Étiquette : commercial

  • Comment l’IA redéfinit le rôle du commercial

    IA : Quand les signaux d’intention redessinent le métier de commercial

    Selon Hugo Delattre, fondateur de Get In Touch 

    Il y a encore quelques années, la prospection commerciale se résumait à une mécanique répétitive fondée sur le volume et l’endurance. Les équipes multipliaient les appels, les emails et les relances, convaincues que l’insistance suffisait à faire émerger des opportunités.
    Ce modèle, construit sur une logique statistique, paraissait immuable. Pourtant, en silence, les comportements numériques se sont imposés comme une matière première nouvelle, révélatrice de besoins, d’intérêts ou de réflexions en cours. Chaque recherche, interaction ou consultation publique constitue désormais un indicateur potentiel de maturité. Avec l’essor de l’IA, ces traces, autrefois considérées comme anecdotiques, deviennent lisibles et interprétables. Elles transforment la manière dont les organisations envisagent l’acte de prospecter : non plus comme un exercice d’endurance, mais comme un travail d’observation fine et de compréhension du moment opportun.

    1. Une prospection guidée par l’intention plutôt que par le volume

    Les progrès technologiques permettent aujourd’hui de capter, d’interpréter et de mettre en cohérence des milliers de signaux générés chaque jour par les professionnels. La manière dont un dirigeant interagit avec un sujet, l’évolution d’un intérêt soudain pour une problématique ou la consultation répétée d’une typologie de solution dessinent un terrain d’analyse d’une richesse inédite. L’IA s’empare de cette matière et lui donne un sens opérationnel.

    À travers ces signaux, les organisations découvrent un indicateur de maturité d’achat d’une précision rarement atteinte. Elles ne ciblent plus « des profils », mais des comportements ; elles ne cherchent plus à pousser un message, mais à comprendre un contexte. Cette logique renverse les codes traditionnels de la prospection.
    Plutôt que d’imposer un rythme au marché, les entreprises s’alignent sur celui des prospects.
    Les décisions commerciales s’appuient désormais sur la probabilité d’intention, renforçant la pertinence des prises de contact et limitant les interactions inutiles.
    Parallèlement, l’analyse automatisée des échanges commerciaux offre une nouvelle lecture du cycle de vente. Les rendez-vous sont transcrits, les dialogues examinés, les dynamiques d’échange décryptées. Les commerciaux bénéficient d’une visibilité objective sur leurs performances : non plus un ressenti, mais une compréhension structurée de ce qui suscite une avancée ou provoque un blocage. L’IA devient un miroir parfaitement neutre qui éclaire les forces comme les axes d’ajustement.

    2. Le commercial recentré sur la valeur relationnelle

    Ce basculement technologique ne remplace pas la dimension humaine du métier ; il l’amplifie. En absorbant les tâches répétitives et chronophages, l’IA redonne du temps aux équipes pour exercer pleinement leur rôle stratégique.
    La recherche d’informations, la qualification initiale ou la segmentation manuelle ne constituent plus des freins au déploiement d’une démarche réellement personnalisée. Le commercial peut se concentrer sur ce que la machine ne sait pas faire : comprendre une histoire, écouter un enjeu, interpréter une nuance, instaurer un climat de confiance. Dans les organisations qui adoptent ces nouveaux outils, les interactions se transforment. Elles ne sont plus générées par obligation ou par automatisme, mais parce que le signal détecté justifie véritablement l’échange. Les prospects perçoivent cette pertinence.
    Le dialogue devient plus fluide, mieux ancré dans leurs problématiques, moins intrusif. La relation commerciale quitte alors le champ du volume pour entrer dans celui de la justesse.

    Cette évolution redéfinit aussi le rôle du commercial : il n’est plus celui qui sollicite en permanence, mais celui qui intervient au moment adéquat, avec une compréhension précise du contexte. La valeur ne réside plus dans le nombre d’actions réalisées, mais dans la qualité de l’intervention. L’IA ne fait pas disparaître l’humain ; elle clarifie son terrain d’expression.

    3. Un nouveau paradigme : interpréter plutôt que solliciter

    Ce mouvement marque l’entrée dans une ère où la performance commerciale repose autant sur la capacité à analyser un prospect que sur celle de le convaincre. Les organisations qui réussissent ne sont plus celles qui contactent le plus, mais celles qui savent interpréter les signaux laissés par le marché. Elles adoptent une culture nouvelle, dans laquelle la donnée ne sert pas à multiplier les actions, mais à en réduire le nombre tout en en maximisant la justesse.

    La collaboration entre l’humain et la machine devient la clé de cette transformation. L’IA observe, priorise et met en cohérence. Le commercial nuance, interprète et construit la relation. Ensemble, ils forment un modèle d’efficacité qui dépasse largement les méthodes traditionnelles. La performance n’est plus un résultat aléatoire, dépendant de la répétition, mais le produit d’une stratégie fondée sur la compréhension fine de l’intention.

    Ce n’est pas une rupture brutale, mais une transition profonde vers un métier plus intelligent, plus stratégique et plus respectueux du prospect. Le commercial n’est pas remplacé ; il est augmenté. Et dans cette évolution, une certitude s’impose : le futur desventes se construira moins dans l’insistance que dans la capacité à voir, avant les autres, ce que les signaux d’intention révèlent.

     

     

  • Vers un nouveau marketing : le marketing des ventes

    Vers un nouveau marketing : le marketing des ventes

     Pus de 90% des directions marketing doivent mesurer le ROI de chaque action

    Dans le cadre de la 8ème édition du Forum 2017 qui s’est déroulée le 30 juin 2017, Le Club des Directeurs Marketing et Communication de l’IT en partenariat avec Nomination dévoilent au travers d’une infographie : le nouveau du visage du marketing centré sur la performance commerciale. On assiste à une évolution du métier du marketing, la culture sales et le mode de fonctionnement se diffusent dans les équipes marketing qui basculent d’un rôle « macro » (connaissance marché produit…) à un rôle beaucoup plus opérationnel en lien direct avec les ventes. Cela se traduit par une approche de plus en plus ciblée.

    Pendant longtemps, les services marketing et commercial ont été très cloisonnés. Dans ce nouveau contexte orienté de plus en plus ROI, une nouvelle forme de collaboration émerge. Mais il reste du travail collaboratif à instaurer !

    Marketing et commercial : 78% des directeurs marketing estiment que le secret d’une collaboration réussie est l’alignement sales et marketing.               

    Ils sont d’accord pour dire à 72% que les objectifs ne sont pas assez partagés.

     Actuellement, chaque département est évalué sur des KPI spécifiques. Prêt de 80% des organisations représentées n’évaluent pas les ventes et marketing sur les mêmes indicateurs. Alors qu’il s’agit d’un levier majeur pour 72% du panel.

     Les leviers d’amélioration identifiés côté des marketeurs sont :

    • 67% souhaitent partager des objectifs communs 
    • 59% proposent de mettre en place un plan annuel d’action
    • 51% pensent qu’il faut associer les ventes au plan produit/ aux nouvelles offres et formalisation des messages clients
    • 57% attendent plus d’effort des sales
    • 53% suggèrent que les objectifs commerciaux soient en phase avec les orientations marketing.
    • 49% des équipes commerciales attendent du marketing de la génération de leads

     Les nouveaux défis sont nombreux et très variés :

    • 54% pensent déployer des nouveaux outils
    • 52% ont besoin d’accéder aux données
    • 43% doivent recruter des nouveaux talents

     Le Social Selling ou l’art d’exploiter les réseaux sociaux et les nouveaux outils de Sales Tech symbolise aujourd’hui l’alignement sales et marketing.           

    Il reste majoritairement une initiative marketing à 61%.

     74% ont pris conscience que les réseaux sociaux sont perçus comme un nouveau vecteur de business.

     Les réseaux les plus utilisés sont :

    • LinkedIn qui arrive en tête avec 92%
    • Suivi par Twitter à 79%

    47% des équipe sales considèrent les réseaux sociaux comme un levier de communication et de notoriété.

    « Si le marketing est de plus en plus aligné avec les objectifs commerciaux, eux-mêmes n’ont pas forcément une visibilité de l’ensemble des activités du service marketing. Cependant avec l’arrivée des réseaux sociaux les méthodes de ventes évoluent, et de fait la force de vente a besoin de nouveau contenu, d’une nouvelle approche, et ça, le marketing est le premier à pouvoir le leur apporter. Cependant pour pouvoir créer et proposer ce contenu il faut également que les commerciaux apportent de la matière de leur travail au quotidien : c’est là que le cercle vertueux se met en place ». Sandrine Avenier. Vice-Présidente CMIT et Regional Marketing Director EasyVista. 

    « L’alignement Sales & Marketing n’est pas un sujet nouveau mais il devient de plus en plus fondamental. Au quotidien nous en percevons chez nos clients à la fois sa nécessité mais également sa complexité de mise en œuvre. Cette étude nous permet de concrétiser ce ressenti et nous livre de nombreux enseignements : Objectifs hétérogènes, organisations non optimales, évolution de la fonction marketing ! » Benoit Marcellin Directeur marketing Nomination

    Panel : 80 décideurs marketing de l’IT ont partagé leur ressenti

     

  • Comment améliorer votre stratégie commerciale sur mobile ?

    10 Conseils incontournables pour améliorer votre stratégie commerciale sur mobile 

    Skilled vous propose aujourd’hui par le biais d’une infographie originale de s’intéresser au moyen de créer des stratégies efficaces et productives en terme de commerce mobile.

    Voici dix conseils intéressants à prendre en compte pour une marque dans le développement de solutions pour le commerce mobile.

    https://skilled.co/fr/ressources/10-conseils-ameliorer-strategies-commerciales-mobile/

     

  • Quand la force de frappe commerciale se digitalise…

    Social Selling : la force de frappe commerciale se digitalise

    Par Mickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup

     

    Les méthodes de vente B2B ne peuvent plus échapper à la révolution portée par les réseaux sociaux. Les équipes commerciales n’ont aujourd’hui d’autre choix que de s’adapter et de se réinventer en digitalisant leur force de frappe.

    L’explosion des réseaux sociaux et la généralisation des usages mobiles ont entraîné l’adoption de nouveaux comportements par les consommateurs. Les directions marketing ont été contraintes de s’adapter et d’utiliser tous les nouveaux outils pour créer de la relation et vendre différemment : data management platforms, statistiques omnicanales, etc. Ce constat fait, il n’y a aucune raison de croire que les vendeurs B2B et leurs techniques commerciales fassent exception : le passage à la vente 3.0 doit se faire. Dès le début des années 2010 émerge le concept de « social selling », désignant les méthodologies de vente reposant sur des outils tels LinkedIn ou encore Twitter. Mais les méthodes « à l’ancienne » ont la dent dure et les entreprises peinent à transformer leurs habitudes, et en particulier en France. Et pourtant, la réussite de ces nouveaux procédés ne fait déjà plus débat …

    Être à l’écoute des acheteurs grâce à la veille stratégique

    Le social selling implique avant tout un changement d’approche : les commerciaux se doivent d’être à l’écoute de leur secteur et des besoins des décideurs en vue d’interpréter correctement les situations et les déclencheurs d’achat. Et cela ne peut se penser sans une veille stratégique. Pourtant, encore trop d’entreprises n’en discernent pas tous les enjeux et bénéfices. Mettre en place une veille efficace, c’est se donner les moyens de détenir l’information pertinente avant ses concurrents. La veille fournit ainsi toutes les données nécessaires pour prospecter et délivre des intentions d’achats immédiatement exploitables. La force de vente commerciale gagne alors en efficacité, désormais en mesure d’identifier les suspects, de connaître leur environnement, de s’imprégner de leur discours mais surtout de situer les événements dans leur contexte et de détecter les signaux faibles.

    Donner avant de recevoir : l’influence du contenu sur la décision d’achat final

    Face à des acheteurs B2B qui utilisent de plus en plus les réseaux sociaux dans leur processus d’achat, au cœur du social selling se trouve la diffusion de contenus riches et pertinents afin d’éveiller l’intérêt et de développer la confiance. Le commercial se positionne ainsi comme expert-ressource de son secteur et se bâtit une crédibilité forte au sein de ses communautés. « S’assurer de donner avant de recevoir, là est la clé », professe Martin Deslauriers, dirigeant d’AR Mobile, expert en social selling et stratégie numérique de commercialisation. La personnalisation des contenus en fonction du public et du contexte en augmentera encore l’efficacité. L’impact est alors sans équivoque : 65 % des acheteurs estiment que le contenu diffusé par l’entreprise a eu un impact sur leur décision d’achat final.

    Du virtuel au réel : la concrétisation de la relation commerciale

    S’appuyant sur sa veille stratégique et la pertinence de ses contenus, le commercial peut alors établir une première prise de contact mieux préparée et plus adaptée à ses prospects. Mais la relation ne fait que commencer : le vendeur doit cultiver et approfondir le contact, montrer sa valeur et inspirer confiance en participant activement aux échanges dans des groupes professionnels par exemple. La démarche de social selling exige ainsi de replacer l’humain au centre de la vente grâce à une relation de confiance pérenne et une réelle authenticité dans l’échange. À terme, les équipes commerciales parviennent alors à être source de propositions de valeur qui seront écoutées, comprises et adéquates aux besoins des acheteurs.

    Une pratique du social selling encore peu répandue

    Néanmoins, une récente étude de PeopleLinx a révélé que seuls 31 % des vendeurs utilisent actuellement le social selling dans leurs techniques de vente. Les incertitudes et la peur du changement sont certainement à mettre en cause. Sous le poids de l’habitude, nombreux sont les commerciaux réticents voire réfractaires. L’absence d’éveil par les pairs et le manque de formation n’y arrangent rien : 93 % des responsables de vente n’ont reçu aucun apprentissage sur le social selling. Pas étonnant que les méthodes de vente 3.0 peinent à faire leur place dans les entreprises.

    Et pourtant, les résultats sont là. 79 % des vendeurs engagés sur les médias sociaux surperforment. Les entreprises armées de vendeurs adeptes du social selling ont déjà pris un avantage considérable sur leurs concurrents. Succès parmi les succès : IBM. Depuis que Big Blue a décidé de développer massivement le social selling parmi ses équipes, ses ventes ont connu une hausse colossale de 400 % ! Dans ce domaine, la France a clairement pris du retard face à ses voisins anglo-saxons. Un vrai travail de sensibilisation doit se mettre en place d’urgence car le social selling ce n’est pas l’avenir, c’est le présent.