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  • Moderniser les points de ventes pourquoi faut-il jouer la carte du commerce connecté ?

    L’avènement du retail connecté : un axe de différenciation pour les marques

    Par Michel BASSOT, Directeur Général de Bigben Connected

    Le secteur de la distribution connait de profondes mutations qui l’amènent à se transformer sous l’impulsion du digital. Dans ce contexte, les circuits de distribution traditionnels s’effacent au profit de dispositifs plus complexes et connectés. Ainsi, nombre d’enseignes et de marques déploient des moyens importants pour moderniser leurs points de vente et jouer la carte du commerce connecté.  Au regard de ces éléments, il apparait que les enseignes comme les marques travaillent main dans la main pour offrir aux clients une expérience utilisateur toujours plus engageante. Pour ce faire, force est de constater que de nombreux dispositifs cohabitent pour donner vie aux solutions dites de retail connecté. De manière générale, ces dernières ont pour point commun de s’appuyer sur une analyse poussée des données (transactionnelles, stocks, etc.).

    La forte montée en puissance des approches prédictives

    Au-delà de ce prérequis, une nouvelle tendance émerge à grande échelle, portée par l’avènement des dispositifs prédictifs qui viennent profondément faire évoluer les usages en vigueur. Ces systèmes prédictifs ont pu voir le jour grâce à la maturité des systèmes d’analyse de données (Big data) qui occupent une place centrale dans les stratégies de développement des professionnels du retail.

    Ainsi, grâce à l’approche prédictive, des algorithmes pourront permettre de gérer différentes étapes, par exemple les réapprovisionnements automatiques des boutiques, la gestion des assortiments des produits en fonction de la taille et de la disposition des points de vente, la détection des zones chaudes et froides en linéaire, etc. Il sera aussi possible d’intégrer dans son approche différents éléments de géo marketing et d’appréciation du taux de transformation au regard du trafic entrant en point de vente.

    Prendre en compte la notion d’omnicanalité

    Un autre point-clé du commerce connecté est indiscutablement lié à la bonne mise en application d’une approche omnicanale. Les canaux de vente digitaux et physiques se complètent alors et permettent au consommateur de pouvoir retirer son produit en boutique suite à une commande en ligne ou inversement, de passer commande en boutique et de recevoir son produit à son domicile en cas d’indisponibilité en point de vente.

    Préparer son projet dans une logique industrielle

    Au regard de ces quelques éléments permettant de donner des pistes de réflexion pour lancer un projet de retail connecté, il est aussi important de bien prendre de la hauteur pour cartographier précisément les étapes à mettre en place. Un travail entre les équipes commerciales, marketing, informatique et logistique sera notamment nécessaire pour y arriver. Attention donc à associer dès le départ les équipes concernées pour prendre les bonnes orientations.

    Le commerce connecté va devenir un incontournable pour les professionnels de la distribution. Les acteurs qui prendront en compte ce point pourront alors dynamiser leur présence et répondre aux nouveaux usages des consommateurs. Attention à ne pas rater le virage du digital.

     

     

     

  • Véhicules connectés : vers une disruption imminente de la filière automobile

    Véhicules connectés : vers une disruption imminente de la filière automobile

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil & Marketing, Valtech France

    La digitalisation des usages et l’évolution des technologies vont impacter le secteur de l’automobile plus vite qu’on ne le pense. Comme le téléphone, devenu smartphone, notre voiture est en passe de devenir une smart car, donnant naissance à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux écosystèmes d’innovation. Vous avez dit disruption ?

    La nouvelle révolution automobile

    Alors que pour les longs trajets, les américains préfèrent utiliser les bus ou les avions, en Europe, la voiture reste le moyen de transport le plus souvent utilisé. Les constructeurs européens réfléchissent donc à la façon de transformer le véhicule en capitalisant sur les différentes possibilités offertes par les nouveaux usages et services connectés. Intégrant de plus en plus des technologies émergentes, depuis l’Intelligence Artificielle ou les capteurs, en passant par la domotique et la reconnaissance vocale, les véhicules intelligents sont déjà en cours de construction.  Selon les experts, le véhicule du futur se situera à mi-chemin entre un véhicule connecté et une plateforme de services. Celle-ci capitalisera largement sur l’économie de partage, un phénomène sociétal en pleine progression. Le conducteur n’étant plus obligé de poser les mains sur le volant en permanence, la voiture deviendra un salon ambulant, une sorte d’extension mobile de notre domicile ou de notre bureau.

    Faire du trajet un moment d’infotainment 

    Au travers de cette plateforme intelligente, le conducteur pourra, par exemple, se connecter aux réseaux sociaux ou recevoir des informations météo géolocalisées. Une appli mobile pilotera ces usages, grâce à un paramétrage qui permettra de proposer une offre à la carte, dans une logique servicielle. Cet espace de voyage connecté, articulé autour d’une logique d’infotainment, transformera nos longs trajets en des expériences de divertissement agréables et reposantes. Finie la Peugeot de papa. Le véhicule du futur sera un véritable système d’exploitation ambulant. Jugez-en plutôt : Il y a dix ou quinze ans, un avion intégrait 8 millions de lignes de codes alors que dans un véhicule connecté, on en compte aujourd’hui plus de 100 millions. Dès lors, à l’image des Apple et des Samsung qui ont évolué de l’informatique vers les téléphones portables, les constructeurs automobiles demain seront-ils les mêmes qu’aujourd’hui ou seront-ils disruptés par les GAFAM et autres fabricants de logiciels ?

    Un marché juteux

    En 2021, 7% des revenus automobiles proviendront des services autour des véhicules connectés. Une partie de ces revenus pourrait même venir de la publicité géolocalisée et personnalisée, intervenant pendant les déplacements. Ce marché juteux attire vers le secteur de l’automobile de nouveaux acteurs, qu’il s’agisse des leaders technologiques comme les GAFAM ou les Samsung, experts de la mobilité connectée ou bien des start-ups diverses et variées, spécialisées dans la domotique, la reconnaissance vocale ou les capteurs. S’il est certain que cette révolution aura un impact profond sur la manière dont les automobiles seront conçues et fabriquées, elle devra s’appuyer sur un écosystème d’acteurs innovants, sans oublier d’y impliquer les intervenants traditionnels, également concernés par cette évolution comme Bosch, Valeo ou Michelin. Dans ce paysage automobile en pleine recomposition, l’étendue des acteurs impliqués et les multiples écosystèmes d’innovation à l’œuvre expliquent pourquoi le sujet est aussi complexe.

    De nouveaux modèles économiques

    De nouveaux modèles de revenus, enchevêtrés les uns aux autres, découleront de la vente des véhicules, des logiciels et des applis servicielles. Les constructeurs automobiles sont conscients de l’enjeu. Ils vivent ce changement, non seulement comme une transformation de leur activité économique, mais aussi comme une évolution radicale de leur cœur de métier. L’urgence pour eux consiste à poser les vraies questions. Dans ce nouveau métier qui se dessine, où le service va être fondamental, quels sont leurs atouts et leurs savoir-faire ? Ce monde automobile à l’ancienne, avec l’image du concessionnaire et celle de l’atelier où s’activent des techniciens en blouse bleue, maculés de cambouis, saura-t-il évoluer pour gérer des plateformes logicielles et des services ? Saura-t-il séduire les Millenials, moins sensibles à la notion de possession qu’à la notion d’expérience et plus enclins à faire confiance aux GAFAM ?

    Le véhicule connecté va devenir une véritable poule aux œufs d’or pour le plus grand bien de la filière automobile et de notre économie toute entière. Mais seule la capacité des constructeurs à travailler dans des écosystèmes d’innovation, le plus en amont et le plus tôt possible, permettra à ces professionnels de se positionner en innovateurs et de retirer des revenus substantiels, dans la nouvelle ruée vers l’or qui les attend.

  • Le pop-up store, concept incontournable du commerce connecté ?

    Le Pop-up store et le commerce connecté

    par Sophie Lubet, Directeur du Pôle Retail de Comexposium – événement
    Paris Retail Week 

    « Store is the new black »! Clairement, le magasin est en pleine mutation, faisant la jonction entre le commerce physique et digital. Une complémentarité on-off qui se concrétise de plus en plus au sein de magasins éphémères, privilégiant des services innovants à un consommateur toujours plus connecté.

    Le pop-up store, prolongement du retail digital

    Une grande boutique, une immense affiche et un « snapbot », autrement dit, un robot vendeur de lunettes : voici la description du pop-up store que Snapchat avait ouvert à New York en décembre dernier, pour proposer à la vente ses fameuses lunettes connectées, les « Spectacles ». De fait, même les plateformes sociales se mettent aujourd’hui à installer des pop up stores. C’est peu dire donc que l’engouement pour ce format se confirme.

    Cette stratégie marketing consiste à ouvrir des points de vente pour une durée limitée s’est d’emblée imposée aux jeunes marques qui disposaient uniquement d’un site e-commerce. Ne pouvant supporter le coût d’un loyer annuel, elles ont commencé à loué des lieux pour quelques jours. Comme la marque de joaillerie Gemmyo, qui avait ouvert un pop-up store à Beaugrenelle, pour permettre aux visiteurs d’essayer les modèles commandables sur le Web afin de voir comment les visiteurs réagissaient en découvrant physiquement son univers.

    Ce que confirme le Retailscope 2016[1] : pour 52% des Français interrogés, les pop-up stores constituent une bonne façon de découvrir des nouvelles marques. C’est aussi une façon pour les jeunes pousses de rencontrer physiquement leurs clients et de faire marcher le bouche-à-oreille.

    Le pop-up store, une tendance qui s’industrialise

    A tel point qu’un nouveau métier est né : celui de vendeur de m² commerciaux éphémères. C’est le nouveau business développé notamment par Storefront ou My pop corner.

    Le mass market n’a pas résisté longtemps : Camaïeu, Celio, Kiabi, Monoprix, Habitat, Ikea… La liste est longue de toutes ces enseignes « en dur » qui ont compris que les pop-up leur assuraient une large couverture médiatique, du fait du caractère événementiel du concept. Citons aussi le cas plus inédit de Lidl, qui avait ouvert un magasin éphémère pour présenter sa collection de skiwear. Avec un concept particulièrement innovant : les clients pouvaient photographier la collection, tester des modèles, les acheter et les faire livrer chez eux. Dans ce cas précis, l’option pop-up a été retenue pour réaliser un coup de com et focaliser l’attention sur un nouveau marché investi par Lidl, à savoir la mode.

    Même les grandes maisons ont succombé au phénomène. A l’image de Louis Vuitton, qui vient d’ouvrir sa première boutique éphémère en Italie. Avec dans l’idée de rajeunir son image et de tester de nouveaux lieux de vente, afin de sortir des sentiers battus.

    Nouvelle tendance à souligner, les e-retailers surfent eux aussi sur la tendance et ouvrent leur point de vente physique. C’est notamment le cas de l’entreprise du web Birchbox qui ouvrira sa première boutique parisienne en avril prochain.

    Car la créativité est au rendez-vous : pour immerger les visiteurs dans leur univers, les marques mettent en place des dispositifs originaux, bien souvent ultra connectés et, au bout du compte, hors normes. Un pop-up store tout de rouge vêtu avec des « face designers » qui proposent des séances de make-up sur mesure pour Armani Beauté, « un lavomatic orange » grandeur nature pour Hermès, dans lequel le public est invité à venir passer ses carrés de soie dans une machine à laver… Bref, l’imagination est sans limite. Dans le jargon marketing, on parle même de concept « guérilla » : c’est-à-dire frapper fort sur une courte période afin de motiver les foules.

    Le pop-up store, à la fois physique et virtuel, le modèle retail de demain ?

    Dove s’est particulièrement illustré en la matière. En même temps qu’elle a installé son pop-up store au cœur de Paris en décembre, la marque d’hygiène et de beauté a mis en place un e-shop éphémère… qui propose les mêmes services que le pop-up physique, comme la possibilité de faire graver un message sur ses savons, d’acheter des soins sur mesure ou des exclusivités.

    Les avantages de cette double opération sont triples : encore inédites, ce type d’ouvertures conjointes s’apparente à un nouveau vecteur pour générer du trafic et des ventes. Il couvre aussi une cible plus large ; enfin, il se distingue en proposant une activité e-commerce inhabituelle (livraison éphémère, catalogue de produits inédits…).

    La clé pour rester concurrentiel en 2017 ? Faire de l’expérience client LA priorité. Pour ce faire, le magasin, qu’il soit virtuel ou physique, doit passer d’un espace purement transactionnel à un espace d’expérience de la marque, de divertissement. Et il n’y a rien de mieux que les boutiques éphémères pour répondre rapidement et efficacement à ces nouvelles exigences…

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • La résilience ou le b.a.-ba du magasin connecté

    Digitalisation des points de vente : pas de recette miracle ?

    Par Stanislas de Cordoue, Directeur marketing Hub One Mobility

    Loin des expérimentations tâtonnantes de ces dernières années, les initiatives de digitalisation de points de vente se généralisent et sont désormais intégrées plus globalement aux stratégies des enseignes. Celles-ci ont véritablement gagné en maturité, conscientes que commerce traditionnel et e-commerce ne sont plus opposés mais clairement complémentaires.

    La Fnac, Décathlon, Apple, Kiabi… les marques l’ont bien compris : seule une approche moderne, en parfait accord avec les évolutions technologiques et les nouveaux comportements d’achat, leur permettra de rester dans la course. Ajoutez-y un parcours client repensé, un calcul du ROI aussi délicat qu’approximatif et l’intégration plus ou moins réussie au modèle économique de l’entreprise et vous obtiendrez sans doute la recette miracle d’un projet de digitalisation. Vraiment ? Car au-delà des prérequis de performance, de productivité et de rentabilité, prend-t-on réellement la peine de considérer tout l’envers du décor ? Exit l’effet « wahou » des accessoires et derniers gadgets à la mode, il faut inscrire sa démarche de transformation numérique dans la durée et examiner plus que jamais l’ensemble des facteurs techniques, culturels et humains, pourtant relégués au second plan au profit de l’efficience opérationnelle.

    La résilience, ou le b.a.-ba du magasin connecté

    Un projet de digitalisation doit indéniablement s’inscrire dans une stratégie claire et pensée en amont. Relever les défis du digital, de l’omnicanal et bientôt de l’open omnicanal, devient crucial pour les marques. Cependant, elles ont tendance à considérer le projet uniquement sous l’angle de l’éternelle course à la productivité et à se poser les questions classiques : comment améliorer l’expérience client et optimiser la rentabilité du point de vente ? Comment mesurer le ROI ? Quelles innovations choisir pour se différencier de la concurrence ?

    Or, un tel concept de transformation doit être anticipé dans sa globalité et obligatoirement se baser sur une infrastructure résiliente. Cette condition supplante les précédentes car comme dans tout projet de mobilité, les équipements et solutions logicielles se doivent d’être opérationnels 365 jours par an. En effet, s’agissant d’outils professionnels, il est impératif de garantir leur bon fonctionnement et leur résilience en toute situation.

    Il est parfois difficile de faire concilier la pérennisation d’un concept avec l’irrésistible envie de céder aux dernières tendances technologiques, de nombreux magasins n’étant pas dimensionnés pour accueillir ces ambitions. Équipement vétuste, connexion au réseau informatique limitée, taille des locaux trop modeste… sont autant de contraintes à évaluer en amont du déploiement. Ainsi, avant de céder à la pression des gadgets de dernière génération, il faut s’assurer que les infrastructures informatiques et réseaux sont prêtes à accueillir et à supporter les technologies et les nouveaux usages qui vont être mis en place. Et qui dit nouveaux usages, dit nécessairement accompagnement au changement.

    La digitalisation, un vecteur d’opportunités RH souvent délaissé

    L’accompagnement au changement des collaborateurs constitue une composante importante de la transformation digitale. C’est un soutien essentiel visant aussi bien à former et informer les collaborateurs sur les nouveaux usages, qu’à les rassurer sur la complémentarité des ressources humaines avec les outils technologiques. Le défi est en réalité d’embarquer la DRH dès la genèse même du projet. En effet, le magasin connecté constitue une formidable opportunité d’impliquer les salariés et de les faire adhérer à l’entreprise.

    Disposer d’une adresse email, d’un accès intranet, d’outils informatiques permettant de s’informer ou encore de poser ses congés… tous ces mécanismes qui peuvent sembler acquis, sont autant d’avantages que ne possède pas un vendeur en magasin. Sans poste informatique dédié et souvent sans adresse email, il n’a généralement pas d’identité numérique professionnelle propre. Il est donc difficile, voire impossible, de l’embarquer dans la dynamique de l’entreprise.

    L’accompagnement RH des enseignes doit donc également se faire d’un point de vue culturel, en prenant en compte le profil des collaborateurs d’aujourd’hui. Avec une génération hyper-connectée et hyper équipée, le décalage avec le monde de l’entreprise et ses ressources technologiques parfois insuffisantes peut mener à une véritable rupture entre les sphères privée et professionnelle. Voire à une fracture culturelle entre l’entreprise et le salarié.

    Mettre à la disposition des collaborateurs des outils simples, avec un accès à des fonctionnalités basiques comme par exemple prendre connaissance des postes qui se libèrent en interne ou tout simplement remonter des informations, peut induire chez ces derniers des changements bien plus importants qu’on ne le croit. Placés au service de l’efficacité opérationnelle RH, ces avantages constituent des éléments différenciants dans la fidélisation des collaborateurs et le recrutement de nouveaux talents.

    En matière de digitalisation du point de vente, il n’existe pas de recette miracle, seulement de bons réflexes. Impliquer la DRH en amont du concept, au même titre que la DSI, ainsi que l’ensemble des collaborateurs concernés semble néanmoins constituer l’ingrédient fondamental dans la réussite de ce type de projet.

     

  • Spécial MWC Barcelone – Ford propose une nouvelle expérience client avec SYNC 3

    Ford s’apprête à lancer son nouveau système multimédia connecté SYNC 3 en Europe,

     A la clé : permettre aux conducteurs de contrôler leurs smartphones, la radio, la navigation et la climatisation avec davantage de commandes vocales.

    Encore plus rapide et performant, SYNC 3 dispose d’un nouvel écran tactile 8’’. Il suffit d’activer la commande vocale sur le volant et de dire “J’ai besoin d’un café”, “J’ai besoin de carburant”, ou “Je cherche un parking”,  et les conducteurs pourront trouver les cafés, les stations-service ou les parkings à proximité, mais aussi localiser les gares, les aéroports et les hôtels. Le système de navigation prendra le relais pour guider le conducteur vers la destination sélectionnée.

    Présenté pour la première fois au Mobile World Congress de Barcelone à bord du nouveau Kuga, lui aussi révélé lors de l’événement, SYNC 3 sera lancé en Europe dès cet été sur Mondeo, S-MAX et Galaxy.

    “SYNC 3 va permettre l’arrivée de nouvelles innovations en termes de mobilité connectée et d’expérience client”, explique Christof Kellerwessel, ingénieur en chef de Ford Europe, en charge de l’électronique et des systèmes électriques. “Conçu comme une extension des smartphones via un écran tactile intuitif qui prend le relais, SYNC 3 comprend un langage plus conversationnel. Ce nouveau système est plus rapide et offre une interface graphique facile à lire”.

    SYNC 3 est encore plus intuitif et centré sur l’utilisateur

    SYNC permet déjà aux conducteurs de 15 millions de véhicules dans le monde de contrôler vocalement un grand nombre de fonctionnalités essentielles de leur voiture. Pour développer SYNC 3, Ford a recueilli plus de 22 000 commentaires et tiré de nombreux enseignements de différentes enquêtes pour s’assurer que la nouvelle version permette la meilleure expérience utilisateur jamais conçue à ce jour.

    L’objectif principal est de faciliter l’accès aux fonctions essentielles en mettant les options que les clients utilisent le plus directement à leur portée. Le système a été encore amélioré et fluidifié grâce à une meilleure puissance de traitement et une réduction du nombre d’étapes nécessaires pour une commande.

    SYNC3 est désormais disponible avec cinq nouvelles langues* et propose plus de versions locales de l’abonnement gratuit à l’assistance d’urgence. Dans le cas d’un accident important, l’assistance d’urgence se connecte au smartphone du conducteur par Bluetooth afin d’aider les occupants du véhicule à contacter les services d’urgence dans la langue appropriée pour la région.

    SYNC 3 inclut Apple CarPlay et Android Auto

    Dès cette année, les propriétaires de véhicules équipés de SYNC 3 auront plus de choix dans la façon dont ils accèdent à leurs smartphones dans la voiture :

    • Les utilisateurs d’iPhone peuvent également activer Apple CarPlay, la manière la plus intelligente et la plus sûre d’employer son iPhone en voiture et qui permet aux conducteurs de passer des appels téléphoniques, d’écouter de la musique, d’envoyer et de recevoir des messages, d’obtenir des itinéraires de navigation optimisés selon l’état du trafic, et plus encore, tout en restant concentrés sur la route. Le système est également compatible avec Siri Eyes Free pour iPhone, qui permet via Siri un accès simplifié à l’iPhone connecté par Bluetooth.
    • Les utilisateurs d’Android™ peuvent quant à eux activer Android Auto™. Android Auto rend les applications et les services, comme Google Search, Google Maps et Google Play, accessibles de façon sécurisée et totalement intégrée.

    Des mises à jour de logiciels sont automatiquement disponibles en Wi-Fi, une fois que le véhicule est stationné dans l’allée ou le garage du conducteur et que le réseau Wi-Fi domestique est accessible.

    “Plus simple d’utilisation et plus intuitif, SYNC 3 offre une expérience comparable à celles des smartphones grâce à son nouvel écran multitouche et ses fonctions de zoom par pincement et mouvement par glissement, mais aussi grâce à sa nouvelle fenêtre de recherche simplifiée, semblable à un moteur de recherche Internet”, détaille Christof Kellerwessel.

    De nouvelles applications compatibles et révolutionnaires avec AppLink

    Présentée en Europe en 2013, la technologie SYNC AppLink de Ford permet déjà aux conducteurs d’avoir accès à un large éventail d’applications smartphones, dont Spotify, Audioteka, Cityseeker by Wcities, Goal Live Score, Radioplayer…

    Aujourd’hui, avec le lancement de SYNC 3, Ford rend de nouvelles applications disponibles, dont MyBoxMan et HearMeOut, premières applications de ce genre pour l’automobile.

    Conçu par FretBay, MyBoxMan a retenu l’attention de Bill Ford, président exécutif de Ford,durant le “SYNC AppLink Developer Challenge de Dublin”. MyBoxMan permet aux conducteurs de livrer un colis pour un particulier et de gagner approximativement de 5 à 8 euros pour un simple trajet de 5 Km.**

    HearMeOut est la première application de réseau social à commande vocale au monde. Elle permet aux conducteurs d’enregistrer des messages audio de 42 secondes, puis de les partager sur Facebook et Twitter, mais aussi d’écouter les messages audio des personnes qu’ils suivent. Cette application n’est pour l’instant disponible qu’au Royaume-Uni sur Android.

    “Les conducteurs n’ont jamais eu accès à des applications de ce type lors de leurs déplacements en voiture. MyBoxMan et HearMeOut ouvrent de nouvelles possibilités pour les conducteurs qui souhaitent rester connectés ou même gagner de l’argent en se déplaçant”, estime Scott Lyons, en charge du développement commercial des véhicules connectés et des services de Ford Europe. “MyBoxMan est un service de livraison sociale innovant qui permet une utilisation intelligente de sa voiture sur des trajets usuels”.

    Parmi les nouvelles applications disponibles pour SYNC 3 en France, notons également l’arrivée d’AccuWeather, leader mondial dans l’information météorologique numérique, qui aide les conducteurs à planifier leurs voyages en fonction des conditions météorologiques et les alerte à l’avance des conditions défavorables. La fonction MinuteCast® utilise une adresse ou une position GPS exacte pour fournir en temps réel les prévisions météo.