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  • Le financement des TPE – PME/PMI, une priorité pour La Banque Postale

    Le financement des TPE – PME/PMI, une priorité pour La Banque Postale

    Avec Business Energies, la Banque Postale entend bien se faire une place sur le marché du financement des PME PMI et des TPE. Elle joue la carte de la proximité avec des conseillers dédiés et des centres d’affaires régionaux
    Elle met aussi en avant son expertise de la gestion des flux des grands comptes et sa solidité financière.


    Entretien avec Betty Marcerou Directrice Développement de la direction Entreprises et Développement des Territoires de la Banque Postale.
     

     

     

    Quel est votre objectif avec Business Energies que vous lancez aujourd’hui ?

    Betty Marcerou : Avec Business Energies, nous voulons accompagner les entreprises dans leur développement. Nous voulons mettre à leur disposition toute notre expertise et notre savoir-faire en matière de financement et de gestion financière acquise depuis longtemps auprès de nos clients grands comptes et des particuliers.

    En 2011, vous avez obtenu l’agrément de crédit pour les entreprises. Pourquoi avoir attendu sept ans pour lancer Business Energies?

    Betty Marcerou : Bien que nous soyons agréés depuis 2011, ce n’est qu’en 2015 que nous avons mis un coup d’accélérateur sur cette activité. Nous avons alors recruté des conseillers, ouvert des centres d’affaires et développer des offres de produits et de services. En trois ans notre activité de financement aux entreprises a enregistré une progression d’encours de 30%.. Ces deux années et demi de tests, nous ont permis de voir que les entreprises accueillaient très favorablement notre offre. C’est pourquoi aujourd’hui nous annonçons officiellement le lancement de Business Energies.

    Que propose Business Energies ?

    Betty Marcerou : Tout d’abord la proximité. Non seulement nous avons dès aujourd’hui 100 conseillers répartis dans  40 centres d’affaires présents sur le territoire, mais nous avons aussi la chance d’avoir un réseau de Poste très important. Là où la tendance actuelle des banques est de fermer leurs agences, nous, nous avons 17 000 points de contacts partout en France. Dans ces bureaux de Poste, les entreprises clientes peuvent effectuer leurs dépôts ou leurs retraits d’argent.

    Par ailleurs, nous proposons des ateliers animés par des experts de la Banque pour aider les entreprises à décrypter la conjoncture économique et nous organisons des rencontres pour qu’ils puissent partager leurs expériences.

    Pouvez nous décrire les produits proposés aux entreprises ?

    Betty Marcerou : En qualité d’établissement bancaire nous avons plusieurs offres de financement classique ou structuré adaptées aux profils des entreprises. Nous avons aussi de nouvelles solutions de financement avec le crowlending, grâce à WeShareBonds dont la Banque Postale détient une partie du capital, ou le crowfunding via KissKissBankBank, startup que nous avons acquise par en  2017.

    Business Energies propose aussi des solutions de gestion d’actifs et de gestion de trésorerie (placements sur les marchés financiers, placements immobiliers, placements patrimoniaux) et des solutions d’assurance.

    C’est aussi un accès au web banking pour permettre aux entreprises de gérer leurs comptes en ligne. Côté monétique, nous avons « Instant Payment » le moyen de paiement instantané (en moins de 10 secondes) et sécurisé

    Quels sont vos objectifs dans les prochaines années ?

    Betty Marcerou : D’ici trois à cinq ans notre objectif est  de doubler le nombre de nos clients Entreprises. Pour cela nous allons d’ici trois ans doubler le nombre de nos conseillers et de centres d’affaires. Nous ambition est d’accroitre notre taux de pénétration sur tous les secteurs d’activité et auprès d’entreprises de toute taille, depuis la PME de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires, aux grands comptes du CAC 40.

     Quels sont vos atouts face à vos concurrents ?

    Betty Marcerou : Je tiens à rappeler que, de par notre positionnement et notre histoire,  nous avons toute légitimité sur ce secteur d’activité. Aujourd’hui, la Banque Postale compte 28 millions de clients dont 10 millions actifs et nous traitons les flux financiers de grandes entreprises publiques ou d’entreprises du CAC 40. 60% des retraites Françaises sont gérées par la Banque Postale.

    Par ailleurs, notre activité étant jeune, nous n’avons pas d’offres vieillissantes à honorer et nos solutions techniques sont récentes. Enfin, et c’est important, la solidité de notre assise financière nous donne une grande capacité de financement et nous permet d’accompagner les entreprises sur le long terme. Nous sommes un des établissements bancaires les plus solides d’Europe. Notre ambition est de devenir une banque de référence sur le marché de l’entreprise.

    Propos recueillis par Juliette Fauchet , journaliste pour MyDigitalWeek 

     

     

     

  • Finance participative, blockchain … les FinTech, entre espoir et inquiétude

    Du crowdfunding au crowdlending

    Par Serge ROUANET, dirigeant de PrêtStory

    Avec les nouvelles technologies, l’économie dans son ensemble subit de plein fouet une véritable révolution.
    Le mot « Uberiser » s’apprête à rentrer dans le Larousse, c’est pour dire ! Et la finance n’est pas épargnée.
    Force est de constater que la tendance est au circuit court. Et donc que l’intermédiation en général est bien souvent malmenée. La France, devant la généralisation du phénomène à travers le monde, n’a pas d’autres choix que de prendre le train en marche. Tiraillée entre conservatisme et innovation, nul doute qu’elle va devoir s’adapter à ce qui s’annonce comme un grand chamboulement économique. Et si elle entend promouvoir sa fameuse French Tech aux quatre coins de la planète, elle ne pourra s’affranchir d’un certain remodelage économique.  Qui devra aussi s’appliquer à la finance dans son ensemble …

     Rompre avec les monopoles pour embrasser l’économie moderne

    Coller à l’évolution technologique et à l’économie moderne, c’est devoir renoncer à certains modèles et rompre avec les monopoles.

    La finance participative, notamment, est un parfait exemple de cette disruption des codes, puisqu’elle court-circuite les banques et permet aux citoyens de décider eux-mêmes de l’emploi de leur épargne et de leurs placements. En 2014, la règlementation française a ouvert une brèche. Mais d’autres dérogations se dessinent et la seule inconnue reste le temps. Concilier libéralisme et règlementation, le dilemme est posé. Reste à savoir où seront les jalons, mais nul doute que déjà, la finance et ses rouages ont changé de braquet.
    Changement de rythme, nouveaux usages, diversification des outils, les FinTech préfigurent un nouveau paradigme.


    Du crowdfunding au crowdlending
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    Si, à l’origine, les plateformes de crowdfunding se sont avérées être efficaces pour contribuer à l’avènement de projets utiles à des communautés ou à des causes, bien vite, nous avons pu constater que la philanthropie ou le mécénat, à eux seuls, ne suffisaient pas à faire émerger et propulser des projets aux intérêts privés. Le  crowdequity  ou le crowdlending ont répondu à la question. Et l’on constate aujourd’hui que la notion d’investissement tend inexorablement à prendre l’ascendant sur les autres formes de contribution. Pour preuve, en 2015, sur les plateformes spécialisées, le montant correspondant aux prêts rémunérés est presque 4 fois plus important que celui des dons.  Les plateformes de prêt participatif ont donc le vent en poupe ! Et ce n’est que le début si l’on en croit les prévisions des spécialistes du crowdfunding regroupés au sein d’une association homonyme.

    La nouvelle révolution : le blockchain

    Cependant alors que ces modes de financement commencent tout juste à être connus du grand public que déjà une autre révolution s’annonce : le blockchain.

    Mais qu’est-ce donc ? Ce terme à lui seul résume la dématérialisation, la décentralisation et l’authentification de tout ce qui peut s’échanger ou se monétiser.  Cela concerne des devises, à l’instar du bitcoin, la plus connue, mais aussi des contrats, et tous les actifs dans leur grand ensemble. On va jusqu’à dire que c’est une technologie à même de remplacer les institutions financières ! On imagine aisément l’inquiétude de ces dernières qui voient donc le Blockchain comme la lame de fond qui risquerait de tout emporter, des institutions aux corporations en passant par la gouvernance au sens large.
    Le blockchain fascine et inquiète à la fois. Toujours est-il que les institutions  ont pris conscience du potentiel danger que le Blockchain représente à court terme, puisqu’elles ont déployé des cohortes de moyens techniques et humains pour appréhender cette technologie disruptive, qui menace leur hégémonie. Quelles seraient en effet les raisons de penser qu’elles auront toujours une quelconque utilité si une technologie comme le Blockchain apporte toutes les solutions au public ?

    La réponse se résume en un mot : l’expertise.  En effet, si la technologie, et plus précisément les FinTech, semblent, à terme, court-circuiter l’intermédiation dans ses grandes lignes, en créant des outils spécifiques pour traiter de pair à pair, l’expertise et le conseil seront davantage exploités et mis en exergue. Et ainsi valorisés. Ce qui nous autorise à penser que cela obligera les experts à tendre vers l’excellence.

    Dans le crowdlending par exemple, c’est au niveau du choix des projets à financer, de leur appréciation et de leur sélection, que se fera la valorisation des plateformes. Ce qui rassurera les particuliers pour investir plus sereinement leur épargne dans un placement très concurrentiel.