Étiquette : espace de travail

  • Métiers dans le digital : des Inégalités dans le télétravail

    Un an après, quel bilan peut-on faire de l’expérience du télétravail ?  

    Du fait de la crise de la Covid-19 nous avons vécu une généralisation massive du télétravail que ce soit en entreprise, au sein des organisations ou encore des établissements scolaires. Le télétravail est peut-être même l’une des conséquences les plus novatrices de la crise sanitaire que nous traversons. Employés comme employeurs ont désormais assez de recul pour interpréter des résultats et tirer des conclusions de ce nouveau mode de travail.
    Ce Lundi 8 mars, Oracle France a organisé un webinar (replay ici) sur cette thématique avec:

    Résumé des temps forts.

    Les inégalités dans le télétravail

    Karine PicardKarine PICARD, DG ORACLE France, rappelle que “de manière générale la parité est particulièrement faible dans les métiers du digital. ORACLE France souhaite remédier à cette tendance d’où la mise en place de nombreux programmes de recrutement de femmes.”

    En ce qui concerne le télétravail, et particulièrement dans les métiers du digital, il est constaté que les inégalités homme-femme demeurent présentes. Les conflits conjugaux auraient augmenté notamment en ce qui concerne la garde des enfants. En effet, 48% des femmes en télétravail ont à charge un/plusieurs enfants contre 37% des hommes (Étude Coconel). Cet aspect a un impact certain sur les conditions de travail à distance car 42% des femmes travaillent dans une salle commune et partagée contre seulement 26% des hommes.

    Caroline Elbaz« Ce sont des inégalités de type personnel, qui se produisent en interne, dans le couple. Celles-ci ne peuvent être gérées par les DRH qui malheureusement les constatent parfois et ne peuvent réellement agir » Caroline ELBAZ, DRH ORACLE France.

    Selon Sophie FLAMENT, Psychologue de l’IAPR : « Une conciliation des choix de vie qui nécessite une réorganisation familiale ».

    La parité homme-femme n’est pas la seule forme d’inégalité constatée. On note par exemple que certains professionnels ont pu travailler en présentiel tandis que d’autres qui l’auraient souhaité ont été mis en télétravail. Les étudiants ont également été impacté ; inégalités dues au logement et à sa localisation, au suivi scolaire, au contact avec l’extérieur, aux moyens financiers,…

    Les risques psycho-sociaux

    Face à un contexte sanitaire complexe, le télétravail s’est multiplié, dure encore et a changé nos habitudes professionnelles. Les horaires dites « No limit » et sans réel temps de pause. Un encombrement de l’agenda, du fait des visioconférences qui s’enchaînent. D’autre part, le travail à distance signifie également que l’informel d’entreprise (machine à café, espaces de repos etc.) est mis à l’arrêt, ce qui renforce peu le sentiment d’appartenance des employés. Sentiment d’appartenance peu à peu remplacé par un sentiment de non-essentialité.

    Ces différents troubles psycho-sociaux rencontrés ou renforcés en travail à distance peuvent parfois influer sur le comportement et être source de démotivation, d’isolement ou de rupture du lien social. C’est ce qu’on put interpréter les intervenants qui ont eux aussi découvert et vécu ce nouveau mode de travail. Pour  Karine PICARD, « L’efficacité est contrebalancée par l’isolement ».

    Aspects positifs et enseignements du télétravail

    Comme le rappelle la psychologue Sophie FLAMENT : le télétravail c’est « une conciliation des choix de vie » qui oblige à une réorganisation de la vie familiale. Certaines familles voient donc cette période comme une opportunité pour passer plus de temps ensemble et essayer d’occuper les journées avec des activités nouvelles qui réunissent. Ont également été constatés de nombreux rééquilibrages personnels ou familiaux notamment car le travail à distance permet un gain de temps du fait de ne pas avoir à se déplacer. Cela a une influence certaine et positive sur la santé mentale et le niveau de fatigue des employés.

    D’autre part, ce nouveau mode de travail est un apprentissage pour tous ses utilisateurs et un premier pas vers un monde qui se digitalise toujours davantage. Les limites ont désormais été identifié dans l’objectif de concevoir, dans un futur proche, une solution hybride adaptée et satisfaisante. C’est aussi le cas concernant les étudiants qui jouissent d’une grande liberté d’organisation mais qui paradoxalement n’apprécient pas l’enfermement et l’isolement du aux cours en ligne. Dans ce second cas il est aussi question de trouver un compromis bénéfique. Toutefois, cette expérience particulièrement novatrice doit être vécue comme un exercice duquel on tire un enseignement, dans un monde où il sera de notre devoir de nous adapter rapidement.

    Les intervenants évoquent une accélération positive en matière de développement des soft skills et de la personnalité. En effet, il est plus facile pour les personnalités les plus réservées d’être à l’aise et de s’exprimer librement en télétravail. La pression semble être moins importante à la maison notamment car l’environnement de travail est souvent plus rassurant qu’en entreprise.

    Finalement, on retiendra que ce webinaire a permis d’étudier les analyses faites par rapport au travail à distance et d’en tirer des conséquences dans un objectif d’amélioration. Les questions d’avenir qui se posent désormais sont les suivantes :

    • Comment reprendre une dynamique collective de travail ?
    • Comment organiser le travail de manière hybride en associant efficacité et bien-être ?

    Louis LEBOT.

  • Espaces de travail : l’heure est au changement !

    À quoi ressembleront les espaces de travail connecté de demain ?

    Par Ashish Malpani, Directeur marketing produit, Solutions HID embarquée

    HID Gloabl analyse quelques exemples d’utilisation d’une identité universelle ainsi que les technologies possibles pour prendre en charge des espaces de travail plus connectés et améliorer l’expérience utilisateur.

    L’heure est au changement !
    Pour attirer, fidéliser et motiver une nouvelle génération d’employés, et ainsi gagner en productivité, les entreprises doivent évoluer.

    Les collaborateurs d’aujourd’hui aspirent une expérience professionnelle plus simple et individualisée qui favorise la productivité tout en répondant aux besoins d’accès aux ressources, partout et à tout moment, mais dans un environnement protégé. Le point-clé de la réalisation d’une expérience professionnelle personnalisée ne consiste pas seulement à apporter de la commodité, mais surtout à intégrer la sécurité pour que les systèmes métier sachent gérer les identités.

    Le concept d’identité universelle est connu depuis longtemps ; les entreprises ont été aux prises à ses conséquences en termes de technologie et de confidentialité. Les ressources humaines évoluant, les espaces de travail doivent être de plus en plus « connectés » et offrir aux employés une expérience professionnelle optimale.

    Gestion des identités : De l’importance de la gestion des identités
    À l’inverse de l’Internet des objets, la meilleure approche pour permettre aux systèmes d’entreprise de gérer les identités ne consiste pas à forcer l’intégration artificielle dans les systèmes principaux. L’utilisation des informations d’identification et des mécanismes d’authentification existants s’appuie sur l’infrastructure existant. Il est bien plus intéressant de rationaliser l’expérience de l’utilisateur final. D’où l’intérêt d’utiliser des informations d’identification uniques et plus universelles, authentifiées sur un système centralisé, ce qui est préférable à l’utilisation de différents jetons connectés à des systèmes hétérogènes. Il est possible de programmer une identité sécurisée soit lors de l’émission des informations d’identification, soit lorsqu’un autre système est mis en ligne et sait gérer les identités. En cas de perte ou de vol des informations d’identification, il est facile d’annuler l’identité compromise de manière rapide et transparente à l’échelle de l’entreprise.

    Pour les appareils intelligents, il suffit de créer des annuaires d’applications système (ADF) qui permettront de gérer plusieurs identités à l’aide d’un seul conteneur. Ce concept peut s’appliquer à différents périphériques (cartes à puce, téléphones mobiles, accessoires personnels connectés, appareils biométriques), mais également à d’autres types d’appareils contenant des informations d’identification. Il est possible de gérer les identités avec les systèmes d’entreprise en y intégrant un lecteur d’informations d’identification qui communique avec le(s) système(s) hôte(s) au moyen de protocoles normalisés (USB, par exemple), et ce, sans avoir à réorganiser complètement les systèmes d’interfaçage avec l’Internet des objets.

    Contrôle des accès physiques et détection de présence
    Lorsqu’un utilisateur s’approche d’une porte pour entrer dans un bâtiment, ce sont les mêmes informations d’identification qui servent à l’ouverture de la porte et à l’enregistrement des horaires d’arrivée et de départ au moyen d’un système intégré de gestion des temps de présence. Il est également possible d’utiliser ces mêmes informations d’identification et de contrôle d’accès pour obtenir une preuve de présence ou pour adresser aux personnes présentes dans le bâtiment des messages d’alerte pertinents, adaptés aux lieux où elles se trouvent. Pour les espaces qui nécessitent un contrôle d’accès plus strict, il est possible d’ajouter, le cas échéant, une couche de vérification biométrique.

    Gestion des identités pour luter contre la fraude au pointage
    Selon une récente étude publiée par Kronos : 33% des salariés français admettent « avoir déjà fraudé lors de l’utilisation d’un terminal de pointage« .

    Cela représente un enjeu économique considérable pour les entreprises de services qui facturent leurs clients au temps passé. En effet l’inexactitude des temps consignés peut entraîner la surfacturation des clients et la rédaction de feuilles de présence fictives. Les systèmes intégrés de gestion du personnel capables de gérer les identités permettent donc de réduire considérablement les coûts, tout en assurant la conformité aux obligations légales et une expérience utilisateur plus transparente.

    Accès aux services et aux applications en réseau
    Dans un espace de travail connecté, les utilisateurs peuvent effectuer leurs tâches quotidiennes dans tous les espaces disponibles grâce à un environnement commun de bureau virtualisé (VDI). Cet environnement offre non seulement une expérience efficace et transparente, mais permet également d’améliorer le fonctionnement, la sécurité et la disponibilité de l’informatique. Les VDI nécessitent cependant une authentification des utilisateurs pour accéder aux applications et aux services. Il est possible d’éliminer cette difficulté grâce à des clients de bureau virtualisé capables de gérer les identités.

    Protection des applications d’impression
    La réduction des coûts a été l’une des principales motivations de l’émergence des services d’externalisation des impressions. Les périphériques d’impression gérés de manière centralisée et capables de traiter les identités contribuent à la sécurité et au respect de la plupart des directives de conformité réglementaire. Selon une récente étude du cabinet d’analyse Quocirca portant sur l’environnement des services d’externalisation des impressions, 61 % des entreprises ont indiqué avoir subi, au cours de l’année passée, au moins une atteinte aux données liées aux impressions. Les entreprises ayant déployé des services d’externalisation des impressions, et capables de gérer les identités, ont indiqué une réduction des coûts de 23 %.