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  • Quand la Banque Postale offre des cours scolaires digitaux à 1 million d’élèves …

    La Banque Postale offre des cours scolaires digitaux à 1 million d’élèves

    Fidèle à sa ligne de banque et citoyenne, la Banque Postale proposera un accès à 1 million d’élèves à la plateforme Maxicours dès la fin avril. Une offre qui s’inscrit dans la volonté d’inclusion prônée par les dirigeants de l’institution.

    « En France 45 % des élèves ont l’angoisse d’échouer dans leur scolarité, et en moyenne le soutien scolaire coûte 1500 euros par an, ce qui en exclut l’accès à de nombreuses familles. Notre rôle en tant que Banque et Citoyenne est aussi d’apporter un soutien éducatif aux familles clientes », entame Franck Oniga, le directeur marketing de la Banque Postale. Pour ce faire, la banque a noué un partenariat avec la plateforme en ligne Maxicours fondée par Benjamin Magnard, le fils du créateur des cahiers de vacances Roger Magnard.

    Au-delà de cette anecdote, Maxicours propose l’intégral des cours et matières du CP à la terminale. « La plateforme est très ergonomique et propose de multiples formats, que ce soit de la vidéo, des quizz, des exercices et le tout est piloté par un système de points très ludiques. Cela permet aux enfants de se prendre au jeu et aux parents d’accompagner leurs enfants durant leurs révisions », détaille Franck Oniga. En cas de doute, les élèves peuvent aussi échanger par chat avec des professeurs.

    L’accompagnement, l’ADN de la Banque Postale

    Pour bénéficier de cette offre, il suffit que la famille, avec au moins un enfant, ait chacun un produit de la Banque Postale. À cette condition, la famille et l’enfant reçoivent un code pour se connecter sur le site partenaire avec un accès de 12 mois gratuit. « Cette offre est proposée aussi bien aux nouveaux et anciens clients, nous ne voulons pas faire de distinction. Nous ne sommes pas dans une logique d’acquisition, mais bien dans une volonté de faire bénéficier les quelques 1 200 000 enfants de ce programme. Cela fait partie de notre rôle singulier dans le paysage bancaire et cet accompagnement s’inscrit à plein dans notre ADN », rappelle Franck Oniga.

    Engager pour fidéliser

    D’un point de vue plus orienté marketing, cette approche permet aussi de consolider les liens avec les familles clientes et vient en complément de l’offre « talent booster » dédiée aux adolescents. « Contrairement à nos concurrents, nous ne souhaitons pas offrir de l’argent pour l’ouverture d’un compte. Cela n’a aucun sens et ne suscite aucun engagement. A contrario, nous préférons accompagner les familles et offrir des expériences à l’instar de ce partenariat, ou offrir des bons loisirs entre autres. Il ne peut y avoir d’engagement des clients si nous-mêmes ne sommes pas engagés. L’éducation est un axe très fort, nous avons déjà mis en place il y a 5 ans le programme envol pour accompagner individuellement des élèves en difficulté, ce partenariat avec Maxicours étend largement cet axe éducatif au plus grand nombre. Notre volonté d’inclusion est réelle », conclut Franck Oniga. À terme, la Banque Postale espère fidéliser 200 000 enfants. À suivre.

    Le site Maxicours

    Par Fabrice Frossard Journaliste et fondateur de Faber Content @labrigadeduweb

     

  • La transition digitale du monde de l’éducation : un nouveau paradigme

    Le digital, un double levier de transformation de l’enseignement

     

    Par Eric Baudart – Ricoh France

    Nous sommes entrés dans l’ère de la connaissance et de la cognition. Le savoir est désormais disponible partout en ligne et compréhension des processus cognitifs a progressé. Ces deux facteurs ont conduit les écoles et les universités à repenser leur rôle. Il ne s’agit plus d’accumuler et de mémoriser des connaissances, puisque les systèmes d’information savent désormais le faire pour nous, mais de permettre que chaque étudiant tire parti d’un parcours d’apprentissage qui lui est propre. En effet, le digital a déjà changé non seulement les manières d’apprendre, mais aussi les objectifs de cet apprentissage.

    Dans la perspective de la généralisation prochaine de l’intelligence artificielle, le professeur Chris Bauer, de l’université de Londres, explique par exemple que le fait que des machines soient bientôt en mesure d’automatiser des tâches simples, permettra aux êtres humains d’explorer plus avant les capacités de leur cerveau. La société du futur, selon lui, sera constituée d’individus capables de raisonnements avancés, d’intuition et de pensées abstraites, pour résoudre des problèmes jusque-là considérés comme insolubles. Et parce que l’éducation se doit d’avoir toujours un temps d’avance, cette future génération se prépare dès aujourd’hui.

    Simplifier, expérimenter et partager

    Tout comme dans le monde du travail, une première clé pour relever ces défis est la simplification. Il s’agit de rendre la circulation et le partage de l’information plus fluides pour que les étudiants puissent se concentrer non pas sur ce qu’il faut faire pour acquérir la connaissance, mais sur les manières inédites d’exploiter celle-ci. C’est ici que les technologies de partage digital de l’information peuvent jouer tout leur rôle pour faciliter la diffusion des cours ou d’autres informations utiles. Elles permettent notamment aux étudiants d’accéder aux cours à distance via l’e-learning. Dans ce cas un contenu accélère l’acquisition du savoir.

    Une seconde clé réside dans la capacité d’expérimentation. De plus en plus, l’éducation se détourne du savoir pour adopter une approche expérientielle, sous la forme de travaux dirigés ou d’expérimentations sur le terrain. Dans de nombreux domaines, les tables interactives, la réalité virtuelle à 360° ou les imprimantes 3D ont déjà démontré leur potentiel pour permettre aux étudiants de toucher la réalité du doigt. Ces nouvelles formes expérientielles d’apprentissage ont cependant besoin d’un support théorique. Tout l’enjeu est de pouvoir mixer les deux approches, en faisant en sorte que les éléments d’information théorique puissent être mis à disposition au moment où les étudiants en ont besoin, c’est à dire lorsqu’ils sont en pleine expérimentation. La mise à disposition de tablettes, de tableaux blancs numériques ou de classes numériques, répond parfaitement à ce besoin en les mettant en situation de découverte active.

    Une troisième et dernière clé tient pour sa part à l’interactivité. Apprendre aujourd’hui ne signifie plus se taire et écouter un professeur, mais participer à une réflexion collective sur le sujet considéré. L’université composée de grands amphithéâtres est en train de disparaître au profit de lieux plus flexibles, conçus pour la rencontre et l’interaction. Celle-ci peut également avoir lieu à distance. Les outils de visioconférence et d’écran interactive à annotation distribuée permettent aujourd’hui plus d’interactions avec les professeurs qu’auparavant.

    Un environnement toujours plus compétitif

    La contrepartie de toutes ces évolutions enthousiasmantes est que les universités se trouvent dans un environnement bien plus compétitif qu’auparavant, et cela de deux manières. D’abord parce que ce n’est plus le savoir accumulé qui fait la notoriété de l’université, mais sa capacité à être en permanence à la pointe de la recherche dans ses domaines de prédilection. Pour cela, elle doit non seulement être en capacité d’attirer les meilleurs talents dans son corps enseignant, mais aussi les étudiants les plus prometteurs, par des méthodes éducatives innovantes et des services à forte valeur ajoutée. Ce changement de paradigme est désormais perceptible jusque dans l’organisation des locaux. Les grands amphis d’hier laissent de plus en plus la place à des espaces modulables, conçus pour s’adapter à la fréquentation et à la nature des cours. Les interactions visuelles et interactives en temps réels entre pôles internationaux se généralisent. Les universités de premier plan placent aujourd’hui au centre de leur stratégie l’amélioration continue de l’expérience étudiante en développant de nouveaux services ou de nouvelles pratiques digitales.

    Réduire les coûts

    Le second volet de cette compétition se situe sur les coûts. Parce qu’elle est à la pointe de la recherche et qu’elle doit sans cesse innover, l’université d’aujourd’hui nécessite plus d’investissements qu’hier. Pour les réaliser, elle doit travailler à l’amélioration de son efficacité opérationnelle en réduisant les coûts les moins directement liés à son cœur de métier, comme ceux de la maintenance des systèmes d’information ou des systèmes de communication et d’impression. La digitalisation des processus et des documents contribue également à l’expérience étudiant, et donc à l’attractivité de l’université, en accélérant la réalisation des formalités administratives. Elle permet en outre de répondre – à coût maitrisé, aux enjeux croissants de conformité réglementaire et de sécurisation de l’information dans un monde de plus en plus interconnecté.

    Innover en co-construction

    Le digital constitue en définitive à double titre un levier de performance et d’attractivité pour les universités. Il leur permet d’innover en matière de pédagogie et de gagner en efficacité dans la gestion. Mais comme les entreprises, les universités ne peuvent se lancer seules dans cette transformation de grande ampleur. Elles doivent être à la fois accompagnées et écoutées, pour pouvoir profiter simultanément des bonnes pratiques du monde de l’entreprise, mais aussi pour imaginer les leurs. Parce que les universités sont le lieu où s’invente le futur et que la compétition internationale de l’enseignement supérieur les concerne au premier chef, elles ne peuvent se contenter des recettes du passé.

    Plus que toute autre, la transition digitale du monde de l’éducation s’inscrit dans une démarche de co-construction qui doit associer, de façon formelle ou informelle, toutes les parties prenantes, depuis les étudiants, les professeurs et les enseignants-chercheurs jusqu’aux instances de décision et aux entreprises partenaires.

     

  • Le numérique au service de l’éducation

    LES ENJEUX TECHNOLOGIQUES

    Le secteur de l’éducation est un secteur particulier quand on aborde le sujet du numérique compte tenu de l’ampleur de ce secteur et des enjeux qu’il porte. En France, ce sont ainsi 54 000 écoles, 11 300 collèges et lycées, 13 millions élèves et apprentis et 860 000 enseignants en 1°et 2° degré qui sont concernés dans l’éducation nationale par les apports du numérique. Dans l’enseignement supérieur, environ 80 universités, 1600 écoles supérieures et 2,4 millions étudiants sont également concernés. Les enjeux identifiés pour ce secteur sont multiples.

    • Il s’agit tout d’abord de fournir des environnements d’apprentissage modernes et adaptatifs, pour permettre aux élèves et aux étudiants de développer les compétences nécessaires aux enjeux de société futurs. 27% des collèges et lycées et 20% des écoles et universités ont déjà déployé des tablettes mais les établissements sont encore plus nombreux à avoir des projets.
    • Il s’agit également de rechercher l’efficience pour l’éducation nationale, en permettant une utilisation optimisée des ressources. La refonte des infrastructures informatiques fait partie de ces initiatives.
    • Il s’agit également de fournir aux enseignants et aux formateurs de nouveaux outils, afin d’accompagner cette évolution.
    • Il s’agit enfin de permettre la mise en commun des ressources et des données, afin de permettre le partage des bonnes pratiques et une amélioration continue.DES RETOURS D’EXPERIENCES POSITIFSSi le développement du numérique est un enjeu de société majeur, des retours d’expérience concrets ont déjà été constaté au sein de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Lors d’un atelier de travail réalisé par IDC avec des acteurs exclusivement du monde de l’éducation, plusieurs retours d’expériences ont démontré les apports du numérique:
    • Pour le développement de l’innovation et de la créativité. L’usage de l’impression 3D permet par exemple à une école d’art et de design de tester des modèles et des approches irréalisables auparavant pour des raisons techniques et de couts.
    • Pour la communication entre les acteurs. L’échange entre les parents, les étudiants et les enseignants à travers des portails ou encore les alertes via les téléphones mobiles sont ainsi des exemples qui sont régulièrement revenus.
    • L’auto apprentissage et le développement de réseaux d’étudiants. Une école supérieure a ainsi développé un module d’apprentissage sur un environnement Cloud, qui permet aux étudiants d’accéder à l’ensemble des ressources mais aussi de suivre leur progression et d’échanger entre étudiants sur les difficultés rencontrées.De très nombreux autres exemples ont également été cités, qui permettent de renforcer l’engagement et la collaboration des étudiants, qui favorisent l’inclusion des étudiants plus vulnérables et l’implication de leurs parents, qui favorisent le développement des compétences des enseignants, mais aussi du contenu et des connaissances

    novembre 2015, IDC #FR393 Document réalisé pour Samsung Business

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