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  • Blockchain : pourquoi la zone Euro ne doit pas rater la seconde révolution Internet

    « La Blockchain, une opportunité pour l’Europe – Pourquoi la zone euro ne doit pas rater la seconde révolution d’internet »

    Le rapport de La Fondation Concorde, Bpifrance et Havas Blockchain

    Construit avec les témoignages d’une dizaine d’experts issus des secteurs de la finance, de la santé, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, ce rapport analyse que la blockchain dépasse largement les cryptomonnaies auxquelles elle est souvent associée et parfois réduite. Il démontre que cette technologie favorise la souveraineté économique, la compétitivité industrielle et l’efficience administrative de l’Europe. La blockchain annonce une révolution économique dont les acteurs français et européens doivent s’emparer.

    L’euro numérique, l’outil financier incontournable de l’Europe.

    Ce rapport revient sur la nécessité de se doter rapidement d’un « euro numérique » émis par la BCE pour adapter la zone euro à l’économie numérique de demain. Cet « euro numérique » permettra de répondre à 3 défis majeurs :

    • Un défi géopolitique. Des projets émanant d’entreprises privées, comme Libra, et d’États, comme le crypto-yuan, soulignent l’urgence pour l’Union européenne de se doter d’un outil équivalent pour préserver la souveraineté monétaire de la zone euro et renforcer l’attractivité internationale de notre monnaie commune.
    • Un défi économique et financier. Un « euro numérique » permettra de moderniser les infrastructures financières européennes qui datent des années 70, d’abaisser le coût des transactions financières et de promouvoir l’innovation économique.
    • Un défi juridique. À l’échelle européenne, un « euro numérique » sera un outil de lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et le terrorisme. Contrairement aux idées reçues, le caractère public et pseudonyme de la blockchain permet de tracer les transactions qui y sont inscrites.

    La blockchain, une nouvelle technologie pour répondre aux défis sectoriels de l’Europe.

    La pandémie mondiale de la Covid-19 implique de nouveaux défis économiques, financiers et sanitaires auxquels la blockchain apporte une réponse innovante, transparente et efficiente. Ce rapport met en exergue 4 secteurs clés :

    • L’industrie, où cette technologie révolutionne la gestion des chaînes d’approvisionnement industrielles, simplifie le fonctionnement du commerce international et améliore la transparence de la consommation alimentaire.
    • La santé, dans une logique de gestion sécurisée des données médicales ou encore d’amélioration des études cliniques et de la transparence de la recherche.
    • La transition énergétique, où la blockchain peut être le socle d’un « internet de l’énergie » européen via des réseaux de production, d’échange et de revente d’énergies renouvelables en pair-à-pair.
    • La sphère publique, dans l’optique de réinventer le rôle de l’État en automatisant se s rouages et en simplifiant la relation citoyenne avec celui-ci.

    Bpifrance, Havas Blockchain et la Fondation Concorde dévoilent les 5 préconisations suivantes :

    • À l’échelle de l’Europe, inscrire la technologie blockchain dans le portefeuille d’un Commissaire européen au même titre que d’autres technologies afin d’en faire une priorité industrielle et permettre à l’UE de parler d’une seule voix sur ce sujet.
    • À l’échelle de l’Europe, raccourcir la phase de réflexion autour de « l’euro numérique » pour ne pas prendre de retard supplémentaire sur des projets de crypto-monnaies étrangers comme Libra et le crypto-yuan.
    • À l’échelle de l’Europe, renforcer le financement des fonds d’instances dédiées pour combler l’écart de financement existant avec les États-Unis et la Chine.
    • À l’échelle de la France, la blockchain doit être inscrite comme une priorité stratégique dans le plan de relance économique, à l’image de l’Intelligence Artificielle. La blockchain est un levier technologique en faveur de notre souveraineté économique, de notre compétitivité industrielle et de la transition énergétique.
    • À l’échelle de la France et de l’Europe, établir un cadre juridique et un régime fiscal plus stable et attractif pour faire fleurir les start-ups blockchain et catalyser l’intérêt des investisseurs, dans un contexte où l’intérêt des entreprises pour ce secteur s’accroit.

    La blockchain annonce une révolution économique, sociale et politique aussi puissante que celle d’internet. Ce rapport appelle l’ensemble des acteurs français et européens à urgemment s’emparer de cette opportunité et de prendre part à cette révolution technologique qui ne cesse de s’amplifier dans le monde.

    Lire le rapport intégral ici 

     

  • Comment gérer efficacement ses paiements multidevises ?

    Comment gérer efficacement ses paiements multidevises ?

    Avec l’essor de l’e-commerce, les paiements multidevises sont devenus monnaie courante. Des commerçants qui se contentaient de l’euro ont soudain vu arriver des paiements en dollars, en livres sterling ou encore en yuans. Comment gérer au mieux cet afflux de devises étrangères ? Nous vous donnons quelques pistes dans cet article.

    Impact du cours des devises étrangères sur les bénéfices

    D’après les données collectées par Statista, 22% des transactions commerciales seront transfrontalières d’ici à 2022. Qui dit paiements transfrontaliers dit bien évidemment cohabitation de différentes devises. Les cours des devises étrangères varient continuellement et les écarts sont parfois imprévisibles. On l’a très bien constaté début 2020. Alors que les analystes revoyaient leurs prédictions à la baisse, l’euro qui était en nette diminution par rapport au dollar a brutalement remonté suite à la baisse des taux d’intérêt américains, le tout sur fonds de coronavirus. En Europe, l’impact du Brexit sur le cours livre sterling euro ou encore sur l’évolution de la paire de devises livre dollar est également très incertaine.

    Les entreprises qui se fournissent en Chine doivent également tenir compte du cours du yuan car le prix de leurs produits ou composants peut se trouver impacté. Il est donc très compliqué pour un commerçant, en particulier les PME ou les TPE qui manquent de ressources, de jongler avec ces différentes devises et de prendre avantage des variations de cours en temps réel. Néanmoins, l’influence sur les bénéfices est bien présente.

    Nécessité de s’adapter aux clients

    Source : PxHere.

    Si l’essor de l’e-commerce a permis à de nombreuses entreprises de se développer, il a également rendu les clients plus exigeants. La plupart d’entre eux par exemple refuseront de payer dans une autre devise que leur devise d’origine. En outre, les politiques en matière de retour leur sont particulièrement favorables ce qui implique de pouvoir les rembourser dans leur monnaie d’origine.

    Enfin, beaucoup de clients – en particulier les clients des générations Millénial, Y et Z – ne font plus allégeance aux sacro-saintes cartes de crédit. Ils s’attendent donc à pouvoir utiliser le mode de paiement de leur choix que ce soit une carte bancaire ou un portefeuille électronique par exemple. Les portefeuilles électroniques seraient d’ailleurs la méthode de paiement de prédilection pour les achats en ligne (plus d’un tiers des transactions).

    Nouvelles opportunités grâce à la fintech

    Les entreprises fintech ont bien compris les défis des commerçants modernes et proposent une série de solutions innovantes. Le secteur est d’ailleurs en plein essor, en particulier en France. Pour les paiements, il existe des solutions intégrées de paiements multidevises qui peuvent être utilisées afin d’éviter la conversion immédiate.

    Concernant le risque de change, l’approche a également évolué. Beaucoup de commerçants subissaient ces fluctuations de devises ou se contentaient de couvrir leur risque via des contrats à terme par exemple qui garantissaient le cours d’une devise. Aujourd’hui, il est possible en quelques clics d’ouvrir des comptes en monnaies étrangères ou encore d’investir sur les marchés forex afin de tirer parti des hausses et baisses de cours pour autant que la trésorerie soit suffisante. Les commerçants n’ont donc plus à subir ce risque mais sont libres d’adopter une démarche active pour en tirer le meilleur parti.

    En fin de compte, le potentiel d’économies voire de bénéfices est bien présent mais les entreprises se contentent trop souvent de se concentrer uniquement sur leurs ventes ou encore leur positionnement marketing. Néanmoins, prendre le temps de trouver la solution qui convient pour gérer au mieux ces flux de paiements transfrontaliers a une réelle valeur ajoutée.