Étiquette : datacenter

  • Pas de transformation réussie sans approche globale et maîtrisée des données

    Toutes les clés d’une transformation digitale aboutie

    Par Jean-Christophe ALLAIRE , Directeur commercial France et  Directeur Développement stratégique de Jaguar Network 

    L’objectif vital et commun à toute entité est celui de la rentabilité. Sans rentabilité, point de salut.Pour servir cet objectif, les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent maîtriser et développer à la fois un savoir-faire correspondant à un besoin marché et se donner les moyens de le faire savoir au travers du second pilier fondamental : le facteur humain. Sans l’expertise et adhésion des collaborateurs d’une entreprise à son projet, les notions de croissance, de rentabilité, de satisfaction clients ne peuvent que difficilement être atteints.

    Cette équation fondamentale implique également des outils informatiques et un accès interne et externe constante aux données de l’entreprise afin d’en assurer sa continuité.  Les données sont devenues la courroie de transmission de l’appareil de production et ont pris ces dix dernières années une importance cruciale, pour ne pas dire stratégique pour toute entreprise ou collectivité. Ne plus y avoir accès en temps réel, et de façon hyper sécurisée, revient à dégrader voire stopper la production générant ainsi des pertes d’exploitation parfois colossales.

    Avec la Covid-19, une prise de conscience de l’urgence

    La crise de la Covid-19 a incontestablement bouleversé les modes de production, d’approvisionnement, d’interactions organisationnelles et plus globalement notre manière de collaborer. Ce contexte sanitaire exceptionnel a introduit une notion d’urgence afin d’adapter rapidement les opérations de mise sur le marché, révélant les faiblesses de la stratégie numérique des entreprises. Un rapport établi auprès de 1 000 décideurs de grandes entreprises met en avant que près de 81 % des sondés ont connu, durant la crise, la plus grande source de pression technologique de leur histoire. Plus du tiers reconnaissent que sans transformation digitale aboutie, et de leur business model associé, leur activité cessera dans les cinq années à venir.

    Maîtrise de la chaîne de valeur des infrastructures Telecom au service de la stratégie

    Mener à bien sa transformation digitale implique idéalement d’être en capacité de maîtriser les données de l’entreprise sur toute la chaîne de valeur infrastructure : de la Collecte (équipements sur site) au Transport (Réseaux) mais aussi et surtout, du Stockage souverain et de la Réplication (datacenter en France) à la Sécurité et Intégrité de ces données.

    Cette vision et approche globale n’est pas une option, mais un prérequis incontournable pour mettre en place une organisation efficiente, évolutive, résiliente structurant ainsi un plan de continuité d’activité opérationnel. (PCA)

    Maîtriser la chaîne de la donnée en mode « guichet unique »  garantit ainsi sa disponibilité, sa sécurité, son intégrité, son évolution et continuité, en réduisant les interlocuteurs et responsabilités associés. Une telle approche permet d’ être responsable, agile et réactif pour mener à bien ses opérations au quotidien.

     

     

  • Quand l’IOT vient au service des datacenters…

    Comment mettre à profit la richesse de l’Internet des Objets au sein des datacenters ?

    Par Régis Castagné, Directeur général d’Equinix France 

    Après le web, puis les réseaux sociaux, l’Internet des objets (IoT) forme la troisième révolution de l’internet. Son potentiel de création de valeur a été évalué par McKinsey à une fourchette variant entre 4 et 11 milliards dollars par an. Si certaines entreprises n’ont pas encore initié leur transformation numérique, l’Internet des Objets va les aider à basculer dans le digital pour faire évoluer leurs business models. Pour y parvenir, elles disposent d’un allié de poids : les datacentres. 

    Les données sont le principal carburant de l’IoT. La multiplication des capteurs placés sur les objets connectés – depuis la montre ou le réfrigérateur connecté jusqu’aux équipements industriels et aux véhicules autonomes – génère une masse quasi infinie d’informations qu’il convient de stocker afin d’être traitées, notamment à l’aide d’algorithmes d’intelligence artificielle ou de systèmes analytiques. Depuis 2011, la quantité de données créée et échangée dans le monde a été multipliée par 7, ce qui représente 2,3 trillions de Gb par jour selon IBM ! 

    Données : toujours plus, toujours plus vite

    Si de nombreux outils sont aujourd’hui à la disposition des entreprises pour analyser ces données afin de développer leurs activités (connaissance client, analyse prédictive, maintenance proactive, etc.), la question du stockage de leurs volumes sans cesse croissants reste un sujet de préoccupation. L’accélération du go-to-market, les contraintes temps réel, la dimension internationale et la nécessaire proximité avec les clients, partenaires et fournisseurs, élèvent au rang de nécessité stratégique la flexibilité et les performances du système d’information. D’où l’adoption massive du cloud. 

     Connectivité optimale et écosystème 

    Le monde économique d’aujourd’hui réclame des échanges en temps réel. Le développement d’un nouveau service, en réponse à un besoin détecté par exemple via l’analyse de données, ne doit pas excéder quelques semaines. A défaut, vos concurrents prendront une avance rédhibitoire. Le réseau relève donc d’une importance stratégique : il est à la fois le lieu où les données sont stockées et où convergent différents partenaires. A l’image du trading haute fréquence, où la moindre milliseconde fait la différence, les entreprises doivent aujourd’hui disposer d’une connectivité haute performance pour se rapprocher de leur écosystème. 

    Une récente étude de Bain & Company sur les marchés connexes liés à l’Internet des objets décrit le formidable élan que l’IoT impulse à différents marchés : les spécialistes de l’analytique et des Big Data, du stockage, du réseau, de l’internet industriel, de la domotique… vont tous profiter de l’adoption massive de l’Internet des objets. Sans oublier les opérateurs de réseaux mobiles dédiés comme Sigfox ou Bouygues Telecom. Le développement d’environnements permettant de collaborer en toute sécurité et de manière instantanée avec des partenaires ou des clients devient une importante source d’avantage concurrentiel. C’est le règne annoncé de l’interconnexion, avec son corollaire essentiel : la Direction informatique passe d’un statut de centre de coûts à celui de centre de profit (plus d’1/3 des entreprises ayant déployé une solution d’interconnexion soulignent une création de valeur d’au moins 10 M€). 

    La voiture autonome illustre parfaitement les bénéfices de l’interconnexion. Des capteurs collectent diverses informations (météo, conditions de circulation, etc.), qui sont acheminées vers un lieu de stockage, où elles sont traitées. Les données issues de ces traitements apportent une valeur ajoutée à une variété d’autres entreprises (Météo France, collectivités, opérateurs d’autoroute, etc.) et stimulent l’innovation. Sur ce modèle d’échange et d’enrichissement, l’Internet des objets contribue à créer de nouvelles chaînes de valeur dans des secteurs aussi divers que la santé, l’assurance, l’industrie, etc. 

    Interconnexion : vers de nouveaux modèles de développement centré sur l’innovation

    L’interconnexion directe au sein d’un datacentre neutre non seulement apporte plus de proximité et donc une réactivité accrue, mais permet également aux entreprises de s’affranchir des connexions internet peu sécurisées. Ce qui est essentiel lorsque l’on sait que 59% des décideurs informatiques placent la sécurité au premier rang de leurs préoccupations. 

    Par ailleurs, les traitements réalisés sur les données afin de les exploiter dans un cadre commercial induisent des migrations de données importantes. La proximité, au sein d’un même bâtiment, des acteurs impliqués dans ces traitements et la restitution des données est un plus, non seulement en termes de performance et sécurité, mais également de coûts.

    On le voit, les datacenters ont un rôle central à jouer dans l’exploitation des données reçues ou émises par les objets connectés. Ils deviennent de véritables places de marché, offrant les niveaux de connectivité, de performances et de sécurité nécessaires pour entrer pleinement dans l’ère de l’Internet des objets. 

  • Le datacenter au cœur des transformations numériques

    Entretien avec Olivier Bouzereau, journaliste et responsable de conférences sur le salon Solutions Datacenter Management qui aura lieu du 22 au 23 Mars 2017

    MyDigitalWeek : Que représentent aujourd’hui les datacenters ?

    Olivier Bouzereau : Les datacenters forment la clé de voute des services web, du cloud computing, de l’IoT et de l’informatique mobile, quatre facteurs de transformation numérique de l’entreprise. A lui seul, le marché français du cloud a été multiplié par six en dix ans pour atteindre 5,9 milliards d’Euros en 2016 (source Markess). La construction et l’exploitation du datacenter représentent un investissement qui ne cesse de croître avec les évolutions technologiques, l’automatisation des tâches et la mise aux normes. Certaines entreprises préfèrent néanmoins conserver un centre de données en interne tandis que la plupart font maintenant appel à des spécialistes de la colocation ou aux géants du cloud. Ce choix repose sur la confiance, mais il dépend aussi des compétences disponibles et des capacités à investir dans l’infrastructure de communication. La huitième édition du salon s’inscrit dans cette externalisation croissante qui mène parfois au cloud hybride.

    MyDigitalWeek : Quels sont les temps forts du salon ?

     Olivier Bouzereau : Nous proposons une douzaine de tables rondes mêlant les décideurs en entreprise, utilisateurs, fournisseurs et experts du datacenter et des services hébergés. Le datacenter d’avant garde, l’impact du big data sur l’infrastructure, l’orchestration et l’automatisation à partir de conteneurs, le réseau et le stockage définis par logiciels, l’hyperconvergence, la fibre optique et le très haut débit, le helpdesk, la sécurité et la gouvernance du datacenter sont abordés.

    Parmi les temps forts, la conférence plénière détaille le data center à la pointe de la technologie, ses innovations, défis et opportunités en terme de services cloud, d’environnement et d’efficacité énergétique.

    D’autres panels prestigieux réunissent DSI, startups et géants de l’IT autour des stratégies à retenir pour soutenir les traitements Big Data, superviser les réseaux et satisfaire des utilisateurs et des citoyens de plus en plus exigeants.

    MyDigitalWeek : Quels sont les prochains défis auxquels devront faire face les responsables IT ?

    Olivier Bouzereau : Sans aucun doute la sécurité, même s’il existe de plus en plus de garanties, de solutions de reprise en cas d’incidents et de réglementation. Un empilement de systèmes, même très avancés technologiquement, résout rarement la situation. Les responsables IT doivent prendre en compte le chiffrement des données sensibles qui passent par un cloud public ; ils doivent gérer le cycle de vie des données, protéger les informations privées, tracer les accès et les identités numériques.

    Cela signifie aussi qu’en bout de chaîne, certaines données ne seront plus nécessairement conservées, pour respecter le droit à l’oubli inscrit dans le règlement européen sur la protection des données personnelles.

    MyDigitalWeek : Que faut-il retenir de ce salon ?

    Olivier Bouzereau : Les datacenters sont au service des métiers. Les DSI peuvent reprendre le contrôle en fédérant les services cloud qui sont utiles aux départements de l’entreprise et en faisant un audit, un état des lieux et une supervision de bout-en-bout. Parfois les DSI ignorent ce qui est externalisé dans certaines branches, ce qui complexifie la protection de données précieuses pour l’analyse et le pilotage de l’entreprise. Une vraie question demeure : jusqu’où peut-on externaliser ses données numériques à présent ?

     

    Pour en savoir plus : RDV sur le salon 

     

     

  • Data centers : 5 prédictions pour 2017 autour des infrastructures hyperconvergées

    Data centers : 5 prédictions pour 2017 autour des infrastructures hyperconvergées

    par Madgaleine Bourgoin, Directrice Technique, VMware France

    En 2016, les infrastructures hyperconvergées (HCI) se sont démarquées en mettant en avant de nouvelles solutions révolutionnaires. Solutions essentielles pour les software-defined data center (SDDC), les HCI devraient occuper le devant de la scène en 2017, notamment tirées par la migration des données du stockage physique au cloud, qui affecte la gestion au quotidien des data centers.  Quelles sont les autres prévisions pour cette année ?

    1) La prise de pouvoir des informaticiens généralistes dans le monde du stockage

    Avec l’émergence des HCI et des logiciels connexes, l’achat et la gestion du stockage ne sont plus réservés aux spécialistes, et sont désormais à la portée des informaticiens généralistes. Ces derniers peuvent ainsi gérer l’intégralité de leur infrastructure avec leurs outils existants. Les HCI limitent également les risques d’erreurs grâce aux prix plus avantageux des offres de base. En outre, elles permettent aux services informatiques d’adopter une approche de déploiement progressive, en ajoutant plus de capacité de stockage et de calcul en fonction des besoins de leurs organisations. Face à cette tendance, les professionnels du stockage d’entreprise se focaliseront sur les scénarios et les applications nécessitant des performances optimales. Compte tenu de l’allocation plus efficace des ressources et du personnel, les débats devraient moins tourner autour de la maintenance quotidienne des infrastructures, et davantage autour de la capacité des équipes informatiques à offrir une réelle valeur ajoutée.

    2) L’Ethernet remplacera le Fibre Channel 

    Les analystes annoncent depuis longtemps la mort du stockage basé sur le protocole Fibre Channel. Ce déclin devrait encore s’accélérer en 2017 compte tenu de la rapidité croissante de l’Ethernet standard, qui enlève toute légitimité au besoin de connexions SAN propriétaires. Ce constat vaudra même pour les entreprises où le Fibre Channel est prédominant. L’acquisition du fournisseur de solutions Fibre Channel Brocade by Broadcom est d’ailleurs le dernier indice en date pointant vers la baisse de popularité des offres spécialisées sur le marché. Avec l’avènement du stockage hyperconvergé et « scale-out » (évolutif), les serveurs et périphériques dédiés résideront de plus en plus souvent sur le même réseau, tandis que le Fibre Channel apparaîtra progressivement comme une technologie appartenant au passé. 

    3) Les appliances de stockage spécialisées et coûteuses cèderont la place à des solutions basées sur des serveurs 

    Dans le passé, le provisionnement du stockage en entreprise impliquait souvent des investissements importants (à hauteur de dizaines, voire de centaines de milliers d’euros) sur une appliance propriétaire difficile à configurer et à entretenir. Les HCI sont en train de changer la donne. Les opérateurs de data centers réellement hyperscale (AWS, Baidu et autres Alibaba) montrent en effet la voie : chacun d’eux a créé sa gigantesque infrastructure de stockage en suivant un modèle scale-out basé sur des serveurs x86. Tout comme le Fibre Channel devrait laisser place à l’Ethernet, de plus en plus d’organisations (y compris de grandes entreprises) devraient être séduites par les avantages de ce modèle. 2017 sera également l’année où l’industrie du stockage traditionnel d’entreprise commencera réellement à sentir le vent tourner, à mesure que les organisations se rendront compte de l’agilité, de l’évolutivité et des réductions de coûts offertes par les HCI.

    4) Les HCI banaliseront les solutions de stockage, permettant aux entreprises de tirer parti de leurs systèmes d’information pour faire face à la concurrence 

    Les fabricants de serveurs connaissent des difficultés depuis quelque temps. Leurs ventes se sont en effet effondrées en 2016. Cette tendance devrait cependant s’inverser en 2017. L’arrivée des fameuses puces Intel Skylake de nouvelle génération pour serveurs (prévues pour le milieu d’année) devrait initier un cycle de renouvellement des data centers comme on n’en a pas vu depuis longtemps. Beaucoup d’entreprises du monde entier y verront une opportunité de passer à des infrastructures hyperconvergées. Ainsi, même des entreprises sur des marchés émergents n’ayant jamais réellement investi dans des offres de stockage traditionnel d’entreprise commenceront à voir leurs infrastructures et applications d’un œil nouveau. Et grâce aux compétences informatiques de nos 500 000 clients en matière de serveurs, d’Ethernet et d’applications, 2017 marquera le début d’une transformation radicale de la gestion des data centers au sein des organisations de toutes tailles.

     5) Le stockage entièrement flash deviendra la référence 

    Les supports flash présentent aujourd’hui des avantages économiques tels, que les performances et la flexibilité du stockage à l’état solide (SSD) ne peuvent plus être ignorées, même par les entreprises disposant d’une marge de manœuvre réduite sur le plan financier. Compte tenu de l’évolutivité des HCI, l’adoption généralisée du flash réduit les coûts d’assistance des clients. Et avec l’effondrement des prix, les ventes dans ce secteur arriveront à un stade où même les clients disposant de budgets informatiques limités devront justifier leurs choix des disques durs au détriment de solutions entièrement flash (soit l’exact opposé de ce qui se passe aujourd’hui).

    RENDEZ-VOUS au salon Cloud Computing Expo et Solutions DataCenterManagement  Porte de Versailles de Paris le 22 et 23 mars