Étiquette : Fake

  • Etude HypeAuditor – Quand un influenceur sur trois est impliqué dans la fraude …

    Les dernières statistiques sur la fraude dans la communauté des influenceurs 

    HypeAuditor, plateforme d’analyse IA pour les marques souhaitant réaliser des campagnes de marketing d’influence équitable, transparent et efficace, dévoile aujourd’hui ses dernières statistiques portant sur la fraude dans la communauté des influenceurs.

    Ces statistiques sont basées sur l’analyse des données de HypeAuditor entre le 1e janvier 2020 et le 16 mai 2021.

    Il est important de souligner que tous les influenceurs qui sont impliqués dans la fraude ne le font pas exprès ou sciemment.

    Les chiffres à retenir

    • En moyenne, 32% des influenceurs en France sont impliqués dans la fraude – ce phénomène est surtout présent auprès des influenceurs ayant plus de 1 millions d’abonnés (69%). Au niveau mondial, 55% des influenceurs sont impliqués dans la fraude.
    • La catégorie démographique la plus touchée par la fraude est la génération Z (35%), devant la génération Y (34%) et la génération X (28%)
    • Les secteurs comptant le plus d’influenceurs impliqués dans la fraude sont la mode (54%), la beauté (52%) et le secteur vestimentaire (47%)
    • En comparaison, les secteurs comptant le moins d’influenceurs impliqués dans la fraude sont la bande-dessinée / le dessin (19%), les voitures / motos (21%) et les sports de course (22%)

    Achat d’abonnés : à quel prix ?

    Un influenceur souhaitant augmenter son nombre d’abonnés pourra faire appel à un service de croissance Instagram. Des centaines de sites proposent des services pour augmenter le nombre d’abonnés de manière organique. Ces sites veillent à ce que l’utilisateur obtienne de vrais abonnés qui seront intéressés par le contenu de l’influenceur et qui aimeront et commenteront ses publications. Le coût de ces services peut varier de 25 à 50 dollars pour 1000 véritables abonnés.

    Cependant, ces services en ligne sont également la principale source de bots, de faux likes et de commentaires pour toutes les plateformes. Sur les 25 à 50 dollars déboursés par l’influenceur, seuls 3 dollars en moyenne sont utilisés par le service en ligne pour acquérir 1000 bots. L’achat de tels services pour des comptes va à l’encontre des conditions d’utilisation de diverses plateformes de médias sociaux.

    L’influenceur persuadé qu’il obtiendrait de vrais abonnés se retrouve avec des bots qui faussent toutes les mesures du compte du créateur, y compris la portée. Les chiffres augmentent, mais il ne s’agit pas d’une véritable audience, seulement de bots.

    Les commentaires : forte quantité mais peu de qualité

    Globalement, près d’un influenceur sur quatre (24%) a plus de 30% de commentaires non-authentiques. Les influenceurs ayant plus d’un million d’abonnés comptent en moyenne 65% de commentaires non-authentiques.

    Les pods sur Instagram sont également une pratique relativement courante sur Instagram – il s’agit de micro-communautés dont le but est de liker et commenter les publications de certains influenceurs dans le seul but de gonfler les chiffres d’audience.

    Les pods de commentaires sont mauvais car les commentaires sont laissés dans le seul but d’obtenir des commentaires, ils augmentent le taux d’engagement, mais ce ne sont pas des commentaires d’un public intéressé, ce sont des commentaires motivés.

    Cependant, en règle générale, les influenceurs ne voient rien de mal dans les pods de commentaires et considèrent qu’il s’agit d’une astuce de croissance légitime. En moyenne, 5% des influenceurs en France utilisent cette technique. Elle est surtout courante auprès des influenceurs ayant entre 5000 et 20000 abonnés (6%).

    Nous procédons du point de vue de la marque, et c’est mauvais pour la marque, car cela ne montre pas le niveau d’intérêt réel du public pour le contenu de l’influenceur.

    Les concours, source de commentaires non pertinents voire dangereux

    7% des influenceurs ayant entre 100 000 et 1 million d’abonnés utilisent la technique des jeux-concours pour booster le nombre de commentaires sous leurs publications – 6% pour les influenceurs ayant plus d’un million d’abonnés.

    Pour participer, en règle générale, il suffit de laisser un commentaire sous le post du concours ou taguer les comptes Instagram de vos amis.

    Les méga influenceurs ont le plus de problèmes avec l’authenticité des commentaires (64,82 % des méga influenceurs ont des commentaires inauthentiques). Ils sont souvent victimes de comptes de spam. Les méga influenceurs ont une grande portée, beaucoup de personnes réelles communiquent dans leur section de commentaires, donc les commentaires de spam sous le post de la célébrité deviennent de la publicité gratuite pour les spammeurs, qui peuvent faire la promotion de programmes d’affiliation, de sites de rencontre pour adultes, ou encore de comptes frauduleux de trading et de bitcoins.

    Quels abonnés pour quels influenceurs ?

    En ce qui concerne les influenceurs impliqués dans la fraude, il est intéressant également d’analyser le profil de leurs abonnés :

    • Plus d’un compte d’abonné sur 5 (22%) est considéré comme suspect.
    • Ce chiffre atteint 26% pour les comptes abonnés aux influenceurs ayant entre 1000 et 5000 abonnés.
    • 17% des abonnés sont des suiveurs de masse
    • Ce chiffre atteint 18% pour les abonnés aux influenceurs ayant entre 5000 et 20000 abonnés
    • La qualité de l’audience est la plus basse pour les influenceurs ayant entre 1000 et 5000 abonnés (43% des abonnés sont considérés comme étant de mauvaise qualité)

    * Sont considérés comme comptes suspects des bots Instagram ou des personnes réelles qui utilisent des services d’automatisation spécifiques pour faire croître le nombre de likes et de commentaires et acheter des followers.

    * Sont considérés comme des comptes de suiveurs en masse les comptes étant abonnés à plus de 1500 comptes. Ces personnes ont beaucoup moins de chances de voir le post d’un influenceur. Instagram donne la priorité aux publications des comptes avec lesquels vous interagissez plus souvent. Les followers de masse peuvent utiliser des méthodes comme les outils d’automatisation pour s’abonner ou se désabonner d’un influenceur afin de l’inciter à le suivre à son tour.

    Pour les influenceurs non-impliqués dans la fraude, le profil des abonnés est différent. En moyenne, les influenceurs sans fraude ont 7,3% de plus d’audience de haute qualité composée de vrais abonnés et moins de comptes suspects et de suiveurs de masse.

    Cela peut sembler insignifiant, mais si nous parlons de faire de la publicité sur un compte comptant 200 000 abonnés, par exemple, alors 7,3 % représentent 14000 vrais abonnés, et si la campagne de marketing d’influenceurs compte plusieurs dizaines d’influenceurs, alors nous parlons de centaines de milliers de vrais abonnés.

     

  • Autopsie du phénomène FAKE NEWS

    Les Fake News, un nouveau risque de crise pour les entreprises

    (suite…)

  • Etat des médias en France et dans le Monde 

    Etude : état des médias en France et dans le Monde 

    Réseaux sociaux, nouvelles technologies, « fake news », défiance du public, lutte des droits d’auteur… l’année a encore été riche pour les médias et journalistes constamment obligés de s’adapter.
    Quels ont été leurs principales préoccupations et challenges en 2018 ? Etaient-ils les mêmes en France qu’au niveau mondial ?

    Pour cette 10ème édition de l’étude Etat des Médias*, Cision, éclaireur de marques, a mené une étude auprès de 2000 journalistes dans le Monde pour connaître leurs attentes et ressentis face à un paysage en constante mutation. 

    1 – Une info vérifiée : 1er objectif des journalistes en France et dans le Monde

    Si la véracité de l’information est la 1ère préoccupation des journalistes dans le monde (51%) elle est particulièrement forte en France et est plébiscitée par 79% des répondants. Elle se classe loin devant l’obtention d’un scoop ou d’une exclusivité.
    La 2ème préoccupation est liée au chiffre d’affaire et au trafic générés. On constate une grande différence entre la moyenne mondiale s’élevant à 34% contre seulement 13% pour les journalistes Français.

    #2 – Les métriques de mesure d’audience ont un impact sur l’information traitée par les journalistes

    Pour 65 % des 2000 journalistes interrogés à travers le Monde, la disponibilité des métriques précises sur l’audience (nombre de vues, inscription à la newsletter du média, engagement réseaux sociaux…) a changé leur manière d’évaluer l’information. Le phénomène est moindre en France mais il concerne tout de même plus de la moitié des journalistes (51%).

    #3 – La taille de l’audience : première mesure de succès des articles et particulièrement en France

    Si le nombre de personnes ayant vu un article est le 1er critère pour mesurer son succès, c’est encore plus marqué en France : 51% contre 43% tous pays confondus.
    C’est sur la deuxième marche du podium que l’on note une différence très importante entre journalistes français et la moyenne globale. En France, la réussite d’un article s’évalue au nombre de fois où il a été repris ou cité par leurs confrères (16% France vs 7% Global).
    Au niveau Monde, c’est l’engagement en ligne – notamment le nombre de partage sur les réseaux sociaux- qui prime (20% Global VS 8% France).

    Quelle a été votre principale mesure de succès de vos articles en 2018 ?

    #4 – La défiance envers les médias légèrement moins ressentie par les journalistes

    Au niveau global, 63% des journalistes répondent par l’affirmative à la question « Selon-vous, le public fait-il moins confiance aux médias par rapport à l’an dernier ? ». En France, on atteint même 70% de réponses positives.
    Si ce chiffre est toujours très élevé, c’est le plus bas depuis deux ans (71% en 2018 et 91% en 2017). L’abondance d’informations non vérifiées/ fake news qui se propagent notamment via les réseaux sociaux semblent  desservir ces derniers et bénéficier aux médias plus traditionnels.

    #5 – Le plus grand challenge : ne pas se faire court-circuiter par les réseaux sociaux et les « e-influenceurs » 

    Ils sont 22% des journalistes tous pays confondus à citer comme leur premier challenge le fait d’éviter d’être court-circuités par les réseaux sociaux et « e-influenceurs ». Ce pourcentage grimpe même à 29% en France et se positionne juste derrière l’attention constante portée aux « fake news » (30%).
    Ce phénomène de « fake news » inquiète moins les journalistes au niveau mondial (19%) qui placent à la deuxième marche du podium le manque en personnel et de ressources (20%).

    Quels ont été les plus grands challenges de ces 12 derniers mois ?

    #6 – Les technologies changent la manière de travailler : les algorithmes des réseaux sociaux plus impactante que l’IA au niveau mondial.

    A la question de savoir ce qui changera le plus leur façon de travailler, on constate là aussi une divergence entre les journalistes français et leurs confrères de l’étranger :

    • Tous pays confondus : 38% placent en premier le changement d’algorithme des réseaux sociaux (contre 25% en France)
    • Dans l’hexagone, ce sont les technologies de production de vidéos plus abordables (drones, caméras…) qui sont en tête avec 33% des votes

    Quant à l’Intelligence Artificielle, elle se classe 2ème dans les deux cas mais un peu plus fortement en France : 31% versus 29% tous pays confondus.
    Les technologies et assistants de reconnaissance ou de commande vocale arrivent en bas du tableau avec 11% pour les journalistes français et 9% au niveau mondial.

    Quelles sont les nouvelles technologies les plus impactantes sur votre métier ?

    Pour télécharger l’étude avec graphiques dans son intégralité, c’est ici.

  • Les tendances 2019 Social Media et Marketing digital par 20 experts 

    Les tendances 2019 Social Media et Marketing digital par 20 experts 

    un eBOOK proposé par DIGIMIND

    Afin de bien comprendre l’environnement qui vous attend en 2019 dans le domaine du marketing digital et des médias sociaux, nous avons donné la parole à 20 spécialistes, directeurs d’agence, marketeurs, spécialistes du digital, enseignants chercheurs, consultants. Nous espérons que ces avis d’experts vous inspireront pour vos stratégies social media et marketing digital.

    Vous êtes prêts ?

    Nous allons parler des réseaux sociaux et des questions sociales, influence marketing, engagement, marques et communautés, micro-influence, authenticité, content marketing, Live, Facebook, fake news, voix, transparence, design conversationnel, méfiance et confiance, vidéos, intelligence artificielle, économie de l’attention, GAFA, services, de la fin de l’âge d’or des réseaux sociaux…

  • Fake news : un « Fact-checking » renforcé

    Créer une nouvelle plateforme d’information pour lutter contre « les fake news! »

    Par Caroline Faillet, CEO du Cabinet Bolero, et experte des stratégies numériques.

    La loi contre les « fake news » ou infox rentrera en application pour les Elections Européennes, malgré un front commun des politiques et des journalistes s’inquiétant des risques de dérive en matière de liberté d’expression. « Quand il y a une innovation, les Américains en font un business, les Chinois la copient &les Européens la réglementent.» plaisantait Emma Marcegaglia, la présidente du patronat italien. Et si pour une fois, on renonçait à une vision défensive en envisageant un autre modèle ?

    Les 3 suspects généralement invoqués en matière de désinformation sur Internet sont les officines du mensonge, accusées de générer des revenus grâce aux « fake news » ; les réseaux sociaux, coupables defournir une arme de diffusion massive de ces infox et enfin l’ignorance des masses, désignée responsablede la propagation. En répondant aux 3 questions majoritairement associées aux infox : qui les émet, comment se répandent-elles et pourquoi, ces 3 suspects forment les coupables idéaux d’un phénomèneconsidéré désormais comme le plus grand fléau pour nos démocraties. Etudions les réponses généralement proposées pour endiguer ce phénomène.

    Un « Fact-checking » renforcé

    Pour contrer les faussaires du numérique, certains médias proposent de labelliser l’information, en classant lessources sur le critère de la fiabilité, comme le Decodex du Monde. Le politique de son côté veut désormais pouvoir saisir le juge des référés pour interdire une fausse information circulant sur les réseaux. Mais dans ce grand marchédérégulé de l’information, est-ce réaliste et même souhaitable qu’une autorité médiatique ou juridique désigne lessources illégitimes et les mensonges ? Si l’on considère que les citoyens ont besoin d’un environnementinformationnel sécurisé, pourquoi ne pas créer une plateforme média, à laquelle chaque média pourrait adhérer et où seraient mutualisés ces efforts de vérification ? La création d’une plateforme d’abonnement à l’information demanière forfaitaire, comme le proposent Deezer et Spotify pour la musique procurerait ainsi un modèle viable pour financer le travail de « fact-checking » que les médias auront de plus en plus de mal à mener individuellement.

    Un nouveau « business-model » pour les contenus

    Du côté des réseaux sociaux, le politique s’en mêle également et les européens veulent imposer une plus grande transparence sur les algorithmes afin de lutter contre les bulles de filtre. Face à la pression règlementaire, Facebook a pris les devants. Il travaille sur son intelligence artificielle pour réduire mécaniquement l’exposition descommunautés aux contenus à dimension sensationnelle et ainsi retenir à la source la propagation.

    Là encore, posons-nous la question de la pertinence de ces solutions tant que le modèle économique des plateformes reste celui de vendre de la publicité contre des données ! Les plateformes sont structurellement conçues pour retenir et engager les communautés de façon à disposer de données sur les individus. Alors plutôt que de poser des rustines sur des outils qui heurtent nos valeurs européennes en matière de respect de la vie privée et depluralité d’information, pourquoi ne pas se résoudre à créer notre propre modèle alternatif ? Le Deezer des médiasserait forcément une concurrence pour Facebook, dans le sens où il prendrait un peu de ce précieux actif qu’est l’attention des individus.

    D’autre part il fournirait un modèle économique plus sain pour les médias aujourd’hui dans une situation économiqueintenable. Concurrencés par Google et Facebook sur leur principale source de revenus, la publicité, ils sont doublement dépendants de ces mêmes plateformes. Car non seulement nos médias sont bien sûr depuis longtemps aliénés à Google et Facebook pour le trafic mais ils sont maintenant rémunérés par Facebook pour réaliser cettetâche ingrate qu’est la vérification de l’information. On se félicite que Facebook et Google acceptent désormais le statut de plateforme d’information qui va les responsabiliser davantage sur le contenu. Mais n’est-ce pas au contraire fournir le coup fatal à la presse que de donner aux plateformes le statut de média ?

    Vers une transformation des médias

    Enfin tout un chacun en appelle à une éducation aux médias et à l’information pour que le grand public ne se laisse plus berner par les grossières falsifications des pros de l’intox. Comme s’il suffisait, pour éviter les rumeurs, d’enseigner la vérification de la source et la confiance envers les « grands médias » alors que le public plébiscitedésormais l’opinion des blogueurs ou des twittos. Vision passéiste d’acteurs qui veulent lutter contre les« fakes news » mais au nom de la défense de l’ancien monde.

    Et si l’on renvoyait plutôt aux médias la responsabilité de réparer ce qu’ils ont eux-mêmes créé en pactisant avecles GAFA il y a 15 ans ? On comprend qu’ils résistent à faire cohabiter sur une même plateforme des articlesreprenant tous la même dépêche AFP. On comprend qu’ils soient dérangés par l’idée de devoir développer une identité forte pour ne pas être banalisés au sein d’une plateforme les mettant frontalement en concurrence. On comprend qu’ils soient déstabilisés par l’idée d’une révolution de leur modèle de rémunération.

    Les Majors de la musique souffraient du même mal et manifestaient le même déni face à la désintermédiation de leur marché. Pour combien de temps encore les médias vont-ils résister ?

  • Fake News : les enseignements à tirer!

    Fake News : un guide pratique pour faire le point !

    Un ebOOK proposé par VISIBRAIN

    Depuis près d’un an l’expression « Fake News » est sur toutes les bouches d’internautes, dans la presse et sur les réseaux sociaux. Le Président des Etats Unis, Donald Trump, n’est pas étranger à cette envolée. En effet, depuis son élection l’expression « Fake News » a pris une ampleur considérable.

    o   En moyenne 20% des tweets de Donald Trump contiennent le mot « Fake News ».

    o   8 127 421 messages contenant l’expression « Fake News » ont été publiés sur les réseaux sociaux depuis la rentrée 2017.

    La plateforme de veille des réseaux sociaux Visibrain a donc publié un Livre Blanc, « Tout savoir sur les Fake News », pour faire le point sur ce phénomène. Dans ce guide, Visibrain propose de répondre aux principales questions que les internautes et les entreprises se posent sur le sujet en fournissant des pistes pour éviter les pièges.

     Un terme, plusieurs définitions

    Le mot « Fake News » fait désormais partie de notre quotidien. Première nécessité, clarifier ce que signifie le mot « Fake News ». Une Fake News est une « fausse information » cependant une information a plusieurs façons d’être « fausse ». Elle peut être :

    o   « Erronée » : dans ce cas l’information est inexacte et n’a pas été vérifiée. Son but premier n’est pas de tromper.

    o   « Imitée » : à l’inverse ici, l’information est un leurre. Elle a été fabriquée ou déformée, le plus souvent dans le but de nuire.

    o   « Parodique » : ici le « faux » a pour but de faire rire. L’acte est fait sciemment afin de parodier une information. Mais cette news peut parfois être prise pour vraie.

    D’où l’importance de bien « enquêter » sur une information avant de la partager.

     3 enseignements à tirer

    Evaluer systématiquement la crédibilité de l’émetteur

    Sur le web, notamment sur les réseaux sociaux, il est parfois compliqué de décerner le vrai du faux. D’où l’importance d’identifier « qui me parle ». Ce doit être le premier réflexe du lecteur.

    En cherchant à évaluer la crédibilité d’une information on cherche avant tout à identifier qui est son émetteur. L’information provient-elle de la presse « sérieuse », de comptes réseaux sociaux certifiés ou à l’inverse douteux ou bien de « prétendus experts » ?

    Mesurer l’impact potentiel d’une « Fake News »

    Pour évaluer l’ampleur d’une Fake News il est important d’identifier les parties prenantes impliquées. Quatre niveaux d’intensité d’une Fake News sont ainsi identifiables :

    o   La Fake News est relayée par la presse « sérieuse »

    o   La Fake News est relayée par des personnalités publiques

    o   La Fake News nécessite un démenti officiel

    o   La Fake News est récupérée politiquement et alimente la propagande

    Intégrer la technologie dans la lutte contre les Fake News

    Les outils de veille professionnels comme Visibrain restent les meilleurs moyens de déterminer la provenance d’une news. En effet, grâce à ces outils il est possible de remonter à l’origine d’une publication et donc d’identifier la première personne à avoir communiqué sur un sujet. Il est ainsi possible de vérifier la crédibilité de la source en question.

    Egalement ces outils permettent de suivre la propagation d’une news, à savoir les communautés qui ont partagé cette information. Ce qui est vital pour comprendre s’il s’agit ou non d’un faux.

  • Fake influenceurs ou comment éviter de dépenser inutilement son budget sur les réseaux sociaux ?

    Comment détecter les fake influenceurs ? 

    Par Lefty 

    Alors que l’industrie du marketing influenceur pèse 1 milliard de dollars aux Etats-Unis, une industrie parallèle s’est développée sur les réseaux sociaux afin de profiter de ce marché. Il s’agit de “bots” qui se suivent les uns les autres et créent de fausses communautés. De plus, n’importe qui peut aujourd’hui acheter facilement des abonnés, des likes, des commentaires, pour faire gonfler sa communauté ou son engagement de manière artificielle.

    Malgré les nombreux efforts d’Instagram pour les éliminer, ces faux comptes deviennent la hantise des professionnels du marketing lors de leurs campagnes d’influence. Lefty, entreprise qui accompagne les grandes marques dans leurs campagnes de marketing influenceur, livre les points à vérifier pour détecter ces faux profils et éviter de dépenser inutilement son budget.

    #1 L’authenticité des comptes

    Instagram donne des badges de vérification, des petites coches blanches dans un rond bleu qui identifient les comptes officiels de célébrités, d’influenceurs reconnus et de marques. Toutefois, Instagram reste parcimonieux dans la distribution de ces badges. Toutes les stars et les micro-influenceurs n’en disposent pas. Il est donc utile de lire les bio et de cliquer sur les liens de leurs sites internet ou autres réseaux sociaux : les vrais influenceurs sont bien souvent présents sur plusieurs plateformes à la fois.

    #2 La qualité des commentaires et du contenu publié

    Les influenceurs authentiques ont gagné leurs abonnés grâce à du contenu engageant, posté régulièrement. Ceux-ci prennent généralement le temps d’engager la discussion avec leurs abonnés de manière spontanée.

    Au contraire, les faux comptes publient peu et présentent une faible cohérence sur l’ensemble du contenu. Ils sont ainsi facilement identifiables par leurs commentaires répétitifs, sans personnalité et sans lien avec le contenu.

    Il est nécessaire d’observer les commentaires, les tags, les mentions d’un compte, pour en vérifier l’authenticité.

    #3 Le taux d’engagement

    Le nombre d’abonnés n’est pas un indicateur suffisant : certains comptes ont de nombreux abonnés mais un taux d’engagement effleurant le néant. C’est bien souvent le résultat d’un achat d’abonnés. Il est préférable de travailler avec des profils dont le taux d’engagement (nombre de likes / nombre d’abonnés) est supérieur à 2%.

    #4 La qualité de l’audience

     Pour promouvoir un message de marque, il est essentiel d’étudier en profondeur son audience et de s’assurer qu’elle corresponde à son coeur de cible. La croissance du nombre d’abonnés révèle bien souvent la qualité de l’audience : une croissance par à-coups est bien souvent le signe d’une audience achetée. La géographie peut aussi être un indice d’authenticité. Des influenceurs regroupant une audience trop disparate géographiquement peuvent sembler suspects.

    “ Les marques doivent être vigilantes envers les faux comptes car ils peuvent ruiner les efforts investis dans une campagne de marketing influenceur. Les entreprises dépensent leur budget pour s’adresser à des audiences finalement non qualifiées. Des plateformes comme Lefty dévoilent les statistiques de l’audience d’un influenceur et éliminent automatiquement les fake influenceurs ”, commente Thomas Repelski, co-fondateur de Lefty.

    Pour en savoir plus : lefty.io/fr