Étiquette : comportements

  • L’évolution du comportement des consommateurs en France et dans le monde

    Guide des tendances des internautes 

    Par Team Lewis 

    Le rapport se penche sur l’évolution des comportements des internautes d’aujourd’hui et sur les changements que la pandémie a entraînés dans le multivers marketing actuel. Les marchés couverts par le rapport sont les suivants : Australie, Belgique, France, Allemagne, Hong Kong, Italie, Malaisie, Pays-Bas, Portugal, Singapour, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis.

    Constat fort hérité de cette étude, « Il n’est plus aussi simple de s’adresser à son public avec un seul message aussi souvent que possible », déclare Hugues Bantigny, Client Engagement Director chez TEAM LEWIS. « Les attentes des consommateurs en ce qui concerne l’interaction qu’ils peuvent avoir avec les marques sont claires. Ils souhaitent de la créativité inédite, non seulement apte à attirer leur attention mais qui soit aussi proposée de manière personnalisée. La complexité du message et le format utilisé pour le transmettre sont primordiaux pour assurer le succès d’une campagne. »

    Avec l’augmentation du temps passé devant les écrans, la possession d’appareils, l’utilisation effrénée des réseaux sociaux et les préoccupations croissantes concernant la vie privée en ligne, le public d’aujourd’hui exprime une volonté croissante d’avoir un impact sur le monde qui l’entoure. Ces changements de comportement font ressortir trois thèmes clés abordés dans le rapport :

    1. Mettre fin à la monotonie pour éviter le désintérêt d’une audience,
    2. Comprendre comment l’humeur peut influencer un public,
    3. Exploiter les principaux facteurs de motivation pour favoriser des interactions plus significatives.

    Les principales conclusions de l’étude :

    1. Un temps passé devant les écrans en croissance

    Le temps passé devant les écrans continue à augmenter dans la plupart des pays, à l’exception de l’Australie, de la Malaisie, de Singapour et des États-Unis. Dans l’Hexagone, les Français passent en moyenne 5h44 par jour devant les écrans,quasiment 1h de plus par jour en comparaison avec les 4h52 en 2017.

    1. État des lieux de la possession d’appareils numériques

    Dans le monde, le public utilise en moyenne trois appareils par personne pour accéder à Internet. Mais le nombre d’appareils n’est pas un indicateur du nombre d’heures passées en ligne.

    Les Malaisiens par exemple, possèdent en moyenne moins de trois appareils par personne mais ce sont ceux qui passent le plus de temps sur leurs écrans au niveau mondial (moyenne de 9h16/jour).

    Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie se situent au-dessus de la moyenne mondiale en matière de possession d’appareils avec environ 3,11 appareils.

    La France et la Belgique se situent en-dessous de la moyenne mondiale – avec environ 2.6 appareils. 

    1. Regard sur l’utilisation des réseaux sociaux

    En matière d’utilisation des réseaux sociaux, les pays de l’APAC sont en tête du classement avec une moyenne d’utilisation de quatre plateformes sociales par jour – ce qui expliquerait le fait que ce sont également les pays de l’APAC qui passent le plus de temps devant les écrans – 7h43/jour en moyenne.

    En Amérique du Nord, les internautes utilisent en moyenne plus de 3 médias sociaux par jour, quant aux internautes en Europe Occidentale, il figurent en bas du classement avec une utilisation de moins de trois plateformes par jour.

    1. Les comportements vis-à-vis des technologies et de la vie privée

    Au niveau mondial, la principale préoccupation des consommateurs concerne la manière dont les entreprises utilisent leurs données personnelles en ligne (39 %), suivie par une préférence pour l’anonymat en ligne (34 %).

    De même, en France, la principale préoccupation pour 42,1% des répondants est la manière dont les entreprises utilisent leurs données personnelles en ligne. Seulement 11,5 % des répondants disent se sentir maîtres de leurs données personnelles.

    D’ailleurs, d’après cette étude, afin de mieux se protéger contre les atteintes à leur vie privée en ligne, 32% des Français indiquent utiliser une fenêtre de navigation privée, 54% disent effacer souvent leur historique de navigation et les caches et 42 % refuser les cookies sur un site web.

    1. Les attentes des consommateurs vis-à-vis des marques

    Les consommateurs mondiaux sont unanimes à appeler de leurs vœux des marques fiables, authentiques et innovantes.

    En France, c’est le même constat qu’à l’international – les consommateurs souhaitent que les marques soient fiables dans les informations qu’elles communiquent (66 %) et authentiques vis-à-vis de leur image de marque (49 %). Quant à leurs approches, 50 % des répondants expliquent que les marques doivent être innovantes et 24 % qu’elles doivent adopter des approches originales pour attirer l’attention des consommateurs.

    L’engagement pour l’environnement semble également être un aspect très important pour les consommateurs français d’aujourd’hui – en effet, 56 % indiquent préférer acheter un produit durable même si ce dernier est plus cher.

    1. La montée en puissance de l’audio

    Au cours des trois dernières années, on a constaté une augmentation de la consommation de services de streaming musical et de podcasts.

    L’Australie et Singapour par exemple connaissent la plus forte croissance en matière de streaming et d’écoute de podcasts, avec une croissance de 15 minutes en moyenne par rapport à l’année passée.

    En France, le temps d’écoute de podcasts n’a pas évolué depuis 2020 : il s’établit à 27 minutes par jour.

    A l’inverse, l’écoute de musique via les plateformes de streaming est passée de 57 minutes en 2020 à 1h06 en 2021.

    1. Un scepticisme à l’égard des réseaux sociaux

    Seuls 23 % des consommateurs internationaux pensent que les réseaux sociaux sont bons pour la société. Les Malaisiens sont les plus positifs à cet égard, 40 % d’entre eux considèrent leur impact comme positif.

    Les Français sont parmi les plus sceptiques vis-à-vis des réseaux : seulement 15,6 % d’entre eux pensent que les médias sociaux sont positifs pour la société, 28,6 % disent même penser passer trop de temps sur leur smartphone et 24 % sur les réseaux sociaux.

    Téléchargez la version française du rapport « Découvrez l’audience Multi-Moment ».

  • Etude TikTok sur les comportements des consommateurs

    Que recherchent les utilisateurs des plateformes en ligne? 

    TikTok dévoile les résultats d’une étude inédite sur les comportements des consommateurs sur les plateformes numériques 

    Alors que le nombre d’utilisateurs de plateformes numériques ne cesse d’augmenter, avec une croissance de 13,2 % sur les douze derniers mois1, TikTok s’est intéressée à mieux comprendre leur état d’esprit et comportement au cours de leur expérience en ligne. Ainsi, l’étude « TikTok Audience Understanding Research »2, réalisée par Clear M&C Saatchi auprès de 4 000 utilisateurs européens, révèle qu’il existe aujourd’hui sept profils différents d’utilisateurs, qui chacun correspond à un état d’esprit particulier et non pas à un critère d’âge. 

    Pour les marques, cette étude souligne l’importance de faire évoluer leur stratégie de marketing digital, et d’adopter une segmentation qui prenne davantage en compte ces différences d’état d’esprit plutôt que la démographie, et ainsi gagner en efficacité. 

    « Pendant longtemps, les marques ont été obsédées par les données démographiques. Nous avons trop souvent considéré l’âge d’un consommateur comme sa principale caractéristique. En réalité, nous nous contentions simplement de lui attribuer des traits de personnalité qui pourraient s’appliquer à tout le monde. Chez TikTok, nous pensons que l’état d’esprit d’un consommateur compte bien plus que son âge. D’ailleurs, notre mission au service de la libre expression de la créativité, raisonne auprès de toutes les générations. 

    Notre étude a pour objectif d’identifier les différences d’état d’esprit chez les utilisateurs quand ils se connectent sur des plateformes numériques, dont TikTok. Elle révèle très clairement qu’il existe plusieurs profils, chacun possédant des caractéristiques uniques. Ces différents profils constituent une véritable opportunité pour les marques et annonceurs de changer la façon dont elles interagissent avec les consommateurs et construisent leur image de marque. L’étude montre également que TikTok est un espace de divertissement et que ses utilisateurs sont plus ouverts à la publicité que ceux d’autres plateformes. TikTok est donc bien une plateforme incontournable pour les marques qui cherchent à toucher de nouvelles audiences de façon authentique, créative et inspirante », explique Stuart Flint, Head of Europe, Global Business Solutions chez TikTok. 

    À la découverte des sept différents profils d’utilisateurs des plateformes numériques : 

    « Divertis-moi » – Ces utilisateurs recherchent avant tout de la légèreté, à rire et à se divertir. Ils sont ouverts aux différents types de contenus qui leur sont proposés. S’ils voient quelque chose qu’ils aiment, ils le partagent facilement avec un ami ou leurs enfants. 

    « Je Participe » – Ces utilisateurs souhaitent partager et interagir au sein d’une communauté. Ils sont déjà dans un état d’esprit positif et ouvert. Nul besoin pour eux de voir du contenu divertissant. Ils souhaitent plutôt partager leur opinion, ce qu’ils ont fait ou comment ils se sentent. 

    « Je Positive » – Ce groupe veut couper pour un instant avec son quotidien et ne pas penser à la « vraie vie ». Ne leur montrez surtout pas du contenu auquel ils doivent réfléchir. Ils veulent du contenu joyeux, agréable et reposant, pas d’actualité ou des nouvelles d’autres personnes. 

    « Je Découvre » – Ces utilisateurs veulent un peu de distraction pour rythmer leur journée. Ils sont enthousiastes à l’idée de découvrir de nouvelles choses, ou d’être informés des dernières actualités. Ils veulent se sentir productifs, et ne pas simplement déconnecter. 

    « Je m’informe » – Ces utilisateurs attendent de tout savoir des dernières actualités – qu’il s’agisse des personnalités, créateurs, tendances, leurs centres d’intérêts ou de leurs connaissances. Ils ne souhaitent pas particulièrement discuter ou trop traîner en ligne, mais simplement être « à jour ». 

    « J’interagis » – Ce groupe veut parler et rire avec leurs proches. Pour eux, il ne s’agit pas de voir défiler du contenu que seuls eux peuvent voir, mais plutôt de passer du temps avec leurs amis et famille. 

    « J’apprends » – Ces utilisateurs ont envie d’apprendre et d’en savoir plus sur un sujet bien précis. Qu’il s’agisse de s’améliorer, de comprendre quelque chose, ou de découvrir de nouveaux produits et services. Comme ils sont déjà concentrés sur un sujet en particulier, ils ne souhaitent pas voir passer du contenu qui ne correspond pas à leur centre d’intérêt. 

    Quels sont les utilisateurs qui privilégient TikTok par rapport aux autres plateformes ? 

    Tout au long de l’étude, plus de 9 000 occasions d’utilisation des plateformes numériques ont été collectées alors que les personnes sondées partageaient leurs comportements sous forme de journal en ligne. L’étude a ainsi permis de révéler que quatre profils d’utilisateurs émergeaient tout particulièrement au sein de la communauté TikTok : 

    1. « Divertis-moi » – Plus que toute autre plateforme, les utilisateurs présents sur TikTok ont davantage de chance d’être dans cet état d’esprit. L’étude montre que dans 21 % des cas, les sondés se connectaient à TikTok pour se divertir. 

    2. « Je Positive » – 20 % des occasions d’utilisation de la plateforme TikTok correspondaient à une envie d’accéder à du contenu réconfortant. 

    3. « Je Participe » – TikTok compte également un grand nombre d’utilisateurs dans cette catégorie, puisqu’elle représente 13 % des occasion d’utilisation de la plateforme. 83 % des utilisateurs de cette catégorie ont plus de chance de répondre positivement à du contenu de marque sur TikTok, contre une moyenne de 59 % sur les autres plateformes. 

    4. « Je Découvre » – Enfin, ce profil d’utilisateurs est assez présent sur TikTok puisqu’il correspond à 8 % des occasions d’utilisation. 

    Les codes et l’univers TikTok permettent un meilleur engagement avec les utilisateurs 

    – TikTok figure parmi les plateformes qui suscitent le plus d’émotions positives. 60 % des utilisateurs TikTok ont indiqué s’être sentis joyeux lors de leur expérience sur la plateforme. 

    – 73 % des utilisateurs TikTok partagent régulièrement des inspirations d’achat et des conseils à leurs amis ou famille sur des produits qu’ils pourraient aimer. 

    72 % des utilisateurs TikTok ne sont pas dérangés par des contenus de marque. 67 % des utilisateurs se sentent même plus proches des marques qui sont présentes sur leurs plateformes de prédilection. 63 % aiment regarder les publicités de marque et vont jusqu’à les laisser défiler jusqu’au bout au lieu de passer à un autre contenu. 

    – 54 % des utilisateurs TikTok se souviennent du contenu de marques. 

  • Ce que révèle le rapport Forrester sur les comportements des européens Post Covid  » The Myth of a World After « 

     » The Myth of a World After  »

    Forrester publie ce jour un nouveau rapport intitulé « The Myth of a World After » : A European Recovery Perspective » qui révèle l’évolution des comportements des consommateurs en Europe après le COVID-19 et ce que cela signifie pour les marques.

    Pendant la période de confinement, les consommateurs européens ont dû changer leurs habitudes et leurs rituels. Cependant, plutôt que d’installer de nouveaux comportements soudains, la crise va surtout accélérer les tendances préexistantes. Ce rapport décrit ces tendances et détaille la manière dont les consommateurs européens évolueront à mesure que la pandémie se calmera, et comment les CMO peuvent faire évoluer leurs marques en vue de la reprise. Les principaux enseignements sont les suivants :

    • Les consommateurs s’orientent vers une consommation davantage axée sur les valeurs, et se tourneront de plus en plus vers des entreprises qui s’alignent sur leurs valeurs sociales, politiques et éthiques.

    En France, après leur expérience lors de la pandémie COVID-19, 49 % des consommateurs choisiront des marques qui s’engagent à réduire leur impact sur l’environnement, tandis que 45 % se concentreront sur des marques qui trouvent des moyens d’aider leurs communautés locales. Les entreprises devront par la suite adopter de nouvelles façons de faire des affaires, en redoublant d’efforts pour promouvoir la responsabilité sociale des entreprises.

    • L’engagement numérique va s’accélérer massivement en Europe, mais le e-commerce ne compensera pas le déclin des ventes physiques au détail.

    Dans les cinq plus grandes économies européennes, le e-commerce augmentera de 18 % entre 2019 et fin 2020. L’alimentation connaîtra la croissance la plus rapide (42 % par rapport à l’année précédente), suivie par la santé et les soins personnels (31 % par rapport à l’année précédente), les vêtements, chaussures et accessoires (17 % par rapport à l’année précédente) et l’électronique grand public (16 % par rapport à l’année précédente). Au cours de la même période, le numérique passera de 12,3 % à 15 % du total des ventes au détail. Toutefois, cette croissance significative sera loin de compenser la baisse générale des ventes au détail qui diminueront de 4 %.

    • Les premiers comportements de reprise indiquent les tendances à long terme.

    Les consommateurs ne reviennent pas à leurs anciens comportements de manière binaire. La plupart des consommateurs ont l’intention de revenir progressivement à leurs expériences d’achat précédentes à mesure que les magasins mettent en place des mesures sanitaires. Seuls 18 % des adultes en ligne français déclarent qu’ils prévoient de passer moins de temps à faire des achats dans des magasins physiques.

    • La confiance sera le facteur clé du succès de la reprise à long terme.

    Alors que les consommateurs post-pandémie trouvent un équilibre entre les réalités économiques de la récession et le désir croissant de s’engager avec des marques qui s’alignent sur leurs valeurs personnelles, la confiance dans les marques dépendra de la sensibilité des consommateurs au risque et de la transparence des marques. Cependant, le scepticisme règne actuellement, puisque seuls 25 % des adultes français en ligne français pensent que les entreprises feront ce qu’elles annoncent faire.

    « Les consommateurs français veulent clairement plus de local, plus de bio, plus d’éthique et plus de digital. Pourtant, seule une minorité sera en mesure de payer davantage pour de telles expériences. La réalité est que le prix est et restera le facteur clef de décision pour la majorité des consommateurs » indique Thomas Husson, Vice-Président et analyste principal. « D’ici à six mois, la plupart des grandes entreprises vont se transformer en entreprise à mission et communiquer sur leurs responsabilités sociétales : attention à l’effet boomerang pour celles qui ne respecteront pas leurs engagements et ne sauront pas délivrer une expérience de marque irréprochable auprès de consommateurs de plus en plus frustrés par la crise économique. »

    Le rapport identifie également d’autres tendances qui auront un impact sur les marques, notamment l’explosion du travail à distance et le passage à la vie rurale, la fin du tourisme de masse et la montée des marques locales.

    Quelques données marquantes :

    • 53 % des Français interrogés accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux produits nationaux
    • 49 % accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux marques qui s’engagent à réduire leur impact sur l’environnement
    • 46 % accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux marques qui trouvent des moyens d’aider leurs communautés locales
    • 44 % accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux marques qui leur montre comment ils protègent leurs données personnelles
    • 40 % accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux marques qui prouvent qu’elles traitent bien leurs employés
    • 37 % accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux marques qui offrent les produits dont ils ont besoin au prix le plus bas
    • 29 % accordent davantage d’importance qu’avant la crise aux marques qui peuvent livrer les produits dont ils ont besoin plus rapidement que les autres
    • 29% souhaiteraient vivre dans des régions plus rurales, moins peuplées
    • 19% souhaiteraient interagir davantage de manière digitale avec les marques
  • Habitudes de consommation et stratégies d’entreprise : émergence d’un “nouveau raisonnable” post-crise COVID-19

    Le “nouveau raisonnable” : Fabernovel présente son rapport sur les habitudes de consommation et stratégies d’entreprise post-crise COVID-19

    (suite…)

  • Transition numérique : une évolution majeure des comportements

    Ne laissez pas les technologies vous dicter votre stratégie de transformation numérique

     Par Jean-Pierre Blanger, Solutions & Services Manager, Ricoh France

    La transition numérique est souvent envisagée en termes d’outils, là où elle doit d’abord être une évolution majeure des comportements et la culture d’entreprise. En témoigne la profonde transformation de la relation client depuis l’introduction des moyens de communication numérique : le fait majeur à retenir est moins que l’accès aux services et à l’information est devenu plus simple et plus intuitif grâce aux technologies, que cet appétit presque sans fin des clients pour tout ce qui leur permet un gain de temps ou d’efforts.

    Après une période d’euphorie marquée par la mise en œuvre et la généralisation des outils numériques, nombre d’entreprises donnent aujourd’hui le sentiment de ne plus pouvoir faire face à cette attente d’innovation continue.  Elles se sentent plus proches que jamais d’atteindre leurs limites. La première explication tient bien sûr à la complexité croissante des problématiques posées. Les grands progrès d’hier, comme la possibilité d’envoyer un email au lieu d’un courrier pour contacter le service client, sont aujourd’hui regardés comme appartenant à un passé presque lointain. Hier, la seule mise en œuvre d’une nouvelle technologie pouvait constituer un facteur presque mécanique d’accélération du business ou de différenciation face à la concurrence. Il en va tout autrement aujourd’hui : l’innovation ne réside plus toute entière dans l’introduction de nouvelles technologies mais aussi dans l’art de les combiner entre elles et de les adapter aux usages. En d’autres termes, l’intelligence du business, la compréhension des attentes du client, et même la cohérence des outils mis en œuvre dépend de la capacité de l’entreprise à remettre l’humain au cœur de sa stratégie et des usages collaboratifs.

    Nous l’évoquions déjà dans une précédente tribune : il n’y a pas d’expérience client réussie sans expérience utilisateur également réussie. Or, force est de constater que les entreprises se sont souvent concentrées sur la première au détriment de la seconde, comme s’il s’agissait de deux sujets séparés. Sur le papier, les collaborateurs disposent bien d’une large gamme d’outils numériques pour échanger entre eux et avec leurs clients : tablettes, smartphones, PC, vidéoprojecteurs, visioconférence, systèmes d’impression, etc… . Large certes, mais très hétérogène, et très faiblement interopérable sans efforts. Dans un monde des affaires de plus en plus interconnecté où il devient nécessaire d’interagir toujours plus rapidement avec les clients, les fournisseurs ou les partenaires, la construction en silo du socle technologique de ces échanges ne peut plus exiger de chaque collaborateur des efforts constants pour ne fusse que commencer à collaborer. Ce n’est pas seulement du temps qui est perdu ici, c’est surtout de l’intelligence métier, une part de cette capacité unique du cerveau humain à associer en quasi temps réel des idées, à se forger des convictions qui seront ensuite traduites en actions. Qui n’a pas vécu déjà ces minutes embarrassantes pendant lesquelles on en vient à douter de sa propre intelligence face à un vidéoprojecteur récalcitrant, jusqu’à en oublier par quel argument fort on comptait commencer cette réunion préparée depuis longtemps avec un client stratégique ? Vous vous dites alors avec raison que la technologie ne devrait jamais être si compliquée qu’elle en vienne à asservir celui qu’elle est sensé servir.

    Mais accuser la technologie de tous les maux est à peu près aussi inefficace que de compter sur elle pour résoudre tous les problèmes. La réalité est que les entreprises, et leurs collaborateurs, ont bien changé à la fois d’outils et de comportements d’usages, mais la manière de travailler est restée la même. Il existe un décalage croissant entre la réalité d’utilisation des outils et l’attente grandissante d’une expérience sans couture d’accès et de partage de l’information. La simple problématique de transfert de l’information d’un outil tel qu’une tablette à une autre, ou l’accès en mobilité à l’imprimante de son client, suffit à témoigner de l’intensité du fossé qui se creuse. Sans parler de la difficulté d’accéder à l’information au moment précis où l’on en a besoin pour nourrir sa réflexion, par exemple à ce tableau de chiffres qu’on aimerait pouvoir consulter depuis son mobile en marchant vers son rendez-vous… Ce qui peut être vrai en économie ne l’est pas pour ce qui concerne les technologies : elles ne se réguleront pas toutes seules pour créer comme par magie l’environnement ubiquitaire de nos rêves. En la matière, les entreprises ont a reprendre l’initiative. Cette innovation des modes de travail, ou « Workstyle innovation », a déjà trouvé plusieurs expressions concrètes à travers des dispositifs permettant de faire suivre ses impressions là où l’on se trouve, ou de vidéoprojecteurs à courte focale « bords de table », conçus pour s’installer et être opérationnels en quelques secondes, ou encore aux imprimantes 3D utilisables indépendamment d’un ordinateur. Mais ces nouvelles possibilités techniques ne seront rien sans la volonté des entreprises de transformer en profondeur leur approche, en remettant l’utilisateur et ses modes de travail au centre. Il ne s’agit plus d’opérer une transformation numérique mais de s’obliger à penser transversalité de l’intégration des technologies pour offrir de nouveaux modes de travail relevant d’une culture numérique.

     

  • Les Français sont-ils prêts à digitaliser leurs relations avec les assureurs ?

    Révolution numérique & Assurances : Les Français en attente !


    Les effets, chaque jour plus sensibles,   de la déferlante technologique   sur les individus et les organisations, nécessitent d’aborder la révolution numérique et ses impacts, pour le secteur de l’assurance.   Mais qu’en pensent les Français, acteurs de cette révolution numérique ?

    Les Français sont-ils prêts à digitaliser leurs relations avec les assureurs ? Pensent-ils faire usage des objets connectés, voire à communiquer leurs données à des fins de prévention et/ou de personnalisation de l’offre, de la relation globale ?

    Dans le cadre du 1er congrès de la révolution numérique en Assurance du 12 Avril, il a été réalisé, auprès des   Français, une grande enquête   « Révolution numérique et assurances »*.   44 questions ont été posées aux Français. Les tendances globales démontrent que les comportements et les attentes des Français évoluent et qu’ils sont, sur certains sujets, en attente d’évolutions du secteur de l’assurance.   Prenons 3 exemples :

    1. 47% des Français sont favorables à une souscription   d’un produit d’assurance   100% en ligne   (Complémentaire Santé, Assurance Automobile, ou Assurance Multirisques Habitation). Ce taux d’intention déclarée est à mettre en comparaison avec la réalité de la souscription d’assurance via Internet qui est aujourd’hui d’environ 5%.
    2. 76% des Français sont favorables à communiquer leurs données de santé   à un professionnel de santé, 45% à un réseau de soins, 29% à un assureur
    3. 72% des Français portent un intérêt positif à la personnalisation/réduction de la prime d’assurance auto   permise grâce à un boitier connecté et à un score de conduite calculé sur certains critères : accélération, freinage, virage, allure et nombre de kilomètres parcourus chaque mois.

    Jean-Luc Gambey, co-organisateur du TDAY, précise   «   Les résultats de cette enquête permettent de constater que le déploiement massif des technologies numériques : les objets connectés, le digital et le big data, simultané à l’évolution des usages et des comportements des Français participent à la transformation du secteur de l’assurance, à la construction de nouveaux produits et services d’assurance, à l’élaboration sophistiquée de parcours clients digitalisés et personnalisés, ainsi qu’à la nécessité d’adapter les organisations aux besoins d’immédiateté des Français.

    *Enquête nationale représentative réalisée du 7 au 18 Décembre 2015 par GNRESEARCH auprès de 2 215 Français de 18 ans et plus

    À propos du T-DAY Insurance,   1er congrès de révolution numérique du secteur de l’assurance.

    Le 12 Avril 2016 au Palais Brongniart : 12 conférences, 14 keynotes, 4 quartiers thématiques, des contenus uniques, des  espaces de rencontres, des personnalités politiques, des grands dirigeants, des personnalités et experts, des soutiens, des partenaires, des startups,… .

    Pour en savoir plus : https://www.mdw.stellart-design.fr/event/ecommerce-hub-tday-insurance-by-eventea/?instance_id=373