TVH Consulting réédite sa 2e édition du baromètre de la transformation digitale
Deux ans après la publication de la première édition, TVH Consulting dévoile aujourd’hui une nouvelle édition de son baromètre de la transformation digitale.
Cette étude dresse un état des lieux précis de l’évolution des pratiques digitales au sein des entreprises françaises, en s’appuyant sur une enquête menée auprès de 268 dirigeants de PME et ETI françaises.
L’étude montre que la transformation digitale reste une priorité pour les décideurs interrogés, notamment pour favoriser la prise de décision (85%) et renforcer la cybersécurité (84%).
Plus de la moitié d’entre eux prévoient une augmentation des investissements en matière de transformation digitale dans les 12 prochains mois, notamment dans le secteur de la distribution (66%).
Top 3 des actions que les entreprises ont prévu de mettre en place pour 2024 :
En tête de liste, avec une majorité de 51%, se trouve la dématérialisation.
En deuxième position, à 41%, figure le renouvellement des infrastructures.
Enfin, avec 38% des intentions, le déploiement d‘outils de type ERP (Enterprise Resource Planning) se profile aussi comme une priorité.
En résumé :
1. La cybersécurité suscite des inquiétudes croissantes parmi les décideurs.
55% des répondants craignent que leurs projets de transformation digitale ne soient compromis par une cyberattaque.
Pour y remédier, les entreprises se concentrent sur l’amélioration des sauvegardes de
données (84%), le renforcement de la gestion des identités et des accès (83%), ainsi que sur la sensibilisation des utilisateurs en interne (83%).
2. Des préoccupations concernant l’utilisation du cloud.
39% des répondants expriment des inquiétudes quant à la sécurité des données dans leur utilisation du Cloud, malgré sa popularité croissante.
3. L’investissement dans la Data s’affirme comme un enjeu prioritaire. L’exploitation des données figure parmi les priorités des entreprises, avec 35% des décideurs considérant la mise en place d’outils Data comme l’une des trois actions clés pour générer de la valeur.
4. Une certaine maturité des entreprises françaises en matière de transformation digitale.
Sur l’ensemble des répondant, 60% se considèrent avancés en matière de transformation digitale. Pourtant,
plus de la moitié des répondants prévoit d’accroître leurs investissements en transformation digitale au
cours des 12 prochains mois.
5. Parallèlement à la dématérialisation et à la modernisation de leur infrastructure informatique, 2024 verra une augmentation des investissements des entreprises dans les logiciels métier.
Pour 69% des décideurs, la transformation digitale implique principalement l’intégration de nouvelles technologies digitales dans les différents métiers. Pour ce faire, les PME et ETI françaises s’appuient sur le déploiement d’outils métier, tels que les ERP ou CRM, ainsi que sur la dématérialisation de leurs activités.
6. L’innovation, le travail collaboratif et la flexibilité des solutions apparaissent comme des facteurs clés de succès pour réussir la transformation digitale des entreprises.
En effet, les répondants misent sur une culture axée sur l’innovation, l’acceptation du changement et le travail collaboratif, avec 52 % les classant parmi les trois principaux facteurs déterminants de ce changement.
En matière de ROI, l’amélioration de la rentabilité est l’objectif le plus attendu des entreprises vis-à-vis de leur transformation digitale, suivie par la satisfaction client :
La place de l’IA dans la transformation digitale des entreprises :
• 49% des entreprises associent la transformation digitale à l’utilisation d’outils d’automatisation (IoT, RPA…). • 36% classent les outils de Business Intelligence au moins en 3ème position des actions prioritaires. • 20% en moyenne des investissements IT seront consacrés aux outils Data et BI. • 32% affirment que l’utilisation de l’IA pour l’analyse des données représente un défi en matière de gestion et d’exploitation des données.
L’étude souligne également :
• Un contexte en pleine mutation : l’année 2023 a été marquée par une accélération sans précédent de la transformation digitale des entreprises. La crise sanitaire de 2021 a agi comme un catalyseur, forçant les
organisations à repenser leurs modèles économiques et à adopter de nouveaux outils numériques.
• Un besoin d’accompagnement : Les entreprises ont besoin d’aide pour évaluer leur maturité digitale, identifier les meilleures pratiques et définir leur stratégie digitale.
Etude BOOMI « ERP modernisation » :
les entreprises françaises à l’heure de nouveaux choix stratégiques d’intégration
Selon le second volet de l’étude Coleman Parkes commanditée par Boomi, les entreprises françaises ont résolu le dilemme de la modernisation de leur ERP et en sont déjà à l’après cloud en orientant davantage leurs investissements vers l’innovation et la donnée.
Les budgets alloués à la gestion des opérations courantes chutent en moyenne à moins de 34 %, une tendance également observée dans le reste de la zone EMEA
Selon 56% des répondants français, cette redistribution des budgets informatiques vers la modernisation et l’innovation favorise un triptyque consolidation-migration cloud et intégration des données
Intégration et plateforme de données (iPaaS) : les architectes IT français sont les plus sensibles à la question de la synchronisation de toutes les données de l’entreprise pour remplir les objectifs stratégiques (26 % contre 17 % en EMEA)
Boomi™, entité de Dell Technologies™, publie les résultats du second volet de son enquêteERP Innovator’s Dilemma. Cette étude indépendante réalisée auprès de 825 architectes d’entreprises en France et en EMEA révèle combien les entreprises françaises ont passé un cap décisif dans la modernisation des applicatifs ERP, au-delà de la question de la migration cloud.
En préambule, l’étude indique que les entreprises françaises ont, comme leurs voisins, cessé de consacrer la majorité de leur budget informatique – traditionnellement entre 70 % et 80 % – à la « gestion des opérations courantes ». Ce poste budgétaire ne représente plus désormais que 34 % en moyenne en France ce qui permet aux architectes IT interrogés de réorienter une proportion importante des budgets IT en faveur de la modernisation (34 %) et de l’innovation (32 %).
Consolidation, gouvernance… La migration cloud n’est pas une fin !
Sans surprise, l’étude vient confirmer une tendance forte déjà soulignée par de nombreux observateurs : les entreprises françaises mettent déjà l’accent sur la migration de leurs applications dans le cloud, plus que leurs homologues européens. 83 % d’entre elles consacrent en effet la plus grosse part de leur projets IT à la migration applicative vers le cloud contre 68 % dans le reste de la zone EMEA. Et 53 % des architectes interrogés en France déclarent investir dans la modernisation de leurs anciens applicatifs ERP précisément en vue d’en faire des facilitateurs de la croissance stratégique, et non plus un centre de coût.
Interrogées sur la façon dont elles mènent leurs projets de modernisation, les entreprises françaises disent également répartir leurs efforts de manière équilibrée entre la migration de leur infrastructure dans le cloud (76 %), la normalisation et la consolidation des applications (73 %), et la consolidation des infrastructures traditionnelles (68 %).
Mieux, interrogés sur les raisons qui peuvent expliquer un échec dans un projet de modernisation ou de migration ERP, les architectes citent des facteurs comme le manque d’harmonisation entre régions et/ou services autour de processus opérationnels commun (59 %), l’incapacité à gérer correctement le changement et à comprendre l’impact sur les activités (59 %), ou encore le manque de communication entre les équipes dans l’entreprise (79 %) et l’absence d’une gouvernance adaptée (59 %).
« L’étude Boomi/Coleman Parkes révèle que les entreprises françaises, plus matures qu’il n’y parait, ont véritablement passé un cap. Elles ont une vision bien arrêtée sur la manière d’appréhender leur stratégie de migration ou de déploiement à grande échelle de leurs applicatifs ERP vers le cloud. Et la donnée semble au cœur de ce nouveau paradigme. » explique Pierre Oudot, Head of Sales France Boomi.
L’intégration de données fait son entrée dans l’équation de la modernisation
Parmi les facilitateurs de croissance capables d’aider leur entreprise à orchestrer au mieux leurs objectifs stratégiques, les entreprises françaises citent d’abord une excellente expérience clients à 54% puis la capacité d’intégration middleware (iPaaS) (42 %) ou encore l’agilité informatique à 42 %.
Le principal défi auquel sont confrontées la majorité des entreprises en France est d’abord le manque de technologies d’intégration capables de capturer des données provenant des équipements ou sources existantes (57 %). Suivent ensuite le coût lié à la maintenance de multiples technologies d’intégration (45 %) ou encore de la pénurie de compétences adéquates en matière d’intégration (38 %).
Afin d’y remédier, les entreprises françaises se tournent vers l’iPaaS pour répondre à des scénarios spécifiques, cette approche présentant des avantages déjà bien identifiés comme:
La synchronisation de l’ensemble des données de l’entreprise (26 %) pour qu’elles soient 100 % dédiées aux objectifs de celle-ci
La conception et l’adaptation d’API (23 %)
L’optimisation de l’activité avec des réseaux de partenaires (19 %)
En optant pour le choix de la modernisation, les participants à l’enquête, optimistes quant à l’avenir de l’ERP, anticipent des regains d’efficacité grâce notamment une approche « intégrée », davantage axée sur la cohérence et le dialogue entre les différentes plateformes applicatives, qu’elles soient cloud ou sur site. Cela marque une sensibilité aux enjeux liés à la donnée plus nette que leurs voisins européens et démontre la maturité dont font désormais preuve les directions et des architectes français pour combler leur retard et transformer leurs environnements informatiques hybrides, réputés complexes.
L’édition 2019 d’Oracle OpenWorld qui s’est passée du 16 au 19 septembre 2019 à San Francisco, entérine la maturité et la cohérence d’une offre exhaustive, en refonte depuis une décennie et enrichie par l’intelligence artificielle. Mieux, après un faux départ, Oracle accélère dans le cloud et multi-cloud et propose sans doute avec CX Fusion la suite applicative en SaaS la plus exhaustive à ce jour. Compte rendu.
« Think Autonomous ». Le ton est donné. Howard Street pavoisée aux (nouvelles) couleurs d’Oracle affiche les baselines de l’éditeur sur tous les murs disponibles des trois bâtiments du gigantesque Moscone Center de San Francisco. Affluant de toutes les rues adjacenteset guidés par les ballons rouges siglés Oracle disséminés tout au long du parcours, les 60 000 visiteurs ont dès le lundi matin pris leurs quartiers pour trois jours dans les 84 000 m2 du centre de convention. Là, chacun tentait là de faire un choix pertinent parmi les 200 O sessions proposées et la vingtaine de keynotes dans l’immense amphithéâtre central. Entre deux sessions, le visiteur pouvait prendre un peu de temps pour demander une démonstration des applications Oracle et poser autant de questions que nécessaires pour approfondir tel ou tel aspect du logiciel, que ce soit la suite marketing (CX Unity), de ressources humaines, chaîne logistique (HCM) et autre EPM, ou encore échanger sur les retours d’expériences et mises en œuvres présentées par des entreprises, que ce soit sur la blockchain appliquée à la logistique, la traçabilité des produits de bout en bout en retail, ou encore découvrir la fameuse Smart City en Lego (une version américaine de la ville exposée à Vivatech) pour démontrer l’usage de l’IoT et de l’IA.
Au-delà de cette profusion et densité, Oracle s’est bien donné pour objectif de démonter la complétude et la maturité de son offre tripartite du back-office au front-office, le tout évidemment lié et irrigué par l’ADN de l’éditeur, les bases de données :
– Infrastructure
– Base de données
– Suites applicatives et analytiques
Autonomous Cloud : le Cloud seconde génération, l’accélération sur l’infrastructure et l’IA
Pour convaincre tout un chacun, qui mieux que Larry Ellison pour réaliser les annonces majeures de 2019 ? Devant une salle comble chauffée par une bande-son mêlant Lenny Kravitz et Coldplay, le directeur technologique d’Oracle (c’est son titre) égrène les principales nouveautés. À commencer par l’apport et les bienfaits du machines learning appliqué à l’administration et à la maintenance. « En utilisant le machine learning, vous éliminez l’erreur humaine, mais c’est aussi le seul moyen de prévenir le vol de données. Règle N° 1 : en utilisant les bases de données autonomes, vous économisez des ressources humaines, les erreurs humaines et la perte de données, c’est la grande différence avec AWS », assène un Larry Ellison en grande forme toujours prompt à s’en prendre à Amazon en rappelant les 100 millions de personnes affectées par la fuite de données de la banque Capital One. AWS qui fera les frais de la comparaison tout au long des annonces de Larry Ellison. Que ce soit sur la fiabilité, la disponibilité (annoncée à 99 995 % par Oracle) en rappelant que les bases de données restent fonctionnelles même lors de dysfonctionnements serveurs ou logiciel, les coûts que ce soit en déploiement partagé ou privé et bien sûr plus sécurisé avec la « zone d’isolation sécurisée » de l’infrastructure, une zone étanche et invisible sur le réseau pour éviter les failles « zero day » et autres cyberattaques. Le nouveau centre de contrôle unifié Oracle Data Safe permet à l’utilisateur de surveiller et contrôler les éventuels problèmes de sécurité et masquer les bases de données du réseau.
Un Linux autonome maison et un accès gratuit à Autonomous Database
« L’autonomie est la technologie déterminante du cloud de deuxième génération », assène Larry Ellison. Dans la foulée de l’Autonomous Database annoncée en 2018, cette fois c’est un Linux autonome maison, capable de se provisionner tout seul et d’effectuer des corrections en cours de fonctionnement qui est annoncé. Une manière de pourvoir au contrôle de bout en bout de l’infrastructure avec un système d’exploitation ad hoc et de garantir la promesse de l’automatisation et gestion des patches sans avoir à redémarrer les serveurs.
En guise d’exemple, Larry Ellison a rappelé avoir patché le cloud d’Oracle pour pallier la brèche Spectre et Meltdown sur les processeurs Intel avec 150 millions de rustines sur 1,5 millions de processeurs en 4 heures. « Personne n’est capable de faire cela ! », assène le CTO. Comme le rappelle le VP du développement, Wim Coekaerts, « En moyenne les entreprises font une mise à jour tous les 6 mois. En cas de vulnérabilité zero-day, il faut attendre la prochaine actualisation pour pallier la faille. Avec l’automatisation cela se fait automatiquement et sans interruption des serveurs. Si vous avez un site de e-commerce par exemple, l’avantage est évident. »
Petit aparté, le linux d’Oracle est 100 % compatible avec celui de Red Hat, mais aussi gratuit. Pourquoi payer…
Gratuit encore, Oracle propose un accès gratuit à Oracle Cloud comprenant un accès à Autonomous Database, 2 machines virtuelles, 100 Go de Stockage, et une gestion du load balancing et accès à une console d’administration. Cette offre est « pour tous », étudiants, développeurs, et entreprises.
Microsoft, VM Ware, des partenariats pour étendre la compatibilité
Seules les montagnes ne se rapprochent pas. Après une période de froid entre les deux entreprises, Oracle et Microsoft créent des connexions directes entre leurs clouds, OCI pour Oracle et Azure pour Microsoft, avec en plus la disponibilité de SQL Server sur OCI. Un partenariat gagnant/gagnant pour les deux parties et surtout pour les clients qui bénéficient à la fois d’un choix plus étendu, mais aussi une plus grande facilité à migrer vers le cloud. Dans le même ordre d’idée, un accord avec VM Ware permettra aux utilisateurs de migrer les workloads VMWare Vsphere vers OCI, tandis qu’Oracle fournit un support technique à ses logiciels fonctionnant en environnement VMWare.
Cette accélération à marche forcée se traduit aussi par une extension des zones couvertes par OCI. Aux 16 régions géographiques où OCI est déjà opérationnel, 20 nouvelles régions devraient être couvertes d’ici à la fin 2020. Une annonce qui a suscité les applaudissements de l’audience, mais aussi des sifflets admiratifs alors que Larry Ellison projetait une carte comparative des implantations cloud d’AWS et d’Oracle. « 2020 va être une année passionnante pour Oracle ! », conclut le CTO tout sourire.
Une suite applicative SaaS dopée à l’intelligence artificielle
« Nous avons la suite de solutions la plus complète en SaaS… », assène Steve Miranda, le vice-président en charge du développement des applications. De fait, ce troisième étage applicatif de la fusée Oracle, CX Fusion, semble couvrir l’essentiel des besoins business fondamentaux de l’entreprise : marketing, sales, services, finance, rh, logistique, industrie et field service. Surtout, comme le rappelle Steve Miranda le premier avantage concurrentiel de la suite CX réside dans l’absence de silos et un flux consolidé de données fédéré par les bases de données. Le discours est rôdé, en connectant back-office et front-office, la facilité d’intégration entre applications permet de se concentrer sur le client plutôt que dans la quête perpétuelle de la bonne information. Pour Rob Tarkoff, « Pour réellement transformer l’entreprise, le marketing ou les commerciaux doivent être connectés aux assets, aux collaborateurs et aux règles de l’entreprise. Quoi de plus décevant qu’un technicien qui arrive chez vous après l’heure du rendez-vous et sans le bon matériel. » Promesse de la suite CX, ne plus être pris au piège de la donnée répartie dans autant de silos que de métiers, que ces données soient transactionnelles, business ou liées aux profils clients.
La data pour un marketing invisible et BtoMe
Du client, il en a beaucoup été question pour l’annonce de CX Unity, une plateforme consolidant toutes les données clients issus des diverses applications. « Toutes les entreprises ont le même problème, explique Emmanuel Obadia, vice-président marketing Oracle. Chaque service récupère des données sur le client, mais elles sont morcelées dans toute l’entreprise. Il faut la retrouver, la consolider. À cette donnée structurée, il faut rajouter les signaux extérieurs, le comportemental, plus les données issues des IoT, donc de la donnée non structurée. L’enjeu pour toutes les entreprises est de réunir la donnée, premier, second et third party, structurée à 360 dans l’entreprise et avoir un profil client alimenté et actualisé en temps réel sur lequel nous pouvons nous reposer pour améliorer l’expérience client. » Ce qui est bien le propos de CX Unity qui s’appuie aussi sur le rachat par Oracle de Data Fox, sorte de sociétés.com puissance 10 qui à ces 5 millions d’entreprises listées, rajoute et traite grâce à l’IA 5,6 millions de sites web par mois, 47 000 sources toutes les 30 minutes et 1 million de tweets par jour. Ajoutons pour les chiffres les 7,5 To de données collectées mensuellement pour enrichir les 5 milliards de profils de consommateurs disponibles.
De quoi élaborer des profils ultra personnalisés et précis, ce qui permet à Rob Tarkoff de parler de « marketing invisible », fondé sur les milliers de signaux laissés par le consommateur et susceptible de nourrir une conversation naturelle avec chacun.
À noter que le cloud CX comprend pléthore d’outils pour tisser un continuum d’actions entre marketing, commerce, sales et services. Les PME n’ont pas été oubliées avec l’intégration de l’ERP Netsuite sur OCI Gen2. Un levier pour entrer dans l’univers Oracle.
Difficile d’être complet sans évoquer pour cette partie l’utilisation de l’IA et du machine learning. Indispensable pour traiter un tel volume d’informations, l’IA est présente dans tous les compartiments du jeu tant pour les recommandations par email, que l’aide à la vente ou le lead scoring et même pour l’optimisation des trajets en Field services entre dizaines d’autres usages.
L’irruption de l’intelligence artificielle est sans doute l’autre avancée majeure d’Oracle présentée lors d’Oracle OpenWorld. Présente au cœur d’Autonomous Database, son office est aussi requise dans chaque plateforme logicielle (cf capture ci-dessus) servant tantôt à des tâches prédictives pour l’EPM ou de la demande en chaîne logistique, mais aussi à accompagner chaque métier dans ses tâches au quotidien à l’instar dans la suite HCM (ressources humaines) à identifier le meilleur candidat, prédire l’attrition ou encore à la saisie des dépenses par chatbot dans l’ERP etc. « Chaque application Fusion se verra proposer un module d’IA entraîné et prépackagé, et ce afin de faire gagner du temps au client », précise Juergen Lindner, SVP marketing produit SaaS d’Oracle. S’il est là aussi parti avec un peu de retard sur les autres acteurs, l’éditeur s’appuie à la fois sur un conséquent jeu de données, dont celles de DataFox, pour entraîner son IA ainsi que des cas d’utilisation des clients. À noter une petite déception. Chacun croyait que Larry Ellison proposerait une petite conversation avec un chatbot maison. Il n’en fût rien. Du côté des démos, l’évolution du réseau social interne est assez remarquable avec l’utilisation là aussi de l’IA pour repérer les compétences et les groupes métiers affinitaires. De même, si un collaborateur a une question, l’IA identifie la personne la plus susceptible de répondre. Le tout avec une toute nouvelle interface développé par la marque, Redwood.
HR et ERP : nouvelles interfaces et développements
Du côté HR et ERP, peu d’annonces si ce n’est la réécriture de la plateforme de recrutement, avec une intégration poussée avec Linkedin et bien sûr la refonte de l’interface aux couleurs Redwood, tandis que l’ERP pour sa part se voit ajouté des modules pour des industries plus complexes que sont les médias, le process manufacturing et le secteur public. Pour les télécoms. Dans ce cadre OBS (Orange Business Services) nous a livré un retour d’expérience sur une impressionnante refonte du suivi du portefeuille projet (PPM) du groupe destiné à 10 000 utilisateurs répartis dans 50 Pays. Un projet mené comprenant à la fois un PPM et ERP cloud initié dès 2016 pour le premier et 2017 pour le second. Un grand projet de transformation mené par OBS dont une des conclusions est « que la transformation prend du temps ». Surtout à cette échelle.
La donnée au cœur de la transformation, conclusion de l’OpenWorld ?
Au final, de ces trois jours, le sentiment général est bien celui d’un message sur la transformation. Cette fameuse transformation de l’entreprise toujours en cours. Pour Oracle, cette transformation passe, chacun l’aura compris, par une unification des données, un préalable indispensable au décloisonnement des silos, mais aussi par une migration massive vers le cloud, une vaste tâche pour certains logiciels à l’instar des ERP où 90 % d’entre eux sont encore mis en œuvre « on premise » comme nous le confiait Karine Picard, VP EMEA application strategy & sales.
Mais force est de reconnaître la force de Larry Ellison et des membres d’Oracle pour nous convaincre des bienfaits de cette migration. Tous les outils et discours allaient en ce sens d’une migration simplifiée vers un cloud pour réduire les coûts et gagner en efficience. Cette baisse du TCO est bien sûr obtenue par une automatisation la plus étendue possible des tâches de configuration et de maintenance, mais aussi par une efficience accrue du traitement de la donnée, avec de l’IA, pour fournir la meilleure expérience client possible. Laquelle commence par celle fournie par Oracle lui-même en pleine transformation et utilisateur de ses propres outils. Practise what you preach en quelque sorte. Mais laissons la conclusion à Karine Picard.
L’ERP du futur : la tête dans le Cloud, mais les pieds sur terre
Selon Céline Bayle, Director of Enterprise Market & Accountants Product Marketing France & Export SAGE
Ce qu’apporte le Cloud à nos vies en dehors du travail n’est plus à démontrer. Finies les colonnes de CD qui remplissent nos étagères ! Avec les services de streaming à la demande on peut écouter une foule de morceaux sans se soucier de leur stockage.
Même chose pour la banque : plus la peine de prendre rendez-vous pour demander un prêt et ressortir ses anciennes feuilles de paie. Il suffit de se connecter à son service bancaire en ligne et de faire une demande de chez soi, les banques disposant de tous les renseignements pertinents pour une prise de décision à distance.
Les entreprises en revanche sont plus lentes à adopter les nouveaux usages, ce sont les collaborateurs qui bien souvent sont moteurs du changement. Ils s’attendent à retrouver dans leurs outils professionnels les mêmes avantages technologiques que dans leurs applications personnelles. Ils utilisent le Cloud, recourent à l’intelligence artificielle, bénéficient chaque jour de mises à jour transparentes pour l’utilisateur, d’un accès infini aux données, de la collaboration sans frontières…
Quel ERP du futur ?
Traditionnellement utilisé dans le secteur manufacturier, l’usage de l’ERP s’est peu à peu étendu à tous les métiers au sein des organisations, portés par des offres éditeurs modulaires et spécialisées (achats, paie/RH, comptabilité, commercial, gestion magasin/stocks..). L’ERP s’est imposé pour connecter et rationaliser les processus métiers, intégrer des opérations de gestion complexes, et optimiser l’utilisation des données existantes pour faciliter la prise de décision humaine.
Mais s’agissant du choix du type de déploiement, les choses ne sont pas aussi simples. En effet, les besoins ne sont pas identiques d’une entreprise à l’autre, et d’une taille d’entreprise à l’autre. Cloud public, Cloud privé, mode hébergé ou sur site…Quelles options de déploiement conviennent le mieux ? Avec quelle approche ?
Dilemmes de déploiement
Les déploiements sur site sont encore assez traditionnellement la norme dans l’espace ERP. Non seulement l’ERP sur site offre aux entreprises un contrôle et une autonomie totale sur leurs données, mais également une plus grande marge de personnalisation. Sur place, les équipes informatiques peuvent réagir immédiatement aux problèmes. Mais cette option on premise est réputée coûteuse et complexe (licences par utilisateurs, équipements, maintenance & support IT, formation…) comparée au déploiement Cloud, généralement plus rapide, moins gourmand en ressources pour l’entreprise et dont le coût est maîtrisé.
De ce fait, le déploiement Cloud se développe. Un nouveau rapport prédit que le marché des ERP basés sur le Cloud passera de 14,7 milliards de dollars en 2017 à 40,5 milliards de dollars d’ici 2025.
Coté Cloud public, ces environnements ouverts offrent aux entreprises l’agilité dont elles ont besoin pour rester compétitives dans un paysage en rapide mutation. Généralement meilleur marché que les plates-formes de Cloud privé, le Cloud public permet aux entreprises de tirer le meilleur parti de la feuille de route de leurs fournisseurs en matière d’innovation.
En revanche, le Cloud privé peut fournir une couche de sécurité supplémentaire, les données de l’entreprise étant complètement isolées. Il offre également un haut niveau de personnalisation et d’autonomie quand aux jalons de mise à jour des applications.
Enfin, un compromis entre le déploiement « sur site » et le Cloud existe. En hébergeant leur plate-forme dans un centre de données tiers, les entreprises peuvent conserver la propriété et le contrôle de la base de données, tout en confiant la responsabilité de la gestion du matériel au fournisseur du centre de données.
Il n’existe pas de solution universelle. Seule l’analyse du contexte et des enjeux de transformation peuvent conduire une entreprise, quelle que soit sa taille, à choisir le mode de déploiement le plus adapté à ses besoins réels.
Le bon choix par l’usage collaborateur !
Alors, comment choisir plus précisément le déploiement qui convient à la vôtre ? En se concentrant sur quelques fondamentaux. Il s’agit là encore, dans le débat entre CapEx et OpEx, de trouver la bonne approche en fonction du cycle de vie de l’entreprise et de son besoin d’ajouter ou pas de nouveaux services, de manière rapide et agile ou au contraire de manière planifiée.
Le choix est le mot clé ici. Plutôt que de simplement suivre la mode, les entreprises doivent prendre le temps de définir leurs principales exigences et choisir une option de déploiement qui leur fournira une plate-forme adaptée à leur rythme de croissance. Un fil rouge à ne pas perdre de vue cependant : l’ERP nouvelle génération s’adapte aux nouveaux modes de travail des collaborateurs, eux-mêmes en quête d’agilité dans leurs processus internes. D’ici 5, 10 ou 15 ans, l’évolution de l’ERP passera peut-être également par un changement sémantique, rendant la dénomination Enterprise Resource Planning obsolète, pour aller vers celle de plateforme de gestion intelligente (PGI) car basée sur l’expérience humaine et pas seulement technologique.
La montée en puissance de la Blockchain dans les ERP en 2019
Par Céline Bayle, Director of Enterprise Market and Accountants Product Marketing chez Sage.
Cette année encore, le futur du marché des ERP semble plutôt prometteur. Le cabinet d’analystes financiers MarketWatch prévoit par exemple que le marché mondial des ERP atteindra $47 milliards en 2022, soit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 7 %. Plus optimiste encore, Stratistics MRC prévoit un doublement de la taille de cette industrie au cours des huit prochaines années pour atteindre $74 milliards en 2026. Pour la France, IDC prévoit une croissance de 4,7% entre 2017 et 2021 pour atteindre 3 927 millions d’euros.
Plusieurs facteurs expliquent cette perspective de croissance : l’étape d’intégration dans le cloud, l’amélioration de la sécurisation des données ou encore l’intégration de technologies de nouvelle génération tel que le machine learning et l’intelligence artificielle (IA). Mais à quoi peut-on s’attendre exactement en 2019 ? Voici lesprincipales prévisions que l’on peut anticiper pour l’industrie des ERP au cours des 12 prochains mois.
Le cloud prend la main
L’adoption du cloud n’a cessé de se consolider dans quasiment tous les secteurs de l’entreprise en 2018. Les organisations accélèrent leurs projets de mise en œuvre et d’intégration afin de transformer leurs fonctions centrales. Toujours plus d’entreprises sont convaincues de la nécessaire transition des systèmes ERP existants vers des systèmes ERP basés dans le cloud.
Toutefois, ce mouvement vers l’ERP cloud a pris du retard par rapport à d’autres domaines logiciels comme le CRM par exemple. Quelques challenges restent à relever en effet, notamment pour pallier le manque de main-d’œuvre qualifiée en matière de sécurité, mais pour lever les inquiétudes en matière de coût et de temps d’exécution dans la migration. Toutefois, 2019 devrait être une année de basculement vers l’ERP cloud qui va devenir la norme pour représenter un marché mondial de près de $29.84 milliards en 2021. Seul le secteur de la fabrication industrielle, où les analystes anticipent une adoption plus lente du cloud, devrait faire exception à la règle.
Partout, l’adoption de l’ERP cloud est favorisée car il répond aux nouvelles exigences en matière de qualité des produits, d’usages en mobilité, de suivi de production et de fluidité des processus temps réel. A ceci s’ajoute sa capacité à assurer une gestion intelligente de la croissance rapide des entreprises « modernes » : l’ERP cloud les aide à améliorer leurs performances car étant lui-même modulable, il s’adapte aux besoins réels de gestion quotidienne. Pour les ETI ou PME qui cherchent de nouveaux processus commerciaux dans un environnement hyper concurrentiel, c’est une solution véritablement agile et sur-mesure.
Une accélération par l’Intelligence Artificielle & le Machine Learning (ML)
L’intelligence artificielle (IA) et le machine learning (ML) sont appelés à jouer un rôle clé dans l’avenir très proche des logiciels ERP. Ces technologies accélèrent l’automatisation des processus, renforcent l’efficacité, génèrent de nouvelles connaissances et complètent les prises de décision humaines.
L’IA permet concrètement aux entreprises de gagner un temps précieux en repérant les anomalies dans les données de l’entreprise, épargnant aux employés la tâche fastidieuse d’éplucher les rapports. Intégrée à l’ERP, l’IA va aider à anticiper les problèmes potentiels et éviter les temps d’arrêt permettant ainsi des économies de temps, d’argent et des gains de productivité.
Ajoutons à cela l’usage des drones : de plus en plus fréquemment utilisés comme outils de gestion des stocks dans les grandes usines, ils lisent aisément les étiquettes RFID et transmettent les données au système ERP connecté, où les outils d’IA génèrent ensuite différents types de rapports, allant du niveau de stocks aux programmes de maintenance des machines.
Enfin, l’IA offre aux utilisateurs la possibilité de prendre des décisions adaptées dans les processus opérationnels, de logistique et de fabrication. Plutôt que de les remplacer, les outils d’intelligence artificielle et de lutte contre les fraudes aideront les humains dans leurs missions en leur fournissant un niveau inégalé d’intelligence et de connaissances.
Des ERP « communicants »
Avec la croissance de l’Internet des Objets (IoT), le Ericsson Mobility Report de novembre 2017 prédit que d’ici à 2023 il y aura 32 milliards d’appareils connectés, les fabricants industriels investiront davantage dans les « solutions ERP de pointe » pour d’une part rationaliser la communication entre leurs systèmes centraux et de multiples objets communicants et d’autre part faciliter l’analyse des données collectées.
En s’équipant d’un ERP intelligent capable de gérer les objets communicants, les entreprises améliorent leur capacité de veille économique, supervisant les opérations machines depuis n’importe où et effectuant des relevés en temps réel pour assurer la maintenance et réduire les interruptions de service. Cet aperçu temps réel sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement aide les gestionnaires à prendre de meilleures décisions tactiques.
En 2019, les solutions de pointe basées sur l’IoT seront plus abordables, ce qui incitera davantage de fabricants à mettre en œuvre cette technologie.
Gérer intelligemment plus de données pour des décisions plus fiables
Les données sont devenues l’un des atouts les plus précieux pour les entreprises de tous secteurs. Mais la simple collecte de grands volumes de données ne suffit plus. Les organisations doivent mieux utiliser ces données et savoir capitaliser sur celles qui offrent de réels avantages opérationnels. Comme par exemple identifier les procédures inefficaces donc chronophages ou encore prédire les futurs besoins clients pour en déduire leurs stratégies commerciales futures.
En 2019, les entreprises utiliseront leur ERP, via la donnée, pour anticiper, s’adapter aux changements du marché et façonner leur stratégie future. Le catalogage des données, préalable à leur pilotage, assurera une meilleure compréhension de leur origine et de la manière dont elles ont été collectées ce qui renforcera la confiance dans les décisions prises.
La Blockchain aussi pour l’ERP
La Blockchain suscite de l’intérêt dans de nombreux domaines du logiciel de gestion d’entreprise et bien qu’encore à ses débuts, de nouveaux cas d’utilisation dans les ERP émergeront au cours des prochains mois, en particulier dans le secteur de la fabrication industrielle. La capacité des ERP en Blockchain à renforcer l’intégrité et l’automatisation des chaînes d’approvisionnement grâce à la visibilité, la transparence et à la traçabilité qu’elle offre est déjà évidente, ce qui en fait une option extrêmement convaincante pour les entreprises dès 2019.
La gestion des stocks est traditionnellement un processus complexe et laborieux, en particulier pour les organisations mondiales, mais la Blockchain a le potentiel pour rationaliser considérablement les opérations en unissant les réseaux de la chaîne d’approvisionnement dans un système décentralisé.
Du côté de la visibilité, les systèmes ERP en Blockchain permettent de suivre le parcours du produit depuis l’atelier de fabrication à l’étagère du détaillant, sans avoir à se soucier de la perte ou de l’altération possible des documents. Les secteurs de l’alimentation et de la boisson sont ceux dans lesquels la Blockchain devrait se généraliser le plus rapidement.
Les ERP en Blockchain peuvent également automatiser les process commerciaux grâce à l’utilisation de « contrats intelligents », qui garantissent les liens grâce à des codes cryptographiques. Comme dans le cas de paiements automatiques, les « contrats intelligents » vont éviter aux entreprises l’envoi de factures et le suivi des paiements, ce qui leur fera gagner beaucoup de temps tout en apportant la garantie que les parties prenantes seront payées rapidement.
En conclusion, ces tendances liées aux ERP présentent un grand nombre d’opportunités pour les entreprises en 2019. L’avenir des logiciels ERP s’annonce très prometteur. Ils offrent en particulier un grand potentiel de transformation des opérations commerciales, devenues un facteur clé de la croissance des entreprises dans un environnement devenu ultra concurrentiel.
COMARCH, le géant polonais qui connaît tout de votre vie …
Par Annie Abela Lichtner – journaliste
Comarch est connu pour son ERP, on sait moins que cette entreprise polonaise investit lourdement dans l’e-santé, les smartcities et les objets connectés. En misant sur la data, COMARCH est en passe de devenir un géant du Web capable de collecter vos données en tant que patient, mais aussi citoyen et consommateur. Portrait d’un éditeur discret mais dont l’horizon économique est virtuellement inépuisable.
Quand on arrive à Cracovie, difficile de ne pas trouver l’entreprise COMARCH. Erigé comme un campus, COMARCH dispose de plusieurs bâtiments sur des dizaines d’hectares.
Piotr Krajewski – Fotografia Architektury / Architectural Photography
Première surprise, l’entreprise dispose de sa propre clinique, équipements médicaux derniers cris, son objectif est de développer des applications analytiques dans le domaine de l’e-santé pour prévenir les accidents cardiaques. « Nous avons investi 50 M€ dans l’e-santé, mais à ce jour, le retour sur investissement est quasi nul. C’est un pari sur l’avenir » déclare Janus Filipiack, fondateur et PDG de Comarch SA.
Patient et télémedecine
En Pologne comme en France, on souffre du manque de médecins dans les campagnes. La télémedecine est un moyen de rester en contact avec les patients. La salle de contrôle de la clinique permet de suivre en temps réel le rythme cardiaque ou la pression artérielle des patients quel que soit l’endroit où ils se trouvent. Seule condition : porter des appareils conçus par Comarch.
Piotr Krajewski – Fotografia Architektury / Architectural Photography
Le service est gratuit mais soulève quelques questions. L’un des salariés de la clinique raconte qu’un patient domicilié à plus de 600 km de Cracovie a eu la vie sauve grâce à cette technologie. Reste les questions de protection et transfert des données, des domaines particulièrement sensibles dès que l’on touche à la santé. Sur la partie transfert des data, selon Comarch les équipements sont validés par l’Union Européenne, sur la protection des données, le discours est plus flou. La Pologne ne possède pas comme en France d’un organisme tel que la CNIL. Alors à qui appartient la donnée : au patient ou à la clinique et de fait à COMARCH ?… Nous n’avons pas eu de réponses.
Citoyen et smartcity
Ultra-connectée, la ville intelligente de demain sera pilotée par les données, y compris les données personnelles de tout un chacun. Comment assurer le développement de services innovants sans porter atteinte à nos libertés individuelles ?
« Notre vision de la ville intelligente est celle d’une ville équipée des meilleures technologies du marché, allant d’une plateforme de gestion centralisée à la mise en place de dispositifs intelligents et basés sur des systèmes de capteurs, le tout supporté par des processus de collecte, de calcul et d’analyse des données » explique Janus Filipiack. Pour mettre en pratique cette vision, l’entreprise propose COMARCH Smart City basée sur la plate-forme IoT (plateforme de gestion des données et des processus – Comarch Internet of Things Platform), pouvant être intégrée à des émetteurs tels que les beacons ou d’autres dispositifs IoT. « Ces projets se heurtent à des obstacles de plusieurs types, les institutions et entreprises qui les mettent en place doivent en premier lieu éviter de surcharger l’utilisateur d’information. L’installation volontaire d’une application est un prérequis initial et toute sollicitation excessive de l’usager ou, dans le cas des projets commerciaux, du client, mène inévitablement à la suppression de l’application » explique Matthieu Lacroix, responsable marketing et communication chez Comarch (source Comarch inside https://blog.comarch.fr/la-smart-city-une-realite-plurielle/)
En France, la collecte des données est strictement réglementée par la CNIL. Cependant, en croisant les informations, on finit toujours par retrouver l’identité des personnes… Les collectivités locales se montrent scrupuleuses du respect de la vie privée. En gérant les fichiers sociaux, elles savent déjà ce que représente la protection de fichiers sensibles. Ces administrations sont plutôt dans une démarche d’open data, et comment mettre à disposition du public des données anonymisées sur l’urbanisme ou le climat en espérant qu’elles ne soient pas exploitées à de mauvais desseins par des entreprises privée moins scrupuleuses.
Consommateur et beacon
Toutes les données générées par les consommateurs sont une vraie mine d’informations. Connaître sa clientèle c’est avant tout identifier ses habitudes de navigation web, mobile et de parcours physique, savoir ce qu’elle apprécie, ce qu’elle fait et où elle aime se rendre. Différentes technologies permettent d’acquérir ces données, tels que le iBeacon et le wifi. En effet, connaître le comportement de ses clients est un mix d’informations issu de données de différents canaux.
COMARCH, mise sur les beacon (petites balises fonctionnant en blue tooth et accessible par mobile) . La technologie beacon de Comarch permet niveau du point de vente : de mesurer du trafic en magasin, les passages et les temps de présence par client et par lieu. Dans l’application mobile : la mesure d’audience et de fréquences de passage, l’identification des rubriques visitées seront identifiées.
Mais dans une étude publiée par Comarch même, parue dans www.mdw.stellart-design.fr/
A la question : les marques cherchent de plus en plus à connaître le profil, les goûts et la localisation de leurs clients, de manière à mieux cibler les offres à leur proposer. Personnellement, diriez-vous que cette démarche est plutôt une bonne chose ou une mauvaise? 65 % trouvent la démarche d’une publicité personnalisée et géolocalisée intrusive.
En tout état de cause , l’objectif est également d’adopter des comportements et des conditions d’utilisation propices à instaurer et maintenir la confiance des utilisateurs, sans laquelle il sera difficile de pérenniser le succès des beacons. COMARCH fournit la technologie aux retailers, à eux de se mettre ne conformité.
Dans les médias, les GAFA sont souvent cités comme étant la industrie qui tire profit de chacun de nos gestes. La collecte des traces que nous laissons : en tant que patient, consommateur ou citoyen ouvre une infinité de fonctionnalités dégageant un horizon économique virtuellement inépuisable. COMARCH l’a compris, l’éditeur discret avance à l’ombre des géants américains, une force tranquille mais une force assurément.
Pourquoi le rachat de NetSuite par Oracle ne sauvera pas l’ERP
Par Tien Tzuo, CEO et fondateur de Zuora
Oracle a fait l’acquisition cet été de NetSuite, le plus gros rachat de son histoire. Pourtant, la majorité des médias – et du marché – a à peine réagit. Pourquoi ? Parce que l’ERP est sur le déclin. C’est difficile d’y croire mais il n’y a pas si longtemps, l’ERP était tendance. Dans les années 90 – avec le bug de l’an 2000 à l’horizon – les sociétés ont remplacé leur système de back-office par les nouvelles suites d’enterprise resource planning (ERP) ou progiciel de gestion intégrée, dont l’objectif était de créer une sorte de solution unique pour gérer la paie, la facturation, les RH, la logistique, la supply chain, le Grand livre comptable et bien d’autres choses encore. Oracle s’est d’ailleurs fait une fortune dans la vente de base de données.
Sur le principe, l’ERP est très attirant : regroupez tout ce qui passe par un traitement informatique et obtenez une vue intégrale des opérations de votre entreprise… Pendant 10 ans, ça plaisait à tout le monde malgré un coût élevé puisque les entreprises avaient des processus de transaction assez simples. Mais les fondations sur lesquelles reposait l’ERP sont en train de s’effondrer. A l’ère de l’économie de l’abonnement – où les services sont à la demande, au rythme que l’on choisit – le modèle ERP est de moins en moins adéquat.
Aujourd’hui, plus d’une décennie après l’âge d’Or de l’ERP, les entreprises doivent faire face à un nouveau challenge : adapter leurs systèmes à une nouvelle économie où la flexibilité est essentielle pour faire face à la concurrence, et où les clients ont beaucoup plus tendance à s’abonner qu’à acheter. L’ERP était parfait pour gérer un inventaire mais mais aujourd’hui les entreprises veulent reposer leurs offres sur le service continu et non plus sur un produit seul.
A une plus grande échelle, toute cette catégorie de logiciel est en train de devenir obsolète. Le système de modèle unique d’ERP signifie que tout est facturé à Oracle, et que rien n’est vraiment bien fait. Les entreprises engagées avec ces ERP excessivement chers, arrivent difficilement à innover, freinées par ce manque de réactivité nécessaire à la création de nouveaux modèles économiques. Du service client au calcul des frais, en passant par les prévisions et la facturation, de plus en plus d’entreprises ont recours à des fournisseurs de Saas “plug and play” qui mettent toute leur énergie à effectuer une seule fonction, parfaitement.
Concur se concentre sur les frais de voyage et rien d’autre. Salesforce est synonyme de Gestion de la relation client. Avisio se sert des technologies du Machine Learning pour les prévisions commerciales. Zuora, ne vit que pour l’économie de l’abonnement : facturation, commercialisation et gestion financière. Toutes ces solutions Saas sont beaucoup plus agiles et efficaces pour gérer le cycle de vie de cette nouvelle économie. C’est d’ailleurs comme ça que l’Alliance rebelle est venue à bout de l’Etoile de la mort…
Une fois de plus, un rachat par Oracle s’avère être la fin de l’innovation pour une entreprise. Eloqua, PeopleSoft, Siebel Systems… on peut désormais ajouter Netsuite à la liste des victimes. Au final, cela illustre parfaitement la descente en enfer sur laquelle se trouve l’économie du traditionnel ERP.
L’ERP change de registre face aux nouveaux enjeux des entreprises
Les 7 tendances clés en 2016
L’évolution des technologies, des usages et des pratiques de gestion révolutionne les aptitudes attendues des progiciels, ce qui accélère les orientations stratégiques et les investissements nécessaires de la part des éditeurs. Cloud computing, mobilité, expérience utilisateur, décisionnel, dématérialisation, gestion collaborative, etc. Isabelle Saint Martin, Chef de marché Business Management Solutions chez Sage, fait le point sur les tendances impactant les logiciels de gestion en 2016, année charnière dans la transformation numérique des entreprises, malgré la prévision d’une croissance modérée des dépenses IT (+3%), entre 2015 et 2016, selon les analystes PAC (groupe CXP).
Cloud computing : la flexibilité est prépondérante
Faut-il garder ses logiciels sur site avec une solution installée dans ses locaux, ou passer au SaaS (Software-as-a-Service) en rejoignant un cloud public ou privé ? Le débat continue. Selon les analyses PAC (groupe CXP), le SaaS devrait connaître une croissance de 30% en 2015, mais le cloud hybride recueillerait la préférence des entreprises françaises. Associer un outil principal – sur site ou hébergé – et des services connectés dans le cloud, peut être un scénario ralliant tous les avantages (accessibilité, coût, sécurité, personnalisation).
Souplesse et liberté de choix sont des critères clés pour les entreprises en matière de systèmes de gestion intégrée / d’ERP. Elles ont besoin de bénéficier, sans compromis, du meilleur des mondes en ayant la possibilité, soit d’exploiter une solution complète en mode SaaS mutualisant des composants standards convenant au plus grand nombre, soit d’opter pour un système mixte combinant des solutions sur site et des ressources complémentaires dans le cloud, via des services applicatifs ou modules métiers. Si le premier mode pourrait être privilégié en contexte de primo-équipement ou d’un remplacement d’outil, le second est une alternative souvent privilégiée dans le cadre d’extensions d’installations existantes.
La mobilité révolutionne l’expérience utilisateur
Avec l’évolution des usages professionnels (nomadisme, télétravail, BYOD), le besoin d’ouverture et de simplicité d’accès aux ressources partagées dans l’entreprise s’est accentué. Les collaborateurs ont besoin de manipuler les informations facilement, où qu’ils soient et depuis tout type d’équipement (portable, tablette, smartphone) et ce, dans tous les domaines fonctionnels. D’ailleurs, ces dernières années, l’adoption des équipements mobiles et la multiplicité des offres des opérateurs ont incité bon nombre d’entreprises à moderniser leurs systèmes de gestion, afin d’optimiser des processus clés (relation client, logistiques, etc).
Parallèlement, l’avènement du cloud computing contribue à la mutation de leurs pratiques en matière de déploiement des logiciels. Pour certains processus, la finalité pourra être d’exploiter des applications métiers, téléchargeables et mobiles, connectées en temps réel aux données et aux algorithmes standards du système de gestion. Ces scénarios d’usage requièrent des plateformes applicatives modernes et le recours aux technologies issues du web : architectures et services web, applications mobiles, HTML5, composants middleware avancés.
Interfaces utilisateurs : simplicité et personnalisation
La conception ergonomique ne peut plus faire abstraction de l’usage mobile. Les logiciels de gestion doivent pouvoir s’adapter aux supports utilisés (Responsive Design). S’inspirant d’Apple et de Google, les interfaces deviennent plus épurées et plus intuitives à manipuler. Cette tendance devrait se poursuivre en 2016, d’autant qu’elle optimise l’expérience utilisateur, renforce l’efficacité opérationnelle et la fluidité des processus. Les éditeurs doivent proposer une marge de personnalisation suffisante, pour que les utilisateurs s’approprient la solution et l’adapte à leur environnement de travail.
Décisionnel : explosion des données, BI pour tous
Au-delà des processus opérationnels, les entreprises attendent de leur système de gestion de véritables outils d’aide à la décision et d’analyse prédictive pouvant reposer sur d’importants volumes d’informations, structurées ou non, dans tous les domaines de gestion. D’autant que l’explosion des sources de données (plates-formes mobiles, réseaux sociaux, objets connectés, etc.) les submerge d’informations. Les solutions et services autour du Big Data devraient progresser de près de 50%, entre 2015 et 2016, selon PAC (groupe CXP).
Dès lors, l’enjeu des ERP de nouvelle génération est, via des composants Business Intelligence (BI) intégrés, de collecter et de transformer les données provenant de sources multiples en indicateurs lisibles, avant de les transférer aux profils adéquats, en temps réel.Autrefois restreinte à quelques fonctions de pilotage et profils de décideurs, la nouvelle BI, dite « light », doit permettre à l’ensemble des métiers de l’entreprise d’exploiter, en libre accès, les informations pertinentes pour leurs missions (prévision de la demande, mesures d’impact des initiatives marketing sur les ventes, évaluation du niveau de service, etc.).
La dématérialisation, levier de performance
Afin de développer la réactivité au sein de l’entreprise et avec son écosystème, les pratiques laissent une place grandissante à la dématérialisation des transactions, aux échanges électroniques de documents et à l’instauration d’espaces de partage. Cette tendance touche l’ensemble des processus de gestion : appels d’offres, commandes, facturation, approvisionnement, etc. Parallèlement, la numérisation de l’économie virtualise les circuits avec l’administration (DSN, facturation électronique obligatoire d’ici au 1er janvier 2020), mais aussi avec les banques (SEPA).
Dès lors, outre la prise en compte de règles collectives (structures et codification des données, normes et protocoles, etc.), les systèmes de gestion doivent s’ouvrir à des systèmes externes recourant à des solutions diverses : de la traditionnelle interface EDI à des procédés plus élaborés de connectivité applicative en point à point ou vers des plateformes d’échanges, voire dans le cloud. Par exemple, l’exploitation de formats non structurés, emails, documents numérisés ou images nécessite l’intégration d’outils de Gestion Electronique de Documents (GED), pour indexer et stocker les supports entrants (numérisés) ou sortants en toute sécurité. Ou encore, combinée à des fonctions de contrôle dans l’outil de gestion, la Lecture Automatique de Documents (LAD) optimise, quant à elle, certains processus, tels que le rapprochement des factures fournisseurs. Bien d’autres problématiques sont liées à la dématérialisation : signature électronique, etc.
Gestion collaborative et réseaux sociaux s’invitent dans l’entreprise
Les entreprises les plus dynamiques donnent le ton d’un cadre ouvert, social et performant en adoptant des méthodes collaboratives et participatives. A l’intérieur des organisations, on observe de nouveaux modèles de travail unifiés, comme l’expansion du mode projet engageant à interagir dans des espaces partagés ou l’utilisation de réseaux sociaux d’entreprises.
Lorsqu’ils sont bien exploités dans les outils de gestion, ces nouveaux schémas collaboratifs contribuent à la productivité et à l’agilité attendue dans l’entreprise. En effet, le dialogue applicatif avec le système de messagerie, l’activation de workflow, les alertes et les notifications permettent aux collaborateurs de travailler ensemble de manière fluide et structurée, en toute transparence. Et, matérialisés en espaces utilisateurs personnalisables, les portails de gestion centralisent les informations structurées ou non, en fonction des besoins de chacun.
Les enjeux dépassent le cadre de l’ERP et bousculent les standards
En réalité, les nouveaux défis auxquels les entreprises doivent faire face dépassent largement le cadre des produits ou solutions logicielles et impacte la mise en œuvre de ces derniers. En effet, les intégrateurs engagés sur les projets ont besoin d’étendre leur expertise au-delà du champ traditionnel de compétences fonctionnelles et techniques. Face à la vulnérabilité potentielle des systèmes, la sécurité informatique est notamment au cœur des préoccupations.
Isabelle Saint Martin, Chef de marché Business Management Solutions chez Sage,