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  • Comment le Covid-19 a accéléré la transformation digitale du marketing local

    Pourquoi le catalogue papier risque de ne pas survivre à la crise du Covid-19 

    Tribune Thomas Fagot, Mobsuccess
    Déjà menacé par la transition écologique et la transformation digitale, le catalogue papier risque de ne pas survivre à la crise du Covid-19.

    223 ans après la création de l’Almanach du Commerce de Paris en 1797 par un certain Sébastien Bottin, les vénérables « Pages Jaunes », qui recensaient l’activité de milliers de professionnels à travers la France, ont diffusé en Novembre dernier l’ultime version de leur annuaire en papier.

    Même si cette fin était programmée depuis 2016, elle intervient dans un contexte particulier, celui d’une triple « crise » au cours de laquelle convergent la problématique environnementale, avec la volonté d’imprimer et de distribuer moins de « papier », la transformation digitale et mobile du marketing de nombreuses enseignes, et bien entendu le covid-19, qui pousse un secteur de la distribution, fortement impacté par deux confinements, à privilégier les canaux les plus agiles dont le retour sur investissement peut être facilement calculé.

    Outre les Pages Jaunes, le groupe suédois Ikea prévoit également d’abandonner son catalogue «papier », qui était pourtant l’un des piliers de sa stratégie marketing depuis 70 ans. Après une pointe à 200 millions d’exemplaires en 2016, ce catalogue n’était plus diffusé qu’à 40 millions d’exemplaires en 2020, victime de l’engouement des clients de l’enseigne pour les écrans digitaux, et notamment celui du mobile.

    Pour le numérique, l’heure est d’ailleurs à l’hypercroissance. Lors du dernier BlackFriday en France, les ventes e-commerce ont encore progressé de +11% et devraient atteindre de nouveaux niveaux records sur l’année 2020. Selon le Baromètre trimestriel de l’audience du e-commerce en France réalisé par Médiamétrie et la Fevad, le pays compte désormais plus de 41 millions de « cyberacheteurs », en croissance de +510 000 sur les douze derniers mois.

    Selon une étude réalisée par l’agence Magna (IPG Mediabrands), le marché publicitaire devrait passer de 13,1 milliards d’euros en 2019 à 12,234 milliards d’euros en 2020 (-7,2%) avant de connaître un rebond de 9,5% en 2021 à 13,4 milliards d’euros. Déjà premier écran avec 33,5% du marché, le “mobile” devrait connaître une croissance de 10,2% en 2020 et franchir le cap des 4 milliards d’euros d’investissement. En 2021, Magna prévoit une croissance de 18% soit 4,8 milliards d’euros et 36% de parts de marché !

    Pour les médias « historiques » tels que la télévision, la presse écrite, la radio ou l’affichage extérieur, l’année 2020 aura été catastrophique avec une chute historique de près de 20% de leurs recettes. Mais pour les acteurs traditionnels du marketing « local », qu’il s’agisse des annuaires, des « imprimés sans adresse » ou des courriers publicitaires, la chute pourrait être encore plus forte et certains ne s’en relèveront pas.

    Pour les distributeurs et les commerçants, la question n’est donc plus de savoir si ils doivent entamer leur transformation digitale mais de comprendre comment tirer profit du numérique pour ré-inventer leur marketing local.

    Grâce au mobile, on peut désormais identifier ses prospects sur les plates-formes programmatiques, diffuser à grande échelle des extraits de catalogues électroniques, sur l’écran d’un smartphone, mais également mesurer la présence des personnes exposées dans les points de vente.

    Et ces pratiques, maitrisées par les start-up françaises du drive to store, bénéficient désormais d’une certification, réalisée par la Mobile Marketing Association France et le CESP, garantissant leur sérieux et leur efficacité.

    A l’image de l’annuaire des Pages Jaunes ou du catalogue Ikea, la triple crise que nous traversons signe très probablement la fin d’un certain marketing local. Mais les alternatives digitales existent et elles fonctionnent.

    Alors après des années d’attentisme, les commerçants qui veulent trouver leur place dans le « monde d’après » doivent s’engager dès maintenant dans cette révolution du marketing local.

     

  • 4 best practices e-Commerce pour la rentrée

    Les 4 best practices e-Commerce de la rentrée 

    par Laurent Bizot, Directeur Expérience Clients Oxatis

    La rentrée des classes représente la 3eme période la plus importante de l’année pour les e-commerçants : 436 millions d’euros sont générés. Voici donc comment passer à l’action et cibler les acheteurs dès leur retour de vacances !

    1. Attirer plus de trafic en optimisant sa visibilité sur les différents canaux d’achat

    Anticiper les pics de saisonnalité en préparant un planning d’actions SEO ainsi que des annonces AdWords pour la fin de l’année

    Gérez de manière optimale votre positionnement web en réalisant un calendrier annuel en fonction du volume des requêtes. Utilisez l’outil de planification des mots clés de Google AdWords afin d’anticiper la saisonnalité des requêtes et leur concurrence. Tirez profit de l’effervescence de septembre en vous positionnant sur les mots-clés spécifiquement recherchés pour la rentrée. Créez un planning sur l’année en fonction du volume des requêtes afin de travailler votre SEO et afin de planifier vos campagnes AdWords. Comparez le nombre de recherches et la concurrentialité !

    Mettre à jour son catalogue Google Shopping en précisant les codes EAN de ses produits

    Ciblez de nouveaux prospects en mettant à jour votre flux Google Shopping. Misez sur le comparateur et obtenez plus de visibilité à la rentrée. Optimisez votre flux produit et vérifiez la mise à jour de ce dernier. Rendez-vous dans l’onglet “diagnostic” de Google Merchant Center afin de corriger rapidement les erreurs de flux identifiées. Mettez à jour votre catalogue en intégrant les codes barres EAN* devenus obligatoires pour l’ensemble des produits. Rendez-vous sur des sites tels que codesminute.comou eancode.fr afin de générer vos codes en quelques clics. Pour plus de visibilité, utilisez le flux “promotions” qui permet d’indiquer la mention “offre spéciale” en dessous de vos annonces Shopping de la rentrée.

    Mesurer la rentabilité des sources de trafic rapidement pour optimiser efficacement leur rentabilité

    Analysez puis adaptez votre stratégie d’acquisition client en taguant parfaitement vos canaux via Google Analytics. Générez des codes de tracking et ajoutez-les à chaque source de trafic. Intégrez les conversions multi-appareils dans vos colonnes Analytics afin d’obtenir des statistiques précises sur vos conversions par canal et/ou par device. Vous obtiendrez alors une idée globale de la valeur associée à chaque canal afin d’ajuster vos budgets webmarketing.

    2. Surprendre ses clients en leur réservant une expérience originale et optimale 

    Renforcer son image de marque avec un graphisme professionnel efficace et des animations web engageantes

    Boostez vos ventes en attisant la curiosité des internautes. Pour la rentrée, personnalisez le template de votre boutique en ligne. De nouveaux templates représentent un atout indéniable pour votre stratégie web.

    Augmenter l’impact des offres de la rentrée avec une opération promotionnelle en page d’accueil

    Selon une étude SumoMe, il est possible d’enregistrer une évolution de +50% de votre taux de conversion grâce aux pop up promotionnels. Vous boosterez ainsi la mise au panier en valorisant vos offres de rentrée en page d’accueil de votre site. La rentrée terminée, proposez alors aux visiteurs de s’abonner à votre newsletter ou de liker votre page Facebook dès leur arrivée sur votre site. En personnalisant votre message promotionnel, vous enregistrerez rapidement de nouvelles commandes !

    Générer des revenus additionnels en proposant des offres affinitaires

    Proposez à vos internautes après la validation de leur commande, d’autres offres de votre boutique ou d’autres boutiques avec lesquelles vous auriez des accords ; comme avec Yuzu par exemple. Son algorithme collecte et analyse les historiques d’achat et les comportements de consommation afin de proposer en temps réel des offres pertinentes et affinitaires. En rejoignant le réseau Yuzu et en installant le tag Yuzu sur votre site, vous serez en mesure de créer vos campagnes et de piloter votre budget.

    3. Devenir incontournable et optimiser sa relation client au quotidien

    Promouvoir ses produits via des campagnes sur FacebookAugmentez de 35% les dépenses de vos cyberacheteurs en les engageant grâce aux publicités Facebook (source : YetiData). Faites la promotion de vos produits à des acheteurs ciblés, et obtenez un ROI optimal via le paramétrage de vos publicités. Les réseaux sociaux représentent un véritable apport de trafic, profitez-en !

    Générer de l’engagement avec de la vidéo

    Communiquez sur vos produits de la rentrée via la création d’une vidéo courte, simple et efficace qui propose un aperçu de l’utilisation de vos produits. Vous pouvez utiliser par exemple Windows Movie Maker, un logiciel de montage vidéo simple qui vous permettra facilement d’ajouter de la musique, des transitions,… En quelques clics, créez une vidéo à partager sur tous vos réseaux !

    Penser à l’emailing

    Incitez les internautes à revenir sur votre site en leur donnant un avant-goût des offres de la rentrée et de votre nouvelle collection. Utilisez l’emailing comme levier de communication. Segmentez votre base de données et proposez des offres spéciales en fonction de l’ancienneté de vos clients. Looks de la rentrée, fournitures, équipements de la maison, etc., faites découvrir vos produits grâce à une campagne d’emails personnalisés. Mailjet par exemple, est un outil simple et efficace, pour gérer vos campagnes emailing.

    4. Améliorer le parcours client avec quelques astuces de dernière minute

    Favoriser la conversion en ajustant sa stratégie de livraison 

    86% des e-acheteurs préfèrent la livraison directement chez eux. 68% apprécient aussi la livraison en point relais (Fevad/Mediametrie, 2016). Augmentez votre conversion en proposant un choix varié de modes de livraison et facilitez l’estimation des frais de port. Augmentez votre panier moyen en définissant un montant minimum pour les frais de port gratuits. Moins d’abandons de paniers et plus de commandes sont à la clé.

    Exploiter pleinement le potentiel du digital pour supprimer l’hésitation à l’achat

    Seuls 6,5% des marques françaises permettent aux consommateurs de les contacter via les 4 principaux canaux online : email, chat, Twitter, Facebook, or 33% des clients préfèrent contacter les marques via les médias sociaux plutôt que d’utiliser le téléphone. Démarquez-vous et proposez différents points de contact en plus du téléphone. Sur les réseaux, paramétrez un message d’absence qui sera automatiquement envoyé lors de toute prise de contact lorsque vous n’êtes pas en ligne. Rassurez les internautes en affichant toujours sur la page d’accueil comment être contacté facilement.

    Profiter de l’été pour rester à l’écoute des tendances e-commerce

    Google propose des vidéos très pratiques pour améliorer vos campagnes AdWords. Renforcez l’impact de vos opérations marketing en prenant une longueur d’avance. Faites de ce mois de septembre 2016 un avant-goût de vos performances de Noël. Gagnez du temps lors du rush de fin d’année en testant de nouveaux outils web et en planifiant toutes vos actions marketing.

    Le développement de votre business est à portée de main !

    * Code EAN : European Article Numbering. C’est un code-barres utilisé par le commerce et l’industrie conformément aux spécifications de l’organisme EAN International.

  • Service client : quand le mail et le téléphone restent indétrônables

    E-commerce : les Français restent attachés aux supports de contact traditionnels

     

    Une étude menée par Trustpilot – portail d’évaluation de sites marchands – et Yougov détaille les préférences des e-consommateurs français quant à  leur prise de contact avec les sites marchands et à la réception d’informations commerciales.

    Alors que les acteurs du e-commerce investissent de plus en plus les réseaux sociaux dans la mise en œuvre de leur relation client, les français privilégient entre autres le modèle « traditionnel » du mail, voire le papier. Qu’il s’agisse de recevoir de l’information de la part des sites marchands ou de s’adresser à eux, le mail arrive ainsi en tête des habitudes en ligne des français. 

    Le consommateur reste celui qui choisit les informations dont il souhaite prendre connaissance

    D’après une étude internationale menée par Yougov pour Trustpilot[1], en France, le consommateur en ligne fait face à une véritable surenchère sur la sollicitation commerciale en ligne. 23% des sondés rejettent complètement l’idée de recevoir des offres promotionnelles sur la toile. Face à cela, les outils traditionnels parviennent à reconquérir l’attention de ces derniers puisque pas moins de 23% optent pour le format catalogue papier pour prendre connaissance des propositions commerciales. 38 % des e-shoppers acceptent de recevoir ces informations  en s’inscrivant à une newsletter par mail, un format jugé moins intrusif puisque voulu par le consommateur lui-même.

    La véritable « surprise » de cette étude se trouve dans la perception qu’ont les consommateurs français de l’action commerciale des marques sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, ces plateformes sont de plus en plus exploitées par les sites marchands, notamment pour la promotion commerciale et la mise en place d’un service client innovant. A contre-courant de cette tendance, les chiffres de l’étude révèlent un faible attachement des e-consommateurs français aux réseaux sociaux.
    En effet, seulement 11% des consommateurs interrogés mentionnent le fait de suivre une marque sur Facebook  dans l’objectif de récolter des informations sur les offres ; et ils ne sont que 8% à citer  l’ensemble des autres médias sociaux comme source d’information principale (Snapchat, Instagram, Twitter…).

    En matière de service client, le mail et le téléphone restent indétrônables

    Le mail reste le canal privilégié pour le consommateur qui souhaite entrer en contact avec un magasin en ligne, pour une réclamation par exemple : 63% des e-consommateurs ciblés par l’étude privilégient ce format.
    Le téléphone est relégué au second rang des habitudes des e-consommateurs, mais a malgré tout de beaux jours devant lui : l’appel téléphonique traditionnel est ainsi plébiscité par 32% des personnes interrogées.
    Au rang des innovations supports en matière de relation client, le service de chat en ligne parvient à tirer son épingle du jeu : il est choisi par 21% des acheteurs. Une réalité qui peut s’expliquer par le fait que son concept repose sur les bénéfices de chacun de ces deux supports : l’immédiateté d’un échange téléphonique et l’aspect pratique d’un mail qui permet de formuler clairement une demande, rapidement, où que l’on soit grâce au mobile et affranchit d’une longue attente inhérente à certains services clients en ligne.
    Le constat du rejet des réseaux sociaux en matière de relation client est d’autant plus frappant : seuls 9% des personnes interrogées  citent Facebook comme moyen d’entrer en contact avec un service client et 4% utilisent les autres réseaux sociaux à cet effet. A titre de comparaison, les consommateurs optant pour une lettre traditionnelle (11%) sont aujourd’hui plus nombreux que ceux utilisant Facebook !

    Mathilde Lykke Bülow, Vice-Président Communication Corporate chez Trustpilot, analyse : « Les données de l’étude révèlent l’importance majeure qu’accordent les e-consommateurs à la possibilité d’entrer facilement en contact avec un site marchand. Le niveau de service client proposé est un des éléments décisifs dans la confiance accordée à une boutique en ligne et prend une part grandissante dans la décision d’achat. Si de nombreux supports sont actuellement expérimentés en la matière (Facebook, Twitter, « chat bots » …), on constate aujourd’hui qu’un modèle traditionnel (mail/téléphone) mis en œuvre efficacement reste le moyen le plus sûr de gagner la confiance du consommateur. Dans une même logique, la promotion des ventes, qui fait l’objet de nombreuses innovations via les réseaux sociaux (liens sponsorisés, messages push…), reste pour l’heure privilégiée dans son modèle « à l’ancienne ». Loin de remettre en cause la pertinence de l’innovation dans ces secteurs, ces données cassent certaines idées reçues sur l’efficacité ou la popularité de ces nouveaux dispositifs.»