Étiquette : constructeurs

  • Digimind dévoile les tendances phares du MWC 2018 sur les médias sociaux

    Digimind dévoile les tendances phares du MWC 2018 sur les médias sociaux

    Alors que l’édition 2018 du Mobile World Congress s’achève ce soir, Digimind analyse les marques et tendances les plus remarquées sur le web et les médias sociaux* lors du salon phare du mobile. La marque Samsung et ses smartphones occupent la première place du podium, la 5G s’impose comme une tendance incontournable tandis que TheICollection, Phonandroid et BF Tech & Services confirment leurs positions en tant qu’influenceurs majeurs.

     Les marques qui dominent les discussions

    Samsung dévoile les Galaxy S9 et… les AR Emojis

    Sur les médias sociaux, Samsung domine les conversations avec 16% de parts de voix. La marque coréenne a suscité de nombreux commentaires avec la conférence dédiée au Galaxy S9/S9+ ainsi qu’avec des échanges sur le DexPad et des interrogations et conjectures sur un futur Galaxy S10. Enfin, ses  “AR emojis”, ses emojis dynamiques  en réalité augmentée ont été largement partagés sur Instagram.

    https://twitter.com/sandrinecassini/status/967786948935942145

    https://twitter.com/cervosgeek/status/967817027019837442 

    Chez Nokia, le vintage l’emporte sur le haut de gamme

    Nokia se place en 2ème position. L’ancienne marque star du mobile, dont la communication et commercialisation sont gérées par HMD, a présenté de nouveaux modèles (Nokia 6 2018 et Nokia 7 Plus). Elle a aussi joué sur la nostalgie avec le Nokia 8110 4G, sorte d’anti-smartphone retro. Ce modèle vintage a suscité le plus de commentaires pour la marque, devant le tout nouveau produit haut de gamme Nokia 8 Sirocco.

    Huawei brille avec l’IA

    A la 3ème place, le chinois Huawei concentre les conversations avec des actualités diversifiées : le Huawei Matebook Pro, un ultrabook avec écran bord à bord, des fuites sur le Huawei P20 présenté le 23 mars et le fameux Huawei RoadReader qui a retenu l’attention : la conduite d’une Porsche via un smartphone et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    https://twitter.com/twandroid/status/968407041818681344

    Les produits en vedette

    Les très attendus Galaxy S9 et S9+ captent un quart des conversations sur les produits lors du MWC 2018. La marque coréenne a créé l’événement avec sa conférence dès le dimanche précédent l’ouverture officielle du salon en présentant ce produit qui ambitionne de devenir son porte-drapeau et, surtout, un concurrent direct des iPhone 8. La présentation des AR Emojis a renforcé le buzz pour le grand public.

    https://twitter.com/cervosgeek/status/967823835654389761

    Loin derrière, 10% des conversations concernent la gamme Sony Xperia XZ2 avec les Xperia XZ2 et XZ2 Compact, modèles avec lesquels Sony modifie le design et les finitions de ses smartphones haut de gamme.

    https://twitter.com/DTechfr/status/966826067297259522

    Symbole de la puissance de la notoriété de la marque, Apple réussit à se placer en 3ème position des produits commentés, sans présenter de nouveaux produits. Tous les messages commentent en effet les rumeurs sur de nouveaux iPhone X. En effet, d’après plusieurs médias américains, l’entreprise  de Cupertino préparerait trois nouveaux modèles pour la rentrée 2018, dont « l’iPhone le plus grand jamais produit ».

    https://twitter.com/Numerama/status/968803140597411841

    Autre raison de la présence du smartphone dans de nombreuses conversations : les nombreux clones chinois de l’iPhone X.

    https://twitter.com/chrischromis/status/968121373142016005

    Les grandes tendances du salon

    La 5G occupe près d’un tiers des conversations sur le MWC 2018

    La première place est occupée par les réseaux 5G, qui représenteront 14%  des connexions d’ici 2025 et près d’un milliard d’abonnés à l’horizon 2023, comme le précise le rapport « Mobile Economy » de la GSMA, publié à l’occasion du Mobile World Congress et Ericsson.

    https://www.businesswire.com/news/home/20180226005844/fr/

    En effet, la plupart des marques présentes proposent des applications pour cette norme, depuis les smartphones (débit multiplié par 10) aux voitures connectées en passant par le pilotage de drone rendu possible grâce à des temps de réactivité plus performants que le cerveau humain.

    L’Intelligence Artificielle

    La seconde tendance technologique, qui sonne comme une évidence tant elle est commentée et analysée depuis deux ans, est l’Intelligence Artificielle. Si le concept reste souvent abstrait, le MWC a donné l’occasion de montrer des applications concrètes voire spectaculaires : la Porsche conduite à distance via un smartphone Huawei, la reconnaissance de sujets pour le réglage de l’appareil photo chez LG, l’assistance vocale en sont des illustrations marquantes.

    Les experts estiment d’ailleurs que d’ici la fin 2018, plus aucun smartphone haut de gamme ne sera dépourvu de son unité d’IA.

    https://twitter.com/pascalparole/status/968568973280374784

    Les influenceurs incontournables

    Digimind identifie les leaders d’opinion et les médias français qui se sont intéressés au Mobile World Congress et ont réuni le plus grand nombre d’interactions à travers leurs messages sur les réseaux sociaux du 25 au 28 février.

    @TheiCollection : Ce Youtubeur passionné de tech a bénéficié de nombreuses interactions sur ses tweets qui diffusent ses vidéos via des messages très participatifs.

    https://twitter.com/TheiCollection/status/968167224090550273

    @phonandroid  : le magazine, spécialisé dans le mobile, a posté de nombreuses prises en main des nouveaux smartphones présentés au MWC 2018.

    https://twitter.com/phonandroid/status/968604027801030656

    @BF_TechServices : Le réseau de professionnels #Tech de l’agence de développement@BusinessFrance a bénéficié, elle aussi, de nombreuses interactions sur les innovations mais aussi la Frenchtech.

    https://twitter.com/BF_TechServices/status/96852718493884825

  • Les constructeurs automobiles ont-ils raté le virage du e-commerce ?

    Pourquoi les voitures neuves s’achètent toujours principalement dans le monde physique ?

    par Frédéric Durand, fondateur et CEO de Diabolocom

    À l’ère des voitures autonomes, alors qu’on nous explique que, demain, plus personne ne sera propriétaire de sa voiture, il y a quelque chose d’incongru à s’interroger sur l’intérêt des consommateurs pour l’achat 100 % online d’une voiture neuve. Pourtant, c’est une question très intéressante, précisément parce que le secteur automobile, en particulier les constructeurs, est jusqu’ici resté en marge du e-commerce. De fait, en 2017, alors que l’on peut acheter en ligne à peu près tout, les voitures neuves s’achètent toujours principalement dans le monde physique. Cette situation est-elle en train en de changer ? C’est ce que tend à vouloir démontrer le rapport Automotive Online Sales: The direct route to the customer de Capgemini Consulting (novembre 2016).*

    Une aspiration des consommateurs, vraiment ?

    Cette réserve faite, on peut difficilement prendre pour argent comptant les résultats mis en avant dans le rapport, notamment le fait qu’en 2016 près de 75 % des clients auraient la volonté d’acheter une nouvelle voiture en ligne, avec toutes les ambiguïtés que comporte la traduction de « are willing »… Disons plutôt que 72 % des personnes interrogées n’auraient rien contre l’idée d’acheter une nouvelle voiture en ligne, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

    En réalité, on n’en sait rien. Et la seule chose qu’on puisse affirmer, c’est qu’ils ne le font pas aujourd’hui, non pas parce que ce n’est pas possible, mais parce que l’achat d’une voiture neuve est un achat extrêmement engageant : que l’on soit en Chine, en Allemagne ou aux États-Unis, la voiture reste, après le logement, l’achat le plus coûteux de la plupart des ménages. Même si sa valeur symbolique tend à diminuer en Occident, on ne l’achète pas à la légère. On veut la voir, la toucher et si possible l’essayer avant de signer – et ce, qu’il s’agisse d’un achat à crédit classique, d’une location longue durée ou, comme c’est de plus en plus souvent le cas, notamment en France, d’une location avec option d’achat (LOA).

    La place d’internet dans le parcours de l’acheteur

    Bien sûr, le parcours du consommateur qui veut acheter une voiture neuve commence d’ores et déjà sur internet : c’est d’abord en ligne – sur les sites des constructeurs, des médias spécialisés et sur les sites d’avis de consommateurs – que l’on se renseigne et que l’on compare les prix et les caractéristiques techniques. Pour accompagner cette étape de choix décisive, pratiquement tous les constructeurs proposent des configurateurs en ligne, couplés à des simulateurs de financement. La possibilité de chatter avec un conseiller tend aussi à se généraliser.

    Mais généralement le processus en ligne s’arrête là. Ensuite, muni des informations qu’il a obtenues sur la configuration désirée, le consommateur se rend dans la concession la plus proche avec 3 objectifs : voir le modèle choisi (ou un modèle approchant) de ses propres yeux et éventuellement l’essayer, ce qui n’est pas toujours possible ; discuter avec un vendeur en chair et en os pour confirmer ou modifier son choix ; et négocier le prix/le financement, démarche que tout acheteur tente avant de passer à l’acte et qui n’est tout simplement pas possible dans un processus 100% online.

    L’étude de Capgemini Consulting confirme que ces points sont ceux pour lesquels les consommateurs restent attachés à la finalisation de l’achat dans un point de vente physique.

    L’intérêt d’un parcours 100 % online pour l’acheteur ?

    Ces habitudes étant bien ancrées et l’achat d’une voiture neuve restant un événement exceptionnel, quel serait pour le consommateur l’intérêt de pouvoir tout faire en ligne ? La première réponse est, sans surprise, la possibilité d’avoir des prix plus bas – argument assez logique puisque le 100% online éliminerait a priori (mais a priori seulement) les intermédiaires entre le constructeur et le consommateur. Vient ensuite le gain de temps – avantage classiquement mis en avant dans le e-commerce, mais qui n’est pas très pertinent pour un achat qu’on ne fait pas tous les jours ; en revanche, le gain de temps dans les phases de choix préalables est réel : il est indiscutablement plus rapide de passer d’un site à un autre assis dans son canapé que d’aller visiter tous les points de vente de la région. Enfin, la possibilité de comparer – avantage un peu fallacieux, dans la mesure où cette possibilité existe déjà et concerne elle aussi la partie amont du parcours.

    Ce qui est réellement en jeu pour les constructeurs

    En fait, au-delà de l’espoir de la payer moins cher, le consommateur ne tient probablement pas plus que ça à acheter sa voiture en ligne. En revanche, les constructeurs ont beaucoup à gagner et c’est bien le fond de l’argumentaire de Capgemini Consulting. Il s’agit clairement pour eux de remettre en question le modèle B2B2C qui prédomine dans la distribution automobile et qui les prive de cette chose précieuse entre toutes : l’accès direct au client et à la connaissance client.

    Cette connaissance fine est aujourd’hui en grande partie aux mains des intermédiaires qui finalisent les transactions. Et elle devient d’autant plus stratégique qu’effectivement, la tendance sera de moins en moins à l’achat de la voiture individuelle. La généralisation de la LOA ne fait que préfigurer les formules d’abonnement à des « solutions de mobilité individuelle » incluant certes le véhicule mais surtout une panoplie de services de plus en plus étendue, épargnant tout souci à l’utilisateur. Dans le modèle qui se dessine, être en prise directe avec le client final sera d’autant plus crucial pour les constructeurs que, en échange de sa fidélité, le consommateur exigera toujours plus de flexibilité et de personnalisation. Tel est l’enjeu majeur de l’entrée des constructeurs automobile dans le e-commerce.

    Cette entrée est non seulement tardive mais aussi paradoxale : dans tous les autres secteurs s’appuyant sur de solides réseaux de distribution, les marques déploient des trésors d’énergie et de technologie pour faire venir les clients dans leurs points de vente. Là, il s’agirait au contraire de court-circuiter les concessionnaires (ce qui n’ira pas sans problème, tant ils sont nombreux) et de réduire le nombre de point de vente détenus en propre, ce qui pourrait alléger les coûts de distribution mais priverait, dans un premier temps, les consommateurs d’une étape à laquelle ils sont encore attachés. Reste à convoquer à court terme l’arsenal technologique dernier cri – intelligence artificielle, simulateurs de conduite et réalité virtuelle – pour compenser cette perte d’expérience physique et réussir à vraiment vendre des voitures neuves 100% online.

    Ce qu’il faut retenir, c’est que vendre des voitures n’est pas l’objectif de ce passage au e-commerce. Ce n’est qu’une étape intermédiaire pour passer à la vente de services de mobilité sur abonnement ou ponctuellement – un domaine où la connaissance client sera clé et où les constructeurs savent qu’ils seront en concurrence frontale avec les géants du web et leurs offres de voiture autonome à la demande. Vous direz que ce n’est pas pour demain… C’est exactement ce qu’ont pensé – à tort – tous les acteurs des secteurs qui ont été « disruptés ».

    *NB : Si nous écrivons « tend à vouloir démontrer », c’est parce que le rapport s’appuie principalement sur une étude limitée à trois pays – États-Unis, Chine et Allemagne – et une enquête auprès de 756 consommateurs, un échantillon total beaucoup trop léger pour être représentatif de trois pays aussi différents et d’une population qui avoisine 1,8 milliard d’individus [Chine = 1,375 milliard (2013) / USA = 318,9 millions (2014) / Allemagne = 80,62  millions (2013) – source Banque mondiale].

  • Quand Apple et Google tentent d’uberiser les constructeurs automobiles …

    Les véhicules connectés poussent les entreprises à développer leurs technologies

    Par Jim Poole, Vice-Président Ecosystème et Business Developpement, chez Equinix

    La voiture connectée de demain est proche, et tous les éléments portent à dire qu’elle représentera une formidable avancée.
    D’innombrables opportunités semblent en effet promises aux entreprises qui sauront accéder et tirer parti des gigantesques volumes de données générées par ces véhicules sophistiqués grâce à l’Internet des Objets (IoT).
    On peut ainsi imaginer des voitures connectées se suivant entre elles et avertissant leurs conducteurs en cas d’anomalie détectée au sein d’un véhicule à proximité, de façon à éviter tout accident. Elles pourraient par exemple détecter des pièces montrant des signes de défaillance. En cas de manque de carburant, elles se connecteraient aux stations-service à proximité et recevraient des bons pour des cafés gratuits afin d’inciter les conducteurs à s’arrêter. Mais le progrès le plus époustouflant aura lieu lorsqu’elles seront totalement autonomes et capables de se conduire d’elle-même en magasin pour récupérer du café.
    Les capacités de capture et d’analyse de données des véhicules connectés se développent constamment. Cependant, pour qu’un système fonctionne correctement en dépit de la mobilité d’une automobile, il faut une interconnexion de qualité supérieure jusqu’en périphérie de réseau. En effet, dans un pays aux paysages et aux cultures aussi variés, les limites de ces réseaux sont les mêmes que celles des voitures, connectées ou pas.
    Les voitures ont tant de choses à nous dire
    Selon les prévisions de Gartner, 250 millions de véhicules devraient être connectés à Internet d’ici 2020. L’automobile deviendra alors une pièce centrale de l’IoT, qui permettra de tirer parti et de développer de nouvelles capacités de conduite autonome.
    Avec les véhicules actuels, les passagers peuvent profiter de films en streaming grâce au Wi-Fi à bord, ou solliciter une assistance urgente en appuyant sur un simple bouton. Mais cela n’est que le début. Comme l’indiquent les statistiques du constructeur Ford, les voitures ont d’innombrables histoires à nous raconter, qu’il s’agisse des modes d’accélération et de freinage, des niveaux de carburant, de la température du moteur, du niveau de batterie ou encore de l’usure des pneus. Et bien sûr, elles peuvent également communiquer sur Internet, notamment des données météorologiques et de circulation, des avertissements concernant la présence de travaux routiers, ou encore des informations sur des événements en cours dans des villes à proximité. De tels éléments peuvent se révéler à la fois pertinents et pratiques.
    Le potentiel de la voiture connectée est tel que les constructeurs ne sont pas les seuls à développer des technologies. Selon la rumeur, le projet de voiture électrique d’Apple, connu sous le nom de code « Titan », est à un stade suffisamment avancé pour remplir une page Wikipédia. Le projet de voitures autonomes de Google n’est plus un secret pour personne. Une enquête publiée par Deloitte et menée auprès de consommateurs suggère d’ailleurs que la nouvelle génération de conducteurs voudrait que leurs véhicules se comportent comme « des smartphones sur roues ». Le cabinet ajoute même qu’à l’heure où les éditeurs de logiciels prennent part au processus de construction automobile, les fabricants, eux, intègrent créent leurs plateformes propriétaires et travaillent à ce que leurs produits ne deviennent pas « des engins de grande consommation passant au second plan par rapport aux logiciels qu’ils utilisent ».
    Tandis que les éditeurs et les constructeurs automobiles s’affrontent afin de développer les voitures connectées de demain, le consommateur bénéficie d’une innovation technologique plus poussée. Pourtant, il reste encore beaucoup de travail à accomplir.
    Les tâches promises aux fabricants sont aussi basiques que de collecter et d’analyser les énormes volumes de données en provenance de leurs véhicules connectés. Autre mission à la fois complexe et essentielle dans ce contexte : celle de trier les données par ordre de priorité et de s’assurer de pouvoir réagir en temps réel, comme en cas de conduite sur une route de campagne mal éclairée et dans une zone où un cerf pourrait traverser à l’improviste.
    Nul doute que les performances, la sécurité et la rapidité d’interconnexion quelle que soit la localisation du véhicule connecté constitueront un ingrédient essentiel pour les entreprises développant de telles solutions.
    Connecté jusqu’en périphérie de réseau
    Les architectures informatiques traditionnelles, fixes et isolées dans les confins d’un datacentre d’entreprise, ne sont pas faites pour gérer des flottes connectées tout entières. Les sociétés développant de telles voitures doivent avoir l’assurance d’une connectivité supérieure sur l’ensemble de leurs réseaux, dont la périphérie est constamment redéfinie par ces véhicules. Il ne s’agit pas uniquement de satisfaire les utilisateurs : c’est également une question de sûreté.
    Les constructeurs ont besoin d’une architecture informatique interconnectée qui soit aussi agile et mobile que leurs utilisateurs, pour que ces derniers puissent accéder librement aux individus et informations nécessaires.
    Sur l’autoroute de demain, la connectivité hautes performances offerte par une architecture orientée interconnexion (IOA) peut se révéler aussi importante que des pneus hautes performances.