Étiquette : confiance

  • Quand 58 % des consommateurs français privilégient désormais les marques des distributeurs

    Shopper Preference Report.

    Bazaarvoice  a réalisée « Shopper preference Report »auprès de plus de 8 000 consommateurs dans le monde dont 1062 en France, l’étude montre qu’à mesure que l’inflation continue d’affecter les budgets des ménages, les consommateurs sont incités à modifier considérablement leurs habitudes d’achat. L’accessibilité financière et la confiance sont désormais des facteurs clés dans leurs décisions d’achat. Les catégories les plus touchées incluent l’épicerie (61 %), les aliments et boissons (50 %) et la santé et la beauté (24 %).

    En France, l’étude révèle les tendances suivantes : 

    Les Français sont plus vigilants quant à leur budget et adoptent des stratégies pour faire des économies : 50 % optent pour des marques moins chères, 46 % retardent les achats non essentiels, et 33 % utilisent activement des coupons et des codes de réduction.

    Les programmes de fidélité connaissent également une participation accrue, avec 30 % des consommateurs qui rejoignent des programmes pour accéder à de meilleures offres. Par ailleurs,  45 % ont commencé à faire leurs courses plus fréquemment dans les magasins discount.

    Les marques de distributeur gagnent du terrain face à l’inflation

    L’enquête révèle également que 58 % des consommateurs français se sont tournés vers les marques de distributeurs. Les prix plus bas (73 %) restent le principal facteur, mais une qualité améliorée (50 %) et des avis positifs (32 %) contribuent également à la fidélisation des consommateurs envers les marques de distributeurs.

    La confiance et l’authenticité influencent les décisions d’achat

    L’authenticité est primordiale, car 45 % des consommateurs français citent les avis de véritables clients comme le principal facteur dans leur décision d’achat finale. Les consommateurs font confiance aux contenus comprenant des descriptions de produits détaillées (41 %), des photos/vidéos réelles (28 %) et des retours équilibrés (31 %). En revanche, ils se méfient des avis trop positifs et génériques (44 %) et des volumes d’avis suspectement élevés en peu de temps (32 %).

    L’influence croissante des réseaux sociaux sur les décisions d’achat

    Un tiers (26 %) des consommateurs français affirment que les réseaux sociaux leur ont fait découvrir de nouveaux produits, tandis que la même proportion (26 %) les utilisent pour comparer prix et produits.
    Les vidéos courtes (36 %) et les avis clients (37 %) sont les formats de contenu les plus fiables. Cependant, l’honnêteté reste primordiale : 52 % se méfient des contenus créés par des influenceurs semblant trop promotionnels, et 35 % estiment que l’authenticité vient des créateurs qui reconnaissent les avantages et les inconvénients d’un produit.

    L’avenir des achats

    Malgré des préoccupations financières persistantes, les consommateurs sont curieux des expériences d’achat innovantes. Près d’un quart (23 %) sont enthousiasmés par les cabines d’essayage intelligentes, et 34 % sont attirés par la visualisation des produits en réalité augmentée.

    « Dans un contexte persistant d’incertitude économique, les consommateurs adoptent des comportements plus réfléchis et stratégiques », déclare Emmanuel Gerbier, senior director EMEA Client Success chez Bazaarvoice. « Les marques et les distributeurs qui misent sur l’accessibilité, la confiance et un engagement authentique, notamment grâce au contenu généré par les utilisateurs, seront les mieux préparés à répondre aux attentes en constante évolution des consommateurs. »

    Pour plus d’informations sur l’étude, consultez le Shopper Preference Report 2025

  • Etude Adobe : il est impératif d’informer les consommateurs sur les dangers des deepfakes

    Future of Trust 

    Une nouvelle étude d’Adobe, intitulée “Future of Trust”, révèle que la population française est de plus en plus préoccupée par les fausses informations relayées au sein de la société et ne sait pas vraiment où trouver des faits et informations dignes de confiance sur Internet.

    Près des trois quarts (73 %) des personnes interrogées estiment qu’il est difficile de contrôler la véracité du contenu numérique (vidéos, images) et 67 % craignent que de fausses informations et autres « deepfakes » ne perturbent les prochaines élections.

    L’étude “Future of Trust” d’Adobe s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 1 043 adultes résidant en France.
    Elle met en lumière les inquiétudes des Français à l’égard de la désinformation liée à l’IA.

    Les principales données recueillies dans le cadre de cette étude mettent en évidence :

    Dans un climat d’érosion de la confiance dans les contenus numériques, les consommateurs se soucient de l’intégrité des élections.

    • Sur 10 personnes interrogées en France, sept (67 %) craignent que la désinformation n’influence les élections.
    • Une personne sur six (16 %) a vu du contenu généré par l’IA concernant des personnalités politiques au cours des six derniers mois.
    • Sans outils répandus pour les aider à discerner le vrai du faux, 78 % affirment qu’il devrait être interdit aux candidates et candidats à une élection de faire appel à l’IA générative dans leurs contenus de communication électorale.

    La difficulté de vérifier les informations, imputable au manque de formation sur les outils.

    • 73 % des personnes interrogées admettent éprouver des difficultés à vérifier si le contenu consulté sur Internet est fiable ou non.
    • 85 % estiment qu’il est important de disposer d’outils permettant de s’assurer de la véracité du contenu.
    • Or, la moitié de l’échantillon (51 %) juge aujourd’hui impossible d’authentifier un contenu généré par l’IA.
    • Alors que seules 40 % des personnes ont utilisé des outils de recherche en ligne pour les aider à repérer les fausses informations, 19 % ont regardé des tutoriels vidéo.
    • Si la génération Z forme le groupe démographique le plus confiant en sa capacité à détecter les fausses informations, plus d’un de ses membres sur trois (36 %) admet avoir échangé des informations trompeuses au cours des six derniers mois (soit plus que toute autre tranche d’âge). Les deux tiers des jeunes de la génération Z interrogés (65 %) reconnaissent avoir du mal à vérifier la fiabilité du contenu publié sur Internet.

    La nécessité d’une coopération entre les entreprises technologiques et les pouvoirs public. Parallèlement, l’érosion de la confiance pousse les gens à quitter certaines plateformes où se propage la désinformation.

    • Lorsque de fausses informations circulent, 41 % des personnes interrogées estiment que la responsabilité incombe en premier lieu à celui ou celle qui a créé le contenu en question.
    • Cependant, 84 % préconisent une collaboration entre pouvoirs publics et entreprises technologiques pour réguler l’IA générative et empêcher son utilisation pour influencer les élections.
    • 37 % ont cessé d’utiliser ou réduit leur utilisation de certains réseaux sociaux en raison de la quantité de fausses informations rencontrées.

    Dana Rao, Executive Vice President, General Counsel and Chief Trust Officer at Adobe commente ces conclusions en ces termes :

    « Nous sommes tous enthousiastes quant au potentiel de l’IA générative pour transformer la créativité et la productivité. En tant que leader dans le déploiement commercial d’une technologie IA, nous avons longuement étudié son impact sur la société.

    Les résultats de cette étude le montrent : il est impératif d’informer les consommateurs sur les dangers des deepfakes et de fournir les outils qui leur permettent d’identifier ce qui est vrai. A l’approche des élections, l’heure est venue d’adopter des technologies de protection comme les Content Credentials, afin de rétablir la confiance de la population à l’égard du contenu en ligne. »

  • Data privacy : je t’aime moi non plus 

    Données personnelles: le paradoxe français 

    Par : Mourad Jaakou, General Manager – Axway

    Les Français veulent de plus en plus de services accessibles disponibles sur Internet, une expérience client riche et sans couture, ou encore des applications mobiles pratiques qui leur font gagner du temps, mais ils sont en même temps devenus très vigilants sur le partage de leurs données personnelles. Est-ce un paradoxe ou le signe qu’un cercle vertueux reste à créer ?

    Depuis 2009, la part de Français à utiliser le numérique n’a cessé de croître, à en juger par la dernière édition du Baromètre de la confiance des Français dans le numérique de l’ACSEL. Aujourd’hui, ce baromètre révèle que les Français montrent un intérêt toujours accru pour les activités réalisées sur Internet. Déjà très élevés en 2021, les niveaux d’usages numériques continuent d’augmenter en 2022 :

    • 94 % des personnes interrogées ont recours à l’e-banking (+ 1 point),
    • 93 % ont adopté l’e-administration (égal à l’année passée),
    • 91 % optent pour l’e-commerce (+ 3 points),
    • 87 % utilisent les réseaux sociaux (+ 2 points),
    • 83 % utilisent les messageries instantanées (+ 1 point).

    Et la progression la plus importante est à mettre au crédit des services faisant appel à l’IA. En effet, ces derniers affichent une progression de 6 points par rapport à l’année précédente, et sont utilisés par 70 % des Français.

    Pourtant, à y regarder de plus près, cette adoption majeure des services numériques peut trouver une de ses raisons dans le fait que les Français sont de plus en plus sensibilisés aux apports des nouvelles technologies… et qui dit « meilleure appréhension des nouvelles technologies » dit également « meilleure connaissance des risques encourus ».

    Banque, santé, e-commerce : des attentes paradoxales

    Interrogés fin 2021, 8 Français sur 10 souhaitaient pouvoir comparer facilement les services bancaires et financiers et passer de l’un à l’autre en toute simplicité. En approfondissant, on se rend compte que les Français plébiscitent dans ce que l’on appelle l’Open Banking, La facilité de comparaison entre leur banque et d’autres banques (43,5%), la facilité de comparaison entre les différents services financiers, la capacité de passer d’un service à un autre facilement (41%) et la facilité de paiement à travers des moyens multiples (26,5%).

    Pourtant, selon cette même étude, plus de 60% pointaient du doigt comme un réel problème le fait que l’ensemble de leurs informations financières et bancaires soient accessibles depuis un point unique, évoquant le manque de contrôle sur l’usage qui est fait de leurs données personnelles.

    Le même paradoxe se retrouve dans le domaine de la Santé. Conscientes des opportunités offertes par la transformation numérique de ce secteur, 70,1% des personnes interrogées attendent des différentes solutions numériques de santé qu’elles disposent de données actualisées en temps réel afin d’améliorer la communication entre les services, de réduire les erreurs humaines, et de simplifier les démarches relatives à la prise en charge du patient.

    Seulement voilà, ces services vont de pair avec les questions de stockage de données, ou d’accès aux données. Et là, les Français se montrent plus que frileux. Ils sont par exemple 45% à préférer que leurs données ne soient pas connues lors d’un examen médical, afin de garantir un diagnostic sans parti pris préalable. Quant à la sécurité, les nombreuses affaires impliquant des fuites de données médicales ont eu raison des plus « confiants ».

    Et le secteur du e-commerce ne fait pas non plus exception à ce même paradoxe “nouveaux services vs maîtrise des données”. De façon générale, les Français ne sont pas vraiment opposés à la collecte de leurs données par les entreprises, pour autant que cela leur apporte un meilleur service (78,8 %). Il faut donc que ces dernières soient en mesure de leur apporter des services ou des produits mieux ciblés, avec des promotions qui tiennent compte de la fidélité ou des habitudes de consommation…

    Seulement voilà, dès qu’il s’agit de sujets sensibles comme la banque ou la santé, on refuse de confier ses données sans garanties. Inévitablement, l’innovation finit rapidement par piétiner.

    La confiance, la meilleure clé pour sortir de l’impasse

    Présenté ainsi, le dilemme semble inextricable et les deux paradigmes – plus de services mais moins d’informations confiées – semblent irréconciliables… un réel nœud gordien !

    Et pourtant, lorsque l’on se penche plus précisément sur les raisons invoquées par les Français pour refuser de donner un libre accès à leurs données personnelles, il ressort toujours deux raisons majeures, et ce quel que soit le secteur : la question de la sécurisation du stockage des données et celle du manque de transparence dans l’utilisation de ces données.

    Ainsi, la confiance entre les différentes parties est la clé qui permet d’ouvrir la porte entre ces 2 positions. Oui, mais voilà, la confiance se construit et d’aucuns diront que la confiance en soi n’existe pas, mais qu’il n’existe que des preuves de confiance.

    Vers une piste pour une meilleure confiance : des API bien construites, sécurisées et transparentes

    Les preuves de confiance ne vont pouvoir se matérialiser qu’au travers d’une reconnaissance mutuelle.  C’est là que les API entrent en jeu.

    Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite s’acheter un véhicule en ligne sur le site du constructeur. Une fois qu’il aura configuré sa voiture, le site saura lui proposer un financement, plusieurs types d’assurances et différents services… en échange, bien évidemment, de données personnelles pour personnaliser les offres. Or, cette capacité à proposer une offre étendue va s’appuyer sur l’utilisation de plusieurs API, chacune d’entre elles faisant la jonction avec l’organisme qui proposera le service.

    Pour établir la confiance mutuelle qui, seule, permettra au cycle de vente d’aller à son terme, il est indispensable que le consommateur sache à qui il va transmettre ses informations et à quoi elles vont servir.

    Or une API bien conçue va permettre d’offrir cette transparence et de surcroît garantira une réelle sécurité et une véritable confidentialité des données. La sécurité des API est donc une priorité absolue : leur protection doit être simple, leur gestion doit offrir visibilité, contrôle et surveillance automatisée de bout en bout. Protéger les actifs API contre les menaces de sécurité est le meilleur moyen de garantir la confidentialité des données personnelles qui sont exposées.

    Les entreprises doivent rassurer leurs clients et cela peut prendre différentes formes : petit texte pédagogique inséré dans le formulaire automatisé expliquant pourquoi cette donnée est indispensable, pop-up indiquant les normes de sécurité et confidentialité qui s’appliquent (parfois… à usage unique : on vérifie simplement qui se connecte), logo de labels que le client peut reconnaître…

    Le consommateur, ainsi vraiment informé, pourra alors accorder sa confiance et pourra se concentrer sur les bénéfices attendus.

     

     

     

  • Gestion des données personnelles, RGPD, eAdministraton, IA… comment les français perçoivent les usages du numérique

    Les 10 ans du Baromètre de la confiance des français dans le numérique


    Le Baromètre de la confiance des Français dans le numérique fêter ces 10 ans cette année ! L’événement organisé par l’ACSEL, avait lieu ce mardi 25 février à Paris à Bercy.  Ce rendez-vous annuel permet de répondre aux différentes interrogations au sujet de l’évolution du numérique dans notre société.
    Chaque année, un panel de 1008 Français sont interrogés sur l’utilisation et la confiance qu’ils portent sur Internet.

    De nombreux thèmes ont été abordés dont : la gestion des données personnelles , la perception de la législation, en particulier le RGPD et la compréhension de l’intelligence artificielle…

    L’évolution de l’usage du numérique de 2009 à nos jours.

    Le numérique est omniprésent dans le quotidien des français et son usage est de plus en plus répandu, avec le rythme effréné des constructeurs de smartphones tels qu’Apple ou Samsung qui chaque année mettent en vente de nouvelles solutions numériques toutes truffées de technologies high-tech, il est normal que depuis 2009 et l’apparition des premiers IPhone Apple, les entreprises de tous secteurs aient envahi nos écrans.
    En témoigne les chiffres : 75 % de la population française possèdent un smartphone et 41 % possèdent une tablette. Les secteurs de la banque, de l’administration et du e-commerce connaissent une forte croissance depuis 2009.
    À l’inverse, la sauvegarde sur Cloud chute et devient de moins en moins utilisée par les français qui ne font plus confiance à cette technologie, en cause : la protection de leurs données personnelles.

    Un plafond de verre infranchissable pour 37 % internautes interrogés

    Cette gestion des informations personnelles est la clé de voûte qui relie la relation défiance/confiance entre les utilisateurs et les hébergeurs. En clair, le jour où cette gestion des données sera totalement transparente alors les utilisateurs seront en pleine confiance lorsqu’ils utiliseront Internet. En 2015, 40 % des Français avaient une totale confiance à l’égard d’Internet, en 2019, on constate une baisse de 3 points sur ce taux et notamment chez la catégorie sociaux professionnels des CSP +. En attendant c’est dans la simplification des démarches administratives et la sécurisation des transactions que les Français sont les plus enclins à transmettre leurs données personnelles sous conditions que celles-ci puissent être supprimés lorsque le consommateur en fait la demande.

    La contradiction des réseaux sociaux

    Malgré de nombreux biais tels que la hausse des piratages de compte ou celle de l’usurpation d’identité et de nombreux scandales comme celui de Cambridge Analytica, seulement 48 % des utilisateurs français avouent avoir changé leurs pratiques sur les réseaux sociaux. Cette contradiction peut s’expliquer par l’incapacité de remplacer le rôle de lien social qu’ont les différents réseaux sociaux, mais aussi l’âge plutôt faible des utilisateurs qui n’ont pas forcément la même vision de l’usage de leurs données que celle de personnes plus âgées. A contrario, le secteur de l’administration se numérise, avec la dématérialisation des démarches administratives, l’État met en place des systèmes sécurisés d’identification comme « France Connect » qui donnent confiance.

    Les différents leviers et de protection

    Face à ce manque de confiance ambiant, certains leviers existent et notamment la législation, le CNIL qui est une autorité adminastrive indépendante, à essuyer 14000 plaintes en 2019. Elle a donc mis en place des certifications permettant de rassurer l’utilisateur sur la fiabilité d’entreprises certifié CNIL qui respectent un code de bonnes conduites créer spécialement par l’Institution. L’adoption du RGPD en 2016 a également permis de responsabiliser les acteurs de la gestion de données leurs imposants ainsi des normes. Ce règlement mis en place, ils subsistent encore de nombreux doutes dans la tête des gens seulement 43 % se disent « plus confiants » suite à sa mise en place, preuve que cela ne suffit pas.

    L’IA comme solution ? Où comme arme pour la récolte des données ?

    La majorité des Français à déjà été exposé ou a déjà utilisé une IA et notamment les moins de 25 ans et sont pour la plupart satisfaits de leur utilisation. Cependant, un grand nombre de personnes ne savent pas quand elles sont en présence d’IA, et ne se doutent donc pas que derrière les bannières où il est écrit « 20 autres personnes regardent cette offre », lorsque l’on regarde pour réserver un hôtel, se cache un algorithme. Cet algorithme se sert des biais comportementaux de l’homme pour le pousser à agir. Compliqué de voir l’IA comme neutre quand on sait que derrière la plupart des IA sur Internet, se cache un algorithme et que derrière cet algorithme se cache un humain. En effet, il est difficile de définir ce qu’est une IA, et ce, problème va se poser lorsqu’il faudra légiférer dessus ce qui est déjà le cas dans certains pays. L’IA peut être d’une grande utilité dans certains secteurs et notamment la Santé où elle n’est encore que très peu utilisé, car onéreux et trop expérimental.

     

    Pour télécharger toute l’infographie cliquez ici 

    Par Tanguy Meshaka, étudiant en Ecole de Commerce

     

     

  • Numérique : le temps de l’augmentation est venu

    Numérique : le temps de l’augmentation est venu

    Par Bertrand Mabille, associé EPSA, cabinet de conseil spécialisé dans l’amélioration de la performance des entreprises.
    Vincent Champain, président de l’Observatoire du Long Terme, think tank dédié aux enjeux de long terme.

    C’est l’une des énigmes économiques des années 2010 : on ne parle que de disruption, mais la productivité ralentit. La révolution numérique n’accélère pas la création de richesses alors que nous la constatons quotidiennement dans nos usages individuels. C’est le fameux paradoxe de Solow, que partagent les investisseurs : la nouvelle vague des technologies de l’information crée des champions, mais peine parfois à répondre procurer les mêmes retours sur investissements aux entreprises. L’une des raisons est que si l’on parle beaucoup de numérique, du cloud, des méthodes agiles ou d’intelligence artificielle, leur intégration reste limitée.Les difficultés d’une telle intégration sont multiples : tendance à répliquer et optimiser les anciens processus alors que l’automatisation oblige à repenser plus profondément les organisations ; difficulté à formaliser les expertises humaines existantes pour en faire de la matière d’apprentissage pour des machines ; résistance des équipes face à la crainte de se voir marginalisées ; difficulté en haut de l’organisation à penser les nouveaux modèles rendus possibles par la technologie et en bas de l’organisation à réunir les compétences nécessaires pour déployer les nouveaux outils techniques.

    Or, comme le rappelle justement Luc Julia[1], il faudrait moins parler d’intelligence artificielle que d’intelligence (humaine) augmentée par le numérique. Autrement dit, ce n’est pas l’ordinateur qui va remplacer l’humain, c’est l’humain augmenté ! Et c’est là que réside le principal frein à l’utilisation de ces technologies : le temps nécessaire pour identifier où la technologie augmente réellement l’humain, et pour l’humain de comprendre là où il doit se méfier des suggestions de l’intelligence artificielle.

    Les technologies de « deep learning » ont ceci de particulier qu’elles ne suivent pas des règles explicites pour proposer des solutions aux problèmes posés. Elles intègrent les savoirs à la manière d’un enfant qui apprend à reconnaître les objets qui l’entourent. Mais là ou il suffit de trois exemples à un enfant pour apprendre à reconnaître un chat, il en faudra des milliers pour entraîner un réseau de neurones.

    Ce réseau reconnaîtra alors les chats comme le juge Potter avait déclaré reconnaître la pornographie (« Je ne sais pas la définir, mais je sais dire lorsque j’en vois. »), c’est-à-dire sans que le cheminement menant à un diagnostic ne soit explicité. Ce qui aura une conséquence directe : ne sachant pas comment la machine raisonne, les utilisateurs auront besoin de temps pour apprendre à pouvoir lui faire confiance. Nous savons juger d’un coup d’œil notre chauffeur, en détecter les comportements suspects ou nous mettre à sa place pour en imaginer les réactions.
    Nous mettrons du temps à atteindre le même niveau de confiance avec un véhicule autonome et à lui étendre le pacte implicite de confiance, qui mobilise des liens d’émotions en plus de la raison, que nous avons établi avec nos pairs. Par ailleurs, il faudra aussi définir un régime juridique qui clarifie de nouvelles responsabilités entre le fabricant de la machine et son utilisateur.
    C’est à ces deux conditions que l’ « intelligence artificielle » atteindra sa maturité, c’est-à-dire le point auquel les entreprises sauront à la fois ce qu’elles peuvent en attendre, et ne pas en attendre. L’enjeu principal ne sera pas de remplacer l’homme par la machine, mais par l’homme augmenté. Et la question qui devrait occuper nos décideurs devrait davantage être celle se savoir comment réaliser cette « augmentation ».

    C’est ce que l’on observe déjà dans certains secteurs en avance par rapport à la moyenne. Ainsi, les technologies de reconnaissance d’images médicales servent avant tout aux médecins à augmenter leur productivité et à consacrer plus de temps sur l’enjeu principal : passer de l’identification d’anomalie à la réalisation d’un diagnostic et à la prise en charge du patient. Un sondage auprès des radiologues[2] montre que leur grande majorité est plus enthousiaste face à ce potentiel qu’inquiète sur son métier. Ils font même parfois preuve d’impatience : ils attendent depuis des décennies que le numérique les débarrasse des tâches administratives – la première référence d’un dossier médical numérique datant de 1969.

    Pour prendre un autre exemple dans l’industrie, la détection de fissures dans les pipelines est une opération qui nécessite d’analyser l’équivalent de plusieurs fois la surface de Paris pour trouver des fissures de la taille d’un brin d’herbe. Impossible à réaliser à la main, cette opération est désormais effectuée par un logiciel qui identifie les zones pouvant poser des problèmes, puis par des équipes d’experts, qui confirment ou infirment le diagnostic et pilotent les opérations de maintenance. Sans le numérique ces emplois n’existeraient pas, mais sans les équipes humaines ce service ne suffirait pas à apporter une solution.

    Au final, une fois retombé le nuage de fumée qui entoure l’intelligence artificielle, c’est autour de trois questions très concrètes que se centre la transformation numérique. Trouver les tâches (complexes mais rarement intelligentes) pour lesquelles les technologies peuvent « augmenter » l’humain. Repenser nos produits et services pour que l’intelligence bien réelle de nos entreprises soit mieux utilisée. Et, enfin, réécrire le nouveau contrat de confiance qui nous reliera à ces machines.

    Bertrand Mabille est chef d’entreprise, associé EPSA , cabinet de conseil spécialisé dans l’amélioration de la performance des entreprises.
    Vincent Champain (twitter: @vchampain) est dirigeant d’entreprise technologique et président de l’Observatoire du Long Terme, think tank dédié aux enjeux de long terme.


    [1]https://livre.fnac.com/a12970716/Luc-Julia-L-intelligence-artificielle-n-existe-pas
    [2]http://futur-radiologie.champain.net
  • Pourquoi la confiance est importante dans votre stratégie omnicanal ? 

    Pourquoi la confiance est importante dans votre stratégie omnicanal ? 

    Le parcours d’achat client devient de plus en plus complexe, impliquant de nombreux critères de décisions. Il est important d’offrir une expérience simple et cohérente pour répondre au défi de l’omnicanal. C’est ce que les consommateurs exigent aujourd’hui de la part des marques.

    Dans ce guide vous allez découvrir :

    • La différence entre multicanal et omnicanal
    • Les problèmes de l’approche multicanale
    • Les solutions proposées par une expérience omnicanal réussie
    • Pourquoi la confiance est importante pour toute stratégie omnicanal

  • TOP 20 des entreprises qui bénéficient le plus de la confiance des experts et consommateurs avertis

    Baromètre e-RSE 2017 : top 20 des entreprises qui bénéficient le plus de la confiance des experts et consommateurs avertis

    Pour une entreprise, savoir quelle confiance lui accorde ses clients, influenceurs ou consommateurs en général, est un enjeu de business fondamental. Quels sont les leviers d’un changement d’opinion ? Quel niveau d’engagement de leur secteur est perçu ? Quels moyens privilégier pour créer plus de confiance avec ses parties prenantes ? e-RSE.net, plateforme de communication corporate et RSE dédiée aux entreprises a réalisé pour la première fois un baromètre* sur le rapport qu’ont les consommateurs & experts vis-à-vis des entreprises françaises.

    Le Slip Français : l’entreprise qui inspire le plus les consommateurs

    Durant un mois, e-RSE a soumis un questionnaire à sa communauté de 750 000 personnes, concernant 133 entreprises issus de 12 secteurs d’activités différents, sur les variables suivantes : confiance, engagement, leviers du changement d’opinion, préférences de communication. En complément, les entreprises sont notées sur leur niveau de confiance accordé de -2 (aucune confiance) à +2 (confiance très élevée).
    Sur cette centaine d’entreprises analysées, 20 entreprises obtiennent un degré de confiance positif, soit 15,8%. Voici les 20 entreprises qui inspirent le plus confiance aux 2023 consommateurs avertis et leaders d’opinion répondants:

    1-

    Le Slip Français

    11-

    Voyageurs du Monde

    2-

    Biocoop

    12-

    L’Occitane-Melvita

    3-

    Weleda

    13-

    Airbnb

    4-

    Enercoop

    14-

    Seb

    5-

    Aigle

    15-

    MAIF

    6-

    Naturalia

    16-

    Accor Hotels

    7-

    Tesla

    17-

    Siemens

    8-

    Dyson

    18-

    Pierre & Vacances / Center Parcs

    9-

    Michelin

    19-

    Paul

    10

    Exaequo – Blablacar

    SNCF

    20-

    Schneider Electric

    La majorité des entreprises ayant une moyenne positive sont reconnues par l’opinion publique et fréquemment associées dans les médias comme étant fortement engagées sur des sujets tels que le bio, l’éthique, l’économie collaborative, la lutte contre l’obsolesence programmée, l’environnement, l’ancrage territorial fort ou encore l’économie circulaire.

    Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français, déclare : « Nous sommes très fiers de ce classement. Il y a 6 ans nous nous sommes lancés dans cette aventure pour changer le monde à pas de Slip en fabriquant tous nos produits en France. C’est une super récompense pour nous de finir premier et d’inspirer confiance et optimisme à tous les français. »

    Des secteurs d’activités qui suscitent davantage la confiance chez les consommateurs

    A partir des notes obtenues par les entreprises, e-RSE.net a classé les secteurs d’activités entre eux pour en faire ressortir une moyenne globale. Résultat ? Les notes sont négatives pour l’ensemble des secteurs. Alors que celui du transport public & privé arrive en tête, le marché de l’agroalimentaire & boissons se positionne en toute fin de peloton. En effet, les consommateurs sont davantage méfiants lorsqu’il s’agit de produits ingérés quotidiennement et ayant un impact direct sur leur santé.

    1- Transport public et privé

    7- Habitat & Construction

    2- Voyages et Loisirs

    8- Energie (Production et Maîtrise)

    3- Internet, Télécommunications et Électroménager

    9- Santé

    4- Grande distribution

    10- Banques & Assurances

    5- Mode, Textile, Luxe & Equipements sportifs

    11- Restauration

    6- Cosmétiques & Bien-être

    12- Agroalimentaire & Boissons

    Pierre-Yves Sanchis, fondateur de Comeen, société éditrice de e-RSE.net, explique : « Participer à la vie d’une entreprise devrait être l’affaire de tous. Nous développons depuis 2009 des solutions afin de créer et renforcer les liens entre les entreprises et leurs parties prenantes clés.
    Au travers de ce baromètre, nous souhaitions mieux comprendre les leviers qui favorisent le tissage de ces liens. Les résultats pour nous sont édifiants : leaders d’opinion et consommateurs avertis ont uniquement confiance envers les entités qui savent faire valoir leurs engagements sociaux, sociétaux et environnementaux. Une nouvelle forme de communication décentralisée est recherchée : soit au travers d’échanges réels avec des personnes de l’entreprise, soit par des moyens de communication tiers et de confiance qui cassent les codes digitaux habituellement mis en place par les marques. Une révolution quand leurs stratégies actuelles visent à toujours plus centraliser les interlocuteurs et moyens de communication. Face à la richesse des résultats et de l’accueil positif des entités étudiées, l’objectif pour nous est de faire de ce baromètre un rendez-vous annuel sur l’évolution de ces leviers de confiance. »

    * Sondage réalisé du 23 mars au 24 avril 2017, auprès d’un échantillon de plus de 2000 personnes averties et sensibles aux problématiques du développement durable issues de la communauté de e-RSE.net

    Les résultats du baromètre sont à retrouver ici : https://e-rse.net/palmares

    L’analyse & la restitution de l’étude complète : http://bit.ly/2feacqj