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  • Délivrabilité des mails : choisir le bon timing et le bon nombre d’envois

    Délivrabilité des e-mails : un enjeu business pour les entreprises

    par Frédéric Autechaud, Responsable Marketing chez Dolist

    Les entreprises attendent une délivrabilité maximale de leurs messages e-mail. Mais, quand ils sont expédiés en grande quantité, ces messages prennent le risque d’être considérés comme des spams, du pourriel, ou encore des communications non sollicitées. Pour une entreprise, délivrer correctement une campagne par e-mail à ses clients et prospects est un véritable enjeu business ou l’à-peu-près se paye cher. Un coût qui mérite de se pencher sur les raisons de ces échecs et de mettre en œuvre quelques bonnes pratiques pour y remédier.

    Des bases de données performantes
    La première raison de l’échec d’un envoi est l’erreur dans l’adresse e-mail. Pour éviter ces retours, l’entreprise doit nettoyer ses bases de données afin de retirer les doublons, corriger les erreurs, retirer les fausses adresses et les NPAI (N’habite Pas à l’Adresse indiquée). Le taux d’adresses injoignables (« hardbounces ») doit impérativement rester très en deçà de 5% au risque de voir les Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) considérer une campagne de messaging comme un spam. L’entreprise a donc tout intérêt à envoyer des campagnes e-mails bien ciblées et à prendre soin de le faire sans rien brusquer, en augmentant progressivement ses cadences et les périodes de ses envois.

    La deuxième raison concerne le blocage des e-mails par les FAI. Confrontés depuis des années aux envois massifs et au phishing ils ont déployé des outils de blocage d’e-mails afin que leurs abonnés ne croulent plus sous les messages non sollicités. Une partie croissante de ce filtrage repose désormais sur l’engagement des destinataires, remettant ainsi la décision du filtrage à discrétion de l’abonné. L’expéditeur a donc tout intérêt à ce que son adresse soit intégrée au carnet d’adresse du destinataire.

    Des spécificités techniques à respecter
    Pour éviter tout blocage du FAI, le message doit inclure un certain nombre de garanties : ajout d’en-têtes permettant d’être clairement identifié, intégration systémique d’un lien de désabonnement, uniformisation du nom de domaine utilisé dans toutes les parties du message (du nom de l’expéditeur jusqu’aux liens dans le contenu), création du message aux formats HTML et texte pour permettre l’adaptation au support de consultation et des normes d’authentification.
    Pour s’assurer de la bonne lisibilité des e-mails il est également important de soigner le code, les images, les textes et les liens. Pour cela il est préférable de s’appuyer sur des standards du code HTML qui garantissent une bonne interprétation des messages (ouverture/fermeture des balises, balises de style attributs, paragraphes, tableaux, etc). Ainsi il vaut mieux éviter les langages XHTML, PHP, JavaScript, Flash… et renseigner les éléments de mise en forme comme les paragraphes ou les liens dans les balises. Il est également important d’être vigilant sur le poids de l’e-mail. Dès 60Ko, celui-ci passe difficilement la barrière des filtres anti-spams et au-delà de 100 Ko il est tronqué sur certaines messageries. Faire un test avant envoi est alors conseillé, en créant des adresses e-mail sur les principaux webmail pour vérifier le rendu visuel et observer les variations perceptibles entre les messageries.

    Choisir le bon timing et le bon nombre d’envois
    Selon le secteur d’activité et les destinataires, les moments de la réception sont plus ou moins propices à la lecture des messages. Il est donc pertinent de tester plusieurs moments d’envoi afin d’identifier celui qui enregistre les meilleures performances. Pour ne pas submerger les clients, il est conseillé de procéder à des envois réguliers de messages pour garder le contact et leur donner le contrôle sur la fréquence de réception des messages. Enfin, dans la mesure du possible il est également préférable d’adresser en priorité les e-mails aux contacts les plus réactifs.

    Mesurer les campagnes
    Enfin, il est important de collecter des indicateurs sur le taux d’ouverture des e-mails, le taux de désabonnement ou les retours d’e-mails et d’interroger les clients sur les raisons d’un désabonnement : manque d’intérêt pour la thématique abordée, manque de temps, récurrence trop importante, réception d’un trop grand nombre de mails, etc. Le taux de désinscription acceptable est de l’ordre de 0,2%. Au-delà cela révèle un dysfonctionnement de la stratégie de messaging : rythme inadapté, contacts non intéressés, écart trop élevé entre les attentes des contacts et les messages envoyés, manque de segmentation et de ciblage, etc.

    Au regard de tous ces paramètres, il est clair qu’une approche pragmatique s’impose pour s’assurer un taux de délivrabilité maximal et une campagne de message marketing réussie. Aujourd’hui l’e-mail marketing reste une technique de promotion efficace. Selon une étude du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD 2017 – Etude EMA BtoC) 75% des internautes sont allés en magasin et ont acheté un produit/service présenté dans un des messages e-mail qu’on leur a adressé.

    Encore faut-il qu’il soit bien délivré !

  • Quand le Datamart permet de centraliser les données mais aussi d’analyser pour agir…

    Le Datamart au service d’une stratégie omnicanal efficiente

    par Jean-Paul Lieux, Directeur associé de Dolist

    Enseignes de la grande distribution, sites de e-commerce, tout l’enjeu business des entreprises du retail se trouve dans la connaissance client. Plus ces entreprises appréhendent profils et goûts des consommateurs, ont connaissance de leurs achats et pratiques de consommation, plus elles sont capables d’engager avec leurs clients une relation pertinente. Mais comment accéder à cette masse d’informations lorsque ces dernières sont dispersées au sein de l’entreprise ? Comment savoir que le client qui a acheté un article en magasin est celui qui a consulté ce même article sur Internet et laissé un commentaire sur la page Facebook de l’enseigne ? Comment lui donner une entité unique et réussir à en dégager son profil ? En croisant les données de ventes des magasins physiques et numériques, le Datamart (ou Customer Data Platform) permet non seulement de centraliser et d’agréger toutes ces données mais aussi d’analyser pour agir.

    Datamart : centralisateur et agrégateur de données

    Le Datamart centralise des données hétérogènes provenant de l’entreprise (CRM, ERP), des ventes en magasins et en ligne, de la navigation sur le site Internet (pages et produits consultés), des commentaires laissés sur la page Facebook ou le site Internet de l’enseigne ou encore des données provenant des réclamations faites au call center. La plateforme extrait des informations de ce volume de données et fournit des réponses à des questions précises. Exemple : quel est le nombre de clients ayant réalisé plus de 150 euros d’achats ce jour entre 14h00 et 18h00 ? Combien de produits ont été vendus et à qui ? Combien de clients de 50 ans et plus ont acheté à trois reprises au cours des six derniers mois ? Grâce à des outils de dataViz, le Datamart fournit des visualisations des typologies de clients.

    Le Datamart : idéal pour une solution de trigger marketing

    Si le premier volet consiste à recueillir des données clients et à en extraire de l’information, le deuxième réside dans l’exploitation de celles-ci. Comment tirer partie de cette connaissance client ? Associé à une solution de Trigger Marketing, le Datamart permet de générer des actions ciblées. Ainsi, deux heures après le passage en caisse d’un client, la plateforme peut, par exemple, lui envoyer un sms de remerciement ou l’inviter à laisser un avis sur son expérience. Une enseigne d’électro-ménager a fait le choix d’utiliser un Datamart pour croiser sa base clients avec les données captées sur son site de vente en ligne et ses magasins, dans le but de lancer des campagnes d’e-mailing ciblées selon sa typologie de clients. Une autre enseigne Culture, Livres et Loisirs créatifs utilise un Datamart pour générer des messages promotionnels sur certaines gammes de produits et sur certains magasins. Un Datamart permet aussi d’expédier des e-factures aux clients après leur passage en caisse ou leurs achats en ligne et d’évaluer des tendances pour ajuster sa segmentation clientèle à ses campagnes d’emailing. Enfin, un Datamart peut révéler les commentaires négatifs d’un client et alerter le call center pour qu’il s’entretienne directement avec lui.

    Une technologie non-destructive pour le  SI de l’entreprise

    Mais adopter une stratégie Datamart impose une démarche pragmatique. L’entreprise doit tout d’abord procéder à un état des lieux de ses données en identifiant leurs lieux de production et de stockage. Elle doit aussi repérer les doublons et nettoyer les données pour apporter de la cohérence au savoir commun.
    La deuxième étape consiste à identifier les besoins réels de l’entreprise en matière de mise en action afin de rationaliser la collecte des données. Pour cela l’entreprise doit cerner les messages qu’elle souhaite adresser, à quel moment, et en fonction de quels déclencheurs. Enfin, elle doit définir des règles pour envisager des scénarii sur les actions à mener de façon automatique : campagnes d’e-mailing, envois de sms, impression print d’un bon de réduction, appels call center… En ne faisant que puiser les datas dans l’existant informatique de l’entreprise pour les centraliser dans un entrepôt de données, ce dispositif n’impacte pas le Système d’Information préexistant.

    Technologie non destructive, un Datamart s’implante de façon incrémentale au rythme des besoins de l’entreprise. Structure de données ouverte et malléable, cette technologie associée à une plateforme de trigger marketing a pour vertu de collecter des données multicanales à des fins de production d’actions omnicanales efficientes.