Étiquette : grande distribution

  • Surconsommation jouissive à moindre coût ou déconsommation engagée : les tendances consommation ?

    Best deal contre Bonne conscience ?

    Plutôt Big Bucket chez KFC ou Carotte Bio chez Greenweez ?
    Shein ou Vinted ? Kiko ou SoBioetic ?

    Ce clivage se joue sur fond de société, de pouvoir d’achat, de transition écologique, de renouveau alimentaire, avec en trame de fond l’explosion du
    e-everything qui rend tout possble : le vertueux de Toogoodtogo, comme l’ultra fast fashion de Shein.

    Dans une période historique qui voit se croiser à la fois une crise inflationniste sans précédent et une urgence climatique qui se fait de plus en plus pressante, les résolutions post-covid des consommateurs ont-elles survécu à l’augmentation du prix affiché en sortie de caisse ?

    BAV VMLY&R France 2022 apporte un éclairage sur la mise en tension de ces deux tendances sociétales de fond qui ont nécessairement un impact sur les consommateurs, leurs attentes mais aussi sur la dynamique et le succès des marques en 2022.

    72% des Français préfèrent acheter des marques « qui font des efforts pour la planète et la société », mais ils ne sont que 18% (les engagés) à être « tout à fait prêts à payer plus cher » pour cela. 63% des Français sont plutôt d’accord avec l’affirmation « le prix est ce que je prends surtout en compte quand j’effectue des achats », mais ils sont 20% (les Best deals) à se dire « en recherche permanente des bonnes affaires » – Source BAV22

    Ces 2 tendances touchent l’ensemble de la société et stimulent la « schizo » quotidienne du consommateur, mais elles polarisent aussi deux univers de marques sur fond de fracture sociale. Le monde toujours bien vivant d’une surconsommation jouissive à moindre coût face au monde d’une déconsommation engagée, porteuse d’image et ironiquement prônée par ceux qui ont les moyens de consommer.

    Ce nouveau terrain BAV 2022 a permis à l’agence VMLY&R France d’identifier le Top 10 des marques considérées comme « engagées », le Top 10 des marques les plus « best deal » (bonnes affaires) et le Top 10 des marques qui se définissent par un arbitrage « conscious/money », c’est-à-dire celles qui parviennent à se jouer au mieux de ces deux tendances antagonistes.

    Alors, Best deal ou Bonne conscience ?

    Ces 3 classements en disent long sur les enjeux et le succès des marques en 2022.

    LA BONNE CONSCIENCE A ENCORE UN PRIX

    Oui, en 2022, le besoin de bonne conscience est partout, et cette bonne conscience a (encore) un prix. Elle est même sans ambiguïté un levier de valeur et d’image. Mais, comme le confirme l’étude BAV, les consommateurs « engagés » ne sont que 18% à être prêts à payer plus cher pour leur bonne conscience. C’est ce qui explique par exemple aujourd’hui le plafond de verre du bio : les consommateurs très engagés qui consomment exclusivement bio, n’ont plus besoin d’être à nouveau convaincus. En revanche la bio semble délaissée par la grande masse des consommateurs occasionnels …

    On trouve dans ce Top 10, des marques nées de cette dynamique bio et qui aujourd’hui cultivent plus largement les vertus de l’équitable et du local … C’est le cas de BIOCOOP, ou encore de BIO C’BON qui repositionne sa marque autour de la vie de quartier.

    Même dynamique sur les marques alimentaires, où 15% des consommateurs représentent 80% des ventes bio en grande surface. Face à BJORG, bio et végétal, la marque ALPRO, bien que non exclusivement bio, progresse sur cette cible des engagés et au-delà. Les 2 Vaches (groupe Danone) revendique le même mouvement : « Bio, Bon, Equitable : memeuuhh combat » !

    Avec + 28pts d’estime, la petite abeille de GREENWEEZ (groupe Carrefour) progresse bien, même si la marque manque encore de puissance. Face à un fort niveau d’inflation, Greenweez veut rendre la consommation responsable accessible au plus grand nombre et a lancé à titre d’exemple en début d’année le mois du pouvoir d’achat éco-responsable. En mai, le premier site européen de produits bio et responsables élargit son offre avec le textile. Des initiatives qui devraient lui permettre de s’ouvrir à un public plus vaste, à suivre de près.

    L’appli TOOGOODTOGO, qui permet de lutter contre le gaspillage alimentaire a quant à elle déjà été téléchargée par 11,5 millions de Français.

    EXKI trouve aussi sa place dans ce Top 10, avec une familiarité encore faible auprès du grand public, mais une belle force de proposition sur les « engagés ». Après une période post-covid difficile, l’enseigne semble trouver son second souffle, notamment avec son offre de frigos connectés qui séduit les entreprises.

    SO’BIOétic, la marque du groupe Rochelais Léa Nature, tient sa place dans ce Top 10 avec notamment un score de connexion émotionnelle à 98%, qui montre l’attachement vertueux à cette marque de beauté très éthique « comme son nom l’indique ».

    Enfin, ECOSIA, le moteur de recherche écolo qui plante des arbres, entreprise classée Bcorp, obtient un beau succès d’estime (98% de connexion émotionnelle) qui le place dans le Top 10 des engagés.  D’après les créateurs, « si 10 % de la population mondiale utilisait Ecosia, la totalité de la planète serait reforestée ! ». Malgré ses 4 millions d’utilisateurs mensuels en France, Ecosia a aujourd’hui un faible niveau de familiarité, et doit encore trouver son ouverture au (grand) public pour espérer égaler un jour Google dans le classement général du BAV. D’autant, que pour le coup, ça ne coûte rien !

    LE NEW DEAL DU BEST DEAL

    A l’opposé de cette bonne conscience, le « New deal » du « Best deal » a imposé sa loi : un appel à la bonne « affaire » permanente, qui brouille les pistes en matière de prix (c’est quoi le juste prix en 2022 ?) et qui permet d’entretenir le plaisir de la surconsommation.

    Les 20% qui se déclarent les plus fans du best deal sont surtout et toujours en quête de bonnes affaires. Ils ont la fièvre acheteuse :  les nouvelles offres, nouvelles technos, nouvelles enseignes les stimulent 24/24, et ils n’ont même plus besoin d’attendre la fameuse période des soldes, en passe de devenir un vieux rituel d’avant Covid. L’adrénaline de la bonne Affaire – le Best Deal Fomo – les emmène sur des terres bien éloignées de la bonne conscience et de toute préoccupation durable. La forte progression dans le BAV22 d’Action, Gifi, AliExpress ou Shein peuvent en témoigner.

    Action est l’incarnation même de la tendance « Best deal » qui consiste à se faire plaisir à tout prix, et ce quel qu’en soit le prix moral. Rentrer chez Action, c’est comme entrer dans une boutique de bonbons en vrac. En pleine crise de pouvoir d’achat, cela permet de renouer avec le plaisir de la consommation. D’où l’importance du point de vente pour Action, qui a besoin de cette relation au désir. Action n’est pas un e-player, mais il a su engager les « mobile-warriors » en instrumentalisant la puissance des réseaux sociaux autour de son achat plaisir, avec notamment une utilisation d’Instagram qui devient un point de connexion et nourrit l’expérience. Sans visiblement payer un seul influenceur, l’enseigne réussit à devenir un sujet de conversation « best deal » auprès des Youtubeuses consos qui passionnent les internautes. Un désir qui fait oublier toute conscience, comme un péché gourmand venant challenger toutes préoccupations de santé. 

    Shein, autre marque référente du best deal, illustre la dissonance écologique de ceux que l’on classifie comme appartenant à la « GenZ » :  L’ultra accessibilité de cette ultra fast fashion et les #SheinHaul de TikTok (4 milliards de vues) semblent bien mettre la pression sur les bonnes consciences de cette génération pourtant sensible aux élans de Greta Thunberg.

    Pour autant, on trouve aussi dans ce classement une enseigne comme Kiko qui illustre bien ce plaisir de la boite à bonbon, mais travaille aussi sa bonne conscience : sa nouvelle gamme de produits éco-responsables et veggie à 11€ permet de ne pas trop culpabiliser. Idem pour Cdiscount, qui avec son repositionnement « made in France » gagne en « confiance » notamment face à Aliexpress qui profite certes d’une forte vitalité, mais avec un niveau de confiance et d’estime encore très bas.

    KFC qui gagne sa place de Best deal, sans doute pour les vertus de son Big Bucket, incarne une tendance alimentaire de la profusion. Une façon d’en avoir vraiment pour son argent. L’enseigne vient toutefois de signer le Better Chicken Commitment et prône du Poulet 100% France.  Bref, on le voit, le Best deal travaille aussi sur sa bonne conscience.

    Lidl, continue de progresser et dépasse largement les frontières du Best Deal. Il apparait toutefois dans le top10 de cette catégorie, tant il incarne le retour en force du discount alimentaire sous la pression grandissante du pouvoir d’achat.

    De même pour OUIGO qui surfe sur les vertus écologiques du train, mais figure en bonne position dans cette catégorie par la nature même de son offre résolument low cost.

    Enfin, Xiaomi, le « X » des BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi, l’équivalent chinois des GAFA) est aussi un bon exemple de marque affinitaire avec un niveau de connexion émotionnelle à 75 sur les Best Deal (vs 16 sur les engagés !). La marque qui vend 1 smartphone sur 5 dans l’Hexagone, illustre aussi cette tendance à retrouver des marques chinoises dans ce top10 du Best deal !

    LE BEST DEAL VERTUEUX

    Enfin, à la croisée de ces 2 tendances porteuses, il y a les marques du « Best deal vertueux » qui semblent capables de résoudre la schizophrénie du consommateur… Et qui sont appréciées de ces derniers précisément pour cette raison : ce sont les autres grands winners du BAV 2022. C’est la confirmation du BON COIN, de BLABLACAR, et l’incroyable progression de VINTED qui a gagné +49pts d’estime.

    Rien d’étonnant, puisque l’économie de partage et la seconde main permettent de concilier le meilleur des deux mondes : le porte-monnaie et la bonne conscience citoyenne. Face à la hausse du carburant, Blablacar s’attend à une année record en 2022, et les 100 millions de transactions du Bon Coin équivalent à 1% du PIB français !

    Ce Top10 célèbre aussi le succès majeur de « C’EST QUI LE PATRON » au cœur du marché. Ici, le prix de la bonne conscience, c’est 10ct d’euros pour soutenir l’agriculture française : un geste éthique et accessible qui nourrit l’égo citoyen.

    Et puis il y a les marques plus historiques, qui parviennent à tenir la ligne de crête de ce Conscious/Money. On y trouve les MARQUES REPERES de Leclerc qui progressent notablement et gagnent notamment +20pts d’estime. C’est le résultat d’un travail important sur plus de 15 engagements, qui servent une proposition de marques à la fois responsables et accessibles.  A noter également, la progression de GRAND FRAIS qui illustre l’intérêt pour une consommation de produits frais, avec une offre accessible qui dépasse les frontières du bio.

    INNOCENT, certifié B-corp depuis 2018, casse cette année son plafond de verre (+28pts d’estime), faisant rayonner plus largement son positionnement jusqu’ici un peu niche. C’est le marché du jus de fruit (et peut être les moyens de Coca Cola Inc. en grande distribution) qui semble lui avoir donné cette surface de visibilité.

    Avant-gardiste par nature, YVES ROCHER a toujours cultivé ses valeurs environnementales et a fait figure de précurseur en adoptant la qualité de société à mission. La marque sait allier à merveille accessibilité et responsabilité.

    De la même manière, la nouvelle collection IKEA fabriquée avec du plastique recyclé ou encore son Circular Hub légitiment la place de l’enseigne suédoise dans ce classement.

    Enfin, DECATHLON, habitué aux classements, défend ici son bon niveau de « Conscious/Money ». En 1986 déjà, Decathlon avait lancé le Trocathlon. Aujourd’hui, il vend toute l’année des produits d’occasion en ligne et dans la plupart de ses magasins. Il permet aussi aux particuliers de louer du matériel, pour quelques jours ou pour quelques mois. L’enseigne a ouvert des ateliers dans 310 de ses magasins pour allonger la durée de vie de ses produits. Bref, une belle façon pour Décathlon d’inscrire le sport dans l’économie circulaire.

    Alors Best deal ou Bonne conscience ?

    Le classique rapport qualité/prix avait déjà laissé place à celui du Value/Money… Bienvenue désormais dans l’ère du Conscious/Money : le nouveau ratio à l’aune duquel s’évaluent désormais la valeur et la désirabilité des marques.

  • Qui sont les champions français de l’Expérience Client en 2018 ?

    MAIF, Nespresso, Doctolib.fr, Picard & Yves Rocher, champions français de l’Expérience Client!

    Pour la 1ère fois (en France), KPMG présente avec l’AFRC l’étude « Customer Experience Excellence ». Cette étude, unique en France, conjugue une analyse du rôle stratégique que représente l’Expérience Client aujourd’hui, avec la diffusion du classement, inédit et multi-secteur, sur la performance Expérience Client des marques.

    L’Expérience Client, levier stratégique de croissance pour l’entreprise

    L’un des enseignements majeurs de l’étude est le suivant : de plus en plus, les entreprises considèrentl’Expérience Client et Collaborateur comme stratégique pour leur performance économique. Alors queles entreprises se comparent traditionnellement à leurs concurrents, le développement de l’économie de l’Expérience1 a eu de nombreux impacts parmi lesquels l’émergence de l’Expérience Client universelle.L’étude constate ainsi que les clients ne comparent plus les entreprises en fonction des secteurs, mais ils se réfèrent aux meilleurs standards par rapport aux expériences qu’ils ont déjà eu l’occasion de vivre.

    L’étude constate également que l’humain est un axe essentiel à la réussite des entreprises. Les organisations qui sont leaders dans le classement sont celles qui parviennent le mieux à tirer parti de la dimension humaine en articulant les différents canaux online et offline avec les collaborateurs. L’Expérience Client devient ainsi étendue à toute l’entreprise – impliquant le nécessaire engagement descollaborateurs par l’alignement de toute l’entreprise autour du client. Personnalisation de la relation et intégrité de l’entreprise sont des points de vigilance cruciaux afin de garantir l’engagement des clients.

    Les champions français de l’Expérience Client en 2018 : le Top 10 des marques

    Chaque marque est évaluée de 0 à 10 sur chacun des 6 piliers de l’Expérience Client2 développés par KPMG. Seuls les consommateurs ayant été en contact avec la marque lors des 6 derniers mois ont répondu. Le score « Customer Experience Excellence » est une moyenne pondérée des scores sur les 6 piliers.

    Les champions français de l’Expérience Client (Top 10) :

    1. MAIF
    2. Nespresso
    3. Doctolib.fr
    4. Picard
    5. Yves Rocher
    6. MACIF
    7. Sephora
    8. Marionnaud
    9. Amazon.fr
    10. GMF

    L’étude permet d’observer un résultat assez homogène sur le critère de la fidélité : 85 % des marquesbénéficient d’une fidélité « moyenne » ; elles sont donc peu protégées face aux potentiels nouveaux entrants qui viendraient bousculer les modèles en place. Les piliers les plus impactant pour la fidélité des clients sont : la personnalisation de la relation (21 %), l’intégrité de la marque (20 %), la résolution de leur problématique (17 %), puis la réponse aux attentes, le temps/effort et enfin l’empathie. Pour le taux de recommandation, les préoccupations majeures des consommateurs sont : l’intégrité de la marque

    (23 %), la personnalisation de la relation (20 %), la résolution de la problématique (16 %), puis la réponse aux attentes, temps/effort et enfin empathie.

    Selon Emmanuel Hembert, Associé KPMG, Consumer & Retail « Pour devenir un champion del’Expérience Client, les dirigeants doivent s’assurer que l’entreprise dans son ensemble s’aligne autour d’elle. En effet, seul un certain nombre de ces entreprises réussit à en tirer une vraie source de valeur !C’est pourtant le cœur du réacteur : les marques qui ont réussi pleinement cette mission sont celles quiconsidèrent l’Expérience Client comme un levier de performance, et pas uniquement comme un axe de différenciation de marketing ou de communication. »

    L’Assurance, secteur le plus performant.

    Le secteur de l’assurance est le mieux classé, en tête sur chacun des 6 piliers de l’Expérience Client,reflétant le travail de fond qui a été effectué depuis plusieurs années par les acteurs du secteur sur la totalité du parcours client. La distribution spécialisée arrive en 2ème position et démontre ainsi qu’elle a suvaloriser son réseau physique, pour aller au-delà de la transaction, et créer une véritable expérience sensorielle et humaine.

    Pour Eric Dadian, Président de l’AFRC « Le véritable levier de performance économique estaujourd’hui l’Expérience Client : si une entreprise ne tient pas compte des exigences et émotions des consommateurs, elle prend le risque de rompre le lien avec ces derniers et de ne plus être pertinente dans le monde de demain. C’est un sujet aussi stratégique que complexe, car pour les organisations, cela requiert de tenir compte de ce que les individus expriment mais également de ce qu’ils taisent, dansun contexte ultra-concurrentiel où la perte d’engagement des clients est plus pénalisante que jamais. Leclassement des champions français de l’Expérience Client honore à cet égard celles et ceux qui tirent lemeilleur parti de cette révolution. »

    Les secteurs d’activités à la pointe de l’Expérience Client (Top 10) :

    1. Assurance
    2. Distribution Spécialisée
    3. Grande Distribution Alimentaire
    4. Restauration
    5. Banque
    1. Energie & Utilities
    2. Secteur Public & Santé
    3. Logistique
    4. Télécommunications

    Les 6 Piliers de l’Expérience Client de KPMG

    L’augmentation du niveau d’attente des clients sur tous les secteurs d’activités et l’arrivée de nouveauxentrants qui redéfinissent les règles du succès, mettent la qualité de l’Expérience Client au cœur desenjeux stratégiques des entreprises.

    KPMG a développé un modèle original d’analyse de l’Expérience Client des marques. En plus d’évaluer les marques sur la base d’indicateurs traditionnels (NPS3, taux de fidélité, value price), KPMG a mis en place les « 6 piliers de l’Expérience Client » qui permettent aux entreprises, de tous secteurs d’activités, de se comparer et d’identifier les leviers essentiels pour offrir une expérience client différenciée.

    La méthodologie autour des 6 piliers a été créée par le Centre d’Excellence International de l’Expérience Client de KPMG, qui s’appuie sur 8 années d’études menées par le cabinet à l’international,sur plus de 2500 marques et 2,5 millions de consommateurs interrogés.

    Les 6 piliers de l’Expérience Client KPMG4 :

    • ─  Personnalisation ;
    • ─  Temps & Effort ;
    • ─  Réponses aux problèmes ;
    • ─  Attentes ;
    • ─  Intégrité ;
    • ─  Empathie.

     

  • SPECIAL #PARISRETAILWEEK – TOP des sites ECOMMERCE Grande Distribution  

    TOP des sites ECOMMERCE Grande Distribution  

    Par SEMRUSH 

     

  • Les défis de la transformation digitale dans la grande distribution

    93 % des entreprises de la grande distribution sous pression pour initier leur transformation digitale

     Progress présente les conclusions de son étude consacrée à la transformation digitale dans le secteur de la grande distribution et des produits de grande consommation (Fast-Moving Consumer Goods). Le cabinet Loudhouse Ltd a interrogé 700 décideurs IT et Marketing* sur l’importance de la transformation digitale au sein de leur entreprise.

    Les technologies numériques transforment à la fois la demande des consommateurs et la dynamique concurrentielle sur le marché des biens de grande consommation, modifiant radicalement le mode d’achat. Les conclusions de l’étude indiquent que si nombre d’entreprises du secteur de la grande distribution considèrent la transformation digitale comme vitale, la définition de la stratégie, sa planification et son implémentation prennent davantage de temps que souhaité.

    Les entreprises dans le déni

     60 % des personnes interrogées admettent que dans une large mesure, leur entreprise est dans le déni quant à la nécessité de mettre en place une stratégie de transformation digitale. Alors que 93 % des personnes interrogées estiment disposer de moins de deux ans pour implementer les changements nécessaires avant que leur entreprise n’en subisse les conséquences financières et concurentielles, 60 % craignent qu’il ne soit déjà trop tard et 33 % n’ont pour l’instant pas clairement défini de stratégie digitale. Parmi celles-ci, 53 % sont convaincues de l’importance de ce virage, mais n’ont pas encore pris la moindre mesure dans ce sens. Enfin, 49 % admettent disposer d’une visibilité limitée d’à peine quelques mois.

    Les défis de la transformation digitale

     Si les personnes interrogées ont exprimé leur inquiétude quant à leur capacité d’exécution ou à l’adhésion de leurs dirigeants, nombre d’entre elles se disent convaincues de disposer aujourd’hui des outils et de la technologie nécessaires pour franchir ce cap.  Concernant les différents défis, les conclusions tendent à démontrer que les priorités digitales ne sont clairement pas définies :

    • 52 % considèrent la transformation digitale comme une démarche complexe et chronophage
    • 66 % estiment que les équipes IT et marketing ne sont suffisament en phase pour déployer une stratégie de transformation digitale
    • 64 % jugent difficile de suivre les changements d’un paysage numérique en constante évolution
    • 27 % estiment que la responsabilité des efforts de digitalisation devrait incomber aux équipes marketing avec l’aide de l’IT; 38 % que le service IT devrait en être chargé ; et 32 % que cette démarche devrait être pilotée par l’IT avec le soutien du marketing. Enfin, 64 % des personnes interrogées estiment que l’IT devrait être maître du budget de digitalisation.

    Dans l’ensemble, les personnes interrogées estiment que les trois principaux obstacles à la transformation digitale sont le recours aux équipes informatiques pour déployer la stratégie (69 %) ; l’absence de leadership pour définir une stratégie de transformation digitale (67 %) ; et le manque de compétences nécessaires pour exécuter la stratégie définie (64 %). De plus, les répondants considèrent que les CMO (53 %) et les CEO (51 %) représentent les défenseurs-clés de la transformation digitale, estimant toutefois que ces hauts dirigeants sont, respectivement pour 43 % et 50 % d’entre eux, réticents quant à la démarche et qu’ils doivent encore être convaincus.

    Et après ?

     Les entreprises du secteur de la grande distribution sont conscientes de l’importance que revêt la transformation digitale et 96 % ont l’intention de prendre des mesures dans ce sens au cours de l’année. Les répondants sont unanimes : tous estiment que l’amélioration et l’optimisation de l’expérience client sont des actions prioritaires. Elles portent sur la rapidité et la réactivité (56 %), la sûreté et la sécurité (51 %), ainsi que l’homogénéité entre les canaux de distribution (51 %). Les technologies indispensables à la mise en place de ces initiatives sont les outils mobiles (62 %), l’analytique (58 %), la connectivité des données (45 %), le e-commerce (40 %), la gouvernance et les règles d’entreprise (36 %), la gestion des contenus Web (31 %), et le Cloud/PaaS (29 %).

    « Le marché des biens de grande consommation est en constante évolution et soumis à une forte concurrence. Les enseignes du secteur sont souvent à la pointe de l’innovation car elles se doivent  de conserver leur avantage concurrentiel face à des entreprises génériques qui ne cherchent qu’à les diminuer », commente Mark Troester, vice-président Solutions Marketing chez Progress. « La transformation digitale est essentielle au succès futur des entreprises, et c’est pourquoi nous travaillons avec de grandes enseignes pour déterminer la meilleure stratégie et les technologies à implémenter afin de maximiser leurs efforts. »

    *Parmi les personnes interrogées : décideurs de haut niveau (CEO, CMO et vice-présidents), responsables de services Marketing, Numérique et IT, développeurs, architectes informatiques, administrateurs, ingénieurs et responsables line of business ; travaillant dans des entreprises allant des PME aux multinationales..

     

     

  • Innovations & Promotions portent la grande consommation en France

    Grande consommation : magasins de proximité et drive ont le vent en poupe.

    En ce début 2016, Nielsen s’est penché sur les grandes tendances des produits de grande consommation (PGC) en 2015 : l’année se termine avec une progression des volumes de +0.6% et une hausse du chiffre d’affaires de +1.6% en grandes, moyennes et petites surfaces.

    Le secteur confirme sa résilience
    Même si le rythme de progression est modéré en regard des années passées, force est de constater la résilience de la grande consommation. Laurent Zeller, PDG Nielsen France, commente :« Dans un contexte déflationniste, les PGC ont finalement bien résisté en 2015, malgré un ralentissement de la croissance des volumes. La grande consommation s’est maintenue à flot tout au long de l’année, avec une solidité à toute épreuve même lors des journées post-attentats. »

    De la guerre des prix à la surenchère promotionnelle
    Même si la déflation a ralenti, elle s’est poursuivie en 2015, avec en moyenne – à produit et magasin identiques – une baisse de 1.1% par rapport à 2014.  Mais le fait capital qui a marqué le secteur en 2015 et qui risque de le marquer encore fortement cette année, c’est l’accélération de la dérive promotionnelle. Sur les 103 milliards d’euros de chiffres d’affaires enregistrés par les PGC, 3 milliards d’euros ont ainsi été “sponsorisés” par les mécaniques de discount (NIP ou Nouveaux Instruments Promotionnels, comme les lots virtuels, les remises immédiates…). Autrement dit, la croissance du total de la grande consommation a été pénalisée de 1.1% par la baisse des prix, et de 0.3% par la progression des promotions.

    La valorisation par l’innovation
    Pour compenser la pression prix-promotions, et redonner de l’air aux marques et enseignes, l’innovation reste incontournable car source de montée en gamme et valorisation des marchés, elle répond aux attentes de consommateur, en recherche de plaisir et de nouveautés. En 2015, ce sont 2.8% des ventes des marques fabricants qui ont été générés par de nouveaux produits apparus en magasin : certes moins que l’an passé (un score exceptionnel de 3.0%) mais mieux que les 2.6% des années précédentes.

    Les MDD en repli mécanique…
    Les marques de distributeurs (-1.8% en valeur) sont à nouveau pénalisées par les leviers actionnés sur les marques fabricants (prix en baisse et soutien promotionnel accru). En fond de rayon, l’écart de prix entre une marque de distributeur (MDD) et la marque fabricant concurrente n’est plus que de 20% en moyenne alors qu’il était de 38% en 2012 ! Avec la multiplication des lots virtuels il devient même très fréquent de trouver la marque fabricant moins chère que la MDD. Le recul de ces dernières s’avère conjoncturel et mécanique dans ce contexte… mais sur les segments premium (terroir notamment) et bio, les marques de distributeurs confirment leur dynamisme et potentiel.

    … et les marques de PME gagnantes 
    Parmi les marques fabricants, ce ne sont pas tant les grands groupes (+1.7% en valeur) que celles des ‘PME’ au sens large (+4.9%) qui dynamisent les catégories. Tant TPE, ETI que PME sont orientées à la hausse : profitant à nouveau d’une plus forte présence en rayon de la part des enseignes, elles sont de surcroît bénéficiaires de baisses de prix et mécaniques promotionnelles, aux côtés des grandes marques !

    3 circuits moteurs : hypermarchés, drives et proximité
    Les ventes de grande consommation, tous circuits confondus, atteignent 103 milliards de dollars grâce à 3 circuits contribuant à parts égal à la croissance : hypermarchés, drives et magasins de proximité. Ces derniers (en progression de +8%) s’appuient sur une très forte progression du maillage du territoire en 2015. Vincent Cornu, Directeur Distribution, commente la performance des drives : « Leur croissance est passée de 24 % en 2014 à 18 % en 2015, un très léger tassement après un développement exceptionnel ! Le circuit entre peut-être à maturité, du moins pour le parc. Car, dans les prochaines années, il faudra voir comment doper les ventes non plus grâce à des ouvertures, mais grâce à un meilleur travail sur l’offre et la dynamique commerciale. »  

    Laurent Zeller conclut par les perspectives 2016 : « Cette année le secteur devrait s’inscrire dans la continuité de 2015, avec, une croissance de l’ordre de 1,5 % en valeur et entre 0,3 et 0,6 % en volume. »

  • Quels sont les sites qui offrent la meilleure expérience client ?

    Coup de projecteur sur les sites e-commerce alimentaires : à J – 15 des fêtes de fin d’année, les équipes de Kurt Salmon et Uptilab ont passé en revue 23 sites d’enseignes de la distribution alimentaire : de Carrefour Drive à Picard, en passant par Amazon, …
    Quels sont les sites qui offrent la meilleure expérience client ?
    Quelles sont les enseignes qui sont les plus avancées sur le web et le digital ?

    Grâce au développement du modèle Drive, typiquement français, la France est un des marchés les plus développés sur le e-commerce alimentaire avec 6,7 milliards d’euros de courses en ligne en 2013. L’actualité, propice aux achats « conforts » réalisés de chez soi, profite à l’e-commerce au dépit des courses physiques. Le web est donc un des enjeux majeurs des enseignes de distribution alimentaire. Or, l’arrivée de nouveaux acteurs (Amazon Fresh et sa logistique apparemment infaillible, UberEats, service de livraison de repas et dernière lubie d’Uber) chamboule l’écosystème bien réglé de l’e-commerce. Pour attirer davantage les consommateurs et lever les freins à la consommation sur internet, les enseignes doivent proposer une expérience client de qualité et mieux exploiter la technologie digitale.

    Un parcours client simplifié et sans accroc : un axe de différenciation majeurimageKS

    « L’optimisation de l’expérience client digitale est un double levier de création de valeur : naturellement pour l’entreprise en optimisant la performance des parcours clients sur les différents canaux mais aussi pour ses clients à travers l’amélioration de la valeur perçue qu’ils ont de leur relation avec la marque.», explique Grégory Hachin, manager Kurt Salmon

    Cdiscount, Chronodrive et E.Leclerc occupent les premières places du Baromètre Kurt Salmon Uptilab, et réalisent une belle performance sur le parcours client en obtenant les meilleures notes au global (35, 32 et 31/50[1]). Ces enseignes sont particulièrement performantes sur l’accessibilité de leur offre : organisation pertinente et efficace des rayons, nombres de filtres, … et sur la rapidité des parcours d’achat proposés.

    Zoom sur les principales étapes du parcours client 

    • Identification des best practices et des potentiels d’amélioration

    1) Je découvre le site

    1 enseigne sur 2 propose une offre promotionnelle aux nouveaux clients.

    La promotion et les nouveautés jouent en effet un rôle fondamental en alimentaire pour développer le panier moyen. Ainsi, 61% des sites analysés mettent en avant des promotions et des nouveautés dès la page d’accueil.

    Dans l’ensemble, les enseignes ont bien travaillé l’ergonomie de leur site et sont performantes sur ce premier jalon du parcours client : fonctionnalité de recherche des produits optimisée, mise en avant de thématiques en fonction des temps forts de l’année, mise en avant des promotions et des nouveautés, contenu éditorial, etc.

    Thiriet, Ooshop et Carrefour Drive obtiennent la meilleure note en « Découverte du service[1] », elles ont notamment mis en place : une réduction pour les primo accédant, des thématiques saisonnières et une mise en avant des nouveautés.

    2) J’achète

    Chez 1 enseigne sur 2, le temps de constitution du panier dépasse 7 minutes

    La diminution du temps de constitution du panier est un critère à retravailler car très plébiscité par les clients ; Carrefour Drive et Cdiscount présentent les meilleurs parcours : la finalisation de l’achat ne nécessite que 3 clics. Seulement 60% des sites ont une barre de recherche dynamique avec une liste pré-remplie. Cette fonctionnalité semble fortement impacter l’expérience client : temps de constitution d’un panier avec barre de recherche 8,5 minutes vs 13,5 minutes sans.

    Comme en magasin, le merchandising doit être facilitateur pour le consommateur, l’enseigne doit lui permettre de retrouver facilement ses produits, les visuels doivent être de bonne qualité, les avis clients sont un plus car ils aident le client à faire son choix.

    Si la plupart des enseignes doivent encore travailler le merchandising de leur site, axe d’analyse qui récolte les moins bonne note, Picard, Amazon et Cdiscount réussissent à tirer leur épingle du jeu grâce à l’accessibilité de leur site et aux rapides parcours proposés.

    Le support et l’accompagnement pendant la navigation sont également deux points importants. Etonnamment, très peu de chat en ligne et de FAQ dynamique sont proposés (seul Cdiscount propose le chat en ligne), mais avec leur FAQ complète, Houra et Carrefour Drive sont les grands gagnants du support client et d’accompagnement.

    Pour finir, si 55% des enseignes ont un système de fidélité, tous ne sont pas adaptés aux achats online. Quand certains renvoient vers la carte de fidélité classique, quitte à obliger les clients à remplir le formulaire d’inscription à cette carte (ex : Monoprix) ; d’autres au contraire proposent un système de cagnotte automatique bien plus simple et interactif (ex : Olé de Chronodrive).

    3) Je récupère

    82% des sites indiquent la faisabilité de la livraison en fonction du code postal

    Les enjeux autour de la livraison et des frais de livraison sont primordiaux pour les enseignes. Pourtant certains sites e-commerce des hypermarchés (Ooshop, Casino, Auchan…) ont des montants de commande minimum avant livraison gratuite très élevés (autour de 170€), ce qui peut être fortement dissuasif.

    64% des enseignes (hors drive) font des livraisons en 24h, éléments crucial car évite une logistique de prévision aux consommateurs. Notons que Houra, Simply Market et Simply Drive ont la plus forte amplitude de livraison avec près de 90 créneaux par semaine.

    La possible progression des enseignes sur ce terrain se joue donc sur l’indication de la prochaine date de livraison et l’amplitude des jours et horaires de livraison, deux critères déterminants pour les clients.

    Etat des lieux de « la maturité digitale » des sites alimentaires

    Les enseignes Chronodrive, Cdiscount et Auchan Drive se partagent le podium de la maturité digitale avec des notes respectives de 36, 36 et 34/50[1] : chacune apporte des réponses plus que satisfaisante quant à leur présence sur le web et plus particulièrement sur les réseaux sociaux, sur leur gestion des informations clients, sur l’ergonomie du site marchand et des sites mobiles.

    Les réseaux sociaux :

    Sans surprise, avec des notes supérieures à 8/101, l’enseigne Monoprixcompte parmi les marques leaders sur les réseaux sociaux, accompagnée par Amazon et Auchan Direct. Les sites de « courses en ligne » doivent notamment leur performance à leur capacité à fédérer et à engager leurs communautés autour de leur image de marque, sur les principaux réseaux (Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, Google+ & Youtube).

    Les applications mobiles et Multi-Device (Apps & Responsive Design)

    Mobilité rime avec omnicanalité ; Leclerc, Courses U et Auchan Drive l’ont intégré et obtiennent ainsi des notes supérieures à 9,5/103grâce à leur présence sur tous les types de supports mobiles. À noter, 63% des acteurs possèdent une application IOS, 40% possèdent une application Android pour tablette et 54% proposent une application Android pour mobile. Logiquement, l’application mobile la plus téléchargée est celle d’Amazon (plus de 10 000 000 de téléchargements).

    Cependant, des efforts restent à fournir en termes de Responsive Design: à ce jour, seuls 23% des sites de e-commerce alimentaire conçoivent leur site web de manière à y optimiser la navigation, quels que soient les appareils utilisés par les internautes.

    « Le baromètre révèle des tendances de fond, vouées à prendre de l’ampleur : instantanéité, mobilité et personnalisation. Comme en magasin les sites alimentaires doivent continuer à tout mettre en œuvre pour optimiser la présentation des produits et simplifier l’acte d’achat. La rapidité de la mise à disposition des produits et la précision de l’indication du créneau horaire sont des éléments critiques pour fidéliser les clients. », commente Armand de Vallois, Associé Kurt Salmon

    Note méthodologique 

    Du 15 octobre au 15 novembre 2015, l’expérience client digitale de 23 sites de « courses en ligne » a été analysée à travers plus d’une centaine de critères répartis en 2 axes :

    Maturité digitale :

    Présence Web – Multi-device – Optimisation du développement – Analytics et vie privée – Réseaux sociaux

    Expérience utilisateur :

    Découverte du service – Merchandising/Offre – Expérience utilisateur/Achat – Logistique – Fidélisation

    Chaque critère a donné lieu à une notation sur 5, et l’ensemble, à une notation sur 50. Plus de 100 items ont été audités et les performances des enseignes ont été mesurées par des outils de référence et des consultants spécialisés en Customer Experience en grande distribution.