Étiquette : économie

  • Les 5 tendances pour réussir un Marketing Responsable

    Réussir avec un Marketing Responsable 

    Depuis sa création en 2013, le collectif « Réussir avec un Marketing Responsable » met en lumière les entreprises qui démontrent qu’offre responsable et création de valeur économique peuvent coexister harmonieusement.

    Avec ses Trophées, le collectif partage et valorise les pratiques inspirantes pour accélérer la transition écologique et sociale des entreprises et renforcer le rôle du marketing comme levier de transformation durable.
    « Le collectif Réussir avec un Marketing Responsable se réjouit des résultats du palmarès 2024, témoignant d’une diversité d’entreprises en action et d’un marketing qui se reconnecte avec l’innovation, prend la main sur la réduction des impacts et assure son rôle de passeur pour rendre le durable désirable.
    En rassemblant un réseau professionnel autour de ces initiatives, nous aspirons à encourager les entreprises à multiplier les actions à impact positif, accélérant ainsi la transition environnementale nécessaire et offrant la possibilité d’un avenir désirable » indique David Garbous, cofondateur du collectif « Réussir avec un Marketing Responsable ».

    5 tendances se détachent

    En 2024, la transformation vers des modes de production et de consommation plus durables continue d’accélérer et les entreprises jouent un rôle clé dans cette dynamique. Pour cette édition du Palmarès, cinq tendances se dessinent et illustrent comment le marketing responsable devient un moteur de transformation durable.

    Tendance 1 : L’art du Prêt-à-utiliser : vers une économie de la fonctionnalité

    Cette tendance reflète un tournant dans les comportements de consommation, où la recherche de solutions pratiques prend le pas sur l’achat de biens matériels. Cette évolution se manifeste par des modèles économiques qui privilégient l’usage plutôt que la possession, et qui intègrent des démarches circulaires pour réduire l’impact environnemental. Plusieurs entreprises incarnent cette évolution.
    Rapid Couture, par exemple, facilite la réparation et l’ajustement de vêtements, avec un réseau d’ateliers et un service en ligne qui encouragent la prolongation de la durée de vie des produits textiles. Mob-ion, pour sa part, propose des scooters électriques sur un modèle de vente à l’usage, réduisant ainsi l’impact environnemental tout en offrant des produits conçus pour être durables et réparables. Son modèle « Pérennité Programmée » repose sur une fabrication locale, et les scooters sont conçus pour être démontés et remis à neuf.

    Tendance 2 : Accélération des initiatives d’économie circulaire : Old is the new black

    Plusieurs initiatives de secteurs variés témoignent de l’engagement croissant des entreprises dans une démarche où l’ancien devient la base de nouvelles opportunités. Des solutions à la fois durables et économiquement viables voient alors le jour.
    Par exemple, Nexans propose Cableloop, un service de collecte et recyclage des câbles, permettant aux électriciens de valoriser leurs chutes tout en réduisant l’empreinte carbone des câbles fabriqués à partir de ces matières recyclées.
    Revisit s’engage dans cette tendance en créant du mobilier professionnel à partir de bureaux en fin de vie, intégrant l’économie circulaire dans le secteur du mobilier. Grâce à ces solutions, les entreprises contribuent à un modèle de production qui valorise les matériaux existants, limitant ainsi le gaspillage et l’impact environnemental.

    Tendance 3 : Retour aux ressources : quand moins, c’est mieux

    Face à la raréfaction des ressources, les entreprises sont poussées à sacraliser les matières premières et à revoir leur utilisation: : en les préservant, en les recyclant ou en réduisant leur utilisation. Il s’agit de faire plus et mieux avec moins, en intégrant des pratiques d’écoconception et d’économie circulaire.

    Ainsi, Salomon a conçu des chaussures de trail et des casques recyclables, en simplifiant les matériaux utilisés et en créant une filière de recyclage interne pour garantir la fin de vie responsable de ses produits.
    Daddy réduit de 64 % l’usage de plastique fossile vierge dans ses emballages, atteignant 99 % de recyclabilité.
    La marque L’Oréal Luxe, elle, innove avec des fontaines à parfums multi-marques chez Sephora, permettant aux clients de recharger leurs flacons et réduisant en conséquence l’utilisation de matériaux neufs.
    Enfin, l’entreprise Cyclik choisit de miser sur des matières végétales et locales pour concevoir des cadres de vélos en bambou et lin, alliant confort et faible impact carbone.

    Tendance 4 : « Plaisir sans gueule de bois » : réconcilier commensalité et responsabilité

    La tendance « Plaisir sans gueule de bois » reflète une volonté croissante de concilier plaisir de consommation avec responsabilité nutritionnelle et environnementale.
    Elle répond à une attente des consommateurs qui souhaitent profiter de produits de qualité sans compromettre leurs valeurs ou leur bien-être.
    Au cœur de cette tendance, des entreprises repensent leur processus de production en favorisant des ingrédients plus durables et une réduction de leur empreinte carbone. Par exemple, Fleury Michon avec ses alternatives végétales dans le rayon charcuterie, parvenant ainsi à une empreinte carbone de 1 kg/CO2 pour ces nouvelles gammes contre 5 pour le jambon traditionnel, tout en maintenant des standards de goût et d’accessibilité. De son côté, .nod propose des produits alimentaires qui privilégient les ingrédients locaux et bio, en supprimant toute forme d’additif ou de conservateur. Et quand on fait du Ketchup, ce n’est pas un petit sujet !

    Tendance 5 : Faites entrer l’humain : un employé valorisé, un consommateur responsabilisé, des communautés actives

    L’humain s’impose comme un moteur essentiel des transformations des entreprises qui réinventent leur manière d’interagir avec les individus, qu’il s’agisse des employés, des consommateurs ou des communautés.
    Cette tendance illustre la volonté de créer de la valeur en plaçant l’humain au cœur de l’innovation sociale et environnementale.
    La biscuiterie Handi Gaspi, par exemple, revalorise les invendus de pain bio en biscuits fabriqués par des personnes en situation de handicap mental et psychique, une initiative qui allie anti-gaspillage et insertion professionnelle.
    Caremakers, lancé par Renault, favorise l’accès à l’emploi en agissant dans les déserts de mobilité pour proposer une solution de location de voiture longue durée pour les personnes en période d’essai.
    Quant à Darty, avec son innovation des Avis Longues Durées, l’enseigne engage ses clients à partager leurs avis sur la durabilité des produits un an après achat, contribuant ainsi à une approche plus consciente de la consommation. Cette démarche montre que l’implication des clients va bien au-delà de l’achat : elle devient un élément clé dans l’amélioration des produits et dans la réduction de l’empreinte environnementale à long terme.

    Les Trophées 

  • Hausse des coûts énergétiques, approvisionnements difficiles, …5 conseils pour booster les ventes dans un contexte économique instable

    Entreprises : 5 conseils pour booster les ventes dans un contexte économique instable


    Selon Akeneo

    Les entreprises font face actuellement à des difficultés multiples. Hausse des coûts énergétiques, approvisionnements difficiles, consommateurs plus attentifs à leurs achats… la liste est longue. Une situation d’autant plus délicate pour des structures à taille humaine. Pourtant, en adoptant une stratégie adéquate, les entreprises peuvent espérer doper leurs ventes. Akeneo, leader de l’expérience produit, dévoile les 5 conseils à suivre pour y arriver.

    Donner confiance et fidéliser

    Fidéliser les clients revient tout d’abord à comprendre leurs besoins. Le contexte économique les pousse à être plus regardant, et pas uniquement sur le prix d’un produit. Pour les mettre en confiance, les marques doivent donc être transparentes sur les différentes politiques qui entourent l’achat. Conditions de retour, d’échange, disponibilité sont des exemples d’informations qui ont une importance capitale pour les consommateurs. En outre, 82 % des consommateurs ont renoncé à effectuer un achat important pour cause d’indisponibilité d’un produit ou à cause de son prix.

    En communiquant sur ces différents éléments de manière cohérente sur les différents canaux de vente, les entreprises peuvent ainsi éviter la frustration des clients.

    Prendre en compte les préoccupations sociétales

    En matière de transparence, les consommateurs ne s’arrêtent pas aux aspects logistiques, et souhaitent réaliser des achats réfléchis auprès de marques engagées. En effet, 43 % des consommateurs seraient disposés à payer plus pour des marques qui affichent leurs valeurs de marque.

    Le développement durable, par exemple, est un élément clé des informations produits pour 35 % des Français. Les entreprises peuvent donc tirer leur épingle du jeu en donnant de la visibilité aux éventuels labels, aux composantes d’un produit, etc. Leur valeur de marque ne s’en trouvera que renforcée.

    S’adapter à l’évolution économique

    Le contexte économique a très souvent forcé les entreprises à augmenter leurs tarifs. Une décision indispensable mais dommageable pour les entreprises qui peuvent voir leur clientèle s’amenuiser. Afin de garder un lien privilégié avec leurs clients, il est donc nécessaire de réaliser autant que faire se peut des opérations commerciales ciblées – type ventes privées, Black Friday ou soldes. L’ensemble de ces promotions pourront être relayés sur tous les canaux de communication grâce au PIM, et permettre ainsi de maximiser leur visibilité pour déclencher les achats.

    Être présent sur des canaux variés

    Adopter une stratégie omnicanale est devenu essentiel en 2023. Multiplier les canaux de ventes démultiplie les possibilités de toucher son audience. En utilisant le bon canal pour diffuser la bonne information produit, cela permettra d’accroître la possibilité de retour sur investissement. La montée en puissance des réseaux sociaux par exemple est une opportunité à saisir pour les entreprises. Et pour preuve, 78 % des Français trouvent que les informations produits dénichées sur les réseaux sociaux sont bonnes, peu importe le type de marques.

    Proposer des compléments pour augmenter le panier moyen

    Enfin, il faut capitaliser au maximum sur la visite des clients sur les canaux de vente pour leur proposer un maximum d’articles possibles. 71 % des consommateurs déclarent trouver des informations supplémentaires lorsqu’ils consultent plusieurs canaux. Pourtant, si l’information produit était renseignée de manière claire, cohérente et complète, ces derniers n’auraient pas à réaliser ces va et vient. Il est donc judicieux de travailler les fiches produits en proposant des articles complémentaires ou alternatifs afin de déclencher des achats additionnels.

  • Economie circulaire, made In France, paiement sans contact… les tendances retail en 2021

    Les tendances du retail 2021

    Par Tania Oakey, Directrice Marketing Retail de Cegid.

    Si en 2020 les revendeurs ont dû faire face à de nombreuses difficultés et relever de nombreux challenges avec la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, l’année 2021 sera elle aussi pleines de défis.

    Depuis presque un an, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 est venue perturber notre quotidien. Dans le retail, la crise sanitaire a été un véritable accélérateur de tendances, faisant bondir l’e-commerce, ou révélant l’absolu nécessité de disposer en magasin de services digitaux comme le Click & Collect. Autrement dit, être omnicanal n’a jamais été aussi impératif !

    Même si les ventes sur internet se sont développées durant la crise, le point de vente « physique » demeure le canal préféré des consommateurs, aussi bien pour aller retirer une commande que pour effectuer des achats. Il revient en revanche aux enseignes de rendre leurs magasins désirables malgré le déploiement des protocoles sanitaires. Cela passe par l’humain et la capacité des équipes de vente à répondre aux demandes des clients, que ce soit pour un simple renseignement, pour un achat, pour retirer un colis ou au contraire expédier la marchandise. En effet, si le digital continue de progresser, la présence de l’humain est l’élément qui permet le meilleur taux de transformation de l’acte d’achat.

    Preuve en est, les premières opérations de live streaming qui ont eu lieu en France, un procédé permettant une visite virtuelle en live du magasin, ont dopé les ventes jusqu’à 300 à 400 % chez certaines enseignes comme Leroy Merlin ou Fnac Darty. Des chiffres particulièrement attrayants pour des enseignes et marques qui doivent absolument maîtriser et optimiser leurs coûts de fonctionnement et ceux de leur transformation digitale.

    Les 6 tendances attendues, nouvelles ou qui vont se renforcer dans le Retail en 2021.

    1 – L’économie circulaire s’impose

    D’après Kantar, entre septembre 2019 et septembre 2020, 29% des français ont acheté des vêtements, des chaussures ou des accessoires d’occasion. Soit 10 points de plus qu’en 2018. Si Leboncoin ou Vinted sont des précurseurs dans le domaine, beaucoup de marques et d’enseignes spécialisées n’ont  pris ce virage de l’occasion que récemment. La Redoute, Aigle, Promod, Kiabi, Bash, Zalando, Veepee ou encore Cdiscount, veulent tous prendre une part de ce marché estimé à 1 milliard d’euros. Les distributeurs comme Auchan ou Carrefour nouent même des partenariats avec Patatam, un spécialiste de la seconde main pour le textile. Cette percée de la seconde main se retrouve dans d’autres catégories comme les produits high-tech ou électroniques. Back Market ou Recommerce voient leurs ventes progresser chaque trimestre.

    Dans le monde du sport, Decathlon expérimente la revente de produits d’occasion, mais aussi de location. Cette tendance va de pair avec la seconde main, certains consommateurs n’ayant plus « besoin » de posséder des articles. Le mode locatif leur offre plus de flexibilité, tout en ne leur donnant pas le sentiment de « surconsommer ».

    Seconde main et location de produits sont deux offres qui devraient prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. D’une part, parce que le pouvoir d’achat est en baisse, ou devrait encore baisser, avec la crise sanitaire qui provoque une crise économique. D’autre part, parce que la prise de conscience environnementale des consommateurs qui cherchent à mieux consommer gagne aussi du terrain.

    2- Les marques doivent s’engager à développer leur communauté et promouvoir
    le “Made in France”

    « Je suis ce que je consomme ». Ce postulat est adopté par de plus en plus de consommateurs qui n’hésitent pas à adapter ou modifier leurs achats en fonction des engagements des marques et enseignes. Ainsi, tout scandale lié à l’environnement ou au gaspillage pourra être lourdement sanctionné.

    Par ailleurs, le confinement a contribué à renforcer le « made in France » et l’achat de produits locaux, les français s’accordant de plus en plus à « consommer local » ou dans les commerces de proximité.

    Un nombre majoritaire de français envisagent ainsi désormais de consommer de façon différente et plus responsable. Les enseignes doivent donc impérativement se poser la question des valeurs qu’elles veulent transmettre et les revendiquer. L’exercice se révèle complexe car ces prises de position peuvent être clivantes, mais il est nécessaire pour fédérer une communauté. Qui, en échange, sera plus que jamais fidèle à la marque ou à l’enseigne.

    3- L’omnicanal, encore et toujours

     L’année 2021 sera omnicanale ou ne sera pas. Si le sujet n’est pas nouveau, il revêt avec la crise sanitaire et économique une importance capitale. Ainsi, les services digitaux ne sont plus une option mais une nécessité.

    Les enseignes qui avaient du retard sur le sujet ont été lourdement sanctionnées durant les récentes périodes de confinement. Sans vision en temps réel des stocks magasin, impossible de proposer des services de Click & Collect ou de ship-from-store. Résultat, les magasins ont dû tout simplement baisser leur rideau, sans possibilité de revenus.

    Au-delà des services, les revendeurs doivent également faire preuve d’agilité entre les canaux et gommer les éventuelles frictions dans leur parcours client. Là aussi, il ne s’agit pas d’une nouveauté mais l’enjeu reste toujours aussi déterminant. Tout frein rencontré dans le parcours client sera sanctionné par un départ du consommateur. Une grande majorité des consommateurs indiquent qu’ils ne reviendront pas chez un revendeur s’ils ont eu une mauvaise expérience d’achat, que ce soit en magasin ou en ligne.

    4 – Vers des magasins « couteaux-suisses »

    Comme précédemment indiqué, les crises sanitaires et économiques constituent des accélérateurs de tendances. Et parmi les mutations qui se sont accélérées figure la transformation du magasin. Avec la montée de l’e-commerce, les boutiques ont, elles aussi, un rôle à jouer pour satisfaire les clients web, au travers du Click & Collect et du Ship-from-store. Les équipes en magasin doivent d’ailleurs être formées à ces nouvelles pratiques qui les amènent à réaliser du picking en magasin et à préparer des colis. Les dark stores – magasin ou entrepôt dans lequel les employés, «les pickers», arpentent les allées à la place des clients pour préparer leurs commandes –  émergent également et permettent d’implanter les stocks au plus près des clients pour accélérer ainsi les délais de livraison.

    Enfin, c’est l’organisation et l’agencement des magasins qui doivent être repensés. Les caisses et leurs larges comptoirs se font plus rares au profit de pôle de services et d’outils mobiles entre les mains des vendeurs. Le niveau des stocks baisse et les articles sont mieux exposés. Le digital permet de pallier cette diminution des références disponibles en point de vente puisque les vendeurs peuvent facilement commander une taille ou un coloris manquant. Et l’espace gagné en magasin permet de laisser la place à des zones d’expérience autour du produit ou en écho aux engagements de la marque.

    5 – Vers des employés « ambassadeurs »

    Longtemps, les équipes en magasin ont été les grands oubliés de la transformation digitale. Ce sont pourtant eux qui sont en première ligne puisque leur rôle et les outils qu’ils utilisent évoluent. Les marques et enseignes l’ont désormais bien compris et l’e-learning s’impose pour s’assurer que toutes les équipes de ventes disposent de la bonne formation.

    Par ailleurs, les vendeurs, grâce au déploiement des outils de mobilité, disposent désormais d’un grand nombre d’informations sur la marque, les produits et les clients.

    On entre enfin dans une nouvelle ère où le vendeur devient un réel ambassadeur de la marque, un animateur de communauté. Cela s’explique par la montée des réseaux sociaux et l’avènement du commerce social. Les enseignes et marques s’emparent ainsi du live streaming à l’instar Des Galeries Lafayette. Les personnal shoppers du magasin Haussmann ont ainsi répondu durant les périodes de confinement aux demandes des clients en vidéo. Les cabines d’essayages ont été aménagées et les produits vivement éclairés pour être bien visibles en vidéo. Tout le défi réside dans la bonne formation du personnel et la mise en place d’un nouveau parcours d’achat à distance sécurisé.

    6 – Répondre à la demande du sans contact et des achats Quick & Go

    La crise sanitaire et économique a, enfin, fait émerger le besoin d’un shopping sans contact, mais qui n’est pas forcément pour autant un achat e-commerce avec une livraison à domicile. Le magasin a toujours une place à part dans le cœur des consommateurs. En revanche, ces achats doivent pouvoir se faire rapidement, en mode Quick & Go. Cette approche rappelle immédiatement les magasins Amazon Go où le client s’identifie, prend un produit et sort. En France, Black Box de Monoprix ou encore Boxy ont repris ce concept mais uniquement pour le commerce « alimentaire ». Dans le textile ou encore la bijouterie, cette approche Quick & Gos’est traduite par la création du service Ask & Collect. Le principe ? Depuis une vitrine ou en appelant un magasin, les clients peuvent commander leurs articles et se faire livrer à domicile, ou bien les récupérer en point de vente dans les heures qui suivent.

    La recherche d’un achat rapide et sans contact a aussi des conséquences sur la caisse et sur la façon de payer ses achats. Ainsi, le paiement sans contact a explosé en 2020. D’une part, parce que le plafond maximal a été relevé de 30 à 50 euros. D’autre part, parce qu’il a été encouragé chez de nombreux distributeurs afin de limiter les interactions physiques.

    Dans certains secteurs, tels que le luxe, le Pay By Link – une solution qui permet de créer des liens de paiement en toute sécurité, afin de les envoyer aux clients par e-mail ou encore via les réseaux sociaux – est également en forte hausse. Dans le même esprit, mais également pour permettre de limiter les files d’attente, l’encaissement mobile, par un vendeur ou par le client lui-même en toute autonomie, représente également un atout.

  • Relance économique : le point de vue des entreprises et des français

    Les Français attentistes sur la relance et la transformation numérique

    La première édition de l’étude Kantar Global Business Compass, menée auprès de plus de 4500 cadres d’entreprises du monde entier, dévoile que les cadres français, s’ils sont parmi les plus satisfaits du soutien financier des pouvoirs publics depuis la crise, sont plus pessimistes sur les perspectives de reprise. Interrogés sur la relance économique, ceux-ci comptent peu sur la redéfinition de la stratégie commerciale de leurs entreprises ou le renforcement du e-commerce et anticipent des fusions-acquisitions, voire des prises de participation potentielles de l’Etat dans les secteurs stratégiques.

    COMMENT LES ENTREPRISES ONT-ELLES ADAPTE LEUR ORGANISATION FACE A LA CRISE ?

    Des mesures moins liées à des ajustements business qu’aux collaborateurs pour les entreprises basées en France

    Face à la baisse d’activité en 2020, les cadres d’entreprises du monde entier relatent 3 grands types de mesures : l’adaptation de leur business aux nouvelles conditions des marchés (58%), la baisse des investissements (61%) et les mesures relatives au personnel (62%).

    En France, les ajustements sont moins liés à l’adaptation du business (37%) et concernent davantage le personnel (75%). Sur ce dernier point, si le gel des embauches est équivalent en France et dans le monde (43% vs. 46%), les mesures plus spécifiquement françaises concernent :

    • La prise de congés « imposés » pendant les périodes de confinement (50% vs. 18% au global)
    • La baisse du nombre d’heures travaillées (23% vs. 14%) – L’application des aides gouvernementales (19% vs. 11%)
    • Les cadres français plus satisfaits des mesures publiques de soutien financier mais en attente de reports d’impôts et de soutien temporaire sur les charges salariales
    • Plus de la moitié des cadres internationaux (54%) expriment la nécessité d’un soutien continu du politique, principalement sous la forme d’une amélioration des conditions fiscales ou d’un report des paiements d’impôts.
    • Par ailleurs, près d’une entreprise sur trois au niveau mondial (32%) a exprimé un besoin de soutien en trésorerie, au travers d’une facilitation de l’accès au financement ou de subventions en espèces.

    Ces niveaux sont équivalents en France avec toutefois une plus forte attente de reports d’impôts (36% vs. 20% au global) et d’un soutien temporaire pour les charges salariales (35% vs. 22%).

    Face à ces besoins, moins d’un cadre sur trois dans le monde, (29%) se dit satisfait du soutien financier reçu par son entreprise et/ou gouvernement tandis qu’une entreprise sur cinq (20%) exprime son insatisfaction.

    En France, le taux de satisfaction sur ce critère est bien plus élevé (45%) et le niveau de critique très faible (4%). A ce titre, la politique du « quoiqu’il en coûte » initiée par le Gouvernement est bien perçue et porte ses fruits.

    Des budgets marketing impactés en France et au global : -36,7% en moyenne

    Près des deux tiers (61%) des entreprises au niveau mondial ont réduit leurs dépenses marketing de 36,7% en moyenne en 2020, tandis que moitié des entreprises (50%) a réduit ses dépenses de communication et médias de 39,3% en moyenne. La France est très en ligne avec ces niveaux internationaux.

    COMMENT LES CADRES SE PROJETTENT-ILS DANS L’AVENIR ?

    Des cadres français plus pessimistes que leurs pairs internationaux sur les perspectives de reprise : près de 4 cadres sur 10 estiment qu’elle se produira en 2022, voire après

    • Plus des deux tiers (69%) des cadres d’entreprises dans le monde prévoient de terminer le second semestre 2020 en baisse. L’intensité de l’impact est anticipée de manière plus forte en France (23 % des répondants se positionnent sur un impact très négatif vs. 15% auglobal)
    • Seul un quart des cadres interrogés (23%) s’attendent à ce que leur entreprise se rétablisse en fin d’année, tandis que 41% s’attendent à une reprise à mi 2021. Les cadres Français se situent là encore dans une perspective de reprise plus pessimiste, puisqu’ils sont 39% à penser que la reprise se produira en 2022 voire après (vs. 27% au global).Pour la reprise, près de 7 cadres français sur 10 s’attendent à une prise de participation de l’Etat dans les secteurs stratégiquesAu niveau global, les cadres s’attendent à des opérations de fusion et acquisition (58%). S’ils sont alignés sur ce thème (64%), les cadres français anticipent davantage de prise de participation de l’Etat dans les secteurs stratégiques (68% vs 42%) et moins d’adaptation au travers de lois de protection des salariés (28% vs. 46%).Selon les cadres français, le renforcement du e-commerce fait moins partie des priorités stratégiques que pour leurs pairs internationaux :
    • Le renforcement du e-commerce : s’il s’agit d’une priorité stratégique pour plus de 70% des personnes interrogées dans le monde, cela n’est vrai que pour 56% d’entre elles enFrance
    • La redéfinition des stratégies commerciales (44% dans le monde vs. seulement 24% en France)
    • La redéfinition du périmètre du business (géographie, catégories) (47% dans le monde vs 36% en France)
    • De nouvelles manières d’envisager la relation client (49% dans le monde vs. 36% en France)Une situation d’autant plus paradoxale que 82% de cadres Français reconnaissent que le comportement et les habitudes des consommateurs changeront durablement après la crise : 90 % d’entre eux anticipent une forte croissance des achats digitaux des consommateurs.
  • I.A. et Big Data ne reflètent pas la réalité…

    Intelligence Artificielle et Big Data :  Quels impacts pour l’économie et l’entreprise ? 

    Par Jean-François Marcotorchino, Directeur de recherche Associé au Laboratoire de Statistique Théorique et Appliquée (LSTA) de Paris VI/UPMC. Professeur des Universités, chargé de cours à Paris VI et à l’ISUP (Institut de Statistique de l’Université de Paris). Ancien Vice-Président, Directeur scientifique de Thales SIX, et « Thales Technical Fellow ».

    Intelligence Artificielle et Big Data sont deux sujets dont on reparle aujourd’hui simultanément. Avec la robotique ils enflamment l’imagination de nos contemporains. Certes la cohabitation de l’homme avec des systèmes artificiels est depuis longtemps l’un des thèmes favoris de la science-fiction. Quant à l’économie, dans le passé, ces disciplines ont tour à tour suscité espoirs démesurés puis déceptions, et ce, de façon quasi cyclique. Mais nombre d’événements récents, souvent habilement mis en scène, laissent à penser que s’ouvre à nouveau une ère de ruptures dans la technologie. C’est pourquoi I.A. et Big Data nourrissent désormais un véritable débat de société. Dans ce livre blanc, Jean-François Marcotorchino, aidé dans sa réflexion par Christophe Faurie**, spécialiste en conduite du Changement, donnent une lecture sur l’impact réel et raisonnablement prévisible de l’I.A. et du Big Data sur l’économie et l’entreprise.

    Scientifiquement, les technologies actuelles de l’I.A. et du Big Data font appel, de plus en plus, à des algorithmes mathématiques de haut niveau s’appuyant sur des machines de plus en plus puissantes. Mais la nouveauté et les perspectives de rupture sont loin d’être aussi radicales qu’on se plaît à le faire croire. Aussi est-il important de bien faire la part entre progrès en cours de validation, et redécouverte de techniques préexistantes et peu diffusées, ou encore entre percées scientifiques réelles et validées et « relooking » d’approches déjà connues. C’est cette préoccupation qui anime cette réflexion : quel est le bénéfice de l’I.A. et du Big Data sur l’économie et l’entreprise ?

    Elle conduit à une conclusion pratique : ce que l’on entend actuellement sur I.A. et Big Data ne reflète pas la réalité.

    D’une part, s’il y a matière à une transformation radicale, elle n’est pas où nous la cherchons. Et elle n’aura pas l’impact que l’on dit. Elle est, en quelque sorte, « démocratique ». Elle sourit au talent humain ou social, et ne coûte pas cher.

    Ensuite, On a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. L’I.A. et le Big Data n’ont pas les capacités qu’on leur prête. Ils font face à des obstacles. Plus exactement : 5 « antinomies ». Cependant, Une avancée n’est pas impossible. C’est un problème de mathématiques. Or, en France, nous avons des mathématiciens et statisticiens d’un excellent niveau. Encore faut-il qu’ils ne nous quittent pas…

  • Le vrai potentiel de l’économie collaborative

    Economie collaborative : La France en pôle position

    Près de 9 000 start-up composent le marché de la consommation collaborative dans le monde aujourd’hui. Etant estimé à 15 milliards de dollars en 2015, ce dernier devrait représenter 335 milliards de dollars en 2025, ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen de +36,4 % et une multiplication du marché par plus de 20 en 10 ans.[1]

    Avec un tel potentiel, l’économie collaborative reste un modèle intéressant qui n’a pas encore atteint son sommet, ni en termes de puissance économique, ni en termes d’innovation. Focus.

    [1] http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/prospective/Numerique/2015-07-Consommation-collaborative-Rapport-final.pdf

    La France et les US sont les pays leaders de l’économie collaborative

    Au niveau mondial, les Etats-Unis et la France sont les pays leaders en ce qui concerne l’économie collaborative, que ce soit en volume d’affaires ou bien en diversité de l’offre.

    3,2 millions d’Américains se servent déjà des différentes plates-formes de l’économie collaborative et génèrent ainsi un revenu. 19% des Américains ont déjà effectué une transaction dans le « business du partage » et 44% des consommateurs américains connaissent le principe de l’économie du partage et sont conscients de de sa signification.[1]

    En France, l’économie collaborative représente un marché d’environ 3,5 milliards d’euros. L’Hexagone est un marché exceptionnellement riche et dynamique, avec 276 plateformes collaboratives, dont 70% sont françaises.[1]

    L’achat ou la vente de biens entre particuliers via des plateformes en ligne concernait 52%[2] de la population en 2013, et 32% des Français indiquent recourir à des pratiques de mobilité collaborative dont 21% pour le covoiturage[3]. Les Français sont donc non seulement ouverts envers les concepts liés à la consommation du partage, mais ils en profitent dans tous les secteurs.[4]

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    « En ce qui concerne la consommation collaborative, les Français n’ont rien à envier aux Américains. L’offre en France est extrêmement riche et dynamique, et il y a une vraie volonté d’explorer et d’innover – du côté des utilisateurs et du côté des créateurs de l’offre. » souligne Lucas Schmitter, Responsable du Développement Business chez Askheem.

    Perspectives: Remettre l’humain au centre

    Selon les experts et leurs statistiques, l’économie collaborative est loin d’avoir atteint son sommet, en France aussi bien qu’à l’international.

    Aux Etats-Unis, les utilisateurs pourraient être jusqu’à 40 millions en 2020 à se servir des différentes plateformes de l’économie collaborative.[1] Pour la France, le marché de l’économie collaborative devrait être multiplié par trois d’ici à 2018.[2]

    Ce grand succès économique révèle des enjeux divers qui confrontent les acteurs de la consommation collaborative à de vrais défis. L’utilisateur devient plus exigeant vis-à-vis de l’offre et vis-à-vis de ce que les plateformes lui apportent. Les acteurs doivent donc adapter leur offre de manière à ce qu’elle puisse être entièrement intégrée dans la vie quotidienne des utilisateurs à long terme.

    « C’est la raison pour laquelle nous avons lancé ce projet d’Askheem autour de ces axes principaux : D’un côté, nous proposons un outil qui rassemble toute la diversité de la consommation collaborative, il est facile à utiliser de façon à créer le « réflexe Askheem ».

    D’un autre côté nous renforçons le lien social entre les gens, car la transformation numérique accroit l’isolement et le rapport humains se raréfie. » explique Lucas Schmitter.

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  • Quel modèle économique pour l’IoT ?

    Perspectives et business models 

    Par Philippe Van Hove, Vice-Président Europe de l’Ouest, Zuora

     Si vous êtes une industrie de dimension mondiale, vous êtes certainement déjà entré de plain-pied dans l’Internet des objets (IoT) et avez probablement investi dans des stratégies et infrastructures. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela vous ouvre de nouvelles perspectives de produits, de développement ou encore de « business models ». Une récente étude de McKinsey intitulée « Capitaliser sur les potentialités de l’Internet des objets » estime en effet que les perspectives commerciales de l’IoT sont faramineuses puisqu’elle les évalue entre 3,9 et 11,1 trillions de dollars par an d’ici 2025 ! Dans cette nouvelle économie, il me semble que trois stratégies critiques doivent être abordées.

    1. De la vente d’un simple produit à un service 

    Les produits de l’Internet des objets sont intelligents et connectés. Mais pour en tirer pleinement parti, il est capital d’évoluer vers un modèle centré sur l’abonnement, et plus précisément, de prendre conscience que pour un utilisateur (c’est à dire un abonné potentiel), la qualité d’expérience est plus importante que le produit par lui-même. Ainsi, l’étude de McKinsey souligne que la capacité à superviser des équipements sur le site même d’un client permet à son fabricant de les commercialiser en tant que « services » grâce à la nouvelle possibilité offerte par l’IoT de les facturer à l’utilisation. Ajoutons que ce retour d’informations présente de nombreux autres avantages : pour guider le développement de nouveaux produits, réaliser des ventes croisées ou additionnelles, etc. Comme le note cette étude : « Cette approche de service permet aux fournisseurs de nouer des relations plus « intimes » avec leurs clients dans lesquelles leurs concurrents auront de grandes difficultés à s’immiscer. »

    Beaucoup de questions concernant cette transition des produits aux services demeurent. Or, il s’agit bien d’une tendance de fond du marché, attestée par de nombreuses créations d’entreprises dont le succès et la valorisation ne se sont pas démentis. Rappelons par exemple qu’Apple a récemment commencé à commercialiser ses matériels à travers un abonnement pur et simple. Beaucoup y ont vu une simple réaction concurrentielle, reproduisant les modèles déjà proposés par les principaux opérateurs du marché. Cependant, comme en atteste une récente étude de marché conduite par Goldman Sachs, les perspectives de croissance vont bien au-delà de cette perception d’une attitude simplement réactive face à la concurrence. Dans son rapport « Market Conviction », Goldman Sachs préconise fortement l’achat d’actions Apple dont il fixe la cotation cible à 160 $ par action – soit une plus-value de quelque 50 % par rapport à son prix de clôture actuel ! Pourquoi ? La monétisation des services. La fusion de ses prestations et des matériels au sein d’une offre globale d’abonnement est en effet aujourd’hui le mode de développement le plus prometteur en raison de sa haute valeur ajoutée.

    Une récente interview d’Andy Mattes, le PDG de Diebold (principal fabricant et distributeur d’automate bancaire) portait sur la façon de maximiser la création de valeur actionnariale dans le contexte d’un récent rachat d’entreprise et de changement du paysage concurrentiel. Le débat était organisé autour de deux thèmes clés : tout d’abord, la capacité de Diebold à optimiser sa production et à intégrer des technologies de biométrie à ses produits connectés intelligents et d’autre part, sa propension à créer de la valeur en commercialisant sa production en tant que service, ce dernier point ayant selon le dirigeant de Diebold un impact direct sur la valeur actionnariale de sa société. Comment ? En augmentant les marges, en fournissant des solutions logicielles rentables et centrées sur le client. De tels exemples sont aujourd’hui monnaie courante dans la mesure où le modèle de facturation à l’utilisation est plus favorable au client grâce aux outils de supervision et de mesure d’utilisation des produits.

    Que ce soit dans le domaine B2B ou B2C, l’Internet des objets a la capacité de transformer virtuellement n’importe quel produit en service, et par conséquent, de créer des fondations idéales pour nouer des relations plus proches et durables avec le client. Le défi opérationnel pour les entreprises consiste dès lors à construire une infrastructure de transition leur permettant d’adopter un mode de développement centré sur la nouvelle économie de l’abonnement.

    2. Connaître le comportement de ses clients-abonnés. 

    On constate aujourd’hui que les consommateurs possèderont de plus en plus d’appareils connectés de toutes sortes – de leurs voitures, à leurs systèmes de domotique en passant par divers dispositifs vestimentaires. Cependant, pour réussir dans ce domaine, il ne suffit certainement pas de « coller » des capteurs sur un objet donné pour en faire un « produit intelligent ». Il s’agit de raisonner en termes de « création de valeur ajoutée » ; une tendance reconnue par de nombreuses entreprises. Le nouvel assistant de santé connecté lancé par Visiomed en est un bon exemple. Grâce aux données vitales collectées du patient, cet assistant permet, grâce à la puissance de l’intelligence artificielle qui a démontré un taux de 87% de diagnostics cohérents et à la complémentarité de la plateforme de téléconseil, une nouvelle expérience de la santé.

    Cette notion de résultat final escompté est également cruciale dans l’univers de l’Internet des objets pour le grand public. Nest, n’est pas uniquement un thermostat. Il doit plutôt être considéré comme un « cerveau domotique », capable de mémoriser les habitudes de chauffage, d’émettre des alertes en cas de présence de certaines particules dans l’air. De la même façon, les véhicules bénéficiant de connexions mobiles Autonet disposent d’un système de diagnostic permanent permettant par exemple de générer des alertes pour planifier le contrôle des émissions du véhicule, de contrôler la vitesse d’un jeune conducteur, etc.

    Pour répondre aux attentes des consommateurs les plus exigeants et les mieux informés, il est donc capital de développer des services capables d’« apprendre » et de s’adapter à leur comportement afin de s’améliorer d’eux-mêmes de façon entièrement autonome.

    3. Monétiser et sécuriser les données.

    L’Internet des objets induit un changement radical dans la façon de penser la sécurité. Le récent « piratage » des Jeeps Cherokee a démontré qu’une voiture connectée est susceptible d’être détournée à distance, même si son conducteur est au volant ! Ce type de menace est appelé à croître dans les mêmes proportions que l’explosion du nombre d’appareils connectés.

    La sûreté de l’Internet des objets exige en effet de mettre en œuvre deux principes sécuritaires de base : un robuste système d’authentification et des communications hautement sécurisées. Une solution leader prenant en charge ces deux problématiques existe en réalité depuis des décennies à travers les infrastructures à clés publiques (PKI). Ce système établit en effet une plateforme de « confiance » grâce à des services d’authentification forte et à un mécanisme de cryptage basé sur des certificats numériques.

    Il n’est pas certain que l’environnement PKI reste idéal à long terme ; cependant, c’est à ce jour la meilleure option pour toutes les entreprises actives sur le marché de l’Internet des objets souhaitant protéger leurs clients – et par la même leur réputation. Il ne fait désormais aucun doute que la sécurité des données a rejoint la sécurité physique au niveau des priorités critiques de toutes les entreprises impliquées dans l’IoT.

    Au-delà de cette problématique de sécurisation des données, la capacité à les fournir également sous forme de service (ou DaaS, « Data as a Service ») peut également être un élément clé d’une stratégie pour l’Internet des objets. Il est par exemple possible que vous soyez« dépossédé » de votre relation client  si vous êtes un fournisseur de premier niveau (grossiste), ou si  vous vous appuyez sur un réseau complexe de revendeurs ou de distributeurs par exemple. Dans ce cas, les données de vos objets connectés pourront ainsi être quantifiées et faire l’objet d’« abonnements » pour tous ceux qui en ont besoin pour développer leurs business mais surtout, vous garderez la main sur l’expérience numérique de vos clients qui vous aurait échappée avec un produit lambda.

    En synthèse : le client est roi !

    Les nouveaux business models évolueront constamment au fil des progrès de l’Internet des objets pour offrir à des clients toujours plus exigeants de nouveaux modes de consommation. Dans ce nouveau cadre, les gagnants seront sans aucun doute ceux qui auront su évoluer assez rapidement vers des approches centrées sur des abonnements et sur la commercialisation de produits en tant que services (PaaS). C’est un challenge qui peut sembler insurmontable à certains dans la mesure où il s’agit en réalité d’envisager une véritable reconstruction organisationnelle et de complètement repenser ses systèmes de gestion. Comme toujours, les précurseurs seront les leaders de demain sur leurs marchés respectifs.

    L’Internet des objets soulève certes de multiples problématiques mais, à ne pas en douter, ceux qui en triompheront en tireront de considérables bénéfices. Il s’agit pour cela de se focaliser sur les besoins des clients en matière de services plutôt que de penser en termes de création de nouvelles générations de produits.

    De quels services vos clients ont-ils besoin ? Quels résultats en escomptent-ils ? Et enfin, quelles mesures de sécurisation pouvez-vous mettre en œuvre pour les protéger ?

  • Mobile : la Chine dépassera les Etats-Unis en 2016

    App Annie dévoile le futur de l’app économie : 101 milliards de dollars à horizon 2020

    Toute entreprise est un éditeur d’applications en puissance – les applications ne sont plus réservées aux éditeurs de jeux vidéo ou aux médias – les banques, les distributeurs, les compagnies aériennes, les sociétés de transport et les services publics proposent désormais des apps.

    Le développement de la stratégie applicative des éditeurs, soutenus par un écosystème dynamique d’investisseurs et de sociétés de capital-risque, s’accompagne de questions critiques sur le futur des apps : Quel sera le taux de croissance de l’app économie ? Quelles sont les régions à forte croissance ? Quels facteurs stimulent la croissance et pour quelles catégories ? Quel est le taux de rendement du marché des apps ? Quelle sera la prochaine grosse plateforme de l’app économie ? Les prévisions sur le marché des apps d’App Annie vous permettront de répondre à ces interrogations et d’en adresser bien d’autres.

    “Ces prévisions sur l’app économie ont été conçues comme un document permettant d’identifier les connaissances clés et les tendances d’un marché des apps dynamique et en constante évolution, et fournir aux entreprises une grille de lecture de ce marché”, déclare Danielle Levitas, senior vice president of research chez App Annie. “Nous avons combiné plus de 10 000 sources d’information à nos données détaillées sur le marché des apps, pour élaborer des prévisions sans précédent en termes de rigueur scientifique.”

    Ces premières prévisions App Annie sur l’économie des applications soulignent les points suivants : 

    • En 2016, le marché des apps mobiles devrait croître de 24% dans le monde, pour atteindre un chiffre d’affaires brut de 51 milliards de dollars générés dans les apps stores.[1] D’ici 2020, le chiffre d’affaires brut devrait atteindre les 101 milliards de dollars dans ces mêmes apps stores.
      • Une croissance stable dans la plupart des marchés développés, combinée à la forte croissance des marchés émergents, va alimenter l’expansion continue du marché des apps mobiles.
      • Bien que les marchés importants comme les Etats-Unis, le Japon et la Chine restent les principaux moteurs de la croissance du chiffre d’affaires des apps, App Annie prévoit de formidables opportunités dans les marchés à forte croissance que sont l’Inde, l’Indonésie, le Mexique et l’Argentine.
    • D’ici le milieu de l’année 2016, la Chine dépassera les Etats-Unis en termes de chiffre d’affaires généré dans les apps stores, l’ayant déjà surpassé en nombre de téléchargements au début de 2015.
    • Les chiffre d’affaires générés et l’utilisation des apps résistent aux phénomènes de crise, en témoignent les fortes croissances enregistrées en Argentine et au Brésil en 2015.  Ceci rappelle la vigueur de marché du smartphone et des apps sur la période 2008-2010 dans des pays matures comme les Etats-Unis.