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  • Pourquoi l’IA est la meilleure alliée de l’être humain pour la gestion financière

    Etude Oracle : 56% des Français plébiscitent l’Intelligence artificielle (IA) pour gérer leurs finances

    2020 a changé notre rapport à l’argent, et les gens font désormais plus confiance aux robots (Intelligence artificielle, Bot, assistant numérique…) qu’à eux-mêmes pour gérer leurs finances, selon une nouvelle étude d’Oracle et de Farnoosh Torabi, journaliste américaine et experte reconnue en gestion financière.

    L’étude a été menée auprès de plus de 9 000 consommateurs et cadres dirigeants à travers 14 pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, les États-Unis ou encore l’Inde et le Brésil. Elle révèle que la pandémie de COVID-19 a augmenté l’anxiété, la tristesse et la peur en matière financière chez les citoyens du monde entier. La confiance a également changé de camp, notamment concernant la gestion financière. L’étude met en lumière ce basculement dans le rôle et les domaines d’intervention des équipes finances en entreprise et des conseillers financiers auprès des consommateurs.

    La COVID-19 est responsable de plus d’anxiété, de tristesse et de crainte quant aux questions liées à la finance

    La pandémie a eu un impact négatif sur la relation que les gens entretiennent avec l’argent que ce soit chez eux ou au travail.

    * L’anxiété et la tristesse des ménages mais aussi des cadres dirigeants quant au contexte économique ont plus que doublé en 2020.

    * Parmi les cadres dirigeants Français, l’anxiété et le stress liés à la finance ont augmenté de +400% et la tristesse de +160% ; auprès des consommateurs dans le monde, ce stress et cette anxiété ont plus que doublé pour s’établir à 70%.

    * 90% des cadres dirigeants en France s’inquiètent de l’impact de la COVID-19 sur leur entreprise, les préoccupations les plus courantes se concentrent sur la lenteur de la reprise économique ou la récession (47%), les réductions budgétaires (31%) et la faillite (31%).

    * 85% des consommateurs Français éprouvent des craintes financières, notamment la perte de leurs économies (40%), la perte de leur emploi (39%), et le fait de ne jamais pouvoir rembourser leurs dettes (27%).

    * Ces préoccupations empêchent les gens de dormir la nuit : 30% des consommateurs Français ont déclaré avoir perdu le sommeil à cause de leurs situations financières personnelles. Ils sont 40% dans le monde à avoir des troubles du sommeil à cause de ce sujet.

    L’IA est la meilleure alliée de l’être humain pour la gestion financière

    L’incertitude financière générée par la COVID-19 a chamboulé la confiance en soi concernant les capacités de gestion financière. Pour mieux s’en sortir face à la complexité financière, les consommateurs et les cadres dirigeants s’appuient de plus en plus sur la technologie plutôt que sur les personnes pour les aider.

    * 56% des consommateurs et des cadres dirigeants en France font plus confiance à une IA qu’à un humain pour gérer leurs finances. Ils sont 67% au niveau international à le penser.

    * 73% des cadres dirigeants en France font plus confiance à une IA qu’à eux-mêmes pour gérer leurs finances, et 76% font plus confiance à une IA qu’à leurs propres équipes financières.

    * 86% des cadres dirigeants Français pensent que l’IA peut améliorer leur travail en détectant les fraudes (29%), en créant des factures (20%) et en effectuant des analyses coûts/bénéfices (21%).

    * 53% des consommateurs au niveau mondial font plus confiance à une IA qu’à eux-mêmes pour gérer leurs finances ; 63% font confiance à une IA plutôt qu’aux conseillers financiers personnels.

    * 66% des consommateurs pensent que l’IA peut les aider à gérer leurs finances personnelles en les aidant à détecter les fraudes (33%), à réduire leurs dépenses (22%) et en faisant des investissements boursiers (15%).

    Le rôle des équipes financières et des conseillers financiers a changé à jamais

    Pour s’adapter à l’influence et au rôle grandissants des technologies, les professionnels de la finance d’entreprise et les conseillers financiers doivent accepter de voir leurs métiers évoluer et développer de nouvelles compétences.

    * 52% des cadres dirigeants Français pensent que l’IA remplacera les professionnels de la finance d’entreprise dans les cinq prochaines années. Ils sont 56% au niveau mondial.

    * 85% des cadres dirigeants souhaitent que l’IA les aide dans leurs tâches financières (79% en France), notamment pour l’approbation des financements (43%), la budgétisation et les prévisions (39%), l’établissement de rapports (38%) ainsi que la conformité et la gestion des risques (38%).

    * Les cadres dirigeants souhaitent que les professionnels de la finance se concentrent sur la communication avec les clients (40%), la négociation des remises (37%) et l’approbation des transactions (31%).

    * 42% des consommateurs dans le monde pensent que l’IA remplacera les conseillers financiers personnels au cours des cinq prochaines années.

    * 76% des consommateurs souhaitent que l’IA les aide à gérer leurs finances en libérant du temps (33%), en réduisant les dépenses inutiles (31%) et en augmentant la ponctualité des paiements (25%).

    * Les consommateurs souhaitent que les conseillers financiers les guident dans leurs décisions d’achat importantes, comme celle d’une maison (45%), d’une voiture (41%) et pour prévoir leur retraite (38%).

    Notre relation avec l’argent a changé ; l’IA s’impose de plus en plus pour gérer les finances

    Les événements de 2020 ont changé la façon dont les consommateurs appréhendent l’argent. Ils ont également accentué la nécessité pour les entreprises de repenser la manière dont elles utilisent l’IA et d’autres nouvelles technologies pour gérer les processus financiers.

    * 60% des consommateurs dans le monde affirment que la pandémie a changé leurs habitudes d’achats. Ils ne sont que 45% à le penser en France.

    * 87% des cadres dirigeants dans le monde affirment que les organisations qui ne repensent pas leurs processus financiers seront confrontées à des risques, notamment un retard par rapport à leurs concurrents (44%), des travailleurs plus stressés (36%), des rapports inexacts (36%) et une baisse de la productivité des employés (35%).

    * 72% des consommateurs affirment que les événements de 2020 ont changé leur perception face à l’argent liquide, avec des personnes se sentant anxieuses (26%), craintives (23%) et sales (19%) lorsqu’elles en touchent. Plus d’un quart (29%) des consommateurs déclarent aujourd’hui qu’elles fuient les enseignes qui n’acceptent que l’argent liquide.

    * Mais les entreprises ont très vite réagi. 69% des cadres dirigeants ont investi dans des capacités de paiement numérique et 64% ont créé de nouvelles formes d’engagement avec les clients, ou ont même modifié leurs business modèles en réponse à la COVID-19.

    * Au niveau mondial, 51% des entreprises utilisent déjà l’IA pour gérer leurs processus financiers, contre 27% des consommateurs.

    * En France, 83% des cadres dirigeants affirment que les organisations qui ne revoient pas leurs processus financiers sont confrontées à des risques, avec un retard vis-à-vis de leurs concurrents (41%), des rapports d’activités inexacts (27%), des employés plus stressés (23%), et une réduction de la productivité des employés (23%).

     

  • Des FinTech aux RegTech

    Des FinTech aux RegTech


    Par Corinne Estève Diemunsch, Directrice Marketing et Communication, Limonetik

    Saviez-vous que les RegTech (Regulatory Technology) ont vu le jour il y a déjà quelques années ? Elles suivent ces cinq dernières années l’adoption de nouveaux textes réglementaires aux Etats-Unis comme en Europe : Fiduciary Rule, Dodd-Franck Act, CAT, MiFID I et II, PSD1 et 2. Autant de cigles abstraits, que de possibilités d’exploitation pour ce nouveau marché des RegTech.

    Des solutions technologiques innovantes sont proposées aux acteurs financiers pour – au-delà du respect à moindre coût de ces réglementations, ou au contraire de l’optimisation des vides réglementaires laissés – améliorer le pilotage des risques et la gestion de l’activité financière. Attention, ne vous méprenez pas, il ne s’agit plus d’un vocable n’intéressant que les responsables juridiques ou les geeks ; près d’une société sur cinq a déjà implémenté une solution RegTech.

    La pression réglementaire soutenue incite les sociétés financières à souscrire aux services de RegTech pour standardiser leur processus de conformité.

    REGTech versus FINTech : entre réglementation et innovation technologique

    FinTech, LegalTech, RegTech… sont complémentaires et flirtent parfois les unes avec les autres. Pour faire simple, si les premières correspondent à des offres technologiques relatives à l’industrie de la finance et du paiement, les secondes ont pour objectif de fournir des outils juridiques pour alléger la charge administrative des entreprises ; par exemple en matière d’édition de contrats, de signature électronique, etc. Les RegTech ont quant à elles, pour finalité de gérer tous les aspects réglementaires financiers, du calcul des ratios à la remise des rapports financiers en passant par la conformité des modèles de risque interne et les KYC (Know your Customer). Leur vocation est d’aider les entreprises à adapter leurs outils et leurs processus aux règles juridiques et aux juridictions.

    Finance, Règlementation et Technologies s’entremêlent toujours plus étroitement ! Cette année encore Money2020 a mis à l’honneur les effets d’opportunités des nouvelles technologies, pour la croissance exponentielle des créations de RegTech. Quésako ?

    RegTech, une application de Data Analytics, ou encore mieux d’Intelligence Artificielle ?

    Quand on parle de RegTech, on peut – à tort – comprendre qu’il s’agit essentiellement d’une application de Data Analytics ou de processus agiles pour les organisations financières… Pourquoi s’y intéresser ? Après tout, il existe pléthore de solutions sur le marché ! Détrompez-vous, Mademoiselle RegTech à l’instar de sa sœur, FinTech, est une science en permanente évolution ; tout comme la réglementation à laquelle elle doit s’adapter. Il serait insensé de croire que les RegTech n’adressent d’ailleurs que le réglementaire ; elles répondent à de nouveaux défis technologiques dans le domaine du traitement des données structurées et non structurées et ouvrent de nombreux domaines d’application comme l’usage de la biométrie pour l’identification individuelle, la blockchain pour la vérification de l’identité numérique, la cryptographie pour la sécurité des données.

    Aux États-Unis et au Royaume-Uni, KPMG annonce que le secteur aurait attiré quelque 219 millions de dollars d’investissements au premier trimestre 2017, pour y développer les usages de la blockchain.

    De son côté, le Machine Learning correspond au « nec plus ultra » ces derniers temps. Les RegTech s’essaient donc aussi à l’Intelligence Artificielle. Un acteur devenu majeur dans ce secteur, Trulioo, confirme les progrès générés en matière d’enrôlement client. Notamment, pour les processus de vérification des KYC et AML (lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent). L’automatisation de l’apprentissage et de la reconnaissance des faux, couplée avec l’analyse des données non structurées, permettent d’accélérer la sélection des données pertinentes.

    Une nouvelle manière de lutter contre les fraudes à l’échelle globale

    Ne croyez pas que le boom des RegTech soit un phénomène localisé ; toutes les places financières voient arriver ces startups d’un nouveau genre. Comme pour Trulioo, les données collectées sont internationales, pour une vérification maximale et une lutte optimale. Contrairement au traitement « plume et goudron », les RegTech viennent chatouiller la voute plantaire du blanchiment d’argent telle la plume d’oie utilisée pour torturer les présumés coupables.

    L’effervescence liée à l’ouverture des marchés, à la globalisation, n’est pas innocente dans l’essor des RegTech. Elles bénéficient d’un environnement idéal mais dangereux. Plus les entreprises évoluent dans des milieux concurrentiels et légaux, plus elles doivent maîtriser leurs risques. Et ainsi mettre en place des structures flexibles leur permettant d’obtenir une vision complète de l’ensemble de leurs données, des risques auxquels elles sont exposées, et de leur marge de progression pour être en conformité. C’est là les beautés des RegTech dont le rôle est d’aider à l’identification des points de vigilance, faciliter le respect des normes et limiter les risques de pénalité. La mise en conformité est devenue stratégique et incontournable. La startup new-yorkaise 8of9 suit ce parti pris en se présentant comme une solution apportant de l’ordre dans le chaos.

    L’année dernière, le scandale des faux comptes de Wells Fargo a alimenté le débat autour du recours nécessaire aux RegTech pour les grands établissements financiers. D’autant que cette année encore, la banque n’est toujours pas capable de montrer les améliorations mises en place au Comité chargé des Banques et des Finances du Sénat américain. Cela apporte de l’eau au moulin des RegTech.

    Si leur montée en force s’explique par une large palette de services couverts, certaines vont même jusqu’à y voir des potentiels d’upsell… Pas folles, malgré le contre-exemple de Wells Fargo, nombreuses sont les directions de banques qui auraient été séduites par les beautés de la RegTech dès son apparition.