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  • Ma petite entreprise ne craint pas la crise…

    Croissance, investissement, RSE, formations… les commerçants français restent optimistes contre vents et marées

    Baromètre Acsel « Croissance & Digital »

    Dans un contexte économique incertain, impacté par l’inflation et les crises successives, les commerçants français composent avec la situation et affichent un optimisme rassurant : près d’un quart d’entre eux (22%) tablent sur une croissance de +5% en 2024. 


    Ils envisagent de développer de nouvelles offres et de nouveaux services toujours plus éco-responsables (+6 pts en un an).
    Cette dynamique est massivement portée par le digital qui est perçu, par une très large majorité (62%), comme le moteur de leur activité. Formations, recrutements, ils ont multiplié les leviers pour conduire cette transformation digitale et disposent désormais des compétences numériques fortes. 28% des commerçants ont déjà même recours à l’IA générative pour améliorer leurs process, leur relation client ou trouver des relais de croissance.

    Croissance, investissement et RSE sont au rendez-vous malgré la crise

    L’optimisme est le mot clé de cette édition.
    Les commerçants gardent le cap, une très large majorité (86 %) estime que son chiffre d’affaires sera stable (48%) voire en croissance (38%) en 2024.
    Engagés dans une dynamique de développement, 64% continuent à investir dans le digital malgré la crise. Ils optent, par ailleurs, à 68% pour des offres éco-responsables (+6 pts), plus que jamais conscients de l’impact de leurs choix sur l’environnement et des attentes de leurs clients. Près d’un tiers d’entre eux (29%) se sont diversifiés avec des produits de seconde main.

    L’engagement envers la planète grimpe d’ailleurs à la 3ème place de leurs préoccupations en matière de croissance, cité par 57% des personnes interrogées (+7 points), juste derrière la marge et le chiffre d’affaires.

    Le digital : un large contributeur de croissance

    Depuis 2020, le digital est devenu un pilier plus important chaque année, de la stratégie de développement des marchands. 100% des commerces de plus de 20 salariés sont engagés dans une politique de transformation digitale.

    Perçu comme une opportunité par plus de la moitié des commerçants (53%), le digital est reconnu par 62% d’entre eux comme un contributeur du chiffre d’affaires, en hausse de 11 points par rapport à 2023.

    Le digital participe non seulement à leur visibilité, 78% (+6 pts) possèdent un site internet et 84% (+11 pts) une page pro sur les réseaux sociaux, mais également à leur activité, 13% des marchands réalisent plus de 25% (+5 pts) de leur chiffre d’affaires en ligne.

    Formations et recrutements en hausse pour soutenir la transformation digitale du commerce

    Le commerce ne cesse de se digitaliser et les commerçants en mesurent aujourd’hui les bénéfices.
    63% d’entre eux disposent, grâce à la formation, des compétences numériques nécessaires pour accompagner la montée en puissance des pratiques numériques.
    Pour parachever la digitalisation de leur activité, ils accélèrent le recrutement des profils spécifiques, 34% (+13 pts) d’entre ont recruté ou envisagent de le faire.
    Pour ce faire, ils se tournent vers les jeunes talents, au premier rang desquels les alternants apprentis (+5 pts) suivis des stagiaires (+17 pts) plus aptes à maîtriser les outils numériques et plus engagés dans la transformation digitale. En la matière, les entreprises de moins de 20 salariés se distinguent : 75% (+21 pts) se sont ou envisagent de se tourner vers les jeunes talents.

    Cette montée en compétence va, logiquement, de pair avec une baisse des besoins d’accompagnement, -7 points en un an. Les banques sont plus que jamais les partenaires privilégiés pour accompagner la transformation digitale (34% en hausse de +7 pts).

    Enfin, plus matures et mieux armés, les commerçants sont désormais plus à même de lutter face à la menace cyber, 79% (+7 pts) d’entre eux disposant d’outils et de solutions pour protéger leur activité et leurs collaborateurs.

    Une appétence pour le digital, qui amène les commerçants à mettre en pratique l’IA

    Loin d’être une technologique exotique que les commerçants observent de loin, l’Intelligence Artificielle est déjà au cœur de leurs réflexions : 63% d’entre eux estiment que c’est un facteur de gain de temps (+ 4pts) et 61% qu’elle permet d’améliorer la distribution (+7 pts).

    1/3 d’entre eux a d’ailleurs pris le sujet à bras le corps en faisant usage plus précisément de l’IA générative de façon régulière ou occasionnelle. Les grandes entreprises ont un recours encore plus important à l’IA générative (39%), principalement pour créer du contenu personnalisé (30%), améliorer leur efficacité opérationnelle (26%) ou gérer la relation client (10%). Toutefois 24% des marchands n’identifient pas encore l’impact significatif de cette technologie

  • Skills for You édite le Top 5 des formations les plus demandées

    Top 5 des formations les plus demandées !

    Le COVID a bouleversé le fonctionnement des entreprises créant de nouvelles problématiques managériales : motiver les équipes à distance, animer les réunions en visioconférence, maintenir un lien entre collaborateurs malgré le télétravail…

    Face à ces changements, de nombreux cadres se sont sentis démunis et ils sont de plus en plus à ne plus souhaiter manager d’équipe. En cause, notamment, le manque d’accompagnement et de formation. Il est donc essentiel, pour les entreprises, de proposer à leurs cadres des formations adaptées pour monter en compétences et être en mesure de gérer ces nouveaux défis. C’est cette mission que mène Skills For You à travers ses formations qui permettent à tous de développer des soft skills utiles pour évoluer et s’épanouir professionnellement. Pour donner un aperçu des tendances actuelles en formations, post-COVID, Skills for You édite un Top 5 des formations les plus demandées actuellement.

    1. Accompagnez le changement auprès de votre équipe

    Face au défi que représente la transformation des entreprises, cette formation apporte toutes les clés pour permettre aux managers de construire, animer et évaluer un plan d’action de conduite du changement. Elle leur permet également d’apprendre à savoir communiquer, argumenter et persuader les collaborateurs pour qu’ils s’engagent pleinement dans cette évolution.

    2. Maîtrisez la conduite de réunion participative et agile

    L’objectif de cette formation est d’apprendre à savoir se positionner en tant qu’animateur et facilitateur de réunions participatives. Elle permet d’apprendre toutes les techniques pour améliorer la qualité et l’efficacité d’une réunion mais aussi pour favoriser la participation des membres du groupe.

    3. Désamorcez un conflit professionnel

    Lorsque l’on manage une équipe, connaître les bases de la communication verbale et non verbale permet de prévenir et gérer les conflits. Une formation en ce sens permet d’acquérir les techniques pour savoir s’affirmer tout en respectant ses interlocuteurs pour diminuer les risques de situation conflictuelles. Elle permet également d’apprendre à prévenir et détecter les prémices d’un potentiel désaccord.

    4. Affirmez votre pouvoir de négociation au travail

    Une formation utile qui permet de savoir préparer une négociation, développer ses arguments et élaborer une stratégie. Le but : découvrir ou redécouvrir les méthodes pour communiquer, s’affirmer et convaincre en situation de négociation. On revient également sur la gestion d’un groupe de personnes aux personnalités différentes car savoir cerner les profils en présence permet souvent de mener à bien ses échanges.

    1. Devenez consultant en prévention des risques psychosociaux

    La qualité de vie au travail, les risques psychosociaux sont aujourd’hui plus que jamais, au cœur des préoccupations des entreprises (de la TPE au grand groupe). De plus en plus de personnes, qui souhaitent se reconvertir ou démarrer une nouvelle activité, se penchent sur cette formation qui permet d’apprendre à :

    – réaliser des cartographies précises des risques à géométrie variable (établissement, direction, service, unité).

    – identifier les leviers de la prévention des risques psychosociaux et les facteurs favorisant la qualité de vie au travail au sein d’un établissement

    – alerter les équipes lorsqu’une situation d’urgence individuelle ou collective se présente

    – accompagner dans la mise en œuvre de solutions opérationnelles pour diminuer les RPS et améliorer concrètement la qualité de vie au travail.

  • Quand le numérique devient une chance pour tous et non un facteur d’exclusion

    11,4 M € ! Le prix pour l’inclusion numérique 

    Dans le cadre du plan de relance et de l’insertion numérique, l’État s’associe avec Groupe SOS, Emmaüs Connect et la Croix-Rouge française, pour le déploiement de nombreux Conseillers numériques à travers l’ensemble du territoire. A terme, il faudrait qu’un maximum de citoyens français ait reçu un accompagnement afin de devenir autonome avec les outils numériques utiles et nécessaires au quotidien.
    Résumé de la conférence de presse du 24 Mars 2021, animé par Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques et Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable.

    Actuellement, ce sont 285 Conseillers qui sont répartis en France afin d’accompagner numériquement et socialement les personnes en précarité.
    Objectif : atteindre rapidement 4000 Conseillers numériques France Services, 1000 seront normalement déjà actifs avant septembre prochain. Il s’agit d’un programme important quand on sait que 13 millions de citoyens français n’ont pas accès au numérique et que 15% des emplois sont créés dans ce secteur, secteur connaissant un développement exponentiel.

    Lors de cette conférence, SOS Groupe, Emmaüs Connect et la Croix-Rouge Française ont pu respectivement présenter leur plan d’action et d’intégration des Conseillers numériques qui sont, depuis quelque temps déjà, présents dans chacune de ces trois associations. Le Gouvernement joue lui aussi un rôle primordial car a investi un total de 11,4M€ dans le projet.

    L’objectif commun aux trois acteurs : répandre l’inclusion numérique sur l’ensemble du pays.

    • Emmaüs Connect a intégré 60 Conseillers numériques pour un total de 2,4M€
    • La Croix-Rouge Française en a intégré 125 pour un total de 5M€
    • Enfin, le Groupe SOS en a intégré 100, soit un total de 4M€.

    Les associations, en étroite collaboration avec les différentes collectivités territoriales et les préfectures des départements, se donnent deux ans pour atteindre les finalités du programme qui se définit en trois points clés :

    • La sélection de conseillers numériques
    • La formation : pour les conseillers, dans un organisme habilité près de chez eux
    • L’activité : une fois formé, les conseillers animeront des ateliers d’initiation au numérique.

    Concrètement, ce programme devrait permettre que « le numérique devienne une chance pour tous et non un facteur d’exclusion, tout en mettant l’Homme au cœur du projet » affirme Marie COHEN-SKALLI, Co-Directrice chez Emmaüs Connect.

     

    Louis LEBOT.

     

     

  • #JFD18 #Etude Journée de la Femme Digitale : ce qu’elles disent …

    Se former : un enjeu capital pour les femmes qui souhaitent entreprendre et intraprendre dans le digital !

    « Il s’agit de trouver les bonnes compétences pour s’entourer, entreprendre s eule c’est complexe. S’il y avait quelque chose à faire différemment pour Habiteo, je prendrais un associé véritablement opérationnel qui emmène le projet tout autant que moi, pour avoir un miroir constant et confronter chaque étape de la construction et puis d’avoir des compétences complémentaires. J’ai dû aller chercher mes faiblesses au sein des équipes pour les compenser car c’est la mixité qui est intéressante. » Jeanne Massa , CEO et co – fondatrice d’Habiteo

    POUR LES INTRAPRENEURES

    Les intrapreneure s elles – aussi doivent se forme r à de nouvelles fonctions et s’adapter au caractère changeant de leurs métiers , surtout dans le digital .

    Plus de 92% des femmes salariées ayant répondu à notre étude souhaiteraient pouvoir suivre des formations au bénéficier de coaching . Or elles sont plus de 66% à noter que ce type d’accompagnement n’est pas proposé dans leur entreprise .

    ➢ S’ il est vrai que les filières d’entrepren euriat dans les grandes écoles et les e – learnings de type MOOC* ou COOC* se sont multipliés ces d ernières années, peu d’entreprises proposent aujourd’hui des formations ou du coaching pour se lancer dans la création d’un business, y compris au sein de sa propre entreprise * expliquer MOOC et COOC

    Encadré : Pour répondre à ces attentes, la Journée de la Femme Digitale a décidé de créer la Fondation Margaret , dont l’un des axes d’action sera la formation. La fondation organisera notamment des coachings au JFD Club, offrira un coaching de Rothschild à la lauréate entrepreneure du prix Les Margaret 2018, et financera des bourses pour les jeunes femmes souhaitant suivre des étude s dans le secteur du numérique . La J ournée de la Femme Digitale , en elle – même, est un événement qui permet aussi de se former au travers des rencontres, des experimentations propos ées, et en s’inspirant d’autres femmes : ces rôles modèles sont autant de mentors qui peuvent encourager à se lancer et partager leur expérience.

    #CREATE : Les Intrapreneures , les nouvelles héroïnes de demain ?

    Qu’elles soient intrapreneures (pour 68% d’entre elles) ou pas (pour 59%) au sein de leur entreprise, une majorité de femmes salariées souhaiteraient créer leur entreprise à moyen ou long terme – c’est – à – dire à horizon +3 ou +5 ans .

    Leurs motivations principales :

    La volonté d’indépendance à 68%
    L’envie de donner un sens à leur vie pour 64% des répondantes et le goût d’entreprendre pour 60%

    Désir de créer de la valeur ajoutée ? de prendre des initiatives ? de porter des projets innovants ? Plus que jamais, le modèle de « l’intrapreneuriat » e st à promouvoir pour encourager les femmes à proposer et mener à bien des projets, au sein de leur structure.

    Pour les entreprises, mettre en valeur ces intrapreneures revient à valoriser la prise d’initiative : un message positif qui laisse présager que les intrapreneures seront les héroïnes de demain !

    « J’ai créé les Insighters au sein de Capgemini Consulting, une équipe de 60+ talents de «makeurs » de la Data capable de proposer à nos clients de nouveaux modèles innovants basés sur la valorisation de la donnée. Ce que j’en retiens ? Notamment le fait que créer et réunir des talents en interne autour d’un rêve et d’une finalité business commune ne p eut se faire sans fédérer largement autour petits et gros acteurs externes qui partagent votre vision. La réussite repose sur l’impact d’un collectif mixte « in » et « out ». Intra – preneuse oui, et résolument ouverte et connectée sur le monde du business, du digital et de la data. » Charlotte Tison Pierron – Perles, Head of Data and AI services pour Capgemini Consulting France

     Mais, alors qu’il y a un regain très fort de l’entrepreneuriat depuis 5 ans, et que l’envie d’entreprendre n’aura jamais été si fort , les femmes ne représentent seulement que 10% des entrepreneures dans la tech (source French W eb) et 28% dans le secteur du numérique (source Syntec)

    Alors, un seul mot d’ordre pour accroitre la croissance économique en France : OSER, INNOVER, ENTREPRENDRE ! D’autant plus que de 45% des répondantes témoignent d’un soutien t rès fort de leurs proches dans leur projet d’entrepreneuriat.

    C’est pour encourager ces femmes à oser que la Journée de la Femme Digitale ; le JFD Club premier club de networking au féminin en Europe, et la Fondation Margaret au travers du Prix Les Margaret s’attèlent à mettre en lumière de nouveaux rôles modèles inspirants.

    « Celà peut paraitre bizarre, mais j’étais quelqu’un de peu sûre de moi avant et le fait d’avoir cette ambition qui se construit peu à peu donne de plus en plus d’assurance. Je me rends compte que les femmes se brident énormément, s’empêchent de faire beaucoup de choses, ont beaucoup de croyances limitantes (…) je me dis toujoursqu’il faut vraiment encourager les femmes à avoi r confiance ; la confiance c’est la clé de tout. » – Alix de Sagazan , Co – fondatrice de AB Tasty

     

    « Je pense que globalement pour les filles c’est vraiment un e question d’oser, il faut oser prendre le risque. » – Stéphanie Hospital , Fondatrice de OneRagtime

    « Le fait d’oser m’a ouvert pas mal de portes. Je sais que souvent j’y vais avec le culot et mine de rien parler de soi permet de se faire connaitre , tout simplement. J’ai osé petit – à – pe tit grâce à la confiance qu’on m’a accordée dans mes expériences professionnelles. J’ai toujours demandé ce à quoi je pensais avoir droit. » – Eliette Vincent , Co – fondatrice de Cocolis.

    #FINANCE : Une recherche de financement dans la durée pour la pérenni té de l’entreprise et du projet

    67% des femmes disent privilégier d’autres moyens de financement que la levée de fonds , notamment l’apport personnel (à 75%) – Au – delà de l’aspect financement, elles ont vraiment pour préoccupation première la recherche de rentabilité, point – clé pour sécuriser la viabilité de leur entreprise, peut – être le syndrome de la bonne élève !

    « Notre objectif n’est pas de faire la plus grosse levée de fonds mais de pérenniser notre entreprise et je reste persuadée que c’est pour ça que nous [femmes] levons moins de fonds. Nous sommes moins dans le côté paillettes, où il faut sortir les gros chiffres. » – Sandrine Jullien – Rouquie , Fondatrice de Ludilabel

    « Je suis fière de générer du chiffre d’affaires. On parle beaucoup de levée de fonds pour les startups, mais finalement si on arrive à générer du CA, ça permet de tester plus longtemps et de développer à un niveau qui pourra intéresser des investisseurs. » – Eliette Vincent , Co – fondatrice de Cocolis

    « Si les femmes lèvent moins que les hommes, en moyenne, ce n’est pas parce que les investisseurs acceptent de leur donner moins, c’est parce qu’elles estiment en avoi r moins besoin pour leur projet. C’est , à m on avis , sur leur estimation du besoin de trésorerie et spécifiquement leur appréciation des moyens nécessaires à leur ambition qu’il faut travailler ! Et ce, uniquement en amorçage ; après cela, le gap de funding se résout naturellement. » – Audrey Soussan , General Partner chez Ventech Capital

    Pour trouver des financements pour leur projet ou leur entreprise, les intrapreneures et entrepreneures témoignent qu’être une femme peut se révé ler un inconvénient … ou un véritable atout !

    Plus de 70 % des femmes interrogées ont concentré leurs efforts sur la préparation de leur dossier de financement et +40% se sont fait coacher pour le préparer .

    « On s’attend toujours à ce qu’une femme soit moins à l’aise sur les chiffres, sur la rentabilité donc je prends soin de montrer que mon projet est solide sur ces dimensions » – (issue de l’étu de quant i)

    « En tant que fondatrice solo, il est plus difficile de donner confiance aux investisseurs. Toujours la question de la vie perso nnelle et des enfants qui est tacite » – (issue de l’étude quanti )

    « Il y a un moment où j’ai compris que, surtout en tant que femme , il faut investir le sujet [du financement] parce que c’est le nerf de la guerre. Donc tant que tu restes sur le banc de touche, tu passe s à côté de la discussion cœur ; ou alors tu ne montes pas un business, ce n’est pas possible. » – Camille Kiejman , DEO et fondatrice de Zogma

    « Rien que le verbe « lever » ou le terme “levée de fonds” me gêne personnellement Je le trouve très masculin. En tant qu e communicante je crois vraiment à la force du langage, au poids des mots et de leur s in jonctions dans notre inconscient personnel et collectif . Je pense que ce verbe “lever” ou le terme “levée de fonds” ne convient pas aux femmes.” Et je propose de créer un nouveau terme et de choisir un nouveau verbe d’actio n pour expliquer le financement , l’investissement de façon plus humaine ! – Delphine Remy – Boutang , Co – fondatrice de la Journée de la Femme Digitale, Fondatrice du JFD Club et de the bureau

    … ou un véritable atout !

    « Nous étions deux – moi j’étais enceinte et à partir du moment où les investisseurs voient que la boîte marche , ils ne sont pas du tout misogynes. Au contraire ! Je pense que c’est plutôt un atout parce que comme ils ont assez peu de femmes dans leurs portefeuilles, ils les mettent en avant et essayent d’en avoir. Je trouve que ce n’est absolument pas un frein. » – Alix de Sagazan , Co – fondatrice de AB Tasty

    #DRIVE : Le leadership au féminin, un leadership en adéquation avec les nouvelles tendances sociétales

     80% des femmes Managers déclarent n’avoir aucune difficulté à rec ruter des hommes en tant que femmes.

    Pour la plupart des femmes interrogées, le sujet du management au féminin n’est pas un sujet en soi ; le management est une question de personnalité avant tout.

    Pour autant, les femmes mettent en avant un « savoir – être » qui leur est propre. E lles basent leur mode de management avant tout sur l’empathie, la collaboration , l’accompagnement de leurs collaborateurs pour les faire progresser (à +78 %) , la responsabilisation des équipes (à 81%) et la souplesse sur l’aménagement des horaires compte tenu des contraintes personnelles, familiales par exemple (à 6 7 %) .

    A l’ère des salariés « Digital Native », ces valeurs sont en complète adéquation avec leurs nouvelles attentes : quête de transparence, de flexibilité, de confiance et de communication en temps réel prônées par les réseaux sociaux et plus largement véhiculées par le digital. Vous avez dit génération Z ?

    « Personnellement je ne dirais pas en tant que femme, mais en tant que moi tout court : j’ai un style qui m’est propre, qui correspond à ma nature. C’est surtout parce que je suis moi donc une question de nature. » – Francesca Aceto , Présidente de « SNCF au féminin »

    « [En tant que femme et maman de 2 enfants] j’ai l’impression d’avoir été plus à l’aise avec le télétravail, avec plus de confiance à laisser des femmes rester chez elles quand elles en ont besoin que des hommes qui sont un peu plus loin de ces préoccupations. » – Nathalie Debras , Directrice de la Communication de L’Oréal Luxe France

     « Capgemini Consulting a lancé l’initiative Start Playing en 2017 afin de mieux répondre aux attentes de leurs salariés en termes de flexibilité, de transparence et de dévelo ppement personnel. Ainsi, les consultants peuvent désormais travailler dans des espaces de co – working ou prendre un break de quelques mois pour mener à bien un projet personnel. L’accent est également mis sur la formation, en e – learning sous forme de COOC ou en présentiel, pour que chacun puisse devenir expert du digital ou se former aux nouveaux outils pour délivrer autrement. Enfin, vivre de nouvelles expériences est facilité, par exemple pour partir faire une mission dans un bureau à l’étranger ou en sta rt – up avec le programme Vice Versa. »
     

    « Je sais que mon mode de management depuis le début c’est « manage comme tu aimerais être managée » – Camille Kiejman , CEO et Fondatrice de Zogma

    « Une des différences je dirais que c’est le fameux quotient émotionnel qui est quand même beaucoup plus féminin et qui va ramener une dimension d’empathie plus forte. Je le constate. Souvent les femmes vont plus être à l’écoute de l’autre, se préoccuper du développement personnel de leurs équipes, de cette dimension peut – être plus humaine dans le collaborateur que les hommes qui vont plus être orientés sur la performance et l’efficacité en priorité. » – Laurence Lafont , Directrice Division Marketing et Opérations chez Microsoft France.

    #LEAD : Un changement de mentalités en marche

     Être un homme ou une femme pour entreprendre un projet ou créer son entreprise n’est plus un sujet pour près de 80% des femmes interrogées.

     

    « Pour l’entrepreneuriat surtout en sortie d ’école, je trouve qu’il n’y a pas de différence à être une fille ou un homme. C’est pour cette raison que je n’aime pas trop faire les « trucs » uniquement femmes parce que je préfère faire des choses « entrepreneur » tout court. Là je le fais parc e que j’ ai envie de pouvoir montrer à des jeunes femmes que c’est possible. En tout cas dans mon écosystème , être un homme ou une femme ce n’est pas un sujet. » Rania Belkahia , Présidente et co – fondatrice d’Afrimarket

    « Pour moi être un homme ou une femme pour créer son entreprise, ça n’a rien à voir avec l’entrepreneuriat. J’ai toujours été une entrepreneure point. Femme ou pas, il n’y a pas de différence pour moi. Je pense justement que se considérer comme différente et femme est un problème et ça forme l’idée que l’entrepreneuriat féminin est différent donc si les femmes peuvent comprendre qu’elles font face aux mêmes problèmes que les hommes c’est bien. » Joséphine Goube , Fondatrice de Techfugees

    Pour autant, si les mentalités changent lente ment mais sû rement, la JFD entre autres acteur s – clé s de cette transformation , n’a pas encore réussi à faire bouger les chiffres puisqu’on ne rencontre toujours que 10% à la tête des startups dans la tech. (source : FrenchWeb)

    Les préjugés ont parfois encore la vie dure. Pour les 20% qui pensent q u’être une femme est handicap pour entreprendre :

    ➢ 80% jugent qu’elles sont victimes de préjugés

    ➢ 25% que les femmes prennent moins de risques

    ➢ 31 % qu’elles veulent préserver leur vie de f amille

    « J’ai créé One RagTime avec Jean – Marie Messier ; je vous passe le nombre de fois où j’ai eu ‘Vous êtes l’assistante de M. Messier ?’ » – Stéphanie Hospital , Fondatrice de OneRagtime

    « J’ai une amie qui en ce moment lève des fonds, son conjoint lève des fonds également.
    Ils sont chacun entrepreneur avec un associé : c’est un couple de filles et un couple de garçons. Ils vont voir les mêmes investisseurs. Dans un cas on leur dit : ‘Mais comment vous allez faire pour le développement international parce que vous avez des enfants ?’

    Pour le couple de garçons on ne voit aucun problème avec le fait qu’ils développent l’international en ayant des enfants. Ce sont les mêmes gens avec les mêmes enfants. » – Camille Kiejman , CEO et Fondatrice de Zogma

    « Je ne me serais jamais lancée à la fin de mes études. Une femme ne répond pas à une offre d’emploi quand elle n’est pas sûre à 90% de répondre à tous les items, alors que quand l’homme en coche 30%, il répond. Ça c’est très problématique ; pour moi, il fall ait que je valide 90% des acquis qui sont nécessaires pour pouvoir monter une boîte ; je ne me serais pas lancée dans le bain sans être sûre que j’allais savoir nager. » – Agathe Fourquet , Co – fondatrice de Usine IO

    L’éducation et la formation ont un rôle à jouer ici pour que les femmes se sentent plus légitimes et pour dépasser les préjugés car c’est en supprimant les stéréotypes dès le plus jeune âge que nous les supprimons de nos mentalités.

    « C’est très tôt qu’il faut s’occuper du sujet. On se rend compte que c’est vers l’âge de l’adolescence que ça commence à basculer à cause du regard de la société et des stéréotypes sur le fait que les métiers techniques seraient plus masculins. C’est au plus tôt qu’il faut commencer à travailler là – dessus (…) car ju squ’à 10 – 12 ans, il n’y a pas d’inégalités par rapport à ces sujets » – Laurence Lafont , Directrice Division Marketing et Opérations chez Microsoft France

    Selon une estimation de l’Union Européenne, le PIB européen augmenterait de 9 milliards d’euros par an si les femmes représentaient la moitié du secteur du numérique. Pourquoi ? Parce que les entreprises qui ont des femmes à leur tête ont une meilleure rentabilité.

    La tech, une affaire de femmes à reconquérir : Changer les mentalités est la première étape pour faire bouger les chiffres et construire un monde meilleur plus juste et plus créatif, il est donc grand temps de passer à l’action !

     METHODOLOGIE :

    L’étude a été réalisée conjointement par CapGemini Consulting et La French Tech du 19 février au 21 mars 2018. La partie quantitative, conçue par CapGemini Consulting a été administrée en ligne auprès de +1100 femmes. En parallèle, La French Tech a mené un e série d’entretiens qualitatifs, de visu ou par téléphone, auprès de 15 entrepreneures et intrapreneures issues de l’écosystème digital .