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  • Seulement un tiers des Français fait confiance aux recommandations des influenceurs

    Et 70% des Français ont une mauvaise image des influenceurs…

    Les zOOms de l’Observatoire Cetelem analysent les modes de vie et proposent d’explorer un grand thème en trois temps, sollicitant l’avis des Français au travers de trois vagues de sondage. Les zooms viennent ainsi compléter et enrichir le dispositif d’observation et d’études existant de l’Observatoire Cetelem.

    Alors que l’Assemblée Nationale vient d’adopter un projet de loi visant à réglementer les activités des influenceurs, les zOOms de l’Observatoire Cetelem, accompagnés par Harris Interactive, s’intéressent dans ce deuxième volet d’enquête de la thématique « Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire » à l’image qu’ont les Français des influenceurs et à leurs impacts sur la société et les modes de consommation.
    En résumé :

    • 61% des Français considèrent que les réseaux sociaux exercent une forte influence sur la société, un chiffre qui atteint les 71% chez les 15-24 ans

    • 70% des Français ont une mauvaise image des influenceurs. Les 15-24 ans sont la seule tranche d’âge a en avoir une image plus positive (50%) que négative (42%). Un métier qu’ils aimeraient même exercer pour 50% d’entre eux.

    • Une minorité de Français (30%) indiquent faire confiance aux recommandations produit des influenceurs dans le cadre d’un partenariat avec une marque. Pourtant, 1 personne sur 3 (34%) affirme avoir déjà découvert un produit grâce à un influenceur, et 1 sur 4 (24%) l’avoir même acheté
    • Presque 8 Français sur 10 cherchent à éviter au maximum les publicités sur leurs réseaux qu’ils vivent comme une nuisance (78%).

    • Pour plus de 6 Français sur 10 (63%), la « désinfluence », le fait de déconseiller certains produits peu responsables, est une démarche vertueuse dans le contexte actuel d’inflation et de surconsommation

    Les réseaux sociaux : un miroir déformant de la société

    Une courte majorité des Français (52%) estime que les réseaux sociaux représentent un reflet fidèle de la société. Un regard mitigé qui se retrouve chez la plupart des générations. Aussi, même chez ceux qui se rendent sur les réseaux sociaux quotidiennement, pas moins de 40% trouvent que ceux-ci reflètent mal la société française en général. Pour les Français, les réseaux sociaux ne représenteraient donc pas la « vraie vie ».
     En revanche, 6 Français sur 10 (61%) considèrent que les contenus présents sur les réseaux sociaux exercent une forte influence sur la société. Un avis qui est encore plus partagé par les jeunes de 15-24 ans (71%).Selon les Français, l’influence des réseaux s’exerce autant sur les goûts et modes de consommation (61%) de la population que sur les idées et opinions politiques (59%). Plus de 4 Français sur 10 (44%) ont le sentiment de faire partie d’une « communauté d’intérêt » sur les réseaux sociaux.
    Pourtant, leur opinion sur ces communautés est paradoxale : si pour 2/3 d’entre eux (66%) celles-ci permettent des rencontres avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, seuls 45% estiment que ces rencontres peuvent déboucher sur de réelles amitiés. Et ils sont 57% à affirmer qu’elles peuvent avoir pour effet d’isoler les personnes dans leurs propres idées et représentations. Les réseaux sociaux et les communautés d’intérêt qui les animent occupent donc une position mixte aux yeux des Français, entre ouverture sur le monde et repli sur soi.

    Une méfiance généralisée vis-à-vis des influenceurs…

    Alors que les activités des influenceurs devraient être prochainement réglementées, ces derniers pâtissent d’une image défavorable auprès des Français : 70% déclarent en avoir une mauvaise image, et seuls 20% en ont une bonne image. Seuls les 15-24 ans manifestent une opinion plus souvent positive (50%) que négative (42%) à l’égard des influenceurs.

    Pour les Français, le succès d’un influenceur ou d’une influenceuse tient d’abord à sa façon de se mettre en scène (47%), un élément qui devance le contenu publié en lui-même (35%), quasiment au même niveau que la beauté physique (34%). Par ailleurs, être influenceur est perçu comme un métier à la fois rémunérateur (81%) et, dans une moindre mesure, relativement facile à exercer (59%). Cette activité semble, néanmoins pour eux, difficilement apporter de la stabilité financière (34% seulement) et se positionne au final assez loin de leurs aspirations : seule une minorité d’entre eux (21%) auraient aimé faire ce métier, et ils sont encore moins nombreux à l’envisager pour leurs enfants (16%). L’âge est encore ici déterminant dans la manière de voir le métier d’influenceur : ainsi, 50% des 15-24 ans indiquent une appétence pour ce statut. Ils sont 36% chez les 25-24 ans et…4% chez les 65 ans et plus.

    Les Français affichent par ailleurs une confiance limitée dans les recommandations des influenceurs, qu’elles soient inscrites dans le cadre d’un partenariat avec une marque (30% de confiance) ou non (36%). Une méfiance qui ne rime pas pour autant avec indifférence puisque 1 Français sur 3 (34%) indique avoir découvert un produit par le biais d’un influenceur et 24% en avoir déjà acheté un après l’avoir vu dans une publication. Lorsqu’ils souhaitent acheter un produit sur Internet, les Français sont cependant attentifs aux avis des autres consommateurs disponibles sur les réseaux : 73% d’entre eux consultent les avis sur les produits de la marque, dont 42% qui en tiennent compte.

    La défiance affichée des Français à l’égard des influenceurs ne les empêche pas de consulter leurs contenus, notamment pour préparer leur repas : 47% de la population indique avoir déjà consulté sur les réseaux sociaux des contenus liés à la cuisine. Les autres domaines ne sont pas en reste : culture (43%), voyages (39%), sport et fitness (38%), sorties (35%) ou encore décoration (35%).

    Concernant les publicités visibles sur les réseaux sociaux, elles apparaissent très largement comme une nuisance (78%), voire comme une « forte nuisance » (31%). Ces publicités représentent la plupart du temps une gêne aux yeux d’une majorité d’utilisateurs (64%), qui estiment qu’elles correspondent rarement ou jamais à leurs goûts personnels (73%), ou à leurs besoins du moment (76%). Seuls 20% avouent qu’elles leur font envie et les incitent à dépenser leur argent. Face à cette nuisance, plusieurs stratégies sont employées : certains cherchent à éviter les publicités en les masquant (44%), quand d’autres les laissent passer sans y prêter attention (46%). Seuls 10% indiquent les regarder. Des chiffres déclaratifs qui sous-estiment probablement l’impact réel de ces publicités sur leur public.

    « Désinfluence », la bonne influence ?

    Le phénomène de « désinfluence », le fait de déconseiller certains produits peu responsables, est jugé de manière ambivalente par les Français. Si pour 75% d’entre eux, la désinfluence est une nouvelle forme d’influence, 64% y voient un contre-pouvoir aux influenceurs et 63% considèrent que c’est une pratique vertueuse dans le contexte actuel d’inflation et de surconsommation (63%).

    « Bien qu’un climat de méfiance se soit installé en France vis-à-vis des influenceurs, ces derniers bénéficient d’une certaine aura auprès des plus jeunes et impactent réellement les choix de consommation aujourd’hui. Conscients du pouvoir d’influence des réseaux sociaux et des risques liés à leur utilisation, la Gen Z éprouve un attrait pour le métier d’influenceur qui pourrait voir son image redorée avec le vieillissement de la population », commente Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem.

    Le rapport complet ici 

  • Consommation d’aujourd’hui et demain, le poids des influenceurs 

    « Consommation d’aujourd’hui et demain, le poids des influenceurs »

    Selon l’observatoire CETELEM 

    La première vague des zooms 2018 porte sur la consommation et les achats. Objet de nombreux débats, la société de consommation est-elle entrée dans un nouveau paradigme avec de nouveaux acteurs ? Après avoir exploré les enjeux de responsabilité qui soutendent la consommation, la troisième et dernière vague d’étude se consacre à explorer l’idée d’une consommation sous influence : les Français se sentent-ils libres ou influencés lorsqu’ils consomment ? Qui écoutent-ils ? Quel rôle jouent aujourd’hui ceux que l’on nomme influenceurs et influenceuses, producteurs de contenus et parfois nouveaux relais des marques sur internet ?

    PRÈS DE 8 JEUNES* FRANÇAIS SUR 10 DÉCLARENT AVOIR ÉTÉ DÉJÀ INFLUENCÉS DANS LEUR CONSOMMATION PAR UN INFLUENCEUR

    • L’idée d’influence dans la consommation, un repoussoir pour les Français ?
      Spontanément, évoquer l’idée d’influence dans la consommation renvoie les Français à l’usage de la publicité et particulièrement à ses incarnations négatives via la manipulation par les lobbys et les médias. Les influenceurs(euses) ou les réseaux sociaux sur lesquels ils se produisent comme YouTube, n’apparaissent qu’en trame de fond et émergent peu spontanément, un grand nombre de Français se montrant même en peine d’associer une représentation concrète à l’idée d’influence. Les Français aiment ainsi à déclarer qu’ils se sentent libres de faire leurs choix de consommation loin de toutes influences (64%).
    • Dans les faits, une consommation sensible aux conseils et recommandations
      Alors qu’ils se déclarent plutôt libres dans leurs choix, les Français affirment en même temps être à l’écoute de nombreux discours lorsqu’ils envisagent un achat important, qu’il s’agisse des commentaires de leurs proches (65%), des messages de santé publique (55%), des commentaires en ligne d’autres consommateurs (51%) ou des vendeurs en magasin (50%). Les 18-24 ans eux se montrent de manière globale plus sensibles aux différents discours lorsqu’ils doivent faire un achat, et notamment aux informations disponibles en ligne (commentaires consommateurs, sites, influenceurs, etc.).
    • Les 18-24 ans beaucoup plus sensibles au rôle des influenceurs dans la consommation
      Près de 8 jeunes Français sur 10 déclarent avoir découvert un produit (80%) ou une nouvelle marque (75%) grâce à un influenceur. C’est deux fois plus que la moyenne ! Cette appétence des jeunes  à suivre des influenceurs se confirme dans l’image positive qu’ils en ont : pour 41% d’entre-eux, les influenceurs sont des experts de leur thématique capables de rester indépendants dans leurs conseils et recommandations  (seulement 18% pour la moyenne des Français et 10% des 50 ans et plus). Cet attrait est notamment marqué dans les domaines du fitness, du lifestyle et de la beauté.
    • Les influenceurs, une référence collective

    Les influenceurs font aujourd’hui partie des références collectives : 80% des Français affirment en avoir au moins entendu parler, dont 40% estiment savoir tout à fait ce dont il s’agit. Un clivage certain se dresse néanmoins selon les générations, entre les plus jeunes (18-24 ans) et les cinquantenaires ou plus. La culture, l’alimentation et les équipements high tech apparaissent comme les secteurs où les Français affirment suivre le plus d’influenceurs, mais dans des proportions bien moindre que celles des 18-24 ans.

    • L’influenceur, un ami qui vous veut du bien
      Les plus jeunes Français inversent les valeurs dans leur rapport à cette nouvelle publicité, qu’ils trouvent plus personnalisée, plus humaine, plus agréable et efficace.
      Les Français en général pensent même que le rôle des influenceurs va perdurer (36%) voire s’accroitre (53% en moyenne et 70% pour les 18-24 ans) dans les prochaines années. Cependant, même si les Français jugent la publicité effectuée par les influenceurs plus dissimulée et plus personnalisée, elle reste tout aussi envahissante que la publicité traditionnelle, y compris pour les plus jeunes.

    Le rôle des influenceurs va donc s’accroître et pour Flavien Neuvy, directeur de L’Observatoire Cetelem, « cette tendance amène déjà de plus en plus de marques à réfléchir sur la répartition de leur budget publicitaire. De très nombreux Youtubeurs spécialisés font des audiences supérieures aux chaînes d’information en continu avec un public très ciblé. Instagram et désormais Snapchat sont les terrains de jeu des influenceurs. Dans un autre registre, sur Twitch, la plateforme de streaming de jeu vidéo avec le streamer Ninja qui a battu le record du nombre de spectateurs en live en réunissant 600 000 viewers en simultané »
    *Jeune : 18-24 ans. Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 13 au 15 mars 2018. Échantillon de 1 000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

    Sources : Harris Interactive pour  L’Observatoire Cetelem.