Étiquette : cloud hybride

  • 3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Infosys livre les tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Selon Nigel Watling, Architecte Technique & Delivery Lead in France for Cloud and Digital chez Infosys en France

    La transformation numérique reste au centre des préoccupations des entreprises pour 2016. La sécurité, et notamment du Cloud seront toujours des sujets de débats cette année puisque 65% des entreprises (selon une récente étude de NetWrix) émettent encore des réserves quant au passage d’un informatique classique vers des environnements dans le Cloud.

    Sécurité : Les périmètres d’entreprises s’étendent ayant pour conséquences de fragiliser les systèmes de sécurité qui pourraient devenir plus vulnérables

     Face à l’industrialisation des “cyber-menaces”, quel modèle de sécurité adopter ? Cyber extorsion, panne de réseau, piratage de données, corruption de sites internet, contamination de bases de données… Aujourd’hui, les entreprises sont de plus en plus sensibles aux menaces planant sur elles. Les spécialistes de la sécurité s’accordent également tous pour dire que les attaques sont plus fréquentes et destructrices et plus organisées qu’auparavant…

    Les entreprises mondiales poussent leur business grâce à des initiatives telles que le cloud, le social etc. Des informations qui, auparavant, étaient cantonnées à une circulation intramuros au sein des entreprises seront désormais disséminées dans le cloud et ce notamment via différents services comme : les applications locales, les offres de cloud public, les médias sociaux et mobiles. La principale conséquence sera la possible divulgation de données des consommateurs, des entreprises voire de gouvernements.

    L’intérêt de la sécurité dans le Cloud et sa simplification pour les entreprises seront des éléments clés pour cette nouvelle année.

     En 2016, nous allons voir évoluer les systèmes de sécurité dans le Cloud vers des solutions simplifiées, des contrôles et des solutions virtualisées qui ont intégré les processus de sécurité pour aider à la cartographie des systèmes informatiques actuels. Les systèmes d’anciennes générations deviendront rapidement obsolètes et engendreront des failles critiques difficiles à colmater. La tendance ira, pour 2016, vers plus de flexibilité et de d’évolutivité.

    Faire du Cloud Hybrid une réalité…

     Pour ne pas avoir un écosystème de Cloud Hybrid qui ne ferait que complexifier et fragmenter l’IT des entreprises, il faut réussir l’agrégation de personnes, de processus et de technologies en s’appuyant sur une architecture et une gouvernance prédéfinie. Les entreprises devront faire un effort soutenu sur l’intégration, la normalisation de la politique IT, des opérations, de différents prestataires-fournisseurs, et de l’autonomisation de l’utilisateur final à pouvoir mettre en œuvre une stratégie hybride réussie.

     

  • IT et Enjeux environnementaux

     

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    Alors que les TIC représenteront 1,97% des émissions globales de CO2 d’ici 20301, ordre de grandeur similaire à celui du trafic aérien civil2, il est estimé que les data centers à eux seuls représenteront 28,8% des émissions de CO2 dues aux TIC3.

    Ces data centers, dont le nombre ne cesse d’augmenter du fait de la politique 100% Cloud promue par la grande majorité des acteurs de l’IT, engloutissent d’ores et déjà 2% de la production mondiale d’électricité et cette consommation devrait s’accroître de 80% d’ici 20204.

    Analyse de Luc d’Urso, PDG de Wooxo, expert français de la sauvegarde et exploitation sécurisée de données informatiques professionnelles.

    À moins d’une semaine de la 21ème Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques, la question se pose de la viabilité du 100% Cloud à long terme.

    Le volume de données croît au rythme effréné de 42% par an. Le principal ressort de cette croissance est démographique et s’explique par la multiplication du nombre d’internautes (3,2 milliards dans le monde aujourd’hui).

    Avec 43% de la population mondiale connectée, soit une proportion 7 fois supérieure à celle de l’année 20005, des hauts débits télécoms qui favorisent l’accès distant à des fichiers gourmands en espace de stockage (musique, vidéo, nouveaux services en ligne – réseaux sociaux, Uber, AirBnB), une dématérialisation accrue des contenus et usages, et une démultiplication du nombre d’objets connectés, les besoins de stockage et de traitements de données n’ont eu cesse de croître pendant ces quinze dernières années. Le stockage dans le Cloud en data center répond à cette demande grandissante, mais il va sans dire que l’empreinte environnementale du Cloud est loin d’être neutre.

    Les data centers ont d’énormes besoins en électricité pour alimenter les serveurs informatiques hautes performances qu’ils hébergent, ainsi que la climatisation intensive permettant de réguler leur température. Les centres d’hébergement américains accaparent ainsi 2,5% de la production nationale d’électricité, tandis qu’en France ils consomment 7% de l’électricité produite sur le territoire6 ! Face à la multiplication de leur nombre, on s’attend à une croissance de la demande d’électricité de l’ordre de 80% sur les cinq prochaines années. Sachant que plus de deux tiers de l’électricité7 sont encore produits à partir de combustibles fossiles…

    Si l’on tend vers une inexorable dégradation du bilan carbone du Cloud, il faut tout de même saluer les initiatives remarquables.

    De véritables avancées vers le « Green IT »

    Il serait injuste de passer sous silence les efforts de l’industrie pour réduire son empreinte environnementale, d’autant que selon la dernière étude Marketwatch en date, la croissance attendue du marché du ‘Green Data Center’ aux Etats-Unis serait de 30,8% sur la période 2015-2022 ! Si l’on doit définir la notion de Green Data Center, on retiendra qu’il s’agit d’une infrastructure de stockage qui sauvegarde, gère et redistribue des données informatiques en utilisant des méthodes qui favorisent une efficacité énergétique maximum contre un impact environnemental minimal.