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  • TOP & Flop 2021 selon Fabernovel

    GAFAnomics Quarterly de Fabernovel : les géants du numérique toujours plus grands

    Grands vainqueurs du confinement, les GAFA ont profité du cœur de la crise pour engendrer des résultats records. Avec le redémarrage de l’économie, sur fond d’incertitude sanitaire et de régulation, ces géants continuent toujours de croître.

    “Au cours de ce deuxième trimestre 2021, le secteur des technologies accentue son avance tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de valorisation. Grâce notamment aux géants américains qui ont accru leur domination sur les acteurs asiatiques, pénalisés par les nouvelles régulations gouvernementales.  Ils ont continué à prouver leur capacité d’innovation, soutenue par un fort pouvoir de maintien voire de revalorisation des prix des produits et services” explique en préambule Axelle Ricour-Dumas, directrice stratégie corporate chez Fabernovel. “Nous constatons en parallèle une tendance structurante qui s’accélère encore, l’innovation n’étant pas seulement portée par les grands acteurs technologiques, mais aussi par des groupes historiques qui ont progressivement adopté des briques stratégiques des modèles GAFA. Nous sommes convaincus d’être à une période charnière pour ces entreprises traditionnelles qui doivent continuer à faire naître l’innovation pour réduire l’écart

    Le rapport GAFAnomics Quarterly de Fabernovel met aussi en perspective les faits marquants du trimestre ainsi que les citations clés de dirigeants : “Dans les prochaines années, je m’attends à ce que les gens cessent de voir Facebook principalement comme un réseau social pour être vu comme une entreprise de metaverses. À bien des égards, les metaverses sont l’expression ultime de la technologie sociale” expliquait Mark Zuckerberg, CEO de Facebook. Une vision qui ouvre des opportunités à de nouveaux modèles et formats comme la publicité augmentée.

    Dans le top  : Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques

    “Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques en concrétisant les trois meilleurs trimestres de son histoire et en dépassant les attentes des analystes. L’entreprise fait 36% de croissance de son chiffre d’affaires au second trimestre par rapport à l’année précédente. Mais l’ombre de la régulation et de la pénurie de composants électroniques plane sur le géant à la pomme” explique Pierre Gonnet, analyste Fabernovel et co-auteur de l’étude GAFAnomics Quarterly.

    Dans le flop : Tencent touché mais pas coulé 

    Tencent a été fortement impacté par le mouvement de la régulation chinoise. Bien que l’entreprise soit toujours en croissance avec une hausse de 24% de ses revenus, sa valeur boursière a chuté de plus de 24% ce trimestre, révélant la crainte des investisseurs sur la tournure réglementaire que prend le gouvernement chinois. En effet, la Chine a décidé de sévir par des amendes records mais aussi par un renforcement de sa régulation autour de nouvelles lois notamment avec la loi de sécurité des données applicable dès le 1er septembre, et la Personal Information Protection Law (PIPL) qui entre en application dès le 1er novembre. Avec un objectif : renforcer le contrôle sur les géants du numérique et en réguler leurs pratiques anticoncurrentielles. Les grandes lignes sont définies dans ces lois, mais il est attendu des précisions dans de prochaines mises à jour cristallisant la crainte des investisseurs et impactant directement la valorisation de Tencent ce trimestre.

    La surprise : Snapchat commence à se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google

    Snapchat a créé la surprise ce trimestre, en voulant se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google. L’entreprise a réalisé 116% de croissance de ses revenus par rapport à l’année précédente (dépassant de 16% les attentes des analystes), et a fait bondir de 13 millions son nombre d’utilisateurs actifs quotidien. Son action a aussi grimpé de 43%.

    Cette croissance peut s’expliquer par un rebond du marché, par un regain de confiance des investisseurs dans les business model de la publicité et par un engagement et une pénétration toujours plus forte de Snap Inc. dans son marché. Mais aussi par un contexte dans lequel Facebook et Google se partagent la part du lion, représentant entre 75 et 80% du marché de la publicité en ligne et amène les clients à trouver des solutions pour réduire leur dépendance à ce duopole.

    Les entreprises traditionnelles et les startups se lancent dans les modèles économiques des GAFA

    Si les GAFA battent de nouveaux records, une tendance structurante prend de l’ampleur avec des acteurs “traditionnels” réussissant à se différencier grâce aux effets de la transformation numérique menée ces dernières années. Des groupes comme LVMH, Nike, Walmart ou The Walt Disney Company, mis en avant dans cette étude, ont pu profiter de la reprise au premier semestre et combler le fossé en pivotant vers de nouveaux modèles souvent inspirés des GAFA. Les résultats nets de ces entreprises ont ainsi, d’une année à l’autre sur le premier semestre, tous fait des performances remarquables avec +913% pour LVMH, 96% pour Walt Disney Company, +79% pour Walmart, +12% pour Nike.

    LVMH a su profiter d’une reprise de certains métiers clés comme le cuir et la mode mais aussi d’une accélération des ventes directes et du déploiement de nouvelles expériences et services. Plus largement c’est le fruit d’une remarquable stratégie d’innovation sur les leviers technologie, marketing et culturel. Avec le projet DARE, LVMH a initié un programme pour favoriser l’innovation interne et s’assurer qu’elle fait émerger de nouvelles sources de revenus. Ce programme implique 60 participants internationaux issus des 40 marques du groupe dont les dernières initiatives en date : un prototype de sac utilisant un écran numérique appelé « Canvas of the future » et une plateforme de revente en ligne des chutes de tissus et de cuir, « Nona Source ». Le groupe LVMH sait aussi s’allier avec des géants, notamment Google Cloud pour développer des modèles de prévisions des ventes, d’optimisation des stocks et des expériences personnalisées. Enfin, LVMH ne s’impose pas de limite pour réussir à toucher la génération Z en développant le jeu “Louis The Game” qui permet à l’utilisateur de découvrir l’histoire du groupe et de collecter pendant le parcours des œuvres numériques (NFT). Ce jeu, téléchargé plus de 500,000 fois, illustre également la capacité d’innovation du groupe en marketing digital et expérience client.

    The Walt Disney Company a réussi à innover et lancer Disney+ dans une période très favorable (plein covid) en menant une stratégie D2C (Direct to Consumers) pour acquérir en 2 ans la moitié du nombre d’abonnés Netflix. En effet, si le contenu de Disney a toujours été distribué par des tiers, avec Disney+, la société propose son contenu en direct en capitalisant sur sa forte image historique et se positionnant comme complémentaire au leader du marché Netflix. Avec cette stratégie innovante, l’entreprise reprend la main sur la connaissance de ses clients et adopte un modèle de revenus récurrents plus résilient.  Le succès de Disney sur un an ne repose ainsi plus sur la performance unique de quelques blockbusters mais sur l’évolution et la cohérence de son bouquet global de contenus.

    5 cas d’acquisitions stratégiques en 2024 imaginés par Fabernovel

    “Il existe plusieurs stratégies d’acquisitions, les géants s’adonnant souvent à des stratégies défensives avec de la consolidation en rachetant des acteurs identiques à leurs marchés. Dans cette nouvelle économie, et pour que le tissu tech européen se développe, les entreprises traditionnelles et startups devront trouver des modèles de collaboration et de création de valeur innovantes pour décupler leurs impacts. En 2024, nous faisons le pari que ce type d’acquisitions innovantes sera monnaie courante et nous vous proposons d’imaginer ce que serait un mariage entre entreprises du CAC40 et Next 40 d’horizons différents” anticipe Cyril Vart, Vice-Executive Président de Fabernovel.

    Bienvenue donc en 2024** :

    • Accor et Care : après s’être diversifié dans le coworking, Accor se lance dans le secteur de la santé.  En combinant le meilleur de Qare en ligne et des pratiques Accor hors ligne, les possibilités autour des cliniques hôtelières et l’hospitalité médicale qui y sont associées offrent de nouveaux horizons d’innovation pour le groupe d’hospitalité.
    • Schneider Electric et Cityscoot allient leurs pouvoirs qui ont fait leur succès en créant du logiciel sur du hardware. La combinaison de leurs services et de leurs expertises dans une plateforme ouverte pourrait enrichir l’expérience des clients de Schneider Electric. D’un autre côté, Cityscoot pourrait s’appuyer sur le savoir-faire de Schneider pour passer à l’échelle et tenter de fixer les standards de la mobilité urbaine.
    • Renault et Lydia s’entendent dans une alliance stratégique pour réinventer la façon de vendre des voitures et les nouveaux moyens de les financer. Lydia est en effet une référence du Next 40 lorsqu’il s’agit de développer et de vendre des services financiers centrés clients, notamment autour de l’abonnement, du partage, de l’usage…
    • Sanofi intègre Shadow – qui permet de mieux répartir la puissance d’un ordinateur entre ses salles de serveur et les devices des clients  – pour améliorer les performances de leur produit tout en respectant la sécurité de leurs clients, à l’ère de la santé connectée et à distance.
    • EDF et Ledger :  le rapport au prix pour le consommateur est un sujet sensible sur le marché de l’énergie, dont les variations sont le plus souvent dues à des facteurs externes. EDF s’allie ainsi avec Ledger, pour renforcer la transparence et la confiance auprès de ses clients grâce à la technologie blockchain, permettant de tracer le coût de l’extraction au foyer.
  • Rapport Fabernovel : les géants du numérique toujours plus grands

    Grands vainqueurs du confinement : les GAFA

    Les GAFA ont profité du cœur de la crise pour engendrer des résultats records. Avec le redémarrage de l’économie, sur fond d’incertitude sanitaire et de régulation, ces géants continuent toujours de croître.

    “Au cours de ce deuxième trimestre 2021, le secteur des technologies accentue son avance tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de valorisation. Grâce notamment aux géants américains qui ont accru leur domination sur les acteurs asiatiques, pénalisés par les nouvelles régulations gouvernementales.  Ils ont continué à prouver leur capacité d’innovation, soutenue par un fort pouvoir de maintien voire de revalorisation des prix des produits et services” explique en préambule Axelle Ricour-Dumas, directrice stratégie corporate chez Fabernovel. “Nous constatons en parallèle une tendance structurante qui s’accélère encore, l’innovation n’étant pas seulement portée par les grands acteurs technologiques, mais aussi par des groupes historiques qui ont progressivement adopté des briques stratégiques des modèles GAFA. Nous sommes convaincus d’être à une période charnière pour ces entreprises traditionnelles qui doivent continuer à faire naître l’innovation pour réduire l’écart”.

    Dans le top  : Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques

    Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques en concrétisant les trois meilleurs trimestres de son histoire et en dépassant les attentes des analystes. L’entreprise fait 36% de croissance de son chiffre d’affaires au second trimestre par rapport à l’année précédente. Mais l’ombre de la régulation et de la pénurie de composants électroniques plane sur le géant à la pomme” explique Pierre Gonnet, analyste Fabernovel et co-auteur de l’étude GAFAnomics Quarterly.

    Apple est un parfait exemple de société ayant su s’imposer avant, pendant et à l’orée espérée de la fin de la pandémie du Covid-19, et cette performance s’explique par une croissance forte des ventes de ses produits clés comme l’iPhone qui génère près de 40 milliards de dollars de ventes, et qui enregistre une croissance de près de 50% comparé à l’année précédente. La pénurie de semi-conducteurs dans le monde est un enjeu que l’entreprise devra surveiller aux prochains trimestres.

    Le géant à la pomme réussit également sur ses activités de services qui sont liées aux commissions (allant de 15 à 30%) appliquées aux revenus générés par les différentes applications présentes sur son store. Ce segment de revenus a en effet enregistré une croissance de près de 33% par rapport à l’année précédente, représentant une manne de 17,5 milliards de dollars. Apple devra relever le défi de ses méthodes jugées anticoncurrentielles de par le monde, la Corée du Sud est d’ailleurs le premier pays à demander aux plateformes d’applications d’ouvrir des alternatives à leurs offres de paiement intégrées (en savoir plus en lisant la note de Fabernovel “Régulation Sud-Coréenne sur le paiement des géants du numérique : vers un consensus mondial ?

    Dans le flop : Tencent touché mais pas coulé 

    Tencent a été fortement impacté par le mouvement de la régulation chinoise. Bien que l’entreprise soit toujours en croissance avec une hausse de 24% de ses revenus, sa valeur boursière a chuté de plus de 24% ce trimestre, révélant la crainte des investisseurs sur la tournure réglementaire que prend le gouvernement chinois. En effet, la Chine a décidé de sévir par des amendes records mais aussi par un renforcement de sa régulation autour de nouvelles lois notamment avec la loi de sécurité des données applicable dès le 1er septembre, et la Personal Information Protection Law (PIPL) qui entre en application dès le 1er novembre. Avec un objectif : renforcer le contrôle sur les géants du numérique et en réguler leurs pratiques anticoncurrentielles. Les grandes lignes sont définies dans ces lois, mais il est attendu des précisions dans de prochaines mises à jour cristallisant la crainte des investisseurs et impactant directement la valorisation de Tencent ce trimestre.

    La surprise : Snapchat commence à se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google

    Snapchat a créé la surprise ce trimestre, en voulant se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google. L’entreprise a réalisé 116% de croissance de ses revenus par rapport à l’année précédente (dépassant de 16% les attentes des analystes), et a fait bondir de 13 millions son nombre d’utilisateurs actifs quotidien. Son action a aussi grimpé de 43%.

    Cette croissance peut s’expliquer par un rebond du marché, par un regain de confiance des investisseurs dans les business model de la publicité et par un engagement et une pénétration toujours plus forte de Snap Inc. dans son marché. Mais aussi par un contexte dans lequel Facebook et Google se partagent la part du lion, représentant entre 75 et 80% du marché de la publicité en ligne et amène les clients à trouver des solutions pour réduire leur dépendance à ce duopole. De plus, Snapchat a su développer son modèle et a réussi à croître en allant chercher des parts de marché en dehors de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’entreprise continue également à innover en lançant de nouveaux formats de réalité virtuelle permettant aux marques de mieux rayonner et faire grimper, in fine, le revenu moyen par utilisateur de l’application de 22% par rapport au trimestre précédent (de 2,74 à 3,35 dollars).

    Les entreprises traditionnelles et les startups se lancent dans les modèles économiques des GAFA

    Si les GAFA battent de nouveaux records, une tendance structurante prend de l’ampleur avec des acteurs “traditionnels” réussissant à se différencier grâce aux effets de la transformation numérique menée ces dernières années. Des groupes comme LVMH, Nike, Walmart ou The Walt Disney Company, mis en avant dans cette étude, ont pu profiter de la reprise au premier semestre et combler le fossé en pivotant vers de nouveaux modèles souvent inspirés des GAFA. Les résultats nets de ces entreprises ont ainsi, d’une année à l’autre sur le premier semestre, tous fait des performances remarquables avec +913% pour LVMH, 96% pour Walt Disney Company, +79% pour Walmart, +12% pour Nike.

    LVMH a su profiter d’une reprise de certains métiers clés comme le cuir et la mode mais aussi d’une accélération des ventes directes et du déploiement de nouvelles expériences et services. Plus largement c’est le fruit d’une remarquable stratégie d’innovation sur les leviers technologie, marketing et culturel. Avec le projet DARE, LVMH a initié un programme pour favoriser l’innovation interne et s’assurer qu’elle fait émerger de nouvelles sources de revenus. Ce programme implique 60 participants internationaux issus des 40 marques du groupe dont les dernières initiatives en date : un prototype de sac utilisant un écran numérique appelé « Canvas of the future » et une plateforme de revente en ligne des chutes de tissus et de cuir, « Nona Source ». Le groupe LVMH sait aussi s’allier avec des géants, notamment Google Cloud pour développer des modèles de prévisions des ventes, d’optimisation des stocks et des expériences personnalisées. Enfin, LVMH ne s’impose pas de limite pour réussir à toucher la génération Z en développant le jeu “Louis The Game” qui permet à l’utilisateur de découvrir l’histoire du groupe et de collecter pendant le parcours des œuvres numériques (NFT). Ce jeu, téléchargé plus de 500,000 fois, illustre également la capacité d’innovation du groupe en marketing digital et expérience client.

    The Walt Disney Company a réussi à innover et lancer Disney+ dans une période très favorable (plein covid) en menant une stratégie D2C (Direct to Consumers) pour acquérir en 2 ans la moitié du nombre d’abonnés Netflix. En effet, si le contenu de Disney a toujours été distribué par des tiers, avec Disney+, la société propose son contenu en direct en capitalisant sur sa forte image historique et se positionnant comme complémentaire au leader du marché Netflix. Avec cette stratégie innovante, l’entreprise reprend la main sur la connaissance de ses clients et adopte un modèle de revenus récurrents plus résilient.  Le succès de Disney sur un an ne repose ainsi plus sur la performance unique de quelques blockbusters mais sur l’évolution et la cohérence de son bouquet global de contenus.

    Si les grands groupes accélèrent sur leur innovation interne, les nouveaux acteurs numériques représentent aussi un vivier d’innovation pour créer de la valeur et se réinventer face aux géants du numérique.  La bonne nouvelle ? L’écosystème de startups en Europe continue sa dynamique positive avec un regain d’intérêt des investisseurs poussé par l’accélération de tendances structurantes liées au numérique pendant le Covid et la capacité de certaines startups européennes à tirer leur épingle du jeu sur cette période.
    Les chiffres parlent d’eux mêmes :  les levées en Europe sur les startups les plus matures ont augmenté de 466% par rapport à l’année précédente avec l’e-commerce, la fintech, e-santé et l’IA en tête. Le nombre de licornes explose aussi en Europe, qui en détient près de 20% du total, soit 52 pépites valorisées à plus d’un milliard de dollars. Les startups françaises ont levé 4,7 milliards d’euros au travers de 400 opérations, enregistrant une croissance de 74% en valeur et 24% en volume par rapport à 2020. C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire du marché français que plus d’1 milliard d’euros ont été levés tous les mois du dernier trimestre : 1,4 Md€ en mai, 1,7 Md€ en juin et 1,6 Md€ en juillet.

    Alors que les news kids in the block grandissent en Europe, il sera intéressant de trouver des synergies avec les grands groupes « traditionnels » pour continuer d’accélérer l’innovation, de donner une chance à ce nouvel écosystème de grandir et de proposer des alternatives aux géants du numérique.

    5 cas d’acquisitions stratégiques en 2024 imaginés par Fabernovel

    “Il existe plusieurs stratégies d’acquisitions, les géants s’adonnant souvent à des stratégies défensives avec de la consolidation en rachetant des acteurs identiques à leurs marchés. Dans cette nouvelle économie, et pour que le tissu tech européen se développe, les entreprises traditionnelles et startups devront trouver des modèles de collaboration et de création de valeur innovantes pour décupler leurs impacts. En 2024, nous faisons le pari que ce type d’acquisitions innovantes sera monnaie courante et nous vous proposons d’imaginer ce que serait un mariage entre entreprises du CAC40 et Next 40 d’horizons différents” anticipe Cyril Vart, Vice-Executive Président de Fabernovel.

    Bienvenue donc en 2024

    Accor et Care : après s’être diversifié dans le coworking, Accor se lance dans le secteur de la santé.  En combinant le meilleur de Qare en ligne et des pratiques Accor hors ligne, les possibilités autour des cliniques hôtelières et l’hospitalité médicale qui y sont associées offrent de nouveaux horizons d’innovation pour le groupe d’hospitalité.

    Schneider Electric et Cityscoot allient leurs pouvoirs qui ont fait leur succès en créant du logiciel sur du hardware. La combinaison de leurs services et de leurs expertises dans une plateforme ouverte pourrait enrichir l’expérience des clients de Schneider Electric. D’un autre côté, Cityscoot pourrait s’appuyer sur le savoir-faire de Schneider pour passer à l’échelle et tenter de fixer les standards de la mobilité urbaine.

    EDF et Ledger : Le rapport au prix pour le consommateur est un sujet sensible sur le marché de l’énergie, dont les variations sont le plus souvent dues à des facteurs externes. EDF s’allie ainsi avec Ledger, pour renforcer la transparence et la confiance auprès de ses clients grâce à la technologie blockchain, permettant de tracer le coût de l’extraction au foyer.

    Renault et Lydia s’entendent dans une alliance stratégique pour réinventer la façon de vendre des voitures et les nouveaux moyens de les financer. Lydia est en effet une référence du Next 40 lorsqu’il s’agit de développer et de vendre des services financiers centrés clients, notamment autour de l’abonnement, du partage, de l’usage…

    Sanofi intègre Shadow – qui permet de mieux répartir la puissance d’un ordinateur entre ses salles de serveur et les devices des clients  – pour améliorer les performances de leur produit tout en respectant la sécurité de leurs clients, à l’ère de la santé connectée et à distance.

     

  • Vers la fin d’Amazon, Apple, Facebook et Google ?

    Google, Apple, Facebook, Amazon : enfin responsables ?


    Par Jean-Paul Crenn, fondateur de VUCA Strategy

    L’évasion fiscale systématique sous couvert d’optimisation n’est que la partie émergée du côté obscur des GAFA. Ces Big Tech vont – enfin – devoir être responsables et changer leurs comportements pour survivre. D’autant plus qu’une menace technologique aussi puissante que la vague de l’Internet qui les a créées pourrait bien les emporter… Facebook, Google, Apple et Amazon : les MySpace, Altavista, Nokia et Félix Potin du futur ?

    Le vent tourne pour ces plateformes et ce n’est pas trop tôt

    Le point d’inflexion a été la récente révélation selon laquelle Mark Zuckerberg était devenu, sans le vouloir, sans le savoir, l’intercesseur de Vladimir Putin dans les élections présidentielles américaines.

    Mais Facebook n’est pas la seule plateforme pour laquelle le voile de la communication angélique se déchire sous la pression des conséquences de ses actions. Google, Apple et Amazon sont dans la même situation. Tout comme la révolution culturelle maoïste a dû reconnaître la réalité de ses actions au travers du procès de la « bande des 4 », les GAFA vont devoir commencer à rendre des comptes et à changer leurs comportements pour survivre. Car il va bien falloir qu’elles finissent par répondre aux mêmes normes et aux mêmes contraintes que les autres entreprises. Et il ne s’agit pas que d’évasions fiscales sous couvert d’optimisation.

    Vers la fin d’Amazon, Apple, Facebook et Google ?

    Destruction d’emplois, domination, faible implication sociétale et capacité à détruire des pans entiers de l’économie sont les facteurs qui amèneront au démantèlement d’Amazon. Ce dernier a besoin de moins de la moitié des employés dont a besoin un distributeur traditionnel pour fournir le même niveau de service. Cela signifie qu’une progression annuelle de 20 Mds $ implique la destruction de 50 000 emplois dans la distribution. Depuis 2008, Walmart a payé 64 Mds de $ d’impôt sur les sociétés et Amazon 1,4. Amazon ne paie pratiquement pas d’impôts, subventionne la destruction de la distribution en parvenant à ne pas rémunérer son capital, en ayant des prêts bancaires à des taux inférieurs à ceux de la Chine, en développant son activité AWS et sa Marketplace ! Jeff Bezos est un génie du story-telling mais cela aura une limite.

    Le démantèlement d’Amazon viendra des politiques, européens et américains quand ils comprendront, enfin, qu’ils ne peuvent pousser des cris d’orfraie sur l’évasion fiscale tout en leur offrant des avantages incroyables pour venir s’installer sur leur territoire, sans réelle contrepartie.

    De son côté Apple a réussi à transformer en produit de luxe des objets manufacturés en masse. Apple a donc sans doute moins de souci à se faire de la part des gouvernements. Sa problématique d’évasion fiscale pourra être facilement résolue : avec tout son cash, elle pourra trouver un terrain d’entente avec le percepteur quand ce dernier se décidera, enfin, à frapper à sa porte. Apple, vénéré par « ceux qui comptent » s’est permis de faire un doigt d’honneur au gouvernement américain quand ce dernier a voulu accéder, ô sacrilège, à l’iPhone d’un terroriste. Apple se considère au- dessus des lois avec le soutien fervent de ses adeptes. Cela finira peut-être par agacer le citoyen américain lambda ainsi que le législateur…

    Facebook a couvert des actions étrangères lors des dernières élections américaines. Non pas que ces quelques milliers de $ aient pu changer le cours des événements mais ces rois de l’IA ne seraient pas capables de remarquer ce type de tentative de manipulation par leur intermédiaire… De même, les agissements de Cambridge Analytica pour le compte de Donald Trump n’ont sauté aux yeux de personne chez Facebook. De deux choses l’une, soit Facebook ne sait vraiment pas ce qui se passe chez lui – et c’est peut-être pourquoi Zuckerberg met un scotch sur sa webcam – soit il considère qu’il n’a aucune responsabilité dans ce qui se fait ou se dit via sa plateforme. Son objectif est uniquement de faire de l’argent via des clics. Les contenus ne sont pas son problème. Que plusieurs études montrent que le réseau social favorise mécaniquement la haine n’est pas son souci. Au contraire, c’est bon pour le niveau d’implication des usagers qui ainsi s’auto-confortent dans leurs convictions de plus en plus extrêmes. Jusqu’où Ponce Pilate peut-il s’exonérer de ses responsabilités ?

    Enfin Google est, selon les lois de l’antitrust, la plateforme la plus vulnérable aux interventions des gouvernements avec des parts de marché à plus de 90%. Or le marché du Search est désormais plus important que celui de la publicité, partout dans le monde, à l’exception des USA. Google est le plus conscient de la bande des 4 de son énorme pouvoir et des craintes que cela peut engendrer. Imaginez juste votre portrait et votre nom au-dessus de toutes les idioties que vous avez pu saisir dans cette foutue barre de recherche et vous commencerez à percevoir ce qui peut fait peur. Quand Dieu, la source de vérité omnisciente, n’est pas un gars invisible avec une barbe mais des employés qui font des barbecues tous les week-ends eh bien c’est… dérangeant. En ce début d’année l’amende de la commission européenne de 2,42 Mds € envers Google n’a pas fait bouger son cours de bourse ce qui montre que les investisseurs et donc le top management de l’entreprise en ont pas grand- chose à faire. Mais la commission ne va pas en rester là.

    Le vent tourne d’abord en Europe

    L’offensive venant d’Europe va se poursuivre, notamment avec l’application du Règlement Général sur la Protection des Données au 25 mai 2018. Si les USA tirent quelques bénéfices de la bande des 4, l’Europe n’en tire que des miettes tout en voyant ses propres champions étouffés par les GAFA (Nokia c’est quoi ? Qwant c’est où ?).

    Ce qui peut freiner la bande des 4, y compris aux USA, c’est que la réalité de leurs actes démontre leur manque de sens civique ce qui, au vu de leur poids dans l’économie et donc la société va finir par ne plus être acceptable par un nombre de plus en plus grand de citoyens-utilisateurs-clients.

    Le vent tourne au niveau technologique

    Le vent pourrait bien tourner pour les GAFA par ce qui a fait leur force : la technologie. Elles se sont accaparées, à leur profit, celle de l’Internet (dont le fameux protocole TCP/IP est le socle) en mettant en œuvre des stratégies de plateforme. Cela leur a permis de se positionner, grâce aux effets de

    réseau, comme des intermédiaires incontournables là où la promesse de l’Internet était justement d’éliminer ces fameux intermédiaires.

    La technologie de la Blockchain, qui est le socle du Bitcoin, peut s’avérer aussi transformatrice que celle du TCP/IP car elle permet de certifier le transfert d’information. Ainsi, comme le dit très justement Gilles Babinet, la Blockchain pourrait faire à la transaction ce que le protocole TCP/IP a fait à l’information : créer, de façon automatisée, de la confiance, sans qu’il soit nécessaire de passer par des tiers tels que les GAFA, l’Etat ou les Bancassurances. Nous pouvons envisager avec la Blockchain une relation plus « horizontale », en peer to peer, pour tous les actes qui exigent de la confiance : transactions, réservations, actes de propriété, diplômes… mais également identité. Avec un coût bien moindre que celui exigé par les intermédiaires. Adieu les 10, 15, 20% exigés par Amazon ou Apple ! Bonjour la rémunération de nos comportements et de notre identité par Facebook ou Google ! Adieu Notaire, Commissaire aux comptes et autres comptables, adieu Blablacar, AirBnb ou Uber !

    Cet alignement des planètes avec une Europe dos au mur, des citoyens qui doutent et la possible émergence de la Blockchain, va-t-elle faire de Facebook, Google, Apple et Amazon les MySpace, Altavista, Nokia et Félix Potin du futur ? Nul ne le sait. Mais ce qui est certain c’est que le temps de leur toute puissance est derrière elles. Elles vont devoir, enfin, rendre des comptes.

    Le vent tourne !

  • Medias: les nouvelles règles du jeu des GAFA

    Les nouvelles règles du jeu

    Carnet des tendances de Valtech 

    Il n’aura échappé à personne que le monde des médias traverse une transformation massive impulsée par les évolutions constantes en matière de technologie, d’usages et de contenus. Ces dernières semaines se sont cependant révélées symptomatiques d’une transition non sans douleur, notamment au travers des nouvelles règles du jeu – dictées  par les GAFA.

    L’échec d’une partie du journalisme « old school » : l’exemple  Pewdiepie

     Nous avons eu une belle illustration de la violence de cette transition avec la confrontation, il y a quelques semaines, entre le YouTubeur superstar Pewdiepie et le Wall Street Journal. Attaquant frontalement le streameur, le journal a publié de graves accusations – infondées – dans le but de créer la polémique et d’attirer des lecteurs.
    Au final, l’initiative s’est retournée contre le journal après que Pewdiepie a dénoncé publiquement l’absence de substance et de fond de ce coup bas, ce qui a eu pour effet de déclencher une vendetta en ligne contre Ben Fritz, auteur au WSJ, avec le hashtag #hypofritz. Selon le Youtubeur, l’histoire est révélatrice du sentiment de frustration et de résistance au changement qui anime les « anciens médias » à l’encontre des « nouveaux médias », d’autant que les deux obéissent aux mêmes mesures d’audience. Parallèlement, Facebook a lancé le Journalism Project, un cycle de formation débouchant sur un  certificat officiel….
    Le Groupe Murdoch vs. Facebook & Google
    Rupert Murdoch est littéralement en guerre contre Facebook et Google, qu’il accuse de « porter délibérément préjudice à la profession de journaliste » en utilisant des algorithmes qui privilégient les contenus gratuits au détriment d’articles payants plus qualitatifs. Mais la position de Murdoch ne fait pas l’unanimité chez ses pairs. Pour le CEO du New York Times, Mark Thompson, l’industrie de la presse écrite peine à imaginer une stratégie de pérennisation de son activité à l’ère du numérique, une déclaration difficilement réfutable au regard de la croissance sans égale du New York Times et de ses prochaines initiatives, dont un partenariat inédit avec Snapchat


    Qui peut arrêter Netflix ?

    Dans le domaine du divertissement, Netflix frappe fort. Alors que la société compte 100 millions d’abonnés dans le monde et affiche près de 30% de croissance par rapport à l’année précédente, son CEO Reed Hastings a récemment déclaré qu’il ne craint pas la concurrence d’Amazon ou de Youtube mais celle du… sommeil ! Selon le fondateur de L2, Scott Galloway, Netflix pourrait bien être la prochaine marque dépassant les 300 milliards de dollars, au côté des 4 géants GAFA. Galloway replace les choses en contexte : quand HBO dépense 2,5 milliards de dollars cette année dans l’achat de nouveaux contenus, Netflix en dépense 6,5 milliards !

    Amazon Studios, sports et force de frappe

    Netflix a beau afficher une performance exceptionnelle, Reed Hastings parle peut-être trop vite en disant ne craindre aucune concurrence. Ces dernières années, Amazon a fait preuve d’une incroyable rapidité de développement de nouveaux marchés et d’une formidable capacité à élaborer des modèles économiques disruptifs avec des approches de service ambitieuses. Face au budget de production de contenus de 6,5 milliards de dollars de Netflix, Amazon investit 5 milliards de dollars dans ses débuts sur le marché du streaming vidéo. La société de Jeff Bezos pourrait faire une percée sur le marché du divertissement en misant sur le sport maintenant qu’elle a investi 50 millions de dollars pour acheter les droits de diffusion en direct des rencontres Thursday Night de la NFL, la ligue de football américaine. A terme, le principal avantage d’Amazon dans sa course contre Netflix sera sa force de frappe, sa stratégie de contenu relevant davantage d’un produit d’appel pour vendre davantage d’abonnements Prime.

    La guerre des écosystèmes sur le long terme

    Pour les GAFA, le secteur des médias est un champ de bataille parmi d’autres théâtres d’une longue guerre silencieuse. Apple, Amazon, Google et Facebook s’attachent tous à construire des écosystèmes articulés autour d’une multitude de points de contact avec les consommateurs. A cet égard, l’intelligence artificielle pourrait être le levier à activer pour asseoir sa position de leader.

  • Quand la voix concentre 61% des fraudes enregistrées par les services financiers…

    Reconnaissance vocale : l’ombre du piratage plane sur les consommateurs

    Etude européenne PINDROP 

    L’hystérie des GAFA autour des enceintes connectées – à laquelle Apple vient de contribuer avec son HomePod –  l’indique : la reconnaissance vocale s’impose dans notre quotidien. A tel point que la CNIL vient d’autoriser neufs établissements bancaires à utiliser la reconnaissance vocale pour s’authentifier lors d’une connexion à un compte ou pour effectuer certaines transactions. Toutefois comme tout moyen de reconnaissance la voix n’est pas infaillible. Elle fait également l’objet de piratage. Les consommateurs en ont-ils conscience ? En ont-ils déjà été victimes ? Quel est l’impact de ces actes de piratage sur leurs comportements ? Ces questions sont au cœur de la vaste enquête menée par Pindrop, le spécialiste de la sécurité vocale, auprès de 3 000 consommateurs européens. En voici les principaux enseignements :

    Un risque accru de fraude

    Le risque de devenir les victimes d’arnaques par téléphone est de plus en plus important pour les consommateurs. la nouvelle enquête de Pindrop montre en effet que les fraudeurs utilisent les informations glanées sur les profils des particuliers sur les médias sociaux pour répondre à des questions de sécurité offrant peu de protection (ex. : services bancaires) et accéder ainsi à leurs comptes. Cette pratique met en lumière les lacunes des centres de contact en matière de sécurité, ainsi que la nécessité de renforcer la protection des communications par téléphone, un canal négligé depuis trop longtemps.

    52 % des consommateurs s’alarment du manque d’originalité des méthodes d’authentification utilisées par les entreprises 

    Menée auprès de 3 000 personnes au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, l’enquête indépendante révèle des similarités entre les pays. Près de deux tiers des répondants auraient ainsi déjà partagé des éléments de réponse à des questions de sécurité sur des réseaux sociaux. Les consommateurs se disent également frustrés par les méthodes d’authentification actuellement proposées, en particulier par téléphone. En France, 57 % d’entre eux contactent régulièrement (au moins une fois par mois) des prestataires de services par téléphone, et ils sont 41 % à admettre oublier leurs réponses aux questions de sécurité posées par leurs banques ou leurs fournisseurs d’eau, d’électricité ou autres pour s’authentifier. Enfin, 52 % d’entre eux estiment que trop d’entreprises leur posent les mêmes questions de vérification.

    La voix concentre 61% des fraudes enregistrées par les services financiers

    « Il semble que les arnaqueurs profitent des mauvaises habitudes des consommateurs en matière de partage d’informations personnelles sur les médias sociaux », déclare Matt Peachey, vice-président des activités à l’international chez Pindrop, un spécialiste de l’authentification et de la sécurité vocale. « Ces consommateurs s’exposent à des risques importants, car les arnaqueurs pourraient se servir de ces informations pour répondre à des questions de sécurité par téléphone à leur place. Ainsi, 61 % des cas de fraude enregistrés par les établissements financiers auraient lieu via ce canal. » (1)

    Informations personnelles : les pratiques à risque des jeunes européens

    Ce phénomène touche tout particulièrement les 18-24 ans. En effet, 80 % d’entre eux confirment qu’au moins une information visible sur leurs profils sur les médias sociaux pourrait être utilisée à des fins d’authentification, y compris leur date ou lieu de naissance. « Les lignes de défense doivent être unifiées pour les services en ligne et hors ligne, à la fois par les consommateurs, les banques et autres services publics. »

    Un risque sous-évalué et une ignorance sur l’usage des données personnelles

    L’enquête montre que les consommateurs sous-estiment gravement les risques du canal téléphonique. En effet, bien que 64 % des répondants craignent que leurs comptes soient piratés en ligne, seuls 55 % d’entre eux se soucient que des arnaqueurs puissent en prendre le contrôle par téléphone. En outre, les consommateurs ignorent comment ces derniers utilisent leurs renseignements personnels.

    Ainsi, seuls 8 % d’entre eux ont une connaissance étendue des canaux et de la façon dont ces données personnelles sont exploitées. Une personne sur cinq s’estime moins confiante qu’il y a 12 mois par rapport à la protection de ses informations personnelles.

    « Selon les résultats de l’enquête, 57 % de l’ensemble des répondants ont appelé leur banque au court des 30 derniers jours. Pour ces organisations, la problématique est donc de continuer à proposer un service client exceptionnel par téléphone sans négliger la sécurité », poursuit Matt Peachey.

    40% des français prêts à utiliser une technologie d’authentification par la voix

    Les technologies d’identification par la voix peuvent être une solution pour les entreprises, car elles évitent souvent aux consommateurs de se rappeler de leurs mots de passe, ce qui représente un avantage précieux pour 42 % d’entre eux. Cependant, bien que 40 % des Français choisiraient d’utiliser une technologie d’identification vocale en guise de mot de passe, seuls 10 % des répondants dans chacune des régions s’estiment très confiants quant à la sécurité de cette approche d’authentification.

    « Compte tenu de la facilité avec laquelle il est possible d’abuser d’un système de biométrie vocale, il est clair que la seule utilisation de la voix comme mode d’authentification n’est pas une approche de sécurité suffisante. » said Peachey. « Pour mieux lutter contre les arnaques par téléphone, les organisations doivent mettre en place un système de défense à plusieurs couches. La solution doit être capable d’analyser la voix ainsi que les caractéristiques de l’appel lui-même au niveau sonore et du réseau. »

    La technologie PhoneprintingTM de Pindrop

    C’est ce que propose la technologie Phoneprinting™ de Pindrop, qui analyse 147 caractéristiques uniques du fond sonore des appels. Cette technologie permet d’obtenir la localisation réelle de l’appelant, identifie l’appareil utilisé, et détermine si celui-ci a déjà servi à contacter l’entreprise par le passé. Tout ceci contribue à une vérification bien plus fiable, et offre une protection bien plus renforcée que la simple utilisation d’une solution de biométrie vocale.

     

     

  • Qui a volé la relation client ?

    « Qui a volé la relation client ? »

    L’AACC Customer Marketing publie son nouvel ouvrage

    La délégation Customer Marketing de l’Association des Agences-Conseils en Communication (AACC) publie un nouvel ouvrage issu de son cinquième think tank sur le thème « Qui a volé la relation client ? », qui explore l’impact des transformations technologiques et sociétales sur la relation client.

    La relation entre les marques et leurs clients se transforme profondément. Le consommateur, de plus en plus exigeant et volatile, connecté en permanence via sonsmartphone avant, pendant et après l’acte d’achat, est désormais au centre du jeu.
    Ses nouveaux référents ne sont plus les concurrents des marques qu’il achète ou des enseignes qu’il fréquente, mais les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et les
    NATU (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber). De nouveaux entrants ont inventé des usages
    inédits : économie collaborative, location, réparation plutôt qu’achat, troc… Ils
    séduisent les Millenials, ces 18/35 ans qui refusent la publicité, sont capables d’être
    les ambassadeurs de marques qu’ils n’achètent pas et qui réclament du sens plutôt que des produits ou des services.

    Le Big Data et l’intelligence artificielle sont une opportunité pour le lancement de nouveaux services, capables de réenchanter la relation client pour en faire une véritable expérience. « Notre profession doit ouvrir de nouvelles voies. Cet ouvrage est issu d’un think tank : une occasion rare de croiser et confronter nos regards d’experts sur des sujets au coeur des stratégies transformatives des entreprises. Nous apportons aux marques un éclairage concret avec des pistes de travail pour s’adapter et innover », souligne Catherine Michaud, Présidente de la délégation Customer Marketing.

    La relation client traditionnelle semble définitivement disparue. Alors qui en est responsable ? Le digital ? La data ? Les robots ? Les Millenials ? Les GAFA ? Le client? Et si le coupable était tout simplement l’époque qui a remis le client au centre de l’activité des entreprises ?… Qui a volé la relation client ?

    Responsables les deux principaux suspects : GAFA et NATU ?
    Les GAFA monopolisent déjà plus de la moitié du temps passé et du trafic en ligne.
    Leur ambition est de devenir l’unique point de contact pour l’ensembles des besoins, partout, à tout moment. Le temps de navigation quotidien des internautes a atteint un palier : il est passé d’un taux de croissance de 15,2 % en 2012 à 2,9 % en 2016 1. Les marques sont ainsi de plus en plus dépendantes des GAFA pour atteindre leurs cibles. Pour résister à cette évolution qui menace leur survie, les marques ont compris qu’elles doivent mettre tout en oeuvre pour rendre la donnée plus humaine, afin

    Coupables les Millenials infidèles mais partageurs ?
    Les générations Y et Z, sont les premières à envisager différemment leur relation aux marques qui ne se résume pas à être client ou non. Les Millenials sont capables d’être les ambassadeurs de marques qu’ils ne consomment pas. Ils recherchent des bénéfices à court terme et sont sensibles aux offres exclusives instantanées avec pour objectif un meilleur confort de vie et un réel bénéfice. Ils restent maîtres de leur expérience client et ne souhaitent pas être poursuivis, ils rejettent le retargetting. Les marques doivent leur proposer des expériences qui, au-delà de leur statut psychosociologique et de leur comportement d’achat, prennent aussi en compte leurs goûts et leurs humeurs.

    Fautifs les consommateurs infidèles et désirables ?
    Ce sont les marques qui doivent devenir fidèles aux consommateurs et non plus l’inverse. Les marques doivent désormais prouver qu’elles désirent le consommateur, à chaque étape de son parcours, et pas seulement dans un discours publicitaire. Elles doivent innover sans cesse et rendre la vie des consommateurs plus facile. Avant de demander à leurs clients de faire des efforts, les marques doivent elles-mêmes s’investir dans la relation en s’intéressant à eux, à leurs attentes voire à leurs angoisses.

    L’époque sur le banc des accusés ?

    Et si notre époque était celle de la fin des marques et donc de la relation avec elles ?Aujourd’hui, le brand content fonctionne mais n’engage plus. 72% des 18-34 ans n’ont pas choisi l’une de leurs marques préférées lors de leurs achats sur un an 2 et 89% des internautes ont une opinion négative des programmes de fidélité des marques 3. Pourtant 79% des français admettent, via les réseaux sociaux, avoir au moins une « love brand » 4 . Mais les temps ont changé et ces preuves d’amour ne se transforment pas nécessairement en achat. Les marques doivent faire plus que dire, engager plutôt que récompenser.

    Après avoir exploré toutes les pistes et donné des éléments de réponse à la question de l’évolution de la relation client, l’ouvrage propose aux marques quelques axes pour réussir leur transition de la relation à l’expérience client ? « Mais nous n’arrêterons pas de nous interroger sur les évolutions qu’elles soient des signaux faibles ou des alertes rouges. Demain l’IA sera présente partout, les robots aussi, les consommateurs auront d’autres besoins, d’autres comportements. Les marques imagineront d’autres stratégies relationnelles et nous serons là pour les accompagner », conclut Catherine Michaud.

    1 – Source : eMarketer

    2 – de réinstaurer de l’émotion et offrir à leurs clients des expériences qui suscitent

    de l’engagement.

     

     

  • IMEDIA Brand Summit – Le futur de l’entreprise, du marketing et de l’homme…

    Le futur de l’entreprise, de l’industrie, du marketing et …de l’homme.

    IMEDIA Brand Summit, ex eMarketing One to One organisé par Comexposium, s’est déroulé du 1 er au 2 juin à Biarritz.

    Retour sur les temps forts de l’événement avec Joël De Rosnay:  scientifique,  conférencier, écrivain et surfeur et David Shing, Digital Prophet chez AOL.

     

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    9 Temps forts sur le Futur de l’Entreprise et de l’Industrie, par : Joël de Rosnay, grand vulgarisateur des sciences et des technologies qui surfe   sur les vagues du présent…

     

    A QUOI RESSEMBLERA L’ENTREPRISE EN 2030 ?

     1-L’entreprise sera transparente

    L’entreprise de demain c’est partager des valeurs : respect, générosité, l’éthique…

    Plus que jamais, l’Open sera de rigueur : plus d’entre soi ou de secrets financiers.

    Il faudra, faire confiance aux directeurs de l’intégration numérique et oublier les DSI. Vive les DIN : Direction de l’intégration numérique !

    2-L’entreprise sera libérée  

    D’ici 2030, 44 millions d’Américains travailleront en indépendants sur une base hebdomadaire régulière. L’entreprise de demain sera fluide. Pourquoi ? Parce qu’avec les technologies et le digital, les pyramides sont en train de s’aplatir. La hiérarchie n’existe pas ou peu, chacun est responsable de ses actions.

    Il ne s’agira plus d’un management centralisé ou de contrôle, mais de communication, de partage et de confiance. En ce sens, l’entreprise doit passer du rapport de force au rapport de flux. 2030, signe la fin du salariat ! Les entreprises deviennent des coopératives d’indépendants.

    3- L’entreprise sera submergée par l’infobesité et la rareté du temps

    Le risque, dans cet univers ultra connecté, c’est de ne pas réussir à se débrancher… A l’heure où nous sommes confrontés à deux contraintes : la pléthore d’informations et la rareté du temps, les burn-out font des ravages. Il devient urgent d’apprendre à gérer son temps !

    4-L’entreprise jouera collectif et sera plus féminine

    L’expression « Mon entreprise » est dépassée, on dira « notre entreprise »
    Le manager de demain saura composer le lien social, et devra apprendre à intégrer le mieux possible les travailleurs nomades et fédérer les équipes distribuées aux quatre coins du globe !Il faudra aussi miser sur les jeunes pour s’imprégner d’une culture de startup et intégrer au moins 50% de femmes aux comités exécutifs sous risque de disparaître…

    5- Les disrupteurs seront les nouvelles formes d’entreprises

    La disruption, est une révolution mais elle est aussi source de partage et de personnalisation. La disruption est le passage d’une société de l’information à une société de recommandation, qui s’illustre dans toutes les entreprises « ubérisantes », à savoir les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple ) et les NATU ( Netflix, AirBnB, Tesla, Uber).

    6- GAFA et NATU sont des entreprises Etats !

    Ils constituent des fines couches qui se superposent à d’énormes systèmes de distribution (où résident les coûts) et qui s’interfacent avec une multitude de personnes (où se trouve l’argent). Ils ont le cash, la capitalisation boursière et les moyens de vendre dans le monde leurs services et leurs produits sans payer d’impôt dans les pays où ils se développent.

    7-L’entreprise face à l’intelligence artificielle

    Quelle place restera t-il à l’homme, à l’empathie, à la bienveillance, à l’humour et à la créativité face aux machines ? Il ne faut pas avoir peur de l’intelligence artificielle, le cerveau est une machine beaucoup plus sophistiquée que tout réseau d’ordinateurs actuel, et ce qu’il est possible de faire avec des algorithmes a ses propres limites.

     A quoi ressemblera l’Industrie du futur ?

     7- L’industrie du numérique s’appuiera sur un écosytème

    Prévision de la fin d’Internet : l’écosystème numérique reliera toutes les activités professionnelles (production, services, éducation, culture, économie…)

    8- Le numérique démocratise l’énergie

    La production décentralisée d’énergie va nous permettre d’entrer dans une période de démocratie énergétique, on parle d’une énergie en peer-to-peer.

    9- Le Numérique et le MUP

    L’Industrie 2.0, ou comment les TPE et PME vont fédérer les unes avec les autres, en complémentarité avec les grandes entreprises, grâce à l’impression 3D, ou « micro usine personnalisée ».

     

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    Temps forts sur les tendances du Marketing par David Shing Digital Guru chez AOL

     

     

    1-Les 4 nouveaux Piliers du marketing : Platform, Pedigree, Partnership, Performance ‪

    Au lieu des 4 P pour Price, Product, Promotion and Place

    2- Les Millennials préfèrent les contenus que la publicité

    Les marques sont confrontées à un problème majeur : la nouvelle génération fait preuve de défiance à l’égard des publicités classiques, comme l’illustre d’ailleurs la popularité des adblockers. 70% de cette audience préfère désormais lire du contenu mentionnant la marque que d’être exposée à une publicité de cette même marque.

    3- Pour toucher les Millenials les marques doivent jouer sur les relations interpersonnelles

    Les marques ont donc tout intérêt à tenter de s’inviter dans leurs relations interpersonnelles, en misant sur les applications de messagerie instantanée, comme WhatsApp, Snapchat ou encore Messenger

    4- Le futur du mobile passera par les bots

    Ces robots qui tels le Siri d’Apple ou le Cortana de Microsoft, sont appelés selon certains, à remplacer les applis.

    5- La culture du hack fait la part belle à la créativité

    Le meilleur exemple étant celui de DHL qui a utilisé ses concurrents pour livrer d’immenses colis où étaient inscrit « DHL is faster ! S i vous respectez trop les règles vous passez à côté de l’essentiel

    6- En marketing la simplicité est la plus grande sophistication …à méditer

     

    Annie Abela-Lichtner

  • Shake Event 2016 The Thank you Economy – Les enjeux

    Entretien avec Hervé Bourdon fondateur de Shake Event

    (suite…)