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  • Marketing mobile : dans quels marchés et catégories d’apps mener ses campagnes dans un contexte de ralentissement économique ?

    Performance Index: Country Edition

    Le contexte économique incertain pousse les marketeurs mobile à chercher la rentabilité et de nouvelles stratégies pour atteindre leurs objectifs de conversion. Certains spécialistes se tournent désormais vers des marchés et secteurs qui étaient jusqu’ici non prioritaires pour toucher de nouvelles cibles. 

    Pour aider les marketeurs à maximiser les performances de leurs campagnes, AppsFlyer publie une nouvelle édition de son Performance Index: Country Edition, le premier rapport de ce genre, qui classe les marchés par performances marketing et par catégories d’applications – plutôt que de classer les sources de médias comme c’était le cas dans les précédents Performance Index.

    La méthodologie utilisée s’est articulée autour de trois grandes typologies: applications Gaming, Non-Gaming et potentiel du Remarketing selon les catégories d’apps. Ces classements permettent d’explorer les performances des campagnes marketing mobiles menées d’un pays à l’autre par catégories d’applications afin d’identifier les nouvelles opportunités de croissance pour les spécialistes du marketing sur mobile.

    « Le rapport souligne à quel point chaque marché est caractéristique, avec des particularités essentielles lorsqu’il est question de développer une stratégie marketing efficace, d’autant plus en période de ralentissement économique« , a déclaré Sarah Rolland, Senior Customer Success Leader France & Middle East  chez AppsFlyer. « Plutôt que de miser sur des marchés isolés, les résultats mettent en évidence les opportunités de découverte de nouvelles options, permettant ainsi aux marketeurs de prioriser la rentabilité et l’innovation. En plus d’une analyse globale de l’ensemble des marchés, le rapport fait également une analyse approfondie des catégories d’applications les plus prometteuses par marché. En France, les annonceurs Gaming feraient bien de prioriser les catégories populaires telles que les jeux de course, les jeux pour enfants et les jeux de tirs, tandis que les résultats des jeux de rôle et de stratégie  recensent des audiences plus faibles, et donc des performances potentielles moindres. Le remarketing a obtenu des performances particulièrement élevées auprès des applications de match, faisant ainsi une occasion intéressante pour les marques de miser sur un public engagé. De telles données peuvent faire toute la différence lorsqu’il s’agit de dynamiser son activité marketing ou de se diversifier dans de nouvelles catégories »

    Parmi les principaux enseignements du rapport:

    Applications de jeux iOS : Les États-Unis et les autres

    Sans surprise, les États-Unis dominent cette catégorie et se positionnent loin devant la Chine, deuxième, et la Corée du Sud, troisième.

    La performance des États-Unis, avec une première place dans neuf des 13 genres d’applications gaming, est due à leurs résultats élevés en matière de volume dans tous les genres, à une part élevée d’utilisateurs payants, et à une volonté moindre de ces derniers de télécharger de nouvelles applications.

    Un autre pays qui se distingue est le Royaume-Uni, dont les résultats sont mitigés, avec seulement cinq classements dans le top 10 et deux places dans le top 3. Ce pays a obtenu de bons résultats dans les catégories de jeux mobiles Party, Tabletop et Casino, mais des résultats médiocres dans les catégories Stratégie, Match et Simulation. La France arrive septième dans les jeux de course, huitième dans la catégorie des applications de jeux pour enfants et dixième dans les jeux de tirs.

    Applications de jeux Android : Une lutte acharnée au sommet

    Contrairement à iOS, la bataille des applications de jeux sur Android est plus serrée, avec les États-Unis, l’Inde et le Japon se disputant les trois premières places.

    Le score des États-Unis, avec cinq premières places et huit résultats sur le podium, est dû à une part élevée d’utilisateurs payants, à la croissance des dépenses dédiées à l’acquisition d’utilisateurs, à une moyenne élevée de publicité in-app (IAA) et à un nombre élevé du nombre d’installations. Les États-Unis restent un marché très compétitif, avec très peu de mouvements parmi les meilleures applications, et une volonté restreinte des utilisateurs de télécharger de nouveaux jeux.

    Non-gaming Android : l’Inde en tête, suivie par le Kazakhstan

    Le genre non-gaming est beaucoup moins global que le gaming. Mais de nombreuses catégories d’applications ont encore un rayonnement mondial significatif, notamment les catégories Services Publics, le Divertissement, les Réseaux Sociaux, le Shopping, la Communication, la Photographie, la Santé et Sport, le Lifestyle, les Voyages et même la Finance.

    La taille du marché indien lui permet de se classer dans 13 des 24 catégories. Une faible part d’installations payantes et un niveau de concurrence relativement bas ont contribué à ce classement.

    Le Kazakhstan quant à lui est arrivé en deuxième position, avec cinq places dans le top 5 et trois places dans le top 3 dans les catégories d’apps Social, Finance et Affaires.

    Non-gaming sur iOS : Les États-Unis en tête, mais l’Arabie Saoudite montre son potentiel

    Comme pour les jeux mobiles, les États-Unis ont dominé les applications iOS non-gaming, avec dix premières places (sur 23) et un score moyen bien supérieur à celui de la concurrence. Dans la plupart des cas, les États-Unis détenaient le volume le plus élevé, une part importante d’utilisateurs payants et une part étonnamment faible d’installations payantes.

    L’Arabie saoudite occupe une surprenante deuxième place au classement général, avec sept présences dans le top 10 et trois dans le top 5 (Lecteurs vidéo, Cartes et Navigation, Business). Ce classement s’explique principalement par un niveau de concurrence et une part d’installations payantes faibles, mais aussi par une solide part d’utilisateurs payants.

    Dans ce classement, la France arrive à la huitième place.

    Remarketing : L’Inde en tête du classement Shopping

    Le remarketing est en grande partie utilisé dans les catégories d’applications hors jeux, et plus particulièrement dans le secteur du E-commerce et dans une certaine mesure dans la Finance.

    Dans l’index Android uniquement (le remarketing iOS a connu une faible croissance dans un marché post-iOS 14 avec des IDFAs limitées), l’Inde est arrivée première dans la catégorie Shopping grâce au nombre d’installations totales et à un score décent d’utilisateurs payants au 30ème jour.

    Nous vous invitons à retrouver le rapport “Performance Index: Country Edition” dans son intégralité sur: Appsflyer.com/country-performance-index/.

  • Quelles sont les 10 tendances qui impacteront les médias en 2016 ?

    Dentsu Aegis Network, présente les 10 tendances à suivre, qui impacteront à la fois les médias, les communications de marques et les métiers de communication globale.

    1 – L’Ad Switching

    A la rentrée 2015, les régies publicitaires TV sont allées un cran plus loin avec le lancement d’offres permettant de remplacer un spot diffusé sur l’écran de TV par un autre spot adservé, et donc ciblé. TF1 Publicité a été la première à commercialiser des spots utilisant la technologie ‘‘Ad Switching’’ lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby en octobre dernier. Concrètement, les annonceurs intéressés par cette offre ont pu diffuser un spot différent sur le flux live de MYTF1, accessible sur les écrans digitaux, leur permettant de cibler le message en fonction de l’audience. Canal+ a quant à lui dévoilé son projet ‘‘Alladin’’, qui devrait voir le jour en 2016 ou 2017, et concerner les TV via les box. A noter que, chaque jour, ce sont 3 millions d’individus 15+ qui regardent la TV sur les ordinateurs, tablettes et smartphones.

    Notre recommandation : Profiter à la fois de la puissance de la TV et de ces nouvelles capacités d’ultra-ciblage.

    2 – Le e-cinéma

    Bien que les français restent de grands amoureux du 7ème art, de nouveaux modes de distribution alternatifs émergent, à commencer par le e-cinéma hybride de la VOD et du cinéma en salles, avec des sorties en exclusivité sur Internet. Les budgets, castings, campagnes promotionnelles restent quant à eux comparables aux sorties dans les traditionnelles salles obscures. Ce nouveau moyen de consommation a pris son envol en 2015 avec l’arrivée de l’offre e-Cinéma de TF1 mais surtout grâce à la démocratisation des offres de VOD et du haut débit dans les foyers. Autre moyen de distribution à éclore, le direct-to-Youtube. Le film ‘’Les Dissociés’’ du collectif Suricate, mis en ligne sur la plateforme vidéo, a signé le meilleur ‘‘ démarrage ’‘ de l’année pour un film français : 510 000 spectateurs en moins de 24h. Pour contourner la chronologie des médias, Netflix proposait déjà des films en direct to SVOD, et produit désormais ses propres films (Beast of no Nation).

    Notre recommandation : Bénéficier de l’attention et de la mémorisation d’un film cinéma dans ce nouvel environnement digital

    3 – La série addiction

     1 535 jours de contenus séries ont été diffusés en 2015. La consommation de séries dans la consommation moyenne d’un individu de 15 ans et plus pèse pour 21% (+1 pt vs 2014). En 2016, les séries seront omniprésentes. Dans la guerre du contenu qui va s’accentuer, il deviendra indispensable de développer ses propres séries originales. Netflix a annoncé son intention de doubler ses productions de séries originales l’an prochain. Le succès reposera aussi sur une production locale. Les séries françaises font recettes comme l’ont montrés les récents succès de ‘’Dix Pour Cent’’ (France 2) ou ‘’Une chance de Trop’’ (TF1). Netflix a d’ailleurs produit sa première série 100% française : ‘’Marseille’’. La création de contenus Made in France pour le marché français ou même international sera renforcée (ex : ‘’Versailles’’ tourné en France en anglais).

    Notre recommandation : A consommer sans modération en tant que téléspectateur ou en tant que marque

    4 – L’actualité autrement

    Autre sujet qui passionne les Français : l’information. Et l’actualité chargée de 2015 a confirmé cette frénésie de consommation et ce besoin de décryptage. Cependant, depuis plusieurs années, les médias traditionnels d’information, et notamment les JT de 20h, voient leurs audiences s’éroder au profit de nouvelles sources d’information. C’est pourquoi de nouveaux formats disruptifs voient le jour, à l’instar de ‘‘Focus’’, le nouveau JT social d’1 minute 30 de TF1, conçu pour les internautes. Le Monde a également lancé sa ‘‘Matinale’’ en mars 2015, une application qui propose des briefs, des articles courts et percutants, et reprend le ‘‘swipe’’ de Tinder, avec la possibilité de garder ou de zapper des articles. L’accès à la TNT gratuite pour LCI devrait repositionner la chaîne et proposer plus de magazines d’information, de décryptage et moins d’information en continu à la différence de BFM et iTélé.

    Notre recommandation : Communiquer sur l’information instantanée et à l’inverse sur du contenu fouillé voire de l’opinion pour les marques

    5 – L’Euro 2016 et les J.O.

     Nous prévoyons 35 millions de téléspectateurs âgés de 4 ans et plus sur l’ensemble de l’Euro 2016. L’Euro 2016 enregistrera des audiences record puisqu’elle aura lieu en France. L’intégralité des droits de diffusion a été octroyée à beIN Sports (60 millions d’euros) qui a revendu la diffusion en clair des 22 rencontres les plus importantes à M6 et TF1 qui se les partageront. beIN devrait voir son nombre d’abonnés et ses investissements publicitaires exploser.Ce sera aussi l’année des Jeux Olympiques de Rio qui se dérouleront du 5 au 21 août. Ils seront diffusés en clair sur France Télévisions et sur les chaines payantes de Canal+ en crypté.

    Notre recommandation : Ne passons pas à côté de ces événements majeurs, le sport en live a une puissance instantanée inégalée y compris sur les réseaux sociaux et véhicule des valeurs très positives

     6 – Les rachats des médias

    L’heure est à la consolidation des groupes médias. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2016. Mondadori et Altice seraient en lice pour le rachat de Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche, propriétés de Lagardère. Altice a également lancé son OPA début janvier sur le groupe NextRadioTV. Xavier Niel, Matthieu Pigasse (propriétaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton ont créé Media One, un fonds de 300 à 500 M d’€, dédié exclusivement à l’achat de médias. Enfin, Orange serait en discussion avec Bouygues, également propriétaire de TF1, pour l’acquisition de sa branche Bouygues Télécom.

    Notre recommandation : Ces rachats devraient permettre aux médias d’accélérer leur digitalisation et diversifier leurs offres

    7 – L’uberisation

    Que ce soit la distribution avec Amazon ou Etsy, la musique avec Apple ou Spotify, les transports avec Uber, le tourisme avec AirBnB ou Booking, l’éducation avec les Mooc : de nombreux secteurs se sont faits uberiser. Nous sommes passés d’une économie de stocks/production à une économie de flux/partage. Les médias également s’uberisent de plus en plus en subissant de plein fouet la transformation digitale. Les nouveaux consommateurs de cette économie et des médias veulent gagner plus, gagner du temps, vivre des émotions positives. Les marques et les médias doivent leur parler autrement : la publicité native / le brand content prendront de plus en plus d’importance et on verra disparaître progressivement les publicités agressives.

    Notre recommandation : Sur ces nouvelles places de marché transparentes, où demandeurs et apporteurs d’actifs précis se rencontrent, les marques se doivent d’apporter des émotions positives et ne plus être intrusives

     8 – L’achat facilité

    La crise conjuguée à l’uberisation nous inciteront à acheter davantage, plus souvent, mais moins cher et sous le coup de l’impulsion. De plus en plus d’outils seront développés par les régies afin de faciliter l’achat au consommateur. En 2015 déjà, 52% des personnes ont consulté des avis sur les réseaux sociaux avant d’acheter en ligne. Les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest) ont donc amorcé la mise en place de boutons ‘‘ acheter ’‘ permettant de faire le lien avec le e-commerce. Ces call-to-action envahiront les réseaux sociaux et ce qu’on appelle le ‘‘ social shopping ’‘ sera l’une des grandes tendances de 2016. Le smartphone jouera lui aussi encore l’intermédiaire entre le consommateur et la marque en permettant d’acheter directement des produits vus dans des magazines (application mobile Selectionnist) ou dans une publicité télévisée (application TF1). Un seul mot d’ordre: Keep It Silly Simple (KISS).

    Notre recommandation : Pour être achetées, les marques doivent jouer sur l’immédiateté et l’agilité favorisées par les médias.

    9 – L’éphémère

    Pour faire face aux générations ‘’zapping’’ et pour les séduire, les annonceurs comme les marques devront leur offrir des expériences live et éphémères. Une tendance de l’instantanéité, amorcée par les réseaux sociaux, qui touche désormais tous les formats – texte (Twitter), photos (Snapchat) et vidéo (Periscope) – et dont se sont emparés les mass medias : lancement d’une chaine temporaire 100% James Bond ou de la web radio ‘‘Good morning Paris’’ créée suite aux attentats de novembre. Le hors média n’est pas non plus en reste. Les pop-up stores, nouveau fleuron de l’évènementiel, devraient continuer de se développer : 61% des Français souhaitent voir ces boutiques éphémères apparaitre dans leur ville.

    Notre recommandation : Passer rapidement du statique au temps réel

     10 – Le gaming

     Même si la crise n’est pas seule en cause, nous sommes une population d’ ’’adulteens’’, et le gaming est devenu un loisir de masse. Cette crise du ‘’Jeu-Nisme’’ n’est plus réservée aux adolescents puisque l’âge moyen du gamer est passé à 35 ans et qu’en plus la parité homme/femme est quasi atteinte. Une évolution que l’on doit à la bonne santé du secteur mais également au succès du gaming sur mobile. Ce segment (tablette + mobile), nous l’estimons à 540 M d’€ en 2015 pour la France, ce qui ne cesse d’attiser l’intérêt des éditeurs : Activision a déboursé pas loin de 6 Mds de $ pour racheter King Digital Entertainment, créateur de Candy Crush. Amazon a choisi quant à lui en rachetant Twitch de parier sur une autre tendance porteuse du gaming : le streaming de jeux vidéo et l’e-sport, créneau également investi par Youtube avec sa plateforme Youtube Gaming.

    Notre recommandation : Jouer c’est le cas de le dire, avec ce ‘’Jeu-Nisme’’ qui nous décomplexe d’être restés de grands enfants qui ne tiennent pas en place