Étiquette : donnée

  • « Bien sûr vos données sont parfaites! »

    « Bien sûr vos données sont parfaites! »

    En marge du salon Conext organisé à Lille du 23 au 25 octobre 2018, le Sncd a présenté son Livre Blanc « Bien sûr vos données sont parfaites ! » devant les professionnels de la Data Marketing Industrie.

    A l’heure où l’univers de la donnée joue un rôle de plus en plus important dans la sphère publique et professionnelle, ce livre blanc aborde les questions de qualité de la donnée, de l’enrichissement ou encore de la déontologie pour permettre une meilleure appréhension de tous les enjeux techniques et juridiques.

    Un constat que partage Christophe Blin, directeur de 76310 et corédacteur du Livre blanc: « Le monde des données évolue à vitesse galopante, fortement influencé par les géants du web et du mobile ! Outre le champ des possibles, les limites géographiques n’existent plus.La donnée est mondiale ! Partant de ce constat, et de la dilution des connaissances induites, le livre blanc propose un état des lieux de la règlementation actuelle et également une vision prospective des données et techniques récentes. Le lecteur devrait également apprécierl’approche pragmatique de ce livre blanc ».

    Fruit d’un travail collaboratif de la Commission Data & Technologies ce document récompense les efforts conjoints de nos membres 76310, Amabis, Edgewhere et Data Company.

  • Données + bienveillance :  le binôme gagnant !

    Utilisation bienveillante de la donnée : 
    les 2 clés de la réussite numérique
     
    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos 
    Innover, ce n’est pas qu’une question d’invention, de créativité, de technologie ou même d’organisation, c’est avant tout la faculté à ne pas rester figé, enfermé dans le carcan de son entreprise, de son secteur concurrentiel et de ses réflexes traditionnels. Dans un monde qui ne cesse de se transformer, rester sur place, c’est mourir. 
    Les meilleures idées d’innovation de rupture sont souvent celles qui interconnectent les secteurs, tandis que le carburant indispensable pour les relier, la donnée, ne peut plus se permettre d’être utilisée à la légère. C’est en s’appuyant sur ces deux fondamentaux que l’entreprise donnera du sens à son action et définira son image auprès de ses clients et de la société en général.
    Effacer les frontières entre industries
    Il devient impératif de sortir la tête du sable et d’aller voir ce qui se passe ailleurs, dans des industries parfois à mille lieux de la sienne. D’une part pour y trouver des idées neuves ou des méthodologies et processus auxquels on n’aurait jamais pensé (la fertilisation inter-industries), mais mieux encore pour jeter des ponts entre deux secteurs et ainsi créer de nouveaux produits ou services (l’innovation inter-industries).
    Car aujourd’hui, le levier de la baisse des prix pour augmenter ses parts de marché a montré ses limites. Nous sommes entrés dans une ère où le plus important est de créer de la valeur. Même E. Leclerc, le chantre de la guerre des prix, commence à changer son fusil d’épaule et va chercher des relais de croissance ailleurs, dans la qualité et les nouveaux services.
    Au-delà d’effectuer des transferts de technologies disruptives et d’adapter des processus, l’objectif de l’innovation inter-industries est bien d’imaginer de nouveaux business models qui vont effacer les lignes entre les secteurs. En partant de ce principe, une innovation dans la biochimie pourrait très bien avoir un impact dans le monde de la grande distribution, tandis qu’une invention dans le BTP ou l’hôtellerie aura des répercussions dans la chaîne logistique, pourquoi pas.
    Un nouveau terrain de jeu et son exemple ultime : le coworking ! 
    Dans le sillon des GAFAM et autre Tesla qui ont déjà pris de l’avance sur l’assimilation de ce concept, les entreprises françaises ont commencé à s’investir dans la démarche : Orange se lance dans la banque, L’Oréal pourrait s’étendre davantage dans la pharmacie, Leroy Merlin mise à fond sur la maison connectée, pour n’en citer que quelques-unes.
    Un bon exemple qui esquisse une vision de l’avenir, dont la concrétisation pourrait être rapide, se trouve dans les espaces de co-working, qui ne cessent de se multiplier dans les grandes villes. Les acteurs de ce marché sont loin de se contenter de louer des bureaux, mais proposent à leurs clients des équipements informatiques et de la restauration, ou organisent des événements de networking pour provoquer des rencontres. Mais ils pourraient aller encore bien au-delà, en développant des services de conciergerie, de livraisons en tout genre, de locations de voiture ou de vélos et autres services qui restent à inventer, tout cela à travers une interface utilisateur unique pour simplifier leur adoption. Un modèle qui pourrait devenir une norme et demandé par les usagers de tous les bureaux, voire un jour de tous les immeubles ! Le marché de l’immobilier en serait profondément bouleversé.
    Cette humanisation du bâtiment par le service aboutit logiquement au concept de Smart City, cette ville intelligente dont chaque composant est interconnecté pour simplifier, fluidifier et améliorer la vie quotidienne de ses habitants. Cet exemple idéal, qui concernera énormément d’entreprises, démontre que de nombreuses industries vont devoir collaborer entre elles pour que cette vision devienne une réalité. Les entreprises qui auront assimilé ce principe, que ce soit dans le développement de la ville ou ailleurs, réussiront à prendre l’ascendant sur leurs concurrentes.
    La data, cet or numérique au centre de tout
    Ce nouveau monde numérique et inter-industries n’en est qu’à ses prémices et va donner naissance à de nouveaux services que l’on a encore du mal à bien cerner. Ce dont on est sûr en revanche, c’est que la donnée va occuper un rôle central dans ces processus d’échanges entre industries et c’est pourquoi tant d’importance lui est accordée aujourd’hui. Mais l’économie de la data reste encore largement à inventer avec une nécessité d’utiliser de nouveaux outils de stockage, de distribution et d’analyse de la donnée, dont découlent les nouvelles technologies majeures de l’Intelligence Artificielle.
    La maîtrise technologique et organisationnelle de la donnée sera donc essentielle, mais au-delà de  cela, sa maîtrise éthique va et a déjà commencé à jouer un rôle crucial. Le proverbe de Rabelais, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » reste plus que jamais d’actualité à l’heure du scandale Facebook/Cambridge Analytica, qui a fait prendre conscience à tous et pour de bon que la manipulation de la donnée n’a rien d’anodine. 
    Et l’on peut à ce titre, se féliciter que l’Europe ait compris avant le reste du monde les enjeux sous-jacents de la data avec la mise en place du RGPD, qui fixe un cadre devant finalement favoriser les échanges de données plutôt que de les freiner.
    Une entreprise bienveillante ou malveillante ?
    Des gardes-fous deviennent en effet indispensables pour éviter que des entreprises ou bien encore des Etats utilisent la donnée à des fins qui ne servent pas les individus et citoyens. Car pour reprendre l’exemple de la Smart City, si l’objectif de progrès est souhaitable, le concept peut également vite tourner au cauchemar, comme ce qui est en train de se passer en Chine où l’on fiche les visages de tous les habitants pour pouvoir les détecter dans la rue et les arrêter si besoin grâce aux technologies de reconnaissance faciale intégrées aux caméras de surveillance.
    Du côté des entreprises, si on ajoute au scandale Facebook les piratages de données récents et cachés par Yahoo et Uber, il est clair que la confiance des utilisateurs est désormais rompue et la méfiance s’est installée envers les GAFAM et par extension envers la majorité des entreprises.
    L’ère de la transparence et de la confiance amorcée il y a quelques années va donc s’intensifier et s’imposer à toutes les entreprises, quelles qu’elles soient. Celles dont le modèle économique ne repose pas entièrement sur la data, comme L’Oréal par exemple, auront tout intérêt à user de  pédagogie pour expliquer qu’elles ne se servent de la donnée que dans le but de développer de nouveaux services pour leurs clients, et qu’elles ne tireraient aucun bénéfice à utiliser ces précieuses données à des fins potentiellement malveillantes.
    Au-delà de sa fonction primaire de créer de la valeur et des bénéfices, chaque entreprise doit prouver aujourd’hui qu’elle est bienveillante envers ses clients d’une part, mais aussi envers la société globalement. La notion de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) doit désormais être intégrée « nativement » dans tous les projets d’innovation, technologiques ou non. 
    Savoir qui on est et où l’on va pour réussir
    Avec la multiplication des échanges et des projets inter-industries, le métier d’origine de l’entreprise va devenir de plus en plus flou et il sera donc d’autant plus nécessaire de donner du sens à son action. Car qui peut dire désormais quel est le métier d’un Google ou d’un Amazon ? Prenons l’exemple d’un fleuron français comme Michelin : son intérêt est-il aujourd’hui de se définir comme un fabricant de pneus ou comme un acteur de la mobilité durable ? L’Etat français l’a bien compris et la prochaine loi Pacte qui permettra aux entreprises de définir dans leurs statuts une raison d’être, autre que la recherche de profit, va dans ce (bon) sens.
    L’innovation inter-industries va s’imposer de plus en plus et avec elle, la diffusion de la data va s’accélérer de manière exponentielle. C’est bien pour cela qu’elle doit absolument être contrôlée par les entreprises, qui vont devoir justifier sans cesse de sa bonne utilisation. 
    Les organisations vont donc devoir maîtriser une série d’impératifs : définition de l’identité de l’entreprise et de son projet, innovation ouverte vers l’extérieur, responsable et consciente, utilisation de bons outils technologiques garantissant l’intégrité et la sécurité des données, et enfin communication moderne reposant sur la confiance et la transparence. Cela devra souvent passer par des remises en question et des changements de mentalité, notamment des plus vieilles générations, mais ce sont les entreprises qui y parviendront qui seront les grands vainqueurs de demain.
  • Création de valeur, collaboration, sécurité : les nouveaux enjeux de la donnée en 2018

    Création de valeur, collaboration, sécurité : les nouveaux enjeux de la donnée en 2018

    Par Édouard Beaucourt, Directeur  France et Europe du Sud de Tableau

    En 2018, les nouveaux usages possibles de la donnée offrent de belles perspectives de croissance et de développement aux entreprises. Pour saisir ces opportunités, ces dernières doivent faire des choix, se restructurer en interne, développer leur cybersécurité pour s’adapter aux exigences du numérique… Tour d’horizon des nouveaux enjeux de la donnée.Choisir entre Cloud et Multicloud. 
    Chez les entreprises, le passage d’une culture de cloisonnement à une culture participative s’accompagne d’une démocratisation de l’usage des clouds. Fini l’intranet, en 2018, le cloud est désormais l’un des grands axes des nouvelles stratégies numériques des entreprises. Pour ne pas dépendre d’un seul environnement, les entreprises choisissent en outre souvent de naviguer entre plusieurs plateformes, dont Microsoft Azure et Amazon Web Services comptent parmi les plus prisés. D’après une étude Gartner, 70 % des entreprises opteront pour une stratégie multicloud d’ici 2019, contre moins de 10 % aujourd’hui. La mise en oeuvre d’un deuxième hébergement cloud permet en effet de garantir un système de secours en cas de panne ou de défaut de l’environnement principal.Utiliser le crowdsourcing
    Parmi les pratiques en hausse chez les entreprises, on trouve l’application du crowdsourcing à la gestion des données. Ce concept de production participative consiste à chercher la solution d’un problème auprès d’un grand nombre d’acteurs, et non plus au sein seul d’un département. Ce nouveau mode de fonctionnement interne change le rapport à la gouvernance des données, qui passe du confinement à la mise à disposition des collaborateurs, afin qu’ils puissent les exploiter. La contribution de tous à l’élaboration de meilleurs modèles est un atout majeur pour les entreprises, et aide à la prise de décisions innovantes.Miser sur la cybersécurité
    Ces nouveaux usages des données, tournés vers le collaboratif, offrent à la fois des perspectives de croissance aux entreprises, et génèrent des craintes légitimes de perte ou de vol. Comme l’ont récemment montré les fuites de données d’entreprises de Yahoo et Target, la divulgation d’informations sensibles est une menace sérieuse pour l’image d’une l’entreprise et la confiance de ses clients. Une étude de 2017 du Ponemon Institute estime le coût moyen d’une fuite de données à 3,62 millions de dollars. Le risque qui pèse sur la confidentialité des données des entreprises a par ailleurs favorisé l’expansion du marché des assurances en cybersécurité. Le secteur a ainsi connu une croissance de 30 % depuis l’an passé, et devrait générer un chiffre d’affaires annuel de 5,6 milliards de dollars d’ici 2020.Evaluer la valeur précise de la donnée
    Afin que les données constituent un actif exploitable pour les entreprises, il est nécessaire de savoir évaluer leur valeur. Doug Laney, auteur de l’essai Infonomics : how to Monetize, Manage, and Measure Information for Competitive Advantage, distingue deux modèles pour évaluer des données d’une entreprise. Selon cet analyste chez Gartner, on trouve :
    –   Les modèles non financiers, axés sur la valeur intrinsèque des données. Elles permettent de mesurer la précision et la pertinence d’une entreprise, ainsi que l’impact d’une opération commerciale ou d’une offre sur ses clients.
    –   Les modèles financiers, axés sur la valeur économique des données. Ces valeurs peuvent se mesurer au coût de vente ou de mise à disposition sous licence de ces données.

    Créer des postes dédiés à l’analyse des données
    Traditionnellement, au sein d’une entreprise, la gestion des données revient au Directeur des systèmes d’information – DSI – qui a pour mission d’assurer leur sécurité. Avec l’importance stratégique que prennent les données et les statistiques, une tension s’est peu à peu installée entre le besoin de sécurité et l’impératif d’exploitation des informations. Pour créer de la valeur ajoutée, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à nommer un Chief Data Officer – CDO – chargé de mettre en place une analyse stratégique des données brutes. De nombreuses entreprises se sont d’ores et déjà dotées d’un Chief Data Officer – IBM, General Motors, la Wells Fargo – et selon Gartner, d’ici 2020, 80 % des grandes entreprises disposeront d’un CDO.

    Véritable stratège des données, le Chief Data Officer est résolument offensif et focalisé sur les résultats. Gartner énonce ainsi les trois objectifs principaux d’un bon CDO : meilleure connaissance du client ; avantage compétitif accru ; amélioration de l’efficacité. Les CDO emploieraient ainsi 45% de leur temps à générer de la valeur, contre 27% à gérer les risques. Ce positionnement business a pour bénéfice de recentrer le DSI sur un rôle, plus défensif, de sécurité des données. Cette distinction entre le garant de la sécurité et le créateur de richesse est d’ailleurs essentielle, car elle assure que la valorisation des données ne se fasse pas au détriment de leur sécurité. Ainsi, si en 2018 le Chief Data Officer devient le pilier d’une bonne stratégie données, le DSI reste un acteur incontournable de la transformation numérique des entreprises.

  • Quand le vrai territoire de Google n’est pas un pays mais notre cerveau …

    Données clients et éthique 

    Par Romain Chaumais, Co-fondateur d’Ysance

    Les progrès fulgurant des technologies prédictives et cognitives permettent de répondre à toujours plus de questions. Mais toutes méritent-elles d’être posées ? Derrière cet énoncé philosophique se cache la notion suggestive mais ô combien indispensable de l’éthique de la donnée client. Jusqu’où les entreprises peuvent-elles aller dans l’exploitation de leur « Customer Data » ? Hors cadre purement légal, il devient nécessaire pour elles de dresser les limites de l’acceptable dans une charte de bonnes conduites à adopter, dans l’intérêt du consommateur bien sûr, mais aussi dans leur propre intérêt.

    « Le vrai territoire de Google n’est pas un pays, c’est notre cerveau », affirmait déjà, en 2014,  le Dr Alexandre Laurent, fondateur de Doctissimo,  à propos de l’approche transhumaniste assumée des GAFA, parlant même de « brain hacking ». Robotique, intelligence artificielle ou encore objets connectés sont autant de technologies conçues avec la volonté d’améliorer notre quotidien voire d’optmiser nos capacités physiques et intellectuelles. Oui mais voilà, à trop vouloir assister, n’allons-nous pas vers un assistanat nocif qui guiderait nos vies, nos pensées et nos actes ?

    Derrière ces considérations dignes d’un film de science-fiction, la réalité aujourd’hui n’est plus si loin. Les données client, désormais accessibles, appartiennent tellement à la sphère de l’intime qu’elles permettent la production d’une information ultra-personnalisée, exploitée dans un objectif  d’anticipation du désir et destinée à « faciliter » nos décisions, ce qui n’est pas sans ambiguïté. Il devient donc nécessaire (voire urgent) pour les « magiciens » de la donnée client de réfléchir, au-delà du cadre réglementaire, à une politique éthique pour prévenir les abus. Un sujet moins enclin à faire les gros titres qu’un scandale ou autres effets de bord comme le boycott de la marque liés à une utilisation déraisonnable et immorale des outils analytiques et prédictifs.

    Vers une régulation sur-mesure et harmonisée de la donnée

    De nombreuses entreprises pensent être en conformité avec les lois et ne pas avoir besoin de prendre des mesures supplémentaires. A tort, car l’éthique de la vie privée est une notion complexe qui varie d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre. Prenons l’exemple des données de santé. Il existe en France une éthique stricte liée à leur confidentialité alors qu’aux Etats-Unis, la question est plus souple. Rien n’empêche donc une start-up américaine de proposer un service de santé connectée et d’en divulguer les données à des tiers, comme les assureurs par exemple,   susceptibles d’en faire du business.

    On peut d’ailleurs difficilement imaginer qu’un assureur soit soumis à la même régulation des données qu’une industrie pharmaceutique ou un magasin de sport. Et pourtant les lois en charge du respect de la vie privée sont les mêmes pour tous. D’où la nécessité d’une charte interne de bonnes conduites éthiques. Elle définit la politique d’utilisation des données dans des situations concrètes, en fonction de l’entité et de ses enjeux sociétaux et s’applique à l’ensemble des métiers et filiales.

    Trois règles à respecter pour une éthique de l’exploitation de la donnée client

    Plus facile à dire qu’à faire tant l’éthique est d’ordre subjectif et propre à chacun. Le Gartner s’est penché sur la question pour dresser quelques règles incontournables qu’on peut résumer en trois points :

    1. Ne jamais surprendre le consommateurquant à l’utilisation faite de ses données avec une proposition inattendue, embarrassante et hors contexte. Il serait par exemple déplacé et inconvenant pour un supermarché de se servir des données de caisse pour prévenir un client des risques d’accidents cardiovasculaires liés à sa consommation excessive d’aliments gras.
    2. Ne collecter que la donnée nécessaire, qui sert directement l’activité de l’entreprise en étant parfaitement transparent sur l’usage qu’on compte en faire. On ne collecte pas pour le plaisir de collecter ni pour un usage ultérieur. Exit donc les longs formulaires avec des demandes trop précises et non circonstanciées telles que la profession, le revenu,  l’origine sociale, …
    3. Privilégier les données de sources directesplutôt que des données tierces. Il semble légitime pour un assureur, par exemple, de demander à son client s’il fume et d’évaluer en conséquence le montant de son contrat, cela le serait moins d’analyser ses achats pour estimer sa consommation de cigarettes.

    Un intérêt hautement stratégique pour les entreprises

    Entendons-nous bien, il ne s’agit pas là de freiner l’essor des smart data ni celui du machine learning mais de faire en sorte que l’expérience client, basée sur les données personnelles, ne soit pas uniquement soumise aux seuls impératifs marketing.

    La marque doit comprendre que la donnée ne fait pas tout et que l’essentiel de la relation client repose sur le ressenti et la confiance. Les technologies Big Data et autres algorithmes customer centric ne sont pas faits pour servir en premier lieu ses propres intérêts mais ceux de ses clients.

    Les organisations qui atteindront cette maturité éthique auront tout à gagner : la confiance et la fidélité du consommateur qui du coup partagera plus facilement ses données, une meilleure notoriété, une communication maitrisée, une cohérence entre les métiers et des collaborateurs proches des valeurs de l’entreprise et impliqués dans sa culture de la donnée. Rien n’empêche donc d’être à la fois éthique et tactique !