Étiquette : IFOP

  • Quand l’IA & les réseaux sociaux pallient la solitude …

    Focus sur les pratiques numériques pour pallier la solitude 

    Enquête réalisée par l’IFOP et FLASHS pour Goodflair

    La solitude en France est un phénomène qui évolue peu mais se polarise.
    44 % des français déclarent se sentir seuls et près de la moitié des personnes interrogés sur plus de 2000 disent en souffrir.
    Comment les réseaux sociaux peuvent-ils pallier à la solitude ?
    Quel est le rôle des applis de rencontres et des applications conversationnelles basées sur l’IA ?…

    1- Les réseaux sociaux sont particulièrement prisés par les personnes qui se sentent seules

    • Près de 7 personnes sur 10 indiquent ainsi les consulter, une pratique légèrement plus féminine (72%) que masculine (65%)
    • Il s’avère que les plus jeunes sont aussi les plus assidus : 86% des moins de 35 ans font état de cette pratique contre 62% des plus de 35 ans.
      Plus on avance en âge et plus les écarts se creusent
       : les seniors de 65 ans et plus sont ainsi deux fois moins nombreux que les 25-24 ans (44% contre 88%) à scroller sur Facebook, Instagram et autres TikTok ;

    • Un autre écart significatif concerne les catégories socio-professionnelles : les personnes appartenant aux catégories pauvres (- de 900€ par mois) sont sensiblement plus susceptibles de parcourir les réseaux sociaux que celles issues de catégories aisées (+ de 2 500 e par mois), 80% des premières le disant contre 61% parmi les secondes.

    2- Moins fréquente, mais loin d’être négligeable, la consultation d’applis de rencontre est jeune et masculine.

    • Un tiers (32%) des Français et des Français se sentant seuls utilisent des applis de rencontre ;
    • Une pratique qui concerne nettement plus les hommes (41%) que les femmes (26%) ;
    • Là aussi, elle est plutôt l’apanage des jeunes générations puisque 53% des 25-34 ans utilisent de telles applications quand seulement 20% des plus de 65 ans le font.

    3- L’iA conversationnelle 

    Enfin, bien que leur mise à disposition du grand public soit récente, les intelligences artificielles conversationnelles de type ChatGPT sont désormais considérées comme un recours à la solitude par un nombre significatif de personnes se sentant seules.

    • En effet, plus d’un Français sur dix (13%) dans ce cas dit avoir déjà dialogué avec une IA ;
    • C’est notamment le cas des hommes (18% contre 10 chez les femmes) ;
    • Les résultats de l’étude de l’IFOP montrent également un fort gap générationnel : un quart (25%) des moins de 35 ans ont échangé avec une intelligence artificielle, soit trois fois plus que chez leurs aînés (8% parmi les plus 35 ans, et même 4% chez les plus de 65 ans) ;
    • Les Français appartenant aux catégories pauvres sont par ailleurs deux fois plus nombreux à en faire état que ceux appartenant aux catégories aisées (23% contre 11%).

    Pour lire l’analyse complète de cette enquête cliquez ici 

  • Entre fantasmes, angoisses et mépris, les Français face à l’intelligence Artificielle

    Pourquoi L’IA n’enthousiasme pas les Français ? 

    Parmi les craintes les plus courantes figure le remplacement de millions d’emplois par des robots suffisamment sophistiqués pour effectuer des tâches jusqu’alors réservées aux humains.
    > Cette appréhension est-elle partagée par les salariés français ? Utilisent-ils eux-mêmes des IA du type ChatGPT ?
    > Pensent-ils que l’intelligence artificielle aura un impactpositif, ou, au contraire, préjudiciable sur leur travail ?
    Afin de mesurer leur perception, l’IFOP a interrogé à la demande de Learnthings près de 2 000 Françaises et Français, dont la moitié sont salariés.

    L’intelligence artificielle n’enthousiasme que 14% des Français

    Le moins que l’on puisse en dire, c’est que les intelligences artificielles de type ChatGPT ne suscitent pas l’engouement dans la population : seuls 14% des personnes interrogées se disent enthousiasmées, plus de la moitié (51%) se montrent inquiètes et un tiers (35%) font preuve d’indifférence. Affaire de génération, 31% des 18-29 ans sont préoccupés par l’IA contre 59% chez les plus de 60 ans. Par ailleurs, les femmes se disent significativement plus inquiètes que les hommes (55% contre 45%).

    Pour plus de 6 Français sur 10, l’IA agira un jour comme les humains

    Les progrès technologiques successifs et l’émergence de l’intelligence artificielle dans l’actualité et leur quotidien ont fait leur œuvre : 64% des Français, contre 32% en 1972 lors d’une précédente enquête de l’IFOP, pensent aujourd’hui que les machines ou l’IA seront un jour capable d’agir comme les humains.

    Une perspective massivement rejetée par 87% des répondants

    Cette perspective suscite le même rejet à 50 ans de distance, 87% des personnes interrogées ne souhaitant pas une telle évolution (elles étaient 91% en 1972). En l’espèce, les plus jeunes sont les moins rétifs puisque 27% des 18-29 ans sont séduits par l’idée d’une IA au comportement humain, bien plus nombreux en l’espèce que leurs aînés (seuls 6% des plus de 60 ans jugent cela souhaitable). Les femmes s’y opposent quant à elle de manière plus affirmée que les hommes (92% contre 82%).

    35% des Français pensent que l’IA dirigera à terme l’Humanité

    Les machines contrôleront-elles un jour l’Humanité ? Si la majorité (65%) des Français n’y croient pas, un bon tiers (35%) juge ce scénario plausible. C’est 14 points de plus qu’en 1972 lorsque 21% des sondés adhéraient à cette hypothèse. Les 18-29 ans se montrent les plus sceptiques (26% pensent que ce scénario se produira), tandis que 42% 50-59 ans jugent une telle éventualité possible.

    L’étude complète est disponible ici 

  • #Etude COMARCH et IFOP – Engagement à une marque quels sont les programmes les plus percutants ?

    Les 18-24 ans seraient-ils précurseurs d’un nouveau rapport à la marque ?

    Les programmes de fidélité traditionnels ont encore de beaux jours devant eux mais l’attrait grandissant pour les programmes innovants laisse entrevoir une nouvelle relation client – marque.

    Dans l’optique d’améliorer l’expérience client et de favoriser l’engagement, de nombreuses marques et enseignes proposent des programmes de fidélité. Quels sont les programmes les plus percutants ? Quel effet ont-ils sur l’attachement des clients aux marques ? Comment les marques peuvent-elles se différencier de la concurrence ? C’est pour répondre à ces questions que Comarch, un des leaders européens dans l’édition et l’intégration de solutions IT, s’est tourné vers l’Ifop pour la réalisation de l’étude « les Français et la fidélisation aux marques »*.

     Chiffres clés de la fidélisation

    Près de 8 Français sur 10 interrogés affirment être fidèles à une marque dans au moins un des domaines couverts par l’étude, à savoir : le secteur de la beauté/cosmétique, de l’habillement, de la TV/Hi-Fi/High Tech, de l’électroménager et de l’ameublement/décoration. Parmi eux, 21% déclarent même être « très fidèles »,c’est notamment le cas pour 33% des répondants âgés de 18 à 24 ans, une population pourtant perçue comme difficile à séduire et à fidéliser.

    Top 3 des domaines qui génèrent le plus haut niveau de fidélité :

    • Beauté / Cosmétique : 52%
    • Habillement : 49%
    • TV / Hi-Fi / High Tech : 48%

    « Certaines marques dans le secteur de la parfumerie et de la High Tech notamment, se démarquent par leur capacité à créer une identité forte avec un véritable impact émotionnel favorisant ainsi l’attachement à la marque et le sentiment d’appartenance à une communauté. Deux critères essentiels pour renforcer la fidélité des consommateurs » explique Matthieu Lacroix, Marketing & Communications Manager, Comarch France.

    Innover pour mieux fidéliser les plus jeunes

    Les Français se montrent également réceptifs aux programmes de fidélité mis en place par les marques. Parmi les 7 types de programmes proposés dans l’étude, 86% des répondants indiquent être intéressés par au moins un des programmes cités. Si les programmes de fidélité permettant de recevoir des offres ou des cadeaux régulièrement recueillent une grande partie des suffrages (43% estiment que ce type de programme peut contribuer à les fidéliser), l’attrait pour les programmes de fidélité participatifs et innovants (mentionnés en premier lieu par 21% des répondants) témoigne d’un nouveau rapport à la marque. Ces programmes qui mettent l’accent sur l’implication du client, sur le digital et les contenus personnalisés séduisent avant tout les 18-24 ans (29%).

    La relation client-marque toujours plus valorisée

    Interrogés sur les programmes de fidélité récompensant non seulement les achats mais aussi les interactions avec la marque (avis publiés, recommandations, partages d’expériences), 29% des répondants affirment que ce type de programme pourrait davantage les intéresser que les programmes ne reposant que sur le critère transactionnel. Les 18-24 ans se démarquent une nouvelle fois avec 42% d’entre eux plébiscitant ces programmes innovants.

    « La jeune génération veut être actrice de sa consommation. Créer de l’engagement en incitant à partager et à échanger est essentiel pour sécuriser la fidélité de cette frange de la population. Ces programmes innovants viennent répondre aux attentes d’une clientèle en quête de ressenti émotionnel dans son rapport avec les marques. » poursuit Matthieu Lacroix. « Ces dernières doivent replacer le client et son émotion au centre de leur stratégie de fidélisation, c’est ainsi qu’elles pourront se démarquer de la concurrence et proposer une expérience client plus aboutie ».

    La collecte des données différemment perçue selon le profil des consommateurs

    Mais pour qu’un programme de fidélité prouve son efficacité, les marques doivent pouvoir s’appuyer sur leurs données clients. Si la moitié des répondants reconnait que le recueil d’informations clients est bénéfique au consommateur car il permet de mieux le comprendre, des craintes subsistent et la rétention d’informations privées cristallise les inquiétudes. 62% des répondants considèrent cette pratique comme une menace pour la protection de la vie privée. Mais ici encore, les jeunes de 18 à 24 ans se montrent plus enthousiastes à l’égard de la collecte des données confidentielles que leurs ainés et accordent davantage leur confiance aux marques vis à vis de cette pratique (52% vs. 38%).

    Conclusion : Les 18-24 ans seraient-ils précurseurs d’un nouveau rapport à la marque ?

    Ils se détachent comme étant :

    • les plus fidèles aux marques,
    • les plus intéressés par les nouveaux types de programmes de fidélité valorisant la relation entre la marque et sa communauté,
    • les plus ouverts au recueil d’informations clients.

    Parallèlement, il faut noter qu’il existe un lien entre la fidélité à une marque, la confiance concernant le recueil de données, et l’intérêt des programmes de fidélité basés sur la relation entretenue avec la marque. En effet, si 21% des Français affirment être très fidèles à une marque, ce chiffre concerne 26% des enthousiastes vis-à-vis du recueil de données et 27% des personnes intéressées par les programmes de fidélité basés sur la relation entretenue avec la marque.

     

    *Méthodologie

    Etude réalisée par l’Ifop pour Comarch en septembre 2017 sur un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas

  • Etude IFop pour Ad’s up – Utilisation et perception des annonces Google

    Etude IFop pour Ad’s up – Utilisation et perception des annonces Google

    Cette étude a été menée par l’Ifop du 22 au 24 mai 2017 pour Ad’s up Consulting auprès d’un échantillon national représentatif de la population française, composé de 1013 individus âgés de 18 ans et plus. Cette taille d’échantillon a permis d’identifier 942 utilisateurs du moteur de recherche Google. L’échantillon est structuré selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé et du chef de ménage, région et catégorie d’agglomération).

    Google domine toujours plus le marché de la recherche sur internet en France

    93% des personnes interrogées utilisent régulièrement Google pour effectuer des recherches sur Internet. La firme de Mountain View confirme son quasi-monopole sur le Search en France. Il faut également noter, contrairement aux idées reçues, que le 2ème moteur de recherche le plus utilisé par la population française est le portail Orange (10% des personnes interrogées) dont les résultats sponsorisés sont fournis par Google.

    Bing et Yahoo ! prennent respectivement la 3ème et 4ème places avec 9 et 8%. Enfin le moteur de recherche

    Qwant prend la 4ème place de ce classement avec 4%.

    Utilisation des annonces Google AdWords

    Près de la moitié des internautes qui effectuent des recherches sur Google cliquent sur les liens sponsorisés

    Google AdWords (45%) constitués par les 4 premiers résultats d’une page Google. Lorsque des résultats

    Google Shopping apparaissent, 35% des internautes cliquent sur les annonces classiques, 10% sur les annonces Google Shopping. Enfin 20% des personnes qui utilisent Google ne cliquent jamais sur les annonces AdWords.

    Perception des annonces Google AdWords

    26% des internautes qui utilisent Google n’ont pas conscience de cliquer sur une publicité lorsqu’ils cliquent sur une annonce AdWords. Parmi les 74% des internautes qui en ont conscience, 70% estiment que les résultats correspondent à leurs besoins.

    Quelques éléments d’analyse et de décryptage

    Depuis la dernière étude menée par l’Ifop pour Ad’s up Consulting en 2013, Google et de son réseau partenaires conserve son quasi-monopole en France. Il atteint à lui seul 93% de PDM auxquels il faut ajouter les

    10% des internautes qui utilisent Orange dont les résultats sponsorisés sont fournis par Google.

    On note un recul dans l’utilisation des annonces AdWords par les internautes (52% en 2013 vs 48% en 2017).

    Cela est lié au fait que davantage d’internautes ont désormais conscience de cliquer sur des publicités et s’en détournent – mais aussi à la suppression des annonces latérales dans le courant de l’année 2016.

    Les différentes tentatives de Google pour améliorer la perception des annonces n’ont visiblement pas encore complètement permis d’absorber la suppression des résultats latéraux. L’apparition des annonces ETA, d’un 4ème résultat AdWords en position premium ni même la modification de la couleur du label « annonce » – n’ont permis de le compenser en totalité. Néanmoins cela ne veut pas dire que les revenus générés par

    Google soient moindres car les clics générés sur ces positions sont bien plus onéreux. Enfin la raréfaction des annonces peut entraîner sur certains secteurs une pression concurrentielle accrue et donc une hausse des CPC.

    Parmi les personnes interrogées qui utilisent Google et qui ont conscience que les annonces AdWords sont des publicités, 71% (+1 point vs 2013) considèrent qu’elles répondent à leurs besoins. Néanmoins, seul 11% sont totalement satisfaits des résultats fournis (-9 points vs 2013). 30% des internautes considèrent que les annonces AdWords ne correspondent pas à leurs attentes.
    50% estiment quant à eux qu’elles répondent de temps en temps ou rarement à leurs attentes

    La notion de Quality Score (QS) instaurée par la firme de Mountain View trouve toute sa légitimité dans ce contexte où la pertinence des annonces représente un enjeu majeur pour la pérennité de son système publicitaire.

    Il est fondamental pour tout annonceur utilisant Google AdWords de travailler la qualité de ses campagnes afin de satisfaire l’internaute et de se voir attribuer par Google un Quality Score élevé lui facilitant ainsi l’atteinte de ses objectifs.

    Les résultats de cette étude sont néanmoins à relativiser sur un point. En effet, si la zone premium accapare la majeure partie du trafic, il faut garder à l’esprit que l’internaute visite en moyenne 3 à 5 sites lors d’une requête. La stratégie de positionnement d’un annonceur dans les résultats est donc bien plus complexe à définir qu’il n’y paraît.

  • Retail : quelles sont les attentes des consommateurs ?

    Retail : quelles sont les attentes des consommateurs?

    Une étude réalisée par l’IFOP pour COMARCH

    Le retail évolue, souvent à un rythme différent de celui lié aux attentes des consommateurs. Elément central du parcours client, le paiement est resté pendant des années centré sur la carte bancaire, introduite dans les années 70 et généralisée dans les années 80 et 90.

    Plateforme d’intermédiation de demain, le smartphone est sur le point de devenir le premier moyen de paiement.
    A l’horizon 2025, 70% des Français se voient ainsi régler leurs achats d’un montant inférieur à 20 euros par smartphone (1 Français sur 2 pour des montants allant jusque 100 euros). Un changement majeur qui va bien au-delà du magasin et touche à terme l’univers bancaire dans sa globalité.

     

    Autre élément clé de l’expérience client, la livraison.
    Si les principaux acteurs se battent aujourd’hui pour réduire les délais de livraison, les français y sont manifestement moins sensibles.
    Tous secteurs confondus, 1 Français sur 2 considère que le délai optimal de livraison reste J+1, lendemain de la commande. La livraison en 2 heures n’est absolument pas plébiscitée (moins de 4%). Concernant la consommation en période de soldes, les Français continuent d’effectuer majoritairement leurs achats en magasin, et ce quel que soit le secteur.


    Les achats en ligne

    L’habillement reste le secteur pour lequel les achats se font le plus largement en magasin (45%).

    Le cross-canal se développe également très largement. 49% des ventes dans le secteur de l’électroménager résultent de comportements cross-canaux, amenant les enseignes à penser le commerce de manière unifiée.

    Les produits dématérialisés, au premier rang desquels les cartes cadeaux, sont de plus en plus consommés. 65% des Français ont déjà acheté des produits culturels dématérialisés sur Internet ou en magasin, dans des proportions quasi identiques.

    Le retail reste un secteur dynamique, porté par l’innovation et une approche résolument customer-centric ; chaque élément de l’expérience client est un enjeu clé de satisfaction et de fidélisation des consommateurs.

  • Le digital, de la révolution à la concrétisation

    Pratiques digitales 2016 : la réalité terrain 

    Baromètre édité Sia Partners, Econocom et l’IFOP  

    Pour la deuxième année consécutive, Sia Partners, Econocom et l’Ifop présentent leur étude de grande ampleur sur les pratiques digitales des entreprises. Avec plus de 400 participants issus de 329 grandes entreprises françaises de plus de 500 collaborateurs, dont 25 groupes du CAC 40, cette étude établit une cartographie inédite de la transformation numérique des entreprises en France. Ce baromètre pose ainsi, sur deux ans, les bases d’un référentiel pertinent pour les éditions futures.

    Le digital, un « new normal » face à la résistance au changement

    Loin d’être un buzzword, le digital fait désormais figure de normalité et constitue l’indispensable adaptation des entreprises à la nouvelle donne. En 2016, seules 26 % des entreprises estiment que leur transformation numérique est motivée par un effet de mode (vs 32 % en 2015).

    Reflet du passage du « must-have » au « must-do », la résistance au changement devient le frein principal cité en 2016 et se place en tête des problématiques à résoudre pour accélérer la transformation digitale. Le manque d’agilité de l’entreprise devient le second obstacle majeur, passant de la 6ème à la 2ème position tandis que la capacité à évaluer concrètement le ROI des projets complète le Top 3. Thème particulièrement investigué en 2016 par les entreprises, la sécurité passe de la 3ème à la 7ème position des freins cités.

    Bruno Grossi, Directeur Exécutif d’Econocom explique ces évolutions par un changement de référentiel : « En 2016, les principaux freins cités sont directement liés à la mise en œuvre opérationnelle des projets dans les entreprises. Enfin ! Les attentes et le niveau d’exigence des dirigeants se sont sensiblement renforcés, preuve que le digital ne pénètre pas encore assez et assez vite le monde de l’entreprise. Pour réussir leur révolution digitale, les entreprises doivent accepter de revisiter les modèles économiques, les organisations, les processus opérationnels, les relations avec leurs clients et collaborateurs ».

    La data, une (r)évolution encore à ses prémices

    Si la data apparait comme l’un des enjeux phares de la transformation numérique, la collecte organisée et l’exploitation intelligente des données sont encore peu investies par les entreprises en 2016, au contraire de la question de leur sécurité.

    Pour Isabelle Denervaud, Associée du cabinet Sia Partners, « les stratégies des entreprises révèlent une grande diversité de profils, entre posture défensive et proactive. Quatre profils de Data Players émergent, selon leur avancement sur les sujets data, au premier rang desquels on trouve les Audacieux et les Avant- Gardistes. Ces derniers, en avance sur tous les domaines, sont dotés à 85% d’un Chief Data Officer. Les Sécuritaires et les Indifférents investissent eux le secteur de la data par l’angle détourné de l’Internet des Objets ».

    Au-delà de l’enjeu sécuritaire largement investigué, les entreprises perçues comme capables d’exploiter pleinement le potentiel de leurs données constituent aujourd’hui une minorité, notamment sur les axes de la collecte (9 %), la qualité (12 %) et le traitement des données (10 %).

    L’externe, nouvel eldorado du digital et de l’innovation

    Cette édition 2016 le confirme, c’est vers l’externe que les entreprises se tournent en premier lieu pour chasser de nouveaux talents digitaux (43 % en 2016 vs 34 % en 2015). Par ailleurs, l’écosystème est de plus en plus sollicité au travers de partenariats avec des entreprises innovantes, le financement ou le soutien à des start-ups (1,8 fois plus qu’en 2015) et 63 % des entreprises déclarent avoir participé en tant que visiteur, exposant ou sponsor à des événements sur le digital ou l’innovation.

    L’appréhension du digital semble une évidence quand il s’agit de l’usage professionnel à destination de l’externe : en 2016, les entreprises sont toujours plus présentes sur les réseaux sociaux (83%), principalement sur Facebook, puis sur Twitter et LinkedIn. A l’inverse, les collaborateurs se trouvent délaissés, avec des formations au digital en recul (à peine 3 entreprises sur 10 contre 4 sur 10 en 2015 proposent des formations au digital) et des outils digitaux qui se révèlent plus déceptifs qu’en 2015 (seuls 16 % des utilisateurs sont convaincus par la simplicité d’utilisation des outils digitaux à leur disposition contre 23 % en 2015).

    Les initiatives des entreprises sur le digital sont nombreuses. Elles doivent en particulier relever un double défi :

    • Pérenniser leur transformation technologique en incluant la dimension « expérience collaborateur »,
    • Diffuser une culture forte de progrès et d’aventure collective pour lever les résistances.Alors que le digital est en voie de normalisation et que l’adoption des pratiques qui en découlent constitue désormais un facteur clé de compétitivité, les entreprises commencent déjà à investir de nouveaux domaines, et notamment celui de l’Internet des Objets. Signe de la prochaine révolution digitale ?infographie-barometre-v2_0
  • Enquête IFOP et Do You Dream Up sur les chatbots en entreprise

    + de 55 % des français et près de 70 % des jeunes n’ont pas peur des robots

    Do You Dream Up, pionnier et leader des chatbots (agents conversationnels) en France, a mené avec l’IFOP une étude auprès des salariés et du grand public pour connaître leur perception des agents conversationnels et de leur utilisation au quotidien. Loin des craintes parfois associées à l’intelligence artificielle, l’étude montre que l’accueil des robots assistants virtuels par le public est très favorable. Non seulement les chatbots leur simplifient la vie, mais en plus ils sont jugés cool!

    Une majorité des Français (56%) estiment que les chatbots vont à l’avenir contribuer à simplifier leur vie (proportion s’élevant à 69% parmi les plus jeunes âgés de 18 à 24 ans). Les actifs travaillant au sein de grandes entreprises sont encore plus convaincus de l’utilité des chatbots : 74% d’entre eux pensent que leur développement va leur simplifier la vie, dont 22% estimant que cette aide sera importante.

    Les chatbots en entreprise
    Au sein des grandes entreprises, l’information des salariés vis-à-vis des questions pratiques (RH, informatique, services, etc) est principalement délivrée via des pages Intranet (58% des actifs travaillant au sein de structures de plus de 500 salariés), un support téléphonique (40%) ou via un support email (32%). Si les nouveaux outils digitaux sont moins présents au sein des grandes structures (7% disposent d’un « live chat » et 6% ont accès à un assistant virtuel), ces derniers, lorsqu’ils sont mis en place, sont très largement utilisés par les employés : 82% des personnes interrogées ayant accès à un assistant virtuel au bureau déclarent l’utiliser au moins une fois par mois (dont 54% une ou plusieurs fois par semaine). Ces outils se révèlent ainsi bien plus fréquemment utilisés que les autres types d’outils plus classiques comme l’e-mail ou le téléphone, qui sont utilisés moins d’une fois par mois ou jamais par plus de la moitié des actifs interrogés. L’immédiateté et la pertinence des réponses apportées par l’assistant virtuel apparaissent ici comme une clé de son succès auprès des employés qui en disposent.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un certain consensus se crée autour des bénéfices des chatbots, tant chez les moins de 35 ans que pour les 35-49 ans et les plus de 50 ans. 75% des actifs interviewés jugent que les chatbots présentent l’avantage d’obtenir des réponses à leurs questions sans craindre de déranger leurs collègues (dont 79% des moins de 35 ans et 74% des plus de 35 ans), et 74% jugent que cela valorise l’image innovante de l’entreprise ou de l’institution auprès des salariés, renforçant ainsi l’attractivité employeur de la structure (81% parmi les moins de 35 ans et 72% pour les plus de 35 ans).

    Corroborant les perceptions de ceux qui travaillent au sein de grandes structures, les Français estiment, pour une majorité d’entre eux, que le développement des chatbots constitue une innovation utile pour les salariés en entreprise : 61% de la population partage cet avis.
    Sur la perception de l’utilité des robots assistants virtuels, peu de dissensions se font jour au sein de la population. Si les jeunes tendent à s’accorder plus largement sur l’impact des chatbots pour simplifier leur vie et sur leur utilité en entreprise, l’ensemble des catégories de Français, quel que soit leur âge, leur profession, leur sexe, s’accordent sur ces atouts associés aux robots assistants virtuels.

    Echantillons et méthodologie
    Grand Public : échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 31 juillet 2016.
    Actifs : échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française active occupée travaillant dans des structures de 500 salariés et plus (privé ou public) âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 27 août au 7 septembre 2016.