Étiquette : commerces

  • Soldes : un premier bilan mitigé

    Les soldes d’hiver démarrent au ralenti : l’effet Omicron ?

    L’analyse de Tiendeo 

    • Le premier jour des soldes a enregistré une baisse de 55% de la fréquentation des magasins par rapport à l’année dernière
    • Sports Direct, Cash Express et Kiabi, rois des promotions digitales lors du lancement des soldes
    • Les recherches de promotions en ligne augmentent de 72%

    Ce mercredi 12 janvier marquait le coup d’envoi des soldes d’hiver qui dureront quatre semaines, jusqu’au 8 février. Cette année encore, c’est la plus grosse interrogation pour les commerçants. Après des soldes d’été et un Black Friday en demi-teinte, les soldes d’hiver seront-ils capables de faire décoller les ventes, dans un contexte où la situation sanitaire et l’inflation pèsent immanquablement ?

    Un premier bilan mitigé

    En ce premier mercredi des soldes, les magasins n’affichaient pas une grande affluence. Selon une étude réalisée par Tiendeo.fr, la plateforme spécialisée dans les catalogues promotionnels en ligne, le bilan de cette première journée de soldes enregistre pour l’heure, une baisse de la fréquentation de l’ordre de 55%* dans toute la France par rapport à l’année dernière. L’horaire de plus forte affluence dans les magasins a été enregistré à 16h.

    Ce phénomène peut s’expliquer par la hausse des contaminations, l’inquiétude et la généralisation du télétravail dans le pays. Cette année, il semble que malgré l’absence de règles strictes, la flambée du variant Omicron ne donne pas forcément envie d’aller faire du shopping dans des lieux fermés. Sans oublier, l’inflation qui ne cesse d’augmenter et pèse indéniablement sur la consommation.

    Cependant, rien n’est encore joué pour les commerçants, qui espèrent avoir du monde dans les prochains jours. Il faudra attendre les résultats du premier week-end des soldes au niveau national pour établir le bilan définitif.

    Augmentation des recherches en ligne

    En revanche, les promotions en ligne se portent plutôt bien. Tiendeo révèle une augmentation des recherches de 72% ce mercredi de soldes par rapport à l’année dernière, avec une croissance dans toutes les catégories, excepté “Bricolage” (-14%).

    Sports Direct, Cash Express et Kiabi sont les enseignes qui avaient le plus de promotions en ligne actives lors de ce premier jour de soldes. Suivent les enseignes Rural Master, Hema, Edji et Zôdio.

    L’électroménager à prix cassé, fortement plébiscité

    La catégorie “Multimédia et Électroménager » a suscité le plus d’intérêt, représentant 29% du total des recherches sur le territoire, suivi de la catégorie “Meubles et décoration”, accumulant 16% des recherches.

    Les produits les plus recherchés de cette première journée de promotions sont les canapés (+1000%), les téléviseurs (+87%), le lave-vaisselle (+148%), l’aspirateur (125%) et le réfrigérateur (+55%).

    *basé sur l’étude de l’affluence de ses utilisateurs dans les magasins (geotracking)

     

     

     

  • Quand 41% des entreprises françaises reconnaissent que le digital contribue à leur chiffre d’affaires

    Bouclier du business lors de la crise, le digital devient un levier de croissance incontournable pour le commerce

    5e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL[1]

    • Les TPE, PME et ETI, ont été convaincues par l’apport du digital lors de la crise de 2020. Elles doivent aujourd’hui pérenniser le recours au numérique, moteur indéniable de croissance et de business.
    • Malgré cette prise de conscience massive, des difficultés structurelles préexistantes à la crise demeurent : manque de temps, de compétences, de financement et de simplifications des outils digitaux. Le besoin d’accompagnement est criant.

    L’édition précédente du baromètre, au cœur d’une année noire, avait souligné la prise de conscience très forte des entreprises françaises du commerce et des services quant à l’importance de digitaliser leur activité. Investis dans la hâte, ces nouveaux canaux de distribution et de communication, qui ont agi comme un bouclier contre la crise, doivent aujourd’hui être pérennisés et renforcés. 53 % des entreprises interrogées considèrent ainsi le digital comme un moyen de développer le commerce local. A ces fins, elles expriment massivement la nécessité d’être accompagnées. C’est ce que révèle la 5e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL réalisée par Ipsos auprès de plus de 700 entreprises du commerce et des services.

    Un contexte économique et sanitaire plus clément, qui ouvre de belles perspectives

    Depuis mai, l’accélération de la vaccination avant la pause estivale a permis de relâcher un peu la pression qui pesait sur les entreprises françaises du commerce et des services. Pour preuve, les perspectives de chiffre d’affaires 2021 à mi-année sont bien plus optimistes que celles de l’année passée. Plus d’un tiers (37 %) table ainsi sur de la croissance contre seulement 12 % en 2020. Seulement 14 % prédisent une baisse, alors qu’elles étaient 47 % en septembre dernier. La tendance est donc clairement inversée, présageant une meilleure dynamique dans les prochains mois, boostée par l’effet « rentrée ».

    Le digital a enfin toute sa place

    Désormais, 41% des entreprises françaises reconnaissent que le digital contribue à leur chiffre d’affaires (à hauteur de +15% pour 20% d’entre elles), ce chiffre grimpe même à 60% lorsque l’on interroge les ETI. Ces proportions sont encore plus soutenues parmi les entreprises qui affichent une croissance en 2021. Dans un contexte de crise qui perdure, la transformation numérique apparaît encore plus salutaire qu’en septembre dernier, perçue par une moitié de participants au baromètre, comme un moyen de maintenir, voire de sauvegarder l’activité (+12 % vs l’édition précédente du baromètre). Mieux, une majorité (53 %) des entreprises interrogées considère désormais le digital comme un moyen de développer le commerce local.

    Un besoin d’accompagnement clairement et massivement exprimé

    Ce qui ressort le plus fortement de ce baromètre, c’est que 1 entreprise de commerce et de services sur 5 estime avoir besoin d’un accompagnement dans le cadre de sa transformation digitale. Parmi elles, une majorité (56 %) souhaite un soutien technique (développement de site, mise en place de solutions de paiement…), dont près de 6 TPE sur 10. Les ETI, quant à elles, sont plus demandeuses d’une montée en compétences globale sur les questions de stratégie, de perspectives ou de retour sur investissement. A noter que 84 % des entreprises de plus de 20 salariés réclament un accompagnement pour faciliter l’appropriation des outils digitaux par les collaborateurs. Les 2/3 de ces entreprises voudraient également savoir par où commencer.

    Enfin, plus de la moitié ne disposent pas de compétences en interne pour accompagner la montée en puissance des pratiques liées au numérique et 60% en appellent même à une meilleure adaptation à leurs besoins des formations au digital (un axe prioritaire pour 14% d’entre elles, notamment pour les 20% des ETI et 20% des structures du commerce).

    Vers une accélération de la digitalisation du business

    En 2020 de nombreuses entreprises françaises du commerce et des services ont misé sur le digital pour augmenter leur visibilité, désormais une majorité (52 %) de répondants mise également sur le numérique pour accroître leur chiffre d’affaires. Afin de commercialiser leurs produits ou services, elles ont donc multiplié les canaux de vente digitaux (site marchand en propre, marketplace ou réseaux sociaux) et investi dans des solutions pivot telle la relation client.

    La crise est ainsi venue « booster » la présence des commerçants sur les canaux de distribution digitaux. Près de 30 % de ceux qui ont choisi de vendre sur les réseaux sociaux l’ont fait au cours des 12 derniers mois, tout comme près de 20 % de ceux ayant développé leur propre site marchand. Un constat renforcé par le fait que près 6 entreprises sur 10 (58 %) misant sur de la croissance en 2021 ont aussi investi sur les canaux digitaux.

    Une omnicanalité plébiscitée

    Au cours de l’année qui vient de s’écouler, l’omnicanalité a été davantage priorisée, appréciée pour son impact sur la croissance par les entreprises ayant mis en place des actions concrètes : click & collect, campagnes publicitaires, actions promotionnelles en magasins… Ainsi, pour 32 % (+6 pts vs 2020) des entreprises ayant un point de vente, le développement d’une stratégie omnicanale est en soi un objectif, en particulier parmi les ETI (61 % d’entre elles). Et, parmi celles ayant déjà embrassé ce modèle, près des 2/3 (62 %) estiment que le digital contribue à leur chiffre d’affaires.

    « Plusieurs leviers peuvent les aider dans leur transformation numérique avec une priorisation nette en faveur de la simplification des outils digitaux et de l’accès aux aides financières. Plus que jamais les acteurs qui gravitent dans le même écosystème que ces entreprises ont un rôle d’accompagnement à jouer qui s’avère dans une majorité des cas bénéfique. L’ACSEL et l’ensemble de ses membres s’investissent depuis de nombreuses années auprès des entreprises pour les accompagner dans leur transformation numérique. », souligne Jérôme Jouanno, Délégué Général de l’ACSEL.

  • REGARD DES FRANÇAIS SUR LEUR CENTRE-VILLE

    La Banque Postale, 1er partenaire bancaire des collectivités locales, publie une première édition de son étude consacrée au regard des Français sur leur centre-ville.

    Les collectivités locales s’interrogent sur l’attractivité des centres villes. Comment maintenir une activité économique au cœur des villes ? Comment conforter la présence des commerçants et des artisans ?

    Ces sujets préoccupent La Banque Postale. Très présente dans les territoires grâce à un réseau de 8000 bureaux,  1er prêteur bancaire des collectivités locales, La Banque Postale est également l’interlocuteur privilégié des commerçants et des artisans qui apprécient la proximité et l’expertise de conseillers bancaires dédiés à la clientèle professionnelle.

    La Banque Postale et les Echos Etudes ont réalisé une étude dédiée au regard des Français sur leur centre-ville : « opinions et attentes des Français des villes moyennes à l’égard de leur centre-ville et de leur offre commerciale ». Elle permet de dresser une photographie de leurs attentes et de comprendre les raisons qui motivent un déplacement dans les centres villes.

    Cette étude confirme l’attachement des Français pour leur centre-ville quel que soit leur âge : 71.5% des Français aiment leur centre-ville. Cette enquête a également permis de mettre en exergue de nouveaux usages et des changements des modes de consommation.

    Pour télécharger le livre blanc cliquez ici

  • Du commerce électronique au magasin physique, les nouvelles tendances des géants du web

    Lorsque le commerce en ligne devient physique: du commerce électronique au magasin physique, les nouvelles tendances des géants du web.

    Par Tiendeo 

    La digitalisation fait partie de notre quotidien, y compris de nos habitudes et actes d’achats. Maispourquoi donc les géants du e-commerce axent-ils leur stratégie sur la création de points de vente physiques? Un nouveau point a été atteint en août avec l’ouverture du premier magasin physique du Chinois AliExpress à Madrid, qui devient ainsi son premier établissement en Europe. Un véritablesuccès au point que les services d’urgences de la ville ont dû être sollicités pour faire face à la massede consommateurs venus découvrir ce nouveau temple de la consommation, qui promettait de nombreuses offres exclusives pour les premiers visiteurs.

    Pourquoi donc cette tendance à l’omnicanal pour ces acteurs nés sur le web ?

    Tiendeo, spécialiste des solutions drive-to-store, site web et l’application leader sur le marché des catalogues et des offres numériques, analyse ce phénomène et les bénéfices qu’en retirent lesretailers.

    La combinaison online et offline est synonyme de succès

    Le consommateur actuel ne se contente plus de surfer en ligne de sites en sites à la recherche du meilleur prix. Il veut aller plus loin : toucher des produits, avoir accès à une expérience, découvrir toutes les nouvelles marques et des exclusivités. En d’autres termes, découvrir une expérience consommateur personnalisée qui le fera se sentir considéré par la marque. Ce constat, les géants duweb l’on très bien compris et appréhendé.

    Ce n’est pas la première fois qu’un « monstre » du e-commerce surprend le monde entier avec une nouvelle stratégie. En 2018, Amazon a développé Amazon Go, des magasins autonomes sans caisse oùl’on peut y trouver une sélection spécifique de produits. Une application permet au client de récupérer un QR Code qui lui servira ensuite pour rentrer dans le magasin. Pour y accéder, l’utilisateur est invité à s’identifier avec son compte Amazon classique, à sélectionner le mode de paiement qui sera utilisé pour payer les achats et à définir un magasin de prédilection.

    Pour Amazon, cette stratégie est très bénéfique. Outre un renforcement de son image, l’entrepriserépond à un besoin client essentiel : la simplification de l’acte d’achat physique. En effet, côtéconsommateur, l’attente est forte, selon une étude Harris Interactive de 2017 pour StrongPoint. 47 % des Français trouvent acceptable d’attendre au maximum 3-4 minutes dans une file d’attente et 78 % d’entre eux renoncent à entrer dans un magasin si la file d’attente est trop longue. Amazon a tout simplement réussi à passer outre ce problème, à créer un concept qui décline son offre online sur un canal offline, et surtout un concept rentable. Les premiers résultats des chiffres d’affaires annuelsd’Amazon Go sont sortis et montrent que ces magasins ont généré un chiffre d’affaires 26 000 euros par mètre carré. Une rentabilité digne d’un magasin de luxe…

    Le commerce de détail ne cesse de se réinventer

    La stratégie des acteurs de la grande consommation ne s’arrête pas là. À partir du mois d’octobre, les utilisateurs de l’application Glovo pourront commander des produits Carrefour et être livrés chez eux en 30 minutes. Le client accèdera via l’application Glovo à près de 2500 références, comprenant notamment les produits frais, de l’épicerie fine et quelques références du quotidien (hygiène, beauté etc.). Le picking sera fait par les employés Carrefour dans les formats Market, City et Express. Un service qui sera disponible à Paris, Séville, Valence, Milan, Rome et Buenos Aires.

    Il est maintenant acquis pour une large majorité de consommateurs que leur parcours doit pouvoir être simplifié et optimisé sur tous les canaux. Click&collect, livraison à domicile, harmonisation del’offre en ligne et en magasin, retours des achats en ligne en point de vente etc. Le développement des concept stores physiques pour les e-commerçants et les partenariats avec des start-up de la livraison tel Glovo entrent parfaitement dans les nouvelles attentes du consommateur.

  • Le déclin des commerces de centre-ville : les cinq phénomènes qui engendrent la tempête

    Si la responsabilité de ce déclin est imputable au commerce en ligne, 5 autres facteurs technologiques et sociaux en sont à l’origine

    Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore

    2018 aura incontestablement été une année difficile pour les commerces des centres-villes. De nombreuses études révèlent un nombre important de faillites de commerces au Royaume-Uni comme aux États-Unis, où selon les prévisions, 50 % des centres commerciaux américains fermeront leurs portes d’ici 2023.

    Si la responsabilité de ce phénomène est imputée aux revendeurs en ligne, de nombreux autres facteurs technologiques et sociaux sont à l’origine de cette tempête phénoménale.

    Alors, quels sont ces facteurs qui provoquent un changement dans le comportement des consommateurs et, par conséquent, se répercutent sur les commerces ?

    Car outre les incessants bouleversements économiques et politiques, la diminution des revenus des consommateurs et l’avènement de la concurrence en ligne, les marques sont affectées par cinq problématiques qui jouent également un rôle déterminant dans cette apocalypse.

    1/ Le déterminisme technologique

    La technologie est désormais devenue si accessible et répandue que l’innovation est permanente. Il suffit qu’une application ou une expérience nouvelle soit lancée pour qu’elle se retrouve instantanément entre les mains de millions de personnes. Nous sommes donc bien à l’ère du déterminisme technologique.

    Pourtant, la première élaboration majeure d’une vision technologiquement déterministe du développement socioéconomique date de Karl Marx, dont la théorique reposait sur le principe suivant lequel les évolutions technologiques (et plus particulièrement les transformations de la force productive) sont la principale influence déterminant les relations sociales humaines et la structure organisationnelle. Selon Marx, les relations sociales et les pratiques culturelles s’articulent au final autour de la fondation technologique et économique d’une société.

    La position de Marx s’est ancrée dans la société contemporaine, qui admet pleinement le postulat que les technologies rapidement changeantes altèrent la vie des humains. Le développement technologique et l’innovation deviennent ainsi le principal moteur du changement social, économique ou politique.

    2/ Le grand défi de la multiplicité des canaux de vente

    Beaucoup s’accordent à dire que le monde évolue vers une approche omnicanal ; cependant, les marques ne réagissent encore pas assez rapidement, pour orchestrer les parcours de leurs clients sur différents canaux. Si la majorité des clients suivent un parcours d’achat omnicanal, un pourcentage croissant, ne le suivent que de manière numérique.

    Ceci révèle qu’il est impératif pour les marques de s’assurer qu’elles tiennent compte de la réalité vécue par leurs clients.

    Cependant, pour les marques qui cherchent à comprendre ce parcours client et à proposer une approche plus personnalisée de leur marketing, la gestion et l’exploitation des données de clients s’avère toujours difficile. Les marques déclarent collecter sept types de données différentes concernant leurs clients en ligne ; cependant, elles n’ont pas toujours les compétences requises pour les exploiter et les analyser. Or, si elles ne maîtrisent pas ces opérations, les équipes ne peuvent pas adopter une approche concertée de leurs initiatives de marketing, ce qui se traduit par une perte d’engagement de leurs clients.

    3/ Du produit… au modèle par abonnement

    Le modèle par abonnement connaît un essor remarquable. Ce marché aurait connu une croissance annuelle de plus de 100 %. L’entreprise Dollar Shave Club est un bon exemple d’un modèle par abonnement ; sa croissance lui a permis de conquérir 12 % du marché américain des rasoirs en seulement cinq ans. L’entreprise propose un service par abonnement, sur adhésion, qui permet à ses clients de recevoir des rasoirs et des produits de toilette économiques par courrier, à leur domicile.

    Le directeur général de Volvo Cars a, quant à lui, l’ambitieux projet de nouer un lien direct avec des millions de clients au travers du service par abonnement Care by Volvo ; il espère ainsi que d’ici 2025, la moitié du chiffre d’affaires du constructeur sera générée par le service par abonnement.

    4/ La proximité et encore la proximité

    La praticité est essentielle pour les clients qui effectuent leurs achats en magasin. La plupart du temps, la praticité et l’emplacement l’emportent lorsqu’un client se rend dans un magasin physique. C’est pourquoi des marques telles que Lidl, Aldi et Tesco investissent aujourd’hui dans la construction d’appartements au dessus de leurs magasins, garantissant ainsi à ces derniers une clientèle captive.

    On constate aussi l’apparition de magasins « petit format », à l’image des boutiques éphémères mobiles, qui proposent des expériences et des produits nouveaux dans des secteurs spécifiques, géographiquement délimités. Par exemple, le fabricant Toyota a conçu un véhicule autonome appelé « e-Palette », utilisable pour la livraison de produits comme des chaussures et des vêtements. Le principe est le suivant : lorsque les clients veulent essayer une produit, mais ne souhaitent pas quitter leur domicile, ils peuvent utiliser ce service. Par ailleurs, les technologies innovantes telles que les balises et l’Internet des Objets permettent de diffuser des messages de marketing et de vente privilégiant la proximité.

    Ainsi, si les spécialistes du marketing parviennent à réunir les données personnalisées et les données de proximité, ils peuvent déchiffrer le « quoi, quand, où et qui », et ainsi, cibler précisément leur clientèle pour lui proposer une expérience vraiment personnalisée.

    5/ Le déclin de la fidélité envers les marques

    De nombreuses marques ont déjà compris qu’il faut offrir bien plus que des récompenses pour construire la fidélité envers une marque. Les clients ne sont plus fidèles à une marque à la simple condition que le produit reçu à l’issue de leur première interaction réponde à leurs besoins. Par exemple, plus d’un tiers des acheteurs sur Internet aux États-Unis déclare avoir effectué plus de cinq achats avant de devenir fidèle à une enseigne.

    La bonne nouvelle, c’est que les revendeurs prennent rapidement conscience qu’au-delà des avantages tangibles qu’offre un programme de fidélité, l’ingrédient secret de la fidélisation est une bonne expérience client. D’ailleurs, certains revendeurs refondent aujourd’hui leurs programmes de fidélité dans cette optique. Prenons l’exemple du revendeur de vêtements et d’équipements de plein air, The North Face ; qui n’offre pas de simples remises génériques sur les produits aux membres de son programme de fidélité, mais propose des options adaptées au style de vie de chacun pour des expériences sélectionnées, qui contribuent à bâtir une relation solide entre le client et la marque.

    Alors, oui, le secteur du commerce de détail semble être en pleine tempête. Mais, toutefois, les ventes en ligne représentent encore moins de 10 % de l’ensemble du chiffre d’affaire du commerce de détail ; alors les commerces de détail des centres-villes sont donc loin d’être condamnés. Cependant, il est incontestable que le secteur est bouleversé depuis plusieurs années déjà, et il est probable que celle-ci ne s’apaise pas avant un certain temps.

    Face à tous ces défis, il est indispensable que les revendeurs adaptent leurs modèles commerciaux au marché moderne…

     

     

     

     

     

  • L’omnicanal est-il un leurre ?

    L’omnicanal est-il un leurre ?

    Par Jean-Paul Crenn, fondateur de VUCA Strategy, cabinet conseil en e-commerce et transformation digitale.

    Avec la Paris Retail Week qui débute le 10 septembre prochain, l’omnicanal va être présenté, de nouveau, comme la panacée. Mais pour les Retailers la réalité consiste en de lourds investissements amenant une baisse mécanique de la rentabilité. L’omnicanal est-il un leurre ?

    Vivarte, Tati, Toys’R’us, La Grande Récré Ludendo mais également Carrefour, FNAC/Darty ou H&M montrent que la transformation digitale, et l’un de ses rejetons l’omnicanal, ne peuvent plus attendre.

    Une croissance atone de la consommation des ménages, des marges sous pression, un équipement commercial saturé sont le quotidien de la plupart des Retailers français – et cette situation nes’améliorera pas à court ou moyen terme. Pourtant il ne s’agit pas que d’accroître les dépenses etinvestissements pour atteindre l’omnicanalité mais de procéder à des réallocations drastiques.

    La nécessité de réinventer les points de vente

    La priorité est de désinvestir dans les magasins physiques actuels pour allouer les budgets nécessaires au SI et à la data. Réduire fortement les dépenses en communication au profit d’une véritable stratégie relationnelle ambitieuse devient également une nécessité dans un contexte d’Earned Media.

    Rendre agiles offre, prix et flux pour coller au marché, accroître sa productivité par la simplification des process, deviennent des objectifs vitaux.

    Tout cela fait consensus et il n’y rien de nouveau dans ces recommandations. Si ce n’est que ces actionsdoivent être mise en œuvre maintenant et surtout qu’il est vital d’aller au-delà.

    Leur réalisation ne permettra aux Retailers que de « gagner du temps », au risque de les transformer peu à peu en zombies, drogués à la promo et à la réduction des coûts. Avec les perspectives d’avenir que l’on peut aisément imaginer.

    En effet, ce qui est au cœur de la problématique de la transformation digitale des Retailers ce n’est pas que le digital, c’est la nécessité de réinventer la raison d’être des magasins, pour donner au client, qui a dorénavant le choix, de bonnes raisons de se déplacer. On peut appeler cela « expérience client » ou « UX », peu importe, ce qui est en jeu c’est de proposer un « retour sur investissement » (ROI) au client pour sa visite en magasin. Ce ROI s’évalue, tout comme pour les dispositifs digitaux, par rapport au temps passé et à la charge cognitive que le client va investir pour se rendre en magasin et y réaliser ses achats. La clef de la transformation du magasin physique se résume ainsi : Temps passé x Charge cognitive = ROI.

    Les véritables innovations du Retail pour répondre à cette nouvelle exigence client n’ont pas été créées par les membres du sérail mais par des industriels (Nespresso-Nestlé, Apple), des Digital Natives (les DNVB telles Warby Parker, Bonobos) sans oublier, bien sûr, Amazon Go.

    La technologie n’a pas réponse à tout

    Il est vrai que plus les Retailers investissent dans la transformation digitale plus ils accroissent leurs coûts, sans arriver à aller au-delà de la cannibalisation de leurs ventes en magasins par leurs sites de e-commerce. Pour tout point de croissance de leur activité en ligne, les Retailers font baisser leurmarge d’un demi-point.

    Au contraire de ce qui va être déclamé par les vendeurs de solutions lors de la Paris Retail Week, la technologie seule ne résoudra rien si le rôle du magasin physique n’est pas totalement reconfiguré. Etil ne s’agit pas d’ajouter des écrans, robots ou autres vitrines interactives mais d’apporter des promesses claires de retour sur investissement pour le client, assis dans son salon, afin de justifier sa venue en magasin.

    Le combat n’est pas perdu d’avance mais ce serait une erreur de croire en la fable d’une solution omnicanal se réduisant à l’investissement technologique, un empilement de fonctionnalités digitales.Et de penser que cela permettra de laisser l’orage passer. La transformation digitale du Retail exige del’audace, du courage, de la ténacité et beaucoup de pédagogie. Elle nécessite de faire des choix drastiques, de donner des priorités claires dès aujourd’hui.

    Bref, d’aller bien au-delà du discours séducteur et simplificateur des offreurs de solutions omnicanal de la Paris Retail Week.

    A propos de l’Auteur

    Fondateur et dirigeant de VUCA Strategy, cabinet conseil spécialisé en e-commerce et en transformation digitale depuis 14 ans, Jean-Paul CRENN (ISG, MBA HEC) est et a été dirigeant d’entreprises de e-Commerce.

     

  • Publicité : les commerçants locaux s’emparent du digital d’hyperproximité

    Quand les outils de publicité en hyperproximité séduisent surtout les franchisés

    par Gérard VERLYCK, Président de MediaCorner

     Avec l’émergence d’internet, la plus grande part de la presse gratuite d’annonces a aujourd’hui disparu des boutiques pour se développer en ligne. Les commerces de proximité et les franchisés ont ainsi perdu leur principal support de publicité locale. Face à la nécessité d’adapter leur communication aux spécificités de leur région, ces acteurs du retail se cherchent des relais susceptibles d’adresser leurs besoins de façon efficace. Ils se tournent aujourd’hui vers une nouvelle forme de publicité : l’hyperproximité. En quoi consiste cette technique d’un nouveau genre et comment concilie-t-elle les atouts du digital et les besoins spécifiques du commerce local ? 

    La publicité en hyperproximité s’appuie sur un réseau d’écrans répartis dans un grand nombre de commerces de proximité : bureaux de tabac, maisons de la presse, épiceries, etc. Ces points de vente, au nombre de 35000 en France, rassemblent 18 millions de lecteurs de la presse papier et 16 millions d’acheteurs de tabac. En tant que lieux de base de la vie sociale des grandes agglomérations comme des plus petites communes ils sont des carrefours où se retrouvent toutes les catégories socio-professionnelles et toutes les classes d’âge. Selon une étude Monoprix – CSA datant de 2012, ils bénéficient d’une image très positive puisque 65% des français déclarent trouver du plaisir à y effectuer leurs achats.

    Disposés dans les zones d’encaissement de ces commerces, les écrans gérés par les acteurs de l’hyperproximité digitale sont vus en moyenne par 400 clients par jour, des clients réguliers qui y passent deux à trois fois par semaine. Ils représentent ainsi un outil concurrent des modes de publicités en ligne tels que l’achat de mots-clés, dont les tarifs sont désormais inaccessibles à la plupart des petits commerçants et franchisés aux budgets limités. Le terme « serrurier » implique par exemple un coût par clic de 40 euros sur les moteurs de recherche, un tarif prohibitif pour la plupart de ces professionnels. Les tarifs de ces solutions les rendent également plus compétitives que des campagnes de distribution de flyers dont le taux de lecture reste incertain.

    Au delà de ces avantages financiers, les outils de publicité en hyperproximité séduisent surtout les franchisés qui ont des difficultés à mettre en place des campagnes différenciées tout en s’appuyant sur l’image de leur franchise. Grâce à des applications spécifiques qui regroupent tous les éléments de communication, visuels chartés, police, ces acteurs locaux peuvent désormais créer simplement des publicités adaptées à leurs enjeux particuliers et les mixer avec les plans de communication globale du franchiseur. Celui-ci peut d’ailleurs intervenir pour ajuster sa stratégie en tenant compte des données socio-démographiques de la région. Les publicités pour une voiture conçue pour être le second véhicule d’un foyer pourront être ainsi réservées aux zones où réside la cible de ce type de produit.

    Face à la disparition de leurs supports de communication privilégiés, les acteurs locaux du commerce de détail semblent ainsi avoir trouvé dans le digital d’hyperproximité un outil à la mesure de leurs besoins. En alliant digital et proximité, ils ont su faire face aux enjeux de la révolution numérique tout en restant proches de leurs clients.