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  • Instagram dévoile aujourd’hui “ #LePoidsDesMots ” pour lutter contre le cyberharcèlement

    #LePoidsDesMots 


    Instagram dévoile aujourd’hui “#LePoidsDesMots”, une campagne de sensibilisation à la lutte contre le cyber-harcèlement, soutenue par Brigitte Macron et le S
    ecrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles, afin de sensibiliser les adolescents au risque des dérives de certains comportements néfastes en ligne.

    C’est la première fois en France, qu’Instagram lance une campagne de cette ampleur avec la volonté de former 70 000 jeunes à la lutte contre le cyber-harcèlement.

    Adam Mosseri, CEO d’Instagram, déclare : “La lutte contre le harcèlement est notre priorité absolue, et nous sommes fiers de lancer une campagne de cette ampleur pour la première fois en France, avec le soutien précieux du gouvernement et en présence de la Première Dame, avec le concours de partenaires reconnus comme Génération Numérique et l’Association e-Enfance.”

    Instagram lance ainsi aux côtés de partenaires tels que Génération Numérique et l’Association e-Enfance un programme de sensibilisation qui prendra vie dans près de 300 écoles à travers le pays de septembre 2021 à juin 2022.

    1 800 ateliers de prévention se tiendront dans les écoles à destination des 11-15 ans, afin de les éduquer sur le sujet du cyber-harcèlement, de leur apprendre à s’en protéger et à devenir des alliés pour ceux qui en sont victimes. 200 ateliers complémentaires auront également lieu, à destination des parents, pour les aider à engager le dialogue sur ce sujet primordial auprès de leurs enfants.

    “En tant que première association d’éducation à la citoyenneté numérique en France, je me réjouis qu’un acteur majeur tel que Instagram soutienne une opération dans les collèges et nous permette de lutter avec les élèves, les professeurs et les parents contre le harcèlement. Cette vaste action de terrain est complémentaire à celle qui se déploie sur la plateforme avec le soutien de créateurs de contenus qui accompagneront également nos intervenants dans les classes.” Cyril di Palma, Délégué Général de l’association Génération Numérique.

    “Numéro court national pour les jeunes victimes de violences numériques et leurs parents, le 3018 est le seul dispositif en capacité d’effectuer des signalements prioritaires auprès des réseaux sociaux, dont Instagram, pour faire supprimer des contenus de cyber-harcèlement en quelques heures. Depuis la convention signée dès 2011 entre l’Association e-Enfance et le Ministère de l’Éducation nationale, le 3018 est son partenaire officiel dans la lutte contre le cyber-harcèlement entre élèves. » Justine Atlan, Directrice générale, Association e-Enfance.

    Par ailleurs, un collectif de 12 créateurs de contenus* s’allient à Instagram pour faire rayonner cette campagne et œuvrer à ce travail de sensibilisation, en partageant leur expérience personnelle avec le harcèlement et en encourageant leur communauté à s’engager à leurs côtés.

    Just Riadh (créateur de contenus suivi par 3,9M de personnes sur Instagram) témoigne : « Je suis l’aîné d’une fratrie de trois et je constate que le sujet du harcèlement à l’école ou en ligne est une réalité pour beaucoup de jeunes, c’est important pour moi de m’engager sur cette campagne pensée avec Instagram, car on ne pourra changer les choses que grâce à la sensibilisation et l’éducation. Le message que je veux adresser à ma communauté c’est : « Agissons, ne devenons pas complices mais alliés des personnes victimes de harcèlement. »

    Pour rappel, Instagram met à disposition de sa communauté les fonctionnalités suivantes, afin de se protéger des effets du harcèlement en ligne :

    • Maîtriser des identifications et mentions : permet de déterminer si accepter ou non d’être identifié ou mentionné par d’autres membres de la communauté;
    • “Restreindre” : cet outil empêche les interactions avec un autre membre de la communauté sans qu’il n’en soit alerté;
    • Filtre de blocage des commentaires offensants : cache automatiquement les commentaires offensants ou inappropriés;
    • “Mots masqués” : filtre automatiquement les demandes de messages directs abusifs contenant des mots jugés offensants;
    • Filtre de commentaires et de mots-clés : permet de définir les mots-clés et emojis jugés inappropriés afin qu’ils soient automatiquement cachés;
    • Épingler des commentaires : il est possible d’épingler certains commentaires sous une publication afin de faire apparaître en priorité les retours positifs des membres de la communauté;
    • “Limites” : cet outil autorise à masquer automatiquement les commentaires et demandes de messages directs émanant de personnes qui ne suivent pas ou depuis peu de temps le compte concerné;
    • Passer le compte en mode privé : le contenu du compte n’est accessible qu’aux personnes abonnées;
    • Signaler un compte : notifie à Instagram les comptes diffusants des contenus jugés inappropriés;
    • Bloquer un compte : le compte concerné est bloqué et ne pourra plus retrouver le profil demandeur, ni avoir accès à son contenu.

    Voici la liste des créateurs engagés :

    • @justriadh (3,9m d’abonnés) :
      • Just Riadh, de son vrai nom Riadh Bleaich, est acteur et humoriste. Il s’est fait connaître sur les réseaux sociaux avec ses vidéos décalées où il partage son quotidien. il est particulièrement sensible au sujet de la lutte contre le cyber-harcèlement qu’il veut mettre en avant auprès de sa communauté, dont beaucoup sont des adolescents.
    • @habituetoi (1,6m d’abonnés) :
      • Giovanni, mieux connu sous le nom d’Habitue-toi, est une figure incontournable des réseaux sociaux. Sa joie de vivre communicative a séduit une large communauté, souvent adolescente, qu’il souhaite éduquer et protéger contre les méfaits du cyber-harcèlement.
    • @zatis (1m d’abonnés) :
      • Zatis place l’humour au centre de sa création de contenus sur les réseaux sociaux. Il a un parcours atypique. Il souhaite éveiller les consciences sur l’importance du poids des mots et de la lutte contre le cyber-harcèlement.
    • @lenna.vivas (1m d’abonnés) :
      • Lenna fait figure de “grande sœur” des réseaux sociaux et utilise sa voix pour défendre des causes qui lui sont chères comme le cyber-harcèlement, dont elle a elle-même été victime.
    • @fatouguineaa (817k abonnés) :
      • Fatou Guinea, comédienne, partage son quotidien et ses bons plans avec bonne humeur à sa communauté: mode, beauté, lifestyle, aucun sujet ne lui échappe. Elle s’engage aujourd’hui contre le cyber-harcèlement auquel elle veut sensibiliser ses abonnés.
    • @cleemence.blt (436k abonnés) :
      • Clémence a longtemps été harcelée au collège et au lycée, si bien qu’elle a été déscolarisée. Elle a ensuite subi du cyber-harcèlement sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, elle souhaite partager son expérience à sa communauté pour qu’ils comprennent qu’on peut tous un jour être concernés et pour mieux s’en protéger.
    • @bouboule_42 (194k abonnés) :
      • Doté d’une personnalité attachante et d’un sens de l’humour à toute épreuve, Bouboule est aussi fortement engagé contre le harcèlement : il a ainsi créé une association de prévention et d’aide aux jeunes victimes.
    • @julia_saraah (144k abonnés) :
      • Julia Sarah, actrice et créatrice de contenus, fait figure de rôle-modèle pour sa jeune communauté qu’elle veut éduquer aux effets néfastes du cyber-harcèlement.
    • @elles_sassument_off (142k abonnés) :
      • Elles s’assument est un duo de créatrices de contenus : Elsa et Mel, en couple, qui partagent leur quotidien à leur communauté. Touchées elles aussi par le cyber-harcèlement de ceux qui ne comprennent pas leur amour et leur démarche de PMA, elles souhaitent faire entendre leur voix et défendre cette cause qui leur tient à cœur.
    • @adelinalifestyle_ (66,9k abonnés) :
      • Adelina s’est fait connaître en ligne pour ses vidéos de danse. Impactée par le harcèlement scolaire, elle en a fait son combat personnel qu’elle partage publiquement afin d’éveiller les consciences au sein de sa communauté.
    • @voguebymalek (42,1k abonnés) :
      • Malek est un chanteur algérien. Souvent attaqué sur les réseaux pour sa personnalité singulière, il incite sa communauté à exprimer leurs différences avec fierté et répond à ses détracteurs avec humour.
    • @croquejuju (37,4k abonnés) :
      • Croque Juju est un make-up artist hors pair qui s’affiche régulièrement maquillé sur ses réseaux sociaux. Souvent attaqué et victime de moqueries, il se fait aujourd’hui le porte-voix de la lutte contre le cyber-harcèlement. 
  • Le rôle de la cybersécurité dans la protection des élèves contre le harcèlement

    Le rôle de la cybersécurité dans la protection des élèves contre le harcèlement

    Thierry Karsenti, Vice-President EMEA Sales Engineeringchez Check Point présente de nouvelles approches pour protéger les élèves contre le cyber-harcèlement sur les plates-formes fournies par les écoles.

    Pendant que se poursuit le débat sur l’efficacité de l’enseignement numérique dans les écoles, l’utilisation des ordinateurs et des ressources en ligne est l’un des piliers des salles de classe aujourd’hui. Des statistiques publiées en janvier de cette année ont montré que l’utilisation des Google Chromebooks par les étudiants et les enseignants avait atteint 30 millions d’unités dans le monde, et que la suite logicielle de Google pour d’Éducation avait atteint 80 millions d’utilisateurs dans le monde depuis son lancement en 2006.

    L’apprentissage en ligne permet aux élèves d’accéder à une mine d’informations, et les enseignants utilisent des ressources sur Internet pour planifier les cours, collaborer et fournir un soutien personnalisé interactif. Cependant, cela peut également exposer les élèves au côté sombre d’Internet. Les cybercriminels utilisent Internet pour tourmenter les autres, même lorsqu’ils vont à l’école.

    Au Royaume-Uni, un enfant sur quatre âgé de 11 à 16 ans a déjà « vécu quelque chose de bouleversant sur un site de réseau social », et la même proportion a déjà « été confrontée à des messages racistes ou haineux en ligne », selon la NSPCC. Environ un jeune sur huit a été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, selon l’Ofcom.

    Le cyber-harcèlement est une grave préoccupation politique, éducative et de santé publique.

    Le cyber-harcèlement nécessite moins de courage qu’une attaque en personne puisqu’il n’y a pas d’interaction face à face avec les victimes, et peut donner l’illusion que son auteur peut rester anonyme. De même, la notion de distance inhérente au cyber-harcèlement peut encourager les jeunes à ignorer ses conséquences et le considérer comme étant plus amusant que nuisible. Comme toujours, les jeunes peuvent être soumis à une pression sociale importante les poussant à participer à un comportement de harcèlement.

    Bien que les smartphones et les appareils des élèves soient souvent utilisés pour le cyber-harcèlement (comme récemment rapporté, les enfants passent en moyenne plus de 3 heures par jour sur des « smartphones et autres gadgets »), les ordinateurs portables et les tablettes scolaires peuvent également être utilisés. Comme indiqué ci-dessus, les Chromebooks de Google sont particulièrement répandus dans les écoles, les collèges et autres environnements éducatifs, bien qu’ils ne soient qu’un des nombreux types d’appareils pouvant être achetés par les établissements d’enseignement et distribués aux élèves. Les réseaux sans fil devenant de plus en plus la norme dans les écoles, il est plus facile que jamais pour les auteurs d’actes de cyber-harcèlement de se connecter et d’utiliser les réseaux scolaires à des fins malveillantes ou nuisibles.

    Chasser le cyber-harcèlementde la salle de classe

    L’éducation elle-même a un rôle clair à jouer pour aider les écoles et les collèges à lutter contre le cyber-harcèlement. Informer les jeunes des conséquences très réelles du cyber-harcèlement, tant sur le plan de la santé et du bien-être de la victime que des conséquences pénales potentielles pour l’auteur, est essentiel. De même qu’aider les jeunes à reconnaître et signaler les comportements préjudiciables avant qu’ils ne dégénèrent.

    La lutte contre le cyber-harcèlement comporte également des aspects technologiques. Le filtrage des URL est utilisé depuis des années par les écoles pour contrôler les sites web accessibles depuis les réseaux des écoles. Cela permet aux écoles et aux instances éducatives d’établir des politiques informatiques sûres, en spécifiant les sites web dont l’accès doit être autorisé, limité ou bloqué, et en filtrant le langage inapproprié. De nouvelles techniques ont permis d’étendre le filtrage aux applications Internet ainsi qu’aux sites web. Check Point propose notamment des fonctions de filtrage pour plus de 7 800 applications pédagogiques en ligne. L’accès aux sites web et aux applications est géré à partir d’une base de règles communes, d’une console d’administration et d’un système de génération de rapports.

    Protection contre les contenus malveillants

    Quand bien même le filtrage des contenus indésirables constitue une base technique solide pour lutter contre le cyber-harcèlement, il ne va pas assez loin. Les jeunes doivent également être protégés contre les abus en ligne tels que les contenus inappropriés, les tentatives de phishing et le cyber-harcèlement dans les discussions en ligne, la messagerie instantanée et les sites de réseaux sociaux, notamment Instagram et Facebook. Cela nécessite une technologie de filtrage et de sandboxing avancée, permettant d’identifier et d’extraire les contenus nuisibles avant qu’ils ne parviennent aux utilisateurs. Des fonctions de navigation sécurisée doivent permettre aux jeunes de faire des recherches en toute sécurité sur différents moteurs tels que Google, Yahoo et Bing, tout en filtrant les images et les contenus perturbants sur YouTube.

    Les enseignants et les responsables des établissements d’enseignement doivent être en mesure de définir des fonctionnalités de recherche sûres, et surveiller, empêcher et signaler de manière centralisée le langage grossier. Les fonctionnalités de lutte contre le harcèlement doivent être personnalisables via des mots-clés en liste noire, des catégories de sites web et des actions de détection/alerte/blocage. Le cyber-harcèlement évoluant continuellement, les intervenants doivent avoir la possibilité de faire évoluer ces contrôles.

    Des fonctionnalités avancées de protection et de filtrage doivent être déployées sur des appareils scolaires, tels que Chromebooks, afin de protéger les expériences en ligne des élèves, et apporter aux enseignants et aux responsables pédagogiques les moyens d’utiliser la technologie numérique à des fins d’apprentissage, sans augmenter le risque de cyber-harcèlement. Les cybermenaces ciblant les enfants constituent un danger manifeste, et le cyber-harcèlement n’est en aucun cas un jeu d’enfant. Il peut causer de graves dommages et donner lieu à des comportements violents.

    Le cyber-harcèlement ne peut être éradiqué qu’avec la participation active des élèves, des parents, des enseignants, des académies et des experts de la communauté, et en tirant parti de solutions avancées permettant d’identifier les actions et les mots utilisés par ses auteurs dans les applications de réseaux sociaux, les messages texte et les emails. Grâce à cette approche combinée, les écoles pourront offrir à leurs élèves un lieu plus sûr pour apprendre et se développer, à l’abri du cyber-harcèlement.