Étiquette : Covid

  • Quand 41% des entreprises françaises reconnaissent que le digital contribue à leur chiffre d’affaires

    Bouclier du business lors de la crise, le digital devient un levier de croissance incontournable pour le commerce

    5e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL[1]

    • Les TPE, PME et ETI, ont été convaincues par l’apport du digital lors de la crise de 2020. Elles doivent aujourd’hui pérenniser le recours au numérique, moteur indéniable de croissance et de business.
    • Malgré cette prise de conscience massive, des difficultés structurelles préexistantes à la crise demeurent : manque de temps, de compétences, de financement et de simplifications des outils digitaux. Le besoin d’accompagnement est criant.

    L’édition précédente du baromètre, au cœur d’une année noire, avait souligné la prise de conscience très forte des entreprises françaises du commerce et des services quant à l’importance de digitaliser leur activité. Investis dans la hâte, ces nouveaux canaux de distribution et de communication, qui ont agi comme un bouclier contre la crise, doivent aujourd’hui être pérennisés et renforcés. 53 % des entreprises interrogées considèrent ainsi le digital comme un moyen de développer le commerce local. A ces fins, elles expriment massivement la nécessité d’être accompagnées. C’est ce que révèle la 5e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL réalisée par Ipsos auprès de plus de 700 entreprises du commerce et des services.

    Un contexte économique et sanitaire plus clément, qui ouvre de belles perspectives

    Depuis mai, l’accélération de la vaccination avant la pause estivale a permis de relâcher un peu la pression qui pesait sur les entreprises françaises du commerce et des services. Pour preuve, les perspectives de chiffre d’affaires 2021 à mi-année sont bien plus optimistes que celles de l’année passée. Plus d’un tiers (37 %) table ainsi sur de la croissance contre seulement 12 % en 2020. Seulement 14 % prédisent une baisse, alors qu’elles étaient 47 % en septembre dernier. La tendance est donc clairement inversée, présageant une meilleure dynamique dans les prochains mois, boostée par l’effet « rentrée ».

    Le digital a enfin toute sa place

    Désormais, 41% des entreprises françaises reconnaissent que le digital contribue à leur chiffre d’affaires (à hauteur de +15% pour 20% d’entre elles), ce chiffre grimpe même à 60% lorsque l’on interroge les ETI. Ces proportions sont encore plus soutenues parmi les entreprises qui affichent une croissance en 2021. Dans un contexte de crise qui perdure, la transformation numérique apparaît encore plus salutaire qu’en septembre dernier, perçue par une moitié de participants au baromètre, comme un moyen de maintenir, voire de sauvegarder l’activité (+12 % vs l’édition précédente du baromètre). Mieux, une majorité (53 %) des entreprises interrogées considère désormais le digital comme un moyen de développer le commerce local.

    Un besoin d’accompagnement clairement et massivement exprimé

    Ce qui ressort le plus fortement de ce baromètre, c’est que 1 entreprise de commerce et de services sur 5 estime avoir besoin d’un accompagnement dans le cadre de sa transformation digitale. Parmi elles, une majorité (56 %) souhaite un soutien technique (développement de site, mise en place de solutions de paiement…), dont près de 6 TPE sur 10. Les ETI, quant à elles, sont plus demandeuses d’une montée en compétences globale sur les questions de stratégie, de perspectives ou de retour sur investissement. A noter que 84 % des entreprises de plus de 20 salariés réclament un accompagnement pour faciliter l’appropriation des outils digitaux par les collaborateurs. Les 2/3 de ces entreprises voudraient également savoir par où commencer.

    Enfin, plus de la moitié ne disposent pas de compétences en interne pour accompagner la montée en puissance des pratiques liées au numérique et 60% en appellent même à une meilleure adaptation à leurs besoins des formations au digital (un axe prioritaire pour 14% d’entre elles, notamment pour les 20% des ETI et 20% des structures du commerce).

    Vers une accélération de la digitalisation du business

    En 2020 de nombreuses entreprises françaises du commerce et des services ont misé sur le digital pour augmenter leur visibilité, désormais une majorité (52 %) de répondants mise également sur le numérique pour accroître leur chiffre d’affaires. Afin de commercialiser leurs produits ou services, elles ont donc multiplié les canaux de vente digitaux (site marchand en propre, marketplace ou réseaux sociaux) et investi dans des solutions pivot telle la relation client.

    La crise est ainsi venue « booster » la présence des commerçants sur les canaux de distribution digitaux. Près de 30 % de ceux qui ont choisi de vendre sur les réseaux sociaux l’ont fait au cours des 12 derniers mois, tout comme près de 20 % de ceux ayant développé leur propre site marchand. Un constat renforcé par le fait que près 6 entreprises sur 10 (58 %) misant sur de la croissance en 2021 ont aussi investi sur les canaux digitaux.

    Une omnicanalité plébiscitée

    Au cours de l’année qui vient de s’écouler, l’omnicanalité a été davantage priorisée, appréciée pour son impact sur la croissance par les entreprises ayant mis en place des actions concrètes : click & collect, campagnes publicitaires, actions promotionnelles en magasins… Ainsi, pour 32 % (+6 pts vs 2020) des entreprises ayant un point de vente, le développement d’une stratégie omnicanale est en soi un objectif, en particulier parmi les ETI (61 % d’entre elles). Et, parmi celles ayant déjà embrassé ce modèle, près des 2/3 (62 %) estiment que le digital contribue à leur chiffre d’affaires.

    « Plusieurs leviers peuvent les aider dans leur transformation numérique avec une priorisation nette en faveur de la simplification des outils digitaux et de l’accès aux aides financières. Plus que jamais les acteurs qui gravitent dans le même écosystème que ces entreprises ont un rôle d’accompagnement à jouer qui s’avère dans une majorité des cas bénéfique. L’ACSEL et l’ensemble de ses membres s’investissent depuis de nombreuses années auprès des entreprises pour les accompagner dans leur transformation numérique. », souligne Jérôme Jouanno, Délégué Général de l’ACSEL.

  • Retail : demain, quelles stratégies gagnantes pour les marques ?

    Commerce omnichannel :
    une réalité durable en France

    Alors que la France renoue avec une forme de normalité au sortir d’une série de confinements, la récente étude Future Shopper WPP, pilotée par Wunderman Thompson, fait état de l’évolution des habitudes d’achats des Français dans un contexte de croissance spectaculaire du e-commerce pendant la crise sanitaire. Si le commerce omnichannel est désormais la règle, quelle forme revêt-il et quelles sont les conséquences pour les marques ?

    Achats en ligne : le Covid, grand accélérateur

    L’usage des ventes de produits sur Internet a largement été démocratisé pendant la pandémie et 63% des consommateurs français affirment même que le commerce en ligne les a secourus durant cette période. C’est une certitude, le Covid a accéléré  la croissance des dépenses en ligne :  en effet, le pourcentage d’achats en ligne des Français qui représentait 42 % avant la crise sanitaire a atteint 57% pendant.

    Cette nouvelle réalité a permis l’émergence de nouvelles exigences consommateurs :

    • Pour 65% des consommateurs français, les distributeurs doivent s’améliorer pour leur offrir les produits, les services et l’expérience qu’ils souhaitent dans leurs achats en ligne.
    • 55% d’entre eux affirment  qu’à l’avenir, ils n’achèteront pas chez des distributeurs, des marques ou sur une marketplace qui ne répondraient pas à leurs attentes en matière d’achats en ligne.

    Interessant aussi de savoir comment ils sont influencés dans leurs achats

    Bien loin d’être temporaires, l’étude révèle que ces comportements sont une réalité qui va durer. 74% des acheteurs français affirment que leurs comportements d’achats ont réellement changé, et seulement 12% d’entre eux ont l’intention de revenir à leurs anciennes habitudes d’achats.

    Alors comment expliquer ce changement durable ? 

    • Les Français sont, certes, heureux de retrouver les interactions physiques, mais ces mois de confinement les ont rendus plus à l’aise dans l’usage des technologies : 46% des consommateurs maîtrisent désormais mieux les technologies numériques (61% des 16-24 ans et 30% des + de 55 ans).
    • En outre, la crainte toujours présente pour 25% des Français de faire leur shopping en magasin nourrit la permanence de ces nouveaux comportements.

    Le nouveau parcours shopper : plus que jamais omnicanal

    Inévitablement, ces changements de comportements d’achats entraînent une modification du parcours d’achat  puisque 54% des consommateurs souhaiteraient désormais que les marques puissent communiquer sur tous les canaux – du social média au site de la marque en passant par le magasin. Cela se traduit par une plus vaste variété de points de contacts dans chacune des phases (phase inspiration, recherche et achat) dont voici les points clés :

    • Un leadership des market places avec 64% des consommateurs français qui se disent motivés par la perspective de pouvoir tout acheter sur une seule plateforme. Ces dernières restent dominantes sur le parcours shopper, car elle combine le choix, le service et la possibilité de cliquer pour acheter. En outre, il est intéressant de noter ici une baisse significative de la dominance d’Amazon pour la 1ère fois depuis trois ans, aussi bien dans la phase d’inspiration (38% en 2021 vs 64% en 2020) que celle de recherche (41% en 2021 vs 74% en 2022).
    • Une véritable remontée des autres canaux : les sites de marques progressent aussi bien dans la phase d’inspiration (25% en 2021 versus 11% en 2020) que celle de recherche (27% en 2021 vs 13% en 2020).
    • Un fort potentiel pour le social commerce avec une prédominance pour Facebook et Instagram : en effet, 21% des consommateurs  français ont déjà acheté sur une plateforme sociale. Une marge de progression est possible car 25% des consommateurs français ont l’objectif d’acheter plus sur les réseaux sociaux. A noter que ce sont les deals & discount qui les pousseraient à acheter pour 20% d’entre eux.
    • Le magasin physique est loin d’être obsolète : 60% des 25-44 ans en France déclarent préférer faire leur shopping chez une marque possédant à la fois des points de vente physiques et digitaux.

     Demain, quelle stratégie gagnante pour les marques ?  

    Dans ce contexte omnicanal, où les points de contacts sont multipliés, les marques doivent faire preuve d’un certain nombre d’atouts afin d’emporter l’adhésion des consommateurs : 

    • Priorité au service : les consommateurs sont plus fidèles au service qu’à la marque ! En effet, 64% des acheteurs français aimeraient que les marques et les distributeurs puissent offrir le même service qu’Amazon Prime.
    • Transformation digitale des produits et services : 29% des acheteurs français en ligne préféreraient que leurs achats puissent être digitaux et téléchargeables instantanément.
    • Croissance des préoccupations RSE  : près de 70% des consommateurs souhaitent que les distributeurs et les marques  adoptent de meilleures pratiques environnementales (moins d’emballages, empreinte carbone réduite et véhicules de livraison écologiques) et 54% choisissent la marque ou le point de vente en fonction de son éthique.Pour Mathieu Morgensztern, Country Manager de WPP en France et CEO de GroupM France: « La pérennité des changements des consommateurs et l’éclatement du parcours d’achat sont les nouveaux paramètres à intégrer pour une croissance durable des marques. Aujourd’hui plus que jamais, l’enjeu d’être une marque responsable est fondamental. Offre, livraison, service client : les marques doivent délivrer le meilleur pour répondre aux nouvelles exigences en matière d’expérience client, tout en travaillant et communiquant sur leurs engagements RSE. Quant aux médias sociaux, il faut désormais les considérer comme une véritable extension de la stratégie marketing et commerciale ».


    Pour en savoir plus, découvrez l’étude dans son intégralité ici

     

  • Combien coûte le Management de Transition dans le secteur SI & Digital ?

    Combien coûte le Management de Transition dans le secteur SI & Digital ?

    Robert Walters publie la 1ère étude européenne du Management de Transition

    La relance de l’économie va pousser les entreprises à s’appuyer sur les meilleurs talents. Les managers de transition, des experts très qualifiés, pourraient être largement sollicités.
    Dans ce contexte, Robert Walters publie aujourd’hui les résultats de son étude européenne du Management de Transition. Le cabinet, leader en Europe avec 7 bureaux dédiés, dévoile un baromètre inédit sur les taux journaliers par fonction et par pays.

    Cette enquête, menée auprès de 2000 managers de transition européens, s’inscrit dans une nouvelle donne liée à la crise du Covid-19 : évolution des priorités stratégiques pour les entreprises et recherche de nouveaux modes de travail pour les cadres.

    Quel budget pour faire appel à un Manager de Transition SI & Digital ?

    La croissance à deux chiffres du management de transition depuis plusieurs années témoigne du retour sur investissement pour les entreprises confrontées à des défis inédits et des transformations impérieuses. Beaucoup se demandent si elles ont les moyens de s’adjoindre les services d’un professionnel de haut vol. L’étude de Robert Walters y répond pour la première fois, en indiquant les coûts journaliers et leur évolution sur un an, par fonction et par pays.

    Post Covid-19 : les moyens numériques en première ligne

    Taux journaliers des fonctions
    les plus recherchées en SI & Digital en 2020 en France

    IT Digital

    Chief Information Office………
    1200 à 2500 €

    Chief Digital Transformation
    1500 à 2500 €

    Chief Technical Officer……… 1000 à 2200€

    Chief Marketing Officer…….
    1000 à 1900 €

    CISO……………………………
    1500 à 2500 €

    Data Officer………………… 1200 à 2000 €

    Infrastructure Manager……… 800 à 1300 €

    E-commerce………………… 900 à 1500€

    Le confinement a révélé des écarts de maturité « digitale » très forts entre les entreprises. Fabien Triaire, Associate Director de la practice SI & Digital chez Robert Walters, explique : « Les grands projets de digitalisation et de modernisation des infrastructures de ces dernières années sont devenus les principaux facteurs de compétitivité depuis cette période. La crise risque d’accentuer les écarts entre les entreprises qui ont lancé ces initiatives et celles qui ne l’ont pas encore fait. »

    Robert Walters constate une forte augmentation des missions liées à la sécurité informatique, à la modernisation des infrastructures et au « digital workplace » ces derniers mois. La pression sur les coûts s’est accentuée, ce qui nécessite arbitrages et efficacité accrue. Les mots d’ordre sont : amélioration du delivery, pragmatisme et ROI.

    Les Directions Digital, Marketing et Communication ont dû s’adapter à l’arrivée du confinement. Parmi les priorités : la transformation des parcours clients en omnicanal, le renforcement des leviers digitaux pour compenser les baisses en points de vente physique et la capitalisation sur la data client.

    Dans tous ces cas, les Managers de transition spécialisés sont sollicités sans répit.

    Quel profil pour le nouveau manager de transition ?

    La crise a aussi changé le regard sur la façon de travailler. Nombreux sont les cadres qui remettent en question leur action au sein de l’entreprise et veulent donner plus de sens à leur mission. Beaucoup d’entre eux, qui n’avaient pas pensé au management de transition jusqu’alors, sont aujourd’hui séduits par ses atouts, que souligne l’étude :

    • La diversité des missions et des projets, l’opportunité de partager ses savoir-faire et l’autonomie sont cités par les managers de transition comme leurs principales sources de motivation. Le revenu annuel n’apparait qu’en 6ème position, alors qu’ils sont 69 % à déclarer gagner autant ou davantage qu’en CDI.
    • Les missions durent en moyenne entre 6 et 12 mois ; près de la moitié des sondés (46 %) déclarent ne pas s’interrompre (ou attendre moins de 3 mois) entre deux missions. Le management de transition est également un vrai choix de carrière pour 70 % d’entre eux.
    • Les managers de transition pourraient donc rajeunir (23 % sont âgés de 40 à 49 ans, et 57 % sont quinquagénaires) et se féminiser (pré-crise, 75% des managers de transition sont des hommes).

    « Le management de transition est une révolution culturelle dans la façon de gérer sa carrière, fondée sur l’agilité et la liberté de parole. Le manager de transition a la volonté de contribuer autrement aux performances d’une entreprise et de transmettre son expertise aux équipes internes », déclare Karina Sebti. Un constat qui prend encore plus d’acuité dans la « nouvelle normalité ».

    Des différences notables par pays

    La crise a aussi souligné le niveau de maturité des différents marchés européens. Au Benelux, berceau européen du management de transition, ainsi qu’en Allemagne, qui s’y est pourtant ouvert plus récemment, le recours au management de transition est établi et accepté comme une variable d’ajustement naturelle. Les entreprises y font largement appel lorsqu’elles n’arrivent pas à trouver des candidats en recrutement permanent.

    Les attentes post-Covid varient également. Si les Pays-Bas ont peu diminué le recours au management de transition depuis le début de la crise, c’est surtout pour bénéficier de sa flexibilité. A l’inverse, les entreprises allemandes devraient solliciter les managers de transition pour gérer les faillites, prises de contrôles et autres restructurations. Tout comme en Suisse, où le recours au management de transition devrait s’intensifier lorsque les projets de transformation redémarreront.

    Le Royaume-Uni reste marqué par le Brexit, avec une augmentation des missions de management de transition directement liée à la sortie de l’Union Européenne.

    Des différences notables par pays

    La crise a aussi souligné le niveau de maturité des différents marchés européens. Au Benelux, berceau européen du management de transition, ainsi qu’en Allemagne, qui s’y est pourtant ouvert plus récemment, le recours au management de transition est établi et accepté comme une variable d’ajustement naturelle. Les entreprises y font largement appel lorsqu’elles n’arrivent pas à trouver des candidats en recrutement permanent.

    Les attentes post-Covid varient également. Si les Pays-Bas ont peu diminué le recours au management de transition depuis le début de la crise, c’est surtout pour bénéficier de sa flexibilité. A l’inverse, les entreprises allemandes devraient solliciter les managers de transition pour gérer les faillites, prises de contrôles et autres restructurations. Tout comme en Suisse, où le recours au management de transition devrait s’intensifier lorsque les projets de transformation redémarreront.

    Le Royaume-Uni reste marqué par le Brexit, avec une augmentation des missions de management de transition directement liée à la sortie de l’Union Européenne.

  • Les dépenses Instagram avant, pendant et après COVID

    Le marché des dépenses Instagram est optimiste pour le futur des activations d’influence 

    A quoi ressembleront les partenariats de demain ? Les marques et les influenceurs ont-ils tiré des leçons marketing de la pandémie ?
    Comment organiser des actions promotionnelles à toute épreuve ?
    Deux acteurs de l’influence, Webedia via son offre de nano influence Sampleo et HypeAuditor décident de joindre leur expertise dans une étude exclusive consacrée aux dépenses Instagram avant, pendant et après COVID.

     LE MARCHÉ DE L’INFLUENCE CONNAÎT UNE REPRISE RAPIDE

    A travers l’analyse de 6 marchés clés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Pologne) et de 3 millions de posts publiés sur des comptes vérifiés grâce à la technologie HypeAuditor, l’ambition de l’étude a été de montrer comment des pays de taille et de maturité différentes en matière d’influence, se sont adaptés aux circonstances d’un confinement généralisé.

    Première surprise, les investissements Instagram traduisent la confiance des marchés dans l’influence. Estimé à 5,24 milliards de dollars en 2019, le marché de l’influence aurait, comme tout secteur, bien été impacté par la COVID puisque, comparativement au premier semestre 2019, le premier semestre 2020 enregistre bien une décroissance de 5%.

    Avec une décroissance moindre mais bien réelle de 2,6% estimée pour fin 2020, 2021 s’annonce comme l’année où la croissance redevient possible. Avec une hausse des investissements annoncée à 15%, le marché atteindra dans un an, une capitalisation de 5,9 milliards de dollars.

    LES IMPACTS VARIENT SELON LA TAILLE DES MARCHÉS ET LEUR MATURITÉ

    A l’échelle de l’année 2020 dans son entier et comparativement à 2019, tous les pays de l’étude présentent une croissance positive en terme d’investissements Instagram. Pour les progressions les plus fortes, notons tout d’abord celle de la Pologne (+21.2%), marché en pleine croissance, et celle des Etats-Unis (+4.8%), marché le plus mature de l’étude. En bonne position se situent également le Royaume-Uni (+2.9%), l’Espagne (+1.1%), la France (+0.8%) et l’Allemagne (+0.4%).

    CINQ CATÉGORIES SE DÉMARQUENT QUELQUE SOIT LE CONTEXTE CULTUREL

    Si chaque marché de l’étude montre bien des spécificités, cinq catégories ont unanimement suscité l’intérêt, montrant une croissance supérieure à 20% durant le confinement. Ces catégories sont, sans surprise : le divertissement, la cuisine, les enfants, la maison, la santé et l’information.

    Bien sûr, selon le contexte, chaque pays exprime bien des préoccupations différentes. Pour les Etats-Unis, ‘l’Économie et la Finance’ reste un enjeu majeur en vue des présidentielles de novembre 2020. Pour le Royaume-Uni, le “Do It Yourself” et le « Design » (les loisirs créatifs) passent en tête, quand en Allemagne, les « Enfants et les Jouets » arrivent premiers. Enfin, en France, la catégorie numéro 1 est « la Santé et le Bien-Être », en Espagne « L’Éducation » et en Pologne, la « Nourriture » et la « Cuisine ».

    L’INFLUENCEUR CONTINUERA DE CHANGER DE RÔLE EN 2021

    Enfin, pour Raphaël Demnard, co-fondateur de Sampleo (groupe Webedia), l’influence va continuer de s’acheminer vers de nouvelles responsabilités : “ les campagnes ont évolué presque instantanément vers plus de solidarité, mais pas seulement. Les marques françaises ont eu une opportunité unique de s’affirmer, et les influenceurs ont eu une opportunité incroyable de donner une nouvelle profondeur à leur ligne éditoriale. Stratégiquement, la crise sanitaire a surtout prouvé qu’il était important, pour réagir rapidement, de disposer de moyens marketing facilement activables à tout moment. C’est et ce fût le plus grand atout de l’influence de crise. »

    Hélène Pitois, Business Developer (Sampleo Espagne) confirme en ce sens que « la COVID a été un moment très délicat pour les relations publiques […] dans le monde entier et parmi toutes les verticales. L’opportunisme est apparu comme le deuxième fléau de la période. Dans ce contexte, faire appel à des influenceurs s’est avéré être un outil marketing rassurant, même en cas de baisse des budgets. C’est finalement un moment (trans)formateur pour tout le monde car l’objectif est plus clair que jamais : il faut envoyer le bon message avec le bon ton et la bonne intention, quel que soit le produit.  »

    Si les dépenses d’influence se maintiennent sur un réseau comme Instagram, l’étude et ses participants soulignent à quel point le secteur s’attache à revoir ses best-practices.

    POUR RETROUVER L’ÉTUDE DANS SON INTÉGRALITÉ, TELECHARGEZ LE LIVRE BLANC OU VISIONNEZ LE REPLAY

  • Etat des lieux de la Relation Client au sein des entreprises

    Etat des lieux de la Relation Client au sein des entreprises

    Le salon Stratégie Clients, dont l’édition 2020 est reportée au 7, 8 et 9 avril 2021, a initié une grande enquête auprès des professionnels de la relation client.

    Réalisée par la société d’études INIT, en collaboration avec le salon, l’AMARC, l’Association pour le Management de la Réclamation Client et le blog Sens du client, cette étude a été réalisée en deux vagues : avant la crise, en février 2020, et après la période de confinement entre le 11 juin et le 6 juillet.

    Cette étude inédite permet de dresser un état des lieux de la Relation Client au sein des entreprises, d’identifier les pratiques des entreprises en matière de Relation Client et d’évaluer l’impact de la crise sanitaire du Covid-19 sur la Relation Client.

    Les grands enseignements de l’étude, pré et post-Covid

    Au total, 662 professionnels de la relation client ont répondu à ces deux vagues d’enquête. Les résultats montrent :

    Il existe encore des freins à l’orientation client

    Interrogés sur leur stratégie clients et ce qui pourrait les empêcher d’avoir une meilleure orientation client, les professionnels reconnaissent en grande majorité (72%) qu’il existe encore des freins importants. Les quatre principaux freins cités par les répondants sont :

    1. Les process de l’entreprise (72%), témoin de la complexité à laquelle doivent faire face les professionnels de l’expérience client qui cherchent à gagner en agilité.
    2. Les collaborateurs ne sont pas assez orientés client (52%), un frein qui tient à la compétence des salariés et à la culture des entreprises, sévèrement jugée par les professionnels.
    3. Le management (50%), cité par la moitié des professionnels, fait écho à la nécessaire évolution des modes d’organisation des entreprises. Le management, dans son mode opératoire comme dans son style, doit s’accorder aux enjeux de la société.
    4. Les bases de données CRM (46%), reconnu comme le principal frein relatif aux moyens technologiques. Cette réponse nous prouve que la gestion des données client représente encore au sein des entreprises une difficulté importante. La gestion des données disponibles relatives au client, dont le volume connait une croissance exponentielle, est encore trop perçue par les professionnels de l’expérience client comme une faiblesse, alors qu’elle devrait produire des bénéfices tangibles pour faire face au besoin de personnalisation de la relation.

    Les grands chantiers des professionnels de la relation client

    93% des entreprises ont mis en œuvre un projet visant à améliorer l’Expérience Client, preuve que ce sujet est passé de l’incantation aux actes concrets dans la quasi-totalité des entreprises. Les priorités des professionnels sont assez claires comme l’indiquent les 3 premiers moyens identifiés au service de l’expérience client :

    1. Le renforcement du programme d’écoute des clients pour 66% des répondants (un chiffre qui monte à 80% dans les secteurs banque, assurance et mutuelles). Ce chantier recueille la majorité des réponses et fait écho au besoin de renforcement de la proximité avec le client, pour gérer son insatisfaction, détecter ses attentes et permettre l’amélioration continue de l’expérience client.
    2. Des investissements dans les bases de données client (CRM) pour 46% des répondants. Identifiée comme un frein, le focus sur la gestion des données est l’illustration d’un besoin de s’appuyer sur des outils fiables et utiles à la personnalisation de la relation client.
    3. Des formations et codes de conduite auprès des collaborateurs (42%), au même niveau que l’établissement de cartographie des parcours clients. Ces deux chantiers, cités par la même proportion de répondants, nous indiquent que les professionnels doivent s’assurer de la maîtrise des parcours client et renforcer les compétences des collaborateurs qui produisent l’expérience client au quotidien.

    Un mouvement de bascule pendant la crise du Covid 19 entre deux entreprises jugées inspirantes par la communauté des professionnels : Amazon et MAIF 

    ’étude menée par INIT en deux temps a permis d’identifier un véritable mouvement de bascule pendant la crise du Covid 19. Jugée l’entreprise la plus inspirante en termes d’expérience client avant la crise et citée par un quart des répondants, Amazon, le géant de l’e-commerce américain cède la première place du podium à une entreprise française issue de l’économie sociale : la MAIF. A l’issue de la période de confinement au plus fort de la crise, la MAIF est en effet citée spontanément par le plus grand nombre de professionnels de la relation client.

    Les raisons invoquées par les répondants sont la qualité du service client mais également l’écoute, la proximité de l’entreprise avec ses clients, tout comme l’engagement et les valeurs de l’entreprise.

    Rappelons que de nombreux événements ont ponctué cette période de pandémie et que les deux entreprises ont été sous le feu des projecteurs. Les entrepôts français d’Amazon ont dû fermer leurs portes du 16 avril au 18 mai dernier à la suite de deux décisions de justice qui mettaient en évidence des manquements de sécurité en pleine crise sanitaire du Covid-19. Au même moment, la MAIF, qui s’est illustrée en 2019 en annonçant vouloir devenir la première grande entreprise à mission, a décidé de faire bénéficier ses clients sociétaires des économies réalisées du fait de la diminution des accidents de la route durant la période de confinement. La MAIF a donc décidé de reverser la somme de 100 millions d’euros à ses sociétaires détenteurs d’un contrat auto et à jour de leurs cotisations. Qui plus est, pour favoriser la solidarité, la MAIF a proposé à ses 3 millions de sociétaires de reverser cette somme à trois associations qui luttent face au Covid-19 : l’Institut Pasteur, la Fondation des Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et le Secours Populaire.

    Les 3 enjeux majeurs d’après-crise pour l’expérience client

    Les professionnels de la relation client ont été invités à identifier les enjeux majeurs auxquels ils allaient devoir répondre après le COVID en matière d’expérience Client. Trois enjeux se dégagent, avec le même poids en termes de réponses :

    1. PROXIMITE L’accompagnement et le renforcement de la proximité avec les clients (34%). Au sortir de la crise, les entreprises ont pris conscience de l’impérieuse nécessité de renforcer les liens avec les clients. Les entreprises ont pris conscience de l’importance du « prendre soin » de la relation avec leurs clients en renforçant l’écoute et en amélioration la personnalisation de l’expérience client. Cet enjeu fait appel à un effort collectif de la part des organisations qui doivent aider leurs collaborateurs à monter en compétence et renforcer leur dispositif de connaissance et d’écoute du client.
    2. PARCOURS Le fait de repenser les parcours clients (32%). Les professionnels de la relation client ont compris que l’expérience devait encore se simplifier et évoluer pour produire des bénéfices immédiats pour leurs clients. Les standards de l’expérience client évoluent à grande vitesse et les organisations doivent s’accorder au rythme impulsé par les clients eux-mêmes dont les attentes sont toujours plus grandes.
    3. DIGITALISATION La digitalisation des relations (32%). Autre enseignement de cette crise, identifié comme un enjeu majeur, le développement de solutions hybrides favorisant des relations à distance plus fortes et plus riches (le thème du salon Stratégie clients 2020 « Humain et digital, hybridez votre relation » fait écho à cet enjeu). La crise traversée par les entreprises semble avoir eu un effet sur la maturité digitale des clients et a poussé les entreprises à accélérer leur mutation vers la digitalisation des relations.

     

  • Quand le confinement a irrémédiablement changé les habitudes d’achat des Français

    Vos courses pourraient bien ne plus jamais se dérouler comme avant !

    Selon une toute nouvelle étude de DS Smith, révèle que le confinement a probablement irrémédiablement changé les habitudes d’achat des Français.

    Après avoir troqué le traditionnel caddie contre un ordinateur portable, force est de constater que les chiffres ne mentent pas : l’augmentation vertigineuse des achats en ligne enregistrée durant la pandémie sera tout sauf passagère puisque les consommateurs sont bien décidés à continuer de surfer et de valider leur panier.

    Une révolution du e-commerce

    La COVID-19 inaugure une nouvelle ère de la consommation selon cette étude, qui révèle que la plupart des Français ont la ferme intention de garder leurs habitudes d’achat en ligne acquises durant le confinement.

    Quant aux commerçants, ils ont assisté à une forte hausse de leurs ventes en ligne. Et pour cause : 63 % des Français ont admis avoir réalisé plus fréquemment leurs achats sur la toile durant la pandémie de COVID-19.

    Et a priori, la révolution du e-commerce ne s’arrêtera pas de sitôt, comme le laissent présager les 87 % de répondants qui affirment avoir l’intention de poursuivre sur leur lancée, voire même de privilégier encore davantage les achats en ligne après le déconfinement. D’autant qu’une large majorité (89 %) de Français a aujourd’hui confiance en ce mode de consommation.

    Avec une croissance record de leurs ventes en ligne, les supermarchés font partie des grands gagnants de cette tendance, confirmée par les 49 % des répondants qui reconnaissent avoir davantage fait leurs courses sur Internet. Et en cette période de repli chez-soi, les Français ont d’ailleurs multiplié les achats en ligne d’articles pour la maison et le jardin (40 %), et ont même investi plus massivement dans des vêtements dits « d’intérieur » (45 %) depuis la crise de la COVID-19.

    Les conclusions de cette étude sont également corroborées par les propres statistiques de DS Smith, acteur majeur du marché européen des emballages pour le e-commerce. Depuis le début de la pandémie, l’entreprise a, en effet, assisté à une augmentation de 100 % de la demande d’emballages pour les denrées alimentaires, les fleurs et les produits d’hygiène vendus en ligne.

    Une nouvelle normalité

    Malgré l’allègement des mesures de confinement, l’étude réalisée par DS Smith révèle que nombre de ces nouvelles tendances d’achat cristallisées par la COVID-19 s’inscriront dans la durée. En effet, plus de la moitié des Français prévoient de continuer à s’approvisionner en ligne de la même manière, voire plus régulièrement encore au cours des six prochains mois, qu’il s’agisse de courses alimentaires (71 %), de produits d’hygiène (59 %) ou d’articles pour la maison et le jardin (70 %).

    Une envie de nouveauté

    Les changements ne sont pas uniquement quantitatifs. Non seulement nous multiplions les achats en ligne mais nous utilisons également de nouveaux services. Près de la moitié des Français (43%) déclarent s’être inscrits sur un nouveau site de e-commerce qu’ils n’avaient jamais utilisé avant le confinement.

    Et tout porte à croire que les Français s’adonnent désormais à de nouvelles activités de loisir, comme en témoignent les commandes en ligne de produits de divertissement. Les données de DS Smith montrent une augmentation de 60 % de la demande de solutions dédiées au e-commerce sur ce segment du marché. Un tiers des répondant (30 %) a laissé libre cours à sa créativité durant le confinement en commandant des fournitures destinées aux arts plastiques et à la création.

    Pour faire face à cette transformation accélérée des comportements et répondre à la demande des consommateurs, les petites comme les grandes entreprises n’ont eu d’autre choix que de proposer une offre en ligne ou de l’adapter lorsqu’elle existait déjà. Cette évolution aurait pu nécessiter des années sans la contrainte imposée par l’épidémie mondiale.

    « Nous assistons à une mutation systémique des modes de consommation. Afin de permettre aux entreprises de toutes tailles de survivre voire même de prospérer en cette période incertaine, nous mettons notre expertise à leur service et les aidons à profiter de la croissance rapide du e-commerce », a déclaré Stefano Rossi, Directeur général de la Division Packaging chez DS Smith. « En tout cas, il est certain que l’allègement des mesures de confinement n’entraînera pas la disparition de ces tendances.

    Les consommateurs apprécient l’aspect pratique de ce mode de consommation, dans lequel ils ont désormais confiance. Les plateformes de e-commerce leur permettent d’acheter facilement un large éventail de produits, depuis les denrées alimentaires courantes jusqu’aux articles de toilette en passant par les produits pour la maison et le jardin. À défaut de s’adapter à cette nouvelle ère.

    Pourquoi cette évolution du e-consommateur ?

    Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, les raisons principales restent la praticité des achats en ligne à deux niveaux : la facilité de commande sans sortir de chez soi qui était naturellement primordial pendant le confinement, mais aussi l’assurance d’être à domicile pour recevoir sereinement son colis. Cependant, alors que la relance verte et l’approche « reconstruire en mieux » deviennent une priorité mondiale, les Français s’inquiètent aussi de leur impact environnemental dans l’après-confinement. Ainsi, près d’un quart (23 %) des répondants seraient davantage enclins à céder à l’appel du e-commerce si les emballages de livraison étaient plus réduits ou plus durables, alors que 21 % souhaitent que les emballages des produits soient davantage recyclables. Parmi les différents groupes d’âges, les 18-34 ans sont les plus écoresponsables, et les femmes sont légèrement plus soucieuses de cette problématique que les hommes : 25 % d’entre elles aspirent à une réduction des emballages contre 20 % d’hommes.

    Curieusement, les Français reproduisent en ligne certaines des habitudes d’achat pourtant spécifiques aux commerces traditionnels. Durant le confinement, près de la moitié des répondants ont fait du « lèche-vitrines » en ligne ou étaient à l’affût des bonnes affaires et des promotions sur Internet.

    « Cette étude montre que les consommateurs appellent de leurs vœux des emballages plus écoresponsables. Nous entendons aider nos clients à faire de la relance verte une réalité et une priorité grâce à des mesures simples, comme le recours à des emballages durables recyclables », a ajouté Stefano Rossi.

    Et de conclure : « Nous n’avons de cesse d’accompagner les enseignes et les entreprises sur cette voie, et de travailler main dans la main avec elles pour leur permettre de bénéficier de solutions d’emballage durables qui répondent aux attentes des consommateurs ».

  • Marketing de l’engagement : quelles sont les marques les plus engagées ?  

    Etude – Marketing de l’engagement : nouvelle stratégie de marque ou réelle transformation de l’entreprise ?

    Les attentes des consommateurs envers les marques ont évolué et ces dernières prennent conscience qu’elles sont de plus en plus évaluées sur leur impact environnemental, leurs valeurs, leur éthique. En se préoccupant de leur environnement, des femmes et hommes de la planète, elles espèrent conserver leurs talents, augmenter la fidélité de leurs clients et attirer des prospects : c’est l’ère du marketing de l’engagement.

    Où en sont les entreprises sur la question de l’engagement ? Est-ce une simple tendance ou une réelle stratégie ? Quels sont leurs objectifs et motivations ? Comment ces engagements modifient les missions des marketeurs ? Quelles sont les marques les plus engagées ?  

    La crise sanitaire a-t-elle renforcé ou au contraire annihilé le phénomène ? 

    Eléments de réponses à travers une étude co-réalisée par Cision, le Club des Annonceurs et le salon E-Marketing Paris, auprès de 408 professionnels du marketing en France, interrogés entre le 10 février et le 19 juin 2020*. Cette étude devait être présentée au Salon E-Marketing reporté aux 7,8 et 9 avril 2021.

     1- L’engagement plébiscité par les marketeurs est même une question de survie

    90 % des professionnels du MarCom (MarCom = Marketing Communication) estiment qu’une marque doit porter des engagements sociétaux et/ou environnementaux. Au-delà de l’image, 80% des répondants estiment que c’est même une question de survie pour la marque.

    Impact de la COVID19

    Après le confinement, 41% des professionnels MarCom ont précisé avoir été explicitement missionnés par leur Direction Générale pour axer plus fortement leur communication autour de l’engagement.

    2- Une marque engagée : un facteur de performance et d’influence

    84 % pensent qu’une marque engagée contribue concrètement à la performance marketing. Elle permettrait également de beaucoup gagner en influence auprès des salariés (67 %), des communautés sur les réseaux sociaux (58 %), des clients (55 %) et des influenceurs (44 %).

    3- Des actions concrètes déjà mises en œuvre

    Les entreprises sont assez matures sur la question de l’engagement, qui s’est déjà traduite par des actions concrètes pour la majorité d’entre elles (58 %). 15 % ont prévu de passer à l’action en 2020. Le sujet va être abordé cette année pour 16 % des entreprises et seules 11 % répondent qu’il n’est pas d’actualité.

    mpact de la COVID19

    La période de confinement et son impact économique ont eu des effets très différents selon les sociétés sur les programmes d’engagement prévus avant la crise.

    • 41% suivent leur cours comme prévu
    • 28% sont devenus une priorité de l’entreprise
    • 18% ont été mis en veille voire stoppé

    4- Les gestes écoresponsables en premier lieu, l’égalité femmes/hommes au second plan

    Les actions initiées commencent pour 90% des entreprises par la mise en place de bonnes pratiques internes : économie de papier, tri des déchets, réduction de la consommation d’énergie… Viennent ensuite celles qui assurent le bien-être des salariés (engagement porté par 69 % entreprises), puis les achats et productions durables et responsables à 59 % (réduction des émissions de CO2, choix de partenaires locaux, lutte contre l’obsolescence programmée, économie solidaire, respect des droits de l’homme…).

    L’importance de ces thèmes se confirme quand il est demandé aux répondants de choisir un seul engagement prioritaire. Sur le podium arrivent « L’achat et la production durable et responsable » à 34%, « le bien être des salariés » à 26% et « les bonnes pratiques écoresponsables internes » à 22%.

    L’engagement pour « la promotion de la diversité ou l’inclusion » est choisi par 9% des répondants seulement. « L’égalité Femmes-Hommes » arrive dernier avec 6% des réponses.

    Impact de la COVID19

    28% des professionnels composant le panel disent avoir changé d’engagement prioritaire et donc d’avoir réorienté leur stratégie d’engagement après confinement.

    Achat et production responsable gagne 21% de suffrage après confinement. En revanche le bien être des salariés perd 7% et l’égalité homme femme n’est plus du tout cité.

    5- Le soutien de la Direction : 1ère condition pour agir

    Parmi les entreprises qui ont déjà initié des actions, la question de l’engagement a été soutenue au plus haut niveau dans 90% des cas. La Direction a même été leader du projet dans 69% des cas et continue de s’impliquer dans sa mise en œuvre dans 54 % des cas.

    6- L’engagement de la marque : un rôle le plus souvent porté par le MarCom

    L’engagement est suivi et mis en œuvre par le département MarCom dans 45% des entreprises interrogées. Dans 27% des cas c’est la Direction des Ressources Humaines qui prend le projet en main.

    Il est intéressant de constater que dans 20 % des cas il existe une cellule dédiée à la mise en œuvre et au suivi de l’engagement.

    7- Le marketing de l’engagement change en profondeur les métiers du MarCom

    65 % des professionnels du marketing sont d’accord avec cette affirmation et estiment à 79 % que leur rôle est devenu plus transverse. Ils pensent aussi à 80 % que le management de l’engagement n’impacte pas que les métiers du MarCom mais également tous les services de l’entreprise.

    8- Les professionnels du marketing bien armés pour conduire une stratégie de marque engagée ?

    Les professionnels du marketing ont des atouts certains pour conduire la stratégie d’engagement de leur marque et faire évoluer les choses : de bonne relations interservices (80 %), suffisamment d’influence en interne (63 %). En revanche seulement 55% d’entre eux estiment avoir suffisamment de légitimité et 33% suffisamment de budget.

    9- Communiquer sur ses engagements : une nécessité après avoir fait ses preuves

    La stratégie de communication autour de l’engagement semble être un sujet sensible et 41% des marketeurs pensent que le bashing est inévitable. Afin de minimiser le phénomène, il est indispensable d’apporter des preuves concrètes de ses engagements (à 86 %) et d’avoir mobilisé et convaincu ses salariés avant de communiquer (67 %).

    Pour un marketing de l’engagement réussi, c’est d’ailleurs une campagne d’employee advocacy qu’ils préconisent (36%), devant une campagne de marketing d’influence (34%) et loin devant une campagne de relations presse (16%) ou de publicité (8%).

    10- Un engagement plutôt désintéressé : l’environnement avant les bénéfices financiers

    La première motivation citée par les entreprises à leur engagement est de contribuer positivement à la planète (52 % des répondants). Les considérations RH arrivent ensuite (28 %) : fidéliser les salariés et valoriser la marque employeur. En dernier lieu, ex-aequo à 10%, on retrouve le développement de l’image positive de l’entreprise dans les médias et l’augmentation du CA.

    « Une volonté d’engagement de la part des marques en hausse accélérée par la crise et des investissements en baisse… comment résoudre ce paradoxe ? Ce qui est frappant c’est que l’on constate que les dirigeants et collaborateurs sont convaincus à 90 % de l’importance des engagements sociétaux et qu’une marque engagée est un levier de performance marketing. Pour autant ils sont 67 % à estimer que cela n’est pas suivi par l’entreprise en termes d’investissements budgétaires nécessaires pour le faire savoir et que le bashing est un frein redoutable pour trouver le bon territoire de communication et les bons leviers d’influence. » décrypte Karine Tisserand, Directrice du Club des Annonceurs avant de poursuivre : « A l’aune des impacts de cette crise sanitaire et des conséquences économiques, comment répondre à ce dilemme entre cohérence budgétaire et ambitions afin de rendre concrète et légitime cette volonté d’engagements à travers les stratégies de communication et marketing de la marque ?»

    Cyndie Bettant, Directrice Communication de Cision conclut : « Si l’engagement de marque est clairement plébiscité par les professionnels MarCom, sa mise en œuvre concrète et factuelle est plus complexe. Comme souvent, la place des Directions Marketing et/ou Communication au sein des entreprises est mise en cause avec près de la moitié des professionnels déplorant un manque de légitimité pour conduire cette transformation. Le manque de représentation de ces métiers aux plus hautes instances de l’entreprise est un vrai frein à la démarche de marque engagée, qui nécessite une transformation en profondeur.
    Pendant la crise sanitaire, trop de marketeurs ont confondus marques engagées et effort de guerre. L’engagement s’applique au quotidien et sur le long terme, ce qui assure au consommateur de la légitimité, de la crédibilité et de l’authenticité du discours de marque. C’est pourquoi l’implication et l’exemplarité de la Direction sur l’engagement de la marque est sans conteste un facteur clé de réussite. Pour s’en assurer, il suffit de s’inspirer des entreprises qui ont bien réfléchi à leur raison d’être : Franck Riboud pour Danone, Alexandre Bompard pour Carrefour, Pascal Demurger pour Maïf pour ne citer que des entreprises françaises. Ces PDG ont tous été les premiers inspirateurs et ambassadeurs de la transformation de leur entreprise vers des entreprises à mission et continuent de porter cette vision au quotidien. »

    « Enfin, gardons tout de même à l’esprit que l’engagement pour une grande majorité des consommateurs en manque de pouvoir d’achat reste un « must have ». La raison économique ne l’emportera-t-elle pas sur la raison d’être au moment décisif de l’acte d’achat ? »

     Top 20 des marques citées spontanément : 

    Quand il s’agit de marques engagées, voici les marques qui ont été citées le plus souvent par notre panel : (Fev 2020)

    1. Patagonia
    2. Danone
    3. Carrefour
    4. Veja
    5. Biocoop
    6. Yves Rocher
    7. Innocent
    8. Nature & Découvertes
    9. Respire
    10. Le Slip Français
    11. Faguo
    12. ENGIE
    13. MAIF
    14. Dove
    15. Nike
    16. Décathlon
    17. C’est qui le patron ?
    18. 1083
    19. Michel et Augustin
    20. Super U

    Pour télécharger l’étude cliquez ici 

  • La rentrée à l’heure de la COVID-19 : les différentes étapes pour un retour au travail apaisé

    La rentrée à l’heure de la COVID-19 :
    les différentes étapes pour un retour au travail apaisé

    Par Patrice Barbedette, Senior Vice President HCM Solutions, Europe, Oracle

    Alors que toutes les entreprises préparent actuellement la rentrée de septembre, nous sommes tous à nous demander à quoi va ressembler ce retour à une nouvelle normalité redéfinie par la pandémie de la COVID-19. Pour chacune d’entre elles, les mesures qui ont été prises dépendent essentiellement de l’impact qu’a eu le confinement sur leurs activités, tant sur les plans financiers qu’organisationnel. Bien qu’aucune décision ne soit gravée dans le marbre, les RH doivent d’ores-et-déjà prendre des directives pour assurer la sécurité de leurs employés et mettre en place des protocoles afin de faire face à un possible rebond de l’épidémie, tout en assurant la continuité des activités.

    Pour les RH, cette période si particulière consiste surtout à planifier le retour des employés dans les locaux de l’entreprise, et à redéfinir sous quelle forme et à quel moment.

    Les décisions semblent difficiles à prendre avec une crise sanitaire de cette envergure et les risques liés à une deuxième vague. Nous savons que le retour à un espace professionnel ne se fera pas comme avant cette période sans précédent, et qu’il y aura probablement plusieurs phases. Il est ainsi nécessaire de tirer les enseignements de ces derniers mois au regard notamment de l’apprentissage de nouvelles méthodes de travail à distance et de l’utilisation du numérique ; cela doit servir aux entreprises à développer une meilleure adaptabilité et à démocratiser davantage le télétravail. Aujourd’hui, 55%[1]  des salariés qui sont retournés à leur bureau ne travaillent plus du tout de chez eux. Avons-nous réellement tiré les leçons de cette crise sanitaire qui n’est pas terminée ?

    La nécessité de gérer et segmenter l’organisation des bureaux

    L’une des premières étapes d’un plan de retour au bureau pour les RH sera de déterminer qui doit réintégrer les locaux de l’entreprise en priorité. Selon les directives nationales et les politiques de santé différentes suivant les régions, l’anticipation doit primer. Des scénarios doivent être préétablis et un présentiel adapté mis en place.

    Les responsables RH devront travailler directement avec les équipes pour comprendre les besoins et impératifs de chacun pour mieux s’organiser. Cela concerne avant tout les salariés qui rencontrent des difficultés à travailler de chez eux car leur travail ne se résume pas qu’à des tâches derrière un clavier d’ordinateur. Mais cela s’applique également pour les personnes qui ont besoin de se retrouver au sein d’un environnement plus sécurisé selon leurs activités (comme la défense, la recherche etc…) et qui n’ont pas toutes les ressources nécessaires à domicile.

    En fonction des évolutions des règles sanitaires et de la capacité d’accueil des entreprises, les salariés qui feront partie de la deuxième série de retour seront ceux qui se sentent bien plus productifs dans un environnement plus professionnel et propice au travail en équipe. Certains pensent également que ce retour au bureau pourrait concerner la population qui serait immunisée contre la COVID-19. Cependant, chaque entreprise est différente et les règles administratives sont amenées à changer selon les secteurs. S’adapter continuellement et communiquer auprès des salariés sera indispensable.

    La troisième catégorie de salariés à opérer un retour au sein des bureaux pourrait être plus complexe. Elle dépend également de la volonté de chacun. Aujourd’hui, une entreprise ne devrait pas imposer à un employé d’avoir à revenir dans ses locaux s’il lui est possible de travailler de chez lui ; en tout cas, l’entreprise devrait au moins lui offrir des garanties qui peuvent satisfaire ses volontés et apaiser ses craintes. Beaucoup de sociétés, comme Twitter par exemple, ont fait part de leur volonté d’étendre le télétravail au-delà de la crise sanitaire. Quant aux DAF, ils sont aujourd’hui 68% à penser que cette crise amènera des changements à long terme sur l’organisation du travail en entreprise. De nombreux DRH avec qui nous avons pu échanger récemment travaillent, pour la plupart, à la réorganisation des locaux ou à l’établissement de calendriers présentiels pour s’adapter à de nouvelles normes plus fluides.

    Encore une fois, tout cela ne sera possible que si ces aménagements s’adaptent aux souhaits des salariés, au contexte et au bon fonctionnement des équipes.

    Bien des employés aujourd’hui déclarent être plus productifs en travaillant de chez eux, voire souhaiter pouvoir alterner une forme de semi-présentiel semi-télétravail, leur permettant de mieux concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle ; c’est particulièrement vrai pour les salariés ayant de jeunes enfants à la maison.

    Par ailleurs, il existe une quatrième catégorie de salariés pour laquelle le retour au travail semble beaucoup plus problématique. En fonction des avancées de la recherche sur la disponibilité d’un vaccin, voire d’un ralentissement significatif de la COVID-19 et des mesures de santé publique prises par le gouvernement, les personnes avec des pathologies médicales lourdes ou qui présentent des risques forts liés à certaines maladies ne pourront pas se retrouver au sein d’espaces de travail partagés. Ceux-là ne souhaiteront pas se mettre en danger et ils devront bénéficier d’une approche toute particulière axée sur la compassion et la considération de leurs besoins ; une approche suivant laquelle agir avec humanité restera la priorité.

  • Influence B2B : regards croisés de Camille Jourdain et Jonathan Chan sur les tendances Post Covid

    Regards croisés :
    Les tendances de l’Influence B2B Post Covid 


    Par Camille Jourdain, consultant Influence & Social media, blogueur, auteur, formateur 

    Jonathan Chan chef de projet digital Community Manager chez Dentsu Aegis Network et iProspect.  

     

    En période de Post Covid, il est plus que jamais, important pour une entreprise d’établir une stratégie social media, de continuer à communiquer sur les réseaux sociaux, et de miser sur l’influence.
    En B2B, les enjeux liés à ces prises de parole sont bien différents, les pratiques également.

    Dans ce livre blanc, Camille Jourdain et Jonathan Chan, membres de La Brigade du Web, livrent leurs analyses et leurs conseils sur l’influence B2B et les changements importants liées à la sortie de crise.

    • Comment les entreprises françaises intègrent les réseaux sociaux professionnels et les influenceurs dans leur stratégie ?
    • Quelles valeurs mettent-elles en avant sur Twitter et LinkedIn… ?
    • Quelles opérations de communication ont marqué les esprits ?
    • Et surtout quels sont les prochains défis à relever ?
    Pour télécharger ce livre blanc , merci de remplir ce formulaire :

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