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  • Explosion de données : les entreprises peinent à les exploiter

    Étude : les entreprises françaises face au tsunami des données

    Forrester et Dell Technologies présentent les résultats de leur enquête auprès de décideurs data dans 45 pays. L’étude illustre combien les entreprises peinent à concilier des réalités contradictoires en matière de données, car leurs technologies, ressources humaines et processus ne sont plus à la hauteur.

    Dell Technologies publie aujourd’hui les résultats d’une enquête mondiale réalisée à sa demande par Forrester Consulting. L’étude révèle que la prolifération des données  peut être perçue comme une charge plutôt qu’ un atout pour la plupart des entreprises : face au volume, à la rapidité et à la diversité impressionnantes des données,  tous les processus, outils technologiques  et services sont submergés. Si les entreprises se fixent toujours des objectifs en la matière (beaucoup se disent « data driven »), le manque de compétences, le cloisonnement des informations et des métiers, les processus manuels, les problématiques de confidentialité ou de sécurité sont des freins considérables.

    Reposant sur les réponses de 4 036 décideurs data dans 45 pays, les résultats s’appuient sur l’Indice de transformation numérique biennal de Dell Technologies visant à évaluer la maturité digitale des entreprises dans le monde entier. Selon l’Indice 2020, « la surcharge de données / l’incapacité à les analyser » s’impose comme le 3e obstacle majeur à la transformation digitale dans le monde (2èmeen France), alors qu’il ne figurait qu’à la 11e place en 2016 (dernier échelon du classement). Dell Technologies a initié cette étude pour mieux appréhender cette problématique et trouver des solutions afin d’éviter que les données deviennent le principal obstacle à la transformation.

    L’enquête met en lumière plusieurs paradoxes qui sont autant de freins pour les entreprises avec notamment :

    Le paradoxe de la perception

    Près de deux tiers (64 %) (France 59 %) des répondants se disent « data driven », affirmant que« les données sont essentielles au fonctionnement de leur entreprise ». Cependant, 23 % seulement (France : 13%) indiquent qu’ils accordent une importance capitale aux données et donnent la priorité à leur usage dans leur entreprise.

    À des fins de clarté, Forrester Consulting a créé une mesure objective pour évaluer le niveau de préparation des entreprises en matière de données. Les résultats montrent que 87 % (France : 93%) des entreprises n’ont pas encore progressé dans leurs processus et technologies liés à l’exploitation des données et/ou dans leur culture et leurs compétences. 13 % seulement (France : 7%) atteignent la catégorie « Data Champions », qui rassemble les entreprises activement impliquées dans ces deux domaines (technologies/processus et culture/compétences).

    Le paradoxe des « yeux plus gros que le ventre »

    Selon l’enquête, 71 % (France : 75%) des répondants indiquent qu’ils collectent des données plus rapidement qu’ils ne peuvent les analyser et les exploiter, mais simultanément, 66 % (France : 70%) affirment qu’ils ont constamment besoin de quantités de données que leurs capacités actuelles ne sont pas en mesure de fournir. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce paradoxe :

    • 67 % (France : 62%) stockent une quantité significative de données dans des datacenters qu’ils détiennent ou contrôlent, malgré les avantages avérés du traitement à la périphérie, où ces données sont générées.
    • Manque d’intérêt du leadership : 69 % (France : 72%) admettent que le management ne positionnent pas en priorité les stratégies d’exploitation et d’analyse des données de l’entreprise ;
    • Une stratégie IT impossible à déployer à grande échelle : 51 % (France : 47%) ajoutent des data lakes à leur environnement au fur et à mesure, au lieu de consolider leurs ressources existantes

    L’explosion des volumes de données rend leurs activités plus difficiles : 63 % (France : 68%) des répondants indiquent qu’ils ne peuvent pas respecter leurs exigences de sécurité et de conformité en raison de la quantité colossale de données en leur possession, tandis que 62 % (France : 59%) affirment que leurs équipes sont déjà submergées par les données dont elles disposent.

    « S’il est incroyable de se dire que les entreprises sont à la fois en manque de données et submergées d’informations, il ne faut pas oublier qu’elles font face à des pressions immenses, surtout en ce moment. En effet, 45 % (France :44 %) indiquent que la pandémie a entraîné une hausse significative des volumes de données à collecter, stocker et analyser », explique Stéphane Huet, Directeur Général de Dell Technologies France. »


    Le paradoxe de la conscience et de l’inaction

    Si la pandémie a affecté les économies du monde entier, le secteur des services à la demande s’est développé, donnant lieu à l’émergence de nouvelles entreprises « data driven ». Cependant, seulement 20% des organisations ont déjà migré la majorité de leurs applications et infrastructures vers des modèles « as-a-service » (France : 11%). Mais paradoxalement :

    • 65 % (France : 59%) pensent que cette transition leur permettrait de gagner en agilité ;
    • 63 % (France : 60%) voient l’opportunité de s’adapter à l’évolution des demandes client ;
    • 61 % (France : 62%) pensent que ces modèles permettront aux entreprises d’activer des applications rapidement et facilement, en un clic ;
    • Un modèle à la demande pourrait aider 84 % (France : 91%) des entreprises qui peinent à surmonter un ou plusieurs des obstacles suivants à collecter, analyser et exploiter plus efficacement leurs données :
    • coûts de stockage élevés ;
    • entrepôt de données non optimisé ;
    • infrastructure IT obsolète ;
    • processus trop manuels pour répondre à leurs besoins.


    Une lueur d’espoir

    Malgré leurs difficultés actuelles, beaucoup d’entreprises comptent passer à l’action pour l’avenir : 69 % (France : 57%) prévoient de déployer le machine learning pour automatiser la détection des données anormales, 60 % (France : 61%) envisagent de passer à un modèle data-as-a-service et 55 % (France : 61%) comptent réaliser une analyse approfondie de leur grille de performance pour repenser leur traitement et leur utilisation des données.

    Voici trois stratégies pour aider à exploiter les données :

    1. Moderniser l’architecture IT pour exploiter les données à la source : la périphérie. Pour cela, les entreprises doivent rapprocher leur infrastructure et leurs applications du point de collecte, d’analyse et d’utilisation des données tout en évitant leur prolifération, grâce à un modèle d’exploitation multicloud harmonieux ;
    2. Optimiser les pipelines de données, pour permettre leur libre circulation en toute sécurité et les enrichir avec l’IA et l’apprentissage automatique ;
    3. Développer des logiciels pour offrir aux clients les expériences personnalisées et intégrées qu’ils recherchent.
  • Quand l’analytique se met au service des villes intelligentes …

    Bâtir les fondations informatiques des villes intelligentes

     Par Marc Royer Expert Scale-out NAS, Datalake and Big Data Analytics chez Dell EMC

    Les Nations Unies prévoient que d’ici à 2050, environ 70 % de la population mondiale sera concentrée dans des zones urbaines, contre 54 % en 2014. Pour les municipalités, cette progression de leur population n’est pas sans conséquence. Des technologies émergentes telles que l’Internet des Objets, les capteurs ou l’analytique sont appelées à jouer un rôle crucial pour le développement durable des environnements urbains, pour affecter ou gérer les ressources de la manière la plus efficace possible. Or, à mesure que ces smart cities deviendront une réalité, il sera essentiel de mettre en place des technologies qui supportent les nouveaux services et répondent à l’évolution des besoins.

    Une question d’échelle 

    Dans une ville intelligente type, on estime que chaque arrêt de bus et lampadaire contiendra en moyenne huit capteurs. Avec quelque 250 000 objets connectés dans un environnement urbain typique, cela peut représenter jusqu’à deux millions de capteurs, produisant tous en temps réel des données qu’il faudra traiter pour en extraire l’essentiel. Par exemple, l’incidence des encombrements de la circulation sur les niveaux de pollution pourrait être utilisée au sein d’un système aiguillant les automobilistes vers des itinéraires bis de façon à réduire cette pollution.

    Cependant, pour qu’une ville soit véritablement intelligente, ses systèmes doivent pouvoir accéder à des volumes considérables de données et les traiter. C’est en cela queles « Data Lake » ou « lacs de données » se révèleront précieux, car ils rassemblent des masses de données de différents types et formats, qu’ils rendent immédiatement accessibles aux outils analytiques avancés. Face au volume et à l’éventail des données non structurées que les villes intelligentes vont produire, les « Data Lake » évolutifs offrent le meilleur moyen d’interpréter ces informations, quelle qu’en soit la forme ou la provenance.

    Analyse en temps réel

    Les villes intelligentes doivent toutefois aller au-delà de la collecte de données : il leur faut également les analyser le plus rapidement possible pour permettre aux infrastructures ou aux services d’y réagir.

    C’est particulièrement le cas lorsqu’il s’agit de répondre en urgence à un incident et au nombre de variables qui entrent en jeu.

    Les services d’urgence devront être alertés et recevoir des informations avec un maximum de rapidité afin de venir en aide aux personnes touchées et d’éviter toute aggravation de la situation. En outre, la circulation devra être déviée de manière intelligente pour contourner la zone concernée, les réseaux de communications devront présenter une flexibilité suffisante pour rediriger leur capacité là où elle est nécessaire et les informations être rassemblées pour tenir les citoyens au courant de l’incident.

    Il est donc indispensable que les villes intelligentes fassent appel à des outils de pointe pour le traitement et l’analyse des données, notamment en termes de latence en mémoire pour le stockage externe.

    Le potentiel de l’analytique prédictive

    Les citoyens des villes intelligentes pourront aussi à avoir accès en permanence à des informations et à des services personnalisés. Une méthode essentielle pour répondre aux attentes de ces « citoyens numériques » est l’analytique prédictive, qui permet de prévoir leurs besoins et d’affecter des ressources de manière appropriée en fonction de l’interrogation des lacs de données.

    En cas d’urgence médicale par exemple, l’analytique prédictive pourra diriger un patient vers l’hôpital apte à prendre en charge sa pathologie à ce moment-là, avec un minimum de temps d’attente.

    L’optimisation de la circulation est une autre application intéressante. Les autorités pourraient prévoir les flux de trafic et les conséquences de certains événements, tels que l’ouverture des écoles ou une grande manifestation sportive. Ces informations pourraient alors être exploitées pour augmenter les tarifs du stationnement afin de dissuader les automobilistes de se rendre dans la zone concernée.

    L’analytique prédictive exige la collecte de données sur plusieurs années afin de disposer de la profondeur nécessaire, une autre raison pour laquelle les lacs de données et le stockage évolutif seront des éléments majeurs de l’infrastructure d’une ville intelligente.

    Unifier les capacités informatiques 

    L’échelle, la complexité et l’éventail des exigences qui pèseront sur les infrastructures et les services urbains dans un avenir proche sont considérables.

    Elles nécessiteront des fondations informatiques robustes, agiles, évolutives et sécurisées. Des technologies de stockage et de traitement de données de nouvelle génération seront indispensables.

    Indubitablement, les derniers progrès des systèmes hautement évolutifs, à faible latence, dotés de capacités analytiques avancées, servent les besoins fondamentaux des villes intelligentes. Lorsque ces capacités seront réunies dans le cadre d’une plate-forme, alors la création de villes intelligentes pourra véritablement s’accélérer.

     

  • Les grandes tendances qui façonneront les environnements de travail de demain

    Etude « Future Workforce Study » par Dell et Intel

    Dell publie les conclusions pour l’Europe et l’Afrique du Sud[i] de l’étude Dell et Intel Future Workforce 2016 qui identifie la façon dont les environnements de travail modernes évoluent sous l’effet de l’adoption des nouvelles technologies. Il en ressort que près de la moitié des salariés dans ces régions estiment que leur employeur n’utilise pas efficacement les dernières avancées technologiques 

    • Les salariés se disent plus heureux de travailler en dehors des bureaux
    • Les salariés sont enthousiastes à l’idée de pouvoir expérimenter la réalité augmentée (RA) et virtuelle (RV) et l’intelligence artificielle (IA) en contexte professionnel
    • Les actifs de la génération Y affirment que les technologies mises à leur disposition influencent leur choix d’un emploi. Ils seraient prêts également à tourner le dos aux emplois qui n’offrent pas un environnement numérique mature

    Pour l’édition 2016 de cette étude, réalisée par l’Institut de recherche PSB, près de 4 000 salariés à temps plein, d’entreprises de toutes tailles, ont été interrogés dans 10 pays. Bon nombre des personnes interrogées en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud pensent qu’elles ne travailleront toujours pas dans un environnement intelligent (smart office) dans les cinq ans à venir. Elles ont le sentiment que la technologie déployée sur leur lieu de travail est en retard par rapport à leurs terminaux personnels vus comme des concentrés d’innovations. Maintenant que l’on sait combien l’adoption des nouvelles technologies a un impact fort sur les attentes des salariés vis-à-vis de leur employeur, les entreprises qui ne sauront pas se tenir à jour des nouvelles avancées risquent de se faire distancer par d’autres plus agiles.

    Il apparaît clairement que la technologie a une très forte incidence sur nos interactions au travail, et de nombreux salariés, jusqu’à 58% de ceux de la génération Y en France, considèrent que les entretiens en face à face seront bientôt obsolètes. Des technologies innovantes, comme celles de l’Internet des objets (IoT) et de la réalité virtuelle (RV), pourraient bien aussi devenir incontournables au bureau dans un avenir proche, et changer nos méthodes de travail et de collaboration pour gagner en efficacité.

    « Les collaborateurs au sein des entreprises sont de plus en plus nombreux à attendre de leurs employeurs qu’ils intègrent systématiquement les dernières technologies de façon sûre et transparente », déclare PJ Dwyer, vice-président, Client Solutions, Dell EMEA. « Les salariés ont compris d’eux-mêmes comment s’approprier ces nouvelles technologies pour travailler plus efficacement et ils attendent avec impatience toute avancée ou optimisation leur permettant de gagner en productivité. Les employeurs hésitants et dubitatifs doivent comprendre que c’est une formidable occasion de positionner leur entreprise en première ligne d’un environnement de travail du futur pour satisfaire leurs équipes et accompagner leur évolution. »

    Voici les principales conclusions de l’étude :

    • Au niveau régional, 38% des salariés qui travaillent en France estiment que la technologie mise à leur disposition au travail n’est pas assez intelligente (contre 44% en moyenne à l’échelle internationale). Les salariés attendent que de nouvelles technologies soient déployées dans leur entreprise pour leur permettre de travailler plus efficacement. En revanche, ils doutent que ceci devienne réalité dans les cinq prochaines années.
    • Par ses bienfaits, en termes de qualité de vie et de gains de productivité, le télétravail séduit et la technologie est le vecteur qui rend possibles ces nouvelles pratiques. Ainsi, 59% des employés français de la génération Y s’accordent à dire que la collaboration à distance et l’amélioration des technologies de communication vont rendre la communication en face-à-face obsolète. Dans l’ensemble, les employés français sont partagés sur ce point (49 % sont d’accord ; 45 % ne sont pas d’accord).
    • Les salariés sont aussi conscients que ces nouvelles modalités de travail appellent des mesures de sécurité plus strictes et une infrastructure adaptée. Les sondés en Europe et en Afrique du Sud estiment que la technologie à déployer en priorité dans l’entreprise concerne le renforcement de la sécurité.
    • Les innovations autour de la réalité virtuelle (RV) et de la réalité augmentée (RA) pourraient se matérialiser sur le lieu de travail plus tôt qu’on ne le pense, sachant que 66% des salariés en France se disent prêts à utiliser ces technologies dans un contexte professionnel. Les utilisations les plus fréquemment citées (78%) concernent la formation à de nouvelles compétences en environnement de réalité virtuelle pour résoudre certains problèmes.
    • 69% des français pensent que l’intelligence artificielle pourrait leur faciliter la tâche et 48% y voit un gain de productivité. 41% affirment que l’IoT leur permettra d’incorporer des technologies novatrices à leur espace de travail. Egalement, les français sont enclins à penser que la virtualisation 3D et la réalité virtuelle leur offriront de nouvelles alternatives, notamment sur le plan des présentations clients.
    • 69% des employés français, dont 83 % des jeunes de la génération Y, indiquent qu’ils prévoient de prendre part à l’économie du partage en 2017.
    • Pour ce qui est du recrutement et de la fidélisation des talents, la technologie compte également, surtout pour ceux de la génération Y. En effet, 79% des jeunes français déclarent que la technologie mise à leur disposition au travail rend leurs obligations professionnelles plus gérables. Ce n’est donc pas surprenant qu’une part importante d’entre eux se disent prêts à quitter leur poste s’ils estiment que la technologie que leur fournit leur employeur n’est pas conforme à leurs attentes (c’est le cas pour 50% des actifs de la génération Y en France). Les actifs de la génération Y en Europe et en Afrique du Sud (jusqu’à 86% en France) reconnaissent que la technologie déployée est un critère important à leurs yeux pour accepter ou décliner un poste dans une nouvelle entreprise.

    Citations :

    « L’étude Future Workforce souligne le décalage culturel important qui s’opère en ce moment sur la façon dont les salariés vivent leurs expériences professionnelles et leurs fortes attentes pour celles-ci », a déclaré Jon Slavet, directeur général, WeWork. » Chez nous, nos collaborateurs exigent de vivre une expérience qui permet de collaborer efficacement et de manière réfléchie, avec leurs collègues. Des start-ups aux grandes entreprises comme Dell, WeWork offre un bel espace communautaire, des services et des équipements qui encouragent la collaboration, et permet à nos équipes d’atteindre leurs objectifs ».

    « Les modifications en profondeur des environnements de travail en entreprise font penser au « Conte de deux villes » de Charles Dickens. Les entreprises qui se modernisent et misent notamment sur la mobilité sont celles qui attireront et fidéliseront les meilleurs talents, tandis que les autres généreront de la frustration au sein des équipes, lesquelles seront moins heureuses au travail et au final moins productives », déclare Bob Egan, analyste en chef et fondateur de Sepharim Research Group. « L’étude Future Workforce Study révèle que les actifs de la génération Y sont initiateurs de changements radicaux en ce qui concerne les conditions et le lieu de travail, ils utilisent volontiers plusieurs terminaux et préfèrent éviter de travailler dans les bureaux traditionnels. C’est un enjeu important pour les DSI dont on attendra qu’ils modernisent l’infrastructure, qu’ils redéfinissent le périmètre de sécurité et qu’ils élaborent des stratégies de déploiement des terminaux. »