Étiquette : consommateur

  • Comment accompagner dans l’achat le consommateur augmenté ?

    Comment accompagner dans l’achat le consommateur augmenté ?

    Par Stéphane Vendramini chez Sensefuel

    En janvier 2007, Apple lançait son premier iPhone. La voie était ouverte à une nouvelle ère : celle des smartphones, qui, en à peine quelques années, ont révolutionné tous les comportements de la vie personnelle et professionnelle. Les smartphones sont aujourd’hui devenus de véritables assistants de vie.

    Le smartphone au centre des nouveaux modes de consommation

    Le smartphone a fait de nous des consommateurs augmentés, en rendant la recherche et la découverte de produits et services possibles, en quelques secondes et depuis n’importe quel endroit. Cette omniprésence dans nos vies va sans doute fortement s’accentuer avec l’avènement des assistants vocaux. De plus, les comportements des utilisateurs évoluent au rythme des innovations créées par les GAFAM. Ainsi, les standards très élevés concernant l’expérience client augmentent et la consommation digitale prend peu à peu le pas sur la consommation physique. Alors, une question se pose : comment les acteurs du e-commerce pourront-ils faire face à ces nouveaux comportements ?

    Recherche et commerce connecté : deux indissociables

    De nos jours, les consommateurs se tournent de plus en plus vers la barre de recherche. D’ailleurs, un consommateur sur deux déclare l’utiliser dans le cadre de son parcours d’achat. De façon générale, l’action de rechercher une information, une actualité, un produit restera au cœur du quotidien des personnes, peu importe le moyen utilisé. On entend beaucoup parler de la recherche vocale et visuelle. Elles se démocratisent et sont très certainement en train de marquer un tournant dans l’exploitation des catalogues produits. Il s’agit définitivement d’une affaire à suivre !

    Les comportements clients ont donc considérablement changé. Les niveaux d’attente et d’exigence pendant l’expérience d’achat ont atteint un degré qui requiert, de la part des e-commerçants, la maîtrise de sujets-clés. Ils se doivent par exemple de fournir à leurs clients un moyen efficace et rapide d’accès aux produits. Ne pas oublier également qu’un client qui ne trouve pas ce qu’il est venu chercher est un client perdu. Car, le cas échéant, il se tournera vers un autre site ou simplement vers Google qui le dirigera vers un concurrent.

    L’une des clés du succès d’un site e-commerce passe donc par la performance de la recherche qui elle-même s’articule autour de plusieurs piliers : la pertinence, la rapidité de réponse, l’expérience client, la capacité d’individualisation, et ce quels que soient le device utilisé. L’objectif est de toujours renvoyer des résultats en adéquation avec la recherche de l’utilisateur afin d’apporter une efficacité immédiate. Si ce service est rendu, alors la conversion sera au rendez-vous.

    Au final, la notion de consommateur augmenté est bien plus qu’un simple concept, mais une réalité concrète que les marques et e-commerçants doivent intégrer pour proposer une expérience d’achat adaptée à chaque visiteur.

     

  • Du « mobile first » à l’ère du « mobile-only »

    L’E-commerce est mort, vive le M-commerce !

    Par Xavier Brice, Directeur du Testing Digital (Byron Group)

     Il y a quelques années, le « mobile-first » était une recommandation. Aujourd’hui, il est devenu la norme. A l’heure du tout digital et de la multiplication des devices, le desktop fait presque office de dinosaure pour les nouvelles générations.

    Ces comportements créent de nouveaux besoins : du « mobile first » nous sommes désormais passés dans l’ère du « mobile-only » et le e-commerce, majoritairement façonné pour l’ordinateur, doit repenser son expérience. Pour cela, des tests en conditions réelles sont indispensables.

    À nouveau mode de consommation, nouvelle expérience d’achat.

    Aujourd’hui, la plupart des sites d’e-commerce sont construits pour une interface desktop, puis adaptés sur mobile. Si les notions de site responsive design et de mobile first sont majoritairement acquises dans le secteur, pour les nouvelles générations adeptes du « swipe », les ordinateurs semblent déjà vieux.

    En effet, les jeunes et la technologie réinventent continuellement les codes du shopping : loin d’abandonner les points de vente au profit des boutiques en ligne, il s’agit désormais de lier les deux dans une logique « phygitale » – combinant physique et digital. Pour les marques, l’enjeu est de capter le consommateur dans la rue et au sein même des magasins. Avec le mobile-only, le smartphone s’intègre donc comme nouvelle étape du processus d’achat dont la mobilité est le maître-mot.

    Néanmoins, entre le « penser mobile » et le « mobile-only », il y a une forte latence. En effet, les décideurs, qui conçoivent l’expérience et l’achat en multi-devices, n’ont pas systématiquement les mêmes usages que les utilisateurs – des millenials qui pensent uniquement « smartphone ». Dans le digital encore plus qu’ailleurs, l’écart générationnel peut être décisif.

    Pour ces décideurs, le mobile n’est pas un réflexe et, face à des problématiques d’arbitrage sur la version à développer ou les fonctionnalités à privilégier, un constat demeure : aujourd’hui encore, les sites sont pensés « desktop first » puis adaptés pour mobile. Or, face à de nouveaux modes de consommation, c’est une grave erreur : il est crucial d’inverser le développement au profit du « mobile first ». Le desktop est devenu le parent pauvre des consommateurs, il doit désormais devenir le parent pauvre des concepteurs.

    Test en conditions réelles : un enjeu business !

    Selon la Fevad, le mobile est la première source de trafic sur la quasi-totalité des sites de e-commerce. En parallèle, le m-commerce a connu une très forte croissance en 2017. De plus en plus, le mobile apparaît comme le nouveau « hub » d’accès à un ensemble de services digitaux, processus d’achats inclus.

    Cette bascule du desktop au mobile exige de nouveaux formats de sites web. Les écrans plus petits vont de pair avec la nécessité de réduire et de hiérarchiser les informations, donc de faire des choix éditoriaux radicaux. Pour ces nouveaux concepts, la phase de tests devient primordiale pour s’assurer de prendre les meilleures décisions. En effet, une expérience mal optimisée ou la présence de bugs discriminatoires pourraient pousser l’utilisateur vers la concurrence et générer une forte perte du chiffre d’affaires.

    Pour éviter cela, tester son site sur mobile est plus que jamais indispensable. Mais attention, l’expérience « mobile only » se fonde sur la mobilité. Il est donc crucial d’effectuer ces tests en conditions réelles, c’est-à-dire dans le contexte utilisateur, en dehors du bureau ou du laboratoire de test, où le Wi-Fi est en haut débit.

    De nouveaux usages impliquent de nouvelles façons de tester. Néanmoins, la phase d’apprentissage reste cruciale, que le site soit développé en mobile first ou en mobile only. Il est donc plus que jamais nécessaire de tester et de valider ces nouveaux concepts dans des conditions optimales, mais aussi – et surtout, en situation. Le « mobile thinking » est déjà acquis par les utilisateurs: les entreprises ont dont fort à gagner en l’intégrant à leur stratégie.

  • De la personnalisation à l’engagement, en passant par l’IA et les robots, le marketing se réinvente …

    A quelles nouvelles tendances marketing les marketeurs doivent prêter attention ?

    Par Ghislaine de CHAMBINE, directrice du salon e-Marketing Paris

    De l’intelligence artificielle au machine learning, en passant par le social media listening, le commerce cross canal, les marketeurs doivent décider aujourd’hui de leurs actions de demain, comment s’y repèrer ? Rendez vous sur le salon eMarketing Paris 2018 du 10 au 12 Avril à Paris Pte de Versailles 

    Il est loin le temps où Henry Ford pouvait dire, en plaisantant « Model T est disponible dans toutes les couleurs, à condition qu’elle soit noire ».Aujourd’hui, nous vivons à une époque où même si Amazon a renforcé la nécessité pour les marques de proposer des produits accessibles à des tarifs compétitifs, cela ne suffit plus. Fournir un produit, au meilleur prix et doté des meilleures caractéristiques n’est plus du tout considéré comme le saint Graal.

    De la personnalisation à l’engagement, en passant par l’Intelligence Artificielle et les robots, le marketing se réinvente chaque jour, dans un contexte où les technologies rivalisent d’offres et les réglementations se renforcent pour protéger un consommateur toujours plus exigeant.

    Alors comment faire les bons choix, en terme d’outils et solutions, pour mettre en place les actions marketing de demain ? Comment le faire en respectant à la fois le consommateur, la législation et les autres services de l’entreprise qui seront évidemment concernés par les décisions et actions marketing ? Et surtout, par quoi débuter et comment le faire ? Voici quelques tendances à prendre en compte avant de s’y engager :

    Le commerce est maintenant « Cross devices »

    Nous sommes aujourd’hui à l’ère du marketing en temps réel, qui doit offrir des expériences pertinentes, personnalisées, contextualisées et ceci sur tous les canaux.

    Les marques doivent alors se doter d’outils pour mieux utiliser les données CRM collectées en magasin, afin d’identifier et atteindre les consommateurs en ligne avec des campagnes de réengagement et de promotion.

    Heureusement, l’IA aidera les marketeurs à déterminer en temps réel le meilleur canal et les messages les plus pertinents pour une cible de consommateur encore plus précise.

     Les données, les données et encore les données

    Les consommateurs ne cessent de le dire, ils souhaitent que leurs interactions avec les marques tiennent compte de leurs besoins actuels mais également de l’ensemble de leur historique. Et d’ailleurs ils se disent prêts à partager leurs données personnelles avec les marques si elles renforcent les expériences qu’ils vivent avec elles.

    Ainsi, il est indispensable de récolter et de traiter ces données avec les bonnes technologies.Nous assistons à la fin de l’utilisation des bases de données disjointes, confinées dans des silos (par exemple, si les informations capturées lorsqu’un client consulte un site Web ne sont pas transmises à la base de données d’envoi d’e-mails, le client recevra des contenus moins pertinents et moins personnalisés).

    L’avènement des robots et de l’intelligence artificielle

    Les robots et l’intelligence artificiellecommencent à démontrer leur valeur dans un nombre croissant de domaines tels que le traitement des données, l’optimisation, la personnalisation, la segmentation des cibles en fonction des informations contextuelles.

    Ces technologies aident les spécialistes du marketing à automatiser des processus incroyablement complexes et à consacrer plus de temps au marketing créatif, plutôt qu’à des tâches d’analyse. Les algorithmes et les scénarios d’utilisation continuent à progresser, et nous allons constater tous les jours de nouveaux bienfaits à mesure qu’ils seront adoptés. Il est donc nécessaire de commencer à investir dans ces « outils ».

    Les réseaux sociaux continuent de révolutionner le marketing

    Oui, Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, Snapchat… continuent à révolutionner le marketing. Cela ne surprendra personne, les réseaux sociaux sont l’élément-clé d’une bonne stratégie de marque, en BtoC comme en BtoB.

    Toute génération confondue et encore plus pour la génération Y, dès qu’un socionaute découvre un produit, un service ou une personne qui l’intéresse, il en informe aussitôt toute sa communauté. C’est une caisse de résonnance d’une très grande puissance.

    L’autre atout majeur de ces réseaux sociaux réside dans la possibilité d’influencer une cible potentielle de consommateurs en fonction de leurs intérêts, en publiant des contenus pertinents, qui seront également partagés.

    Et puis, les réseaux sociaux sont aussi une source d’inspiration inépuisable, et ça c’est nouveau en marketing: avoir à portée de clic autant d’informations sur un marché, ses tendances… Les concurrents, les médias, les influenceurs et autres blogueurs publient chaque jour des contenus extraordinairement riches (articles, citations, visuels, infographies, études de marché, commentaires, etc.) qu’il suffit d’écouter pour bien connaître son marché.

    L’humain, encore l’humain, toujours l’humain

    Si les technologies permettent aux spécialistes du marketing d’automatiser des processus incroyablement complexes, ils ont alors plus de temps pour se consacrer au fondement même du marketing : la créativité.

    Car si bien des tâches peuvent être automatisées, elles ne sont rien si elles ne sont pas au service de la créativité. Rien ne sert de disposer des bonnes données sur les consommateurs, des outils pour disséminer les campagnes marketing si celles-ci ne sont pas créatives. Une mauvaise campagne, même parfaitement personnalisée et contextualisée, restera une mauvaise campagne. C’est comme en musique, un ordinateur peut en jouer, en créer même, mais un ordinateur n’est pas Mozart ou Bruno Mars !

    Alors pour connaître ces tendances, rien ne vaut d’en discuter avec ses pairs, rien ne vaut de rencontrer ceux qui les créent, alors, n’hésitez pas, profitez de toutes les occasions pour aller à leur découverte, comme le prochain salon e-marketing Paris (10-12 avril 2018) !

     

     

  • Les 10 commandements pour répondre au consommateur chinois

    Les 10 commandements pour répondre au consommateur chinois

    Le nouvel an Chinois (vendredi 16 février) vient de se dérouler, place désormais à la Golden Week.

    Une période synonyme de pic de fréquentation des touristes et consommateurs chinois en France, et notamment à Paris. En février 2017, la Golden Week a généré plus de 350 millions de déplacements touristiques dans le monde (China travels).

    Compte tenu de l’incroyable potentiel de cette clientèle, toujours aussi attirée par les marques tricolores, il est préférable de bien la connaître afin de bien la satisfaire.

    Adyen, expert du paiement international et omnicanal pour les retailers en boutique et en ligne, décrypte les acheteurs chinois et leurs nombreuses spécificités :

  • Etude FEVAD & Mediametrie : le mobile de plus en plus sollicité pour préparer les achats, y compris en magasin

    Le mobile de plus en plus sollicité pour préparer les achats, y compris en magasin

    D’après l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie au 4ème trimestre 2017, 37,4 millions d’internautes ont déjà effectué un achat en ligne, soit plus de 8 internautes sur 10 (83,7%). Cela représente 700 000 cyberacheteurs de plus qu’il y a un an.

    Ainsi aujourd’hui, 67% des Français sont des cyberacheteurs, contre 38% en 2007, soit une augmentation de 29 points en dix ans.

    Plus de Cyberacheteurs et, en toute logique, un profil qui se rapproche de plus en plus de l’ensemble de la population. Le cyberacheteur est aussi bien une femme qu’un homme, un jeune ou un senior.

    Au-delà du profil du cyberacheteur, toutes les populations sont désormais adeptes de l’achat en ligne : 71% des hommes, 64% des femmes sont cyberacheteurs, idem pour 48% des individus de 65 ans et plus et 80% des 35-49 ans.

    Médiametrie et la Fevad publient les résultats d’une étude exclusive « Cyberacheteurs et mobile » menée du 11 au 16 janvier 2018 auprès de 1 000 internautes dernier mois 15 ans et +. Cette étude vise à identifier et à mesurer les tendances en matière de m-commerce.

    Le mobile, une opportunité de développement pour l’achat en ligne

    Pour Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad : «Le mobile est un formidable relais de croissance pour le e-commerce. Que ce soit au domicile, au travail, dans les transports ou les lieux publics, l’étude montre que les Français sont de plus en plus nombreux à commander sur leur mobile. Ainsi, selon l’étude, déjà plus d’un internaute sur quatre a tendance à privilégier le mobile pour ses achats en ligne. Et un tiers d’entre eux prévoit d’effectuer plus d’achats sur mobile à l’avenir. Avec la généralisation de la 4G et le développement de sites et applications de plus en plus adaptés, les ventes sur mobile devraient continuer leur percée dans les années à venir. »

    Premier enseignement de cette étude exclusive : la 4G est indéniablement un facteur favorable au développement de l’achat en ligne sur mobile. 64% des internautes « dernier mois » sont équipés d’un téléphone mobile compatible 4G et plus d’un internaute sur deux (57%) a un abonnement 4G.

    Au 4ème trimestre 2017, 21% des utilisateurs de téléphone mobile ont réalisé un achat en ligne via leur mobile. C’est 5 points de plus qu’au 4ème trimestre 2015.

  • Quelles sont les habitudes des consommateurs à l’heure de la transformation du retail ?

    Criteo révèle les habitudes des consommateurs à l’heure de la transformation du retail

    Connecté par ordinateur, smartphone, tablette ou encore objet connecté, le consommateur d’aujourd’hui souhaite pouvoir réaliser ses achats à n’importe quelle heure et où qu’il soit. Son comportement d’achat et ses attentes ont évolué au fur et à mesure des développements technologiques, il est maintenant un « omniconsommateur » et son mode d’achat est quasiment imprévisible.

    Les enseignements clés du rapport

    –          Plus de 3/4 des Français sont des omnishoppers : comparés aux non-omnishoppers, ils dépensent en moyenne 5% de plus en ligne et 27% de plus en magasin.

    –          Lorsqu’ils savent ce qu’ils veulent, 72% des consommateurs ne recherchent pas un produit sur un moteur de recherche : ils le cherchent directement sur un site marchand ou de marque !

    –          Le Webrooming et le Click & Collect sont les formes d’omnishopping les plus populaires : 62% des omniconsommateurs effectuent occasionnellement leurs recherches en ligne pour finaliser leur achat en magasin (23% le font régulièrement). De même, 63% font occasionnellement leur achat en ligne et effectuent le retrait en magasin (22 % le font régulièrement).

    –          Les canaux digitaux ont un fort impact sur la notoriété : bien que la télévision capte toujours une majorité des investissements publicitaires, elle n’est plus le moteur de la notoriété. Aujourd’hui, le digital a plus d’impact que le bouche à oreille ou les magasins eux-mêmes.

    –          Dans la plupart des cas, les consommateurs n’achètent pas sur le premier site qu’ils ont visité : plus de la moitié des consommateurs visitent plusieurs site pour comparer l’offre, les prix et les délais de livraison.

    –          Les achats impulsifs sont presque aussi fréquents en ligne qu’en magasin : les consommateurs ont indiqué qu’ils sont tout aussi susceptibles de faire des achats impulsifs en ligne qu’en magasin, les produits pour bébé et prêt à porter étant les catégories les plus attirantes.

  • Les nouveaux acteurs du e-commerce alimentaire

    Supermarché en ligne, Drive : les e-commerces alimentaires qui n’attirent pas toujours les consommateurs

    Par Christophe Favresse, Directeur Commercial France de FACT-Finder

    Ces dernières années, le commerce électronique a enregistré une forte croissance dans tous les secteurs, ou presque. Un domaine fait encore exception : celui de l’alimentation. Mais la tendance est en train d’évoluer. Le e-commerce de grande consommation, bien qu’encore peu répandu avec « seulement » 54.7% de la population ayant déjà effectué un achat en ligne, a connu une croissance de 12%, depuis 2014.

    Se simplifier la vie, oui, mais pas à n’importe quel prix 

    Pouvoir trouver rapidement les bons produits parmi des milliers de références, depuis son salon, dans le bus et partout ailleurs et récupérer sa commande toute prête sans avoir à perdre son temps dans les rayons ou à la caisse. Peut-être même, recevoir ses courses directement sur le seuil de la porte ou au travail. Telle est la promesse de l’e-commerce alimentaire qui séduit les consommateurs. Mais encore faut-il que la qualité de service soit au rendez-vous et que les prix restent raisonnables.

    Pour 51 % des français*, c’est un moyen plus efficace, ils peuvent choisir l’horaire de la livraison et ainsi ne pas attendre à leur domicile. Les achats alimentaires en ligne sont aussi motivés par la volonté d’économiser de l’argent : en étant livré gratuitement et s’évitant tout déplacement. Les consommateurs français sont 33% à penser que faire ses courses en ligne est plus pratique. Recevoir une livraison à la maison ou au bureau est un atout qui a séduit 33% des consommateurs français leur permettant plus de flexibilité dans leurs vies.

    Les freins à l’e-commerce alimentaire sont multiples 

    La multiplication des magasins de proximité ces dix dernières années a été fulgurante, avec comme objectif de toucher tous les consommateurs en milieu urbain mais aussi rural, plus particulièrement ceux qui ne vont pas dans les supermarchés et les hypermarchés. Du fait de cette proximité, il est peu surprenant que l’e-commerce alimentaire n’attire que des acheteurs occasionnels.

    L’expérience d’achat compte également, selon le type de produits. Pour 48% des consommateurs français, le premier frein à l’achat en ligne est le fait de ne pouvoir voir les produits avant de les acheter. Les consommateurs par exemple, aiment voir, sentir, toucher les fruits et légumes avant de les déposer dans leurs caddies. Pratiquement autant de consommateurs (45%) préfèrent se rendre en magasin pour découvrir des produits. Un résultat qui invite les enseignes à rendre leur offre online plus séduisante afin de favoriser l’achat d’impulsion. Finalement, l’impossibilité de contrôler les dates de péremption reste un problème pour 18 % d’entre eux.

    Les nouveaux acteurs du e-commerce alimentaire 

    Le développement d’Amazon sur le marché alimentaire peut contribuer à changer la donne, en aidant certaines pratiques d’achat qui n’ont pas vraiment décollé au cours des dernières années. En 2016, le géant américain a annoncé son offensive en lançant Amazon Prime Now, son service de livraison en 1h ou 2h de plus de 18 000 produits, incluant des produits frais et surgelés. Réservée aux clients Premium, cette offre n’est à ce jour disponible qu’à Paris et ses environs.

    La concurrence n’a pas attendu longtemps. Carrefour a lancé fin 2016 le site Livraisonexpress.fr proposant une livraison en 1 heure aussi limitée à Paris et sa petite couronne. Cdiscount avait de son côté anticipé l’arrivée du géant américain en annonçant dès 2015 le déploiement d’un service de livraison en 1h30, en partenariat avec Franprix (enseigne du groupe Casino).

    La digitalisation et l’investissement dans le e-commerce alimentaire par les acteurs de la grande distribution et les groupes technologiques démontre bien une volonté de toujours proposer davantage de services et de faire évoluer la consommation des internautes. Les innovations perpétuelles de ces entreprises promettant un gain de temps, d’argent ou une meilleure expérience client, permettront-ils de faire évoluer les consommateurs français vers ces modes de distribution ?

     

  • Quand industriels et distributeurs sont amenés à repenser leur manière de collaborer

    Transformation digitale :
    Comment industriels et distributeurs échangeront-ils dans 10 ans ?

    Par Noémie Régnier,Assistante Marketing Opérationnel, Lascom

    Transformation digitale, transformation numérique ou encore transformation informatique, sont des termes que nous entendons et utilisons beaucoup ces dernières années. Aujourd’hui comme nous le montrent les dernières études, les dirigeants commencent à prendre conscience de l’importance du digital au sein de leur société. 75,6% des entreprises prévoient ainsi d’investir dans leur transformation numérique au cours des deux prochaines années.[1]

    La transformation digitale : une nouvelle approche consommateur !

    A l’ère de la digitalisation, les industriels et les distributeurs du monde alimentaire sont amenés à repenser leur manière de collaborer. Jusqu’à présent, la grande majorité des industriels se trouvaient dans une position de dépendance vis-à-vis des distributeurs. Avec l’ascension de la transformation numérique, les fournisseurs ont de nouvelles perspectives grâce à l’ouverture de nouveaux canaux tels que l’e-commerce, ou encore avec l’essor des réseaux sociaux qui leur permettent d’être plus proche des consommateurs finaux. Ainsi, en ne pensant plus simplement « produit » mais en pensant « consommateur », les industriels ont de réelles cartes à jouer grâce à la digitalisation.

    Vers un rééquilibrage des échanges entre industriels et distributeurs.

    Mais cette nouvelle approche tend à inverser la tendance des échanges et tant à évoluer vers un rééquilibrage entre industriel et distributeur. C’est une mini-révolution qui se produit aujourd’hui dans ce rapport entre industriels et distributeurs.

    Les industriels ont de plus en plus de valeur à apporter aux distributeurs de par leur connaissance des clients. Les distributeurs se retrouvent alors confrontés à des industriels qui connaissent l’état de leurs consommateurs. Avec le digital, la donne change et certaines entreprises l’ont déjà bien compris en adoptant de nouveaux usages tels que la digitalisation de leur catalogue produit ou encore en adoptant de nouveaux modes de distribution.

    Les enjeux du marché alimentaire : des changements qui impactent clairement les échanges entre distributeurs et industriels.

    Nombreux sont les enjeux du marché :

    • La complexité réglementaire
    • La sécurité alimentaire
    • L’information consommateur
    • Les réseaux sociaux
    • L’implication du consommateur partout, tout le temps
    • La rotation du portefeuille
    • L’internationalisation…

     Face à ces enjeux globaux pour tous, l’ensemble de la chaîne doit être continue dans le trio Consommateur-Industriel-Distributeur. Jusqu’à présent chacun réagissait dans son pré carré et au sein de la chaine on multipliait les réponses cloisonnées à des problèmes vus comme séparés. Mais avec le digital, c’en est fini des automations séparées.

    C’est un fait : la mise en place d’un outil collaboratif est aujourd’hui une préoccupation largement répandue chez les distributeurs et les industriels. Il n’y a plus un seul dépositaire du savoir-faire, et c’est globalement et dans la continuité qu’il faut voir les choses.

    Vers un hub collaboratif pour une chaîne d’innovation globale

    L’EDI (Échange de Données Informatisé) est historiquement l’une des premières réponses à cette démarche. Cependant aujourd’hui cette solution est une réponse limitée à quelques problèmes circonscrits, comme la transaction de facture ou la logistique.

    Depuis quelques années des outils de collaboration se mettent en place comme la gestion des appels d’offres ou encore le portail fournisseur permettant aux industriels et aux distributeurs d’échanger et de partager de la donnée de manière collaborative.

    Aujourd’hui ce n’est plus simplement de la donnée dématérialisée dont ont besoin les entreprises mais d’une « marketplace » collaborative et globale pour échanger. Un espace où l’on pourra proposer des services (veille réglementaire, espace de négociation, gestion des services de crise) et dans lequel tous les acteurs de ce secteur pourront échanger.

  • Qui est l’homme pousse-chariot ?

    En quoi ce consommateur représente une cible pertinente pour les annonceurs ?

    Etude Kantar Media 

    Les temps changent. Bien que toujours majoritaire, la sacrosainte ménagère de – 50 ans chère aux annonceurs n’est plus la seule cible de consommation à séduire. Avec 4,2 millions d’individus, les pères de famille sont de plus en plus en nombreux à gérer les courses courantes pour le compte de leur foyer. Qui est-il ? Quels types de produits va-t-il avoir tendance à consommer ? Et quel est son rapport au numérique ? Kantar Media a analysé ces « hommes pousse-chariot » et révèle en quoi ce consommateur représente une cible pertinente pour les annonceurs dans sa façon de consommer les produits.

    Qui est l’homme pousse-chariot ?

    Âgé de près de 42 ans en moyenne, il réside principalement dans les zones rurales (28% de la cible étudiée) et les agglomérations inférieures à 100 000 habitants. Il fait partie de la classe moyenne (71% des hommes pousse-chariot) et sont sous-représentés parmi les classes aisées.

    Un papa suréquipé et super-connecté qui n’hésite pas à avoir recourt à la technologie dans son processus d’achat

    Plus équipé que la moyenne des français en charge des achats pour leur foyer, ils sont plus de deux tiers à être équipés d’un smartphone (67%), soit 21 points de plus que les RDAE (46%). Ce constat est le même pour les tablettes où près de la moitié des pères de famille déclarent posséder une tablette chez eux (47% vs 31% RDAE). Ce technophile utilise son smartphone pour prendre ses décisions shopping : Les hommes pousse-chariot sont près de deux fois plus nombreux que les RDAE à s’aider de leur smartphone pour comparer les prix en magasin ou chercher des informations sur les produits qu’ils envisagent d’acheter.

    Un « smartshopper » adepte du ROPO

    Comparé à notre Responsable des Achats Elargi, ces père connectés ont nettement tendance à jongler entre les offres on et offline. Ils sont plus de la moitié (53%, +9 points vs RDAE) à rechercher des informations en ligne avant d’acheter en magasin. La démarche inverse est aussi vraie : 33% (+10 pts vs RDAE) de ces papas recherchent des informations offline puis vont finalement acheter leur produit sur internet. Ils confirment ainsi leur statut de « Smartshopper » : s’ils aiment les grandes marques, ils ne sont pas prêt à payer le prix fort pour les avoir et utilisent toutes les ressources nécessaires pour se les procurer à moindre prix : coupon de réduction, comparateur de prix, achat groupé.

    Un méga-consommateur en puissance ?

    43% des hommes pousse-chariot sont des méga-consommateurs1, ce sont 10 points de plus que l’ensemble des responsables des achats élargis (RDAE). Cette tendance à surconsommer fait de lui une cible qui contribue fortement au volume d’achat généré sur différents domaines de consommation : boulimique pendant ses emplettes, il achètera en fréquence et en variété. Ainsi, lorsque l’on regarde en détail certains produits, et notamment les aliments transformés, les pères de familles qui assurent les courses courantes seront plus nombreux à consommer des pizzas au moins une fois par semaine (24,3% vs 13,1% pour les RDAE), des salades et sachets traiteurs (+10,9 pts) et dans une moindre mesure des plats cuisinés (+6,9 pts).

    Un individu dualiste dans son comportement d’achat

    Si notre homme pousse-chariot aura tendance à sous-consommer les produits lights et les alicaments, il présente une certaine dualité dans sa logique d’achat. Pressé, il achètera bien volontiers des produits faciles et rapides à préparer, traduit ici par le comportement « Food Express ». Paradoxalement, nos papas seront plus nombreux à consommer des produits biologiques par rapport aux RDAE, affichant ainsi leur volonté d’acheter des produits plus qualitatifs lorsqu’ils trouvent le temps pour les préparer.

  • Quand les achats online sont liés à l’ennui de l’internaute …

    Les 7 motivations à l’achat en ligne selon Aol

    L’étude révèle que 11 % des achats online sont dus à l’ennui du consommateur…  

    AOL publie les résultats de son étude décrivant les motivations de l’achat en ligne. Menée avec InsightNow, cette étude a été réalisée auprès de consommateurs en ligne afin d’analyser leurs comportements et motivations d’achat à l’heure du « tout connecté ». Aol a étudié près de 20 000 situations d’achats en ligne couvrant 16 catégories de produits. Les résultats de l’enquête ont permis de distinguer sept grands types de situations définissant les comportements d’achats en ligne.

    Tout acte d’achat commence toujours pas un besoin. Pour les responsables marketing, les campagnes doivent même faire appel à des besoins d’achat rationnels. Seulement ce n’est pas toujours le cas. En effet, il existe des marques qui, via d’excellentes campagnes marketing, arrivent à créer un besoin chez des millions de consommateurs et ce pour des produits dont ils ne ressentaient pas concrètement l’utilité.

    Selon les résultats de l’étude, plutôt que la raison, c’est l’émotion qui motive près de 66 % des situations d’achat, soit près de la moitié des achats effectués. L’enquête démontre même que 11 % d’entre eux sont dus à l’ennui et 18 % à la volonté de prendre du « temps pour soi » !
    En d’autres termes, une majorité de situations d’achat en ligne sont liées à la satisfaction d’un besoin émotionnel. Pour les marques, il s’agit d’une opportunité en or, à condition qu’elles puissent créer des campagnes onlines répondant à ces besoins émotionnels !

    La frontière entre les canaux de vente (digitaux et physique) disparaît 

    La technologie améliore les expériences d’achat et, même bien souvent, éclipse les points de vente physiques. Mieux informé, plus influent et constamment connecté, le consommateur ne fait guère la différence entre une expérience online et une expérience offline, notamment grâce à l’expansion rapide du mobile. L’enjeu pour les responsables marketing est donc de concevoir des expériences digitales aussi riches et séduisantes que celles que connaissent les consommateurs en magasins.

    Les efforts des marques sont souvent efficaces sur les canaux marketing offline. Les produits sont depuis toujours présentés dans leur contexte d’utilisation, ce qui permet aux marques de satisfaire les besoins émotionnels humains et d’être en symbiose avec l’état d’esprit du consommateur. Charge donc aux marques de transposer cette expertise offline dans le monde numérique. En effet, on constate bien souvent, que contrairement aux points de vente physiques, les produits sont présentés sur fond blanc, sans aucun contexte, frustrant ainsi l’utilisateur dans son parcours d’achat.

    Les annonceurs doivent mesurer le succès de leurs campagnes à plus long terme

    Les outils d’analyse de marketing digital utilisés par les marques pour évaluer l’impact de leur stratégie ne s’intéressent souvent qu’aux interactions numériques mesurables. Or, les tendances actuelles en matière d’e-shopping montrent que d’autres aspects doivent être pris en considération. La relation émotionnelle et durable qu’entretient un consommateur avec une marque joue un rôle important dans l’environnement actuel d’e-shopping. En conséquence, les marques devraient s’appuyer sur des indicateurs de mesure du succès plus larges et non pas uniquement ceux qui sont axés sur les revenus à court terme. Les associations à long terme que crée le consommateur au fil du temps peuvent donner de très bons résultats tout au long du cycle de vie client.

    En conclusion de cette étude, AOL préconise :

    • La création des expériences de shopping numériques plus complètes, en adéquation avec les besoins émotionnels des consommateurs ;
    • L’engagement d’une relation à long terme avec le consommateur et la création d’une expérience positive lors de chaque interaction ;
    • De rendre facilement accessibles l’achat en ligne depuis n’importe quelle page, c’est-à-dire d’être là où se trouve le consommateur connecté ;