Étiquette : défis

  • Médias : comment survivre dans un écosystème qui favorise de plus en plus le contenu vidéo ?

    Contenus médias : sous la coupe des algorithmes ?

    Par Augustin Garcia, ingénieur prompt Blitzzz Media

    Les réseaux sociaux dictent les règles du jeu pour le trafic des médias digitaux. Mais ils changent de façon régulière et sont particulièrement opaques. Comment parvenir à maintenir la visibilité des contenus journalistiques sur un tel sable mouvant ?

    L’univers des réseaux sociaux évolue constamment, et influence profondément la manière dont les contenus, en particulier l’information, sont consommés et partagés. Ils règnent de façon hégémonique sur les médias.
    Dernier changement majeur en date : depuis juin 2023, une baisse significative du trafic en provenance de plateformes telles que Facebook et X (Twitter) a été observée. Alors, fini Facebook comme source de trafic substantielle pour les contenus d’actu sous forme d’articles ? Idem sur X (Twitter) ? Peut-être… Les articles des médias traditionnels deviennent peu ou prou invisibles au profit d’autres types de contenus. Les algorithmes des réseaux sociaux semblent désormais privilégier les productions vidéo et interne… laissant le journalisme écrit en marge.

    Se réinventer constamment face aux réalités algorithmiques

    Les médias se trouvent ainsi confrontés à un défi majeur : réinventer constamment leurs approches pour s’adapter aux nouvelles réalités algorithmiques. Comment attirer du trafic, tout en se heurtant aux règles changeantes et souvent opaques des plateformes ? Telle est la réflexion dans toutes les rédactions. Avec son corollaire, plus inquiétant, comment survivre et prospérer dans un écosystème qui favorise de plus en plus le contenu vidéo et les productions internes, au détriment des articles de fond ?

    La réponse semble se trouver dans une stratégie diversifiée, où l’adaptation aux directives algorithmiques et l’innovation sont primordiales pour capter l’attention du public.

    Se diversifier pour être visible

     Dans un océan de contenus, la diversification des canaux de diffusion est essentielle.
    Cela implique d’investir dans des plateformes variées telles qu’Instagram, LinkedIn, Snapchat, TikTok et d’autres sites alternatifs pour atteindre d’autres audiences notamment en termes de tranches d’âge. Chaque plateforme a ses spécificités et son public cible, rendant cette approche diversifiée plus efficace pour toucher une large gamme de lecteurs. TikTok a rapidement gagné en popularité, surtout chez les jeunes utilisateurs, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Cette plateforme est idéale pour le contenu créatif, amusant et souvent musical. Snapchat est extrêmement populaire parmi les adolescents et les jeunes adultes. Le contenu est éphémère et spontané, ce qui le rend idéal pour le marketing d’influence. Instagram attire principalement les jeunes adultes et les adolescents.
    Les utilisateurs ont tendance à être intéressés par le contenu visuel, comme les photos et les vidéos courtes. LinkedIn est conçu pour les professionnels et les entreprises. Son public cible comprend les adultes travaillant, les professionnels, les entreprises et les chercheurs d’emploi.

    Parallèlement, l’adaptation au format vidéo s’impose en effet. Les algorithmes actuels favorisent grandement le contenu vidéo, ce qui nécessite une stratégie de contenu incorporant des vidéos courtes, des interviews filmées, et des résumés visuels de reportages. Ces formats ont tendance à générer plus d’engagements et sont plus susceptibles d’être mis en avant par les plateformes.

    Rendre l’information plus accessible et divertissante, au travers d’infographies, d’animations, et de quiz interactifs, est aussi susceptible de faciliter le référencement par les algorithmes des réseaux sociaux. Autre piste à explorer, les collaborations et partenariats avec des influenceurs, des experts ou même d’autres médias afin de proposer une information traitée sous plusieurs angles afin d’arriver à un partage de l’audience et d’une crédibilité renforcée.

    Piloter par la performance

     Enfin, le SEO revient en force, avec une analyse constante de la performance pour comprendre quels types de contenu résonnent le mieux avec l’audience.
    Suivre l’engagement, la portée et d’autres métriques pertinentes et encourager les commentaires, les partages, et les réactions facilitera la création d’une communauté autour du contenu.
    À l’heure de l’IA, ce n’est donc pas « des journalistes ou des algorithmes », mais les deux. Le contenu journalistique n’est pas mort, il doit trouver une brèche pour se hisser en haut de l’affiche et s’appuyer sur une stratégie multi-dimensionnelle fondée sur la diversification, l’innovation, l’analyse et l’interaction.

  • Que nous réserve 2023 en matière de data ?

    Comment le secteur de la data évoluera dans l’année à venir ?


    Selon Irina Slavitch Experte en data integration chez Fivetran

    Cette année a été secouée par des bouleversements économiques et des conflits géopolitiques aux impacts mondiaux.  Le prix de l’énergie a grimpé en flèche, tout comme le coût des biens de première nécessité. Après des années d’assouplissement monétaire, le monde occidental est confronté à une inflation qui atteint des sommets. La hausse des taux d’intérêt limite les dépenses des consommateurs, augmente le coût du logement et gèle les budgets des gouvernements. La cryptomonnaie et les NFT sont très en retrait par rapport aux sommets historiques, avec beaucoup moins d’échanges aujourd’hui qu’il y a un an. En bref, l’économie mondiale est perturbée.  Par conséquent, les dépenses des entreprises pour les projets de Modern Data Stack ralentissent. Cependant, en 2023, les projets data devraient être toujours plus nombreux. Ils seront simplement davantage axés sur un cas d’utilisation particulier, ou sur l’amélioration de l’efficacité en général.

    Nouvelle année, nouveaux défis

    Les entreprises chercheront à activement standardiser leur Data Stack en 2023 pour limiter le nombre d’outils utilisés à ce jour. En outre, la capacité de prendre des décisions basées sur les bonnes données sera de plus en plus cruciale – en particulier concernant les dépenses opérationnelles et les revenus qui sont sous un oeil de plus en plus critique. De plus, la confiance et la visibilité des données seront plus importantes que jamais. La sécurité des données et l’accès aux données seront aussi de vifs sujets de préoccupation en 2023. La gouvernance permettra aux entreprises de relever de nouveaux défis. Une bonne gouvernance des données permet aux analystes d’optimiser l’efficacité des projets des équipes chargées des données. L’intégration entre les différents fournisseurs va ainsi se généraliser et stimuler les investissements.

    Place à la collaboration

    En 2023, nous verrons sûrement davantage de collaborations entre les équipes de sécurité du cloud et des applications. Cela résulte du fait qu’un nombre croissant d’entreprises deviennent cloud-native. La gestion des vulnérabilités et des risques, l’analyse du code, la modélisation des menaces et les processus de développement sécurisés peuvent bénéficier d’une approche partagée, car de plus en plus de personnes chargées de la sécurité des applications prennent en compte l’infrastructure du cloud dans leur travail et de nombreux professionnels chargés de la sécurité du cloud prennent à cœur les pratiques traditionnelles de sécurité des applications.

    De nouveaux investissement à venir ?

    En 2023, les fonds ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) subiront davantage de pression pour mesurer et prouver leur impact. Les investisseurs qui ont afflué vers ces fonds dans un marché haussier veulent maintenant plus d’informations concrètes sur la façon dont ils verront les rendements et devront prouver les impacts positifs s’ils veulent maintenir ou augmenter ces investissements.

    En 2023, les entreprises commenceront à réaliser que le succès de l’IA adaptative nécessite une infrastructure de données en temps réel soutenue par une nouvelle compréhension de l’expérience utilisateur. Par conséquent, nous commencerons à voir une augmentation des investissements et de l’activité dans ce domaine. Le streaming des données trouvera aussi probablement sa place dans le Modern Data Stack durant l’année à venir. Comme le Machine Learning, il sera à l’origine de nouveaux cas d’utilisation. Le streaming des données a atteint cette année une masse critique, mais n’est pas près d’arriver à saturation. Les organisations investiront, même si c’est à un rythme plus lent, dans les technologies de streaming dès 2023.

    Qu’en sera-t-il du metaverse ?

    Le metaverse sera confronté à des freins importants en 2023. Qui en entreprise a besoin d’ensembles de réalité virtuelle ou de réalité augmentée pour tout le monde (qui se chiffrent en centaines d’euros)? Meta investit des milliards de dollars dans un projet dont la rentabilité future n’est pas prouvée, alors que son activité principale est en train de souffrir, donc les investissements discrétionnaires dans le Metaverse vont probablement continuer. Cependant, nous pouvons supposer que l’accent sera mis sur les produits de consommation et non sur le monde des affaires.

    Le monde de la data sera probablement bousculé en 2023 et les entreprises doivent se tenir prêtes pour répondre à ses chamboulements et évoluer aussi vite que leurs données si elles veulent tenir le rythme.

  • Blockchain : pourquoi la zone Euro ne doit pas rater la seconde révolution Internet

    « La Blockchain, une opportunité pour l’Europe – Pourquoi la zone euro ne doit pas rater la seconde révolution d’internet »

    Le rapport de La Fondation Concorde, Bpifrance et Havas Blockchain

    Construit avec les témoignages d’une dizaine d’experts issus des secteurs de la finance, de la santé, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, ce rapport analyse que la blockchain dépasse largement les cryptomonnaies auxquelles elle est souvent associée et parfois réduite. Il démontre que cette technologie favorise la souveraineté économique, la compétitivité industrielle et l’efficience administrative de l’Europe. La blockchain annonce une révolution économique dont les acteurs français et européens doivent s’emparer.

    L’euro numérique, l’outil financier incontournable de l’Europe.

    Ce rapport revient sur la nécessité de se doter rapidement d’un « euro numérique » émis par la BCE pour adapter la zone euro à l’économie numérique de demain. Cet « euro numérique » permettra de répondre à 3 défis majeurs :

    • Un défi géopolitique. Des projets émanant d’entreprises privées, comme Libra, et d’États, comme le crypto-yuan, soulignent l’urgence pour l’Union européenne de se doter d’un outil équivalent pour préserver la souveraineté monétaire de la zone euro et renforcer l’attractivité internationale de notre monnaie commune.
    • Un défi économique et financier. Un « euro numérique » permettra de moderniser les infrastructures financières européennes qui datent des années 70, d’abaisser le coût des transactions financières et de promouvoir l’innovation économique.
    • Un défi juridique. À l’échelle européenne, un « euro numérique » sera un outil de lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et le terrorisme. Contrairement aux idées reçues, le caractère public et pseudonyme de la blockchain permet de tracer les transactions qui y sont inscrites.

    La blockchain, une nouvelle technologie pour répondre aux défis sectoriels de l’Europe.

    La pandémie mondiale de la Covid-19 implique de nouveaux défis économiques, financiers et sanitaires auxquels la blockchain apporte une réponse innovante, transparente et efficiente. Ce rapport met en exergue 4 secteurs clés :

    • L’industrie, où cette technologie révolutionne la gestion des chaînes d’approvisionnement industrielles, simplifie le fonctionnement du commerce international et améliore la transparence de la consommation alimentaire.
    • La santé, dans une logique de gestion sécurisée des données médicales ou encore d’amélioration des études cliniques et de la transparence de la recherche.
    • La transition énergétique, où la blockchain peut être le socle d’un « internet de l’énergie » européen via des réseaux de production, d’échange et de revente d’énergies renouvelables en pair-à-pair.
    • La sphère publique, dans l’optique de réinventer le rôle de l’État en automatisant se s rouages et en simplifiant la relation citoyenne avec celui-ci.

    Bpifrance, Havas Blockchain et la Fondation Concorde dévoilent les 5 préconisations suivantes :

    • À l’échelle de l’Europe, inscrire la technologie blockchain dans le portefeuille d’un Commissaire européen au même titre que d’autres technologies afin d’en faire une priorité industrielle et permettre à l’UE de parler d’une seule voix sur ce sujet.
    • À l’échelle de l’Europe, raccourcir la phase de réflexion autour de « l’euro numérique » pour ne pas prendre de retard supplémentaire sur des projets de crypto-monnaies étrangers comme Libra et le crypto-yuan.
    • À l’échelle de l’Europe, renforcer le financement des fonds d’instances dédiées pour combler l’écart de financement existant avec les États-Unis et la Chine.
    • À l’échelle de la France, la blockchain doit être inscrite comme une priorité stratégique dans le plan de relance économique, à l’image de l’Intelligence Artificielle. La blockchain est un levier technologique en faveur de notre souveraineté économique, de notre compétitivité industrielle et de la transition énergétique.
    • À l’échelle de la France et de l’Europe, établir un cadre juridique et un régime fiscal plus stable et attractif pour faire fleurir les start-ups blockchain et catalyser l’intérêt des investisseurs, dans un contexte où l’intérêt des entreprises pour ce secteur s’accroit.

    La blockchain annonce une révolution économique, sociale et politique aussi puissante que celle d’internet. Ce rapport appelle l’ensemble des acteurs français et européens à urgemment s’emparer de cette opportunité et de prendre part à cette révolution technologique qui ne cesse de s’amplifier dans le monde.

    Lire le rapport intégral ici 

     

  • Les défis et les objectifs prioritaires des marketeurs

    Le marketing B2B & ses enjeux pour 2017 décryptés par le CMIT

    Pour cette rentrée 2017, le CMIT vous propose de découvrir sa nouvelle infographie mettant en avant les nouvelles directions et enjeux des directeurs marketing. Pour être performant, ils doivent acquérir plusieurs compétences.

    En effet, les défis et objectifs prioritaires pour les marketeurs sont :

    • Définir ou revoir la stratégie de contenu pour 1/3
    • Adopter de nouveaux outils (ABM, Marketing Automation, DMP) pour 1/3
    • Intégrer le Socia Selling dans leur stratégie pour 1/3

    « 2017 serait une année charnière pour la digitalisation des usages et des outils marketing. Avec des budgets en hausse le moral marketing devrait être bon, d’autant plus que la relation marketing-ventes semble s’apaiser dans un esprit d’alignement des objectifs et des KPI. L’exemple flagrant concerne l’ABM, en 2016, 83% des répondants pensaient que le marketing devait piloter l’ABM, en 2017 pour 55 % c’est un sujet mixte ventes et marketing. Plus spécialisé, en capacité de valoriser sa contribution aux revenus, le marketing retrouve enfin son leadership dans l’Entreprise.» Jean-Denis Garo, Directeur Marketing Europe du sud Mitel et Vice-président du CMIT

     Les 13 chiffres à retenir qui résument la pensée des marketeurs :

    • 48% ont un budget en hausse
    • 44% estiment que l’alignement du marketing et des ventes est déjà en marche
    • 69% pensent que l’usage des réseaux sociaux n’aide pas au Social Selling
    • 26% des vendeurs sont sceptiques sur la pratique du Social Selling dans l’entreprise
    • 45% ont adapté un programme Advocacy dans l’entreprise
    • 55% estiment que le projet ABM est un sujet mixte : Ventes et Marketing
    • 56% sont convaincus par du marketing sur les études des analystes
    • 63% restent dubitatifs sur la maturité du marketing mobile et jugent qu’il n’est qu’un élément du mix de communication
    • 44% souhaitent développer un dispositif CRM pour enrichir et multiplier interaction et canaux
    • 39% accordent une importance aux agences RP qui améliorent la notoriété d’une marque
    • 42% ont déjà intégré le Content Marketing dans leur stratégie
    • 49% mesurent le nombre de leads générés
    • 69% distinguent les bonnes pratiques entre le B2B et le B2C : l’acheteur ou le cycle de vente justifient des pratiques différentes

     

     

  • Gérer les droits d’accès et les identités à l’heure du cloud

    Cybersécurité : les défis à l’heure du cloud 

    Par Chakir Moullan, Country Manager France 8MAN

    Aujourd’hui, l’adoption du cloud est devenue inéluctable. La part grandissante des environnements dit « hybrides » au sein des entreprises compliquent les politiques de protection des données, à l’heure où les attaques comme les ransomwares se multiplient auprès des PME comme des grandes comptes. Si s’engager dans une démarche rapide et complète de maitrise des risques peut paraître illusoire au vu du chantier que cela représente, il n’est pas encore trop tard pour adopter de bonnes pratiques et se prémunir contre les risques associés aux droits dans ces environnements étendus. Le cloud n’impose pas forcément de réinventer toute l’organisation : les politiques et les protocoles de gouvernances déjà mises en place pour répondre aux pressions réglementaires doivent simplement être adaptés à ces nouveaux actifs informatiques sensibles.

    L’avènement du cloud 

    Depuis quelques années, l’économie mondiale du « Pay as you grow » touche l’informatique. Les logiciels que l’on achetait il y a 20 ans, comme les suites Adobe et Office, sont désormais louables au mois, sans engagement et à moindre prix. Ainsi, le locatif s’est démocratisé, notamment au sein des entreprises. L’environnement hybride alliant cloud et privé (c’est-à-dire où l’on est à la fois propriétaire et locataire)  permettent aux utilisateurs de libérer leurs données des frontières en fonction de leurs usages.

    Les grands ténors de l’édition comme Microsoft, Google ou Amazon tendent de plus en plus vers le cloud, qui propose un vrai levier économique : lorsqu’une entreprise crée de la donnée, elle choisit de l’héberger chez elle ou dans un conteneur appartenant à l’un de ces ténors – un réflexe devenu aujourd’hui incontournable, à l’heure d’un modèle économique novateur qui érige la mensualisation en paradigme. La location souffle un vent de liberté et permet aux entreprises de s’affranchir de tout engagement.

    Les défis de la gestion des droits d’accès 

    Devant l’inéluctabilité du cloud, en termes de sécurité informatique, chaque entreprise a sa propre politique interne, qu’elle soit légère ou très élaborée. Quoiqu’elles soient variées, leur objectif est semblable : adapter les droits d’accès et les identités au cadre de chaque entreprise. Dans un contexte normé par la GDPR, les lois françaises et allemandes ou le monde de la Fintech, la problématique actuelle est universelle : prévenir pour mieux guérir ! Si les cadres règlementaires et les technologies existent pour mieux se prémunir et protéger ses données, mais il faut néanmoins que les responsables se donnent les moyens de prendre les décisions. Dans des environnements de plus en plus complexes, la gestion des droits d’accès au cloud et des identités est un véritable défi. Mieux contrôler pour mieux protéger les données dans le système d’information ?

    Les dernières attaques mettent en lumière l’enjeu particulier de cette question, puisqu’elles ciblent l’usurpation d’identité, cette façon d’octroyer des droits d’accès pour mettre à mal un système informatique. Pour éviter cela, pas de miracle : il faut les bonnes personnes en face des bons contrôles d’accès, au bon moment et pour les bonnes raisons. Typiquement, on fonctionne encore énormément avec une approche périmétrique : il faut des firewalls, des murs érigés aussi haut que possible, plus grands, plus résistants et plus épais … mais pas forcément plus efficaces. Plutôt que d’ériger une cathédrale en béton armé dont le vigile peut être trompé, il est préférable de placer des contrôles d’accès pertinents à chaque point d’entrée.

    Le cas de Microsoft : la migration vers Office 365

    Pour atteindre un meilleur niveau de sécurité, les entreprises sont encouragées à muscler, en interne, leur stratégie de gestion des droits d’accès et des identités. A l’instar d’autres environnements hybrides, la gestion globale des identités et des accès dans Office 365 engendre de nombreux défis. La migration vers les services d’Office 365 impose rapidement à l’entreprise de gérer les risques externes associés au Cloud. Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation : l’étape fondamentale préalable à la mise en place d’Office365 est de faire le ménage dans les droits d’accès pour assurer une transition en toute sérénité vers le cloud.

    Trois points doivent attirer une vigilance particulière

    ·      La structure déjà complexe des droits d’accès empêche les responsables informatiques d’acquérir une vision globale des liens entre utilisateurs et ressources.Cette problématique s’intensifie avec la migration dans le cloud : nouvelles ressources, nouveaux types d’accès, nouvel annuaire ; d’où la nécessité de maintenir un contrôle et une visibilité optimale sur les structures de ressources et les identités.

    ·      Le cycle de vie des utilisateurs se transforme aussi avec la migration vers le cloud : il faut prendre en compte, lors des arrivées, des mutations ou des départs, l’attribution ou le retrait des droits correspondants et enrichir les profils existants. Cette refonte est indispensable pour assurer la continuité de l’activité, maintenir la productivité des collaborateurs et garder le contrôle des licences Office 365 dont l’importance financière est cruciale.

    ·      La sécurité des données est mise en péril par l’hybridation de l’environnement : qui peut accéder aux données ? Qui valide les nouveaux droits ? Comment assurer que la situation est conforme avec les politiques de l’entreprise et les bonnes pratiques ? Ces questions, présentes depuis l’implémentation d’Active Directory dans les environnements d’entreprise, prennent un nouveau sens avec le déploiement des ressources cloud.

    Qui dit sécurité, dit risques. Aujourd’hui, pour bien sécuriser, il faut prendre de la hauteur et surpasser la technologie en définissant des moyens humains et techniques dédiés à cela. Les mesures de sécurité liées à la production toujours plus prolifique de data doivent s’adapter aux moyens de l’entreprise. Le ransomware est l’incident d’aujourd’hui, mais il ne sera pas le défi de demain. Tous les jours, les pirates réinventent leurs modes d’attaques. La cyber-sécurité des entreprises doit les suivre, sinon les devancer : elle ne doit pas être figée mais mouvante, au fait des actualités, prête à se renouveler et jamais transposée d’une entreprise à une autre. Une bonne sécurité est une sécurité sur-mesure

  • Le datacenter au cœur des transformations numériques

    Entretien avec Olivier Bouzereau, journaliste et responsable de conférences sur le salon Solutions Datacenter Management qui aura lieu du 22 au 23 Mars 2017

    MyDigitalWeek : Que représentent aujourd’hui les datacenters ?

    Olivier Bouzereau : Les datacenters forment la clé de voute des services web, du cloud computing, de l’IoT et de l’informatique mobile, quatre facteurs de transformation numérique de l’entreprise. A lui seul, le marché français du cloud a été multiplié par six en dix ans pour atteindre 5,9 milliards d’Euros en 2016 (source Markess). La construction et l’exploitation du datacenter représentent un investissement qui ne cesse de croître avec les évolutions technologiques, l’automatisation des tâches et la mise aux normes. Certaines entreprises préfèrent néanmoins conserver un centre de données en interne tandis que la plupart font maintenant appel à des spécialistes de la colocation ou aux géants du cloud. Ce choix repose sur la confiance, mais il dépend aussi des compétences disponibles et des capacités à investir dans l’infrastructure de communication. La huitième édition du salon s’inscrit dans cette externalisation croissante qui mène parfois au cloud hybride.

    MyDigitalWeek : Quels sont les temps forts du salon ?

     Olivier Bouzereau : Nous proposons une douzaine de tables rondes mêlant les décideurs en entreprise, utilisateurs, fournisseurs et experts du datacenter et des services hébergés. Le datacenter d’avant garde, l’impact du big data sur l’infrastructure, l’orchestration et l’automatisation à partir de conteneurs, le réseau et le stockage définis par logiciels, l’hyperconvergence, la fibre optique et le très haut débit, le helpdesk, la sécurité et la gouvernance du datacenter sont abordés.

    Parmi les temps forts, la conférence plénière détaille le data center à la pointe de la technologie, ses innovations, défis et opportunités en terme de services cloud, d’environnement et d’efficacité énergétique.

    D’autres panels prestigieux réunissent DSI, startups et géants de l’IT autour des stratégies à retenir pour soutenir les traitements Big Data, superviser les réseaux et satisfaire des utilisateurs et des citoyens de plus en plus exigeants.

    MyDigitalWeek : Quels sont les prochains défis auxquels devront faire face les responsables IT ?

    Olivier Bouzereau : Sans aucun doute la sécurité, même s’il existe de plus en plus de garanties, de solutions de reprise en cas d’incidents et de réglementation. Un empilement de systèmes, même très avancés technologiquement, résout rarement la situation. Les responsables IT doivent prendre en compte le chiffrement des données sensibles qui passent par un cloud public ; ils doivent gérer le cycle de vie des données, protéger les informations privées, tracer les accès et les identités numériques.

    Cela signifie aussi qu’en bout de chaîne, certaines données ne seront plus nécessairement conservées, pour respecter le droit à l’oubli inscrit dans le règlement européen sur la protection des données personnelles.

    MyDigitalWeek : Que faut-il retenir de ce salon ?

    Olivier Bouzereau : Les datacenters sont au service des métiers. Les DSI peuvent reprendre le contrôle en fédérant les services cloud qui sont utiles aux départements de l’entreprise et en faisant un audit, un état des lieux et une supervision de bout-en-bout. Parfois les DSI ignorent ce qui est externalisé dans certaines branches, ce qui complexifie la protection de données précieuses pour l’analyse et le pilotage de l’entreprise. Une vraie question demeure : jusqu’où peut-on externaliser ses données numériques à présent ?

     

    Pour en savoir plus : RDV sur le salon 

     

     

  • Relation Client 2020 – 5 défis à relever Etes-vous prêt ? By Eloquant

    5 défis à relever  : êtes-vous prêt ?

    Le digital a transformé les notions de temps, d’espace et de lieu associées à la Relation Client. Même si les objectifs fondamentaux de la Relation Client restent immuables, ils ne peuvent plus être atteints avec les mêmes moyens et les mêmes approches.
    Forts de ce constat, Markess et Eloquant identifient et argumentent cinq composantes incontournables que toute entreprise doit intégrer à sa Relation Client pour répondre à ces enjeux.

     Découvrez à travers cette analyse et les témoignages d’Experts de la Relation Client Eloquant, la vision et les clés d’une Relation Client 2020. Et embarquez dès aujourd’hui pour faciliter le dialogue et l’écoute avec vos clients !
    capture-decran-2016-12-01-a-11-57-33
  • Echecs, revers, découragement et si la transformation digitale était aussi difficile qu’un combat de boxe …

    De la nécessité pour les entreprises, dans un marché en constante mutation,  de se relever, poursuivre le combat, même en cas d’échec.

    Selon Jean-Pierre Ullmo, Vice-président Ventes pour la zone EMEA de Changepoint

    Les entreprises sont aujourd’hui amenées à suivre les évolutions technologies et changer d’ère. L’avènement du numérique contraint les directions informatiques à passer un cap, et amorcer une mutation pas toujours réussie.

    Elles doivent pouvoir identifier rapidement les projets qui échouent et agir. Pour cela, elles doivent bénéficier d’une visibilité en temps réel des projets, pour prendre des décisions de façon plus agile, et savoir arrêter ceux qui ne fonctionnent pas.

    Et ce n’est pas Rocky qui le contredira…

    Interprété par Sylvester Stallone, le boxeur Rocky Balboa est l’un des personnages de cinéma les plus marquants de tous les temps. Vaincu à l’issue du grand combat final du premier film de la saga, il poursuit ses efforts sans relâche pour devenir champion du monde dans la catégorie des poids lourds. Son chemin vers la gloire semé d’embûches en fait une source d’inspiration. Toutefois, dans le monde réel, les revers et les échecs peuvent se révéler bien plus difficiles à accepter.

    Tirer des enseignements du passé

    Les projets de transformation numérique figurent en bonne position dans les priorités de nombreuses entreprises pour 2016. L’échec de certaines initiatives est donc une possibilité bien réelle. Lorsque que nous évoluons en territoire de plus en plus inconnu, il ne peut exister aucune garantie de succès retentissant de nos tentatives. Il importe cependant de garder à l’esprit les mots de John Wooden, entraîneur de basket-ball : « L’échec n’est pas une fatalité. L’incapacité à changer peut l’être. »

    Impossible de reculer devant le défi que représente la transformation numérique des entreprises. Ceux qui s’obstinent à rester dans le monde de l’analogique auront de plus en plus de mal à suivre.Prenez l’exemple de Kodak : anciennement leader de la photographie, l’entreprise a manqué le virage des technologies numériques et a été largement distancée par ses concurrents, ce qui l’a conduite à la faillite. Autre nom célèbre, Blocbkuster Video qui, en 2000, a rejeté une proposition de partenariat avec la jeune entreprise numérique Netflix et a persisté avec son modèle de magasins de location.Avec l’utilisation accrue du streaming et le délaissement des magasins de location et des DVD pour visionner des films tels que Rocky, Blockbuster a touché le fond en l’espace d’une décennie.

    En tant que leaders du marché contraints de rendre des comptes à leurs actionnaires et d’atteindre des objectifs trimestriels, Kodak et Blockbuster Video craignaient d’échouer dans leurs tentatives de transformation numérique. Mais en préférant l’immobilisme, dans un contexte de mutation généralisée, à la possibilité d’un échec partiel de leurs initiatives numériques, ils ont assisté les bras croisés au naufrage de leurs entreprises.

    Acceptation de l’échec : savoir quand jeter l’éponge

    Pour les entreprises qui passent au numérique, il est essentiel de savoir reconnaître le moment où il est préférable d’arrêter les pertes et d’abandonner un projet spécifique, plutôt que de courir à une faillite certaine. Parfois, des facteurs tels qu’un manque de planification et de diligence appropriée, une exécution médiocre ou des actions émanant de forces extérieures incontrôlables peuvent anéantir des projets.

    Bien sûr, il est difficile de renoncer à un projet dans lequel vous avez investi du temps et de l’argent, particulièrement vis-à-vis des personnes qui y ont participé. Toutefois, il est vital que les directeurs informatiques et autres décideurs agissent de manière décisive et limitent les dommages en éteignant les petites flammes avant qu’elles ne s’avivent et ne consument toute l’entreprise. Un projet de transformation numérique interne mal lancé et mal géré peut consommer une quantité croissante de ressources. La dernière chose dont les entreprises ont besoin lors de la transformation est d’un gouffre engloutissant leur temps et leur budget.

    Pour identifier rapidement les projets qui échouent et agir, les directeurs informatiques doivent bénéficier d’une visibilité en temps réel. En s’appuyant, par exemple, sur un rapport mensuel papier posé sur un bureau, les problèmes pourraient passer inaperçus et s’aggraver. Ainsi, il est essentiel que l’ensemble du portefeuille soit visible par les directeurs informatiques. Le contexte leur permettra de prendre des décisions agiles sans s’inquiéter des répercussions qu’elles pourraient produire sur les autres projets. Ces informations sont précieuses à long terme : les données doivent être enregistrées afin d’être étudiées pour brosser un tableau exact des problèmes survenus et des raisons pour lesquelles ils sont survenus. Les boxeurs comme Rocky Balboa prennent le temps avec leurs entraîneurs d’étudier les vidéos et les statistiques des combats précédents et d’analyser ce qui s’est passé. L’adoption d’une telle approche devrait éviter que l’histoire ne se répète ultérieurement.

    Champion du monde dans la catégorie des poids lourds

    Tandis qu’elles évoluent pour opérer dans la nouvelle économie numérique, les entreprises se mettent en danger d’échec. La clé pour survivre est de ne pas craindre les coups : on ne devient pas champion du monde dans la catégorie des poids lourds sans encaisser quelques coups en chemin. Ne vous mettez pas à genoux lorsque vous recevez un crochet du droit : acceptez que chaque initiative et chaque projet ne soient pas couronnés de succès. Tous les projets doivent être visibles par les dirigeants au fur et à mesure, et il faut avoir l’humilité nécessaire pour arrêter les frais lorsque ces projets ne fonctionnent pas. Accepter l’échec de la sorte permet de continuer, fort des enseignements tirés.