et permet aux clients de consommer leurs produits préférés malgré l’augmentation des prix.

     Des campagnes promotionnelles plus agressives 

     À une époque où la sensibilité au prix s’accroît et où le pouvoir d’achat des Français est compromis, les offres promotionnelles sont devenues des « armes » extrêmement efficaces. Pendant la pandémie, nous avons vu comment les consommateurs ont changé leurs habitudes de consommation et ont utilisé le canal digital pour effectuer leurs achats.

    Dans ce nouveau contexte, nous sommes confrontés à un consommateur qui est de plus en plus susceptible de renoncer à ses marques et enseignes préférées afin d’obtenir un prix plus compétitif lors de ses achats. Selon une étude réalisée par Tiendeo et NielsenIQ, 60% des Français choisissent leur lieu de courses en fonction des offres et promotions proposées.

     Ainsi, les promotions sont devenues aujourd’hui un puissant catalyseur de la consommation en raison de leur impact direct sur le ticket de caisse. Les consommateurs souhaitent obtenir des économies directes sur chaque achat effectué, sans devoir envoyer une preuve d’achat (ou autre action) pour bénéficier de ces réductions.

     Les promotions deviendront également plus digitales. Le mode de vie et les habitudes de consommation ont changé au cours des deux dernières années, sous l’effet des confinements et des restrictions sanitaires. Les consommateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus digitaux. “C’est un grand avantage et en même temps une opportunité pour les distributeurs, qui peuvent désormais lancer des promotions plus personnalisées en fonction du type de consommateur et de ses habitudes”, explique Henri-Noël Bouvet, VP of Growth chez Tiendeo.

    L’effet des offres promotionnelles pour motiver les consommateurs à se rendre dans les magasins est indiscutable. Comme le souligne Henri-Noël, « En raison de la hausse des prix des produits de base et face à cette nouvelle situation économique, les enseignes multiplient les offres. Si on analyse les données relatives aux offres de Tiendeo pour le premier trimestre de l’année par rapport à la même période de l’année dernière, on constate que les offres des détaillants se sont multipliées par 2,4. Pour les supermarchés, c’est un moyen d’impacter les consommateurs chaque semaine, en les encourageant à venir dans leur magasin plutôt que chez la concurrence« .

    Il existe également une tactique qui consiste à appliquer une promotion sur des produits phares (par exemple l’huile de tournesol, chocolat et sucrerie,..), en ajustant leurs prix et en les plaçant à l’entrée des établissements ou sur la couverture de leurs brochures. Ils servent à attirer l’attention du consommateur pour lui donner envie de venir vers le point de vente. Une fois dans le magasin, il est fort probable que le consommateur achète également d’autres produits.

     Les marques de distributeur : le refuge des consommateurs

     En période d’inflation, les marques de distributeurs sont celles qui ont tendance à augmenter leur demande. En effet, face à l’augmentation des prix, les consommateurs sont encore plus attentifs à leurs dépenses lorsqu’ils font leurs courses et optent pour des produits qui offrent une qualité et des caractéristiques similaires à un prix nettement inférieur.

    « Au cours des 20 dernières années, nous avons connu des périodes de crise plus ou moins importantes, où les marques de distributeurs sont généralement sorties gagnantes, car elles représentent une valeur refuge aux yeux du consommateur. Certains produits offrent des économies de 20 à 40 % par rapport au prix des marques plus commerciales. Cependant, ces dernières semaines, nous avons constaté que même les marques de distributeurs augmentent leurs prix à cause de l’inflation », ajoute Henri-Noël Bouvet.