Étiquette : dépenses

  • Hausse des prix & exigences des consommateurs : les commerçants face au défi de la fidélisation

    Quand les consommateurs explorent de nouveaux canaux d’achat pour faire des économies 


    Une étude Checkout.com, fournisseur de solutions de paiements basées sur le cloud

    Checkout.com, a interrogé 1 000 consommateurs et 125 retailers en France, sur les comportements d’achat des consommateurs et les défis auxquels les professionnels du retail sont confrontés. En synthèse, ces derniers redoutent les conséquences de la hausse des prix, les consommateurs cherchent quant à eux à réduire leurs dépenses et à consommer local grâce au e-commerce.

    Parmi les chiffres marquants :

    • 92% des commerçants estiment que la hausse des prix est une menace pour leur activité
    • 83% des consommateurs déclarent que le e-commerce représente l’évolution inéluctable du retail
    • 36 % espèrent acheter davantage d’articles d’origine ou de fabrication locale.

    En consolidant les perspectives des commerçants et des consommateurs et en les corroborant avec une expertise ancrée sur l’hexagone, Checkout.com a identifié 4 tendances susceptibles de façonner l’avenir de la distribution française dans les mois à venir :

    1. La hausse des prix affecte les habitudes d’achat, les consommateurs privilégient la recherche de bonnes affaires en ligne.

    92% des commerçants français déclarent que la nécessité de répercuter les hausses de prix constitue un risque important pour leur activité. 34% déclarent avoir dû répercuter ces hausses sur leurs clients.

    La confiance des consommateurs français dans les achats en ligne est en hausse, car ils apprécient de plus en plus les avantages la facilité d’utilisation et la sécurité. Le commerce en ligne est de plus en plus considéré comme l’avenir du commerce par une grande majorité des Français : 83% déclarent en 2022 que l’avenir du commerce de détail est en ligne, contre 73% en 2021.

    37% des consommateurs français déclarent réduire leurs dépenses non essentielles en raison de la hausse des prix. 31% sont susceptibles de faire plus d’achats en ligne qu’en magasin, et invoquent le fait d’identifier plus facilement les options les moins chères et de trouver les meilleures offres.

    1. Les consommateurs explorent de nouveaux canaux d’achat pour faire des économies. 

    25% des consommateurs français seraient plus enclins à faire leurs achats sur des sites marchands proposant des articles de seconde main.

    Dans le climat économique actuel, 25 % déclarent vouloir faire des affaires sur le marché de l’occasion, dont 24 % disent qu’ils sont également plus susceptibles de le faire pour générer des revenus supplémentaires.

    36 % espèrent faire davantage d’achats sur des plateformes de marché en ligne proposant des articles d’origine ou de fabrication locale. Les détaillants qui proposent cette approche « locale en ligne » peuvent contribuer à atténuer l’anxiété des consommateurs français : 35 % craignent que l’économie numérique menace les petits commerçants locaux.

    Seuls 13% des commerçants interrogés prévoient d’inclure une marketplace de vente d’occasion dans le cadre de leurs activités en ligne au cours des 12 prochains mois.

    17% des consommateurs français ont récemment annulé leur abonnement à une enseigne ou prévoient de le faire dans les prochains mois, pour mieux contrôler leurs dépenses.

    1. Un environnement concurrentiel et des exigences d’achat plus aiguisés que jamais

    Les consommateurs ont des exigences accrues en matière de sécurité des paiements

    Leurs principales exigences reflètent un besoin de traçabilité et de transparence des frais. 56% souhaitent avoir accès aux processus de sécurité sur la page de paiement. La livraison et le retour gratuits représentent respectivement 52% et 55% des priorités des consommateurs.

    L’authentification haute à deux facteurs pour vérifier le paiement est souhaitée par 45% des répondants.Malgré les inquiétudes initiales concernant la confusion et l’impatience des consommateurs en ligne suite à l’application de la norme Strong Customer Authentication, il semble qu’un an plus tard, les acheteurs français comprennent mieux les avantages de l’authentification à deux facteurs.

    70 % des consommateurs français déclarent que cette dernière leur donne le sentiment que le paiement est plus sûr et sécurisé.

    Les commerçants craignent les conséquences de la hausse des prix sur la fidélité de leurs clients

    La hausse des prix affecte les habitudes d’achat, les consommateurs privilégiant la recherche de bonnes affaires. 34 % des commerçants admettent avoir répercuté la hausse des coûts d’exploitation sur leurs clients. Consolider la fidélisation des clients et leurs priorités en termes de consommation est donc plus que jamais essentiel.

    Les commerçants craignent en effet les conséquences que des dysfonctionnements liés à leur activité en ligne pourraient avoir sur leur réputation. Pour 52% d’entre eux, la cause principale est le paiement lents ou fastidieux ; 48% l’attribuent à des difficultés d’acheminement ; 45% déclarent que le risque réside dans les frais d’expédition élevés et 39% affirment la facturation des retours produits met à mal leur image de marque.

    4. Les consommateurs sont attentifs à la sécurité en ligne, ralentissent leurs achats sur les réseaux sociaux et privilégient la confiance

    Les processus et options d’achat au cœur de la confiance des consommateurs

    Près de la moitié des consommateurs français se sentent perdus en cas de refus de paiement non justifié. Certains acheteurs se rendent alors sur un autre site web, tandis que d’autres abandonnent tout simplement l’achat. Le manque à gagner se compte en milliards d’euros  pour les détaillants, ce qui redistribuerait les cartes du marché si l’on y remédiait.

    Plus de la moitié des commerçants français proposent au moins un type de paiement de type Buy Now Pay Later (BNPL) via leur espace de vente en ligne. 18% d’entre eux s’apprêtent à proposer cette offre dans un avenir proche.

    Les Français plus méfiants vis-à-vis des réseaux sociaux qu’en 2021

    19 % des consommateurs français espèrent utiliser davantage les médias sociaux comme canal d’achat, ce qui leur permettrait d’acquérir des produits tout en ayant le sentiment de faire partie d’une communauté en ligne, contre 56% en 2021. Dans le même temps, 37 % disent se méfier des influenceurs.

    21 % des commerçants français interrogés prévoient de renforcer leur présence sur les réseaux sociaux pour dynamiser leurs canaux de vente dans les 18 mois à venir, mais 64% déclarent qu’ils considèrent le shopping social comme présentant un risque de réputation assez important pour leur activité.

    « Les pressions économiques actuelles mettent au premier plan la sécurité des paiements, la réappropriation de la chaîne d’achat par les consommateurs et la force d’adaptation des commerçants. La hausse des prix étant inévitable, les retailers pourront s’appuyer sur les leviers technologiques développés ces dernières décennies, tout en cherchant à répondre aux nombreux défis auxquels la grande distribution fait face aujourd’hui : chaîne logistique, coûts de l’énergie, pénurie de main-d’œuvre et consommation en berne seront probablement des tremplins pour trouver de nouvelles alternatives pour continuer à sécuriser et ‘augmenter’ l’expérience client. », déclare Ingrid Lethu, VP Sales, France, Belgique et Italie chez Checkout.com.

    Pour accéder à la version complète du rapport, suivez ce lien.

     

  • Etude Socialbakers : Tendances sur les réseaux sociaux au troisième trimestre

    Tendances sur les réseaux sociaux au troisième trimestre : Préparez-vous pour la nouvelle normalité

    Par Damien Landesmann, Vice-président EMEA chez Socialbakers.

    Bien que les dépenses publicitaires attribuées aux réseaux sociaux et le CPC aient retrouvé des niveaux pré-pandémiques au troisième trimestre, on constate un changement monumental dans les comportements des utilisateurs. Cela veut dire que les spécialistes en marketing digital ont des devoirs à faire pour rattraper leur retard.

    Les trois premiers trimestres de 2020 ont été les plus agités pour les spécialistes en marketing digital. La pandémie de coronavirus a eu un impact énorme sur les utilisateurs de réseaux sociaux et sur les marques cherchant à attirer leur attention. La bonne nouvelle, c’est que nous avons assisté à des évolutions remarquables au cours du troisième trimestre qui montre un sentiment nouveau de normalité, de stabilité et de redressement.

    La première et la plus prometteuse de ces évolutions est l’explosion des dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux. Au niveau mondial, les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux ont augmenté de plus de 56 % au troisième trimestre 2020, retrouvant les niveaux d’avant la pandémie. Cette hausse montre que les marques ont à nouveau une bonne confiance en l’efficacité des canaux numériques, et beaucoup d’entre elles doublent désormais leurs investissements dans les contenus publicitaires en ligne.

    Dans le même temps, le coût par clic (CPC) mondial a également connu une forte hausse au troisième trimestre, atteignant sa position la plus élevée depuis 2019. Les possibilités de profiter des rabais sur le CPC faisant suite à la première vague de la pandémie ont pratiquement disparu. Les spécialistes en marketing digital ne se réjouissent peut-être pas de ces coûts plus élevés, mais c’est un signe positif sur le long terme. La correction des coûts du CPC dans son ensemble indique un retour à la stabilité.

    Toutefois, bien que les dépenses publicitaires et le CPC aient pu rebondir, dans d’autres domaines, une toute nouvelle normalité se dessine. Comme on pouvait s’y attendre lors d’une pandémie, le comportement des utilisateurs a connu des changements spectaculaires au cours des trois derniers trimestres. Par exemple, la mobilisation en ligne avec les médias et les ONG (organisations non gouvernementales) a plus que doublé. La popularité des vidéos à longue et très longue durée monte également en flèche.

    Examinons les derniers indicateurs et données tendancielles de plus près.

    Publicité mondiale sur les réseaux sociaux

    Au troisième trimestre 2020, les dépenses publicitaires mondiales en matière de réseaux sociaux ont presque doublé par rapport au point le plus bas de la pandémie, fin mars. La reprise la plus importante a eu lieu en Amérique du Nord (+ 61,7 %), en Amérique centrale (+ 55,6 %) et en

    Europe occidentale (+ 50,4 %). Dans l’ensemble des secteurs, les dépenses moyennes ont augmenté de 38,9 %, les plus fortes hausses ayant été enregistrées dans les secteurs des produits alimentaires de grande consommation (+ 61,3 %), de l’automobile (+ 59,4 %), de la finance (+ 35,3 %) et du commerce électronique (+ 27,5 %). Du point de vue des marques, les dépenses publicitaires ont augmenté de 27,6 % par rapport à la même période en 2019.

    CPC

    À 0,168 $, le CPC mondial du troisième trimestre a atteint son plus haut niveau depuis fin 2019. C’est un bond de 42,4 % depuis la fin du trimestre précédent. L’Amérique latine a connu la plus forte augmentation du CPC, avec une hausse de 42,4 %. L’Europe occidentale et l’Amérique du Nord ont également enregistré un fort rebond du CPC, avec une hausse de 30,8 % et 19,5 %, respectivement. Pour l’ensemble des marques, le CPC a augmenté de 32,1 % pour atteindre 0,140 $ au troisième trimestre. C’est le plus haut niveau atteint depuis décembre 2019.

    Comportement des utilisateurs

    Les utilisateurs de réseaux sociaux ont réadapté leurs habitudes quotidiennes pendant la pandémie, et les chiffres mesurant l’engagement au troisième trimestre nous indiquent comment cela a évolué. Sur Facebook et Instagram, les catégories « médias » et « ONG » étaient des tendances populaires. Les interactions concernant les médias ont augmenté de 103,3 % sur Instagram et de 57,8 % sur Facebook, tandis que les interactions sur les ONG ont augmenté de 112,9 % sur Facebook et de 31,2 % sur Instagram.

    Il y a également eu quelques comportements aberrants et dignes d’intérêt, selon la plateforme utilisée. Par exemple, probablement en raison du confinement et de la distanciation sociale causés par la pandémie, les interactions du secteur du voyage sur Instagram ont diminué de 31,2 %. Alors que dans le même temps, les utilisateurs de Facebook ont généré une augmentation significative de 60,9 % des interactions avec le secteur du voyage.

    Un autre changement est notable, celui du moment de la journée où les gens étaient actifs en ligne. Une analyse des pages Facebook européennes a montré que les utilisateurs passaient plus de temps en ligne le matin. Le nombre de fans en ligne à 5 heures du matin le vendredi a augmenté de 98 % en septembre par rapport à mars, et des augmentations similaires ont été observées chaque jour de la semaine. Ces changements de comportement sont très importants pour les spécialistes du marketing, qui doivent en tenir compte lorsqu’ils planifient des campagnes dans le climat actuel.

    Une tendance sur laquelle de nombreux utilisateurs semblent s’accorder est la préférence pour les vidéos par rapport aux autres formats sur les réseaux sociaux. En fait, au troisième trimestre, plus la durée d’exécution des vidéos était longue, plus la portée et les interactions qu’elles généraient étaient importantes parmi les utilisateurs de Facebook. Les vidéos très longues (plus de 5 minutes) ont été le format le plus performant sur Facebook en termes de portée et d’interactions. Ces vidéos très longues ont gagné 70,4 % de portée en plus que le format de vidéos longues (plus de 65,194 secondes mais moins de 5 minutes) qui se classe en deuxième position.

    Des défis à relever

    Le principal avantage de ces tendances en matière de réseaux sociaux au troisième trimestre est que les spécialistes en marketing digital ont encore des nombreux défis à relever et opportunités à saisir. Bien que les dépenses publicitaires et le CPC se stabilisent, le comportement des utilisateurs en ligne subit un changement monumental. Cela représente donc à la fois un défi et une opportunité. Les marques capables de s’adapter en fonction de l’évolution de l’attention des consommateurs sur les canaux numériques réussiront. Aujourd’hui plus que jamais, la capacité à surveiller, évaluer et améliorer les expériences digitales générera une mobilisation plus importante, les relations les plus fidèles et aura le plus d’impact sur le business.

  • Les dépenses Instagram avant, pendant et après COVID

    Le marché des dépenses Instagram est optimiste pour le futur des activations d’influence 

    A quoi ressembleront les partenariats de demain ? Les marques et les influenceurs ont-ils tiré des leçons marketing de la pandémie ?
    Comment organiser des actions promotionnelles à toute épreuve ?
    Deux acteurs de l’influence, Webedia via son offre de nano influence Sampleo et HypeAuditor décident de joindre leur expertise dans une étude exclusive consacrée aux dépenses Instagram avant, pendant et après COVID.

     LE MARCHÉ DE L’INFLUENCE CONNAÎT UNE REPRISE RAPIDE

    A travers l’analyse de 6 marchés clés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Pologne) et de 3 millions de posts publiés sur des comptes vérifiés grâce à la technologie HypeAuditor, l’ambition de l’étude a été de montrer comment des pays de taille et de maturité différentes en matière d’influence, se sont adaptés aux circonstances d’un confinement généralisé.

    Première surprise, les investissements Instagram traduisent la confiance des marchés dans l’influence. Estimé à 5,24 milliards de dollars en 2019, le marché de l’influence aurait, comme tout secteur, bien été impacté par la COVID puisque, comparativement au premier semestre 2019, le premier semestre 2020 enregistre bien une décroissance de 5%.

    Avec une décroissance moindre mais bien réelle de 2,6% estimée pour fin 2020, 2021 s’annonce comme l’année où la croissance redevient possible. Avec une hausse des investissements annoncée à 15%, le marché atteindra dans un an, une capitalisation de 5,9 milliards de dollars.

    LES IMPACTS VARIENT SELON LA TAILLE DES MARCHÉS ET LEUR MATURITÉ

    A l’échelle de l’année 2020 dans son entier et comparativement à 2019, tous les pays de l’étude présentent une croissance positive en terme d’investissements Instagram. Pour les progressions les plus fortes, notons tout d’abord celle de la Pologne (+21.2%), marché en pleine croissance, et celle des Etats-Unis (+4.8%), marché le plus mature de l’étude. En bonne position se situent également le Royaume-Uni (+2.9%), l’Espagne (+1.1%), la France (+0.8%) et l’Allemagne (+0.4%).

    CINQ CATÉGORIES SE DÉMARQUENT QUELQUE SOIT LE CONTEXTE CULTUREL

    Si chaque marché de l’étude montre bien des spécificités, cinq catégories ont unanimement suscité l’intérêt, montrant une croissance supérieure à 20% durant le confinement. Ces catégories sont, sans surprise : le divertissement, la cuisine, les enfants, la maison, la santé et l’information.

    Bien sûr, selon le contexte, chaque pays exprime bien des préoccupations différentes. Pour les Etats-Unis, ‘l’Économie et la Finance’ reste un enjeu majeur en vue des présidentielles de novembre 2020. Pour le Royaume-Uni, le “Do It Yourself” et le « Design » (les loisirs créatifs) passent en tête, quand en Allemagne, les « Enfants et les Jouets » arrivent premiers. Enfin, en France, la catégorie numéro 1 est « la Santé et le Bien-Être », en Espagne « L’Éducation » et en Pologne, la « Nourriture » et la « Cuisine ».

    L’INFLUENCEUR CONTINUERA DE CHANGER DE RÔLE EN 2021

    Enfin, pour Raphaël Demnard, co-fondateur de Sampleo (groupe Webedia), l’influence va continuer de s’acheminer vers de nouvelles responsabilités : “ les campagnes ont évolué presque instantanément vers plus de solidarité, mais pas seulement. Les marques françaises ont eu une opportunité unique de s’affirmer, et les influenceurs ont eu une opportunité incroyable de donner une nouvelle profondeur à leur ligne éditoriale. Stratégiquement, la crise sanitaire a surtout prouvé qu’il était important, pour réagir rapidement, de disposer de moyens marketing facilement activables à tout moment. C’est et ce fût le plus grand atout de l’influence de crise. »

    Hélène Pitois, Business Developer (Sampleo Espagne) confirme en ce sens que « la COVID a été un moment très délicat pour les relations publiques […] dans le monde entier et parmi toutes les verticales. L’opportunisme est apparu comme le deuxième fléau de la période. Dans ce contexte, faire appel à des influenceurs s’est avéré être un outil marketing rassurant, même en cas de baisse des budgets. C’est finalement un moment (trans)formateur pour tout le monde car l’objectif est plus clair que jamais : il faut envoyer le bon message avec le bon ton et la bonne intention, quel que soit le produit.  »

    Si les dépenses d’influence se maintiennent sur un réseau comme Instagram, l’étude et ses participants soulignent à quel point le secteur s’attache à revoir ses best-practices.

    POUR RETROUVER L’ÉTUDE DANS SON INTÉGRALITÉ, TELECHARGEZ LE LIVRE BLANC OU VISIONNEZ LE REPLAY

  • Prévisions Forrester sur le marché des technologies français et européen

    « Tech Forecast » : les Prévisions Forrester sur le marché des technologies français et européen

    Forrester publie aujourd’hui son rapport “Tech Forecast” pour le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne à la lumière de la récession COVID-19. Il révèle que les dépenses technologiques de l’UE pourraient diminuer de 9 % en 2020.

    Les principales économies européennes, à savoir la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont eu du mal à entrer en 2020, et le COVID-19 a poussé ces trois économies en récession. En conséquence, les achats de technologies vont fortement diminuer, mais l’ampleur et la durée de ces ralentissements dépendront de l’approche de chaque pays pour gérer la pandémie, de leurs programmes de stabilisation économique et des conditions économiques et politiques préexistantes.

    Forrester  prévoit que, en raison du coronavirus et des récessions qui en découlent, les dépenses technologiques au Royaume-Uni, en France et en Allemagne diminueront de 5 % à 7 % en 2020 par rapport au niveau de 2019 dans le cas le plus optimiste. Forrester prévoit également que le Royaume-Uni sera le plus vulnérable des trois pays, avec un déclin plus important en 2020 et une baisse continue, mais légèrement moins négative, de la croissance en 2021, tandis que la France et l’Allemagne sont plus susceptibles de connaître une reprise modeste en 2021.

    Dans les trois pays, l’impact du coronavirus sur les dépenses technologiques variera en fonction de leur approche de la gestion de la pandémie, de leurs programmes de stabilisation économique et des conditions économiques et politiques préexistantes.

    Les principales conclusions sont les suivantes:

    Le Royaume-Uni

    • Le Royaume-Uni sera le plus touché avec un déclin technologique prévu dans le cadre du scénario le plus pessimiste de 9,3 % en 2020 et un déclin de 1,1 % en 2021.
    • Le Royaume-Uni est plus vulnérable en raison du retard pris par le pays dans sa réponse à la pandémie, de son programme problématique de tests et de ses programmes de soutien au revenu plus limités.
    • Le scénario le plus probable verra les ventes de matériel informatique chuter de 9 %, celles de matériel de communication de 11 % et les dépenses en logiciels de 10 %.

     France

    • La France sera le deuxième pays le plus touché en 2020 avec une baisse de 6,6 % des dépenses technologiques selon un scénario plus optimiste et plus probable. Le pays connaîtrait cependant la meilleure reprise avec une croissance de 6,3 % en 2021.
    • La relance sera probablement plus rapide en France qu’au Royaume-Uni en raison de sa réaction agressive au coronavirus, du soutien financier que son gouvernement a apporté aux entreprises et aux professionnels et de son solide filet de sécurité sociale, et de ses bilans d’entreprise antérieurs au COVID-19.
    • Selon le scénario le plus probable, les services de conseil en technologie chuteront de 7%, l’externalisation technologique de 7% et les logiciels et équipements de communication de 6%.

     Allemagne

    • L’Allemagne connaîtra un déclin moins important que le Royaume-Uni et la France en 2020, avec une baisse de 5,2 % des dépenses technologiques et aura un léger rebondissement de 4,1 % en 2021 en supposant que son économie commence à se redresser au troisième ou au quatrième trimestre 2020.
    • La relance de l’Allemagne sera favorisée par ses tests à la COVID-19 étendus, ses programmes renforcés de soutien à l’emploi et ses bilans commerciaux solides avant la COVID-19.
    • Le scénario le plus probable verra les ventes de matériel informatique chuter de 8 %, les services de conseil technologique de 6 % et les logiciels de 5 %.

    « La COVID-19 a un impact significatif sur les dépenses et les budgets technologiques au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, le Royaume-Uni semblant être le plus durement touché en 2020 et au-delà », déclare Andrew Bartels, vice-président et analyste principal chez Forrester. « Un facteur clé de la réussite du rebondissement de l’économie et du marché technologique d’un pays dépend de la rapidité et de l’agressivité avec lesquelles il a agi pour contenir la propagation, ainsi que de son programme de stabilisation économique en place. »

    Ressources :

     

  • Comment les marketers travaillent-t-il et sur quels tâches se concentrent -t-il pour optimiser les résultats ?

    Le marketer de demain : Homo Sapiens du XXIème siècle ?

    Avec des sujets de plus en plus diversifiés, des compétences nécessaires de plus en plus larges, le marketer d’aujourd’hui et de demain est l’Homo Sapiens du 21ème siècle. Adaptabilité, apprentissage, créativité, gestion de projet etc. Même avec une équipe, il devient complexe pour les entreprises de gérer toutes les tâches en interne.

    D’autant que pour être performant, il faut se tenir au courant quotidiennement de l’actualité métier et innovation, une difficulté de taille rencontrée pour 63% des responsables marketing.

    Représentant 1/3 des dépenses marketing, le MarTech (comprendre le marketing technologique) est déjà la meilleure manière d’obtenir un ROI important et rapide :

    • puisque cela génère 3 fois plus de leads
    • De plus, la technique est bel et bien considérée comme 62% moins chère

    69% des marketers qui font du MarTech déclarent avoir obtenu une augmentation de CA !

    L’objectif de cette infographie est de déterminer quelles sont les grandes caractéristiques du profil du marketer d’aujourd’hui:

  • Noël 2017 : Les Français dépenseront plus de 68,14 milliards d’Euros !

    Noël 2017 : Les Français dépenseront plus de 12 milliards d’euros en ligne cette année

    Les six dernières semaines de l’année sont une période aussi intense que cruciale pour les commerçants. Les fêtes de Noël constituent une part importante du chiffre d’affaires annuel, et il est indispensable de s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs. L’omnicanalité est plus que jamais au cœur des besoins des consommateurs sur la période de fin d’année.

    RetailMeNot, leader mondial de la promotion digitale et éditeur des sites Ma-Reduc.com et Poulpeo, publie la 5ème édition de son étude internationale réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans sept pays d’Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël. Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens, considèrent les fêtes de fin d’année comme un moment de générosité et de convivialité indispensable avec leurs proches : leur budget ne fait qu’augmenter d’année en année depuis 2013 selon l’étude.

    • Le budget de Noël augmente en 2017, mais les Français restent prévoyants

    En 2017, ils vont dépenser 68,14 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,8% par rapport à l’année dernière. Cette augmentation se situe ainsi exactement dans la moyenne européenne, avec 330 milliards d’euros dépensés sur les 7 pays étudiés. Cependant, les foyers Français restent moins dépensiers que nos voisins européens, avec 569€ en moyenne, derrière les Britanniques (946€), les Allemands (726€), et les Belges (605€).
    Les dépenses les plus élevées concernent le Royaume-Uni avec 90 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (77 milliards d’euros), et la France en troisième position. L’augmentation comparée à 2016 sera la plus forte en Espagne (+2,9%), en Allemagne (+2,3%) et aux Pays Bas (+2,2%).
    Le contexte géopolitique est toujours susceptible d’influencer les achats, y compris les cadeaux de Noël. Par exemple, le Brexit pourrait avoir un possible impact sur les dépenses des Britanniques, même s’il reste premier du classement européen, l’augmentation du budget est la plus faible d’Europe (+1,4%).

    • Comment les Français vont dépenser leur budget de Noël cette année ?

    Une fois les listes au Père Noël terminées et envoyées, le premier objectif est de trouver le bon cadeau au meilleur prix en un temps record. C’est pourquoi les Français se tournent massivement vers le commerce en ligne. Effectivement, le e-commerce affiche une croissance continue : aujourd’hui il équivaut à 1 euro dépensé sur 10 en France [2].
    La France figure dans le top 3 des pays européens adeptes du commerce en ligne, et les achats de Noël viennent amplifier cette tendance pour les commerçants. Ainsi, cette année, 12,32 milliards d’euros seront dépensés en ligne par les Français pour Noël, soit 18% de plus que l’année dernière (10,9 milliards d’euros en 2016).
    En comparaison, les Britanniques sont les champions dans ce domaine, avec près de 30% du budget de Noël dépensé en ligne, soit 27 milliards d’euros. La moyenne européenne montre une augmentation de ce canal d’achat de 21% par rapport à l’année dernière.
    Le e-commerce est de plus en plus sollicité pour faire ses achats de Noël et éviter la cohue en magasin. Mais ce canal est aussi largement employé pour faire du repérage avant d’aller finaliser l’achat en boutique. Aujourd’hui, le commerce physique représente plus de 55 milliards d’euros des dépenses à Noël en France, loin devant le e-commerce. Néanmoins, cette tendance affiche une légère baisse, régulière depuis l’année dernière (- 0,4%).

    • Le commerce sur mobile continue de booster le e-commerce : une aubaine pour le retail ?

    L’étude 2017 sur le budget de Noël montre que l’écart se resserre entre les PC et les mobiles. Les années précédentes, les PC étaient loin devant le mobile, mais ce canal d’achat est de plus en plus privilégié, non seulement pour faire des recherches, mais aussi pour commander et valider son panier. Les achats sur mobile vont représenter 5,38 milliards d’euros de dépenses, soit 43,7%, contre 6,94 milliards d’euros dépensés sur les PC. Pour les achats sur mobile, les Français sont partagés entre l’utilisation du smartphone (23.3%) ou de la tablette (20.4%), qui bénéficie pourtant d’un écran plus large et pratique pour faire ses achats.

    Anne-Marie Schwab, Directrice Générale de RetailMeNot France, commente « Noël est une période clé pour les enseignes en France et en Europe. Malgré un budget en hausse continue et régulière ces dernières années, les Français sont particulièrement vigilants sur leurs dépenses et cherchent de plus en plus à faire de bonnes affaires. Pour preuve, le succès grandissant du week-end du Black Friday en France, avec une augmentation des dépenses de 4% entre 2016 et 2017 soit 4,6 millions d’euros dépensés en 4 jours. Le mobile est également de plus en plus utilisé pour valider son panier, grâce notamment au développement d’applications qui ont radicalement modifié la dynamique d’achat. »

  • Quand le Brexit impacte les dépenses informatiques en Europe…

    Selon Forrester, les dépenses informatiques des pays européens stagneront en 2016, le Brexit impactera fortement celles du Royaume-Uni

    Après avoir enregistré une croissance de 7% en 2015, les dépenses informatiques européennes vont rester stables à 707 milliards d’euros cette année, et ne croitront que de 0,8% l’année prochaine selon les prévisions Forrester de milieu d’année. L’incertitude économique et politique provoquée par la décision des citoyens britanniques de quitter l’Union européenne (« Brexit »), ajoutée à une croissance économique déjà faible, amène Forrester à revoir à la baisse ses prévisions initiales quant à la croissance du marché européen de l’informatique  pour 2016 ainsi que pour 2017, que Forrester évalue à environ 2%.

    Au Royaume-Uni, les dépenses informatiques vont enregistrer le plus fort ralentissement, avec une progression d’à peine 1,3% en 2016 et une stagnation en 2017 – soit une baisse de respectivement 4,2% et 5,3% par rapport aux prévisions Forrester d’avant le Brexit. Les pays hors zone Euro feront exception à cette tendance : les pays d’Europe centrale comme la Pologne, la République Tchèque et la Hongrie, ainsi que les pays nordiques comme la Suède, enregistreront une croissance de leurs dépenses informatiques d’environ 5%.

    Voici d’autres données issues des nouvelles prévisions Forrester pour les dépenses informatiques en Europe :

    • La plus forte baisse des investissements informatiques au Royaume-Uni sera enregistrée par les services financiers, suivis par la distribution et la production, particulièrement dans l’industrie automobile. Le secteur public britannique ainsi que ceux de l’Energie/Gaz/Electricité, des télécoms et les services aux entreprises ne seront pas immédiatement affectés par le Brexit.
    • Les logiciels et les services de consulting informatique enregistreront à nouveau la plus forte hausse en 2016 avec respectivement 1,5% et 1,4%. Les équipements informatiques baisseront de 3,3%, les équipements en télécommunications de 1,5%. L’outsourcing informatique et les services télécoms se situeront entre les deux, avec une baisse  respective de  1,2% et 0,8%.
    • Les dépenses de Business Technology (BT) pour gagner, servir et fidéliser les clients continueront à croître plus rapidement que les dépenses liées à l’IT traditionnelle, mais moins rapidement que précédemment. Alors qu’en 2014 et 2015 les dépenses BT avaient augmenté de 9% et 13% – contre 2% et 5% pour l’IT – la croissance de la BT sera de 2,7% en 2016, contre une baisse de 1,3% pour l’IT.

     

  • Quand le digital drive les dépenses publicitaires dans le monde

    Forte dynamique dans les dépenses publicitaires pour 2017 

    Carat, le réseau mondial leader en achat d’espaces et conseil media, publie aujourd’hui ses premières prévisions pour les dépenses publicitaires mondiales en 2017, ses dernières projections pour 2016 et les chiffres réels pour 2015. Ces prévisions révèlent des perspectives mondiales encourageantes notamment grâce au renforcement des investissements dans le digital.

    Établies à partir de données couvrant 59 pays d’Amérique, d’Asie-Pacifique et de la région EMEA, les dernières prévisions mondiales de Carat indiquent que les investissements publicitaires atteindront 538 milliards de dollars en 2016, soit une hausse de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Stimulées par les événements médiatiques qui auront lieu cette année (élection présidentielle américaine, Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio et Championnat d’Europe de Football de l’UEFA, etc.), les perspectives positives de 2016 devraient être renouvelées pour 2017 avec une nouvelle augmentation prévue de 4.5% des dépenses mondiales de publicité.

    Les dernières prévisions de Carat confirment à nouveau, l’essor du digital qui s’affirme comme un moteur de la croissance des dépenses publicitaires dans le monde. Porté par le formidable dynamisme du mobile (+37,9 %), de la vidéo en ligne (+34,7 %) et du social (+29,8 %) en 2016, le secteur du numérique devrait poursuivre sa progression et enregistrer à nouveau une croissance à deux chiffres, de 15 % en 2016 et de 13,6 % en 2017. Carat projette que le numérique représentera alors 27 % des dépenses publicitaires en 2016, avant d’atteindre 29,3 % en 2017, soit 161 milliards de dollars.

    En 2015, toutes les régions ont affiché une croissance positive, de 2,8 % pour l’Europe de l’Ouest, 11 % pour l’Amérique latine, 4,3 % pour l’Amérique du Nord et 3,6 % pour l’Asie-Pacifique. La croissance devrait se poursuivre dans la plupart des régions en 2016, malgré l’instabilité constatée sur certains marchés. En 2016, le marché nord-américain de la publicité restera solide, avec une croissance de 4,6 %, à la faveur des 6 milliards de dépenses publicitaires générés à elles seules par l’élection présidentielle américaine. La reprise durable de l’Europe de l’Ouest, portée par la forte croissance du Royaume-Uni et de l’Espagne en 2015, devrait se poursuivre en 2016 et en 2017, à un rythme de 3,1 %. Malgré la baisse des prévisions de croissance mondiale en raison de l’instabilité économique en Chine et au Brésil, les marchés d’Asie-Pacifique et d’Amérique latine resteront dynamiques en 2016 et vont enregistrer, respectivement, une croissance de +4,4 % et +10,50 % en glissement annuel. Carat publie également des perspectives prometteuses pour 2017 pour l’ensemble des régions, dont l’Europe centrale et de l’Est, avec la stabilisation attendue de l’économie russe en 2016.

    Par média, le digital arrive à nouveau en tête au niveau mondial ; Hong Kong et l’Estonie font leur entrée dans la liste des 12 marchés où le numérique est désormais le média le plus utilisé en termes d’investissements. Les États-Unis, l’Allemagne, Taïwan et l’Autriche devraient rejoindre cette liste en 2018. Alors que le digital ne cesse de rattraper son retard, la télévision reste le média majoritaire avec une part de marché de 42 % en 2015 et devrait croître à un rythme de 3,1 % par an, sachant que les Jeux Olympiques et l’élection américaine devraient générer des taux d’audience très importants dans plusieurs pays. Les prévisions de Carat confirment également la nette baisse du print* en 2016 et 2017, les quotidiens accusant un repli de 5,4 %, contre un recul de 1,7 % pour les magazines en 2016. Les investissements dans les autres médias devraient progresser en 2016, à commencer par l’Outdoor (+3,4 %), la radio (+2,2 %) et le cinéma (+2,8 %) dont la croissance devrait atteindre 5 % en 2017.

     

    TAUX DE CROISSANCE SUR UN AN A TAUX CONSTANT
    2015 2016f 2017f
    MONDE 3,9 (4) 4,5 (4,7) 4,5
    AMÉRIQUE DU NORD 4,3 (4,2) 4,6 (4,5) 4,0
    ÉTATS-UNIS 4,4 (4,3) 4,7 (4,5) 4,0
    CANADA 2,5 (2,5) 3,0 (3,0) 3,0
    EUROPE DE L’OUEST 2,8 (2,6) 3,1 (2,9) 3,1
    ROYAUME-UNI 6,0 (6,4) 6,2 (5,5) 5,7
    ALLEMAGNE 1,8 (1,6) 1,8 (1,7) 1,7
    FRANCE -0,3 (0,1) 0,6 (0,7) 1,0
    ITALIE 1,0 (0,5) 1,2 (0,7) 0,9
    ESPAGNE 6,6 (6,9) 5,3 (6,9) 4,6
    C&EE -3,0 (-6) 2,2 (1,6) 4,0
    RUSSIE -9,8 (-14) 0,2 (0,0) 3,5
    ASIE-PACIFIQUE 3,6 (4,1) 4,4 (4,7) 4,7
    AUSTRALIE 2,5 (2,4) 2,5 (2,8) 2,3
    CHINE 6,0 (6,0) 5,8 (6,5) 5,7
    INDE 11 (11) 12 (12) 13,9
    JAPON 0,3 (1,4) 1,8 (1,6) 1,1
    AMÉRIQUE LATINE 11 (12,7) 10,5 (13,6) 12,1
    BRÉSIL 7,8 (6) 6,8 (8,4) 8,4
      Les chiffres entre parenthèses correspondent à nos prévisions précédentes publiées dans notre rapport de septembre 2015

     

    Invité à livrer son point de vue sur les prévisions des dépenses publicitaires mondiales publiées par Carat, Jerry Buhlmann, CEO de Dentsu Aegis Network, a déclaré :

    « Les dernières prévisions de Carat et la première analyse du marché en 2017 laissent présager de la poursuite de la croissance des investissements publicitaires dans le monde. Bien que certains marchés aient été pénalisés par l’instabilité économique, la croissance est restée forte au niveau mondial. La stabilité devrait être de retour en 2016 et 2017.

    Le numérique est le principal moteur de la croissance des dépenses publicitaires mondiales, bien que la télévision demeure le média de base de notre secteur. La publicité étant de plus en plus complexe et faisant de plus en plus appel aux data, il est essentiel de s’adapter rapidement afin de répondre aux besoins de l’économie numérique et d’en tenir compte dans les expertises et l’approche innovantes que nous fournissons à nos clients. »

     

  • Analyse des prévisions Gartner sur les dépenses informatiques

    Dépenses IT en entreprise : le logiciel, premier levier d’économies

    Par Marc Tcherdakoff, Managing Director, Snow Software France

    Quelques audits très médiatisés ces derniers mois ont rappelé aux entreprises qu’elles n’y étaient pas toujours préparées. Mais surtout, que la gestion de leurs licences logicielles pouvait se révéler extrêmement coûteuse et dommageable pour leur image. La publication récente par le cabinet Gartner de ses prévisions du 4ème trimestre 2015 pour les dépenses informatiques vient souligner l’importance de la gestion des actifs logiciels, mais aussi d’une gestion efficace des licences accordées dans ce domaine. C’est pourquoi, nous allons analyser les constatations tirées de cette étude et présenter les enjeux de la gestion des actifs logiciels en entreprise.

    Le logiciel : un poste de dépense central en entreprise

    Selon Gartner, les dépenses logicielles vont augmenter de 5,3 % en 2016, à hauteur de 326 milliards de dollars $, contre 310 milliards $ en 2015. Après une période de réductions budgétaires, ces chiffres laissent présager que 2016  sera pour les entreprises une nouvelle année d’investissements dans les logiciels, afin de répondre à leurs objectifs stratégiques.

    Cette reprise des investissements peut être attribuée à différents facteurs, comme notamment l’arrivée de nouveaux modèles de licences, une augmentation des audits, et les évolutions des logiciels. La transition vers des licences en abonnement signifie qu’à long terme les entreprises dépensent davantage d’argent pour les logiciels qu’avec l’ancien modèle de licence perpétuelle. Cette augmentation peut aussi être corrélée à une évolution du positionnement stratégique des entreprises qui peuvent avoir retardé jusqu’à présent leurs investissements dans certaines technologies logicielles en raison de problèmes de compatibilité ou d’un manque de préparation en interne.

    Microsoft Office 365, Adobe Creative Cloud et les offres de stockage dans le cloud comme Microsoft Azure ou Amazon Web Services, imposent de nouveaux défis. La gestion de ces types d’applications requiert la mise en place de plans et processus adéquats, associés à une profonde compréhension des technologies et des questions d’octroi de licence. Disposer de la bonne technologie pour gérer ce nouveau type de licences semble être aujourd’hui une obligation quasiment incontournable.

    Le rapport Gartner souligne le pourcentage relativement important des investissements de chaque entreprise en matière de logiciels et montre que les décisions relatives aux acquisitions logicielles sont souvent faites sans véritable  compréhension des coûts, des modèles de licences et de leurs implications. Identifier les licences les mieux adaptées aux besoins est loin d’être la préoccupation majeure des managers de l’entreprise.

    Les investissements liés au data center représentent 54% des dépenses logicielles

    Le data center est généralement l’environnement où l’on trouve les logiciels les plus coûteux. Les logiciels IBM, Oracle, SAP ou Microsoft peuvent être extrêmement onéreux et s’avérer être un terrain miné en termes de licences. Bien que l’augmentation des dépenses au niveau des data centers semble relativement modeste avec ses 3 %, Gartner estime que cet environnement représentera 54 % des dépenses logicielles globales, ce qui en fait un objectif clé des programmes d’efficacité et d’économie, via les plates-formes de gestion des actifs logiciels (SAM).

    Une nouvelle fonctionnalité pour une base de données peut, par exemple, coûter 20 000 $ de plus sans que le client en soit véritablement conscient. Bien souvent, il ne s’en rend compte au moment de l’audit. De fait, une partie de l’augmentation des dépenses, avec les data centers, proviendra d’un renforcement des activités d’audit menées sur les fournisseurs.

    Il se peut également que les entreprises n’aient pas besoin d’autant de licences qu’elles le pensent, grâce à des droits comme ceux qui sont associés à la couverture étendue de Microsoft, permettant à un serveur passif supplémentaire de bénéficier des licences d’un serveur actif. Cependant, sans une plate-forme SAM pour interpréter ces autorisations en lien avec l’infrastructure réseau effective de l’entreprise, il est probable que cela se traduise par des dépenses excédentaires.

    Les entreprises pensent souvent que l’environnement de bureau est le domaine des occasions faciles à saisir. Si, cet environnement est considéré comme « l’option la plus simple pour des gains rapides », le coût global des logiciels, dans le contexte d’ordinateurs, ne représente qu’une fraction de leurs homologues au niveau des data centers.

    Suppression de 1 000 logiciels X pour ordinateurs =  57 600 € d’économies réalisées
    versus
    Suppression ou réaffectation de licences de 10 logiciels Y pour data centers  =  320 000 € d’économies réalisées

    Le data center est donc un lieu-clé de réduction des coûts. Comprendre et disposer d’une visibilité adéquate du volume des cœurs et processeurs, et du nombre d’utilisateurs ayant accès à un serveur sont des éléments qui devraient figurer en tête de liste quand vient le moment de choisir une plateforme SAM.

    Se prémunir contre le coût caché des appareils mobiles

    Le rapport Gartner prévoit un fléchissement des investissements matériels de l’ordre de 641 milliards $ en 2016 et ce ralentissement est à mettre en corrélation avec le cycle de renouvellement des appareils.

    Le concept de Bring Your Own Device (BYOD) peut être un facteur contribuant à cette réduction des investissements car, si les employés utilisent leurs propres appareils, les entreprises dépenseront moins en achat de matériel. Ceci s’accompagne toutefois d’une complexité plus grande en matière de gestion des systèmes personnels utilisés par les collaborateurs de l’entreprise. Le BYOD doit faire partie de la fonction SAM, dans la mesure où ces appareils exposent indéniablement l’entreprise à un risque en termes de sécurité et de compliance.

    En quelques années, on est passé du simple ordinateur portable à une multitude de dispositifs mobiles tels que les tablettes et les smartphones. Si les résultats et les prévisions soulignent un ralentissement des dépenses pour ces appareils, cela ne réduit pas l’importance de ces dispositifs au sein de l’entreprise. Une licence basée sur le cloud permet souvent de pouvoir utiliser un logiciel sur cinq terminaux, ce qui montre bien que le fournisseur est bien conscient de l’augmentation du nombre d’appareils par personne.

    Les entreprises doivent considérer les appareils mobiles comme autant de systèmes professionnels essentiels, qui permettent à leurs utilisateurs d’être toujours plus productifs et réactifs. Le fossé qui séparait la gestion des actifs matériels (HAM) de la gestion des actifs logiciels (SAM) se comble rapidement grâce à l’importance des spécifications du matériel, en termes d’exigences pour les licences. Ils sont maintenant intimement liés, dans la mesure où les deux fonctions fournissent des datasets très précieux. Il est crucial pour les entreprises de disposer des technologies appropriées, capables de gérer à la fois les aspects SAM et HAM. En conjuguant ces informations on dispose alors de toutes les données nécessaires pour gérer les investissements logiciels et matériels consentis par l’entreprise.

    PERSPECTIVES 2016 EN RESUME

    2016 semble être une année au cours de laquelle les entreprises dépenseront davantage d’argent en matière de nouveaux logiciels, avec des exigences de licencing plus complexes. De fait, la nécessité d’un programme efficace de gestion des actifs logiciels n’a jamais été aussi importante. Qu’il s’agisse de s’assurer que l’entreprise obtienne le meilleur retour sur investissement, ou se protéger d’audits de plus en plus poussés de la part des éditeurs de logiciels, l’année 2016 sera l’année du SAM. Avec 326 milliards $ investis dans les logiciels, les entreprises ont tout intérêt à veiller à ce que cet argent soit dépensé judicieusement.

    Source photo http://www.cavalaire.fr/cms/7006-8138/migration-vers-le-logiciel-libre.dhtml