Étiquette : Europe

  • Utilisation, curiosité, craintes… comment les citoyens européens vivent avec l’IA au quotidien ?

    Comment l’IA générative est-elle perçue à travers l’Europe ?

    Selon une étude de l’institut de sondage Norstat et Strategir

    Alors que l’IA générative s’impose de plus en plus en Europe, comment est-elle perçue à travers l’Europe ?
    Qui sont les pionniers ? Quels en sont les usages ?

    Ont-ils des attentes ? des réserves ? Quelles tendances majeures se dégagent ?
    Une révolution technologique en marche qui fascine autant qu’elle inquiète.
    Les Français et leurs voisins Européens prennent la parole.

    L’institut de Sondage Norstat et la société d’étude spécialisée Strategir ont mené une étude inédite en interrogeant les citoyens français, italiens, allemands et danois quant à leur rapport à l’intelligence artificielle et dresse le bilan.

    Avons-nous la même perception de l’IA en Europe ?

    Tous les pays Européens ne sont pas égaux face aux technologies d’IA. Alors que le Danemark affiche une longueur d’avance, la France peine davantage à s’approprier l’usage de l’IA.

    56% des Danois sont familiers de l’IA contre 39% des Français. L’Italie et l’Allemagne sont dans la moyenne avec 46% des répondants familiers de ces technologies. A noter que 27% des Français ont entendu parler de l’IA pour la première fois il y a moins de 6 mois et 43% d’entre eux il y a moins d’un an, ce qui est beaucoup moins pour les Danois, seuls 4% d’entre eux ont entendu parler de l’IA pour la première fois ces six derniers mois..

    Pour l’IA générative plus spécifiquement, elle est encore méconnue du plus grand nombre tous pays étudiés confondus et souffre d’une incompréhension superficielle. Seuls 15% des sondés Français, Italiens et Danois savent expliquer l’IA générative alors que 50% en ont déjà entendu parler en France et 60% au Danemark.

    Si on note un léger retard en France concernant notre familiarité avec l’IA, ces derniers sont 55% à en avoir entendu parler pour la première fois par les médias et 10% au travail. Au Danemark, la première source de notoriété de l’IA est aussi les médias, 41% des sondés Danois ont connu l’IA via les médias et 15% au travail. Les Italiens sont ceux qui ont le plus connu l’IA sur les réseaux sociaux avec 32% contre 23% en France et en Allemagne et seulement 16% au Danemark.

    « Une adoption plus précoce au Danemark a permis d’ancrer l’IA dans les usages, tandis qu’en France et, dans une moindre mesure, en Italie, le sujet reste encore récent. Là où les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle clé pour éveiller la curiosité du grand public, le Danemark se distingue une fois de plus avec le monde du travail qui fait office de relais plus important pour faire connaître l’IA »  Romain Barbet, Directeur Général France de Norstat

    Malgré leurs différences d’appropriation et de sources de notoriété des technologies d’IA, les utilisateurs Français, Danois, Italiens et Allemands ont une fréquence d’utilisation proportionnelle et quasiment équivalente que soit dans le domaine professionnel ou personnel. En France, 23% ont une utilisation hebdomadaire de l’IA dans le domaine professionnel (26% pour l’Italie, 28% pour l’Allemagne et 27% pour le Danemark).

    L’IA générative s’installe progressivement en Europe…

    Si l’IA générative s’est déjà frayée un chemin dans le quotidien d’une partie des Européens, en France c’est surtout un sujet lié à l’actualité mis en avant dans les médias. 41% des Français connaissent l’IA générative grâce aux médias alors qu’au Danemark elle est déjà un élément du quotidien, 19% ont connu l’IA générative via le bouche-à-oreille contre 12% en France par exemple, preuve que la technologie a davantage trouvé sa place dans la société au Danemark.

    L’élément déclencheur de son utilisation suit cette même logique. En Allemagne, 39% des utilisateurs de l’IA générative sont curieux de la technologie contre 27% en France. Chez nous c’est la découverte de l’IA générative dans un article, une vidéo ou sur les réseaux sociaux qui a incité 23% des Français à l’utiliser. Au Danemark, seulement 11% l’ont utilisé suite à la découverte dans les médias mais 14% grâce à son entourage personnel. En Italie 13% ont succombé à l’utilisation de l’IA générative en cherchant une solution pour gagner du temps (contre 9% en France et en Allemagne et 8% au Danemark.)

    En France, ce sont donc les médias qui éveillent l’intérêt et expose l’intelligence artificielle tandis qu’en Italie, c’est le gain de temps qui séduit. Au Danemark, en revanche, les recommandations de proches jouent un rôle clé sur l’utilisation et est également la source de notoriété au premier abord.

    Concernant son utilisation, c’est dans le cadre privé que près d’un tiers des Européens ont testé l’IA générative au moins une fois.
    30% en France, 32% en Italie, 35% au Danemark et 37% en Allemagne. L
    es utilisateurs sont plutôt masculins (54%) et âgé en moyenne de 40 ans. La fréquence d’utilisation de l’IA générative varie aussi selon les pays. Les Français et les Italiens l’utilisent plus que les Allemands et les Danois. L’effet de curiosité face à un nouvel outil ? 45% des répondants Italiens et 44% des répondants français l’utilisent quelques fois par semaine voire tous les jours ou presque au moment du sondage.

    Du côté des types d’IA générative utilisés, les générateurs de texte dominent largement, adoptés par 93% des répondants en Italie, 91% en France, 90% au Danemark et 89% en Allemagne. L’Allemagne se distingue en explorant davantage les générateurs d’images (à 37% contre 27% pour la France par exemple) et de musique (à 13% contre 6% au Danemark).

    « L’IA générative est plutôt perçu comme un phénomène médiatique en France, alors qu’il est déjà bien intégré dans le quotidien au Danemark. Les motivations d’usage varient : curiosité médiatique pour les Français.es, recommandations personnelles pour les danois.es, gain de temps pour les italiens.nes. L’IA est utilisée majoritairement dans un cadre privé, par des hommes d’environ 40 ans. Les générateurs de texte dominent, avec quelques différences nationales d’exploration technologique. » –  Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    L’IA générative au quotidien,  pour quoi faire ?

    En France, l’IA générative est l’assistant quotidien.
    1 Français sur 2 l’utilise pour corriger l’orthographe d’un document, d’un courriel ou en aide à la rédaction. Mais pas seulement, sur le volet créativité et loisirs : 38% l’utilisent pour cuisiner et 13% pour jardiner. 27% des Français interrogés utilisent l’IA générative pour des conseils d’achat et 34% pour comparer des produits. 38% l’utilisent pour leur bien-être et le développement personnel et 26% pour leurs démarches administratives.

    En Italie, l’IA générative s’impose comme un outil d’apprentissage.
    68% des Italiens l’utilisent sur le volet technologie et support informatique (contre 59% en France). 64% pour leurs études et apprentissages (contre 52% en France) ou encore 51% des Italiens s’en servent pour être à jour sur l’actualité et la comprendre.

    Si l’utilisation de l’IA générative en Italie est axée sur l’apprentissage, c’est moins le cas en Allemagne où elle s’ancre surtout dans un usage rédactionnel. 81% des Allemands l’utilisent pour leurs communications et rédaction (6 points de plus qu’en France). 16% des Allemands l’utilisent comme compagnon virtuel (contre 11% en France).

    Enfin au Danemark, l’usage est plutôt dérivé du domaine professionnel, en particulier sur la rédaction et l’informatique. Néanmoins, 24% des Danois l’utilisent pour la planification de cadeaux, contre 18% en France.

    … mais son utilisation est contrastée

    Entre promesses et craintes, l’arrivée de l’IA générative n’est pas perçue de la même façon au quatre coins de l’Europe.
    Tandis que les Danois se montrent plutôt positifs face à l’IA, en France, nous adoptons une posture plus critique. 25% des Français interrogés ont une opinion générale négative sur l’intelligence artificielle contre seulement 12% au Danemark. Et à l’inverse, 36% seulement manifeste une opinion positive en France et plus de la moitié, 51%, au Danemark.

    Plus spécifiquement sur l’IA générative, les avis divergent et sont plus partagés.

    Cette étude révèle par exemple qu’il y a autant de Français ayant une opinion positive que négative sur l’IA générative ( 30% vs. 32%). L’Italie se démarque par un optimise plus marqué, 21% des Italiens ont une opinion négative et 38%, une opinion positive. Pourtant, on observe chez ceux qui ont déjà expérimenté les technologies d’IA générative qu’ils en tirent une expérience globalement positive. Sur les générateurs d’images par exemple : 84% des Français en ont une opinion plutôt positive, 80% des Italiens, contre seulement 66% au Danemark chez qui cela suscite donc davantage de réserves.

    L’atout commun aux quatre pays étudiés de l’IA générative est le gain de temps.
    Pour 42% des Italiens interrogés, le gain de temps est le principal avantage de son utilisation, contre 35%, 34% et 33% des Français, Allemands et Danois. Hormis le gain de temps, chaque pays trouve un bénéfice spécifique : en France, elle stimule la créativité et le divertissement, tandis qu’en Italie et en Allemagne, elle est surtout perçue comme un levier de développement des compétences techniques et d’automatisation des tâches.
    Mais derrière cette vision utilitaire se cache cependant une perception nuancée : pour la moitié des Européens, l’IA générative reste encore limitée dans ses capacités, ce sentiment est particulièrement marqué en Allemagne.

    Par ailleurs, la prudence domine lorsqu’il s’agit de l’utiliser pour des décisions importantes ou des tâches personnelles.
    Pour 55% des Français, l’IA générative est encore limitée dans ses capacités actuelles, c’est aussi le cas pour 64% des Allemands et pour 51% des Italiens et des Danois. Seulement 27% des Danois ont confiance en l’utilisation de l’IA générative pour des tâches personnelles contre 34% des Français. Pour prendre une décision importante, c’est seulement 13% des Danois qui s’en remettront à l’IA générative et en haut du classement les Allemands à 26%.

    Pourquoi sommes-nous inquiets ?

    En France et en Italie, on craint un appauvrissement de la créativité (pour 62% des Français et pour 58% des Italiens) et une dépendance accrue (44% en France et 48% en Italie).
    Au Danemark, c’est la qualité des résultats qui interroge 32% des Danois, tandis qu’en Allemagne, les préoccupations portent sur la protection des données et le contrôle exercé sur ces technologies, respectivement à 53% et à 50%. Les inquiétudes varient donc selon les pays et les Français se démarquent par leur méfiance plus prononcée envers l’IA générative.

    78% des Français sondés craignent que l’humain deviennent trop dépendant de l’IA contre 59% des Danois. Ou encore, 77% des Français pensent que l’IA générative devrait être plus régulée et c’est moins pour nos voisins Danois qui le pensent à 66%.

    Au-delà des réserves, l’ampleur de l’IA générative ne fait pas de doute. La moitié des Européens estiment que l’IA générative aura un impact encore plus important dans nos vies que les smartphones ou internet. On parle là d’une révolution bien en marche mais pas sans interrogations et aux quatre coins de l’Europe.

    « Les inquiétudes face à l’IA générative varient selon les pays : appauvrissement créatif en France et en Italie, protection des données en Allemagne, qualité des résultats au Danemark. Les Français se distinguent par une méfiance plus marquée, souhaitant une régulation accrue. Malgré ces réserves, la moitié des Européens voient l’IA comme une révolution technologique majeure. Un bouleversement potentiel, entre craintes et fascination. »  – Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    Dans cette étude, nous avons également sondé les répondants de ces quatre pays sur leur perception des autres pays comme les Etats-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore la Norvège. Alors face à l’IA, comment se voient les pays Européens entre eux ?

    Quant à leur niveau de maturité, les pays nordiques sont perçus plus matures sur l’IA de manière transversale, avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour les Français et les Italiens.

    En effet, par exemple pour les Français, les plus matures sont les Suédois, à 78%, suivis des Allemands, des Danois et des Norvégiens, à 75%, puis les Britanniques et les Américains à 72%. Pour nous les Italiens et les Espagnols sont les moins matures en ce qui concerne l’IA.

    Vu des autres pays, nous sommes matures sur l’IA à 52% pour les Italiens, derrière les pays nordiques, les Britanniques et les Américains. Pour les Danois, les Français sont parmi les moins matures sur la question à 42% et à 47% pour les Allemands.

    A noter que les Français sont les moins humbles, étant les seuls à nous percevoir plus matures sur l’IA (à 58%) tandis que les pays méditerranéens qui sont l’Italie et l’Espagne sont globalement perçus par tous comme les moins matures sur l’IA.

     

  • Comment le Digital Market Act va rebattre les cartes du Search ? 

    Digital Market Act comment se préparer ? 

    Par Jimmy Barens, Senior Vice President Global Sales Engineering chez Yext

    Maintenant que les premières exigences du Digital Market Act sont entrées en vigueur, quelles entreprises sont concernées, quels sont les changements, comment se préparer ? Un état des lieux s’impose pour y voir plus clair.

    En quoi consiste le Digital Market Act ?

    Entré en vigueur le 6 mars 2024, le Digital Market Act (loi des marchés numériques) de l’Union européenne vise à réguler le pouvoir des grandes entreprises technologiques identifiées comme « gatekeepers » dont l’influence au sein de l’Union est considérable en raison de leur grand nombre d’utilisateurs et de leur puissance financière. Le but étant de prévenir les abus de pouvoir et d’offrir aux consommateurs plus de liberté de choix ainsi qu’une meilleure protection de leurs données.

    Les principales exigences du DMA consistent à interdire aux « gatekeepers » des pratiques visant à favoriser leurs propres produit et services, imposer l’interopérabilité avec les services concurrents, contraindre à des restrictions dans la collecte et l’utilisation des données personnelles et réguler les classements de recherche en évitant le favoritisme des « gatekeepers » pour leurs propres services. Ainsi, les utilisateurs d’Android peuvent plus facilement changer de moteur de recherche par défaut, Apple autorise d’autres magasins d’applications sur ses appareils, et Google affiche des pages de résultats de recherche avec des informations supplémentaires issues de sites tiers.

    Comprendre et anticiper les potentielles évolutions

    Face à ces nouveaux changements de paradigme, voici quatre conseils simples pour optimiser sa présence digitale.

    1- Enrichir et détailler les informations disponibles

    Pour améliorer la visibilité et favoriser l’interaction, l’enrichissement des fiches Google My Business est incontournable. En ajoutant des descriptifs, en répondant aux avis, en fournissant des détails sur les produits et en complétant la liste de services ; toutes ces informations structurées contribuent à un meilleur référencement local.

    2- Dépasser les mots-clés génériques

    Identifier de nouveaux mots-clés en observant les questions et les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux ou sur Google, ainsi que tout autre contenu produit par les utilisateurs. En s’inspirant de ces retours terrain, cela permet de créer des contenus personnalisés et plus engageants.

    3- Une expérience client plus cohérente

    Conformément au DMA, les marques doivent offrir le libre choix et un accès à une pluralité de sources. Pour garantir l’exactitude des informations partout sur le Web, y compris sur les réseaux sociaux, les marques doivent effectuer une analyse régulière et maintenir à jour leurs données afin de délivrer une expérience cohérente et conforme. Une telle expérience renforcera la confiance des consommateurs.

    4- Un pilotage des analytics

    Surveiller l’évolution des pages de résultats de recherche et les performances Analytics des sites Web permet de prendre les bonnes décisions grâce aux données. Réunir sur un même tableau de bord toutes les données Web et des réseaux sociaux, ou tout autre plateforme digitale, offre une vue d’ensemble pour mieux comprendre les changements et leurs mécanismes.

    Considérés comme « gatekeepers », Google, Facebook, Instagram et LinkedIn peuvent induire des changements dans la façon dont une fiche d’entreprise apparaît. Pour garantir la visibilité d’une marque, les données doivent être fiable sur tous les sites car avec les règles du DMA, les « gatekeepers » doivent afficher plus de sources dans leurs résultats de recherche. Ces évolutions réglementaires se traduisent donc par plus ou moins d’impressions.

    Qu’est-ce que cela change pour Google ?

    Pour se conformer au DMA, Google a procédé à des mises à jour donnant lieu à des changements dans l’affichage d’autres sources et limiter l’autoréférencement. Avec des carrousels enrichis d’ »unités d’agrégation » et des « chips de filtre », Google teste des pages de résultats de recherche permettant aux internautes de voir et de comparer plus facilement les résultats d’agrégation liés à d’autres sites.
    Ces unités appelées « sites de lieux » affichent par exemple les résultats d’autres « listings » avec leurs propres informations telles que leurs images, leurs avis, leurs notes et d’autres attributs. Il sera intéressant d’observer les évolutions de comportements, une fois que cette mise à jour sera entrée dans les habitudes.

    Il est possible que des marques ne remarquent aucune différence en termes de classement, de clics et d’engagement. Mais dans le cas de changements notables, cela signifierait que Google a une influence et que les entreprises devraient prendre en compte d’autres critères que ce même classement. C
    ertes, il est peu probable qu’un grand nombre d’internautes quittent Google en raison des changements imposés par le DMA mais avec le temps, différents sites et leurs fonctionnalités pourraient être plus appréciés. Il sera donc stratégique pour une marque d’être bien classée sur ces nouveaux espaces incontournables. Quoi qu’il en soit, ce n’est que le début et la légalisation européenne continuera à évoluer en fonction de l’application du DMA et des nouveaux usages.

  • Banque et numérique : les consommateurs apprécient les services en ligne et les interactions humaines

    L’état de la banque numérique :
    dans un contexte de percée des services en ligne, les différences s’affirment en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, une étude de NetApp révèle que les utilisateurs plébiscitent les services en ligne, mais qu’ils apprécient toujours les banques traditionnelles et l’interaction humaine.

    Le secteur bancaire a été un des plus impacté par les ravages de la pandémie. Alors que les agences fermaient et que les clients étaient confinés chez eux, les outils numériques sont devenus prééminents dans une grande partie de l’Europe. Les institutions financières et les autres fournisseurs se sont appuyés sur l’expérience numérique pour continuer à s’engager auprès de leurs clients et de les servir. La question est de savoir à quel point cette expérience a changé l’état d’esprit des consommateurs.

    Pour en savoir plus, NetApp a entrepris avec l’institut d’études de marché indépendant Moweb, pour la deuxième année consécutive, d’interroger 1 200 consommateurs en Allemagne, en France, en Espagne, en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. L’enquête a révélé que si les banques traditionnelles continuent de dominer le marché, la plupart des consommateurs apprécient l’option des fournisseurs tiers, bien que les problèmes de sécurité liés à ces derniers persistent. Les services bancaires en ligne restent populaires, même si beaucoup ont encore besoin de contacts humains et de conseils au cas par cas. Si la plupart des consommateurs jugent la sécurité des services bancaires fiables, une faible proportion d’entre eux ne sont pas sûr de la sécurité des services bancaires en ligne.

    Les fournisseurs tiers rattrapent les moyens traditionnels
    La grande majorité (88 %) des personnes interrogées, toutes catégories d’âge et de sexe confondues, effectuent leurs opérations bancaires auprès d’institutions financières traditionnelles, bien que les hommes et les jeunes consommateurs soient plus enclins à favoriser les banques en ligne, les services de virement et les prestataires tiers.
    Parallèlement cette étude montre que les banques traditionnelles sont les plus populaires au Royaume-Uni (94 %) et en France (93 %), pratiquement sans changement par rapport à l’année dernière, ainsi qu’aux Pays-Bas (81 %) avec un pourcentage plus faible mais qui reste quand même majeure pour le pays. Le recours aux banques en ligne et aux prestataires tiers, lui, est plus fréquent en Espagne et en Allemagne, comme l’année dernière. Une grande majorité (83 %) des consommateurs de la région apprécient la possibilité d’utiliser des fournisseurs tiers axés sur la technologie, comme PayPal et Apple Pay. C’est particulièrement marqué chez les consommateurs masculins (63 % contre 53 % pour les femmes) ainsi que chez les jeunes utilisateurs (67 % des 18-29 ans).
    Toutefois, certaines inquiétudes peuvent ralentir les consommateurs à adopter ce service. Si les deux cinquièmes (40 %) ne s’inquiètent pas du partage de leurs données avec des fournisseurs tiers. Plus de la moitié sont soucieux (45 %), ce pourcentage s’intensifiant avec 56% en Espagne et 54 % en France.
    Près de la moitié (46 %) sont particulièrement réticents à utiliser des services de tiers de confiance car ils ne savent pas comment ils fonctionnent, les consommateurs français étant les plus réservés, contrasté par les Espagnols qui se trouvent être les moins réticents. La majorité (63 %) des consommateurs ont également des craintes quant à la sécurité des données des fournisseurs tiers, même les plus jeunes. Cette crainte est plus prononcée en Espagne (81 %) et en France (72 %).

    L’adoption du numérique est élevée
    Malgré une certaine réticence à l’égard des prestataires tiers, les consommateurs sont majoritairement favorables aux services bancaires en ligne et numériques. Environ 79 % d’entre eux souhaitent effectuer des opérations bancaires sans devoir se déplacer dans une agence avec les trois quarts (75 %) qui veulent pouvoir utiliser des services bancaires en ligne. En effet, tout comme l’année dernière, la banque en ligne a été classée comme le service bancaire préféré, avec une avance de 52 % sur les guichets automatiques. Ceux qui ont le moins de succès sont les robo-advisors et les tchatbots, en particulier chez les 55 ans et plus.
    Plus de 60 % des personnes interrogées préfèrent les applications et les sites Web proposés par leur prestataire bancaire comme principaux canaux d’accès aux services en ligne, les tchatbots vocaux, les appels vidéo et le chat en ligne aillant moins de succès. Ce chiffre reste inchangé par rapport à l’année dernière. Les applications sont les plus appréciées en France, en Espagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Cependant, les agences bancaires ont toujours leur place : globalement elles sont l’option préférée d’environ la moitié des personnes interrogées, à l’exception des Pays-Bas (33 %), qui sont des adeptes de la technologie.
    Cette année, les services bancaires en agence physique sont beaucoup moins appréciés en France par rapport à l’année dernière (44 % contre 65 %). Comme on pouvait s’y attendre, les clients plus âgés reste plus enclins à préférer se rendre dans une agence plutôt que d’utiliser les divers services en ligne mis à leur disposition par leurs banques.
    « Le résultat de notre étude annuelle sur l’adoption des services bancaires basés sur les technologies cloud et l’intelligence artificielle confirme une tendance nette vers l’acceptation de la numérisation des activités de la banque de détail. En France, comme d’une manière générale en Europe, les jeunes générations ont bien intégré le digital dans leurs habitudes », explique Guillaume de Landtsheer, Vice-Président France chez NetApp. « En mettant à niveau leurs infrastructures vers le cloud, les banques traditionnelles rattrapent progressivement les banques en ligne, et peuvent désormais répondre aux attentes de leurs nouveaux clients ».

    La sécurité est suffisante
    La bonne nouvelle pour les prestataires de services bancaires traditionnels est que 63 % des personnes interrogées estiment que leurs données sont à l’abri des pirates informatiques, ce chiffre passant à 70 % en Espagne et à 66 % en Allemagne. Ils sont encore plus nombreux (76 %) à considérer que leur argent est en sécurité. Environ 65 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles pensaient que les mesures de sécurité bancaire étaient fiables. Un cinquième seulement (23 %) se dit soucieux de la sécurité des services bancaires en ligne, bien que 66 % soient satisfaits que les identifiants biométriques offrent une protection qui pour eux est suffisante.
    Le rapport révèle plus d’opportunités que de défis pour les banques européennes. Comme l’année dernière, la clé sera de trouver le bon équilibre entre l’innovation technologique, conçue pour optimiser les coûts, renforcer la sécurité et rationaliser les services, avec le soutien humain que les clients recherchent toujours. Le numérique est l’avenir, mais la banque reste une activité centrée sur des services humain.

  • Comment bien choisir son nom de domaine en .EU ?

    Nom de domaine :
    pourquoi choisir une extension en .EU
    chez Gandi est une bonne idée pour votre activité

    Hébergeur et registrar (ou bureau d’enregistrement), Gandi fait partie des piliers de l’Internet en France.
    Pour répondre à une demande croissante, l’opérateur a mis en place, en collaboration avec le registre EURid, une promotion sur les noms de domaine dotés d’extension en .eu. L’extension de l’Union européenne est proposée avec un pack d’hébergement attractif.
    Pourquoi choisir un .eu et comment bien choisir son nom de domaine ? Décryptage.

    « La crise sanitaire a montré l’importance d’avoir une présence en ligne. Durant cette période, de nombreuses entreprises ont créé leur site ou boutique en ligne pour pérenniser leur activité, mais ont fait face à une pénurie de noms de domaine encore disponibles avec les extensions les plus courantes telles le .com. Si vous avez une vocation internationale, le choix de l’extension en .eu est un pari gagnant. C’est pour cela que nous avons décidé chez Gandi de proposer une offre attractive avec 6 mois d’hébergement offert et un certificat SSL, couplée à un nom de domaine en .eu », explique Julie Pelloille, responsable communication chez Gandi.

    La pénurie de noms de domaines (NDD) évoquée par Julie Pelloille est une réalité.
    Lors du choix, l’entreprise se tournera quasi automatiquement vers une extension dite générique (.com, .org, .net, etc.), et le plus souvent vers un. com, dédié à une activité commerciale. Mais avec 154 millions NDD en .com répertoriés en 2021 dans le monde, trouver un nom court avec cette extension générique relève du miracle. Le choix d’un .com relève aussi d’une certaine croyance, celle d’un meilleur référencement par les moteurs de recherche. « C’est un mythe, précise Julie Pelloille, l’extension n’a aucune incidence sur le référencement. Mais elle en a sur l’internaute qui perçoit la localisation ou l’objet social de l’entreprise via son extension et NDD. Ainsi un .eu indique clairement la localisation de l’entreprise, mais offre aussi diverses garanties. »

    Le .eu, une extension de confiance et sécuritaire

    Au-delà de la latitude dans le choix du nom de domaine et contrairement aux extensions génériques, l’octroi d’une extension européenne se fait sous conditions : être une entreprise, une personne physique ou un citoyen de l’espace économique européen, explique Caroline Goffin, d’EURid, l’association en charge de la gestion du .eu depuis son lancement en 2006. « La confiance et la sécurité sont indispensables sur Internet. Afin de lutter contre les abus, nous avons mis en place des protocoles de sécurité tels que DNSSEC, le vérouillage des noms, … Nous effectuons également de nombreuses vérifications des données des titulaires afin de détecter les enregistrements frauduleux », rappelle Caroline Goffin. Pour effectuer ces vérifications, l’association dispose de juristes, mais utilise aussi un outil motorisé par l’IA pour détecter les fraudes. »

    Comment bien choisir son nom de domaine en .EU

    Avec 3,7 M de NDD déposés avec la TLD .eu (face au 154 M en. com) cela laisse de la latitude pour choisir votre nom de domaine idéal. L’extension.EU adoptée, comment faire le bon choix ? En appliquant ces quelques règles simples rappelées par Julie Pelloille :

    • Il faut que votre NDD soit court et mémorable,
    • Facile à écrire, à lire et à prononcer : « il faut pouvoir l’écrire à l’oreille »
    • Il faut qu’il y ait un lien avec l’activité de l’entreprise : « pensez à booking ou carglass… ». Cela limite l’investissement pour faire connaître la marque. Pour le dire savamment, plus y a une concordance entre le nom et la fonction ou service, plus le NDD sera efficace.
    • Pas de tirets ou de numéro dans le nom de domaine

    Si le nom de domaine est éponyme, que ce soit votre nom ou celui de l’entreprise, le nommage est évidemment plus simple, dans la mesure où la marque a déjà acquis sa notoriété via d’autres canaux. Toutefois, il est aussi possible de créer un NDD avec votre nom et un autre avec votre marque (ou produit) si elle est différente. Les variations sont nombreuses selon votre activité et la qualité du nom.

    Un pack à – 60%

    Le choix réalisé, votre NDD parfait, reste à opter pour le dépôt et l’hébergement. Pour promouvoir le .eu, Gandi offre une réduction de 60 % jusqu’à la fin de l’année sur le prix de l’extension .eu et offre 6 mois d’hébergement pour encourager le passage au numérique. Ce pack comprend :

    • 6 mois d’hébergement gratuit
    • une configuration automatique de vos noms de domaine
    • un certificats SSL gratuit
    • 2 boîtes mail
    • une bande passante illimitée
    • l’installation automatisée de WordPress ou Prestashop entre autres.

    Gandi : le choix de valeurs et de la souveraineté

    Au-delà de l’attractivité de l’offre, le choix de Gandi est aussi celui de la souveraineté. Outre un stockage des données en France, l’opérateur est connu pour militer en faveur de la neutralité du Net et utiliser des logiciels libres pour son infrastructure et mieux, pour avoir une équipe de support intégrée. « Nous tenons à garder ce qui fait notre spécificité, celle d’un Internet ouvert et souverain. Par exemple, vous ne verrez jamais de bandeau d’acceptation de cookies sur notre site : nous ne traquons aucune donnée de nos visiteurs et clients », rappelle Julie Pelloille.

    Ces valeurs se traduisent aussi par un soutien à de nombreuses associations à l’instar de WWF, Sea Shepherd, Exodus, la Quadrature du Net ou encore Bibliothèque sans Frontières. Un engagement payant : l’hébergeur, et ses 160 collaborateurs, affiche un taux de croissance de 12 % et un taux de renouvellement de 95 %.

    La preuve par les faits.

    En savoir plus sur Eurid

    L’offre Gandi

    CODE PROMO POUR 6 MOIS HÉBERGEMENT WEB OFFERT AVEC ACHAT D’UN .EU : MDWGANDI

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • RGPD : Il n’y a pas de croissance sans confiance

    Arrêtons de voir la RGPD comme une contrainte

    Par Rémy Claret, co-fondateur et CMO d’Odaseva

    Si les chiffres divergent d’une étude à l’autre, il y a quand même un constat fort : les consommateurs sont inquiets vis-à-vis de leur empreinte numérique. Et désormais, ils le font savoir ! 82% des consommateurs français se disent prêts à boycotter une marque qui serait trop intrusive avec leurs données1. Et 70% des français sont préoccupés par les informations collectées sur le web2.

    Les stratégies qu’ont prises massivement les entreprises de récolter des données en vue de créer plus de proximité avec leurs clients, pour les fidéliser en proposant des offres adaptées au plus près des centres d’intérêt, est en train de se retourner contre elles, à défaut d’analyser les nouveaux comportements de consommation. Et pour beaucoup, la RGPD est vue comme un obstacle. D’ailleurs, si l’on en se réfère à la dernière étude réalisée par Data Legal Drive auprès de juristes et délégués à la protection des données, 32% des professionnels interrogés estiment que former les salariés de leur organisation sur le RGPD n’est pas une priorité.

    Il n’y a pas de croissance sans confiance

    Oui, les réglementations en matière de confidentialité des données sont des accélérateurs de Business ! Et les organisations qui ont positionné la relation client au cœur de leur stratégie le savent très bien : ce sont elles qui aujourd’hui parviennent à tirer leur épingle du jeu. Les consommateurs ont des attentes très fortes : ils veulent savoir comment sont exploitées leurs données et, lorsqu’ils donnent leur consentement, ils ne veulent pas qu’elles soient à la vue de tous. Ils sont plus fidèles aux marques qui utilisent leurs informations avec justesse et transparence. En ce sens, l’expérience utilisateur qui était modelée par l’agrégation de données doit être repensée de façon plus éthique et transparente.

    Vers une économie de la confiance

    La France, et l’Europe plus globalement, ont été des pionniers en matière de lois sur la réglementation des données. De nombreuses nouvelles régulations vont venir à l’échelle mondiale, alors que la Chine a instauré sa loi PIPL l’année dernière, et que plusieurs états américains vont renforcer en 2023 les droits des consommateurs en matière de protection de la vie privée. Des dizaines de régions dans le monde ont introduit des lois qui restreignent les flux de données.

    La protection des données est devenue un véritable indicateur de confiance.

    Un basculement est en train de s’opérer, poussant les entreprises à innover et donc créer de nouvelles opportunités. Le respect de la confidentialité des données personnelles force à repenser nos modèles : une entreprise vertueuse c’est une entreprise qui pense au bien-être de ses utilisateurs, en même temps qu’au succès de ses clients.

    Nous voici désormais à l’ère de la 3ème génération des utilisateurs du web.

    La première génération ne se posait pas la question de son empreinte digitale, mais se questionne aujourd’hui. La deuxième se disait contrainte d’adopter les codes des géants du web pour ne pas avoir à se couper de leurs services. Et l’actuelle, celle qui prend le pouvoir, décide si elle souhaite communiquer ou non ses données, et si elle en émet le souhait, elle demande une rétribution. Une réappropriation des attributs digitaux est en train de s’opérer. Le défi pour les entreprises est immense, et cela nécessite de s’équiper, à la fois en interne d’un responsable de la data, et en externe en utilisant des outils de gestion de ses données, adaptés à sa structure.

     

    1 3ème Observatoire AACC Customer Marketing sur la « Gestion des données personnelles par les marques »

    2 5ème édition de l’Observatoire de la Tech Oracle en partenariat avec Odoxa

  • Prévisions Forrester sur le marché des technologies français et européen

    « Tech Forecast » : les Prévisions Forrester sur le marché des technologies français et européen

    Forrester publie aujourd’hui son rapport “Tech Forecast” pour le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne à la lumière de la récession COVID-19. Il révèle que les dépenses technologiques de l’UE pourraient diminuer de 9 % en 2020.

    Les principales économies européennes, à savoir la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont eu du mal à entrer en 2020, et le COVID-19 a poussé ces trois économies en récession. En conséquence, les achats de technologies vont fortement diminuer, mais l’ampleur et la durée de ces ralentissements dépendront de l’approche de chaque pays pour gérer la pandémie, de leurs programmes de stabilisation économique et des conditions économiques et politiques préexistantes.

    Forrester  prévoit que, en raison du coronavirus et des récessions qui en découlent, les dépenses technologiques au Royaume-Uni, en France et en Allemagne diminueront de 5 % à 7 % en 2020 par rapport au niveau de 2019 dans le cas le plus optimiste. Forrester prévoit également que le Royaume-Uni sera le plus vulnérable des trois pays, avec un déclin plus important en 2020 et une baisse continue, mais légèrement moins négative, de la croissance en 2021, tandis que la France et l’Allemagne sont plus susceptibles de connaître une reprise modeste en 2021.

    Dans les trois pays, l’impact du coronavirus sur les dépenses technologiques variera en fonction de leur approche de la gestion de la pandémie, de leurs programmes de stabilisation économique et des conditions économiques et politiques préexistantes.

    Les principales conclusions sont les suivantes:

    Le Royaume-Uni

    • Le Royaume-Uni sera le plus touché avec un déclin technologique prévu dans le cadre du scénario le plus pessimiste de 9,3 % en 2020 et un déclin de 1,1 % en 2021.
    • Le Royaume-Uni est plus vulnérable en raison du retard pris par le pays dans sa réponse à la pandémie, de son programme problématique de tests et de ses programmes de soutien au revenu plus limités.
    • Le scénario le plus probable verra les ventes de matériel informatique chuter de 9 %, celles de matériel de communication de 11 % et les dépenses en logiciels de 10 %.

     France

    • La France sera le deuxième pays le plus touché en 2020 avec une baisse de 6,6 % des dépenses technologiques selon un scénario plus optimiste et plus probable. Le pays connaîtrait cependant la meilleure reprise avec une croissance de 6,3 % en 2021.
    • La relance sera probablement plus rapide en France qu’au Royaume-Uni en raison de sa réaction agressive au coronavirus, du soutien financier que son gouvernement a apporté aux entreprises et aux professionnels et de son solide filet de sécurité sociale, et de ses bilans d’entreprise antérieurs au COVID-19.
    • Selon le scénario le plus probable, les services de conseil en technologie chuteront de 7%, l’externalisation technologique de 7% et les logiciels et équipements de communication de 6%.

     Allemagne

    • L’Allemagne connaîtra un déclin moins important que le Royaume-Uni et la France en 2020, avec une baisse de 5,2 % des dépenses technologiques et aura un léger rebondissement de 4,1 % en 2021 en supposant que son économie commence à se redresser au troisième ou au quatrième trimestre 2020.
    • La relance de l’Allemagne sera favorisée par ses tests à la COVID-19 étendus, ses programmes renforcés de soutien à l’emploi et ses bilans commerciaux solides avant la COVID-19.
    • Le scénario le plus probable verra les ventes de matériel informatique chuter de 8 %, les services de conseil technologique de 6 % et les logiciels de 5 %.

    « La COVID-19 a un impact significatif sur les dépenses et les budgets technologiques au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, le Royaume-Uni semblant être le plus durement touché en 2020 et au-delà », déclare Andrew Bartels, vice-président et analyste principal chez Forrester. « Un facteur clé de la réussite du rebondissement de l’économie et du marché technologique d’un pays dépend de la rapidité et de l’agressivité avec lesquelles il a agi pour contenir la propagation, ainsi que de son programme de stabilisation économique en place. »

    Ressources :

     

  • La France n°2 des pays européens avec les startups impliquées dans l’IA

    La France n°2 au rang des pays européens les plus dynamiques à travers les startups technologiques impliquées dans l’IA

    (suite…)

  • Après plus d’un an d’application du RGPD, quel impact sur l’industrie du marketing ?

    Pourquoi les marketeurs doivent faire preuve d’honnêteté et de transparence vis-à-vis de leurs clients ?

     Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore

    Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation RGPD, les consommateurs sont devenus de plus en plus conscients de l’utilisation de leurs données par les marques. En effet, les plaintes déposées par les particuliers contre les entreprises utilisant de manière abusive leurs données personnelles ont augmenté de +30% de mai 2018 à mai 2019, avec plus de 11 900 plaintes en France selon la CNIL.

    Mais pour être en mesure de proposer une expérience cohérente et personnalisée sur différents canaux, les marketeurs doivent être capables d’analyser les données de manière holistique et de fournir une vision claire de chaque client. Voici donc trois raisons pour lesquelles les marketeurs doivent faire preuve d’honnêteté et de transparence vis-à-vis de leurs clients.

    Données personnelles : un écosystème technologique bipolaire est en train d’émerger 

    Ces dernières années, l’augmentation du nombre d’atteintes à la protection des données de plus en plus médiatisées et l’adoption de législations telles que la réglementation RGPD ont sensibilisé les consommateurs à l’importance des informations personnelles. Depuis le scandale Facebook/Cambridge Analytica, les grandes entreprises technologiques sont devenues incroyablement prudentes et transparentes au regard de la manière dont elles collectent, stockent et utilisent les données de leurs clients.

    En réaction aux atteintes à la protection des données et aux réglementations imposées par les gouvernements, les grandes entreprises technologiques pourraient être les plus fortement affectées par la révolution des données. Aujourd’hui, l’objectif de ces entreprises est de trouver un point d’équilibre entre l’exigence de personnalisation des consommateurs et leur besoin de confidentialité. Un écosystème technologique bipolaire est en train d’émerger : d’un côté, certaines entreprises déclarent explicitement que leur modèle économique n’implique pas la monétisation des données des clients, bien qu’elles les collectent ; de l’autre, pour d’autres entreprises, la monétisation des données de clients est leur principale source de revenus. Indépendamment de leur polarité, l’utilisation éthique des données pour proposer des expériences personnalisées pertinentes aux utilisateurs fait l’objet d’une communication accrue. Lorsqu’une marque souhaite partager les données de ses clients avec des organisations tierces, la totale transparence est indispensable dès le début – faute de quoi, l’image de la marque risque d’en pâtir.

    La RGPD, une initiative mutuellement bénéfique

    Outre l’augmentation du nombre de plaintes, il y a eu aussi 2044 notifications de violation de données constatées depuis l’introduction de la réglementation RGPD toujours selon la CNIL. Ce nombre pourrait être atténué si les entreprises étaient plus nombreuses à admettre que la réglementation RGPD est, en fin de compte, une initiative mutuellement bénéfique.

    La réglementation RGPD a engendré des incertitudes, tant pour les marques que pour les consommateurs, et tout cela repose sur la confiance. Par conséquent, croyant que leur marque serait mieux protégée par l’influence, le savoir-faire et la réputation de grands prestataires, de nombreuses marques ont réaffecté leurs dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux à de grandes entreprises telles que Google, au lieu de solliciter des entreprises plus petites et peut-être plus innovantes.

    Point positif, la réglementation RGPD a aidé les marques à enfin considérer la confiance des consommateurs comme un facteur-clé de différenciation ; celles qui font preuve de transparence concernant l’utilisation des données de leurs clients et qui le font pour améliorer l’expérience qu’elles proposent, connaissent un plus grand succès.

    Apple est un excellent exemple d’une entreprise qui communique ouvertement, dans un langage simple, sa politique d’utilisation des données de ses clients. Cette année, à l’occasion du salon Consumer Electronics Show (CES), la publicité d’Apple, placée tout près du Las Vegas Convention Center où se déroulait l’événement, affichait le message « What happens on your iPhone, stays on your iPhone » (Ce qui se passe sur votre iPhone reste sur votre iPhone), en référence à la célèbre réplique concernant Vegas. En dessous se trouvait un lien vers la page Web d’Apple consacrée à la confidentialité, sur laquelle l’entreprise propose des informations très détaillées concernant la sécurité et la confidentialité de ses produits et services. Le géant de la technologie a également utilisé cette publicité pour tancer ses concurrents, qui avaient fait l’objet de critiques concernant leur façon de traiter les données de leurs clients.

    Toujours plus de personnalisation et de confidentialité des données

    Avant la réglementation RGPD, une grande partie des initiatives de personnalisation reposaient uniquement sur la vision de l’expérience client des marques, au lieu de privilégier systématiquement un état d’esprit orienté client. Les marques pratiquaient une approche non sélective : elles collectaient tous les types de données, quelle que soit leur capacité d’utilisation. C’était le Far West de la collecte des données de clients.

    Cependant, la situation a déjà commencé à changer significativement ; les marques s’efforcent aujourd’hui davantage de planifier et de communiquer l’utilisation prévue des données de leurs clients, afin de pouvoir personnaliser efficacement leurs contenus en fonction de leurs besoins. Toutefois, ce voyage ne fait que commencer. La communication des marques, ainsi que la sensibilité des utilisateurs, doivent continuer à évoluer tandis que la connectivité envahit tout ce que nous faisons, avec l’émergence de la 5G et l’évolution continue de l’Internet des objets.

    Les clients continuent d’exiger des contenus et des expériences personnalisés, adaptés à leurs besoins et leurs désirs particuliers, et si les marques ne sont pas en mesure d’y parvenir, leur retour sur investissement et leur image de marque risquent d’en souffrir. Pour attirer et conserver une clientèle fidèle, les marques doivent adopter une approche orientée client de la personnalisation, afin que les contenus qu’elles proposent répondent aux désirs de leur clientèle. Par ailleurs, il est également important que les marques communiquent clairement à leurs clients les avantages qu’offre l’échange de données et de valeur, puis qu’elles respectent leurs souhaits, afin de les fidéliser. Cela se traduit, aujourd’hui et demain, par un transfert considérable du pouvoir des marques vers leurs clients.

    En conclusion, la sensibilisation accrue des consommateurs à la communication des données, ainsi que l’introduction, il y a un an de cela, de réglementations en matière de confidentialité des données ont considérablement impacté le marketing, et tout particulièrement les initiatives de personnalisation. Cependant, plutôt que des défis, les spécialistes du marketing devraient considérer ces évolutions comme des opportunités d’affiner leurs stratégies et de cultiver, chez leurs clients, un sentiment de confiance. Dans l’ensemble, plus les marketeurs feront preuve d’honnêteté et de transparence vis-à-vis de leurs clients, plus cela leur sera profitable à long terme.

     

     

     

     

  • Transformation du système de paiement en Europe

    Transformation du système de paiement en Europe

    SWIFT publie ce jour un nouvel article sur l’évolution du système de paiement en Europe. Alors que la transformation des paiements est en marche à l’échelle des entreprises et du retail, partout dans le monde, en Europe, l’Eurosystème a établi une trajectoire claire en ce qui concerne la redéfinition des infrastructures des marchés financiers. En outre, les nouvelles réglementations telles que la Directive sur les services de paiement 2 (DSP 2) contribuent à la transformation radicale du système de paiement en Europe.

    Cet article étudie les facteurs qui sont à l’origine de l’évolution de l’industrie des paiements, tant à l’échelle mondiale qu’européenne, et met en exergue les défis et les opportunités qui se présenteront aux acteurs du marché qui ont entamé une transformation plus radicale que jamais.

    ·       Les marchés attendent de la numérisation qu’elle accélère, simplifie et internationalise les paiements intégrés dans des chaînes d’opération et écosystèmes, que ce soit pour des achats effectués à titre personnel ou professionnel.

    ·       Les technologies non seulement favorisent l’innovation et l’efficacité, mais elles permettent également aux concurrents (à savoir les FinTechs, les géants mondiaux du retail, les réseaux de cartes et les banques numériques de type start-up) de défier les fournisseurs historiques et les modèles d’affaire actuellement en place.

    ·       Les autorités de réglementation interviennent pour stimuler la concurrence, protéger les droits des consommateurs et promouvoir l’efficacité et l’innovation en matière de paiements, en exigeant par exemple que les banques ouvrent  l’accès à leurs données clients aux fournisseurs tiers spécialisés dans les services de paiement et d’informations de compte (« Open banking », ou système bancaire ouvert).

    Alain Raes, Directeur général EMEA et Asie-Pacifique, SWIFT déclare : « L’industrie financière subit une profonde transformation. Pour répondre aux attentes des clients et exploiter les nouvelles opportunités qui se créent dans cet environnement changeant, les marchés et les organismes financiers doivent réorganiser leurs infrastructures et redéfinir leurs modèles d’affaire. En tant que partenaire de confiance, nous nous sommes engagés à accompagner notre communauté tout au long de cette transformation. »

     Avec l’arrivée de la seconde Directive sur les services de paiement, l’ouverture du système bancaire européen est encadrée par un programme réglementaire, qui permet aux FinTechs et autres acteurs innovants de l’industrie de proposer de nouveaux produits et services à un marché plus vaste. L’adoption des paiements instantanés est en outre bien engagée et de nombreux projets locaux ont déjà vu le jour ou sont en phase d’implémentation. À titre d’exemple, le service européen RT1 d’EBA CLEARING est d’ores et déjà opérationnel tandis que l’initiative européenne TARGET sur le règlement des paiements instantanés (TIPS) devrait être lancée par l’Eurosystème dès le mois de novembre 2018.

    Les infrastructures de marché redéfinissent et renouvellent leurs systèmes de paiements, ce qui leur octroie une meilleure efficacité opérationnelle et en matière de collatéral/liquidité, tout en soutenant l’innovation. L’adoption à l’échelon mondial de la norme ISO 20022 progresse à bon rythme ; le projet TARGET2 devrait suivre la même trajectoire dès 2021, tout comme l’initiative EURO1 d’EBA CLEARING et les paiements transfrontaliers via SWIFT.

    Toutes ces transformations (émergence d’une nouvelle concurrence, innovations technologiques de grande ampleur et redéfinition sans précédent des systèmes de paiement historiques, relations entre les différents acteurs et échelles de temps) exercent d’importantes pressions sur les banques. Celles-ci doivent se réinventer et trouver de nouvelles méthodes pour mener à bien leurs activités, tout en tirant parallèlement le maximum de leurs atouts : les clients et leurs données ; leurs compétences en gestion des risques ; la solidité de leur bilan ; leurs connaissances de l’industrie et la confiance qui leur est témoignée.

    L’article présente une sélection de choix auxquels sont confrontés les organismes financiers, ainsi que les opinions de cinq grandes banques sur leur vision du futur. Dans un document complémentaire, également disponible sur Swift.com, SWIFT détaille l’évolution de son portefeuille de produits et de services afin d’accompagner ses clients tout au long des changements qui s’opèrent dans le système de paiement.

  • Quand les retailers européens réalisent 54% des ventes mobiles via des applications

    Le rapport « Global Commerce Review » de Criteo confirme la puissance des mobiles et de l’omnicanal pour stimuler les ventes

    • Cette dernière édition du « Global Commerce Review » de Criteo révèle que les retailers européens réalisent 54% des ventes mobiles via des applications. au 4ème trimestre 2017
    • En France, les consommateurs sont actifs sur tous les environnements et achètent de plus en plus via leur smartphone.

    Principaux enseignements :

     L’opportunité des applications

    Lorsque les commerçants priorisent l’optimisation des applications en plus du web mobile, les gains de performance sont substantiels :

    ·         Au niveau mondial, les annonceurs ont enregistré une augmentation de près de 50 %, d’une année à l’autre, des transactions via des applications, lesquelles ont atteint une proportion de 46 % au 4ème trimestre 2017.

    ·         En Europe, les applications représentent 54% des ventes sur mobile pour les commerçants qui investissent conjointement sur navigateur mobile et application marchande.Le taux de conversion pour les applications marchandes atteint 13 %, un chiffre plus de trois fois supérieur au taux de 4 % habituellement observé sur le web mobile.

     Croissance des mobiles

    L’utilisation du web mobile est arrivée à maturité mais les consommateurs sont volatiles, multipliant les allées et venues entre les écosystèmes fermés, et continuant de faire leurs achats en situation de mobilité, à différentes fréquences, sur tous les appareils connectés.

    ·         Les transactions par smartphoneen France ont augmenté de 45 % en comparaison au 4ème trimestre 2016 (hors applications). L’utilisation des tablettes est en recul, générant 7 % de transactions en moins par rapport à l’année précédente. Les ordinateurs demeurent les plus utilisés aux heures de bureau mais accusent une petite baisse des transactions d’une année sur l’autre (6 %).

    ·         Les secteurs affichant les plus fortes proportions de ventes sur mobiles sont les articles de sport (35 %), l’habillement (35 %) et la santé et les cosmétiques (34 %).

    ·         Les variations saisonnières ont entraîné un léger fléchissement du nombre des transactions sur ordinateur précédées d’un clic sur mobile, les consommateurs étant plus actifs sur les appareils mobiles durant l’été. Au 4ème trimestre, 28 % des transactions sur ordinateuren France ont été précédées d’un clic sur mobile.

     Omnicanal

    Les stratégies omnicanal contribuent à guider les consommateurs au cours de leur parcours sinueux, ce qui a pour effet d’améliorer les résultats en ligne.

    ·         Au niveau monde, les omnishoppers présentent la valeur la plus élevée sur le long terme pour les marques et les commerçants, générant 27 % de l’ensemble des ventes, bien qu’ils ne représentent que 7 % des consommateurs.

     Moments d’achat

    Les consommateurs ne cessent d’alterner entre ordinateur et mobile, en fonction du moment de la journée et du jour de la semaine.

    ·         Les commerçants ciblant la population active doivent tenir compte de la prédominance de l’ordinateur durant les heures de bureau, en particulier dans la matinée.

    ·         En revanche, il est essentiel d’optimiser le ciblage des smartphones et tablettes en soirée et le week-end.

     Combinaison des données

    La combinaison des données recueillies entre les différents appareils peut aider les commerçants à rattraper leur retard en raison d’une  part moins importante des ventes sur les mobiles.

    ·         La combinaison des données d’intentions d’achat donne également la possibilité d’augmenter les opportunités d’achat pour chaque consommateur, car le montant moyen du panier est nettement plus élevé – jusqu’à 8 % en moyenne en France – pour les consommateurs identifiés. Cette tendance est particulièrement apparente dans les secteurs de la mode et du luxe, de la santé et des cosmétiques ou encore dans la high-tech.