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  • Les 4 grands enseignements du Baromètre Deloitte 2019 sur les FinTech

    Open Banking : la FinTech est morte…Vive la TechFin!

    Quatre ans après le début de l’engouement pour les FinTechs et InsurTechs, quel espace occupent aujourd’hui ces acteurs au sein de l’écosystème bancaire et assurantiel ?

    Comment peuvent-ils collaborer avec les acteurs traditionnels pour répondre aux enjeux de l’Open Banking, mouvement impulsé par la DSP2 et qui semble aujourd’hui stratégique ? 

    Au travers de la 4e édition de son Baromètre « Les Français et les nouveaux services financiers », Deloitte livre ses conclusions pour éclairer un marché en pleine mutation. Face aux nouvelles attentes des Français qui recherchent des services qui leur simplifient la vie et à l’émergence de nouveaux comportements impulsés par le digital, le rapprochement entre acteurs traditionnels, FinTechs et InsurTechs semblent inéluctables pour construire des méga-plateformes TechFin capables de faire face aux GAFA et BATX.

    Les 4 grands enseignements du Baromètre Deloitte 2019 :

    • L’adoption des services digitaux par les Français se poursuit et la complémentarité entre conseil physique et digital est plus que jamais au cœur de leurs préoccupations.
    • Ils sont ouverts à l’idée que leur banquier ou assureur leur propose de nouveaux services, y compris extra bancaires, ce qui ouvre la voie à l’Open Banking, stratégie déjà amorcée par les banques avec la DSP2.
    • Les Français plébiscitent des services innovants tels que l’agrégation de comptes, les nouveaux moyens de paiement et les assurances modulables.
    • Enfin, les partenariats entre institutions financières et FinTechs/InsurTechs seront déterminants dans l’aboutissement d’une stratégie d’Open Banking et la transformation des institutions en plateformes technologiques ouvertes.

    Les Français plébiscitent la banque en ligne

    Les Français sont toujours plus nombreux à réaliser en ligne ou via leur application bancaire des opérations simples (84%) : consultation de comptes (80%) et virements (74%) principalement. Parallèlement, ils n’hésitent plus à utiliser l’outil digital pour des opérations plus complexes, telles que la souscription à une assurance (24%), l’ouverture de compte (21%), la demande de crédit (19%) ou les placements (23%).

    Les Néo-banques s’installent durablement dans le paysage

    Cette tendance à la digitalisation se confirme par l’utilisation en hausse des Néo-banques 100% mobile, qui concernent désormais 7% des Français (soit +3 points vs le Baromètre 2018). 2 raisons principales à ce choix : la promesse de frais réduits (pour 49% des répondants) et la simplicité d’utilisation (47%).

    La relation humaine au cœur du conseil

    Dans un contexte de numérisation accrue, l’équilibre entre conseil physique et digitalisé est déterminant. En effet, les Français restent très attachés à la relation avec leur conseiller bancaire ou leur assureur dans ce domaine (47% des répondants, soit +9 points vs le baromètre 2018). Ils acceptent néanmoins plus facilement les modes de souscription entièrement automatisés pour les produits simples : produits bancaires du quotidien (44%) ou encore contrats d’assurance ou d’habitation.

    Des Français fidèles à leur banque et assurance mais en attente d’innovation

    Les Français restent majoritairement fidèles à leur banque et assurance traditionnelles, à qui ils font notamment confiance pour leurs produits d’épargne (84%) et ceux de la banque au quotidien (83%), ainsi que pour leur crédit à la consommation (78%). Ils considèrent par ailleurs ces acteurs comme légitimes pour leur proposer de nouveaux services pour lesquels ils sont demandeurs. C’est notamment le cas dans les domaines de la sécurisation de leur données personnelles (58%) et de la gestion de documents administratifs (44%).

    Ces nouveaux services plébiscités par les Français

    Les services attendus par les Français sont rattachés à leurs usages du quotidien. Ils recherchent avant tout la simplicité, la personnalisation ou encore l’instantanéité. Ainsi, on constate un intérêt grandissant pour les agrégateurs de comptes, 41% des Français savent ce que c’est (+7 points depuis la dernière édition), et 14% en utilisent (+5 points depuis la dernière édition). Les nouveaux moyens de paiement ont également le vent en poupe, avec dans le top 3 des services les plus utilisés par les Français : le paiement en ligne sans coordonnées type Paypal (63%), le transfert d’argent entre particuliers (37%) et le paiement sans contact avec un smartphone (26%). A noter que le Virement Instantané (IP) suscite l’intérêt de (35%) des Français, ce qui place ce nouveau moyen de paiement dans le top 3 des services qui intéressent le plus ces derniers.

    Des conditions propices à l’avènement de l’Open Banking

    Les Français sont de plus en plus nombreux (38%) à porter un regard positif sur le degré d’innovation du marché bancaire et assurantiel. Ils sont ouverts (78%) à l’idée que leur banque ou assureur leur propose de nouveaux services, même non financiers. On note d’ailleurs un fort intérêt pour les services de sécurisation des données qui pourront constituer le fer de lance de la stratégie Open Banking des banques et assurances. Parallèlement, la hausse de confiance des Français dans les FinTechs et InsurTechs associée à la reconnaissance de leur caractère innovant (80% des répondants), ouvre la voie à l’Open Banking.

    « Les résultats du baromètre laissent apparaitre la nécessité pour les institutions financières de multiplier les partenariats avec les nouveaux acteurs de services financiers et extra financiers, afin de jouer pleinement le rôle d’accompagnateur de vie de leurs clients. Ils doivent se positionner en chef d’orchestre de ces nouveaux usages liés à l’Open Banking. Amorcée grâce à l’évolution réglementaire de la DSP2 qui met fin au modèle traditionnel producteur/distributeur et permet également le développement d’API, cette stratégie donnera aux institutions traditionnelles la possibilité de devenir des plateformes technologiques ouvertes à l’intégration rapide des nouveaux services attendus, et de prouver leur utilité en les inscrivant dans le parcours client. De leur côté, les FinTechs et InsurTechs profiteront de ces partenariats pour monter à l’échelle et pérenniser leur modèle économique » déclare Julien Maldonato, Associé Industrie Financière chez Deloitte

  • Deloitte France dévoile son étude « Tech Trends 2019 : Beyond the digital frontier »

    « Tech Trends 2019 : Beyond the digital frontier »

    Pour la septième année consécutive, Deloitte France dévoile son étude sur les tendances technologiques auxquelles seront confrontés les entreprises et les DSI dans les 18 à 24 prochains mois. Le rapport fait ainsi état des initiatives clés qui guideront les entreprises dans leur processus d’innovation ; technologies cognitives et réalité digitale seront bientôt des sujets incontournables.

    « En 2019, l’innovation métier, au travers de la maitrise des nouvelles technologies, doit être au centre de l’attention des entreprises. Le DSI est le catalyseur de ce processus : il doit aider l’organisation à assimiler avant la concurrence les nouveaux usages qu’il tire de ses expérimentations. » déclare Eric Delgove, Associé Conseil Technology Strategy chez Deloitte.

    Ces dernières années, de nombreuses entreprises se sont lancées sur le chemin de la transformation digitale en gagnant en maturité sur les fondamentaux : Cloud, Analytics et Digital. Pour conserver un avantage concurrentiel, l’innovation doit aujourd’hui s’inscrire au cœur de leur stratégie et de leur ambition. Ces six tendances offrent des opportunités de développement pertinentes :

    L’IA, carburant de l’entreprise intelligente

    Les entreprises considèrent de plus en plus l’IA comme un levier de transformation. Cette montée en puissance les confronte à des problématiques multiples : choix des cas d’usage, qualité et accessibilité des données, accès aux talents… Depuis le lancement des premiers chatbots, les entreprises ont aujourd’hui dépassé les phasesd’expérimentation et de mise en œuvre en allant progressivement vers l’industrialisation de véritables projets opérationnels.

    Le NoOps dans un monde serverless, ou comment transformer les opérations IT en capacité d’innovation

    Nous entrons dans la prochaine ère du Cloud, l’ère du « NoOps » – No Operations – où les infrastructures sont créées et gérées automatiquement et dynamiquement par les fournisseurs Cloud, permettant ainsi aux DSI de recentrer leurs compétences sur de nouvelles fonctions, sources d’innovation pour les métiers.

    Les réseaux de demain

    Les technologies telles que l’Edge Computing, la 5G et les satellites en orbite basse promettent des améliorations significatives en termes de performance et de fiabilité des communications. Leur adoption va stimuler le développement de nouveaux produits et services ainsi que le changement des modèles opérationnels. Les DSI doivent ainsi préparer dès aujourd’hui la feuille de route du réseau de demain en renforçant notamment leurs compétences en cybersécurité et en architecture.

    Les interfaces intelligentes : de nouvelles interactions entre hommes, machines et données

    Dopées à l’intelligence artificielle, les interfaces de nouvelles générations sont désormais capables d’analyser et de comprendre l’environnement dans lequel elles évoluent. Que ce soit pour améliorer l’expérience client ou optimiser l’efficacité d’une chaine de production, ces interfaces intelligentes vont constituer dans les prochains mois un investissement stratégique pour les DSI et devenir un élément essentiel de la compétitivité des organisations.

    Beyond marketing, une expérience client réimaginée

    Sur un marché où le client est roi, les entreprises doivent, pour rester compétitives, créer une expérience différenciante et répondre de manière cohérente à des attentes en constante évolution. DSI et Direction Marketing doivent désormais travailler main dans la main pour offrir un marketing expérientiel, basé notamment sur l’intelligence artificielle et la donnée, ouvrant à la génération de nouveaux revenus.

    Maîtriser le cyber-risque à travers le DevSecOps pour concilier sécurité et flexibilité

    Pour faire face aux cybermenaces, certaines entreprises intègrent dorénavant des pratiques de sécurité et de protection des données personnelles directement au sein de leurs méthodologies de développement. En élevant la priorité des activités de gestion des risques dans le cycle de vie des produits IT, le DevSecOps promeut la cybersécurité dans l’ensemble de l’organisation.

    Pour générer de nouveaux leviers de croissance et favoriser continuellement les programmes d’innovation structurés, les organisations doivent associer les avancées technologiques à d’autres catalyseurs tels que les sciences sociales ou un écosystème de partenaires variés. Cette approche systémique est une étape cruciale pour rendre la transformation numérique concrète, réalisable et mesurable.

    « Développer une approche structurée pour identifier et exploiter les opportunités issues des croisements entre le monde de l’entreprise, de la technologie et de la science est une étape cruciale pour démystifier la transformation numérique. » conclut Guillaume Charly, Associé Conseil Technology Strategy chez Deloitte.

     

     

     

  • 5G, IA, impressions 3D, radio, TV et enceintes connectées : Deloitte dévoile ses prédictions TMT pour 2019

    5G, IA, impressions 3D, radio, TV et enceintes connectées : Deloitte dévoile ses prédictions Technologie, Médias et Télécommunications pour 2019

    En 2019, l’industrie TMT sera confrontée à de nouveaux défis et de nouvelles opportunités. La 5G, l’Intelligence artificielle, les imprimantes 3D, la radio, les paris sportifs à la télévision et les enceintes connectées sont quelques-unes des tendances à fort potentiel, examinées dans ce rapport. Chaque année depuis 2001, Deloitte propose ses prédictions concernant les tendances de l’industrie TMT.

    • 2019 sera l’année de la 5G : d’ici à 2020, plus de 50 opérateurs proposeront ce service.
    • Parmi les entreprises utilisant l’Intelligence Artificielle, 70% obtiendront ces fonctionnalités via le cloud.
    • La TV redynamisée grâce aux paris sportifs : 60 % des hommes nord-américains âgés de 18 à 34 ans qui regardent des programmes sportifs à la TV feront des paris sportifs. Une tendance qui ne se confirme pas en France.
    • Les revenus de la radio vont augmenter d’1% : 3 milliards d’individus dans le monde écoutent la radio chaque semaine
    • L’impression 3D continuera sa croissance en 2019
    • Les enceintes connectées devraient dépasser les 250 millions d’unités installées.

    « 2019 sera définie par la manière dont les nouvelles technologies modifient constamment notre façon de vivre et de travailler » a déclaré Duncan Stewart, Directeur du Centre de recherches technologies, médias et télécommunications chez Deloitte. « Des enceintes intelligentes au réseau 5G, l’accès aux technologies de pointe s’améliore rapidement. À mesure que les obstacles seront dépassés, le potentiel de connectivité accrue et d’innovations augmentera de manière exponentielle. »

    La 5G arrive, permettant des connexions plus rapides

    En 2019, les réseaux sans fil de cinquième génération (5G) devraient arriver à grande échelle, offrant des connexions plus rapides aux consommateurs comme aux entreprises et augmentant les opportunités de revenus des entreprises de télécommunication.

    Parmi les opérateurs de réseaux sans fil, 72 opérateurs testent actuellement une offre 5G. Deloitte prévoit qu’en 2019, 25 opérateurs de réseaux sans fil lanceront le service 5G, un chiffre qui devrait doubler d’ici 2020. Au total, ce marché devrait atteindre les 15 à 20 millions d’unités d’ici 2020. Un million supplémentaire de modems 5G devrait également être vendu en 2019.

    « La 5G permet de multiplier par cent le trafic et l’efficacité du réseau par rapport à la 4G, ce qui offre un potentiel de transformation pour l’avenir de la connectivité dans le monde » déclare Ariane Bucaille, associée responsable TMT chez Deloitte France.

    L’IA va toucher l’ensemble des entreprises

    Deloitte prévoit qu’en 2019, les sociétés accéléreront davantage leur utilisation des logiciels et des services d’intelligence artificielle (IA) basés sur le cloud. Parmi les entreprises utilisant l’IA, 70% obtiendront des fonctionnalités d’IA via des logiciels d’entreprise basés sur le cloud, 65% créeront des applications d’IA à l’aide de services de développement basés sur le cloud et, d’ici 2020, le taux de pénétration des logiciels d’entreprise avec intégration d’IA, et le développement des services d’IA sur le cloud, atteindront respectivement environ 87% et 83%.

    « Jusqu’à présent, les géants de la technologie ont bénéficié en premier de l’Intelligence Artificielle » continue Ariane Bucaille. « Nous prévoyons que la mise en œuvre de solutions intégrant de l’Intelligence Artificielle s’étendra rapidement à toutes les entreprises, en particulier sur des plateformes basées sur le cloud. »

    Miser sur les retransmissions sportives

    Deloitte prévoit que 60% des hommes nord-américains âgés de 18 à 34 ans qui regardent le sport à la télévision effectueront également des paris sportifs. Par conséquent, 40% de l’audience des programmes télévisés américains à destination des hommes âgés entre 25 à 34 ans sera motivée par les paris sportifs.

    La percée des imprimantes 3D

    Les ventes d’imprimantes 3D professionnelles, de matériaux et de services pour les grandes entreprises publiques dépasseront 2,7 milliards de dollars en 2019 et 3 milliards de dollars en 2020, avec une croissance de 12,5% par an. Le nombre de matériaux pouvant être imprimés en 3D a plus que doublé au cours des cinq dernières années, ce qui (avec d’autres améliorations) a conduit à un rebond du potentiel de croissance du secteur.

    La radio reste un medium pertinent

    Deloitte prévoit que plus de 85% de la population adulte écoutera la radio au moins une fois par semaine dans les pays développés (la même proportion qu’en 2018), et cette proportion varie dans les pays en développement. Au total, près de 3 milliards de personnes dans le monde écouteront la radio chaque semaine. Aux États-Unis, Deloitte prévoit que plus de 90% des 18 à 34 ans écouteront la radio au moins une fois par semaine en 2019. Ils consacreront donc probablement plus de temps à écouter la radio qu’à regarder la télévision d’ici 2025.

    Des enceintes intelligentes

    Selon les prévisions de Deloitte Global, le marché des enceintes connectées s’élèvera à 7 milliards de dollars américains en 2019, devenant ainsi la catégorie des appareils connectés affichant la plus forte croissance. Cependant, l’industrie devra surmonter des obstacles afin d’atteindre son plein potentiel de croissance. Les technologies de reconnaissance vocale continuent de s’améliorer, mais la prise en compte des particularités de toutes les langues devra être élargie pour que la technologie devienne inclusive et puisse être adoptée au niveau mondial.

    Les autres sujets abordés dans les Prédictions TMT 2019 :

    • La connectivité de la Chine nourrit de nouveaux modèles d’activité numérique – Deloitte prévoit que la Chine disposera de réseaux de télécommunication de premier plan en 2019. Son infrastructure de communication pourra générer des dizaines de milliards de dollars de revenus par an d’ici 2023.
    • Les eSports continuent de progresser – Le marché nord-américain des eSports augmentera de 35% grâce à la publicité, aux licences de diffusion et aux ventes de franchises.
    • Informatique quantique – L’informatique quantique deviendra l’une des plus importantes sources de revenus pour les nouvelles technologies au cours de la prochaine décennie, mais il est peu probable qu’elle remplace les ordinateurs classiques. Le futur marché de l’informatique quantique devrait être comparable à celui des supercalculateurs : environ 50 milliards de dollars par an d’ici 2030.
  • Palmarès mondial Deloitte : les Champions du Luxe 2018

    La France toujours leader des ventes de produits de luxe

    Palmarès mondial Deloitte : les Champions du Luxe 2018

    Au sein d’un environnement en mutation permanente, les acteurs du luxe se concentrent davantage sur la connectivité numérique, l’augmentation des consommateurs mobiles et les modèles d’affaires percutants. Dans ce contexte, Deloitte publie la cinquième édition de l’étude mondiale Global Powers of Luxury Goods. Ce rapport répertorie les 100 plus grandes entreprises de produits de luxe à l’échelle mondiale, examine les principales tendances qui façonnent le marché du luxe, et délivre des perspectives sur l’économie mondiale.

    • Le chiffre d’affaires réalisé par les Champions du Top 100 s’élève à 217 milliards de dollars sur l’exercice 2016, en croissance de 1% soit un recul de 6 points par rapport à 2015.
    • La Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni et les Etats-Unis représentent 83% des ventes et 90% du chiffre d’affaires du Top 100 ; la France et l’Espagne ont les plus importants taux de croissance sur le luxe.
    • Le secteur des produits cosmétiques et les parfums a été le plus performant en 2016, et le seul qui a amélioré son taux de croissance sur le luxe, atteignant 7,6 %.
    • La France est encore une fois positionnée comme leader en termes de parts de marché en chiffres d’affaires sur le secteur, tandis que l’Italie y possède le plus de sociétés.
    • La France compte les plus grands acteurs en luxe en termes de chiffres d’affaires, 4 sont dans le top 12 : LVMH (1er), Kering (5ème), L’Oréal Luxe (6ème), et Hermès (11ème).
    • LVMH conserve sa première place mondiale avec un chiffre d’affaires réalisé sur les produits de luxe de 23,4 milliards de dollars et des ventes en augmentation de 5% ; le groupe américain Estée Lauder occupe la 2ème place devant le groupe Suisse Richemont (3ème).
    • Top 3 des sociétés de luxe ayant connu la croissance la plus rapide : Canada Goose, Pandora et Valentino.

    Les 100 principaux fabricants de produits de luxe à l’échelle globale ont enregistré un chiffre d’affaires de 217 milliards de dollars en 2016, ce qui équivaut à une faible croissance de seulement 5 milliards de dollars (1%) par rapport à l’année précédente1. L’industrie se distingue par une forte concentration économique, les dix plus grandes entreprises générant 47% du chiffre d’affaires total des 100 sociétés classées. Le Top 5 des acteurs de l’industrie de la mode et du luxe – LVMH, Estée Lauder, Richemont, Luxottica et Kering – conservent leur position en tête de classement.

    Les activités de fusions & acquisitions ont eu cette année un impact majeur sur 4 des acteurs du Top 100:

    . Coty a finalisé l’acquisition de l’activité beauté de Procter & Gamble, pour un montant de 12,5 milliards de dollars en octobre. Cette nouvelle division luxe chez cosy a donc intégré le classement .

    . Elizabeth Arden, Frédérique Constant (horloger Suisse) et Tumi (acteur dans la maroquinerie) n’intègrent pas le classement , pour cause de rachats.   

    Beaucoup d’autres opérations de fusions-acquisitions / partenariats ont significativement changé le classement depuis fin 2016 et se sont poursuivies sur 2017.

    « Suite à un contexte économique incertain et des crises géopolitiques en 2016, le marché du luxe s’est relevé, pour atteindre un niveau de chiffre d’affaires annuel de mille milliards de dollars à fin 2017. Le fait que le marché global en 2018 enregistre une croissance à simple ou deux chiffres dépendra de plusieurs facteurs, notamment de facteurs géopolitiques qui pourraient fortement impacter le tourisme. La croissance dans les produits de luxe se maintiendra, à l’inverse de beaucoup d’autres secteurs » commente Bénédicte Sabadie, Associée en charge du secteur Luxe chez Deloitte.

    Un marché français dominé par LVMH, Kering, L’Oréal Luxe et Hermès

    Les ventes françaises de produits de luxe restent dominées par LVMH, Kering, L’Oréal Luxe, et Hermès, qui totalisent 90% du chiffre d’affaires sur ce marché pour l’ensemble des 9 sociétés basées en France du Top 100.

    Les 4 géants français du luxe, enregistrant des ventes supérieures à 5 milliards de dollars, ont conservé les mêmes places dans le classement, excepté L’Oréal Luxe & Hermès qui ont respectivement gagné une place depuis l’année dernière. L’Oréal Luxe figure à la 6ème place, dépassant ainsi The Swatch Group, tandis qu’Hermès est à la 11ème place, devançant Rolex et Chow Tai Fook Jewellery.

    LVMH conserve sa place de leader dans le palmarès mondial

    Répartition géographique : la France et l’Italie en tête de peloton

    Une fois encore, la France est la championne en termes de chiffre d’affaires (5,8 milliards de dollars), suivie des Etats-Unis (3,5 milliards de dollars) et de la Suisse (3,1 milliards de dollars), tandis que l’Italie est le premier pays du classement en termes de nombre d’entreprises. Ensemble, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, la Grande-Bretagne et les USA représentent 83% des entreprises de produits de luxe du Top 100, cumulant 90% du chiffre d’affaires de ce classement.

    Marchés et besoins des clients en mutation permanente 

    L’industrie des produits de luxe a connu de profonds changements au cours des deux dernières décennies. Variation des tendances économiques, transformation numérique soutenue et évolution des préférences et des goûts des consommateurs engendrent un nouveau paysage concurrentiel où les stratégies traditionnelles sont menacées. L’importance croissante des marchés non-occidentaux pour l’industrie des produits de luxe est le fait du leadership en gestion de la chaîne d’approvisionnement, de l’innovation technologique, des investissements internationaux ainsi que de l’adaptation à l’évolution démographique. Ces facteurs contribueront à perpétuer la forte croissance dans ces marchés géographiques.

    Face au changement constant des attentes des consommateurs, à l’impact croissant des générations plus jeunes et à leur utilisation des plateformes mobiles, l’aptitude à passer sans effort d’un canal à l’autre est devenue essentielle pour les marques de luxe. Si elles peinent à implémenter des réseaux de distribution numériques, elles risquent d’être laissées pour compte.

    « Le secteur du luxe n’est pas épargné par la rupture majeure qui touche l’ensemble de l’écosystème mondial de consommation : la convergence « phygitale » qui impose aux acteurs de réinventer l’expérience magasin grâce au digital, au risque sinon de perdre leurs clients, notamment les Millenials et la Génération Z qui pèseront en 2025 environ 40% des ventes de luxe, contre 30% aujourd’hui. De plus, pour attirer ces nouveaux consommateurs, les marques de luxe devront prendre en compte leur attrait pour des produits respectant les valeurs de développement durable. » souligne Jean-Marc Liduena, Associé Responsable Consommation & Distribution chez Deloitte.

  • Etude Deloitte – Les grandes tendances d’organisation au sein des entreprises

    Les grandes tendances d’organisation au sein des entreprises

    La 9ème édition de l’enquête internationale bisannuelle de Deloitte sur les Centres de Services Partagés (CSP), met en évidence des grandes tendances d’organisation au sein des entreprises. L’enquête a été menée auprès de 333 Groupes dont les sièges sociaux se trouvent dans 37 pays différents et représentant plus de 1 100 CSP.

    Les processus fondés sur la connaissance on tel vent en poupe 

    Bien que les processus transactionnels restent prédominants dans les CSP, l’adoption de processus plus complexes, s’appuyant sur des connaissances a doublé, voire triplé dans certains cas depuis 2013.

    « Les entreprises qui ont su tirer parti de la mutualisation perçoivent mieux aujourd’hui l’intérêt des modèles centralisés et veulent aller plus loin. Des questions se posent sur des fonctions historiques hébergées par le siège ou les entités locales », commente Jean-Michel Demaison, Associé Conseil Transformation des Organisations chez Deloitte.

    En effet, les Centres de Services Partagés (CSP) créent de plus en plus de valeur ajoutée au fil des enquêtes menées par Deloitte. Cette année, 73% des répondants affichent des gains annuels de productivité en CSP de 5% ou plus. 

    Un périmètre plus large mais avec le choix de la proximité

     Même si la réduction des coûts est un critère majeur lorsqu’on établit ou relocalise des CSP, les organisations, à l’exception des multinationales très globales au fonctionnement très normé, tiennent encore souvent à la proximité avec les opérations existantes ou le Siège. En revanche, même en restant proche de leurs opérations, les entreprises tendent à élargir le périmètre fonctionnel de leurs CSP. Le nombre de CSP avec plus de 3 fonctions continue à progresser fortement : 20% en 2013, 31% en 2015 et désormais 53% en 2017.

    Florent Frontéla, Directeur Transformation des Organisations chez Deloitte, est un défenseur de la proximité : « Ouvrir un CSP en France n’est pas synonyme d’échec, bien au contraire. Les coûts salariaux seront sans doute plus élevés mais la qualité du service rendu sera meilleure et surtout la couverture sera plus large ».

    Les robots sont là

     La RPA (“Robotic process automation”) est une technologie qui a émergé rapidement et qui va fondamentalement changer la façon dont les CSP travaillent. En effet, elle vise à éliminer les tâches routinières et ouvre la voie aux applications cognitives qui augmentent voire remplacent le jugement humain dans certains processus.

    « Les outils robotiques et cognitifs sont mûrs. Leur mise en œuvre est rapide et le retour sur investissement est presque toujours garanti », conclut Jean-Michel Demaison. 58% des organisations ont lancé des phases de première investigation ou de mise en œuvre.

    Méthodologie

    Lancée en 1999, cette enquête bisannuelle Deloitte sur les Centres de Services Partagés et l’externalisation permet d’identifier les grandes tendances en matière d’organisation et d’évolution des CSP au sein des entreprises à travers le monde. Elle est menée en ligne auprès d’entreprises de toute taille (de moins de 1Md € à plus de 15Mds €) et tous secteurs d’activité. L’édition 2017 analyse les réponses de 333 Groupes, représentant plus de 1.100 CSP dans le monde.

     

     

  • Les IoT : un nouvel enjeu stratégique pour les entreprises –

    Les IoT : un nouvel enjeu stratégique pour les entreprises 

    Un livre blanc proposé par Deloitte 

    D’ici à 2020, selon IDC, nous compterons plus de 30 milliards d’objets connectés. Ce développement accru de l’Internet des Objets fait peser un risque de plus en plus grand sur les consommateurs et les entreprises, potentiels victimes de cyberattaques.

    Les pirates informatiques peuvent ainsi accéder simultanément à des millions d’appareils, comme cela a été le cas lors des attaques menées à l’aide du logiciel malveillant Mirai en octobre 2016, qui visaient des appareils inter-reliés. Face à la généralisation de l’IoT, il est donc impératif que les dirigeants d’entreprises disposent d’une stratégie qui permette non seulement de protéger les données recueillies, mais également de les exploiter dans un cadre réglementaire exigeant pour en tirer un avantage concurrentiel.

  • Les habitudes de consommation de la Génération Y : plus complexe qu’il n’y parait

    La génération Y, une relation plus compliquée qu’il n’y parait avec le digital

    Etude Deloitte sur les digital natives français

    Appelée Génération Y, millennials ou encore digital natives, la génération de ceux qui sont nés entre les années 1980 et 2000 est la plus importante depuis celle des baby-boomers. Qui sont ces 18-35 ans, les représentants de cette fameuse « Génération Y » ? Deloitte dévoile, pour la première fois, une étude sur les comportements de consommation de cette génération dont le rapport au digital et aux outils numériques est bien plus complexe qu’il n’y parait.

    • 95% des millénials utilisent leur smartphone pour commander un taxi et 80% ont recours à une application VTC plutôt qu’à une application de taxis traditionnels
    • 97% se rendent sur Internet pour acheter un billet de train et 30% passent par une application mobile
    • 60% préfèrent téléphoner pour faire une réservation au restaurant plutôt que d’avoir recours à des outils digitaux
    • 60% recherchent un hôtel sur leur ordinateur plutôt que sur leur smartphone
    • 80% estiment que les prix des billets de concerts sont trop élevés et ils sont 75% à préférer les livres imprimés
    • 71% téléphonent pour prendre un rendez-vous médical alors qu’ils sont 30% à utiliser Doctolib.fr, le service de prise de rendez-vous en ligne ; ils sont 23% à consulter un médecin en ligne
    • 15% des 18-35 ans envisagent de changer de banque uniquement pour obtenir une meilleure application mobile

    La Génération Y est multicanale

    L’étude constate que les comportements de consommation de la Génération Y française sont similaires à ceux des jeunes des pays développés, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur pays d’origine. La différence la plus notable concerne le choix entre ordinateur et téléphone portable : si les Français âgés de 18-24 ans utilisent leurs ordinateurs pour la plupart de leurs activités (pour des raisons de sécurité et d’écrans plus larges), les 25-35 ans ont plutôt tendance à avoir principalement recours à leur smartphone.

    La Génération Y est digitale avant tout (60% de leurs activités se déroulent via le numérique), mais elle n’est pas que digitale : en fonction de ses besoins, elle utilise un ordinateur ou un appareil mobile, se rend en magasin physique et dans une moindre mesure passe des appels téléphoniques classiques. L’ordinateur est le premier canal devant le mobile pour la recherche sur Internet, le shopping, les achats et pour effectuer des opérations bancaires. Le mélange d’utilisation des canaux varie, mais aucune des  personnes interrogées ne consomme uniquement via un smartphone ou un ordinateur. Il est donc faux de penser qu’il faut s’adresser aux millennials seulement par le biais du digital pour interagir avec eux.

    Les habitudes de consommation de la Génération Y

    Pour tout ce qui concerne les services financiers, la Génération Y a tendance à utiliser son téléphone portable pour les transactions les plus simples et les plus basiques ; plus l’opération devient complexe, plus elle a recours à son ordinateur… jusqu’à un certain point. En effet pour d’autres types d’opérations, encore plus complexes, le téléphone ou les rencontres physiques sont privilégiés. C’est notamment le cas pour les prêts où ils sont 80% à ne pas souhaiter effectuer leur demande via une application dédiée ou via une interaction digitale.

    Dans le domaine de l’économie du partage, c’est le mobile et les applications de covoiturage qui dominent : les millennials sont 95% à utiliser leur smartphone pour commander un taxi et ils sont 80% à avoir recours à une application d’un VTC plutôt qu’à celle de taxis traditionnels. Des applications liées à d’autres services collaboratifs vont sûrement s’imposer à l’avenir mais pour l’instant, les 18-35 ans qui se servent de services de covoiturage fréquentent encore des hôtels alors que des solutions proposées par l’économie collaborative existent. Ils sont ainsi 75% à utiliser les services d’Airbnb mais que de manière occasionnelle car ils restent attachés aux hôtels traditionnels.

    « Pour répondre aux attentes de la Génération Y, les entreprises doivent être présentes sur un maximum de canaux : application mobile, site web, téléphone et lieu physique. Certaines habitudes de consommation des 18-35 ans d’aujourd’hui vont évoluer avec les années. D’autres comportements quant à eux perdureront dans le temps. Comme il est souvent impossible de définir si un comportement est dû à l’âge ou à des effets de groupes, chaque entreprise devra donc analyser cette Génération Y et s’adapter à leurs attentes. » commente Duncan Stewart, Directeur de la recherche TMT Deloitte.

    L’étude est disponible en ligne

  • Etude Deloitte : Les principales tendances qui façonnent le marché du luxe

    Les principales tendances qui façonnent le marché du luxe

    Etude DELOITTE 

    Les consommateurs des pays émergents (Chine, Russie et Emirats Arabes Unis) restent le moteur de la croissance des ventes de produits de luxe alors qu’elle demeure plus modérée chez les consommateurs des marchés matures (Europe, Etats-Unis et Japon). La France conserve toutefois sa place de leader parmi les pays les plus performants. Tel est l’un des enseignements de la quatrième édition de l’étude mondiale Global Powers of Luxury Goods publiée par Deloitte. Ce rapport répertorie les 100 plus grandes entreprises de produits de luxe à l’échelle mondiale, et traite des principales tendances qui façonnent le marché du luxe.

    Le chiffre d’affaires réalisé par les Champions du Top 100 s’élève à 212 milliards de dollars sur l’exercice 2015

    • La croissance des ventes des produits de luxe est de 6,8% en 2015, en augmentation par rapport à 2014 (3,6%)
    • La France et l’Italie sont les pays les plus performants en Europe
    • Avec un taux de 14,9%, la croissance des ventes de produits de luxe par les entreprises françaises a plus que doublé en 2015 (6,7% en 2014) pour la deuxième année successive
    • LVMH conserve sa première place mondiale avec un chiffre d’affaires « produits de luxe » de 22,4 milliards de dollars et des ventes en augmentation de 15,2%
    • 70% des consommateurs sur les marchés de luxe émergents prétendent avoir augmenté leurs dépenses en produits de luxe contre 53% chez ceux présents sur les marchés plus matures

    « Le marché du tourisme constitue toujours une grande opportunité de croissance pour le secteur du luxe. Près de la moitié des achats de produits de luxe sont effectués par des consommateurs qui voyagent soit dans un pays étranger (31%), soit lors de leur passage à l’aéroport (16%). Ce chiffre s’élève à 60 % chez les consommateurs provenant de pays émergents, qui n’ont généralement pas accès à la même gamme de produits et de marques disponibles sur des marchés plus matures » affirme Bénédicte Sabadie, Associée en charge du secteur Luxe chez Deloitte France.

    Principaux enseignements du rapport  

    • Forte croissance des ventes de produits deluxe 

    La croissance des ventes des 100 plus grandes entreprises mondiales de produits de luxe est de 6,8% en 2015, en augmentation de 3 points par rapport à 2014 (3,6%). La diminution de la plupart des devises par rapport au dollar américain a profité à de nombreuses sociétés multinationales basées en dehors des Etats-Unis. Ces entreprises ont ainsi connu des effets de change favorables, entraînant une hausse de leurs ventes.

     

    • Deux tendances façonneront le marché du luxe en 2017 
      Deloitte a identifié deux tendances clés interdépendantes qui caractériseront le marché des produits de luxe en 2017.

      – De l’expérience client physique à l’expérience client digitale : alors que jusqu’alors les acteurs du luxe privilégiaient la rencontre physique du client avec le produit, désormais l’accent est mis sur l’expérience digitale. D’ailleurs, le digital devient un incontournable sur le marché : 37% des consommateurs estiment que les produits de luxe et la technologie seront désormais encore plus étroitement liés.

      – De la standardisation à la personnalisation : le développement des canaux digitaux entraîne une demande de produits personnalisés à grande échelle et de haute qualité. Ainsi, 45% des consommateurs recherchent des produits et services de luxe personnalisés. En outre, la qualité supérieure du produit reste un « must have » pour 93% des acheteurs ainsi que les produits fabriqués à la main (90%).
      L’étude complète est disponible ici 

     

  • Les 10 grandes tendances Technologies Médias et Télécommunications qui marqueront l’année 2017 By Deloitte

    Deloitte dévoile son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usage, de consommation et de marché dans le secteur des TMT en 2017.

    En résumé 

    • Début 2017, le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois le milliard
    • En 2017, il y aura plus de dix millions d’attaques par « déni de service distribué » (DDoS)
    • D’ici à la fin de 2018, les modèles de consommation souples, ou « IT as a service », représenteront 35% des dépenses en informatique
    • En 2017, l’investissement en matière de navigation numérique attendra le milliard de dollars US
    • En 2017, plus de 300 millions de smartphones, soit plus du tiers des téléphones qui seront vendus dans le monde, seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning »
    • En 2017, les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d’unités, soit une baisse d’environ 10% par rapport à 2016

    Les 10 grandes tendances Technologies Médias et Télécommunications qui marqueront l’année 2017

    1. Les véhicules à freinage automatique d’urgence, innovation la plus ingénieuse depuis la ceinture de sécurité 

    2017 marquera l’essor des systèmes de freinage automatique d’urgence. En 2022, aux Etats-Unis, ils représenteront près de 100% des nouveaux véhicules vendus. Le freinage automatique d’urgence constitue la plus grande percée en matière de sécurité automobile depuis la ceinture de sécurité. Le système sera si répandu, abordable, prisé par les consommateurs et efficace en matière de sécurité routière qu’il pourrait ralentir l’adoption des voitures entièrement autonomes. Les véhicules à freinage automatique devraient réduire d’au moins 16% les décès causés par les accidents de la route aux Etats-Unis.

    1. « Prints charming » : la sécurité biométrique franchit le cap du milliard

    StartFragmentDébut 2017, le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois le milliard. Chaque capteur actif sera utilisé en moyenne 30 fois par jour, ce qui représentera plus de dix milliards d’activations à l’échelle mondiale pendant l’année. D’ici à 2020, un utilisateur aura en moyenne 200 comptes sur des applications et sites : l’enjeu sera d’assurer une authentification rapide et sûre.

    1. Les cyberattaques entrent dans l’ère du térabit

    En 2017, les attaques par « déni de service distribué » (DDoS) seront plus nombreuses, plus fortes et plus difficiles à contrer. « Le développement et l’adoption à grande échelle des objets connectés entraînent de nouveaux types d’attaques. Nous estimons qu’il y aura plus de dix millions d’attaques de ce type, et le débit moyen des attaques variera de 1,25 à 1,5 gigabit par seconde », commente Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.

    1. Les solutions « IT as a service » représenteront 35% des dépenses en informatique

    D’ici fin 2018, les dépenses mondiales liées aux modèles de consommation souples, ou « IT as a service », seront supérieures à 547 milliards de dollars US dans le monde, soit 35% des dépenses en informatique.

    1. La navigation intérieure, ultime frontière du numérique

    D’ici cinq ans, les fonctions de navigation numérique seront utilisées dans 25% des cas à l’intérieur des bâtiments, avec des indications très fines. En effet, les balises des satellites, du Wi-Fi et de la technologie Bluetooth permettront aux smartphones d’orienter les utilisateurs perdus dans un centre commercial ou un aéroport par exemple. L’investissement mondial dans la navigation intérieure atteindra un milliard de dollars US en 2017. L’immobilier, la vente au détail et les télécommunications seront probablement touchés par cette nouvelle technologie.

    1. Le « machine learning » pour un smartphone encore plus intelligent

    En 2017, plus de 300 millions de smartphones, soit plus du tiers des téléphones qui seront vendus dans le monde, seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning » qui permettront d’exécuter des tâches importantes, même hors ligne. Cette avancée aura d’importantes répercussions non seulement sur la confidentialité et la sécurité au quotidien pour les utilisateurs, mais surtout dans les interventions en cas de catastrophe, la cybersécurité future des objets connectés et la santé.

    « Grâce aux fonctionnalités de  » machine learning  » incorporées dans les smartphones, l’exécution des tâches quotidiennes des consommateurs sera facilitée comme elle ne l’a jamais été auparavant. Les appareils mobiles s’amélioreront en s’exposant eux-mêmes à des données, plutôt qu’en étant programmés de manière explicite. Votre smartphone aura désormais un cerveau », indique Ariane Bucaille,  Associée responsable TMT pour Deloitte en France.

    1. La tablette a-t-elle connu son apogée ?

    En 2017, les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d’unités, soit une baisse d’environ 10% (178 millions d’unités vendues en 2016), ce qui donne à penser que le pic de la demande a été atteint. Les chiffres varient selon les pays, mais trois appareils grand public ont actuellement une bonne longueur d’avance sur la tablette en ce qui concerne leur popularité auprès des utilisateurs : les ordinateurs, les smartphones et les téléviseurs.

    1. La technologie 5G : une révolution en évolution, même en 2017

    La cinquième génération de réseaux sans fil, la 5G, représentera une amélioration importante par rapport aux réseaux 4G existants, mais ils ne seront probablement pas proposés dans leur intégralité avant 2020. Cependant, les opérateurs déploieront sous peu les réseaux 4G améliorés, appelés LTE-Advanced (LTE-A) et LTE-A Pro, qui offriront des vitesses de téléchargement plus rapides et donneront un avant-goût du potentiel du réseau 5G.

    1. La publicité télévisuelle aux Etats-Unis est stable

    En 2016, les revenus tirés de la publicité télévisuelle aux États-Unis ont atteint 72 milliards de dollars US, en augmentation de 3,5% par rapport à 2015. Ce chiffre devrait rester inchangé en 2017 ; cette prévision est encourageante pour un secteur que l’on dit trop souvent voué à disparaître. Dans ce contexte, le statu quo est une bonne nouvelle.

    1. Le vinyle frise le milliard de dollars de ventes

    Avec près de 40 millions de disques vinyles qui seront vendus en 2017, générant des revenus de 800 à 900 millions de dollars US, le marché enregistrera une croissance à deux chiffres pour la septième année consécutive.

     

     

  • Les métiers à l’heure de la Data

    Les grandes tendances Data & Analytics 2017

    Etude menée par Deloitte

    L’intérêt des organisations pour la Data ne cesse de s’amplifier. Entre volonté d’accroître l’efficacité opérationnelle, d’améliorer la connaissance ou de se conformer à un cadre réglementaire exigeant, les motivations pour les sujets Data Analytics sont nombreuses. Les directions métiers s’approprient de plus en plus ces sujets, conscientes du levier de transformation que ces derniers représentent. Dans ce contexte, l’étude Deloitte sur les tendances 2017 dans la Data Analytics décrypte les défis et perspectives dans 5 fonctions clés de l’entreprise (finance, marketing, achats & supply chain, RH, risques & audit interne).

    « Après quelques années d’études et de diverses expérimentations, les entreprises semblent gagner en maturité dans l’adoption de la Data Analytics. Le développement et l’acquisition des compétences d’analystes des données et de « data scientists » deviennent primordiales pour les organisations soucieuses de les intégrer au cœur de leurs directions métiers. En outre, elles semblent de plus en plus convaincues de l’intérêt des modèles collaboratifs sur les sujets Data, favorisant l’émergence de communautés de pratiques et d’écosystèmes ouverts sur des partenariats externes. » estime Reda Gomery, Associé responsable Data Analytics chez Deloitte.

    Les défis Data Analytics pour 5 fonctions clés de l’entreprise

    1. Finance : l’enjeu de transformation lié à la data

    Après plusieurs années consacrées à la mise en place de multiples applications et outils (ERP, consolidation, budget…), les directions financières semblent désormais résolument tournées vers une meilleure valorisation de la Data. Disposer d’une information financière pertinente traduisant les véritables leviers de la performance tout en optimisant l’effort de production et de gestion manuelle des données, tel est l’enjeu pour de nombreuses directions financières. Au-delà, il s’agit d’utiliser la Data comme un véritable vecteur de transformation et d’en simplifier les usages. De l’amélioration du pilotage et de la capacité de prise de décision au monitoring des processus, le bon usage de la Data permet de gagner en efficience et en performance.

    1. Marketing : l’évolution des pratiques à l’heure du digital 

    Le marketing est historiquement l’une des directions les plus matures en matière d’usages de la Data. Pour autant, la transformation digitale engagée par les organisations change profondément l’approche et induit un véritable repositionnement du marketing. En effet, la diversification des canaux digitaux ainsi que l’avènement progressif des objets connectés dans de nombreux secteurs d’activité engendrent une évolution des pratiques et des usages liés à la Data. Innover dans le développement de nouveaux services, étendre la connaissance Client ou encore personnaliser la relation, tels sont les enjeux structurants du marketing. Les directions marketing sont d’ailleurs de plus en plus attendues dans leurs contributions à la performance globale de l’entreprise et à un meilleur alignement avec les activités commerciales.

    1. Achats et supply chain : la montée en puissance des usages Data

    Dans un contexte de globalisation des marchés, de pressions sur les prix et de complexification des process logistiques, les directions achats et supply chain perçoivent plus que jamais le potentiel levier lié à l’usage de la Data. Comprendre et optimiser ces processus achats/supply chain, au cœur de la performance globale des organisations, nécessite une exploration optimale des gisements de données. Si l’adoption de démarches Data Analytics structurées est récente au sein de ces fonctions en France, la pratique semble s’accélérer et s’étendre à l’ensemble des entreprises.

    1. Ressources humaines : l’évolution vers le « People Analytics »

    Les opportunités offertes par les usages analytiques de la Data semblent considérables au sein des directions des ressources humaines. Ainsi à l’heure où les organisations se transforment par l’évolution du mode de travail, par la diversification des compétences et par la digitalisation des échanges, un meilleur usage de la Data constitue le levier pour accompagner ces changements. Les usages analytiques sont en expansion parmi lesquels l’industrialisation et la fiabilisation de la production des indicateurs de pilotage RH, la connaissance de l’employé à travers une meilleure gestion des données associées (« Master Data ») ainsi que l’émergence de l’approche « People Analytics » à travers l’expérimentation de modèles d’analyses avancées (adéquation des canaux de sourcing selon les profils recherchés, facteurs de réussite de l’intégration…).

    1. Risques et audit interne : l’adoption des usages Data pour renforcer les dispositifs de contrôle et d’anticipation

    L’environnement de l’entreprise évolue et son exposition aux différentes variétés de risques s’accentue. Entre diversification des activités, acquisitions et croissance à l’international ou encore démultiplication des systèmes et applications, les dispositifs de contrôle et d’évaluation des risques atteignent très souvent des limites. Face à ces développements rapides et à un contexte réglementaire de plus en plus contraignant, les directions des risques et de l’audit interne s’intéressent aux moyens de renforcer les dispositifs de contrôle et de s’assurer de leur pertinence. Dès lors, développer une approche Data Analytics en investissant dans la mise en place de moyens adéquats devient un véritable levier de performance pour ces directions. L’efficience et la pertinence de la gestion des risques reposent notamment sur l’automatisation et la rationalisation des contrôles, l’anticipation et l’identification de nouveaux « patterns » des risques.