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  • COMARCH, le géant polonais qui connaît tout de votre vie …

    COMARCH, le géant polonais qui connaît tout de votre vie …

    Par Annie Abela Lichtner – journaliste

    Comarch est connu pour son ERP, on sait moins que cette entreprise polonaise investit lourdement dans l’e-santé, les smartcities et les objets connectés. En misant sur la data, COMARCH est en passe de devenir un géant du Web capable de collecter vos données en tant que patient, mais aussi citoyen et consommateur.
    Portrait d’un éditeur discret mais dont l’horizon économique est virtuellement inépuisable.  

    Quand on arrive à Cracovie, difficile de ne pas trouver l’entreprise COMARCH. Erigé comme un campus, COMARCH dispose de plusieurs bâtiments sur des dizaines d’hectares.

    Piotr Krajewski – Fotografia Architektury / Architectural Photography

    Première surprise, l’entreprise dispose de sa propre clinique, équipements médicaux derniers cris, son objectif est de développer des applications analytiques dans le domaine de l’e-santé pour prévenir les accidents cardiaques. « Nous avons investi 50 M€ dans l’e-santé, mais à ce jour, le retour sur investissement est quasi nul. C’est un pari sur l’avenir » déclare Janus Filipiack, fondateur et PDG de Comarch SA.

    Patient et télémedecine

    En Pologne comme en France, on souffre du manque de médecins dans les campagnes. La télémedecine est un moyen de rester en contact avec les patients. La salle de contrôle de la clinique permet de suivre en temps réel le rythme cardiaque ou la pression artérielle des patients quel que soit l’endroit où ils se trouvent. Seule condition : porter des appareils conçus par Comarch.

    Piotr Krajewski – Fotografia Architektury / Architectural Photography

    Le service est gratuit mais soulève quelques questions. L’un des salariés de la clinique raconte qu’un patient domicilié à plus de 600 km de Cracovie a eu la vie sauve grâce à cette technologie. Reste les questions de protection et transfert des données, des domaines particulièrement sensibles dès que l’on touche à la santé. Sur la partie transfert des data, selon Comarch les équipements sont validés par l’Union  Européenne, sur la protection des données, le discours est plus flou. La Pologne ne possède pas comme en France d’un organisme tel que la CNIL. Alors à qui appartient la donnée : au patient ou à la clinique et de fait à COMARCH ?… Nous n’avons pas eu de réponses.

    Citoyen et smartcity

    Ultra-connectée, la ville intelligente de demain sera pilotée par les données, y compris les données personnelles de tout un chacun. Comment assurer le développement de services innovants sans porter atteinte à nos libertés individuelles ?

    « Notre vision de la ville intelligente est celle d’une ville équipée des meilleures technologies du marché, allant d’une plateforme de gestion centralisée à la mise en place de dispositifs intelligents et basés sur des systèmes de capteurs, le tout supporté par des processus de collecte, de calcul et d’analyse des données » explique Janus Filipiack. Pour mettre en pratique cette vision, l’entreprise propose COMARCH Smart City basée sur la plate-forme IoT (plateforme de gestion des données et des processus – Comarch Internet of Things Platform), pouvant être intégrée à des émetteurs tels que les beacons ou d’autres dispositifs IoT.
    « Ces projets se heurtent à des obstacles de plusieurs types, les institutions et entreprises qui les mettent en place doivent en premier lieu éviter de surcharger l’utilisateur d’information. L’installation volontaire d’une application est un prérequis initial et toute sollicitation excessive de l’usager ou, dans le cas des projets commerciaux, du client, mène inévitablement à la suppression de l’application » explique Matthieu Lacroix, responsable marketing et communication chez Comarch (source Comarch inside https://blog.comarch.fr/la-smart-city-une-realite-plurielle/)

    En France, la collecte des données est strictement réglementée par la CNIL. Cependant, en croisant les informations, on finit toujours par retrouver l’identité des personnes… Les collectivités locales se montrent scrupuleuses du respect de la vie privée. En gérant les fichiers sociaux, elles savent déjà ce que représente la protection de fichiers sensibles. Ces administrations sont plutôt dans une démarche d’open data, et comment mettre à disposition du public des données anonymisées sur l’urbanisme ou le climat en espérant qu’elles ne soient pas exploitées à de mauvais desseins par des entreprises privée moins scrupuleuses.

    Consommateur et beacon

    Toutes les données générées par les consommateurs sont une vraie mine d’informations. Connaître sa clientèle c’est avant tout identifier ses habitudes de navigation web, mobile et de parcours physique, savoir ce qu’elle apprécie, ce qu’elle fait et où elle aime se rendre. Différentes technologies permettent d’acquérir ces données, tels que le iBeacon et le wifi. En effet, connaître le comportement de ses clients est un mix d’informations issu de données de différents canaux.
    COMARCH, mise sur les beacon (petites balises fonctionnant en blue tooth et accessible par mobile) . La technologie beacon de Comarch permet niveau du point de vente : de mesurer du trafic en magasin, les passages et les temps de présence par client et par lieu. Dans l’application mobile : la mesure d’audience et de fréquences de passage, l’identification des rubriques visitées seront identifiées.

    Mais dans une étude publiée par Comarch même, parue dans www.mdw.stellart-design.fr/
    A la question : les marques cherchent de plus en plus à connaître le profil, les goûts et la localisation de leurs clients, de manière à mieux cibler les offres à leur proposer. Personnellement, diriez-vous que cette démarche est plutôt une bonne chose ou une mauvaise? 65 % trouvent la démarche d’une publicité personnalisée et géolocalisée intrusive.

    En tout état de cause , l’objectif est également d’adopter des comportements et des conditions d’utilisation propices à instaurer et maintenir la confiance des utilisateurs, sans laquelle il sera difficile de pérenniser le succès des beacons. COMARCH fournit la technologie aux retailers, à eux de se mettre ne conformité.

    Dans les médias, les GAFA sont souvent cités comme étant la  industrie qui tire profit de chacun de nos gestes. La collecte des traces que nous laissons : en tant que patient, consommateur ou citoyen ouvre une infinité de fonctionnalités dégageant un horizon économique virtuellement inépuisable. COMARCH l’a compris, l’éditeur discret avance à l’ombre des géants américains, une force tranquille mais une force assurément.

     

  • Fintech et eSanté une opportunité ?

    Blockchain : l’ubérisation ultime qui atteint la santé

    Vincent Daffourd, président fondateur de Care Labs, société émettrice du titre Chèque Santé®,

    Les approches disruptives du marché ou du management créent une nouvelle chaîne de valeurs et finissent par remplacer l’économie dominante sur un marché. Peu importe que l’innovation porte sur un produit ou un service, l’ubérisation voire la blockchain imposent leur loi !

    En ce qui concerne mon métier, la rupture est encore plus flagrante. L’innovation de ma société est à la croisée de deux approches en rupture ou disruptives, si l’on veut être tendance : E-santé et Fintech.

    La « disruption » tient davantage à une nouvelle proposition de modèle économique que de l’innovation technologique en tant que telle. On nous considère comme « disrupteur » seulement parce que l’on chamboule un marché aux situations établies et on le bouleverse avec une proposition de valeur inédite.

    Dans le monde de la santé comme dans le milieu financier, le poids des traditions et des règles est bien installé … Il est donc difficile de proposer une autre approche, sans apparaître comme un trublion.

    L’innovation disruptive est en train de s’imposer comme la règle d’une nouvelle dynamique économique portée par une génération en rupture avec les modèles du XXème siècle.

    A travers les incubateurs, des groupements tels que France e-HealthTech ou des évènements tels que MedStartup Days à New York City, nous cherchons non seulement à promouvoir les innovations de rupture de manière pédagogique mais aussi à faire comprendre que l’économie bouge.

    Avec 16 milliards de transactions par an en France et 337 000 milliards de dollars (hors cash) dans le monde, les paiements constituent un service central de l’économie. Les nouveaux moyens et services de paiement représentent un segment d’activité en pleine révolution qui bouillonne d’innovations. De même, dans le secteur de la santé, les technologies révolutionnent notre approche médicale. Entre applications mobiles, objets connectés et big data, il existe désormais de nouvelles solutions permettant d’optimiser la prévention tout en replaçant l’individu au centre.

    Et pourtant … si la prévention est bien reconnue comme un axe prioritaire de la loi Santé, aux yeux de la sécurité sociale, elle n’existe pas : tous les actes destinés à prévenir la maladie, sont quasiment toujours à la charge des patients.

    Encore un paradoxe qui va à l’encontre de l’intérêt général !

    D’un côté, la bonne santé de tous à moyen et long terme passe par la prévention et une grande partie de l’intervention des médecins sera à l’avenir transférée vers la surveillance continue à distance pour des raisons d’efficacité D’un autre côté, on ne met pas les moyens en place (technologiques) pour rendre cet accès facilité.

    Qu’en est-il du financement ? Comment un acte médical préventif ou à distance sera-t-il tarifé, payé ou encore remboursé ?

    Une expérimentation que beaucoup souhaitent voir généralisée vient de voir le jour près de Chartres. Les discussions entre les médecins libéraux et l’assurance maladie portent notamment sur la question d’un forfait annuel pour financer la prévention, mais les échanges sont toujours dans l’impasse.

    Pourtant, les solutions existent et il serait enfin temps d’admettre qu’un nouveau monde émerge et qu’il est temps de changer les règles jusqu’ici unanimement admises, en fédérant enfin les parties prenantes historiques, les jeunes entreprises innovantes qui ont su développer des outils clefs en main à l’efficacité démontrée.

    Les moyens de paiement virtuels ou dématérialisés, simples d’utilisation et garantissant la sécurité des données, sont une réalité pour tous. Le E-commerce et la digitalisation des services sont à la base de notre économie et de notre capacité à rester compétitifs sur la scène internationale. Les Fintech et les Healthtech peuvent être une opportunité pour la croissance et la santé publique.

    Grâce à ces innovations et à la créativité de ces start-ups notamment dans l’IoT ou la e-santé, la France est de nouveau « bankable » à l’International. Le label French Tech comme nos fleurons industriels sont les meilleurs porte-drapeaux de notre pays.

    Il est désormais de notre ressort de conserver notre avance concurrentielle en montrant que notre législation est, elle aussi, prête à passer au XXIème siècle.

     

     

  • Baromètre Santé 360 « Hôpital et Territoire »

    Orange Healthcare et la MNH dévoilent les résultats du Baromètre Santé 360 « Hôpital et Territoire », réalisé par ODOXA

    Avec un article qui leur est dédié dans la loi Santé, les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) sont au cœur de l’actualité médicale. C’est dans ce contexte que la cinquième vague du baromètre Santé 360 d’Orange Healthcare et la MNH réalisé par ODOXA – avec le concours scientifique de la Chaire Santé de Sciences Po – interroge les français, les européens, les patients et leurs aidants sur leur perception de l’hôpital et des nouvelles technologies au service de ces nouveaux Groupements Hospitaliers de Territoire.

    Des français largement persuadés que la France prodigue les meilleurs soins hospitaliers

    85% des français ont une image positive de la qualité des soins dispensés en France, contre seulement 70% des européens au sujet de leur pays respectif. Les français ont également une meilleure image de leurs hôpitaux publics (79%) et de leurs établissements de santé privés (81%) que la moyenne européenne (respectivement 70% et 74%). Les français se montrent par ailleurs très positifs au sujet de leurs hôpitaux puisque les 3⁄4 des français interrogés citent leur pays comme celui prodiguant les meilleurs soins hospitaliers. Avec plus de 8 patients sur 10 se déclarant satisfaits de leur expérience d’hospitalisation, l’avis des utilisateurs et de leurs aidants vient confirmer le ressenti général de la population française.

    Les français et les européens s’accordent sur leur facilité d’accès à l’hôpital

    En moyenne, les trois populations interrogées- les français, les patients récemment hospitalisés et les européens – se situent sensiblement à la même distance de l’hôpital le plus proche, soit environ 18 minutes de trajet. Cette distance est globalement bien acceptée par les français qui jugent que la durée maximale acceptable pour se rendre à l’hôpital est de 30 minutes. En effet, 89% des français habitant à moins de 30 minutes de l’hôpital déclarent que leur accès à l’hôpital est facile, pourcentage qui chute à 67% au-delà des 30 minutes.

    Les patients et le grand public préfèrent se rendre dans un grand hôpital généraliste

    Lorsque l’on demande aux français, aux patients récemment hospitalisés et à leurs proches s’ils préfèrent avoir accès à « un grand hôpital potentiellement plus loin de chez eux mais qui concentrerait de nombreuses spécialités et pourrait traiter la plupart des problèmes de santé » ou bien s’ils préféreraient avoir « plusieurs petits hôpitaux potentiellement plus proches de chez eux mais qui n’auraient pas toutes les spécialités ou les moyens de traiter tous les problèmes de santé », les trois échantillons optent en majorité (53%) pour un grand hôpital généraliste.

    Le Groupement Hospitalier de Territoire, une structure encore méconnue des français

    La formation de Groupements Hospitaliers de Territoire, encore largement méconnue, intervient donc dans un contexte favorable. Si les français sont 35% à reconnaître avoir déjà entendu parler de la mise en place de ces GHT, la proportion montant à 39% pour les patients, ils ne sont respectivement que 10% et 11% à savoir concrètement à quoi cela faisait référence. Les avis des français et des patients convergent quant aux bénéfices potentiels de ces structures puisqu’ils sont 8 sur 10 à penser que les GHT auraient notamment un impact positif sur le système de santé de manière générale, pour rationaliser l’accès au soin afin de le rendre plus efficace et moins coûteux, accessible à tous et faire face aux déserts médicaux.

    L’usage des nouvelles technologies à l’hôpital plébiscité par les français et les patients

    Une large majorité de français et de patients récemment hospitalisés sont convaincus des bénéfices du développement de l’usage du mobile dans l’hospitalisation et son organisation. Ils sont en moyenne 8 sur 10 à penser que l’usage du mobile apporterait plus de rapidité, d’informations pour les médecins et patients, de simplicité pour les patients et un meilleur suivi du patient. Les français comme les patients sont également persuadés à 64% et 63% que l’usage du mobile à l’hôpital permettrait une meilleure efficacité des soins. La moitié des français comme des patients souhaiterait d’ailleurs utiliser Internet et les mails durant leur séjour à l’hôpital et pour le partage d’informations médicales.

    Orange Healthcare, partenaire de la transformation digitale des hôpitaux

    Orange Healthcare propose des solutions qui transforme le parcours de soins avant et après l’hospitalisation et qui permettra aux établissements de partager les données de santé en toute sécurité .Aux côtés des Agences Régionales de Santé et des Centres Hospitaliers et des Groupements Hospitaliers de Territoire, Orange Healthcare aide à développer la coopération sanitaire et permet d’améliorer la fluidité de l’information pour une plus grande productivité, réactivité et coordination.

    Le Groupe MNH, aux côtés des établissements de santé

    Le Groupe MNH souhaite accompagner les établissements qui doivent faire face à des évolutions structurelles. Il a ainsi étoffé son offre de services, pour répondre à leurs besoins, et propose notamment des prestations de conseil, des solutions de financement ou encore, la prise de rendez-vous en ligne avec les professionnels de santé.

  • Data centers : comment relever les défis de la santé connectée ?

    Les data centers au défi de la santé connectée

    Par Fabrice Coquio, Président d’Interxion France

    De nos trottoirs à nos voitures en passant par nos maisons, tout notre environnement se dote d’une intelligence propulsée par les évolutions numériques, et le secteur de la santé n’y fait pas exception. Compte tenu du vieillissement de la population, de l’évolution des modes de vie, ou encore de la désertification médicale notamment, soigner autrement est devenu une priorité en matière de santé publique. Et la santé connectée dans l’ensemble des domaines, qu’il s’agisse de bien-être, de prévention, de diagnostic ou encore de suivi des soins et d’accompagnement du patient, est une piste privilégiée qui ouvre bien des perspectives.

    La littérature foisonnante sur le sujet en est le révélateur, le marché existe, il est d’ailleurs très vaste, et les attentes sont à la hauteur des promesses qui sont faites aux médecins, aux équipes soignantes, aux patients, et plus largement à tous les utilisateurs potentiels. Ce n’est pas un hasard si des acteurs tels que Microsoft, Google ou encore Apple, prennent le risque de s’éloigner de leur cœur d’activité, et que de nombreuses start-ups voient le jour pour investir ce marché, à grand renfort d’applications, de services, et de lancement d’outils de mesure.

    Selon le rapport La santé connectée, quelle révolution ?, rédigé par le think tank « Cartes sur table »,  ce marché, qui en 2012 était estimé à 300 milliards d’euros (dont 20 milliards pour les entreprises françaises), devrait connaître d’ici à 2017 une croissance annuelle régulière de 4 à 5 %. Pour autant, malgré quelques signes de frémissements, couplés à de nombreuses promesses formulées et beaucoup de prospective, le « big bang » ne s’est pas encore produit, et rares sont les patients pouvant profiter d’un suivi médical à distance.

    Au même titre que les tendances comme le cloud ou encore le big data à leurs débuts, la santé connectée est en train d’entamer un grand voyage. Le chantier est vaste, et il va falloir compter sur un certain nombre de facteurs avant que le secteur ne se structure, que chaque utilisateur potentiel puisse pleinement en tirer parti, et que les entreprises parviennent à générer de la valeur.

    Au premier rang de ces facteurs, l’infrastructure. Elle est au fondement de tous les systèmes, services et données créés, et se doit de respecter les réglementations en matière de confidentialité et de sécurité des données personnelles.

    Epicentres de cette infrastructure, les data centers ont un rôle prépondérant à jouer pour assurer le stockage et le trafic des données, ainsi que l’interconnexion des différents acteurs de la filière santé aux points d’interconnexion Internet, aux fournisseurs de services cloud et aux opérateurs Télécom. En d’autres termes, ils constituent les pierres angulaires indispensables au fonctionnement de la santé connectée.

    Or, tous ne pourront pas assurer ce rôle pivot. Seuls les data centers de classe internationale, hyperconnectés, et surtout certifiés, le pourront. Car l’une des principales préoccupations réside bien là : gérer et garantir la confidentialité des données de santé à caractère personnel tout en assurant un accès rapide aux informations. De nombreuses données privées vont être collectées et devront être stockées pour pouvoir être exploitées. Il faut pouvoir y accéder rapidement, voire en temps réel, et leur confidentialité doit pouvoir être garantie à tout moment.

    Il existe un cadre réglementaire régi par l’Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé (ASIP Santé), et dont la mission est de délivrer l’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel. Pour le moment, seuls deux opérateurs de data centers ont été certifiés parmi les 92 membres ayant obtenu l’agrément. Cela s’explique par des démarches complexes, nécessitant des investissements que peu d’acteurs sont prêts à consentir en raison d’un marché encore peu mature.

    À ce jour, la majeure partie des projets dans ce domaine provient essentiellement d’initiatives privées. Alors que le marché français de la santé est très concentré, et principalement porté par les organisations publiques, une approche unifiée, définissant des orientations précises impulsées par le gouvernement, s’avère nécessaire. Elle permettrait de structurer la filière et d’atténuer le « gap » qui subsiste encore entre des appareils connectés bénéficiant de l’attrait de la nouveauté et une exploitation médicale plus poussée.

    Rome ne s’est pas construite en un jour, et le voyage ne fait que commencer pour permettre à la santé connectée de connaître l’essor qui lui est promis, et de dévoiler tout son potentiel. À l’instar de la capitale italienne, tous les chemins numériques mènent aux data centers. Cependant, tous ne seront pas équipés et certifiés pour relever le défi de la santé connectée, et lui permettre ainsi d’être correctement exploitée.

     

     

     

      

     

  • Les dérives de l’utra-sponsorisation en matière médicale

    BAIDU le moteur de recherche chinois mis à mal par les internautes 

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM (http://www.acbm-avocats.com)

    Baidu a été fondé en 2000 et est aujourd’hui le plus grand moteur de recherche Chinois, ce qui en fait le 5ème site le plus consulté au monde. A l’instar de Google avec son système AdWords, Baidu se finance grâce à la sponsorisation des liens internet. Or, les publicités médicales représentent environ 20% des revenus de son moteur de recherche. Début janvier, on a découvert que Baidu avait supprimé les messages négatifs de la part d’internautes de forums de santé sur des contenus sponsorisés de médicaments et hôpitaux. Ce n’était que les prémices d’une dénonciation des pratiques commerciales du groupe par l’autorité de régulation administrant l’internet chinois, la CAC.

    Wei Zewi, un étudiant chinois de 21 ans diagnostiqué d’une forme rare de cancer a fait une recherche sur Baidu concernant sa maladie et les premiers résultats ont mis en évidence une immunothérapie expérimentale par un hôpital pekinois. Ce traitement très onéreux s’est révélé totalement inefficace et, avant de mourir, le jeune homme a écrit une lettre accusant Baidu de tromper ses usagers en classant les résultats selon les recettes publicitaires. L’émotion qu’il a suscité sur les réseaux sociaux a attiré l’attention des médias et autorités, jusqu’à faire dégringoler le cours du groupe chinois à la Bourse de New York.

    L’enquête du régulateur de l’internet chinois révèle que « le mécanisme utilisé par Baidu pour classer les résultats dépend de façon excessive du prix payé et les contenus sponsorisés ne sont pas clairement signalés ». La CAC insiste sur le fait que ce système « influence l’impartialité et l’objectivité des résultats obtenus et contribue facilement à induire en erreur les internautes ». Ces remarques sont vraies dans tous les secteurs, mais les conséquences peuvent-être particulièrement désastreuses en matière médicale comme l’a montré le cas Wei Zewi. Ainsi, sans être des professionnels de la santé, on peut dire que les moteurs de recherche devraient respecter d’eux-mêmes une forme d’éthique médicale vis-à-vis de ses internautes malades.

    Enfin une remise en cause du modèle économique biface des moteurs de recherche gratuits ?

    Suite à cette affaire, Baidu a pris divers engagements. Il a assuré avoir supprimé les résultats sponsorisés de la part de plus de 2500 établissement médicaux ou entreprises de santé et a annoncé la mise en place d’un fonds d’indemnisation des usagers victimes de résultats publicitaires trompeurs de l’équivalent de 135 millions d’euros. De manière plus concrète, Baidu s’est engagé à signaler ostensiblement les contenus sponsorisés à l’aide de marqueurs et avertissements et les limitera à 30% de chaque page de résultat affiché.

    Le modèle économique de Baidu est dit « biface » car on a d’un côté les internautes, qui ne payent pas et de l’autre coté les annonceurs, qui eux payent pour être mis en avant. Cette seconde face finance le moteur de recherche à concurrence de 84% du chiffre d’affaire. C’est donc de manière indirecte que les usagers de Baidu, Google, Ebay et de la multitude d’autres sites en apparence gratuits peuvent prendre le statut de consommateur. Ce statut permettrait aux internautes d’être protégés plus efficacement contre les abus des moteurs de recherche et de leurs partenaires annonceurs pour les inciter à se tourner vers tel ou tel produit ou service.

    Mais le droit de la consommation ne s’est pas encore à proprement parler emparé de la question du modèle biface et de ses conséquences pour les internautes-consommateurs. Par exemple, le cheval de troie des attaquants du service AdWords de Google devant la Cour de justice de l’Union Européenne le 23 mars 2010 a été le droit des marques et la lutte contre la contrefaçon sur internet. Les mésaventures de Baidu catalyseront peut-être une prise de conscience collective des risques liés à l’influence des résultats de recherche sur les choix de consommation des internautes, particulièrement concernant leur santé.

  • L’éthique du hacker contre le pirate : construire et innover plutôt que de détruire.

    Comprendre la démarche du Hackathon

    par Sébastien Letélié, Hacker professionnel, entrepreneur en santé, innovateur technologique et leader européen du mouvement Hacking Health et Pascal Desfarges, directeur de Retiss

    Depuis 4 ans maintenant sont organisés des Hackathons chez Hacking Health Camp. Ce mouvement à pour but d’apporter l’innovation en santé en créant des espaces collaboratifs entre professionnels de santé, patients, acteurs du numérique et de l’innovation et toutes les partie prenantes du domaine. Les organisateurs ont la conviction que cette approche collaborative qui prend en compte les problématiques de terrain est la meilleure pour faire améliorer les pratiques de soins et la vie des patients.

    Pourtant la démarche du hackathon est parfois mal comprise. L’objectif est d’éclairer sur les fondamentaux de ce type d’événement tel qu’ils sont vus chez Hacking Health Camp.

    Le hacker porte des valeurs et une culture et se différencie du pirate dans le principe du détournement des technologies pour favoriser la création, la construction d’usages innovants et ceci dans une logique du partage. Innover, dans le secteur de la santé peut passer par l’organisation de « Hackatons » : Fusion des termes hacker et marathon, un hackathon est un marathon de co-création en équipe pluridisciplinaire dont l’objectif est de trouver une solution concrète à un problème en utilisant le principe du « hacking ». Hacker, c’est détourner : Utiliser un objet ou une technologie et le dévier de son usage pour en faire émerger un nouveau. Le principe fondamental du hacking est de montrer qu’il est possible de trouver des solutions simples en expérimentant des possibles, le tout dans une logique de partage et de collaboration entre les acteurs de la santé.

    Tous les acteurs de la santé peuvent devenir hackers : une culture du prototype

    Hacker la santé, c’est reposer sur un mode collaboratif et contributif les questions quotidiennes, les usages, les lieux, les outils dans leur efficience et leur viabilité en expérimentant concrètement les choses sur la base des savoir-faire existant et des expériences de chacun.

    L’innovation est ici le produit de l’intelligence et de l’imagination collective où tous les acteurs peuvent participer avec leurs points de vue, leurs spécificités, leurs compétences pour prototyper une solution innovante. Le chirurgien, l’infirmière, le médecin, le sociologue, l’ergonome, l’administrateur, l’informaticien, le designer, et même le patient sont ainsi investis pour remixer, détourner et hybrider une problématique concrète et trouver une réponse viable et applicable à travers un prototype inédit et une expérimentation. L’hybridation des points de vue et la transdisciplinarité sont ici au cœur d’un processus d’innovation ouvert et horizontal où tout le monde est acteur et responsabilisé.

    A titre d’exemple, dans la série « The Knick » qui raconte l’histoire d’un hôpital et de son équipe médicale au début des années 1900 à NYC, à l’époque, au bloc opératoire, l’outillage est rustique et les moyens faibles et les chirurgiens doivent faire preuve d’imagination pour sauver des vies. Il est ainsi montré comment l’outil pour aspirer le sang lors d’une intervention et permettre ainsi de retransfuser le patient avec son sang est une pompe à main. Plus communément appelé RPSO (récupération de sang périopératoire, ceci nécessite une personne dédiée au bloc et n’est pas pratique. Dans l’un des épisodes, un chirurgien rencontre un vendeur d’aspirateur et il lui vient alors l’idée de détourner cet objet pour inventer le premier RSPO automatique. Un chirurgien et un vendeur d’aspirateur (nouvelle technologie de l’époque) vont ainsi générer un outil aujourd’hui universel dans un bloc opératoire.

    Un hackathon ne crée pas des startups mais une communauté de makers de la santé

    Il ne faut pas attendre d’un hackathon qu’il entraîne automatiquement la création de startups à succès. Ce n’est pas en un week-end que se construit l’équipe qui va travailler ensemble les 10 prochaines années et une solution ne trouve pas son marché en 2 jours. En revanche, c’est un excellent point de départ pour l’aventure entrepreneuriale. Le principe de partir des problèmes de terrain remontés par des acteurs partie prenante du hackathon assure de mettre en œuvre des solutions pertinentes. C’est tout le travail d’un entrepreneur : chercher un modèle économique viable et l’exécuter.

    Un hackathon est d’abord un lieu de collaboration, de rencontres et d’apprentissage par l’action au- delà des démarches individuelles. Il doit pouvoir faire émerger une communauté active de makers de la santé partageant les mêmes méthodes, ressources et idées pour designer la santé autrement. Cette notion de communauté collaborative n’empêche nullement les projets individuels mais s’appuie sur une culture commune de l’innovation et du partage.

    Une idée n’existe que parce qu’on la réalise et qu’on la confronte à plusieurs points de vue

    L’objectif d’un hackaton ne s’arrête pas à l’idée. L’enjeu premier est d’intégrer une méthodologie, une démarche permettant de développer concrètement, autour des usages, le prototypage d’un projet, d’une idée et d’une pratique. Tout le monde peut avoir l’idée d’Uber ou de Blablacar sur la base du principe du réseau distribué, mais seuls ceux qui génèrent des solutions concrètes seront finalement les véritables détenteurs de ces idées. La question de la propriété intellectuelle est dans un premier temps une fausse question. La véritable problématique est comment s’approprier une idée en la construisant, en la développant, en subissant des échecs, en la confrontant à de multiples points de vue et contradictions pour finalement lui donner réellement corps.

    Pour faire simple, les gens ne s’intéressent pas aux différentes idées. Ce qui les intéresse c’est d’avoir des solutions à leurs problèmes et c’est là le principal objectif d’un hackathon. Ceux qui réussissent à créer des services rentables sont ceux qui s’intéressent aux problèmes des gens en leur offrant le meilleur service possible. La question de la propriété intellectuelle devient importante dès lors qu’un modèle économique viable émerge d’une expérimentation et que la solution mise en œuvre est reproductible et peut être protégée. Cela prend du temps et ce n’est pas lors d’un hackathon que cela se passe mais bien après, ce qui laisse tout le temps de se préparer pour protéger son travail.

    Il est important aussi de souligner que les grands groupes qui participent, organisent ou contribuent à des hackatons n’ont aucune volonté de reprendre les idées à leur compte.

    L’aboutissement d’une idée est beaucoup moins lié aux moyens pour la mettre en œuvre que la volonté et le courage de l’équipe de la réaliser. En bref, un grand groupe a des moyens mais pas l’agilité ni la motivation d’équipe interne pour la réaliser. D’où la nécessité de s’allier à des équipes externes pour les soutenir et les accompagner.

    Un hackathon est un parcours pédagogique, jonché de rencontres permettant à chacun de trouver sa place dans une équipe et de comprendre les problématiques d’un domaine (ici, la santé). C’est une étape indispensable pour évaluer une idée et façonner les premières briques de solutions qui permettront ensuite de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

    Cette année, le Hacking Health Camp est éligible à la formation professionnelle car c’est fondamentalement plus une nouvelle manière de se former. Tant par l’action que la collaboration.

    La viabilité du modèle Hacking Health est de mettre en œuvre un hackathon où toutes les parties prenantes en santé sont présentes, et où tous les porteurs de projets sont soumis aux mêmes règles sur un pied d’égalité. Bien sûr, certains sont mieux préparés que d’autres, comme dans toute compétition, mais au final, les seuls vainqueurs sont ceux qui ont le courage d’aller au bout de leurs idées.

    Crédit Photo source http://techmeetups.com/event/techmeetups-london-hackathon-mobile-apps-tmuhack/

  • A quoi ressemblera le monde connecté en 2025 ?

    Dans son rapport intitulé « Connected Living 2025 », Gemalto révèle la perception et les attentes des 18-30 ans en matière de technologie connectée.

     Ils font partie de la « Génération Y », on les appelle aussi les « Millenials » ou encore les « Digital Natives », ils ont entre 18 et 30 ans et sont naturellement considérés comme très à l’aise avec les technologies de l’information. Dans son rapport Connected Living 2025, Gemalto (Euronext NL0000400653 GTO), le leader mondial de la sécurité numérique, a interrogé 1 200 jeunes de 6 pays, dont la France, âgés de 18 à 30 ans pour comprendre comment ils perçoivent le monde connecté de demain. Les principaux enseignements du rapport dépeignent une société hyper-connectée dans laquelle le contenu doit être accessible partout, à tout moment et en toute sécurité. Si certains ont une vision futuriste de l’avenir, les jeunes français se montrent parfois moins imaginatifs.

    Enseignements généraux du rapport

    Dans le monde hyper-connecté de demain, la sécurité et les systèmes d’authentification jouent toujours un rôle clé. Pour deux tiers des personnes interrogées au global, les empreintes digitales seront la principale méthode pour déverrouiller son smartphone. Viennent ensuite la reconnaissance faciale et le scan de la rétine (respectivement 44 et 43%). Cependant, les traditionnels codes PIN et mots de passe ont encore la faveur de 40% des sondés. Plus intéressant encore, 1/3 pense que des lecteurs d’ADN équiperont et sécuriseront l’accès aux smartphones.

    Des transports massivement connectés

    A l’heure où Google, Tesla et consorts sont en train d’effectuer des essais concernant les voitures autonomes, 63% des répondants pensent que d’ici 2025 les voitures se conduiront toutes seules. 62% pensent que les systèmes de navigation 3D équiperont les véhicules. Et parmi les plus optimistes, 27% pensent que des lits seront en option dans les voitures pour faire une sieste pendant que la voiture conduira à travers la ville. 36% pensent que la voiture deviendra une extension du lieu de travail.

    En matière de transport public, les répondants s’attendent à pouvoir accéder à n’importe quel type de contenu depuis n’importe où, même dans les tunnels (70% de l’échantillon). Sans grande surprise, 56% estiment que les technologies NFC remplaceront le ticket papier tel que nous le connaissons aujourd’hui. Selon les personnes interrogées, les transports deviendront aussi plus intelligents, les réseaux pourront par exemple juger de la demande en temps réel et ainsi augmenter ou diminuer la fréquence des passages. Un atout considérable pour l’environnement mais aussi pour adapter l’offre en fonction d’événements particuliers comme les manifestations sportives par exemple.

    Les européens de l’échantillon se montrent plus conservateurs dans presque chacune des catégories, les jeunes brésiliens et chinois ayant un taux de réponse plus élevé que la moyenne dans chacune des catégories. Les plus surprenants étant sans doute les jeunes chinois qui pensent à près de 42% qu’ils pourront faire la sieste dans leur voiture. Un peu plus de 60% des Français misent sur des fonctionnalités de voitures autonomes.

    Des mesures de santé plus précises

    Le spectre de la télésanté est bien présent au sein de l’étude. 63% des personnes interrogées pensent que les systèmes de contrôles du rythme cardiaque évolueront de telle manière qu’ils seront capables de renvoyer une image en 3D du cœur et de fournir des rapports quotidiens sur l’état de santé de l’utilisateur. Pour près de 60% des personnes interrogées, la technologie pourra collecter des données de pression sanguine qui aideraient le praticien et le patient. En France, ce sont les applications liées au cœur et aux dents qui sont les plus populaires.

    Une meilleure organisation de la vie quotidienne

    En 2025, la technologie devrait continuer à faciliter le quotidien. Nous commençons à nous habituer à parler à notre smartphone que ce soit via Siri, Cortana ou Google App. Mais dans les 10 prochaines années la relation avec les assistants personnels devrait encore plus évoluer. Interrogés sur les services que devraient rendre les assistants personnels, 62% des personnes pensent qu’ils permettront à mieux organiser la journée et à ne rater aucune réunion. Tout ceci grâce à l’analyse des emails permettant de produire des agendas quotidiens combinant les engagements personnels et professionnels. 56% pensent que ces outils permettront de faire découvrir de nouvelles choses et 41% espèrent que les assistants personnels virtuels organiseront leur vie sociale.

    « En 2025, nous regarderons probablement avec amusement les prédictions de notre échantillon, cependant nous verrons un monde foncièrement différent. A mesure que l’Internet des Objets continue d’intégrer notre quotidien, le monde mobile va devenir un point de convergence pour des douzaines d’industries. Ceci étant dit, les prédictions de notre échantillon mettent en avant des tendances très intéressantes qui sont assez similaires d’un pays à l’autre même si des nuances émergent localement à l’image d’une Europe qui se montre plus conservatrice dans ses attentes que les Brésiliens et les Chinois qui témoignent d’une vision plus futuriste. » explique Xavier Larduinat, Senior Technologist chez Gemalto.

     

  • Améliorer la santé et le maintien à domicile, l’IOT un enjeu central

    Quatrième baromètre santé 360 Odoxa pour Orange Health Care et MNH: les nouvelles technologies plébiscitées pour le maintien à domicile

    L’enquête révèle que les Français restent fiers de leur système de santé, considéré comme le meilleur en Europe (pour 68% des Français interrogés).

    La protection maladie et les difficultés d’accès aux soins constituent les attentes prioritaires de près de 8 personnes sur 10 en France et en Europe.

    88% des Français plébiscitent l’utilisation des objets connectés en faveur de l’accompagnement du vieillissement, la prévention et la qualité des soins

    La dépendance demeure la préoccupation majeure des Français et des Européens : les trois-quarts des Français se déclarent en effet concernés personnellement par la question de la prise en charge du vieillissement et de la dépendance.
    Dans ce cas, les Français n’hésiteraient pas entre le maintien à domicile et l’intégration dans un établissement : 87% préféreraient rester chez eux.
    D’ailleurs, 8 Français sur 10 considèrent les nouvelles technologies (internet, applications, objets connectés, etc.) comme une solution efficace pour améliorer le maintien à domicile des personnes âgées. Les avis des Français (88%) et des Européens (74%) en la matière convergent, puisqu’ils sont nombreux à plébisciter l’utilisation des objets connectés dans l’accompagnement du vieillissement, ainsi que pour améliorer la prévention et la qualité des soins.

    Une large majorité de Français pense que les nouvelles technologies permettront à l’avenir de faciliter la vie des seniors :

    • «en améliorant la sécurité de leur domicile»(85%);
    • «en proposant aux seniors atteints de maladies chroniques des outils leur permettant un meilleur suivi de leurs traitements » (84%) ;
    • «en développant des outils connectés pour le suivi de leur santé au quotidien»(81%);
    • «en proposant aux seniors des outils autour du bon usage des médicaments»(78%);
    • «en proposant des applications permettant de rompre ou limiter leur isolement»(77%);
    • ou encore en proposant«des systèmes de prévention des risques dans leurs activités quotidiennes à l’extérieur de chez eux » (76%) ou « à leur domicile » (74%)L’intérêt et la confiance des Français pour l’utilisation des nouvelles technologies dans le maintien à domicile se renforcent : lors de la première vague du baromètre 360, le taux des réponses positives était de 6 points inférieur à celui mesuré aujourd’hui : 73% en moyenne en avril 2014 contre 79% aujourd’hui en mars 2016.Et pourtant la santé connectée, ses nouvelles technologies et son impact positif sur la santé des seniors restent insuffisamment abordés dans le débat public selon les Français.

    Opérant au cœur des nouvelles technologies de l’information dans le secteur de la santé, les services d’Orange Healthcare à destination des professionnels de santé facilitent les échanges de données entre professionnels de santé et patients, dans le respect du secret médical. Ces échanges de données permettent le maintien à domicile sécurisé des patients âgés ou dépendants, offrant ainsi une opportunité de réduction des coûts et une amélioration de la qualité de vie globale.

    « La transformation digitale de l’accompagnement du vieillissement et de la dépendance est une priorité pour Orange Healthcare. Cette transformation n’a pas encore été amorcée à l’échelle nationale. Une prise de conscience politique est nécessaire pour améliorer l’organisation de cet accompagnement, financer ces nouvelles technologies et en généraliser l’usage auprès des professionnels de l’action-sociale, médico-sociale et sanitaire » annonce Nadia Frontigny, Vice-Présidente Care management* d’Orange Healthcare.

  • eSanté : des exemples de projets innovants

    La Santé : vecteur du Digital en mode Réalité Accélérée…

    Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
    Extrait du watf / What About The Flavour : http://www.watf.fr/
    La santé connectée est aujourd’hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d’argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d’investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :
    • Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
    • Offrir un rallongement de la vie comme l’affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !
    Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

    MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l’attirer dans la bonne partie de l’estomac. Via l’app mobile, l’utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d’être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu’une opération.

    Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l’utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l’hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l’avenir, les créateurs imaginent la possibilité d’interagir avec l’app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l’humeur de l’utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

    MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l’évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

    Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l’utilisateur basculera rapidement d’un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l’Apple Watch s’est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l’Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

    En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d’emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d’un pôle d’attraction comme Apple ou Google. L’ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

    Pour le consulter le [WATF]* de Valtech, c’est ici : http://valte.ch/[WATF]*

  • La Santé : vecteur du Digital en mode Réalité Accélérée…

    Le point sur les projets innovants

    Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
    Extrait du watf / What About The Flavour : http://www.watf.fr/
    La santé connectée est aujourd’hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d’argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d’investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :
    • Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
    • Offrir un rallongement de la vie comme l’affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !

    Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !

    DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

    MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l’attirer dans la bonne partie de l’estomac. Via l’app mobile, l’utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d’être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu’une opération.

    Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l’utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l’hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l’avenir, les créateurs imaginent la possibilité d’interagir avec l’app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l’humeur de l’utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

    MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l’évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

    Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l’utilisateur basculera rapidement d’un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l’Apple Watch s’est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l’Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

    En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d’emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d’un pôle d’attraction comme Apple ou Google. L’ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

    Pour le consulter le [WATF]* de Valtech, c’est ici : http://valte.ch/[WATF]*