Étiquette : enjeux

  • Le CMIT et PAC dévoilent « Les tendances & perspectives des marchés du numérique en 2023 »

    Tendances & perspectives des marchés du numérique en 2023

    Le numérique présente toujours de belles perspectives et les enjeux RSE sont au cœur des projets pour 85% des DSI

    Le CMIT et PAC présentent dans leur nouvelle infographie les tendances du marché IT, leurs prédictions 2023 et leurs « regards croisés » sur la conjoncture et les tendances. Malgré les crises multiples (inflation, chute des valeurs de la tech, conflit, climat…), le marché du numérique démontre une nouvelle fois sa résilience et offre de belles opportunités de croissance durable à l’ensemble de l’écosystème. Dans cette analyse comparative, ils répondent à la question : comment saisir les opportunités et naviguer dans un environnement en constante perturbation ?

    Ce qu’il faut retenir des grandes tendances 2023.

    Le secteur du numérique connaît une croissance soutenue et affiche un regard positif dans l’avenir. 

    •  Selon le CMIT : 25% des marketeurs sondés prévoient une croissance supérieure à 20% en 2023 !
    • Selon PAC : Le secteur du numérique (logiciels et services) met en évidence une croissance de +7,5% en 2023 mais certains marchés continuent une croissance à deux chiffres, là où d’autres continuent à décliner rapidement…
    Le « Move to Cloud » est devenu incontournable et les DSI de plus en plus matures dans leurs choix de stratégies les plus adaptées à chaque usage
    •  Selon le CMIT : 70% des acteurs sondés dans les nouvelles technologies prévoient que la part du cloud représentera +40 % de leur chiffre d’affaires (CA) en 2026.
    • Selon PAC : A l’horizon 2026, la croissance moyenne du cloud entre 2022 et 2026 sera de 15% permettant de porter la part des investissements liés au cloud de 27% à 40% du total des dépenses IT.

    « Le numérique devient plus « responsable » et reste encore et toujours à la recherche de talents. Dans un contexte géopolitique et économique incertain, le secteur du numérique a en effet continué à croitre fortement en 2022 de +7,5%. 

    Clairement, le marché reste tiré par la modernisation et le développement de nouveaux services dans les efforts de digitalisation menée à 360° qui boostent les investissements logiciels et les plateformes cloud : ces derniers ont encore connu une croissance assez exceptionnelle de +11,3% en 2022. Cette dynamique est et restera pour les prochaines années portée majoritairement par le cloud qui va continuer d’être un moteur très important du marché et la fondation de toute transformation numérique.

    Les grands enjeux des DSI sont toujours bien présents : 

    • La cybersécurité reste au top des préoccupations (même si cela ne se reflète pas toujours dans leurs investissements malgré la recrudescence des attaques et des risques de plus en plus importants pour les métiers avec un niveau de digitalisation et d’exposition croissant)
    • L’amélioration de l’expérience client/usager reste un sujet clé car porteuse de bénéfices plus directement notables et plus facilement justifiables par les directions impliquées.
    • La digitalisation des processus et l’analyse des données deviennent l’un des principaux enjeux et atouts des entreprises (que ce soit pour mieux connaître et servir ses clients pouvoir améliorer les processus internes de l’entreprise ou bien satisfaire aux nouveaux modes de travail hybrides)
    « Au-delà de ces sujets présents depuis quelques années déjà, PAC a noté la montée en puissance de quelques nouveaux thèmes : Les critères environnementaux gagnent en importance, notamment pour remporter des appels d’offres, mais encore peu de projets y sont consacrés même si nous observons clairement une dynamique positive : 85% des DSI ont eu des projets IT qui viennent soutenir les enjeux de RSE « métier » de leur entreprise en 2022 ou prévoient d’en avoir en 2023 (IT for green).
    La tension sur les ressources reste forte et a même tendance à s’accentuer. Ainsi, 29% des DSI que nous avons interrogé déclarent avoir plus de difficultés à trouver certaines compétences chez leurs prestataires de services numériques au deuxième semestre 2022 par rapport au premier semestre 2022 (après avoir été 37% en S1 2022 par rapport à 2021). De l’autre côté, les recrutements ont encore été en hause au S2 2022 pour 66% des entreprises du numérique. » 
    Vincent Malka – PAC France Director – @MalkaVincent @PAC_Analyst_FRLes 3 principaux défis à relever de 2023 sont : 
    En Top 1 
    • Selon le CMIT : Tension de compétences & réseau de partenaires (61%)
    • Selon PAC : 66% des offreurs ont des recrutements en hausse en 2022 face à une pénurie de compétences qui perdure…
    En Top 2
    • Selon le CMIT : Enjeux ESG & situation économique du pays (57%)
    • Selon PAC : 83% des offreurs prévoit un impact de la situation économique plus important en 2023
    En Top 3
    • Selon le CMIT : Pression sur les prix et les marges (52%)
    • Selon PAC : 100% en phase avec le CMIT
    Les leviers de croissance qui se dégagent :
    En Top 1 
    • Selon le CMIT : Développement de l’activité chez les clients actuels pour 85% des sondés
    • Selon PAC : pour les ESN, le recrutement et la rétention des talents et, pour les éditeurs, la conquête de nouveaux clients.
    En Top 2
    •  Selon le CMIT : Développement de nouvelles offres / fonctionnalités (76% des sondés)
    • Selon PAC : Développement du business chez les clients existants
    En Top 3
    • Selon le CMIT : Mise en place / renforcement du modèle récurrent : SaaS, Managed services… (71%)
    • Selon PAC : Conquête de nouveaux clients et développement de nouvelles offres /fonctionnalités (diversification)
    « Même si la tension de compétences reste le principal défi, les membres du CMIT sont tous d’accord pour concentrer leurs actions et leurs budgets vers les sujets stratégiques de transformation numériques et ESG sur les clients existants » Patricia Thielois Directrice & Communication Digora et administratrice du CMIT 
    Il s’agit d’intégrer dans les offres et les approches clients pour le numérique, toutes les exigences de confiance (bien perceptibles dans le développement du sujet de souveraineté, de sobriété et de création de valeur.
  • Cybersécurité, responsabilités et IoT : les CTO ont du pain sur la planche pour 2023

    Les enjeux qui attendront les équipes IT en 2023

    Arnaud Le Hung, Senior Channel Account Manager, France & Iberia, BlackBerry 

    2023 est à nos portes et les CTO doivent d’ores et déjà s’interroger sur les défis qui les attendent. Alors que le périmètre des menaces s’étend, que les environnements connectés s’enrichissent de nouveaux dispositifs et que les talents viennent à manquer, les entreprises doivent prendre les bonnes décisions et s’armer aussi bien d’outils que de patience. Retour sur les enjeux qui attendront les équipes IT en 2023.

    CTO, DSI, Responsables ingénierie : qui est responsable ?

    Chaque organisation abordera différemment l’équilibre entre les rôles – DSI, CTO, etc., et certaines iront même jusqu’à les combiner. Il est crucial de garder à l’esprit qu’à mesure que la culture de la sécurité est construite, le CTO doit faire en sorte de prendre en considération les talents des différents départements. Pour développer une culture de la sécurité, les ingénieurs doivent être mis en relation avec la structure et la formation cyber surtout dans les environnements où les dispositifs anciens, vulnérables et sensibles, et les systèmes d’exploitation d’anciennes générations sont les plus courants.

    De manière générale, il s’agit d’environnements difficiles à sécuriser. Par conséquent, qu’une entreprise s’appuie sur un CTO ou sur une combinaison de dirigeants, la posture de sécurité qu’elle adopte doit évoluer au-delà des technologies défensives traditionnelles – qui ne peuvent pas être adaptées pour prévenir les cyberattaques modernes. Les approches actuelles ne sont pas durables car intrinsèquement réactives et irréalistes. Même les professionnels des SecOps et des NetOps chargés de protéger des infrastructures complexes et évolutives ne peuvent pas anticiper et étouffer manuellement toutes les attaques – sans parler des employés travaillant dans les environnements OT.

    Nous pensons qu’une approche plus réaliste consistant à passer à une stratégie de sécurité axée sur la prévention tout en tirant parti de solutions intelligentes qui se concentrent sur la neutralisation et l’entrave des cyberattaques serait plus pertinente. En effet, ceci permettrait aux employés de se concentrer sur les tâches pour lesquelles ils ont été engagés.

    Les CTO et CIO peuvent travailler ensemble afin que l’entreprise puisse utiliser des techniques traditionnelles sur les différents dispositifs, bloquer les menaces, corriger les systèmes vulnérables ou encore les mettre à jour. Plus important encore, ils doivent remplacer les défenses réactives basées une détection sur les endpoints (par signature) et alimentée par l’IA, qui empêche l’exécution de logiciels malveillants connus et de type zero-day.

    Des contrôles de sécurité centrés sur l’utilisateur doivent également être déployés à chaque point d’entrée du réseau de l’entreprise et des applications cloud, afin d’empêcher les employés travaillant à distance d’abuser intentionnellement ou accidentellement de leurs identifiants ou de violer les politiques de sécurité. Du haut vers le bas, l’accès de chaque utilisateur aux ressources doit être contrôlé dynamiquement sur la base d’évaluations des risques en temps réel de son comportement, de manière transparente et sans friction, afin d’éviter tout impact sur la productivité.

    IoT : vulnérabilités et sensibilisation

    Il y a actuellement plus de 30 milliards de dispositifs IoT utilisés dans le monde entier, et nous devons dissiper le mythe selon lequel les menaces proviennent toujours de l’extérieur. Et pour cause, la réalité est que presque toutes les failles découlent d’une erreur humaine. De plus, côté IoT, la façon dont les données sont créées, collectées et communiquées est en train de changer : chaque objet connecté a désormais sa propre adresse IP.

    Étant donné que le réseau massif d’objets connectés nécessite une interopérabilité entre les systèmes, les entreprises doivent sensibiliser les employés au fait que l’IoT introduit des risques sans précédent autant pour la sécurité que pour le respect de la vie privée. Les employés des administrations et des entreprises doivent se rendre compte que des acteurs malveillants peuvent désormais accéder à des données à partir de n’importe quel appareil, n’importe où et en temps réel.

    Le fait que les fabricants d’appareils IoT omettent souvent de réaliser des tests rigoureux et de fournir une assistance pour pouvoir commercialiser leurs produits plus rapidement est d’autant plus inquiétant. En effet, ils abandonnent fréquemment le développement de logiciels et de mises à jour de sécurité dès la sortie des produits, laissant les clients – entreprises et consommateurs – avec un nombre toujours croissant d’appareils non sécurisés dans leurs environnements.

    Les entreprises ne doivent pas être à la merci de fabricants d’appareils négligents ou d’utilisateurs involontaires. La technologie, les données, l’IA et le Machine Learning combinés à des politiques peuvent améliorer les services tout en garantissant la sécurité et la protection de la vie privée alors que nous restons en pleine transformation numérique.

    En outre, un moyen efficace de promouvoir la sensibilisation aux vulnérabilités de l’IoT est d’informer les employés de leurs responsabilités dès le premier jour. D’ailleurs, l’adaptation des processus et des politiques de cybersécurité dans le cadre de l’intégration dans l’entreprise est une bonne méthode pour éduquer les utilisateurs.  En plus des programmes de formation réguliers et obligatoires que tous les employés devraient suivre, l’organisation d’exercices de cybersécurité tels que des simulations de gestion de crise peut sensibiliser, préparer et finalement réduire les impacts des événements critiques.

    Enfin, les entreprises doivent veiller à ce que la formation à la sécurité IoT soit ciblée et facile. Partager des détails non pertinents et déroutants sur les menaces des vulnérabilités IoT peut être contre-productif. Les communications doivent rester simples, concises et faciles à comprendre, car tous les employés ne sont pas des experts IT.

    Encore une fois en 2023, les hackers redoubleront d’audace afin de trouver constamment de nouvelles failles. Pour les contrer, il est indispensable pour les entreprises de se préparer, d’effectuer des tests et de se former en continue pour conserver leur avance. Nous sommes tous concernés par la cybersécurité, et il est maintenant devenu crucial d’aller plus loin que la simple prise de conscienc

  • La France est – elle toujours dans la course technologique ?

    19 experts livrent leur analyse

    Etat des lieux, enjeux et avenir de la tech en France

    Dans la continuité de la grande journée de débat sur la recherche et l’innovation, organisée le mardi 6 avril 2021, et alors qu’il apparaît primordial de remettre la France dans la course technologique, le Cercle des économistes dévoile aujourd’hui son dernier Cahier réunissant 16 contributions inédites sur cette thématique.

    Dans ce cahier, les 19 auteurs dressent un état des lieux de la France en matière de recherche et d’innovation, et fournissent leurs indispensables contributions : rôle des pôles de compétitivité dans le renouveau de la recherche française, pénuries de semi-conducteurs, acceptabilité et confiance dans les nouvelles technologies (5G ou intelligence artificielle), émergence d’une culture d’innovation et d’une « nation scientifique », biotechnologies, agriculture du futur, tech et climat comment résoudre l’équation…

    Les différentes contributions des experts réunis par le Cercle des économistes, apportent une résonnance toute particulière au débat public ainsi qu’aux questions soulevées dans notre société contemporaine.

    Trois grands leviers ont été identifiés :

    1- Quelles sont les technologies d’avenir ? 
    2 – Comment développer de grands projets technologiques aujourd’hui ?
    3 – Répondre aux enjeux d’aujourd’hui

    Les contributions inédites publiées dans ce cahier, ventilées en trois chapitres :

    1 – Quelles sont les technologies d’avenir?

    – Résilience stratégique et politiques industrielles : le cas des semi-conducteurs.

    Par Mathieu Duchatel (Institut Montaigne)

    – L’intelligence artificielle, une question de confiance. 

    Par Anne Bouverot (Fondation Abeona, Technicolor) et Tanya Perelmuter (Fondation Abeona)

    – Le numérique : levier de l’agriculture durable.

    Par Véronique Bellon-Maurel (INRAe) et Isabelle Piot-Lepetit (INRAe)

    – IOT, 5G, IA, Processeurs Quantiques, tout s’accélère…en route vers le futur

    Par François Barrault (IDATE DigiWorld)

    – ITER et la fusion de l’hydrogène, un atout économique décisif ?

    Par Bernard Bigot (ITER Organization)

    – Energie, grand projet et technologies. 

    Par Guy Turquet de Beauregard (SEVY Conseil, Nuclear Medicine Europe)

    – L’avenir des biotechs françaises passe-t-il par un Nasdaq européen ?

    Par Denis Lucquin (Sofinnova Partners) 

    2 – Comment développer de grands projets technologiques aujourd’hui ?

    – Le renouveau technologique passe par des Pôles de compétitivité 

    Par Jean-Hervé Lorenzi (Cercle des économistes)

    – L’avenir de la France comme grande nation scientifique 

    Par Alain Trannoy (Cercle des économistes, EHESS)

    – Financement de la recherche en France : un focus sur le système universitaire français 

    Par Valérie Mignon (Cercle des économistes, Université Paris Nanterre, EconomiX-CNRS, CEPII)

    – Les innovations, les ménages, les entreprises et l’ambition de l’Etat : une nouvelle répartition à définir 

    Par Erwann Tison (Institut Sapiens)

    – Quelles priorités technologiques pour l’autonomie stratégique européenne ? 

    Par André Loesekrug-Pietri (Joint European Disruptive Initiative)

    – France et systèmes nationaux d’innovation

    Par Elie Cohen (CNRS, SciencesPo) 

    3 – Répondre aux enjeux d’aujourd’hui

    – Climat – énergie, la technologie peut-elle répondre à tout ?

    Par Claire Waysand (Cercle des économistes, ENGIE)

    – Quelques leçons à tirer du débat sur la 5G

    Par Françoise Benhamou (Cercle des économistes, Sorbonne Paris Nord)

    – Comment réindustrialiser la France ?

    Par Lionel Fontagné (Cercle des économistes, Ecole d’Economie de Paris)

    Pour en savoir plus et télécharger l’ebook c’est ici 

    https://lecercledeseconomistes.fr/wp-content/uploads/2021/04/cahier-france-course-technologique.pdf?&extc=fV1OMri

  • Banque/assurance : les enjeux, les projets numériques

    Banque/assurance : les enjeux, les projets numériques

    Quadient, filiale de Neopost, l’un des leaders sur le marché de la Gestion des communications clients (CCM), présente les résultats d’une étude qui s’appuie sur une enquête en ligne réalisée entre décembre 2018 et février 2019 auprès de 35 décideurs décisionnaires ou impliqués dans des projets numériques dans la banque, finance, assurance. Parmi eux, on compte 26 répondants dans la banque, le financement et le crédit (dont 19 en banque de détail) et 9 dans le secteur des assurances, mutuelles. Cette étude a été réalisée par Next Content

    Quelques grands enseignements de cette étude :

    Les transformations et innovations numériques clés

    L’autonomie client, comme transformation liée à l’innovation numérique et au développement de nouveaux services en ligne, apparaît décisive, majeure, pour plus de 8 décideurs sur 10, avec ses conséquences en termes de développement commercial et de relation client. Cette opinion fait l’unanimité parmi les décideurs interrogés issus du secteur de l’assurance et des mutuelles. Si l’on ne prend que les décideurs issus de la banque de détail (hors sociétés de crédit), le taux se situe autour de 80 %. Pour 20 %, c’est important, mais pas décisif. Ensuite, les nouveaux services proposés en lien avec l’exploitation de la data clients et de l’intelligence artificielle sont également cités par une majorité des décideurs comme des innovations majeures susceptibles de transformer en profondeur leur activité.

    Les nouvelles concurrences

    Les deux tiers des décideurs du numérique dans la banque et l’assurance estiment qu’à l’horizon 2022, la concurrence des nouveaux acteurs (néo-banques, néo-assureurs) sera forte. Une majorité des décideurs pensent également que les géants du numérique seront une concurrence significative sur leur marché. C’est vrai pour les professionnels dans la banque comme pour ceux des assurances ou des mutuelles. L’an passé pour les décideurs dans la banque, à la même question, mais à l’horizon 2020, les taux étaient sensiblement plus bas (47 % seulement). La menace semble donc se préciser à leurs yeux. Elle reflète aussi les prises de position tangibles et les développements de ces grands acteurs du numérique sur le marché (en particulier dans le paiement). Dans l’assurance, les mutuelles, l’appréhension d’une concurrence émanant de nouveaux acteurs innovants (assurtechs) est beaucoup plus importante que dans la banque où les fintechs sont davantage perçues comme des acteurs complémentaires, dans une perspective de collaboration (open-banking).

    Les enjeux autour de la DSP2

    Parmi les décideurs dans la banque, 76 % considèrent les incidences de la réglementation européenne DSP2 plutôt comme une opportunité pour le développement de leur société contre 10 % qui y voient plutôt une menace et 15% qui pensent que cela n’aura qu’une incidence très faible dans un sens ou dans l’autre. Pour les décideurs interrogés, la DSP2 devrait favoriser le mouvement de plateformisation numérique dans le secteur de la constitution de puissantes plateformes d’agrégation et de distribution de services et produits financiers. La moitié en sont certains, pour l’autre moitié c’est un scénario possible. Dans ce cadre-là, les décideurs anticipent un développement important des investissements de la part des géants du numérique (un quart en sont certains). Mais une minorité (15 %) anticipe avec certitude un déclin de la banque universelle au profit d’acteurs spécialisés très pointus, accédant notamment au marché et à la clientèle au travers des plateformes d’agrégation de services.

    L’apport des services numériques sur l’activité

    Une majorité des décideurs estiment que leurs services numériques ont déjà contribué à une forte amélioration de l’expérience client avec un effet positif sur la fidélisation et la valeur client. Ensuite, cela constitue un levier fort en matière d’acquisition clients pour environ la moitié des décideurs interrogés (6 sur 10 s’agissant de ceux du secteur des assurances et des mutuelles). S’agissant de l’impact sur la compétitivité, les décideurs soulignent plus la réduction de coûts que la possibilité (ou la nécessité) de baisser les prix. Ils sont un peu plus nombreux à faire cette évaluation dans la banque que dans l’assurance. Les assureurs mettent davantage en avant l’impact ou l’apport du numérique sur les prix. Plus de 7 décideurs sur 10 disent que cela a contribué à réduire les tarifs contre seulement 42 % dans la banque.

    Le coût de la relation client

    Pour 70 % des décideurs, le développement des usages numériques a permis une réduction des coûts des centres de relation client, du support client. Cette baisse est faible dans une large majorité des cas. Mais cette perception concerne une proportion plus large de décideurs que l’an passé. Parmi les décideurs de la banque, ils sont 80 % à signaler que l’autonomie client a déjà permis une réduction des coûts du support client contre 50 % seulement l’an passé.

    Les projets numériques pour l’amélioration de l’expérience et des parcours clients

    Pour améliorer l’expérience et les parcours clients, les projets numériques sont nombreux dans les banques et les assurances. Les priorités demeurent l’amélioration des interfaces, de l’ergonomie, que ce soit au niveau de l’espace client, sur mobile et dans une moindre mesure dans les processus de souscription. Et dans ce cadre, plus d’un tiers des décideurs indiquent que la sécurité et la dématérialisation des communications clients figurent parmi les projets prioritaires pour améliorer l’expérience client.

    L’information contractuelle et les communications clients

    En moyenne, dans les établissements des décideurs interrogés, plus de la moitié des clients (55 % environ) consultent en ligne des informations sur leurs comptes ou contrats. Depuis un smartphone spécifiquement et notamment via l’application, la proportion de clients qui consultent des informations contractuelles se situe autour de 35 %.

    Les taux dépassent les 60 % dans la banque (40 % spécifiquement pour le mobile). Si on se concentre sur les seules banques de détail, les taux moyens se situent à 65 % (45 % depuis un smartphone) avec une moitié chez qui cela dépasse les 70 %. A contrario, la part des clients consultant en ligne leur compte ou contrat est souvent en dessous de 40 % dans l’assurance, les mutuelles (et à moins de 20 % pour les seules consultations sur smartphone).

    La souscription en ligne

    Dans la banque parmi les marques interrogées, en moyenne les souscriptions en ligne pèsent autour de 15 % du total des souscriptions. Mais si l’on se concentre sur les banques à réseau, les taux se situent plutôt en dessous de 5 %. Chez les spécialistes du crédit à la consommation, les taux sont supérieurs, parfois au-delà de 15 %. Dans l’assurance, en moyenne, parmi les acteurs interrogés, les souscriptions en ligne représentent environ 5 % du total des souscriptions. Celles réalisées depuis un smartphone demeurent marginales.

    Les services pour mieux gérer son budget

    Pour plus de la moitié des décideurs dans la banque, leur établissement propose déjà des services pour mieux analyser, via des interfaces graphiques, ses dépenses et améliorer ainsi ses prises de décision, ses pratiques. Plus d’un quart indique que c’est en projet sur 2019. Les systèmes d’alerte sont également très fréquents ou en projet. En revanche, l’agrégation de comptes est un service actuellement proposé par une minorité d’établissements. Mais si les projets se concrétisent en 2019, il devrait l’être prochainement de manière majoritaire.

    Le conseiller face à l’algorithme

    61 % des décideurs impliqués dans les projets numériques dans la banque ou l’assurance considèrent que des programmes informatiques, des algorithmes, peuvent déjà permettre de délivrer de meilleures recommandations qu’un conseiller humain. Ce taux n’a pas progressé par rapport à l’an passé, mais demeure bien supérieur à la perception des clients. En effet, à la même question, dans une enquête réalisée sur la même période pour le compte de SAB et CGI, mais auprès de consommateurs cette fois, ils étaient déjà 38 % à partager cet avis (+1 point par rapport à l’année dernière).

    L’Internet conversationnel : chatbot, assistance vocale

    Des services de chatbot sont opérationnels ou en cours de déploiement dans la moitié des établissements. Ils sont un peu plus nombreux dans les assurances mutuelles que dans la banque. Parmi ceux qui n’en proposent pas encore, plus de la moitié des décideurs indiquent des projets dès 2019. Concernant la reconnaissance et l’assistance vocale, les services déployés ou en cours de déploiement sont beaucoup plus rares. Mais là encore, une majorité d’établissements (que ce soit dans la banque, l’assurance ou les mutuelles) vont travailler autour de ces technologies dès 2019.

     

  • Les grands enjeux du Marketing Mobile

    Harris Interactive, HPE et Azetone ont dévoilé les résultats de la troisième édition de l’enquête sur les enjeux du marketing mobile en 2016

     Réalisée auprès de plus de 160 professionnels du mobile entre mai et juin 2016, cette étude Harris Interactive pour Azetone et HPE révèle la place du mobile dans les stratégies marketing des entreprises. Elle dévoile notamment que :

    • 81% des sondés possèdent au moins un site mobile contre 85% en 2015
    • 80% des sondés possèdent au moins une application mobile contre 78% en 2015
    • 76% des sondés estiment que l’amélioration de la personnalisation de l’expérience est le principal objectif en marketing mobile contre 55% en 2015marketing_mobile1-4
  • Transformation des PME IT BtoB : les défis à relever

    Transformation des PME IT BtoB
    Ce n’est pas de la croissance externe mais de l’innovation externe !

    3 questions à la Directrice Générale de Lascom AEC

    Sabine Noisette, Directrice de Lascom AEC présente sa vision des PME IT françaises et des stratégies à développer au regard des bouleversements du secteur

    Quels enjeux et obstacles rencontrent les PME IT ?

    Nous sommes à un instant charnière dans l’évolution des méthodes projets, où les axes d’innovation explosent. Autant d’un point de vue technique avec l’avènement du Big Data ou de la mobilité, que d’un point de vue méthodique avec le changement d’approche relatif à la volonté des utilisateurs de louer un service plutôt que d’acheter un logiciel. Les contraintes écologiques sont aussi très présentes. On associe souvent IT au zéro papier mais il faut aussi prendre en compte les autres impacts environnementaux des projets IT et si possible en valoriser les bénéfices. Et face à tous ces enjeux d’innovations, il y a le défi des investissements que cela représente !

    Comment ces enjeux peuvent être intégrés par des PME ?

    Les start-ups se créent justement car ces défis existent. La véritable transformation est donc du côté des PME IT qui existent depuis plusieurs années. Il y a un vrai changement de cap à mener pour saisir l’opportunité et aussi tout simplement ne pas décliner. On ne peut plus simplement se positionner comme éditeur de logiciel et se concentrer sur la R&D et la vente de licences. La vraie valeur des PME IT est maintenant portée sur leur expertise et leur connaissance du métier. Avec la prise en main des projets clients par les directions métiers, la dimension technique devient secondaire, et il faut montrer en quoi la PME peut proposer une solution et un accompagnement bien au-delà du logiciel !

    Les stratégies d’investissement doivent être revues, et il faut au maximum mutualiser les projets d’innovation et la R&D. Avec la multiplicité des sujets, on ne peut pas tout internaliser ! Il s’agit de trouver des partenaires spécialisés dans chaque domaine, comme la mobilité ou le Big Data, et travailler ensemble : éditeurs, SSII, pôles de compétitivité, universités… Ce n’est pas de la croissance externe mais de l’innovation externe ! On peut ainsi rester focaliser sur son cœur de métier et son expertise, ce qui est essentiel pour une PME.

    Les PME françaises font face à des difficultés à s’internationaliser, mais est-ce une nécessité ?

    C’est à la fois une nécessité et un vrai défi. La plupart des PME IT françaises doivent à la fois accompagner des grands groupes français déployés à l’international et faire face à un marché franco-français limité. La croissance passe donc évidemment par l’export, et permet d’amortir des coûts de développement souvent élevés. Il ne faut pas non plus oublier que si nous ne misons pas sur l’export, ce sont nos concurrents à l’étranger qui viendront nous concurrencer en France en profitant d’une base plus large !

    Là où les grands groupes peuvent investir massivement et s’implanter en direct, les PME n’ont pas les mêmes moyens. Cependant elles peuvent nouer des alliances avec des partenaires commerciaux présents localement qui bénéficient de la connaissance du pays et de ses contraintes. Avoir défini précisément le spectre de prestations et le cœur de métier à déployer à l’international facilite la recherche de partenaires : nous ne sommes pas perçus comme un concurrent potentiel par nos partenaires car le rôle de chacun est bien identifié.

    Les PME peuvent et doivent avoir une vision et une stratégie internationale.

  • Evolution et enjeux des métiers RH

    Etude « Evolution et enjeux des Métiers des RH

    présentée à l’occasion du Salon Solutions Ressources Humaines à Lyon le 14 Novembre Team Metrics by Opinion Way 

     Dans quelle mesure la fonction RH est-elle associée à la stratégie de l’entreprise ? – Quelles qualités un RH doit-il avoir pour accompagner la transformation digitale et humaine des entreprises ? Les moyens mis à la disposition des RH sont-ils à la hauteur pour relever ces enjeux de transformation ?

     Principaux enseignements de l’enquête

    • Imaginer l’avenir pour piloter l’évolution de l’entreprise : une qualité devenue fondamentale pour les DRH
      • La qualité que les DRH jugent aujourd’hui la plus importante dans leur métier est la vision stratégique (79%), devant l’écoute (69%), l’adaptabilité (48%) et le leadership (44%). La primauté de la vision stratégique sur toutes les autres qualités est encore plus nette lorsque l’on s’intéresse à l’ordre de citation des réponses : 33% en font « LA » qualité première d’un bon DRH loin devant les autres qualités énoncées.
      • Et à les écouter, l’évolution semble aller plutôt dans le bon sens : 68% des RH interrogés estiment en effet que la fonction RH est de plus en plus associée à la stratégie de l’entreprise, 18% pensent qu’elle l’est autant qu’avant et 13% qu’elle l’est de moins en moins.
    • Une vision stratégique indispensable pour accompagner la transformation digitale et humaine de l’entreprise
      • Les DRH en sont convaincus : la transformation digitale et la gestion des talents sont deux enjeux prioritaires pour la fonction RH et plus globalement pour l’entreprise.
        • Les ¾ des RH interrogés estiment que la digitalisation est prioritaire pour leur entreprise (74%) et qu’elle va révolutionner les pratiques en matière d’accompagnement (77%).
        • Ils sont en encore plus nombreux à faire de la gestion des talents une priorité (80%) et à considérer qu’il s’agit à la fois d’un vrai levier de croissance pour leur entreprise (89%) et d’un moyen de fidéliser les salariés (82%).
    • Relever le défi des compétences et de l’évolution des métiers
      • Dans un monde en pleine transformation, les personnes interrogées estiment en effet que le rôle du DRH aujourd’hui est avant tout de « prévenir et assurer les évolutions des métiers et des compétences » (50%).
      • De ce point de vue, les priorités identifiées par les RH en matière de gestion des talents ciblent en premier les collaborateurs déjà en poste à travers à travers la gestion des compétences, les carrières, la mobilité et la formation. Le recrutement et l’intégration sont également cités, mais n’apparaissent pas en haut de tableau.
    • Mais des RH rattrapés par la réalité et des moyens qui ne sont pas aujourd’hui à la hauteur des enjeux
      • Si les enjeux de l’accompagnement humain des transformations ne font plus guère de doutes pour les RH, la confrontation à la réalité reste source de difficultés pour nombre d’entre eux :
        • Moins de la moitié des RH interrogés estiment avoir les moyens de développer la digitalisation dans l’entreprise (46%) et pouvoir accompagner tous les métiers vers la digitalisation (45%)
        • Seuls 50% déclarent par ailleurs disposer des moyens nécessaires pour détecter et accompagner les talents
      • Plus globalement, plus de 1 RH sur 4 ne se sent pas suffisamment formé pour accompagner l’évolution de son métier et plus de la moitié estime que la fonction de DRH n’est pas reconnue à sa juste valeur dans l’entreprise. Des réponses qui reflètent avant tout les fortes attentes des RH pour relever les (nombreux) défis de la fonction!

    Méthodologie d’enquête

    Enquête réalisée par OpinionWay pour TEAM-metrics et le Salon Solutions RH de Lyon auprès d’un échantillon de 208 responsables RH. L’échantillon a été interrogé en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). Le terrain a été réalisé du 23 septembre au 26 octobre 2016. Les résultats de ce sondage doivent être lus en tenant compte des marges d’incertitude : 6 à 7 points au plus pour un échantillon de 200 répondants.

    OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.

  • L’e-commerce vu par les visionnaires féminines !

    Paris Retail Week – Les femmes prennent le pouvoir !

    Dans un monde très masculin, les femmes se font une place remarquée dans le monde du retail. Paris Retail Week met à l’honneur cinq personnalités féminines, influentes dans le retail, qui prendront la parole lors de l’événement. Ces femmes visionnaires dévoilent leur vision du retail de demainentre agilité, intelligence artificielle, omnicanalité, big data et sécurisation des données.

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    Laurence Paganini, Directeur Général de Kaporal depuis 2013. Une visionnaire du domaine de la grande distribution avec des expériences chez Carrefour, Marrionaud et les 3 Suisses.

     

    « Avec le développement du big data, l’utilisation et la sécurisation des données est un enjeu essentiel du commerce. Dans un premier temps, ces données permettent de mieux connaitre les comportements des clients, d’anticiper les besoins, de gérer les points de vente en temps réel et de réduire le time to market. Autant de clés pour fidéliser une clientèle et s’assurer de la pérennité de son commerce. Néanmoins, cette utilisation est soumise à un besoin de sécurisation des données personnelles des consommateurs, d’autant plus que de nouvelles modalités de paiement se mettent en place.
    De plus, et toujours dans cette logique de relation client et d’expérience consommateur, la création de nouveaux services utiles pour le consommateur est essentielle : bornes libre- encaissement, vendeurs équipés d’une tablette pour un paiement plus rapide, cabines d’essayage virtuelles. Ainsi, il devient impératif pour les e-commerçants d’investir dans des solutions innovantes dans ces domaines. »

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    Nathalie Peron-Lecorps, Directrice Générale de Picwic. Une carrière dans le marketing marquée de beaux succès : Sony, Reebok, La Halle aux Chaussures, Atol.

    « Le principal enjeu pour les e-commerçants reste l’agilité face à un monde et des modes de consommations qui évoluent rapidement. Les distributeurs doivent redevenir des commerçants et penser leur business modèle au service de la satisfaction client. Ainsi, les équipes de vente sont au cœur des stratégies et doivent reprendre complètement leur fonction d’accompagnement du client. De même, l’omnicanal doit permettre la perméabilité des canaux dans le but de rester en permanence en contact avec les consommateurs. En conséquence, les innovations inspirantes permettent de faciliter la collecte et le traitement de la donnée pour développer cette agilité dans une relation personnalisée qui doit se jouer on et off line. »

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    Céline Del Genès, Vice Presidente, Global GTM Marketing & Business Planning de Reebok International et présente chez Reebok depuis 2008.

    « L’omnicanalité est l’enjeu majeur du e-commerce. Il est primordial pour les marques de proposer une expérience consommateur unique, cohérente et uniforme sur tous les canaux. Egalement dans le domaine de la relation client, les services de paiement et de livraison sont un axe important de développement notamment dans des cultures différentes. En effet, chaquecommerçant doit pouvoir s’adapter aux caractéristiques des différents pays dans lesquels il souhaite évoluer. Enfin, il ne faut pas oublier que les employés sont le cœur et l’âme de chaque marque. Ainsi, les compétences et l’expertise des vendeurs sont aussi essentielles que les innovations qui doivent être au service de ce personnel qualifié et acteur de la pérennité des commerces. »

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    Cécile Delettré, Présidente et fondatrice du réseau international #IntFem, réseau mixte de près de 800 membres qui placent l’ouverture sur l’international, l’agilité et la bienveillance au cœur de leurs priorités professionnelles et personnelles.

    « Les retailers doivent être conscients de l’importance croissante du « mobile centric » et de l’utilisation du smartphone, en particulier les applications des distributeurs et tout l’univers qui y est associé (géolocalisation, beacon, instant marketing, social network….). Le phygital, également, est une évolution marquante pour les e-commerçants. Il faut maintenant être capable de passer d’un site internet au mobile à une application ou au magasin. Celui-ci est un lieu de vie et doit évoluer : l’essentiel étant d’offrir une “expérience” à forte valeur ajoutée aux clients. Le tsunami des datas fait que les messages devront être de plus en plus personnalisés et de qualité pour fidéliser les clients et en avoir d’autres. Il est primordial de les rassurer sur l’utilisation des données pour développer la confiance et ne pas donner l’impression d’un monde « Big Brother », qui pourrait créer un rejet de la marque. Dans ce contexte, le capital humain fera toute la différence. Les marques ont tout intérêt à investir dans ce capital. »

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    Sophie Lubet, une femme à la tête du pôle Retail Comexposium. En tant que chef d’orchestre de Paris Retail Week, Sophie observe le marché et contribue à son évolution.

    « Les retailers connaissent actuellement des bouleversements d’ordre stratégique et organisationnel. Il est impératif aujourd’hui de réunir les domaines opérationnel et commercial. L’utilisation des données, les changements dans la livraison ou l’expérience client motivent les entreprises à repenser leur fonctionnement et leur distribution. La technologie est ainsi au cœur de ce processus d’adaptation. Que ce soit au niveau de la supply chain, de la relation client, du paiement ou de l’agencement de magasins, la bonne intégration des solutions technologiques permettra aux marques de rester compétitives et pérennes sur un marché toujours plus concurrentiel. Ainsi, il est également essentiel d’accompagner les professionnels de vente avec des formations pour utiliser ces nouveaux outils et être au service de clients toujours plus exigeants. »

     

  • SESSION RATTRAPAGE EVENEMENT – L’utilisation des données de santé du 28 juin 2016 by FNTC

    LES DONNEES DE SANTE : Entre HOLD UP et INNOVATION

     

    Le mardi 28 juin la FNTC ( Fédération des Tiers de confiance du numérique) organisait un débat autour de l’utilisation des données de Santé. Plusieurs questions clés ont été débattues notamment sur la transformation numérique de la santé et ses conséquences sur la relation avec le patient , mais aussi Intérêt général et protection de la vie privée : Quel équilibre trouver ? et des données c’est bien… mais pour quelles utilisations ? 

     

    Pour Alain Bobant, président de la FNTC , qui a introduit cette matinée : « le système de santé français fait face à une transformation de son activité impulsée par le numérique. Cet afflux colossal d’informations va induire la mise en applications de règles pour mieux protéger la vie privée. C’est la confiance fondée sur la morale et sur une forte expertise qui va constituer l’exigence stratégique fondamentale, c’est pourquoi la FNTC se devait d’être présente dans ce débat, pour aider les acteurs de ce secteur à forger la mécanique d’une mutation numérique efficace et aboutie.»

     

    Jean Yves ROBIN, DG d’Openhealth et ancien Directeur de l’ASIP Santé confie en ouverture des débats : “ que l’on prévoit une multiplication par 50 dans le monde du volume des données de santé d’ici à 2020 mais qu’aujourd’hui l’utilisation de ces données est sous-développée bien qu’elles représentent une somme de connaissances infinie. Il précise « que les enjeux sont considérables sur le ‘healthData’, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars d’investissements aux USA.»

    Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate DLA Piper et Experte auprès du Conseil de l’Europe, les données de santé méritent une gouvernance, un cadre, donné en partie par la loi de santé 2016. Elle précise « la loi donne enfin un fondement juridique à l’échange et au partage de données de santé à caractère personnel, notamment grâce à une redéfinition de la notion d »équipe de soins » permettant une plus grande coordination entre secteurs sanitaire, social et médico-social.»

     Félix FAUCON, inspecteur des affaires sanitaires et sociales a quant à lui, posé la question de l’utilisation des données de santé. Il explique : « Le débat de l’ouverture ou de la fermeture de l’accès aux données de santé ne peut être clair que si il est orienté par une vraie vision de l’utilisation des données captées. Permettre un accès aux données de santé, oui … mais pourquoi faire ?.»

     Monique TARON, Directeur Ventes et Marketing d’Almérys, a conclu sur le besoin de confiance des citoyens. Au delà des réglementations et de tout ce qui existe sur les aspects juridiques et réglementaires, il faut que ces derniers n’aient pas de craintes.  « Il est nécessaire que les organismes habilités à conserver les données soient des tiers de confiance qui s’engagent vis à vis des propriétaires des données sur le respect de règles claires et sur les conséquences en cas de défaillance. 

  • Connaissez – vous le marketing de la grenouille ?

    Nouvelles stratégies de marques pour nouveaux consommateurs

    Par Philippe Jourdan, Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto – Extrait de l’ouvrage « Le Marketing de la grenouille » Editions Kawa 

     

    LES CONSOMMATEURS ONT CHANGE ET LES MARQUES & DISTRIBUTEURS PEINENT A SUIVRE

    Le consommateur a changé mais les marques n’ont pas pris conscience de l’ampleur et des conséquences de ces changements. Les crises de nos sociétés développées et la révolution digitale ont été de formidables accélérateurs de ces changements, mais ils n’en sont pas les faits générateurs. Le nouveau consommateur, appelé Conso-battant, entend établir de nouveaux rapports avec les marques et les distributeurs : 5 profils s’affirment désormais – le récessionniste, le négociateur, le vigile, le touche-à-tout, le minimaliste – et chacun déploient désormais une large palette de talents d’acheteur.

    Le nouveau consommateur sait aujourd’hui déjouer les pièges et les enjeux des marques, de la distribution et de la publicité. Il met en œuvre une panoplie de stratégies d’achat, diverses, sans cesse renouvelées, parfois déroutantes, pour maintenir son « vouloir » d’achat. S’il rentre en résistance contre les marques et les distributeurs, c’est qu’il entend (re)prendre le pouvoir et faire entendre sa voix, aidé en cela par les nouveaux outils du digital. Or les consommateurs ont changé, et les marques et les distributeurs, trop souvent figés dans un marketing classique, ont peine à le suivre, accentuant un divorce dont profitent aujourd’hui largement les nouveaux acteurs du digital : l’ubérisation de l’économie, l’affirmation du consom’acteur, l’économie collaborative, le marketing participatif, la co-création de valeurs, autant de signaux des révolutions qui s’annoncent pour les marques et les distributeurs.

    En présentant les stratégies gagnantes des entreprises de croissance d’aujourd’hui et de demain (dans de nombreux secteurs tant en France qu’à l’International), les auteurs donnent aux praticiens et aux décisionnaires en marketing les clés pour répondre à deux questions essentielles :

    • Comment répondre à des clients qui usent d’une panoplie de tactiques toujours plus sophistiquées, lorsque l’on doit composer avec l’inertie forte des organisations ?
    • Comment concilier le délai long des stratégies marketing avec un raccourcissement de la durée de vie des produits et une fuite en avant des innovations qui consistent à rebattre les cartes en permanence ?

    « Le nouveau consommateur n’est plus prévisible pour la simple raison qu’il se redéfinit en permanence, obligeant les marques à elles-mêmes remettre en causes leurs certitudes. La planification est définitivement morte, nous sommes entrés dans l’ère de la tactique où la rapidité d’exécution et le bon sens vont retrouver tous leurs droits. Cessons de rêver au grand soir de la distribution, et focalisons-nous sur la compréhension des vrais besoins révélés par ces redéfinitions permanentes », souligne Jean-Claude Pacitto.

    MARQUES ET DISTRIBUTEURS, NE SUCCOMBEZ PAS AU SYNDROME DE LA GRENOUILLE !

    La thèse des auteurs est sans appel. Pour s’adapter en permanence à ce nouveau contexte, les responsables marketing doivent posséder les qualités suivantes, sous peine de disparaître : un sens aigu de l’observation, une aptitude à s’intégrer dans des environnements changeants et une grande souplesse alliant mobilité et réactivité. Cette aptitude mentale et comportementale, ils l’ont appelée le « marketing de la grenouille »[1]. Pour autant, la grenouille est un animal dont les capacités d’adaptation aux changements sont dépendantes de la vitesse de modification de son environnement : plongée dans un bocal réchauffé lentement, la grenouille est insensible au changement de température et meurt lentement, alors que face à une brusque élévation de température, le même animal va se débattre et tenter de sortir de sa cage de verre. Or c’est précisément le deuxième cas de figure qui décrit le mieux la dynamique du changement des pratiques de consommation à l’œuvre chez les consommateurs aujourd’hui.

    [1] Quel autre animal en effet possède les trois atouts indispensables aux marketeurs de demain, à savoir des yeux disproportionnés pour une vision à 360° des besoins des clients, des couleurs chatoyantes pour se fondre dans son environnement concurrentiel et des pattes musclées pour bondir loin et vite en cas de changements brusques des règles du marché ? Réponses dans l’ouvrage « Le marketing de la grenouille  » Editiosn Kawa .