


Depuis sa création en 2013, le collectif « Réussir avec un Marketing Responsable » met en lumière les entreprises qui démontrent qu’offre responsable et création de valeur économique peuvent coexister harmonieusement.
Avec ses Trophées, le collectif partage et valorise les pratiques inspirantes pour accélérer la transition écologique et sociale des entreprises et renforcer le rôle du marketing comme levier de transformation durable.
« Le collectif Réussir avec un Marketing Responsable se réjouit des résultats du palmarès 2024, témoignant d’une diversité d’entreprises en action et d’un marketing qui se reconnecte avec l’innovation, prend la main sur la réduction des impacts et assure son rôle de passeur pour rendre le durable désirable.
En rassemblant un réseau professionnel autour de ces initiatives, nous aspirons à encourager les entreprises à multiplier les actions à impact positif, accélérant ainsi la transition environnementale nécessaire et offrant la possibilité d’un avenir désirable » indique David Garbous, cofondateur du collectif « Réussir avec un Marketing Responsable ».
En 2024, la transformation vers des modes de production et de consommation plus durables continue d’accélérer et les entreprises jouent un rôle clé dans cette dynamique. Pour cette édition du Palmarès, cinq tendances se dessinent et illustrent comment le marketing responsable devient un moteur de transformation durable.
Cette tendance reflète un tournant dans les comportements de consommation, où la recherche de solutions pratiques prend le pas sur l’achat de biens matériels. Cette évolution se manifeste par des modèles économiques qui privilégient l’usage plutôt que la possession, et qui intègrent des démarches circulaires pour réduire l’impact environnemental. Plusieurs entreprises incarnent cette évolution.
Rapid Couture, par exemple, facilite la réparation et l’ajustement de vêtements, avec un réseau d’ateliers et un service en ligne qui encouragent la prolongation de la durée de vie des produits textiles. Mob-ion, pour sa part, propose des scooters électriques sur un modèle de vente à l’usage, réduisant ainsi l’impact environnemental tout en offrant des produits conçus pour être durables et réparables. Son modèle « Pérennité Programmée » repose sur une fabrication locale, et les scooters sont conçus pour être démontés et remis à neuf.
Tendance 2 : Accélération des initiatives d’économie circulaire : Old is the new black
Plusieurs initiatives de secteurs variés témoignent de l’engagement croissant des entreprises dans une démarche où l’ancien devient la base de nouvelles opportunités. Des solutions à la fois durables et économiquement viables voient alors le jour.
Par exemple, Nexans propose Cableloop, un service de collecte et recyclage des câbles, permettant aux électriciens de valoriser leurs chutes tout en réduisant l’empreinte carbone des câbles fabriqués à partir de ces matières recyclées.
Revisit s’engage dans cette tendance en créant du mobilier professionnel à partir de bureaux en fin de vie, intégrant l’économie circulaire dans le secteur du mobilier. Grâce à ces solutions, les entreprises contribuent à un modèle de production qui valorise les matériaux existants, limitant ainsi le gaspillage et l’impact environnemental.
Face à la raréfaction des ressources, les entreprises sont poussées à sacraliser les matières premières et à revoir leur utilisation: : en les préservant, en les recyclant ou en réduisant leur utilisation. Il s’agit de faire plus et mieux avec moins, en intégrant des pratiques d’écoconception et d’économie circulaire.
Ainsi, Salomon a conçu des chaussures de trail et des casques recyclables, en simplifiant les matériaux utilisés et en créant une filière de recyclage interne pour garantir la fin de vie responsable de ses produits.
Daddy réduit de 64 % l’usage de plastique fossile vierge dans ses emballages, atteignant 99 % de recyclabilité.
La marque L’Oréal Luxe, elle, innove avec des fontaines à parfums multi-marques chez Sephora, permettant aux clients de recharger leurs flacons et réduisant en conséquence l’utilisation de matériaux neufs.
Enfin, l’entreprise Cyclik choisit de miser sur des matières végétales et locales pour concevoir des cadres de vélos en bambou et lin, alliant confort et faible impact carbone.
La tendance « Plaisir sans gueule de bois » reflète une volonté croissante de concilier plaisir de consommation avec responsabilité nutritionnelle et environnementale.
Elle répond à une attente des consommateurs qui souhaitent profiter de produits de qualité sans compromettre leurs valeurs ou leur bien-être.
Au cœur de cette tendance, des entreprises repensent leur processus de production en favorisant des ingrédients plus durables et une réduction de leur empreinte carbone. Par exemple, Fleury Michon avec ses alternatives végétales dans le rayon charcuterie, parvenant ainsi à une empreinte carbone de 1 kg/CO2 pour ces nouvelles gammes contre 5 pour le jambon traditionnel, tout en maintenant des standards de goût et d’accessibilité. De son côté, .nod propose des produits alimentaires qui privilégient les ingrédients locaux et bio, en supprimant toute forme d’additif ou de conservateur. Et quand on fait du Ketchup, ce n’est pas un petit sujet !
L’humain s’impose comme un moteur essentiel des transformations des entreprises qui réinventent leur manière d’interagir avec les individus, qu’il s’agisse des employés, des consommateurs ou des communautés.
Cette tendance illustre la volonté de créer de la valeur en plaçant l’humain au cœur de l’innovation sociale et environnementale.
La biscuiterie Handi Gaspi, par exemple, revalorise les invendus de pain bio en biscuits fabriqués par des personnes en situation de handicap mental et psychique, une initiative qui allie anti-gaspillage et insertion professionnelle.
Caremakers, lancé par Renault, favorise l’accès à l’emploi en agissant dans les déserts de mobilité pour proposer une solution de location de voiture longue durée pour les personnes en période d’essai.
Quant à Darty, avec son innovation des Avis Longues Durées, l’enseigne engage ses clients à partager leurs avis sur la durabilité des produits un an après achat, contribuant ainsi à une approche plus consciente de la consommation. Cette démarche montre que l’implication des clients va bien au-delà de l’achat : elle devient un élément clé dans l’amélioration des produits et dans la réduction de l’empreinte environnementale à long terme.





A l’heure où toutes les organisations doivent repenser leurs modes d’approvisionnement, de production et de distribution de leurs biens et services pour assurer un impact carbone minimal, une consommation plus durable et, in fine, l’avenir des générations futures, l’Adetem, 1er réseau du marketing en France, dévoile les résultats de sa nouvelle étude Adetem-OpinionWay[1] sur les enjeux des marketeurs face aux défis de la RSE.
Une enquête menée sur l’ensemble du territoire, auprès de 187 décideurs marketing & communication et de dirigeants, qui a pour ambition de mieux comprendre comment les acteurs du marketing envisagent-ils leur rôle dans l’engagement social et environnemental de leur entreprise, aujourd’hui et demain ?
Comment se positionnent-ils en tant que citoyens ?
La transformation est-elle à portée de main, ou reste-t-elle une ambition lointaine?
En complément de cette étude quantitative, le Collectif RESPONSABLES ! by Adetem a mené des « focus group » auprès de 6 marketeurs dont les verbatims permettent d’illustrer les résultats.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) joue un rôle central dans la stratégie et la vision à long terme des entreprises pour 66 % des répondants. Cependant, l’adhésion à la RSE reste mitigée : 40 % indiquent qu’ils ont déjà modifié en profondeur leur modèle d’affaires mais ils sont aussi 40 % à révéler qu’elle est réduite au minimum obligatoire au sein de leur entreprise.
La RSE permet de créer une vision partagée et une dynamique positive pour 72% des marketeurs, la considérant même comme une source d’innovation et de stimulation pour 70% d’entre eux. De plus, 59 % notent qu’elle favorise une plus grande collaboration entre les différents services de l’entreprise.

Dans le contexte de transition environnementale, les marketeurs se trouvent à la croisée des chemins. 53 % d’entre eux se disent préoccupés mais motivés par les défis posés par les changements climatiques, et 44 % indiquent être déterminés à agir !
Malgré cet enthousiasme, les marketeurs font face à des obstacles significatifs pour faire évoluer leurs pratiques. 54 % mentionnent la complexité de changer le modèle d’affaires, 11 % craignent une perte de rentabilité, 29 % redoutent un manque d’intérêt de la part des clients, 29 % manquent de moyens financiers et 23 % évoquent un déficit d’outils et de méthodes. En outre, 18 % des marketeurs déplorent un manque de soutien de la direction générale et un désintérêt des actionnaires.



#TECHNOLOGIES – Paris Blockchain Week – By Chain of Events
#MARKETING – BIG SEO – By CyberCité
#ENTREPRENARIAT – Inclusiv’Day – By Les Echos-Le Parisien Evénements
#ENVIRONNEMENT – MIXE – By Mixe
#INNOVATIONS – Laval Virtual – By Laval Virtual
#RETAIL – Comment performer sur Amazon en France et à l’international ? – By CyberCité
#MARKETING – L’instant Tuto : Optimisez votre SEO avec l’aide de l’IA – By Les Foliweb
#MARKETING – Comment être plus visible grâce aux réseaux sociaux ? – By CCI Grand Hainaut
#MARKETING – Quelle société post-consommation ? – By FutureBrand & UM Paris
#RETAIL – Baromètre de Noël – By ADN
#MARKETING – Tendances Communication – By Comundi
#RETAIL – Tech For Retail – By Tech For Retail
#TECHNOLOGIES – Trustech – By Comexposium
#ENTREPRENARIAT – Soirée Tremplin – By Diversidays
#ENTREPRENARIAT – Impact PME – By BFM Business & Confédération des PME
#ENVIRONNEMENT – The Good Forum #5 Territoires – By The Good
#MARKETING – Le Forum du Marketing Digital – By Alliance Digitale
La rédaction de The Good a identifié une liste de plus de 178 personnalités professionnelles référentes pour elle en termes d’influence sur le réseau Linkedin.
Cette liste a été étoffée d’autres personnalités par Marketing Insight en se servant d’outils comme Visibrain (outil de veille) et le C3D (association qui regroupe plus de 250 patrons de la RSE). La rédaction a en plus sondé le jury de professionnels en leur demandant spontanément les trois personnalités référentes pour eux.


A l’occasion de ce classement, la rédaction de TheGood a sélectionné des profils intéressants à suivre, parce que leur parcours, leur expérience, leurs actions ou leur profession sont particulièrement intéressants, riches et impactants.
Ce sont des héroïnes et héros de l’ombre. Jugez vous-même !
1/ Lou Welgryn, coprésidente Data for Good
2/ Carol Sirou, présidente Ethifinance
3/ Jean-Marc Potdevin, fondateur et président Entourage
4/ Olivia Blanchard, cofondatrice et présidente d’Acteurs de la Finance Responsable
5/ Barbara Belvisi, fondatrice et PDG Interstellar Lab
6/ Amélie Deloche, fondatrice de Post-Influence
7/ Pascale Baussant, dirigeante de Baussant Conseil et Présidente de 1% for the Planet France
8/ Vincent Bryant, cofondateur et PDG de Deepki

Comme chaque année, Netexplo, l’Observatoire de l’innovation durable mondiale, a capté parmi les meilleures innovations du monde les 10 projets les plus audacieux et innovants. En 2023, l’Observatoire s’est concentré autour du retour à une vie plus réelle et aux innovations qui font du bien à la planète, en mettant en avant la lucidité
Parmi plus de 3000 innovations à travers le monde, l’Observatoire Netexplo en a sélectionné 100, les plus remarquables. Celles qui pourraient bien faire changer le futur de nos sociétés et de nos usages. Ces 100 innovations constituent la matière première des Tendances Netexplo 2023.
Aujourd’hui, la startup dévoile le TOP10 des innovations les plus remarquables et les plus inspirantes à Station F. Sylvain Louradour, Directeur associé Netexplo et auteur des tendances 2023, et son équipe ont pensé trois séquences :
Prendre acte : des mots-écrans, concepts bullshit et échecs industriels.
S’adapter : aller de l’avant, une fois qu’on a pris acte, en se tournant vers l’inventivité
Ecouter : une proposition de positionnement non invasif face à la nature
EXCLU : les 10 lauréats 2023 en direct le 18 avril : qui sera le Grand Prix 2023 ? Des idées et des projets qui pourraient bien changer le futur et faire du bien à la planète. Au cœur de la captation : l’intelligence artificielle.
Coral Reef Soundscape AI : Analyse des fonds marins à travers un algorithme qui permet de connaître l’état de santé des sols marins
Democratic AI : Un projet de Google Deep Mind qui a conçu un modèle de redistribution avec des participants humains qui l’ont jugé plus juste que les modèles égalitaires ou libertaires
Diffusion Bias Explorer : Un nouvel outil conçu par un chercheur en éthique de l’IA qui sensibilise aux biais de l’IA en permettant à tout un chacun d’interroger deux systèmes populaires de conversion de texte en image, en montrant comment certaines combinaisons de mots produisent des résultats biaisés.
Erica : Dans le but de rendre les conversations entre l’IA et l’homme plus naturelles, voire de créer de l’empathie, des chercheurs de l’université de Kyoto ont appris à un robot, Erica, à rire de la bonne manière au bon moment.
Intracerebral Optical Device : Le CEA-Leti réalise les premiers essais cliniques chez l’homme d’un dispositif intracérébral qui émet une lumière neuroprotectrice visant à ralentir la neurodégénérescence.
Living Carbon : Living Carbon a modifié génétiquement des peupliers pour qu’ils stockent plus de 50 % de carbone en plus que les arbres standard sur une période donnée. À grande échelle, la solution peut être équivalente à une part importante des émissions mondiales
Neuroelectrics : Une technologie de stimulation cérébrale non invasive qui peut aider les patients souffrant d’épilepsie, de troubles du sommeil et d’autisme. Le casque contient de petites électrodes qui injectent des courants dans le cerveau, ce qui a pour effet d’exciter ou d’inhiber l’activité neuronale, en fonction des besoins du porteur.
Quadloop Idunnu : Une grande partie des déchets électroniques des pays riches est déversée en Afrique, souvent de manière illégale. Parallèlement, l’éducation et les services dans des pays comme le Nigeria sont fréquemment perturbés par des coupures d’électricité, ce qui nécessite des solutions écologiques pour l’éclairage, par exemple. Quadloop s’attaque à ces deux problèmes en fabriquant des lampes et des panneaux solaires abordables à partir de déchets électroniques.
Vall-E : Vall-E peut simuler la voix de n’importe qui avec 3 secondes d’audio. L’IA, développée par Microsoft, est un « modèle de langage à codec neuronal », basé sur EnCodec, publié en octobre 2022 par Meta.
WWW (World Wide Wind) : L’éolienne flottante contra-rotative fournit deux fois plus d’énergie que les plus grandes éoliennes actuelles. La société norvégienne World Wide Wind (WWW) a dévoilé un nouveau type d’éolienne flottante à axe vertical (VAWT) qui pourrait révolutionner la façon de capter et utiliser l’énergie éolienne.
Suite à l’étude annuelle sur l’engagement des marques réunissant l’avis de plus 500 professionnels de la communication, Cision et Le Club des Annonceurs se sont concentrés sur le secteur de la Tech.
Si la grande majorité des marques a compris l’intérêt de prendre des engagements en matière sociétale et environnementale, tous les secteurs n’avancent pas au même rythme. Qu’en est-il de la Tech ?
Comment les marques tech se situent-elles par rapport à la moyenne nationale ?
Quels engagements ont-elles prises et pour quels objectifs ? Sont-elles convaincues de leur stratégie RSE ?
Enquête menée en février 2022 auprès de 507 professionnels de la communication et du marketing en France ont par Cision et Le Club des Annonceurs (Méthodologie en fin d’étude). Les professionnels de la Tech représentaient 18 % des participants, leurs réponses ont été comparées à l’ensemble du panel.
Points clés à retenir sur l’engagement des marques Tech :
#1- 100 % des marketeurs et communicants de la tech estiment qu’une entreprise doit avoir un rôle sociétal et/ou environnemental
Ils sont totalement convaincus par ce rôle que leur entreprise doit jouer alors que leurs confrères affichent un pourcentage moindre (97 %).
De la même façon, ils sont un peu plus nombreux à être persuadés que c’est même une question de survie (78 % vs 76 %). Résultat, seulement 17 % déclarent que l’engagement des marques n’est qu’une tendance marketing (vs 27 % tous secteurs d’activité).
Bien qu’ils ressentent moins de RSE washing que leur homologues, le pourcentage reste très élevé (72% vs 80 %).

#2- Autant d’actions initiées, plus de cellules RSE dédiées, mais un enjeu qui semble moins stratégique par rapport aux autres secteurs
Si les acteurs de la tech ont initié quasiment autant d’actions concrètes en matière d’engagement environnemental et/ou sociétal que les autres secteurs (67 % vs 68 %), ils semblent mieux s’organiser autour de la RSE et affichent un nombre plus élevé de cellules dédiées que leurs homologues (67 % vs 59 %).
En revanche, l’enjeu de la RSE parait en moyenne moins stratégique dans la Tech : 47% affirment que la transformation RSE impacte jusqu’à leur stratégie de développement– changement de business model, de périmètre, réorientation stratégique… – c’est 5 points de moins que la moyenne générale (47 % vs 52 %). Aussi, ces cellules dédiées RSE sont moins souvent rattachées directement à la Direction Générale (60 % vs 65 %).

#3- La Tech mesure mieux l’impact de sa stratégie d’engagement et adopte les indicateurs ESG
20 % des acteurs de la Tech arrivent à mesurer un ROE (return on engagement) soit 2,5 fois plus que leurs homologues (8 %). Plus volontaires, ils sont deux fois moins à déclarer ne pas essayer de le faire (6 % vs 13 % tous secteurs confondus).

D’ailleurs, près de 2 fois plus d’acteurs de la Tech respectent un cahier des charges précis pour suivre les indicateurs ESG (46 % vs 25 % pour les autres secteurs). Ces indicateurs permettant de relier performance financière, stratégie de développement durable et investissement responsable, semblent devenir la norme en matière de mesure de l’impact des engagements.

#4- Des engagements sociétaux plus élevés dans la Tech que dans les autres industries
La crise sanitaire a plus fortement influencé les engagements pris par les entreprises de la Tech (40 % vs 33 % tous secteurs d’activité).

Si les marketeurs et communicants de la Tech ne devaient choisir qu’un engagement, ils optent pour le bien-être des salariés. Leurs homologues ont également cité le bien-être des salariés en premier mais avec un pourcentage nettement moindre (21 % vs 33 % pour la Tech). En revanche, les 2 groupes de répondants diffèrent totalement dans leurs choix pour le reste du classement.
Pour la Tech, l’écologie numérique est assez logiquement désignée comme engagement prioritaire par 13% de ses acteurs versus 3% toutes entreprises confondues. La Tech se distingue par de forts engagements sociétaux, 12 % de ses répondants placent la diversité et l’inclusion comme leur engagement prioritaire alors que les autres secteurs ne sont que 7 % à le faire.

#5- Motiver/fidéliser les salariés et contribuer positivement à la société : premières raisons de l’engagement de la Tech
L’humain est au cœur de la Tech qui place, ex-aequo à 27 %, comme première raison de son engagement
« motiver, fidéliser les salariés, valoriser la marque employeur » avec « contribuer positivement à la société ». Cet engagement en faveur de l’humain est très fort comparé aux autres secteurs qui ne le positionnent qu’en 4ème position à 17 %.
On retrouve ensuite avec des scores légèrement plus élevés que leurs homologues : « l’urgence climatique » (21 % vs 19 %) ex-aequo avec « le cadre légal » (également 21 % vs 19 %).
« Inspirer la confiance du consommateur, développer une image positive » est considérée comme première raison de s’engager par uniquement 7 % de la Tech (vs 15 % pour les autres secteurs).

#6- Des engagements légitimes, mais jugés insuffisants par la moitié des marketeurs et communicants de la Tech
L’unanimité des marketeurs et communicants de la Tech estime que les engagements pris par leur société sont légitimes et 93 % qu’ils sont authentiques.
Néanmoins ils sont légèrement moins que leurs confrères à estimer qu’ils sont respectés (80 % vs 83 %). En revanche, plus de la moitié qualifient ces engagements de suffisants (contre seulement 44 % de leurs confrères).

Près d’un marketeur sur deux (48 %) pense qu’il faut complètement revoir notre modèle économique et sortir du mythe de la croissance infinie !
L’Adetem, dévoile les résultats de son nouveau baromètre[1] Adetem-OpinionWay de la transformation responsable des entreprises. Une étude menée sur l’ensemble du territoire, auprès de décideurs marketing & communication et de dirigeants, qui a pour ambition de mieux comprendre comment s’opère la transformation responsable dans les entreprises françaises, bien sûr, sous l’angle du marketing.
A l’heure où les enjeux environnementaux et sociaux sont cruciaux pour pérenniser les activités humaines, et dans un contexte où le pouvoir d’achat et l’approvisionnement des matières premières restent difficiles, comment les acteurs du marketing envisagent-ils leur engagement sociétal cette année ?
Les entreprises sont-elles prêtes à passer de l’envie d’agir à l’action ?
1. Les enjeux complexes des décideurs marketing pour 2022.
Cette année, les marketeurs doivent faire face à deux difficultés majeures au sein de leur organisation. En effet, 41 % déclarent un manque de moyens humains et 39 % un manque de moyens financiers pour mener à bien leurs activités en 2022. Pourtant, post ère Covid-19 et ses répercussions économiques, leurs enjeux de développement restent importants « La conquête de nouveaux clients » est une priorité pour 46 % d’entre eux, suivi par « la mise en œuvre d’un marketing plus responsable » (45 %) et « la croissance de l’activité » (42 %)

2. L’engagement des entreprises et des responsables marketing : toujours en hausse.
Sur fond de crise sociale, sanitaire et environnementale, la très grande majorité des marketeurs (96 %) se sentent concernés par le développement durable et par le marketing responsable (93 %), une pratique qui fait sens pour 89 % d’entre eux. Ils évoluent aujourd’hui dans des organisations également sensibles à la question puisque 77 % estiment que leur entreprise est déjà engagée dans une démarche de marketing responsable et sont même 73 % à indiquer que celle-ci est très engagée sur le sujet du développement durable.
Néanmoins, en face de nouveaux produits et services plus responsables, 45% pensent que leurs consommateurs ne sont pas prêts à payer plus cher pour une offre de qualité environnementale supérieure et 46 % pour une qualité sociale supérieure… Aux entreprises de trouver aujourd’hui l’équation gagnante pour répondre aux enjeux sociétaux tout en répondant aux besoins et contraintes budgétaires de leurs clients.
Ainsi, les marketeurs ont aujourd’hui le sentiment que les business model des entreprises sont peu compatibles avec la conduite d’un marketing responsable. En effet, 48 % estiment qu’il faut complètement revoir notre modèle économique et sortir du mythe de la croissance infinie et 41% qu’il faudrait revoir une partie de notre modèle économique, tout en gardant ses bases. Réalistes, au total c’est 89 % qui s’accordent à dire qu’il faut changer la politique business de leur entreprise pour conduire une stratégie optimum de marketing responsable.
3. Plus de 5 projets responsables engagés en moyenne en interne.
Les marketeurs, très engagés personnellement et professionnellement, mettent en place de nombreuses actions en interne, afin de pratiquer un marketing plus responsable. Dans le TOP 3 des principaux chantiers mis en œuvre cette année dans leur organisation : 78 % cherchent à avoir un impact positif sur la société, 72 % travaillent sur la réduction des déchets et des emballages et 66 % sur la réduction de l’empreinte environnementale de leurs produits et services.
Cependant, ils sont 59 % à ne pas avoir entamé d’action sur la sobriété numérique, 57 % sur l’inclusion des clients vulnérables et 45 % sur le remplacement de ressources rares ou néfastes pour l’environnement : des axes de développement pourtant majeurs pour toutes les organisations aujourd’hui.
4. Les difficultés rencontrées pour mettre en œuvre l’ensemble des actions responsables nécessaires aujourd’hui.
Comme déjà constaté, le premier frein majeur rencontré par les marketeurs est la complexité à changer le business model de leur entreprise, afin qu’il soit en phase avec la conduite d’un marketing plus responsable. Ils sont en effet 38 % à citer cette problématique. La crainte de perdre de la rentabilité arrive en 2ème position avec 32 % et le manque d’outils et de méthodes se place sur la 3ème marche du podium avec 29 % des répondants. En d’autres termes, les marketeurs n’ont pas tous les bonnes cartes en main pour cheminer vers la transformation responsable de leur entreprise, sans toucher au modèle économique et sans perte de résultat.
Pour solutionner cette situation, 41 % jugeraient utile d’avoir accès à un guide des bonnes pratiques pour avancer plus sereinement en matière de marketing responsable. 34 % seraient preneurs de référentiels et de méthodes qui ont fait leurs preuves et 31 % souhaiteraient des benchmarks sectoriels.
Luc Balleroy, Directeur Général d’OpinionWay, commente : « Dans un contexte post Covid et de tensions sur le pouvoir d’achat et les matières premières, les acteurs du marketing témoignent d’une envie personnelle, et d’une nécessité professionnelle, de s’engager dans un marketing responsable. Pour autant, en dépit de leurs convictions, les résultats montrent clairement leurs difficultés à aligner croyance et faisabilité, coincés entre le temps court et le temps long, entre le modèle du bien être par la performance économique et celui de la responsabilité sociale et environnementale. Témoignant de cette situation paradoxale, un chiffre : 48% déclarent qu’il faudrait complètement revoir notre modèle économique et sortir de la croissance infinie. Sachant que les tensions sur le pouvoir d’achat les amènent à douter fortement de la solvabilité de produits et d’offres à valeur ajoutée environnementale et/ou sociale. C’est la raison pour laquelle ils sont demandeurs de guides, de méthodes, de repères, d’exemples leur permettant d’avancer possiblement sur cet enjeu qu’ils placent dans le top 3 de leurs priorités. »
Selon une nouvelle étude d’Oracle et de Pamela Rucker, consultante auprès des Directions des Systèmes d’Information et formatrice pour Harvard Professional Development, les individus à travers le monde exigent plus d’avancées en matière de développement durable et d’engagements sociétaux et attendent des entreprises qu’elles intensifient leurs efforts.
L’étude menée auprès de plus de 11 000 consommateurs et dirigeants d’entreprise dans 15 pays, dont la France, révèle une frustration et une lassitude vis à vis du manque de progrès de la société en matière de durabilité et d’initiatives sociales.
Les personnes interrogées veulent ainsi que les entreprises passent de la parole aux actes, et considèrent que la technologie peut aider les entreprises à réussir là où les individus ont échoué.
Les entreprises doivent intensifier leurs efforts en matière de développement durable et d’actions sociétales
Les événements des deux dernières années ont mis en lumière les initiatives en matière de développement durable et d’actions sociétales.
Dans le monde entier, les individus en ont assez de l’absence de progrès et demandent aux entreprises d’intensifier leurs efforts ; une tendance globale confirmée par les répondants français, qui se montrent cependant parfois plus réservés dans leur approche :
• En France et dans le monde, 93 % des personnes interrogées estiment que le développement durable et l’engagement sociétal sont plus importants que jamais et 80 % ont déclaré que les événements de ces deux dernières années les avaient amenés à modifier leurs actions.
• 94 % des sondés dans le monde estiment que la société n’a pas progressé suffisamment.
41 % des français (vs 42 % à travers le monde) attribuent ce manque de progrès au fait que d’autres priorités prennent le pas sur la RSE, 33 % des français considèrent que trop peu d’entreprises ont fait les changements nécessaires,
32 % des français (vs 37 % dans le monde) pensent que les gens sont trop paresseux ou égoïstes pour préserver la planète et 30 % des français (vs 39 % dans le monde) pensent que c’est le résultat de la priorité donnée aux profits à court terme au détriment de bénéfices à long terme.
• 19 % des Français (ils sont bien plus nombreux dans le monde : 45 % !) pensent que les entreprises peuvent apporter des changements plus significatifs en matière de durabilité et de facteurs sociaux que les individus ou les gouvernements seuls. En France, 33 % des sondés pensent que le gouvernement peut insuffler ce changement.
• 81 % des Français (vs 78 % dans le monde) sont frustrés et en ont assez du manque de progrès des entreprises, et 89 % des sondés en France et dans le monde pensent qu’il ne suffit pas que les entreprisesoient dans la déclaration d’intention quant à la priorité accordée à la RSE – elles veulent voir des actions concrètes et des preuves.
• 44 % des sondés français (vs 84 % dans le monde) pensent que les entreprises améloreraient leurs objectifs de développement durable et de progrés social avec l’aide de l’IA, et 53 % (61 % dans le monde) jugent même que les « robots », c’est-à-dire l’IA, réussiraient là où les humains ont échoué.
Les partis pris des individus et les défis opérationnels freinent les entreprises
Les dirigeants savent que les efforts en matière de développement durable sont essentiels à la réussite de leur entreprise et font même davantage confiance à l’Intelligence Artificielle plutôt qu’aux seuls humains pour mener des efforts en matière de développement durable et d’action sociale :
• 89 % des dirigeants français (92 % dans le monde) estiment ainsi que les programmes de développement durable et les programmes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont indispensables à la réussite de leur entreprise. Ces dirigeants identifient trois principaux avantages : devenir une meilleure entreprise plus responsable (40 %), aider à améliorer la planète (36 %), renforcer son image de marque (32 %).
Presque tous les dirigeants français (92 % vs 91 % à travers le monde) sont confrontés à des obstacles majeurs lors de la mise en œuvre des initiatives de développement durable et d’ESG. En France, les plus grands défis sont l’obtention de mesures ESG auprès de leurs partenaires et de tiers (31 % vs 35 % dans le monde), le manque de données (30 % vs 33 % dans le monde) et les processus manuels de reporting chronophages (23 % vs 32 % dans le monde).
• 92 % des dirigeants français (96 % dans le monde) admettent que les partis pris et les émotions détournent souvent l’entreprise de ses objectifs, et 81 % (89 % dans le monde) pensent que les organisations qui utilisent la technologie pour favoriser les pratiques commerciales durables seront celles qui réussiront à long terme.
• 80 % des dirigeants français (vs 93 % dans le monde) feraient confiance à une IA plutôt qu’à un humain pour prendre des décisions en matière de RSE. Ils estiment que les « robots » sont plus à même de collecter différents types de données sans erreur (37 % vs 43 % dans le monde), de prendre des décisions rationnelles et impartiales (29 % vs 42 % dans le monde) et de prévoir les résultats futurs sur la base d’indicateurs et de performances passés (29 % vs 41 % dans le monde).
• Les dirigeants estiment que les individus sont toujours essentiels à la réussite des initiatives RSE et pensent qu’ils comprennent davantage les attentes des employés, clients et consommateurs (41 %), qu’ils sont plus aptes à à prendre des décisions stratégiques éclairées par le contexte (39 % vs 42 % dans le monde), à mettre en œuvre des changements basés sur le retour d’information des parties prenantes (37 % vs 48 % dans le monde), et à transmettre en interne des informations utiles à la prise de décision (37 % vs 46 % dans le monde).
71% des Français prêt à abandonner une marque à cause de ses mauvaises pratiques et résultats en matière de RSE
Les entreprises doivent donner la priorité au développement durable, aux questions sociétales et repenser la manière dont elles utilisent la technologie pour avoir un impact, au risque de faire face à des conséquences majeures.
94 % des répondants, dans le monde comme en France, souhaitent progresser en matière de développement durable et d’engagements sociétaux. Les raisons princiales sont la préservation de la planète pour les générations futures (53 % vs 49 % dans le monde), la mise en place de modes de vie plus sains (37 % vs 50 % dans le monde) et la contribution à plus d’égalité dans le monde (36 % vs 46 % dans le monde).
• 71 % des français (vs 70 % à travers le monde) seraient prêtes à rompre toute relation avec une marque qui ne prend pas au sérieux les actions de RSE, et 62 % (69 % dans le monde) seraient même prêts à quitter leur entreprise actuelle pour travailler pour une marque qui met davantage la RSE au cœur de son action.
• Si les entreprises peuvent démontrer clairement les progrès qu’elles réalisent sur les questions environnementales et sociétales, les individus se déclarent plus disposés à payer plus cher leurs produits et services (87 % en France et dans le monde), à investir dans ceux-ci (75 % vs 83 % dans le monde) et à travailler pour elles (75 % vs 83 % dans le monde).
• Les dirigeants français comprennent l’importance et l’urgence de la question : 89 % d’entre eux (vs 94 % dans le monde) estiment que les indicateurs RSE devraient être utilisés pour éclairer les indicateurs de performance traditionnels, et 87 % (91 % dans le monde) souhaitent augmenter leurs investissements dans le développement durable.