Étiquette : ecomemrce

  • La sécurité : un impératif pour le e-commerce B2B

    Cybercriminalité, les sites ecommerce B2B n’y échappent pas


    Par Laurent Desprez, Vice President and General Manager for Europe at Oro Inc

    Les entreprises, organisations et structures publiques sont aujourd’hui toutes confrontées à la cybercriminalité. Dans ce contexte, les cyber attaques sont responsables de nombreux problèmes comme une perte de réputation, de CA, une rupture d’activité, etc.
    L’industrie du e-commerce ne fait pas exception.

    En effet, la très forte montée en puissance du e-commerce (notamment en B2B) est désormais une tendance durable qui conduit les professionnels à positionner la sécurisation de leurs plateformes comme une donnée stratégique. De plus, il y a encore peu de temps, peu de transactions B2B étaient réalisées par rapport au B2C. De fait, le e-commerce B2B était encore relativement épargné par les cyberattaques. Ce n’est plus le cas désormaisi au regard des forts volumes de transactions réalisés à l’échelle mondiale. Il est donc stratégique de positionner la sécurité au centre de son projet.

    Mettre en place des standards de paiements sécurisés

    Il est fondamental de s’appuyer sur des normes reconnues. Un consortium de sociétés de cartes de crédit ainsi que le Conseil des normes de sécurité de l’industrie des cartes de paiement (PCI) ont établi des normes pour assurer la sécurité des données par toute entreprise qui traitait les cartes de crédit. Ces normes sont appelées normes de sécurité des données (DSS) et s’appliquent aux entreprises qui traitent des transactions en face à face ainsi qu’aux entreprises de commerce électronique. L’objectif de PCI DSS est alors tout simplement de gérer en toute sécurité les informations de paiement des acheteurs utilisant des cartes de crédit. Les e-commerçants doivent être conformes à cette norme.

    Garantir qu’il s’agit bien du bon site marchand

    Sur ce point, il est important de s’appuyer sur des certificats de confiance. Mettre en place un HTTPS et des SSL sont des éléments centraux qui permettent à l’internaute de s’assurer qu’il est bien sur le bon site en vérifiant l’exactitude du certificat et qu’il peut échanger de bout en bout ses informations en toute confiance. De fait, il s’agit d’une première étape engageante pour proposer une expérience d’achat de qualité. On notera aussi que s’appuyer sur un HTTPS est également aujourd’hui un incontournable pour pouvoir être bien référencé sur les moteurs de recherche.

    Choisir la bonne plateforme e-commerce

    Les entreprises doivent apporter un soin particulier pour sélectionner une plateforme adaptée à leur besoin et qui garantit un haut niveau de sécurité. En ce sens, attention à bien évaluer ce point et à éviter les développements sur mesure difficiles à maintenir et qui n’intègrent pas en continu les derniers standards et nouveautés à mettre en place pour garantir au web marchand comme à l’acheteur une sécurité optimale. On notera également que les aspects liés au RGPD doivent être pris en compte.

    Auditer son site en continu

    La sécurité informatique est un sujet mouvant qui ne cesse d’évoluer. Dans ce contexte, il convient de mener des audits réguliers de son site pour s’assurer que ce dernier est bien en capacité de protéger ses utilisateurs contre les dernières menaces. C’est aussi un élément clé pour l’e-commerçant qui peut s’assurer qu’il ne sera pas impacté dans son exploitation par des cyberattaques.

    Bien d’autres sujets sont possibles pour élever le niveau de cybersécurité des sites e-commerce B2B. Une chose est sûre, la cybersécurité est bien plus qu’un élément technique, c’est bien une priorité stratégique qui se positionne au centre de la qualité de l’expérience délivrée aux acheteurs.

     

  • Commerce en ligne : 10 tendances à suivre

    Commerce en ligne : 10 tendances à suivre

    Par Alex Gevers, Regional Marketing Manager de comScore 

    Dans les cinq pays de l’Union Européenne étudiés, plus d’un tiers des consommateurs accèdent désormais aux sites marchands aussi bien par le biais d’appareils mobiles que leurs ordinateurs, confirmant ainsi les résultats de notre étude Global Mobile Report 2017.

    Dans cette étude nous examinons les grandes tendances qui impactent sur le secteur, ainsi que les différences dans les comportements des consommateurs. Les données multiplateformes sont basées sur les panels couvrant cinq pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni).

    En résumé

    • Les utilisateurs les plus actifs des sites marchands sont nettement plus susceptibles de visiter un site lifestyle que l’internaute moyen (Allemagne +68%, Italie +50%, Espagne +47%, Royaume-Uni +46%, France +44%).
    • La façon d’accéder aux sites marchands varient entre pays : les internautes britanniques et espagnols préfèrent accéder aux différentes catégories de sites marchands via des appareils mobiles, tandis que les internautes français et allemands via un ordinateur.
    • La saison des vacances d’hivers 2017 (octobre-décembre) a vu 89% des internautes allemands passer un peu moins de cinq heures par mois sur les sites marchands, toutes plateformes confondues (ordinateurs, tablettes, mobiles), contre trois heures pour les français (84% des desquels ont accédé à un site marchand), italien (78%) et espagnol (89%).
  • LENGOW DAY – LES TEMPS FORTS : 1milliard de livraisons / jour pour ALIBABA en 2025 ! 

    LENGOW DAY 2017  – LES TEMPS FORTS

    Lengow Day a réunit le 11 octobre dernier, plus de 400 participants autour du e-commerce européen et international.

    Depuis sa création en 2013, le Lengow Day ouvre l’horizon des e-commerçants en réunissant un panel de speakers inspirants et une sélection de solutions innovantes pour mettre en perspective les stratégies ECOMMERCE de demain.

    40 Speakers ont ainsi partagé leurs expériences, leurs conseils avisés, leurs réussites et leurs difficultés afin d’aider les ecommerçants à aborder leur développement à l’international.
    Retour sur les temps forts des plénières et des workshops opérationnels

    Le chiffre à retenir : 1milliard de livraisons / jour pour ALIBABA en 2025 ! 


    Alibaba la marketplace chinoise est la seule à peser face à la supématie américaine Amazon. Jack Ma le fondateur d’Alibaba n’a pas de frein pour ses ambitions internationales selon Guido Ghedin (Cifnews) International Marketing Consultant.

     

     

     

    Focus sur trois thématiques

     Au cours de cette journée , trois thématiques ont été abordées :
    ·      Expérience utilisateur
    ·      Business, se réinventer par l’innovation
    ·      Logistique et paiement, écouter ses clients

    Expérience utilisateur : Les entreprises de nos jours se concentrent davantage sur les moyens d’attirer de nouveaux clients et d’accroître leurs parts de marché, mais les problématiques suivantes se posent :
    Comment assurer la fidélisation des clients existants qui s’avère vitale pour l’entreprise ?
    Pour François Cousi, fondateur de PMP conseil,  la réponse tient dans une expérience d’achat qui génère de l’émotion. 7 leviers sont nécessaires pour atteindre cet objectif : l’usage du mobile, les échanges, les interactions, la personnalisation, l’expérience, les réseaux sociaux.

    Business, se réinventer par l’innovation

    Pour aborder la seconde thématique de la journée, PMP Conseil a évoqué des acteurs du marché qui avaient revus leur modèle de croissance par l’innovation, à l’image d’Amazon et son offre BtoB ou encore Prime.
    Le retour d’expérience de Renaud Montin CMO d’ERAM  a souligné l’importance de devoir constamment se réinventer, même pour une entreprise comme Eram, âgée de 90 ans. Eram, lancera mi-novembre sa chaussure connectée, #Choose , la sneakers connectée, développée par Éram et la start-up Phocéis. Le principe : une bande, située sur la tige de la chaussure, change de couleur en quelques secondes, en fonction des envies de son porteur.

     

    Enfin, dans un « talk » consacré à la « self-disruption », Michel Koch (RE_SET/ Ex-Time Inc.) a notamment évoqué sa vision entre l’innovation et la disruption en particulier pour la presse écrite. « La sauvegarde de la presse écrite passe par les interactions qu’elle mettra en place avec son lectorat pour ne pas être disruptée. »

    Logistique et paiement, écouter ses clients

    La troisième thématique quant à elle était dédiée à l’une des principales problématiques à l’internationalisation : la logistique. Pour en discuter, PingKi Houang (Fashion3), Édouard Margain (Lavinia), Charles-Antoine Gondrand (Nektria) et Rémi Lengaigne (Colisweb) se sont réunis pour aborder les attentes des consommateurs, l’optimisation du processus de livraison, le dernier kilomètre…

    Mais le coup de cœur est allé vers Helen Chapman, CEO de dottyfishltd , une belle success story comme on les aime. Helen s’est lancée dans le commerce de chaussons de bébé, elle a fait appel à la marketplace eBay la première année de sa création. Le succès est au rendez-vous. Elle décide d’aller un cran plus loin en faisant produire ses chaussons en Chine et développer son Business sur AliBaba cinq après son entreprise affiche un C.A de 30 millions de dollars. Selon Helen Chapman, son business est étroitement lié aux marketplaces qui peuvent s’adapter et fournir tous les leviers logistiques pour un marché de masse.

    Pour compléter, Simon Miss, International business & partnership Developer Cdiscount a donné quelques chiffres clés sur sa marketplace. A noter que selon la Fevad L’indice des places de marché progresse de 15%. L’indice iPM, qui mesure le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les sites hébergés sur les places de marché de l’iCE 100), continue de progresser. L’activité sur les places de marchés progresse de 15% par rapport au 2ème trimestre de 2016. Elle pèse désormais 31% des ventes réalisées par les sites du panel iPM.

    Workshops opérationnels

    De nombreux workshops étaient organisés en parallèle. Difficile de tous les suivre, aussi j’ai écouté avec attention celui concernant Notify , et sa technologie RTB.  Elle permet aux annonceurs de savoir quasi en temps réel si le consommateur est connecté ou non derrière un écran, pour lui envoyer des notifications personnalisées. Selon Notify, 81 % des sollicitations commerciales envoyées ne sont jamais lues.

    Xavier Chauvin, CEO de Beauté Privé, explique que 60 % de son C.A passe par le mobile. Sa problématique est de pouvoir adresser les clientes actives avec un contenu ciblé sur leur mobile. La technologie de Notify repose sur une base de 20 millions de consommateurs sur laquelle l’éditeur va « matcher » avec la base de Beauté Privée et déclencher la notification adaptée.

    Pour clôturer cette édition, les startups Shopopop, Dilit, Teeps, Popsell et Shipup ont été invitées à pitcher pour faire découvrir leurs activités aux participants.

     

     

     

     

     

    Découvrez les interviews des experts de l’e-commerce présents au Lengow Day sur la chaîne Youtube de LENGOW.

    Annie ABELA – LICHTNER

  • SPECIAL #PARISRETAILWEEK – Les tendances du commerce de demain

     Les tendances du commerce de demain 

    Paris Retail Week révèle les tendances du commerce de demain auxquelles ne vont pas échapper les enseignes de l’alimentaire ni de la grande distribution.
    Afin de satisfaire les clients toujours plus exigeants et fluidifier l’expérience, les supermarchés se réinventent : s’informer grâce aux étiquettes intelligentes, payer automatiquement sans passer par les bornes et recevoir un ticket de caisse dématérialisé… toutes ces innovations qui feront le parcours des courses du futur s’exposent au Salon Paris Retail Week.
    Supermarché : zapper la queue et partir presque sans sortir le porte-monnaie
    > Snapp’ a développé une application mobile « monop’easy » -> les clients de l’enseigne Monoprix peuvent depuis cet été faire les courses sans passer par l’étape chronophage de la caisse !
    > Cylande, en partenariat avec yReceipts dématérialisation le ticket de caisse. Plus de papier, tout est envoyé sur le téléphone : ticket de caisse et promotion personnalisée.
    > Ingenico propose des écrans qui permettent de payer directement les achats effectués grâce au sans contact. Un moyen rapide et facile.

    Attirer les clients avec des bons plans et des vidéos promotionnelles

    > La start-up Dilit présente une application de gaming sur le principe de PokémonGo qui permet aux utilisateurs de bénéficier de e-coupons de réductions chez les commerçants partenaires.
    > La société Crown Heights propose une solution d’affichage dynamique basée sur la reconnaissance faciale. En vitrine, le supermarché diffuse des vidéos adaptées à la personne qui regarde l’écran.
    > Together + augmente le drive to store en captant l’attention des passants avec des projections 3D. Grâce à ses LEDs, le système Hypervsn diffuse des vidéos holographiques en points de vente. Un affichage ludique et original !
    > Budgetbox fournit des solutions digitales qui permettent de connaître à tout moment le montant de ses achats, passer en caisse sans décharger son panier, cumuler des points de fidélité et profiter de bons de réduction personnalisés.
    L’expérience client immersive en supermarché 
    > Découvrir les produits dans un cadre virtuel, leurs prix, des informations complémentaires et faire son shopping devient possible même dans de petites surfaces grâce au casque HTC VIVE de Keyveo.
    L’étiquetage des prix en temps réel
    > SES-imagotag a développé des solutions digitales pour les vitrines et d’étiquetage interactif. Découvrir l’évolution des tarifs en temps réel, des offres ciblées ou encore la localisation des produits à l’intérieur d’un magasin devient possible grâce à ces dispositifs.
  • E-Commerce: Géoblocage opportunité ou menace ?

    Suppression du Géoblocage des sites de e-commerce dans l’Union Européenne : une opportunité bien plus qu’une menace !

     Par Anne-Marie Schwab, DG France de RetailMeNot

    Mardi 25 avril dernier, l’Union Européenne s’est prononcée en faveur de la suppression du géoblocage sur Internet dans son objectif pour établir un marché unique en ligne. L’adoption de cette mesure a fait naître des débats controversés auprès des commerçants et e-commerçants. Une récente enquête de la FEVAD a même indiqué que seuls 4% des professionnels de la vente en ligne, pensent que cette interdiction sera favorable à l’e-commerce, alors que 10% estiment qu’elle aura des impacts négatifs.

    On peut facilement imaginer les raisons d’un tel positionnement (bien que l’on constate que l’immense majorité des e-commerçants ne se sont pas positionnés sur la question): l’ouverture complète des marchés va également augmenter considérablement la concurrence, et les règlementations n’étant pas toute harmonisées en matière de taxes et coût du travail, ladite concurrence peut paraître déloyale pour un certain nombre de pays.

    Néanmoins, il faut voir cela d’un autre œil et comprendre que l’internationalisation du retail ne date pas d’aujourd’hui. Elle est déjà réelle et a déjà largement transformé la demande des consommateurs qui se sont habitués à pouvoir s’approvisionner dans le monde entier. La suppression du géoblocage permettra ainsi à tous les e-commerçants d’en profiter, à condition bien sûr qu’ils adaptent leur stratégie commerciale.

    Le protectionnisme ne rend pas les enseignes plus compétitives

    Aujourd’hui, il est difficile de comprendre ces quelques règles protectionnistes, qui en fonction de la géolocalisation du consommateur lui donnent accès, ou non, à un produit ou tout du moins à des tarifs intéressants. La concurrence internationale existe déjà avec notamment les marketplaces internationales comme Amazon.

    La suppression du géoblocage est une opportunité pour les e-commerçants, et non pas une menace. Cette mesure devrait permettre d’accroître les échanges transfrontaliers en ne redirigeant plus les internautes vers leur site local sans leur consentement. Avec l’arrivée des nouveaux modes de consommation, la facilité avec laquelle les consommateurs peuvent naviguer d’un site à un autre en comparant les offres partout dans le monde oblige les retailers à s’adapter à la demande, et non l’inverse. Aujourd’hui, les entraves à l’internationalisation sont perçues comme des freins à la consommation pour les acheteurs qui ne se redirigeront pas toujours vers le site local, mais abandonneront leur achat.

    Un réel potentiel de croissance

    Si cette mesure favorisera les consommateurs qui pourront obtenir les meilleures offres disponibles sur un marché plus vaste, les enseignes ont également tout à gagner à anticiper ce changement et à faire en sorte qu’il devienne une opportunité considérable.

    Selon les résultats de la dernière étude RetailMeNot, en 2016, 16,3% du montant global des ventes en lignes enregistrées en Europe avaient été réalisées sur un site étranger.  Ce chiffre est en croissance par rapport à 2015 et les nouvelles mesures prises par l’Union Européenne devraient permettre de le revoir à la hausse pour les années à venir.

    Cette augmentation est une bonne nouvelle pour deux raisons: d’une part elle témoigne de la croissance des ventes dans le e-commerce de manière générale, ce qui témoigne d’un marché dynamique. D’autre part, parce que cela offre l’opportunité aux commerçants qui parviendront à internationaliser leur stratégie commerciale et leurs moyens, de décupler leur potentiel de vente.

    En effet, si les vendeurs sont confrontés à une nouvelle concurrence des marchands internationaux dans leur propre pays, ils ont également la possibilité de toucher de nouvelles cibles en dehors de leur territoire ; les ventes transfrontalières favorisent ainsi une plus grande diversité d’acheteurs. Plus qu’une menace, les échanges transfrontaliers doivent être perçus comme des opportunités pour les commerçants d’étendre leur marché.

     Adapter sa stratégie de vente en ligne et à l’international

    Il faut rappeler que le géoblocage est loin d’être la seule entrave au e-commerce transfrontalier. La nouvelle règlementation européenne va ainsi favoriser la croissance du e-commerce, et les e-commerçants ont donc tout intérêt à localiser leurs sites et à développer des stratégies commerciales glocales pour améliorer leur compétitivité.

    La logistique reste le principal frein aux échanges et les e-commerçants européens ont tout intérêt à déployer les services et la logistique favorisant les livraisons à l’international de manière à décupler leur potentiel de vente. En effet par exemple, la livraison et la gestion des retours à l’étranger, pour qu’elles puissent être économiques et rentables à la fois pour le commerçant et le consommateur, nécessitent d’être réfléchies et assouplies. Cela peut bien sûr s’illustrer par une transformation complète du modèle de vente, mais peut d’abord commencer par la mise en place de pratiques commerciales cohérentes.

    Le marché étant plus vaste, la concurrence l’est aussi, d’où l’intérêt pour le commerçant d’être plus tactique, et d’adopter une stratégie commerciale qui augmente l’attractivité de son offre.  Cela peut passer par exemple par le déploiement de stratégies autour du cash-back ou d’offres de promotion digitale. Aujourd’hui, les services transforment également la manière dont les consommateurs interagissent avec les enseignes qui font de plus en plus d’efforts pour optimiser les moyens de paiement où les modes de livraison. Cette stratégie peut s’avérer faire la différence pour transformer une visite en acte d’achat.

    Tout est une question de point de vue, mais il sera difficile de freiner l’internationalisation du e-commerce bien longtemps, les enseignes ont donc tout intérêt à rapidement prendre le rythme.

     

     

  • Soldes en ligne : In ou Out ?

    Quand les français dépensent moins et exigent plus, les conseils pour séduire et fidéliser les internautes.

    Par  Christophe Favresse, Directeur Commercial et Partenariat France, FACT-Finder

    Internet crée toujours de nouvelles opportunités de rencontres et de flirts. Les mordus des bonnes affaires l’ont bien compris et multiplient aventures et partenaires d’achat. La profusion des ventes privées, Black Friday et autres opportunités font chavirer les acheteurs qui n’en avaient jusque-là que pour les soldes. Le sondage Toluna pour le magazine LSA sur les achats du premier weekend des soldes d’hiver montre que 26,1 millions de Français y ont participé en recul de 1,5 millions par rapport à 2016 pour un effondrement des ventes globale de 13,3 % ! Tous les lieux d’achats physiques subissent ce désamour à briser le cœur des vendeurs en magasin qui en sont les premiers témoins.

    Des soldes toujours désirables ?

    Avec des clients racolés à longueur d’année et des rendez-vous promotionnels toujours plus nombreux, la période des soldes a perdu de son lustre et pourrait sembler moins attirante qu’à une époque pas si lointaine où elle avait tous les attraits. Pourtant malgré le foisonnement des promotions, les soldes sont toujours légalement la seule période qui permet de vendre à perte et de proposer des prix vraiment cassés. Par leur développement global très important, les ventes sur internet étaient encore jusqu’à présent le seul domaine qui progressait encore d’une année à l’autre durant les soldes, offrant entre autres l’avantage certain d’éviter les cohues qu’on voit traditionnellement dans les grands magasins !

    Les envies, ça s’entretient

    Les soldes restent la meilleure période de l’année pour faire des affaires. Vous devrez le rappeler à vos clients distraits par d’autres charmes et leur faire du gringue suffisamment tôt mais avec finesse. Les internautes les mieux avertis parcourent le web bien avant le moment fatidique pour connaître les bonnes affaires et seront sensibles à vos gestes. Gardez le contact, faites-leur savoir qu’ils seront choyés, préparez vos stocks et les produits que vous remisez et assurez-vous que votre e-boutique tiendra d’éventuels montés de trafic. Vos clients attendent d’être courtisés. Faites monter doucement la pression grâce aux outils à votre disposition : newsletters, campagne d’e-mailing, réseaux sociaux. Nul besoin de les harceler, mais quelques mots doux proposant des contenus attrayants, comme les tendances de la saison ou la présentation de vos collections entretiendront la flamme.

    La recherche, moteur du plaisir

    Ce qu’attendent vos clients c’est de trouver leur bonheur. La recherche si elle est ralentie par trop de facéties, verra vos clients, et même les plus entreprenants, se retirer quand les bons outils savamment appliqués assureront leur plaisir. Un moteur de recherche efficace suggérera à vos visiteurs des produits selon leur navigation, les cookies, l’état de vos stocks et des promotions et vos propres directives. Des suggestions personnalisées qui les feront se sentir unique ! La création d’univers et de pages spécifiques à la période amplifiera vos effets, vous permettra de mettre en avant vos meilleurs arguments pour séduire les internautes et vous assurera, peut-être pas une fidélité éternelle, mais des idylles constamment renouvelées.

  • Pourquoi Facebook s’attaque à la Marketplace ?

    Facebook Marketplace, le nouveau bon coin social ?

    Par Benoit Feron, Co-Fondateur et Chief Sales Officer, IZBERG

    Début octobre, Facebook a annoncé le lancement d’une plateforme de vente en ligne entre particuliers. Actuellement disponible aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne, la plateforme est accessible depuis l’application mobile Facebook.

    Après l’échec du F-commerce, Facebook s’attaque à la Marketplace en lançant Facebook Marketplace. Au regard de son modèle C2C, ne serait-ce qu’une plateforme de simples petites annonces ? Assiste-t-on aux prémices d’une Marketplace qui se veut résolument sociale ? Facebook arrivera-t-il à mettre en place le bon niveau de modération pour éviter les abus ?

    Une puissance de frappe mondiale

    Avec cette Marketplace C2C, Facebook mise sur la puissance de frappe de ses 1,7 Mds d’abonnés et sur un puissant maillage territorial à l’échelle mondiale. Il s’agit pour l’instant des prémices de la Marketplace, avec des transactions réalisées offline et les limites qu’imposent le modèle de petites annonces C2C.

    Au travers de leurs profils, les abonnés sont de potentiels vendeurs et acheteurs sur une plateforme qui permet ainsi d’interconnecter les utilisateurs grâce à des fonctionnalités de géolocalisation. L’avantage évident de Facebook Marketplace par rapport à Craigslist ou Le Bon Coin est la possibilité de« tracer » le vendeur grâce à son profil Facebook ce qui rassure l’acheteur sur la confiance qu’il peut accorder au vendeur lors de la transaction.

    Les prémices d’une véritable stratégie e-commerce ?

    Facebook se lance ainsi sur un modèle C2C pour ne pas bouleverser les habitudes de ses internautes qui connaissent déjà bien ce modèle au travers du Bon Coin ou de Craigslist. Mais il ne s’agit que d’une première étape pour Facebook, qui pourrait ensuite mettre en place une réelle stratégie e-commerce via une Marketplace intégrée.

    En effet, dans un second temps, Facebook pourrait élargir sa stratégie de monétisation au B2B2C afin de séduire les marques en leur proposant de nouveaux services à dimension marchande. Facebook a également accès aux préférences de ses utilisateurs, et peut par exemple renforcer le maillage entre les marques et les utilisateurs en généralisant l’utilisation des bots qui simplifieront l’expérience d’achats et la rendront plus intuitive. D’autant que Facebook a déjà intégré les bots dans son application Facebook Messenger.

    Le monitoring des annonces, une priorité

    La problématique complexe du monitoring des annonces pourrait cependant s’avérer un frein dans l’expansion de son service. A peine lancée, Facebook Marketplace, potentiellement dépassée par son succès, comptait déjà de nombreuses annonces ne respectant pas ses conditions d’utilisation (produits illicites, armes à feu…). Problème résolu depuis, la question se pose de l’avenir et de l’impact de l’ouverture du service au reste du monde. Une partie du monitoring peut en effet être gérée par des algorithmes divers, mais le facteur humain est indispensable. La vérification de contenu est ainsi un métier complexe, déjà très bien maîtrisé par les leaders des échanges C2C tels que Le Bon Coin, et sur lequel Facebook devra évoluer rapidement.

    Enfin, le C2C reste intéressant comme première étape pour Facebook qui place clairement le modèle Marketplace comme un réel levier de croissance pour sa plateforme d’échanges. A terme, Facebook pourrait réunir sur sa Marketplace les nombreux utilisateurs de groupe de reventes entre particuliers et de petites annonces existants sur sa plateforme, tout comme les utilisateurs d’autres plateformes C2C ainsi que les nombreux acheteurs en ligne.

    Avec sa Marketplace, Facebook entre dans le cercle de plus en plus peuplé des opérateurs de Marketplace, et bénéficie ainsi d’un canal de vente en ligne supplémentaire sans avoir à supporter les contraintes liées à l’activité e-commerce traditionnelle (frais de stockage, d’entreposage ou de livraison). Le challenge pour Facebook sera de faire évoluer son modèle en donnant à sa Marketplace un cadre sécurisé, contrôlé et attractif, avant de pousser plus avant le concept.

  • Interview exclusif de Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

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    « 300 millions de consommateurs composent la classe moyenne chinoise. En 2020 ce chiffre passera à 500 millions. Cela donne de belles perspectives pour les commerçants français et européens ».

     

    Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

     

    Après avoir occupé le poste de directeur du développement européen d’Amazon et de directeur grands comptes chez Google France, Sébastien Badault dirige depuis 2015 Alibaba France, la plus grande place de marché mondiale

    Homme de challenge, Sébastien Badault nous livre sa vision sur la Chine, le consommateur chinois et la place d’Alibaba, le géant du e-commerce dans une économie en pleine ascension lors du Paris Retail Week (12 septembre 2016)

    My Digital Week : Qu’est ce qui vous a poussé à « sortir de votre zone de confort, à savoir la maitrise de la culture américaine à celle de l’empire du milieu ? 

    Sébastien Badault : Une opportunité formidable. 300 millions de consommateurs composent la classe moyenne chinoise. En 2020 ce chiffre passera à 500 millions. A titre indicatif, les Etats-Unis, première économie mondiale, la classe moyenne se compose de 150 millions de personnes. Cela donne de belles perspectives pour les commerçants français et européens.

    My Digital Week : Quelles sont les principales différences culturelles auxquelles vous avez été confrontées ?

    Sébastien Badault : En huit mois, je me suis rendu une douzaine de fois en Chine. La première chose ou la première qualité requise est l’adaptation. Elle est courte. On ne vous laisse pas le temps, car tout est urgent. Les prises de rendez-vous en Chine sont beaucoup plus faciles qu’en France ou en Europe. Pour les Chinois, un rendez-vous est une opportunité, inutile de donc de perdre son temps. Le revers de la médaille ?  Vous devez être très réactif et disponible à tout moment.

    My Digital Week : Quelle est votre mission en France ?

    Sébastien Badault : Permettre à 10 millions d’entreprises d’être profitables à l’international et en particulier en Chine en espérant qu’il y en ait le maximum qui soit françaises.

    My Digital Week : Quelle est votre stratégie pour atteindre cet objectif ambitieux?

    Sébastien Badault : Les Chinois respectent beaucoup les marques françaises, leur savoir-faire et leur tradition. C’est pourquoi nous voulons faire valoir l’idée de « Made in France for China » dans le pays. Aussi, nous recherchons des produits dans les secteurs de la cosmétique, du prêt à porter, du vin, l’univers de la puériculture… Nous avons sélectionné à ce jour une centaine de marques pour se développer en Chine.

    My Digital Week : Comment accompagnez-vous les e-commerçants français ?

    Sébastien Badault : Notre rôle est de leur faciliter le travail. Pour cela nous les accompagnons dans les premières discussions avec nos partenaires. Nous les aidons à trouver les bons partenaires logistiques, à choisir leur échantilonnage et les aider à établir le bon pricing.

    My Digital Week : Le prix est-il le levier le plus important ?

    Sébastien Badault : Oui bien sûr. Cependant, la nouvelle génération de consommateur sont les jeunes. Ils recherchent des nouveaux produits, ils cherchent des choses que les autres n’ont pas. Ces jeunes seront demain la classe moyenne chinoise soit 100 millions de foyers avec des revenus aux alentours de
    46 000 $ /an, ce qui n’est pas négligeable.

    My Digital Week : Votre stratégie vise t-elle uniquement les grands e-commerçants ?

    Sébastien Badault : Si Décathlon et l’Occitane marchent très bien en Chine, je souhaite développer à terme une approche similaire pour les petites entreprises. Notre partenaire Tmall a pour mission de découvrir les artisans français qui diffuse une image internationale, et devenir leur plateforme privilégiée pour les commerçants ou artisans en quête de visibilité

    My Digital Week : Quelles sont les grandes adaptations pour s’imposer sur le marché Chinois ?

    Sébastien Badault : Nous commençons par étudier la demande du consommateur chinois. Nous analysons ses requêtes, et si la marque n’est pas présente en Chine, nous la contactons. Ensuite le process est rodé. Le commerçant doit remplir un formulaire en spécifiant le nombre de produits à vendre en Chine. Nous lui présentons ensuite quatre à cinq partenaires locaux logistiques. A ce niveau, il faut lever les premières difficultés car l’écosystème de partenaires car en Chine, il n’est pas complétement adapté pour l’international. Notre rôle est aussi de recruter des personnes qui parlent la langue pour convaincre les marques et faciliter les négociations.

    My Digital Week : Quel message souhaiterez vous faire passer ?

    Sébastien Badault : Nous pouvons apporter 450 millions de clients chinois aux entreprises françaises, cela s’inscrit dans la mission portée par Alibaba depuis le début de sa création, à savoir : mettre en relation prioritairement acheteurs et vendeurs, où qu’ils se trouvent dans le monde entier.

    Propos recueillis par Annie Lichtner @annielichtner

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • e-commerçants sortez de vos frontières au Lengow Commerce Day !!!

    Lengow Day : le RDV incontournable du Cross Border 

     « Au Lengow eCommerce day les speakers, partenaires et participants viendront de toute l’Europe pour échanger sur le futur du secteur commerce électronique et booster leur performance e-commerce. » Elodie Vigneron, Head of Communication chez Lengow.

    My Digital Week :  Le 27 septembre aura lieu Lengow Ecommerce Day, que représente cet événement au sein de votre stratégie ?

    Elodie Vigneron :  Cet événement français a été crée en 2013 pour réunir tout notre écosystème de partenaires, ecommerçants, etc. Le cross border est au cœur de notre métier,le  Lengow Day met à l’honneur l’international en donnant la parole auxretailers qui partagent leurs retours d’expérience sur l’international. Cette année nous avons souhaité ouvrir le programme aux ecommerçants européens, mais aussi aux speakers chinois pour nous faire part de leurs expériences.

    My Digital Week : cette année la thématique retenue est « Cross Border Connected », un appel aux ecommerçants à se lancer à l’international ?

     Elodie Vigneron :  Face à des acteurs globalisés tels que Amazon ou Alibaba, les e-commerçants ne peuvent plus se limiter à leurs propres marchés domestiques. Comment sortir de ses frontières et lancer son activité en Europe du Sud, dans les îles britanniques, en Europe du Nord, voire en Europe de l’Est ? Quelles sont les problématiques de ces nouveaux marchés et les pièges à éviter ? Et en cas de succès, faut il aller au delà des frontières continentales pour viser les Amériques, l’Asie, l’Inde ou l’Afrique ? Toutes ces problématiques seront débattues lors de l’événement.

    My Digital Week : Qu’apporte cette nouvelle édition ?

     Elodie Vigneron :  Pour cette nouvelle édition, les ecommerçants pourront apprécier des formats innovants : International Insight, Beyond borders, Expertise Exchange et Success stories. Nous avons fait appel à un comité éditorial européen pour nous accompagner sur l’élaboration du programme. L’idée de ce comité est de proposer des thématiques transverses aux différents pays européens. Nous aborderons également cette année, des sujets plus stratégiques avec de nombreuses success stories de marchands qui ont réussi leur stratégie de cross-border mais également des keynotes et tables rondes…

    My Digital Week : Quels sont les principaux temps forts de cette journée ?

    Elodie Vigneron :  Parmi les incontournables, citons trois tables rondes :
    La première réunit toutes les associations ecommerce européenne (FEVAD, IMRG, BEVH…) On évoquera les tendances pour chacun des pays, en particulier l’impact du Brexit sur les ecomemrçants, etc. La seconde table ronde est consacrée au Cross Continent, les intervenants internationaux présenteront  les nouveaux eldorado que sont la Chine et l’Afrique,…  La troisième porte sur les stratégies omni channel des ecommerçants : comment construire des vrais stratégies entre le offline et le online. A noter que cette année nous inaugurons un nouveau format venant des US. Il s’agit d’ateliers de 30 mn comprenant des groupes d’une dizaine demarchands avec des sujets différents. Chaque partenaire devra présenter un sujet aux marchands, l’objectif étant de discuter en petit groupe et de répondre au mieux aux problématqiues de nos marchands.

    RDV le 27 septembre prochain !

    https://www.youtube.com/watch?v=L_OTDyWfp2Y

  • Quand les soldes modifient la stratégie e-commerce de nombreuses enseignes…

     

    LES SOLDES SUPPLANTÉS PAR LES PROMOTIONS POUR 70% DES FRANÇAIS !

    D’après une étude Sociomantic-L’Institut CSA, les promotions continues sur Internet ont remplacé les soldes traditionnels. Décryptage d’une tendance de consommation qui modifie la stratégie e-commerce de nombreuses enseignes.
    En période  de crise économique, la baisse du pouvoir d’achat pousse les consommateurs à être de plus en plus attentifs aux prix des produits. De nombreuses marques et enseignes, introduisent les promotions pour attirer, fidéliser les clients et écouler leurs stocks.

    La mondialisation du marché couplée à l’explosion du e-commerce bousculent les pratiques et habitudes de consommation des Français.  Une concurrence de plus en plus forte de sites e-commerce généralistes oblige les marques à innover en permanence et à créer de nouveaux rendez-vous avec les consommateurs. Sociomantic, spécialiste de la personnalisation de la relation client, en collaboration avec l’Institut CSA, révèle les résultats d’une étude exclusive sur la consommation Internet des Français.

    ACHAT ONLINE, LA CROISSANCE CONTINUE ?
    La consommation n’en finit plus de se développer sur Internet. Selon Sociomantic, 57 % des e-acheteurs envisagent de dépenser autant en 2016 que l’année dernière. Ils sont même 28% à penser qu’ils consommeront davantage. Cet intérêt particulier pour les achats online s’explique entre autres choses par la possibilité de réaliser des achats à prix réduits : près de 8 e-acheteurs sur 10 achètent d’ailleurs à petits prix sur Internet, que ce soit en soldes ou en promotions.

    LES SOLDES, UN MOMENT D’ACHAT ONLINE TOUJOURS IMPORTANT MAIS…
    Les responsables marketing interrogés constatent que les soldes restent toujours un rendez-vous important pour les Français, qui continuent à venir repérer des articles dans les jours qui précèdent, en boutique comme en ligne. Dans le même temps, comme le montre l’étude de Sociomantic, les promotions occupent une place de plus en plus croissante dans les habitudes de consommation.

    En effet, 63% des e-acheteurs achètent des produits soldés. Mais ils sont également 65% à profiter des ventes promotionnelles. Cet équilibre soldes / promotions s’observe également chez les 25-34 ans (respectivement 74% et 73%) et les femmes (70% vs. 69%). Les inactifs quant à eux sont plus enclins à acheter en promotions : 54% font les soldes sur Internet, et 61% achètent en promotion.

    Une fin de la suprématie des soldes dans l’esprit des e-acheteurs qui s’explique autant par la constance des offres promotionnelles (71% déclarent acheter moins en soldes sur Internet parce qu’ils y trouvent en permanence des promotions) que par les prix (70% estiment que les promotions qui ont lieu toute l’année sont plus intéressantes que les soldes).

    LES PROMOTIONS, MENACE OU OPPORTUNITE ?
    Les responsables marketing interrogés font tous le constat d’une montée en puissance des promotions. Si certains pure player décrivent une lame de fond difficile à suivre allant jusqu’à évoquer un mouvement « dément », « sans fin », avec un rythme devenu « quasi quotidien », d’autres y voient des opportunités nouvelles de faire vivre leur marque, créer de nouveaux axes de développement commercial et renforcer la relation client ainsi que la fidélisation de leurs consommateurs.

    LA TECHNO ET LA BEAUTE : LES GRANDS GAGNANTS DE LA PROMOTION 
    Dans ce contexte, la place accordée aux soldes dans le chiffre d’affaires est questionnée. Chez des acteurs du secteur de la technologie et de la beauté et chez certains pure player, les promotions dominent déjà et peuvent représenter jusqu’à 40% du chiffre d’affaires (contre 10% pour les soldes). Mais pour le secteur de la mode et du textile par exemple, l’avenir annonce davantage une forme de rééquilibrage, les soldes restant un rendez-vous clé. Pour ces derniers et à l’heure actuelle, les soldes représentent jusqu’à 35 à 45% du chiffre d’affaires contre 10 à 15% pour les promotions.

    « MID-SEASON SALES », VENTES PRIVEES ET « BLACK FRIDAY », LES RENDEZ-VOUS DEVENUS INCONTOURNABLES 
    Les promotions viennent a priori casser la logique de saisonnalité des soldes, créant de nouveaux rendez-vous et offrant des nouvelles opportunités aux consommateurs d’obtenir des remises pendant toute l’année. Leur développement ces dernières années a cependant recréé de nouveaux repères et donc une nouvelle forme de saisonnalité pour les consommateurs :

    • Les « Mid-season sales » : permettant aux consommateurs d’acheter à prix réduit pendant la saison.
    • Les ventes privées : très présents dans l’habillement, ces rendez-vous commencent à se développer dans d’autres secteurs. Ils donnent le sentiment d’un accès privilégié aux remises, cassant l’image des grands rendez-vous nationaux et permettant de limiter le désagrément des fortes affluences en période de soldes. Une majorité  des e-consommateurs (58%) achète sur les sites dédiés aux ventes privées et sur les sites de déstockage, dont 69% des 25-34 ans et 63% des CSP+.
    • Le « Black Friday » : Un évènement outre atlantique qui suscite clairement l’enthousiasme des e-acheteurs français : 89% des e-consommateurs sont intéressés par cet événement, un score qui monte à 94% chez les 25-34 ans. C’est une nouvelle pratique qui se développe dans de nombreux secteurs avec un succès attribué à plusieurs dimensions qui viennent contrer certains inconvénients des soldes (une date unique et utile juste avant Noël, une occasion pour les consommateurs de profiter de remises importantes, la règle du jeu étant la confrontation de tous les retailers sur une même journée).

    Au final, 7 e-acheteurs sur 10 estiment que les promotions sur Internet remplacent les soldes. Parmi eux, 52% pensent qu’elles les remplacent partiellement, et 16% totalement (27% chez les 25-34 ans et 25% chez les CSP- sur ce dernier indicateur).

    Pour découvrir les résultats complets de l’étude : https://www.sociomantic.fr/rapport-vers-une-uberisation-du-calendrier-promotionnel

    Infographie_Soldes_VS_Promotions_Sociomantic_062016