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  • Quand Apple et Google tentent d’uberiser les constructeurs automobiles …

    Les véhicules connectés poussent les entreprises à développer leurs technologies

    Par Jim Poole, Vice-Président Ecosystème et Business Developpement, chez Equinix

    La voiture connectée de demain est proche, et tous les éléments portent à dire qu’elle représentera une formidable avancée.
    D’innombrables opportunités semblent en effet promises aux entreprises qui sauront accéder et tirer parti des gigantesques volumes de données générées par ces véhicules sophistiqués grâce à l’Internet des Objets (IoT).
    On peut ainsi imaginer des voitures connectées se suivant entre elles et avertissant leurs conducteurs en cas d’anomalie détectée au sein d’un véhicule à proximité, de façon à éviter tout accident. Elles pourraient par exemple détecter des pièces montrant des signes de défaillance. En cas de manque de carburant, elles se connecteraient aux stations-service à proximité et recevraient des bons pour des cafés gratuits afin d’inciter les conducteurs à s’arrêter. Mais le progrès le plus époustouflant aura lieu lorsqu’elles seront totalement autonomes et capables de se conduire d’elle-même en magasin pour récupérer du café.
    Les capacités de capture et d’analyse de données des véhicules connectés se développent constamment. Cependant, pour qu’un système fonctionne correctement en dépit de la mobilité d’une automobile, il faut une interconnexion de qualité supérieure jusqu’en périphérie de réseau. En effet, dans un pays aux paysages et aux cultures aussi variés, les limites de ces réseaux sont les mêmes que celles des voitures, connectées ou pas.
    Les voitures ont tant de choses à nous dire
    Selon les prévisions de Gartner, 250 millions de véhicules devraient être connectés à Internet d’ici 2020. L’automobile deviendra alors une pièce centrale de l’IoT, qui permettra de tirer parti et de développer de nouvelles capacités de conduite autonome.
    Avec les véhicules actuels, les passagers peuvent profiter de films en streaming grâce au Wi-Fi à bord, ou solliciter une assistance urgente en appuyant sur un simple bouton. Mais cela n’est que le début. Comme l’indiquent les statistiques du constructeur Ford, les voitures ont d’innombrables histoires à nous raconter, qu’il s’agisse des modes d’accélération et de freinage, des niveaux de carburant, de la température du moteur, du niveau de batterie ou encore de l’usure des pneus. Et bien sûr, elles peuvent également communiquer sur Internet, notamment des données météorologiques et de circulation, des avertissements concernant la présence de travaux routiers, ou encore des informations sur des événements en cours dans des villes à proximité. De tels éléments peuvent se révéler à la fois pertinents et pratiques.
    Le potentiel de la voiture connectée est tel que les constructeurs ne sont pas les seuls à développer des technologies. Selon la rumeur, le projet de voiture électrique d’Apple, connu sous le nom de code « Titan », est à un stade suffisamment avancé pour remplir une page Wikipédia. Le projet de voitures autonomes de Google n’est plus un secret pour personne. Une enquête publiée par Deloitte et menée auprès de consommateurs suggère d’ailleurs que la nouvelle génération de conducteurs voudrait que leurs véhicules se comportent comme « des smartphones sur roues ». Le cabinet ajoute même qu’à l’heure où les éditeurs de logiciels prennent part au processus de construction automobile, les fabricants, eux, intègrent créent leurs plateformes propriétaires et travaillent à ce que leurs produits ne deviennent pas « des engins de grande consommation passant au second plan par rapport aux logiciels qu’ils utilisent ».
    Tandis que les éditeurs et les constructeurs automobiles s’affrontent afin de développer les voitures connectées de demain, le consommateur bénéficie d’une innovation technologique plus poussée. Pourtant, il reste encore beaucoup de travail à accomplir.
    Les tâches promises aux fabricants sont aussi basiques que de collecter et d’analyser les énormes volumes de données en provenance de leurs véhicules connectés. Autre mission à la fois complexe et essentielle dans ce contexte : celle de trier les données par ordre de priorité et de s’assurer de pouvoir réagir en temps réel, comme en cas de conduite sur une route de campagne mal éclairée et dans une zone où un cerf pourrait traverser à l’improviste.
    Nul doute que les performances, la sécurité et la rapidité d’interconnexion quelle que soit la localisation du véhicule connecté constitueront un ingrédient essentiel pour les entreprises développant de telles solutions.
    Connecté jusqu’en périphérie de réseau
    Les architectures informatiques traditionnelles, fixes et isolées dans les confins d’un datacentre d’entreprise, ne sont pas faites pour gérer des flottes connectées tout entières. Les sociétés développant de telles voitures doivent avoir l’assurance d’une connectivité supérieure sur l’ensemble de leurs réseaux, dont la périphérie est constamment redéfinie par ces véhicules. Il ne s’agit pas uniquement de satisfaire les utilisateurs : c’est également une question de sûreté.
    Les constructeurs ont besoin d’une architecture informatique interconnectée qui soit aussi agile et mobile que leurs utilisateurs, pour que ces derniers puissent accéder librement aux individus et informations nécessaires.
    Sur l’autoroute de demain, la connectivité hautes performances offerte par une architecture orientée interconnexion (IOA) peut se révéler aussi importante que des pneus hautes performances.
  • Quand le monde est gracieusement sauvé par l’Internet des Vaches et l’interconnexion absolue

    Pourquoi l’élevage et l’agriculture représentent des secteurs alléchants pour l’Internet des Objets ?

    Par Mark Anderson, ?Director, Global Solutions Architects EMEA chez Equinix

    Tous les piliers de l’ère de la mobilité étaient présents lors du Mobile World Congress 2016, entre la rafale d’annonces produits concernant de magnifiques gadgets et la réalité virtuelle mise à l’honneur. Voir Qualcomm, Intel, Ericsson et Nokia prendre place parmi les stands du MWC nous aide à réaliser que nous assistons à un moment décisif de notre époque, où tout est dirigé par l’interconnexion.
    Voitures connectées, drones connectés, commerce connecté, individus connectés et maison connectées étaient sous le feu des projecteurs, tous alimentés par l’Internet des Objets (IoT), le Cloud, les systèmes sans fil de la 5G et les capacités SD-WAN. Ce qui nous donne finalement le sentiment de vivre dans le monde des Jetsons, cette série animée de science-fiction très populaire aux Etats-Unis.
    Mais toutes ces innovations m’amènent à me demander: Quels exemples concrets puis-je trouver où le Cloud et l’IoT améliorent réellement nos vieilles industries (tout en gardant les pieds sur terre j’entends) ? Parce que si l’Internet des Objets et le Cloud pouvaient transformer ces industries, ils pourraient alors transformer toutes les autres.

    C’est ainsi que j’ai découvert un cas de figure édifiant, appelé L’Internet des vaches, de l’entreprise Fujitsu. Fujitsu a développé un service SaaS, sous Microsoft Azure, qui lit et analyse les données d’un podomètre spécialement désigné pour être fixé à la patte d’une vache. Ce podomètre permet de détecter précisément la période de chaleurs de la vache, ou encore son taux de fécondité, afin de déterminer le meilleur moment pour l’inséminer.
    Il s’est avéré que cette question de l’insémination a été à travers les siècles un épineux problème à résoudre pour les éleveurs. Ils avaient traditionnellement établi une évaluation visuelle (par exemple une chaleur permanente), mais le problème est que dans 60% des cas, la période de chaleurs survient la nuit, quand l’éleveur est endormi. Résultat, l’éleveur manque le moment opportun, ce qui entraine la baisse des taux de conception et la diminution d’une production de lait constante, tandis que les coûts opérationnels de la ferme augmentent.
    Fujitsu a réussi à développer un algorithme capable de détecter la période de chaleurs d’une vache, via un taux de mouvements supérieurs à la normale enregistré par le podomètre, et fourni à l’éleveur un rapport de suivi heure par heure. Cela permet alors à l’éleveur de connaitre le meilleur timing pour inséminer une vache, de détecter rapidement la grossesse et de prédire l’échéance. Ils peuvent même détecter en avance des signes de maladie. Les éleveurs n’ont besoin que des podomètres, d’un petit récepteur connecté à la connexion Internet de l’éleveur (installé à moins de 150 mètres des vaches) et d’une inscription au service Fujitsu’s GYUHOTM (traduction japonaise pour « mesure des vaches ! »).
    L’élevage et l’agriculture représentent des secteurs alléchants pour l’Internet des Objets et la technologie de l’interconnexion, et ceci n’est qu’une des nombreuses initiatives développées pour le bétail grâce aux prémices de l’IoT. D’après Telephonica, les investissements dans les technologies agricoles devraient atteindre 4,4 milliards de dollars cette année rien qu’aux Etats-Unis, faisant de l’agriculture le secteur où les investissements sont les plus importants, devant la technologie appliquée aux finances et à la santé.
    Une récente étude de Beecham Research suggère que l’Internet des Objets pourrait être la clé pour aider l’industrie agricole à relever le défi d’augmenter la production alimentaire de 70% afin de nourrir les 9,6 milliards d’êtres humains qui composeront la population mondiale d’ici 2050.

    Donc nous y voici, le monde est gracieusement sauvé par l’Internet des Vaches et l’interconnexion absolue.

     

    Source image Techelevage