Étiquette : Didier Farge

  • Le commerce n’est pas seulement connecté… il est intelligent !

    Le commerce n’est pas seulement connecté… il est intelligent !

    Axé sur la Retail Intelligence, le salon #Conext est le rendez-vous des professionnels les 17, 18 et 19 octobre 2017 à Lille au Grand Palais.

    L’intelligence sera le fil rouge du programme des conférences de l’événement et sera abordé sous ses différents aspects :  Retail Intelligence, Data Intelligence et Consumer Intelligence.
    Quels sont les temps forts de ce salon ? Quelles sont les grandes tendances du retail ? Quelle place tient la data ?
    Les réponses aves Didier Farge, Président du salon et Président de Conexance.

    Quel regard portez-vous sur ce salon dont vous avez orienté le positionnement ?

    Didier Farge : Les événements sur le commerce et l’eCommerce en particulier sont pléthores. Mon objectif est de rendre #Conext différent des autres événements. L’idée est de donner aux participants un temps d’avance sur les tendances grâce à de nombreux experts de renom qui viendront débattre. Nous apportons aussi un autre regard sur l’innovation avec plus d’une cinquantaine de startups qui présenteront des expériences inédites de la relation client.

    Le commerce intelligent qu’est-ce que cela évoque pour vous ?

    Didier Farge : Le client est infidèle, connecté, exigeant et impatient , il attend de son enseigne qu’elle lui parle de manière cohérente , fluide et surtout authentique et personnalisée.Les entreprises superformantes excellent dans leur capacité à exploiter leur connaissance client. Elles sont capables à l’instar d’Amazon qui propose de précommander votre panier, d’anticiper les attentes des consommateurs. Gare à celles qui continuer à envoyer des messages massifs et non personnalisés!

    Quel est l’impact sur la relation client ?

    Didier Farge : Les données rassemblées permettent de saisir les profils des consommateurs. Il s’agit désormais de passer de la simple collecte de données à la compréhension de l’information afin que les marques puissent interagir avec leurs clients. Cette compréhension du consommateur, va apporter aux marques une intelligence dans les interactions qu’elles doivent entretenir avec eux. La relation client se réinvente, se complexifie, mais l’intelligence artificielle et le prédictif permettent de fluidifier le parcours d’achat.

    Quelles sont les technologies émergentes ? 

    Didier Farge : Comme vu plus haut, nous entrons dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client. La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel. L’intelligence artificielle devient omniprésente avec les bots (robots conversationnels) qui aident les acheteurs tout au long de leur parcours d’achats, mais aussi pour la gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing…
    l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et faire remonter l’information aux fournisseurs.
    Autre tendance qui n’est pas technologique mais plus sociétale : « le consommer moins pour vivre mieux », semble devenir le nouveau crédo des Français. Une économie de la frugalité qui s’accompagne paradoxalement d’une accélération de consommation des contenus.

    Les temps forts du salon 

    1- Data – 
    Gérer l’information et maîtriser les données pour être au cœur du jeu.

    Les thématiques : référencement, affiliation, perfomance marketing, SEO, retargeting, marketing viral, marketing direct, impression…

    2- Commerce – 
    Accompagner ses clients depuis chaque point de contact, sur chacun de ses canaux, jusqu’à l’acte d’achat.

    Les thématiques : conseil et stratégie digitale, développement d’appli et de sites mobiles, animation réseaux sociaux, hébergement, solutions de paiement et sécurité…

    3- Supply Chain – 
    Livrer et être livré. Optimiser les flux, du fournisseur au client final.

    Les thématiques : transport national et international, derniers km, point relais, gestion des retours, logistique multicanal, logistique urbaine…

    4- Client – 
    Connaître ses clients, anticiper leurs besoins, maîtriser la relation.

    Pour en savoir plus sur #CONEXT cliquer ici 

  • Les paradoxes du Marketing à suivre en 2017

    Décryptage sur les tendances et les paradoxes auxquels les responsables marketing devront faire face en 2017

    Par Didier Farge, Président de Conexance 

    Le nouveau business model des données, l’intelligence artificielle dans le contenu émotionnel, le marketing vert de la frugalité, l’hégémonie du mobile, le nouveau règlement Européen…
    Décryptage sur les tendances et les paradoxes auxquels les responsables marketing devront faire face en 2017.

    1- Le nouveau business model des données

     » Ne comptez pas les personnes que vous touchez, touchez les personnes qui comptent ! » la fameuse  devise d’Ogilvy dont les enseignes retail ont pris conscience, s’applique réellement en 2017. Le retail mise désormais sur l’importance de ce capital devenu accessible à partir des nouvelles offres de segmentation et de prédiction. Les données internes (CRM, transactionnelles ou liées aux communications) sont reliées aux entrepôts de données comportementales. L’objectif étant d’obtenir de nouvelles cibles.

    Sur le terrain cela se traduit par :

    – Cibler les bons prospects dans la zone de chalandise.

    Les prospects appétents et présents dans la zone de chalandise sont désormais accessibles grâce aux bases de données comportementales, reliées aux panels de consommation de type Kantar Média ou Worldpanel, tout comme les zappeurs qui hésitent entre plusieurs enseignes, ou encore les cibles marketing très prisées par les marketeurs par exemple les DINKS (Double-Income No Kids), couples sans enfant, gros consommateurs une cible de choix, difficile à viser. Et d’autres à venir en 2017 et qui intégreront des informations liées à l’attitude du consommateur comme  les smartshopeurs, les acheteurs bio…

    – Des campagnes publicitaires plus efficaces

    L’idée est d’aller plus loin en transformant ces nouvelles cibles en audiences activables dans tous les médias et à travers les principaux terminaux . Avant, on s’adressait à un segment de clientèle. On est aujourd’hui on est dans une relation d’audience ultra ciblée grâce aux capacités des modèles prédictifs qui intègrent de plus en plus de données parfois hétérogènes et à l’utilisation des DMP( data management platform) connectées aux différents canaux et notamment celui du display.

    – L’illusion de la data gratuite

    C’est un des paradoxes de la data. D’un côté, le consommateur souhaite accéder à des services ou des contenus gratuits sur le Net, en donnant en contrepartie toutes les informations personnelles sur les réseaux sociaux et en même temps ne comprend pas qu’il ne puisse pas être rémunéré lorsque son profil ou sa navigation sont utilisés et bloque massivement les utilisations de ses données de navigation (Adblocking). Je crois à la pédagogie de la Data, et a la transparence de l’information sur le sujet. Les enseignes doivent intégrer cette approche dans leur politique.

    2- L’intelligence artificielle dans le contenu émotionnel

    Les émotions font partie de nos vies et pourtant, elles  sont  surtout prises en compte en communication publicitaire mais peu ou pas ( encore) dans le marketing, alors qu’elles sont  principalement responsables de nos décisions. Si les algorithmes informatiques sont aujourd’hui capables de reconnaître un son ou une image grâce au machine learning, ils pourront bientôt reconnaître nos émotions en croisant les données issues de la tonalité de notre voix, de nos pulsations cardiaques, de nos réactions écrites , et de nos comportements . L’émotion devient alors une donnée mesurable mais cela n’est pas suffisant. Par une analyse fine des comportements des clients, l’intelligence artificielle permettra de mener des actions de marketing hyper individualisées. C’est exactement ce que les consommateurs recherchent : une publicité contextuelle et pertinente qui a le potentiel d’offrir de l’aide, des conseils ou des produits en fonction de leurs intérêts.bienvenue au marketing de l’émotion!

    De multiples cas d’usages sont possibles, comme la capacité d’affiner la segmentation de prospects, de créer de nouvelles offres en temps réel, d’adapter en permanence la politique tarifaire en fonction du paysage concurrentiel, ou de réduire le taux d’attrition en décelant les signes avant-coureurs d’une résiliation.

    Le paradoxe ? La sollicitation d’une marque serait tellement pertinente et tellement juste que vous allez avoir l’impression d’une intrusion dans votre intimité. Un sentiment qui peut très rapidement se retourner contre la marque si elle n’a pas obtenue une permission claire du client et mis en place le dispositif le plus strict de protection et d’accès aux données.

    3- Un marketing vert et frugal

    Les marques ont compris le sens de l’engagement  : s’affirmer bio, manger sain ou encore affirmer l’appellation d’origine France. Leur prise de parole va s’intensifier et ces engagements auront des effets positifs à court terme. Le Graal est d’avoir à la fois bio + origine France pour sublimer la confiance du consommateur.

    La frugalité devient aussi tendance : « le consommer moins pour vivre mieux », semble devenir le nouveau crédo des Français : moins de viande de bœuf, moins de maquillage …Une économie de la frugalité qui s’accompagne d’une accélération des contenus, presse , TV une connection permanente, qui sont survolés. Un autre paradoxe de la consommation.

    4- Le mobile : clé du parcours client omnicanal

    Objet du quotidien, le mobile est devenu le centralisateur de tous les canaux de communication : appels, sms, messages instantanés, notifications push, emails, social,… 60% des achats se préparent sur le mobile et 20% des 18/34 ans n’utilisent pas d’ordinateur fixe pour surfer. Le vrai défi pour les enseignes passe par une politique de communication intégrant tous les canaux. 2017 sera l’année où apparaîtront de véritables campagnes intégrant à la fois un plan display par zones de chalandise, des campagnes de reciblage par e-mail, et le renforcement postal.

     5- Le contexte Législatif

    Le législateur va renforcer le nouveau règlement Européen a venir en mai 2018. Avec une nouvelle épée de Damoclés en la personne de la révision de la directive e-privacy qui prévoit notamment que les cookies tiers (tracking) soient désactivés par défaut. Utilisés par les régies publicitaires, ces dernières devront demander la permission à l’internaute et ne pourront plus se contenter d’un simple bandeau affiché sur la page lors de la première visite. Si cette directive s’applique, les marketeurs se trouveront dans l’impossibilité de mettre en œuvre les stratégies de ciblage en ligne.  Un nouveau challenge de pédagogie auprès des instances européennes sur les conséquences de ce type de décision sur l’économie et in fine l’emploi de nos entreprises innovantes . Plus d’explication et moins de régulation !