Étiquette : detox

  • Bureautique, app services online, bornes interactives …Les français sont-ils techno dépendants ?

     

    L’intoxication numérique, le nouveau mal français ?

     Sondage OpinionWay pour Zengularity

    Entre techno-dépendance et envie de désintoxication numérique, les Français cultivent un rapport complexe avec les nouvelles technologies.

    • Près de 90% des Français ne supportent pas la perte du réseau (téléphone,Wifi, 3G/4G.)

    • 85% estiment que l’omniprésence des technologies conduit à un état dedépendance

    • 84% des Français estiment que les technologies évoluent trop rapidement

    • 78% d’entre eux ont déjà eu des difficultés pour installer un équipementpériphérique pour leur ordinateur (imprimante, scanner, photocopieur.)

    • 83% des logiciels grand public et 70% des logiciels professionnels destabilisentleurs utilisateurs

    • 74% d’entre eux éprouvent du stress face aux sollicitations incessantesdes équipements (mails, notifications, etc.)

    • 68% ressentent le besoin de faire une « digital detox »

    • Malgré tout, seul 2% cèdent à la cette folie passagère appelée« Computer Rage » Outre-Atlantique

    Une étude menée par Opinionway pour le compte de Zengularity met en lumière la dualité durapport que les Français entretiennent avec le numérique. L’évolution sansprécédent des technologies ces dernières années a entrainé un changement desmodes de consommation de l’informatique et la multiplication des outils numériques associés. Il est possible de parler d’une forme de boulimie tant l’ampleurdu phénomène est important. Aujourd’hui, les technologies sont intégrées danstous les domaines du quotidien et s’en passer peut se révéler inenvisageablevoire impossible.

     Des Français techno-dépendants

    Selon les conclusions de l’étude, 85% estiment que les Français sont dépendants des technologies et cette dépendance a un réel impact tant sur notre vie professionnelle que personnelle. En effet, le sentiment général est que les nouvelles technologies accentuent le rythme et la pression de la vie quotidienne.

     L’engouement pour des phénomènes numériques éphémères (Pokémon Go,selfies, foodporn.) interpelle 83% des personnes interrogées, qui ont le sentiment de ne pas comprendre l’attrait pour ces nouvelles pratiques. A cela s’ajoute, pour 68% des sondés, une pression sociale pour acquérir les dernières nouveautés en matière d’appareils connectés. De même, les personnes interrogées font part de leur perte de repères face à la rapide mutation de cestechnologies : 84 % ont le sentiment qu’elles évoluent trop rapidement et qu’il devient difficile de les suivre.

     Cette dépendance se traduit aussi dans le milieu professionnel, 57% déclarent ne pas réussir à se déconnecter de leur travail en dehors des horaires du bureau. Pire, le plus souvent dans le monde du travail la présence des appareils numériques contribue à créer du stress supplémentaire. Leur efficacité est également remise en cause : pour 84%, le recours à des technologies peut faire perdre plus de temps qu’il n’en fait gagner et 74% desactifs interrogés se sentent angoissées par les sollicitations incessantes desmails ou des notifications.

     Ce sentiment de sur-sollicitation rend le « digital detox »très séduisant : 68% des personnes interrogées disent être séduites par cette perspective.

     Source d’irritation, omniprésencenumérique rime avec dysfonctionnements chroniques

    Cette techno-dépendance entraîne donc une utilisation chronique des outils numériques, qui sont désormais omniprésents dans la vie quotidienne. Cette frénésie de consommation numérique évolue de façon exponentielle.Elle s’accompagne invariablement d’une hausse des dysfonctionnements qui deviennent de plus en plus insupportables pour les Français et l’intensité de leur impact est non négligeable :

     La première source d’irritation mentionnée par les Français concerne la perte d’un réseau, qu’il s’agisse du téléphone ou d’Internet : cette situation a déjà été vécue par près de 90% des personnes interrogées

    • Les sites web peu ergonomiques ou peu adaptés sont mis en cause par 88%

    • Les sollicitations desapplications, qui cherchent à empiéter sur la vie privée, exaspèrent 84% des interviewés

    • Loin de simplifier la vie, 83% des logiciels grand public et 70% des logiciels professionnels ont déstabilisé leurs utilisateurs

    • La perte de ses données, au travail ou de documents personnels, a déjà touché 81% des personnes interrogées.

    • 81% des Français ont déjà dû gérer des dysfonctionnements lors del’utilisation de bornes tactiles,destinées à fournir des services comme la vente de tickets

    • 78% des personnes interrogées ont déjà connu des difficultés lors de l’installationd’un équipement périphérique(imprimante, scanner, photocopieur.),

    • 77% des interviewés ont rencontré des problèmes pour effectuer des démarches administratives en ligne.

     Le sentiment général est que les nouvelles technologies accentuent le rythme et la pression de la vie quotidienne. Leur efficacité est ainsi remise encause. De même, les personnes interrogées font part de leur perte de repèresface à la rapide mutation de ces technologies. La conclusion est sans appel : 58% des Français déclarent que les nouvelles technologies ne contribuent pas au bonheur, mais a au contraire rendu certaines tâches plus stressantes.

     La dualité française face aux nouvelles technologies

     Malgré ses aléas, la perception négative qu’ont les Français du numérique et les animosités dontil fait l’objet, force est de constater que dans l’Hexagone, on ne cède pas àla folie passagère appelée « Computer Rage » Outre-Atlantique. En effet, seul 2% des sondés avouent avoir des excès de rage et des réactions viscérales(énervement/ panique/ violence) face aux difficultés rencontrées. Pour 62%, la contribution des technologies à la vie quotidienne est cependant perçue commepositive dans certains cas. 76% desFrançais estiment qu’elles s’avèrent également efficace pour simplifiercertaines tâches courantes, comme pouvoir accéder à des services publics enligne.

     Cette approche dela technologie démontre que les Français sont en train de rechercher un nouvel équilibre dans un univers régi par le numérique. Entre addiction et autorégulation, l’évolution se fera sans aucun doute par palier et la consommation du numérique telle que c’est le cas aujourd’hui sera non seulement digérée mais également intégrée dans notre ADN. En revanche, demeure un problème majeur : les dysfonctionnements engendrés par les nouvelles technologies qui risquent de faire de cette (r)évolution culturelle un cercle vicieux alors qu’il pourrait être vertueux.

     Méthodologie

    L’étude Les Français et les technologies au quotidien réalisée pour Zengularity, est destinée à comprendre et analyser l’attitude des Françaisface à l’omniprésence des nouvelles technologies dans la vie quotidienne.

    Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1040 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus,constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge,de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région derésidence. Les interviews ont été réalisées les 21 et 22 septembre 2016.

     

  • Comment mettre en œuvre une cure de « data detox » ?

    L’été approche : envoyez vos données en cure de « Detox » !

     Par David Decloux, spécialiste des référentiels de données et de l’expérience client chez Informatica France

     

    Big Data, Master Data, Open Data… Les données sont, depuis toujours, la nourriture des systèmes d’information et le carburant des entreprises. Mais ces dernières années, les capacités de collecte, de stockage et d’analyse de ces données ont augmenté de manière exponentielle. Il s’agit donc maintenant de distinguer, dans cette masse, celles qui sont critiques au métier, nécessaire à l’organisme (l’information) et celles qui seront rejetées ou feront l’objet d’une accumulation malsaine (les déchets ou les graisses). Ces données inutiles viennent complexifier la gouvernance ainsi que l’identification et la mise en en valeur des informations indispensables. Gare à l’obésité, donc !

    Comment mettre en œuvre une cure de « data detox » afin de parvenir à une gestion et une vision saines de ses données ? Si à l’approche de l’été, certains commencent à se préparer « physiquement » pour la plage, David Decloux d’Informatica a mis au point un régime en 5 points pour en faire autant avec les données de l’entreprise. 

    1 – Ecoutez votre corps !

    Où exactement avez-vous mal ? Quels problèmes sur vos données sont les plus critiques pour l’entreprise ? Avant d’entreprendre une quelconque action « Detox », il s’agit d’identifier les erreurs d’alimentation qui doivent être corrigées. L’évaluation de ce type d’indicateurs peut être manuelle (mais fastidieuse), ou automatique, via des outils dits de « profiling ». La flexibilité de ces derniers pour créer, en plus des règles de base (champs vides, types non conformes, etc.), des règles spécifiques au métier, est un avantage primordial pour une découverte en profondeur et à forte valeur ajoutée pour l’entreprise (retro-engineering). C’est également l’opportunité d’en faire une vraie plateforme interactive pour les analystes de données, avec des tableaux de bord « instantanés » mais également un suivi sur la durée. Un outil parfaitement adapté pour mesurer le succès de votre cure « detox » et garder votre motivation intacte au fil du temps…

    2 – Eliminez les toxines !

    Une fois le diagnostic posé, quels principes actifs adopter pour votre régime ? L’objectif est d’éliminer, ou de limiter, l’apport au sein de l’organisme productif de 6 toxines primordiales : incomplétude, non-conformité, incohérence, inexactitude, duplication et corruption. Là encore, dans de nombreux cas, l’outil informatique vise à permettre le redressement des informations suivant ces 6 axes, tout en limitant le travail manuel d’un opérateur, dédié aux actions à forte valeur ajoutée. Il est tout aussi important de considérer dans ce processus l’ensemble des modes d’alimentation : l’en-cas restreint, rapide et ponctuel (temps réel), la prise globale, régulière et planifiée (batch) et le grignotage compulsif et ininterrompu (fil de l’eau). Une plateforme de qualité de données d’entreprise, permettant d’adresser de manière cohérente les 6 toxines sur l’ensemble des flux, est la clé d’une « detox » réussie, c’est-à-dire visible à tous les niveaux et valorisante, à l’intérieur comme à l’extérieur. 

    3 – Adoptez de sains principes !     

    Les cures « detox », même régulières, ne sont pas suffisantes. Eliminer les toxines, une fois ingérées par le système d’information, est indispensable mais la réussite passe aussi par un changement de ses habitudes « alimentaires » pour en limiter l’absorption. C’est la nécessité d’adopter de nouveaux comportements vis-à-vis de ses données, de contrôler de manière plus efficace leur acquisition, leur gestion et leur utilisation. C’est la gouvernance des données, tout simplement. Seules la définition et l’application de nouvelles règles permettront d’ajouter un volet préventif au seul volet curatif que représente la majorité des initiatives de qualité de données aujourd’hui. C’est ce schéma de gouvernance, cette charte de bonnes pratiques liées aux données, qui garantira la réalisation optimale de leur potentiel.

     4 – Attention aux sacrifices !

    [if gte vml 1]><v:shape id= »Image_x0020_2″ o:spid= »_x0000_s1026″ type= »#_x0000_t75″ alt= »x – localisation » style=’position:absolute;left:0;text-align:left;margin-left:0;margin-top:1044.45pt;width:241.5pt;height:134.5pt;z-index:251658240;visibility:visible;mso-wrap-style:square;mso-width-percent:0;mso-height-percent:0;mso-wrap-distance-left:9pt;mso-wrap-distance-top:0;mso-wrap-distance-right:9pt;mso-wrap-distance-bottom:0;mso-position-horizontal:left;mso-position-horizontal-relative:text;mso-position-vertical:absolute;mso-position-vertical-relative:text;mso-width-percent:0;mso-height-percent:0;mso-width-relative:page;mso-height-relative:page’> <v:imagedata src= »cid:image003.png@01D1D927.3C493E40 » o:title= »x – localisation »/> <w:wrap type= »square »/> </v:shape><![if !vml]

    Les cures « detox » sont fatigantes. Adresser les problématiques de qualité de données, en particulier lorsque l’on n’en contrôle pas l’ensemble des points d’acquisition, est coûteux en ressources et en temps. Comme dans le cadre des régimes alimentaires, il faut s’assurer d’équilibrer le rapport bénéfices/risques. Si la notion de plaisir n’est évidemment pas transposable de la cuisine à l’entreprise, de telles cures sont exigeantes : gare à la fatigue du SI (Système Immunitaire ou Système Informatique) et de ses gardiens ! Il est facile de tomber dans le piège de gérer plus de données que nécessaire, ou à des niveaux d’exactitude et de fidélité qui ne sont pas requis (voir exemple ci-dessus). Les principes de gouvernance visent également à évaluer la pertinence de chaque donnée et le niveau optimal de qualité qui lui est associé, pour mettre en balance sacrifice et bénéfice, coût et ROI. Attention, donc, à ne pas « maîtriser » vos données au-delà de leur valeur pour l’entreprise…

     5 – Et pourquoi pas un jeûne ?

    Une idée polémique dans un contexte de course à l’accumulation préventive ou prévisionnelle de données de toutes sortes… Et pourtant, si l’objectif n’est évidemment pas de couper tous les flux d’alimentation, on peut légitimement se demander si l’entreprise n’aurait pas intérêt, de temps en temps, à prendre un peu de recul face à ses données. Pour en analyser, via ses processus de gouvernance, le coût, la finalité et les besoins. Une manière de s’assurer qu’on ne se perd pas dans des données qui, si elles ne sont plus impossibles à capturer et conserver, seront autant de perturbations ou d’éléments de déconcentration pour l’IT d’abord et pour les métiers ensuite. L’aspect réglementaire est également à prendre en compte ici, et le jeûne de certaines données peut très bien se voir imposé par les autorités, ou par la pression réputationnelle. Savoir adapter son régime et sa politique à la fois aux besoins et aux contraintes devient essentiel. Autant se priver volontairement (et publiquement ?) des données dont on a estimé qu’elles n’étaient pas indispensables plutôt que d’entrer dans des processus de déclaration, d’acceptation et de purge contraignants. Une donnée de qualité peut se révéler toxique pour l’entreprise si toutefois cette dernière n’a pas le droit de l’utiliser ou même de la connaître…