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  • Le bouleversement de l’arrivée de l’IA dans les entreprises

    Le bouleversement de l’arrivée de l’IA dans les entreprises

    par Stéphane Roder, Fondateur de The AI Builders

    Les solutions du marché basées sur de l’IA vont apporter immédiatement à l’entreprise des gains de productivité. Cependant, c’est en s’appuyant sur les métiers que les entreprises pourront tirer le maximum de cette technologie et prétendre à l’augmentation de leur compétitivité.

    Les solutions IA du marché ne seront pas des différentiateurs
    Les milliards déjà investis ont vu éclore une myriade de solutions répondant aux problématiques communes à toutes les entreprises. En venant assister des métiers, optimiser des process ou automatiser des tâches, l’introduction de ces solutions sur étagère dans l’entreprise va s’inscrire tout naturellement dans la continuité de ce que l’on appelait « l’informatisation » avant que cela ne devienne la transformation digitale, initiée dans les années 90 avec l’arrivée de la bureautique. Des métiers qui n’avaient jusqu’alors bénéficié que de très peu d’aides vont se voir enfin équipés d’outils d’augmentation de leur productivité.

    En permettant aux entreprises de réaliser des gains de productivité substantiels, cette première étape de l’introduction de l’IA ne sera pourtant en aucun cas un différentiateur. En effet, même s’il y a toujours une prime aux premiers utilisateurs des ruptures technologiques, la bureautique en son temps n’a jamais été un axe de différentiation à long terme. Il en sera de même avec les solutions du marché basées sur de l’IA devenues des « must have » que tout le monde mettra en œuvre. Qui se privera d’un outil de prédiction de décision de justice ou de revue des contrats dans un service juridique, de générateurs automatiques de listes de prospects dans un service marketing ? Personne ! La différentiation, et en cela l’augmentation de la compétitivité, se fera sur la capacité qu’auront les entreprises à valoriser les autres gisements sur lesquels l’IA a aussi un très fort impact.

    L’augmentation de la compétitivité de l’entreprise se trouve en son sein
    L’IA permet d’aborder de nouvelles problématiques dans l’entreprise, de modéliser une activité et d’en prévoir l’optimum voire même parfois d’arriver à automatiser tout ou partie de la production et pourquoi pas la vente. C’est ce que l’on appelle le Model Driven Business, les business dont les actions sont modélisables, on dit aussi actionnables par des modèles.
    On connait depuis longtemps ces robots qui réalisent de manière automatique du trading car ils ont en eux des modèles qui leur permettent de prendre les « bonnes » décisions d’investissement et de les exécuter. Il en sera de même pour toutes les entreprises, dans une moindre mesure bien sûr car il sera pratiquement impossible de tout automatiser comme dans le trading, mais chaque tâche modélisée contribuera à l’optimisation de l’ensemble du business d’une société. Modéliser tout ou partie de son business sera l’un des grands enjeux de cette révolution mais cela ne sera possible que si l’on inclut les métiers qui connaissent ces gisements de productivité.

    Les métiers sont les « révélateurs » de ces gisements…
    Il ne sert à rien de recruter en masse des Data Scientists pour « voir » ce qu’ils pourraient faire et attendre d’eux qu’ils reviennent avec une idée géniale qui va révolutionner votre entreprise. Ce ne sont pas des consultants, ce sont des informaticiens de la statistique. Ils savent merveilleusement bien résoudre un problème qu’on leur soumettra mais dans l’entreprise, ils sont rarement à l’origine d’un développement car trop éloigné de sa réalité opérationnelle. Ce sont les métiers de l’entreprise qui seront les « révélateurs » de ces nouveaux gisements de gains de productivité car ils ont conscience des paramètres qui font le succès de leur activité. Il faudra savoir les écouter et les inclure dans des équipes pluridisciplinaires pour que leur vision de la modélisation d’une de leurs tâches, décision ou action, prenne forme avec l’IA et soit intégrée en bonne place dans le schéma directeur IA pour créer de la valeur.

    …à condition qu’ils soient formés
    Encore faut-il que ces métiers aient une vision analytique de leur activité et soient formés à ce changement de paradigme pour devenir les révélateurs de ces nouveaux modèles dont l’entreprise aura besoin pour se transformer.
    Trop peu de personnes ont intégré de manière analytique l’environnement dans lequel elles travaillent. Cette culture du traitement de la donnée ou de sa compréhension est encore trop absente de nos entreprises. La faute à la data qui n’est pas toujours présente, à la Business Intelligence (BI) qui a été trop peu utilisée pour créer de la valeur et entraîner les cerveaux et à cette aversion bien française aux mathématiques appliquées à qui l’école de la République mais aussi l’entreprise n’a pas su nous donner goût. On le voit, ce sont les sociétés comme les banques ou encore des industriels comme Airbus qui sont les plus avancées dans leurs déploiements de l’intelligence artificielle et cela parce qu’elles ont des métiers qui sont structurellement analytiques. Il faudra qu’il en soit de même pour le reste de l’industrie et que la vision analytique fasse partie intégrante de la culture de l’entreprise.
    Sans toutefois n’avoir jamais programmé, ces futurs révélateurs devront aussi avoir acquis un minimum de connaissances sur les grands concepts du Machine Learning pour pouvoir participer à des équipes pluridisciplinaires et montrer la voie. Des notions de base comme l’apprentissage supervisé, l’apprentissage non supervisé, le jeu d’apprentissage, le biais et le traitement du langage naturel devront être comprises de tous pour être en mesure d’interagir avec des Data Scientists.

    L’entreprise analytique
    Plus qu’une révolution technologique, c’est une révolution culturelle que les entreprises vont devoir affronter avec l’arrivée de l’IA. L’entreprise analytique doit devenir la préoccupation majeure des dirigeants, DSI et Chiefs Digital Officers, s’ils ne veulent pas laisser à d’autres le bénéfice de ces gains de compétitivité. Il faudra pour cela que se mette en place une politique volontariste dans l’entreprise qui devra être relayée en amont par l’éducation nationale pour que des notions aussi simples que le Machine Learning soient mises à la portée de tous au plus tôt.

    L’intelligence artificielle est une révolution pour l’entreprise, elle va bouleverser tous les métiers, mais aussi les structures de coûts, de revenus, et leurs organisations. Car, si l’intelligence artificielle permet évidemment d’automatiser et de simplifier un certain nombre de tâches, elle permet également la création de nouveaux modèles ainsi que la réappropriation de l’ensemble de la chaîne de valeur d’une entreprise.

    « Comme à chaque révolution, les illuminés se déchainent et promettent l’imminence de l’apocalypse. En démystifiant l’IA, et en comprenant les grands principes, sans toutefois entrer dans la mathématique et encore moins dans la programmation, le manager doit avoir pleinement conscience du potentiel mais aussi des limites de l’IA d’aujourd’hui pour ce projeter et imaginer les futurs gisements de gain de productivité et de création de nouveaux revenus. »

     

  • Transformation digitale : l’écart entre l’optimisme sur le plan du business et sa mise en place

    GE lance l’Indice d’Evolution Digitale Industrielle qui met en lumière l’écart entre l’optimisme lié à la transformation digitale sur le plan du business et sa mise en place

    Cette nouvelle étude de GE souligne une adoption limitée de la transformation digitale industrielle par les entreprises : alors que 80% des DSI estiment que l’IIoT serait déterminant pour leurs organisations et industries, seulement 8% d’entre eux ont déjà amorcé leur transformation digitale industrielle.

    A l’occasion de sa conférence Minds + Machines, GE (NYSE: GE) dévoile aujourd’hui les résultats de sa nouvelle étude : il existe un fossé naissant entre les nouvelles perspectives liées à la transformation digitale pour les entreprises et les initiatives mises en place par ces dernières pour l’implémenter. Le sondage réalisé auprès des DSI (Directeurs des Systèmes d’Informations) révèle que si les entreprises voient l’Internet Industriel des Objets (IIoT) comme une opportunité significative de croissance et de compétitivité, la grande majorité ne prend pas les mesures requises pour en bénéficier.

    « L’Internet industriel a déjà un impact considérable au sein des entreprises industrielles de toutes tailles. Nous le savons parce que nous voyons de réels avantages pour nos clients et pour GE », a déclaré Bill Ruh, CEO de GE Digital. « Pourtant, un écart se creuse entre les attentes de l’IIoT et les actions liées à sa mise en œuvre. Nous œuvrons justement pour combler ce fossé en nous associant avec nos clients pour accélérer le changement et guider les entreprises tout au long de leur transformation digitale. »

    Selon cette étude, les leaders de l’industrie sont optimistes quant au potentiel de l’Internet industriel : 80% d’entre eux estiment que l’IIoT changera ou pourrait changer la donne pour leurs entreprises et industries. Et davantage encore considèrent que la transformation digitale industrielle représente en enjeu important quant à leur compétitivité. Pourtant, moins de 8% de ces dirigeants avouent avoir véritablement amorcé leur transformation digitale au sein de leurs activités et 10% d’entre eux expliquent ne pas avoir encore de plan de transformation digitale mis en place

    L’Indice d’Evolution Digitale Industrielle de GE

    Suite à cette enquête, GE a créé l’Indice d’Evolution Digitale Industrielle pour suivre les réelles avancées de la transformation digitale des entreprises – de la perspective de l’IIoT à la réalisation des progrès réalisés. L’indice inaugural reflète un score total de 63 sur une échelle de 100 et estime que si les perspectives de l’Internet industriel sont très performantes, avec un score de 78,3 (sur 100), la préparation de l’entreprise est quant à elle en retard, atteignant 55,2 (sur 100). Cette déconnexion entre perspectives et préparation de l’entreprise constitue à la fois un défi et une opportunité pour les entreprises qui souhaitent bénéficier de l’IIoT.

    L’étude révèle également d’autres résultats :

    • La transformation digitale est cruciale pour la croissance et la compétitivité des entreprises : 86 % estiment que la transformation digitale industrielle est importante pour leur compétitivité ; la majorité (76 %) considérant qu’elle permet d’en tirer des services de meilleure qualité.
    • Connectivité et applications industrielles essentielles pour l’IIoT (Industrial Internet of Things) : les dirigeants citent majoritairement la connectivité (63%) et les applications industrielles (58%) comme les principales technologies nécessaires à la mise en place d’une transformation numérique.
    • IIoT Platform, les applications et Analytics représentent les investissements prioritaires : les sondés considèrent une plate-forme apte pour l’IIoT (22%), les applications industrielles (14%) et le Big Data Analytics (14%) comme les investissements technologiques primordiaux.
    • Questions de coûts : la plupart des sondés citent le coût (42%) comme obstacle principal à la transformation numérique, avant la sécurité du système (32%) et la confidentialité des données (32%).
    • La transformation digitale exigera un changement organisationnel : 54% des ITDM / OTDM estiment que leurs organisations doivent se transformer pour rendre possible leur transformation numérique.
      • 66% estiment que les Data Analysts devront être intégrés dans tous les départements des entreprises.
      • 61% considèrent que les fonctions informatiques devront faire partie de la fonction opérationnelle centrale de leur entreprise.
      • 55% estiment que leurs entreprises doivent s’assurer que les effectifs sont prêts pour l’IIoT.

    Amorcer la transformation industrielle digitale

    GE Digital œuvre pour combler l’écart entre les opportunités et la réalité en rendant l’Internet industriel accessible aux entreprises à chaque étape du processus de transformation. L’entreprise aide ainsi ses clients à tirer des avantages réels et instantanés de l’IIoT en leur apportant de nouveaux partenariats, de nouveaux outils et de nouvelles applications de pointe conçus pour accélérer leur efficacité et leur croissance. De nombreux clients exploitent d’ores et déjà la puissance de l’IIoT parmi lesquels :

    • Exelon, société d’énergie américaine figurant au classement Fortune 100, collabore avec GE pour déployer toute la gamme de solutions logicielles Predix à travers le réseau électrique d’Exelon à l’échelle nationale. Suite à l’accord signé en 2016 par Exelon pour déployer la suite complète de logiciels basés sur Predix de GE sur l’ensemble du parc de production de la société,  la mise en œuvre d’analytics basés sur le Machine Learning augmentera la fiabilité, la disponibilité et l’efficacité du réseau électrique pour plus de 10 millions de clients.
    • Qantas, la plus grande compagnie aérienne nationale et internationale d’Australie, et GE Aviation ont développé une nouvelle application de données de vol, FlightPulse, qui fournit aux pilotes des données leur permettant de voler plus efficacement et de réduire les émissions de carbone. FlightPulse est la première offre entièrement commercialisée à être développée avec les services mobiles de la plate-forme Predix de GE. Via des données d’aviation enregistrées et des analyses intelligentes, les pilotes peuvent accéder en toute sécurité à leurs indicateurs et tendances d’efficacité opérationnelle. Au cours de son dernier exercice financier, Qantas a économisé plus de 30 millions kg de carburant, grâce au travail effectué avec GE. Depuis le lancement de FlightPulse, Sur l’exercice fiscal en cours, Qantas est proche de doubler ses économies de carburant par rapport à la même période l’année dernière.
    • L’Australian Rail Track Corporation (ARTC) utilise la solution Movement Planner de GE Transportation comme facilitateur technologique clé pour le programme d’optimisation du contrôle réseau (ANCO) de l’ARTC. Movement Planner fournit une planification et une optimisation du trafic ferroviaire en temps réel pour permettre au fret de circuler plus efficacement et servira de base à la transformation numérique de la fonction de contrôle des trains, un élément clé du projet ANCO.
    • Invenergy, la plus grande société privée d’énergie renouvelable en Amérique du Nord, et GE ont récemment annoncé l’ouverture d’un parc éolien de 2 000 mégawatts, appelé Windcatcher – qui sera le plus important aux États-Unis et le deuxième au monde lorsqu’il sera opérationnel. Invenergy prévoit d’implémenter le logiciel Digital Wind Farm de GE – qui intègre le logiciel Asset Performance Management (APM) et Operations Optimization (OO) comme parties intégrantes de ce projet. La société s’est également associée à GE pour la cybersécurité de l’ensemble de la flotte.
    • Rumo, l’un des plus grands opérateurs de logistique ferroviaire en Amérique latine, déploiera la solution Trip Optimizer de GE Transportation pour améliorer l’efficacité sur plus de 2 000 kilomètres de voies ferrées au Brésil (en 2018). Trip Optimizer, qui fonctionne sur la plate-forme de calcul embarqué GoLINC de GE Transportation, est un système de gestion de l’énergie basé sur un logiciel analysant les données pour optimiser l’efficacité énergétique des trains.
    • KBC, société indépendante de consulting et éditeur de logiciels de simulation de processus dédiée au secteur pétrolier et gazier, et Baker Hughes, une filiale de GE, ont conclu un partenariat privilégié qui fournira une combinaison de simulation de processus, de gestion de la performance des actifs et de solutions logicielles de gestion et d’exploitation pour l’industrie pétrolière et gazière. En s’appuyant sur Predix, la plate-forme de GE pour l’Internet industriel, pour bénéficier d’une vue unique, ce partenariat étend la modélisation de simulation de processus Petro-SIM de KBC à toute la chaîne de valeur du pétrole et du gaz, et assure la connectivité entre les opérations, les actifs, les personnes et les processus business pour une optimisation de bout en bout.
    • JPMorgan Chase entame actuellement sa deuxième phase de collaboration avec Current, une marque du groupe GE, pour l’installation de nouvelles technologies numériques et de gestion de l’énergie qui augmenteront l’efficacité énergétique de quelque 4 500 succursales de Chase à travers les États-Unis. A ce jour, environ 3000 succursales ont été équipées d’un éclairage LED, permettant de réduire de 50% la consommation énergétique de l’éclairage, ce qui équivaut à retirer de la route près de 27 000 voitures.
  • Compétitivité : vers une adoption généralisée du Cloud

    Start-ups, grands groupes et Cloud : quand l’agilité devient un avantage compétitif

    Par David Chassan, Chief Product Officer, Outscale

    Selon une étude Evans Data Cloud Development, le développement d’application dans le Cloud est plus efficace, plus flexible et conduit à la création d’applications de qualité, à un rythme plus rapide. Un changement de paradigme qui fait de l’agilité un avantage compétitif clé  pour les start-ups, mais aussi pour les grands groupes, de plus en plus séduits par le Cloud.

    Une informatique de haut niveau, accessible à toutes les entreprises

    Le principal atout du Cloud est de réduire drastiquement les coûts informatiques. Les investissements capitalistiques informatiques traditionnels (CAPEX) sont ainsi transformés en coûts opérationnels (OPEX), facturés à l’usage. Avec l’avènement du Cloud et la mise à disposition en mode SaaS, les applications Cloud sont disponibles partout et dans leur dernière version. L’autre avantage est la mobilité. Avec l’avènement du Bring Your Own Device, les entreprises, quelle que soit leur taille, repensent leur stratégie de développement logiciel et de déploiement. En utilisant une plateforme dématérialisée pour les applications, tous les appareils mobiles peuvent accéder aux applications Web. Les collaborateurs et les clients connectés sont plus productifs et autonomes, chacun ayant à disposition les applications dont il a besoin, y compris à l’extérieur de l’entreprise.

    Une interopérabilité et une évolutivité accrues

    Grâce à une meilleure interopérabilité et à une évolutivité accrue des applications Cloud, les start-ups ainsi que les grandes entreprises, améliorent également leur productivité et leur efficacité opérationnelle. Avec les API, il est facile d’intégrer les applications les unes aux autres. Les IPBX sont connectés aux applications CRM, lesquelles sont connectées aux solutions de communication unifiées. Les possibilités sont infinies. L’accès au Cloud en mode SaaS, convivial, automatisé et rentable, permet aux entreprises de faire évoluer leur solution selon leurs besoins, à la demande, avec un paiement à l’usage. Les acteurs économiques qui ont compris le Cloud disposent des meilleurs atouts pour placer l’innovation au cœur de leur business modèle.

    Une révolution de l’environnement de développement des applications

    L’autre révolution du Cloud est celle du métier de développeur. Traditionnellement, ce dernier travaille en local sur sa machine, sur un environnement qu’il maîtrise complètement. Il ne peut donc pas tester son application en situation de production. De plus, les applications actuelles sont développées selon un modèle de microservices où chaque service est installé sur une machine différente. Il est donc très difficile de reproduire ce design d’architecture sur un seul et même poste de travail. Avec l’arrivée du Cloud, les développeurs ont accès à une infrastructure qui fait office de copie de l’environnement de production. Disponible à la demande, celle-ci met fin aux demandes de ressources interminables auprès des différents services IT. L’option Cloud offre par ailleurs aux développeurs des possibilités d’itérations plus rapides, des ressources à la demande, un meilleur time-to-market et un environnement de travail et de test qui correspond à la production. L’infrastructure est ainsi dimensionnée en fonction des projets, avec une philosophie « Fail fast & Fail Often » selon le modèle DevOps. Le mode de travail, plus collaboratif, permet aux développeurs de d’occuper une position stratégique.

    Automatisation et meilleur time-to-market

    Pour les accompagner dans ce déploiement continu, plusieurs outils standards sont disponibles : Jenkins pour effectuer les tests unitaires et fonctionnels ainsi que Gitlab et RunDeck pour le déploiement. Ces outils peuvent être combinés avec des plateformes logicielles comme Ansible, Puppet ou Chef, qui servent à créer des configurations automatiques des machines sur le Cloud où seront installés les logiciels, in fine. Désormais, le véritable enjeu pour les développeurs est de concevoir des applications qui ne sont plus faites d’un seul tenant, mais qui sont composées d’une multitude de logiciels spécialisés dans leurs métiers. C’est la notion de microservices. Ils pourront de cette manière proposer des applications beaucoup plus résilientes et déployables en cluster, capables de supporter une montée en charge ou tout défaut d’infrastructure.

    Perte de contrôle et sécurité des données : des préoccupations clés

    Malgré tous ces avantages, certains décideurs hésitent encore. La peur de perte de contrôle des données est l’élément clé qui retarde la décision de passer au Cloud. Il est vrai que l’utilisation de réseaux externes et l’externalisation des données dans des datacenters rend leur protection et les processus juridiques plus complexes. Pour isoler les réseaux et permettre une opacité réelle, les Cloud Providers séparent les machines virtuelles de chaque client. Ainsi, aucune information ne peut passer d’un réseau à l’autre. Il est également possible de choisir l’emplacement géographique de ses données et de profiter pleinement de la souveraineté permise par certaines zones de localisation, face aux enjeux réglementaires comme la RGPD (ou GDPR).

    Protection des données : vers une confiance accrue

    La crainte liée à la violation de données, au hacking d’interfaces ou au piratage de comptes est un autre frein. En réponse à ces objections, quelques  fournisseurs de Cloud, triés sur le volet, se sont conformés aux plus hauts standards de certification comme l’ISO 27001-2013 ou encore le Code Européen CISPE. Ils développent des architectures fiables et assurent une sécurité optimale. Ils offrent des solutions qui permettent d’automatiser, d’orchestrer, de normaliser et d’améliorer la visibilité et la protection des ressources et des services Cloud. En transférant leurs données et applications dans le Cloud, les entreprises en contrôlent directement l’accès et la sécurité. Elles peuvent ainsi renforcer la confiance avec leurs clients et utilisateurs – point critique notamment pour les éditeurs de logiciels et les start-ups – en leur garantissant un haut niveau de protection de leurs données et de leur propriété intellectuelle.

    Vers une adoption généralisée du Cloud

    Tous ces éléments expliquent pourquoi, selon l’étude « Cloud Insights » menée par MARKESS et Outscale, 45% des personnes interrogées considèrent aujourd’hui le Cloud comme le modèle le mieux adapté à leurs enjeux de Plan de Reprise d’Activité (PRA) et de Plan de Continuité d’Activité (PCA). Véritable opportunité de développement, le Cloud redonne de l’agilité aux entreprises et les accompagne dans leur mue digitale, vis-à-vis de leurs partenaires, de leurs clients et vis-à-vis de leurs ressources internes. Qu’ils soient start-ups ou grands groupes en pleine transformation, les acteurs économiques peuvent ainsi croître en innovant à moindre coût, de manière plus agile et en déployant facilement leurs applications dans le monde entier.

  • Et si l’IOT devenait un avantage compétitif

     

    Alors que les fabricants se préparent à l’Internet des Objets (IdO), la réalité concernant leur niveau d’adoption revêt encore de vraies différences

     Une étude réalisée par Infor révèle le niveau d’adoption en matière d’Internet des Objets par les fabricants, au niveau mondial

     

    La transition vers l’Internet des Objets est belle et bien en marche chez les fabricants mondiaux, ainsi que le révèle une étude réalisée par Infor. En effet, 10% des fabricants interrogés affirment avoir des projets liés à l’IdO, 22% d’entre eux ayant déjà mis en place un projet pilote ou planifiant de le faire d’ici un an, alors que plus d’un tiers d’entre eux (38%) affirment être en phase d’étude.

    L’étude réalisée auprès de fabricants de 12 pays et territoires différents, parmi lesquels l’Amérique du Nord, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Chine et l’Inde, révèle également que l’IdO est la priorité numéro 1 pour un fabricant sur 10 au niveau mondial,  28% considérant qu’il s’agit d’une de leur trois priorités principales du moment.

    Les bénéfices liés à l’IdO sont bien identifiés et intègrent de nouvelles opportunités de revenus basées sur la monétisation de l’information, une piste perçue comme la plus séduisante.  Cependant, il semble que la majorité des fabricants (55%) considèrent la réduction des coûts – à la base d’une meilleure efficacité opérationnelle – comme le bénéfice principal, un tiers d’entre eux considérant par ailleurs pouvoir bénéficier d’un avantage concurrentiel grâce aux revenus complémentaires générés à partir de nouveaux services.

    Toujours d’après l’étude, les bénéfices spécifiques reposent principalement sur une meilleure productivité (en tête de liste avec 20% des avis), suivie par une meilleure visibilité et des processus de prise de décision améliorés (15%), un meilleur usage des équipements et machines (15%), de nouveaux services (11%) et de nouvelles opportunités de revenus (13%).

    Toutefois, pour les sondés, le manque d’équipement freine le niveau d’adoption, ces derniers citant 9 fonctions clés comme pouvant accélérer l’IdO au sein des entreprises. Parmi ces fonctions : les équipes de Direction (31%), l’IT (28%), le marketing (5%), les activités de production (13%) et les sites (6%) eux mêmes.  Parmi les défis de l’IdO, ils citent un manque de compétence, des bénéfices peu clairs et un manque de visibilité sur les coûts.

    « Les fabricants, constamment challengés pour accroître leur productivité, voient un avantage compétitif à l’exploitation des technologies de l’IdO. Cette étude confirme que plus de la moitié des fabricants en reconnaissent le potentiel et sont déjà en train de piloter des projets ou sont en phase d’investigation », déclare Andrew Kinder, ‘VP Industry & Solution Strategy’ chez Infor.  « Nous nous attendons à voir émerger de plus en plus de projets pilotes qui rentreront en production au cours des 18 prochains mois, ce qui devrait retenir l’attention des 43% de fabricants interrogés qui, eux, n’ont pas encore reconnu de valeur de l’IdO. »

     

    « Mais avec seulement 10% de sondés se déclarant prêts, il existe clairement une opportunité pour les entreprises ayant un vrai projet. Nous conseillons aux entreprises d’avoir un œil attentif sur les données des terminaux qu’elles collectent – la plupart des équipements étant déjà instrumentalisés – et de se demander à quels enjeux elles seront à même de répondre si elles se contentent de collecter des données ou si elles vont plus loin en y appliquant des données analytiques, qui leur permettront de diffuser rapidement la bonne information à la bonne personne. Mieux encore, qui  en dehors de votre entreprise souhaiterait acquérir les informations que seule votre organisation possède ?  Puis, nous conseillons à chaque entreprise de se tourner vers le bon fournisseur de technologies, celles-ci étant aujourd’hui arrivées à maturité pour aborder ces enjeux. »