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  • Quelles sont les tendances qui vont transformer l’engagement client et les écosystèmes numériques ?

    L’automatisation par IA, le RCS et l’intégration des plateformes sont en passe de redéfinir l’ensemble des marchés

    Selon infobip

    Les agents IA géreront la majorité des interactions clients

    D’ici 2026, on estime que l’IA agentique prendra en charge jusqu’à 95 % des interactions clients, offrant un support instantané et personnalisé 24h/24 et 7j/7.

    Ces agents évoluent au-delà des simples bots FAQ pour devenir des modèles agentiques proches de l’humain, capables de communications complexes et autonomes. Le service client se transforme rapidement, avec des bots vocaux et des agents basés sur le chat, accompagné par la technologie human-in-the-loop.

    Des entreprises déploient déjà des chatbots IA pour gérer les demandes bancaires courantes et le suivi des commandes e-commerce, tandis que des bots vocaux avancés ouvrent de nouvelles opportunités pour automatiser et améliorer les conversations clients. Cela permet aux agents humains de se concentrer sur les cas complexes, et garantit aux clients un service rapide mais empathique.

    Les super apps et les canaux RCS favorisent des parcours clients fluides

    Des plateformes telles que WhatsApp et le protocole Rich Communication Services (RCS) évoluent en super apps intégrant marketing, communication et fonctionnalités de paiement au sein d’une interface unique.

    Les entreprises exploitent le RCS pour des conversations sécurisées et interactives, permettant aux clients de réaliser des parcours complets directement dans le canal.
    Les commerçants utilisent cette même technologie afin d’envoyer des carrousels de produits interactifs, permettant aux clients de parcourir, acheter et planifier la livraison, toujours dans la même interface. De même, les professionnels de santé permettent la prise de rendez-vous et le paiement des factures via WhatsApp, simplifiant ainsi les interactions avec les patients.

    La gestion des données, principal défi des solutions IA

    Alors que beaucoup d’innovations IA actuelles reposent sur de grands modèles génériques, on observe également un intérêt croissant pour des modèles de langage plus petits et spécifiques à un domaine, pouvant fonctionner sur du matériel standard ou sur site, offrant confidentialité des données et conformité tout en fournissant des réponses précises et contextuelles.
    Le plus  grand défi pour l’IA avancée reste les données : comment collecter, unifier, préparer et activer efficacement les données propriétaires et internes pour l’expérience client.

     

  • Pourquoi le marketing de demain ne se limitera pas à vendre, mais à bâtir des relations solides

    Les stratégies marketing incontournables pour 2025 : entre IA, branding et omnicanalité

    Selon Frédéric Jutant, Responsable Marketing chez Icarus Media Digital

    Le marketing continuera de se transformer en 2025, avec l’évolution rapide de l’IA générative et de nouvelles attentes des consommateurs.
    Les entreprises devront aller au-delà des approches traditionnelles en intégrant des outils plus performants, tout en préservant l’authenticité et la cohérence de leur communication.

    Les canaux d’acquisition s’élargiront avec l’arrivée de nouvelles plateformes basées sur l’IA, et la personnalisation s’imposera comme un standard incontournable de l’expérience client. Découvrez les stratégies clés pour garder une longueur d’avance et répondre aux exigences d’un marché en pleine évolution.

    IA et créativité humaine : une complémentarité stratégique

    En 2025, les entreprises qui tireront parti de l’IA se démarqueront par leur capacité à équilibrer volume et authenticité. Si des outils comme ChatGPT ou MidJourney permettent de générer des contenus en masse (articles de blogs, visuels ou même de courtes videos), l’enjeu ne sera pas la quantité, mais la pertinence.

    L’IA peut répondre efficacement aux attentes immédiates (recherche d’informations, personnalisation rapide), mais seule la créativité humaine pourra offrir des contenus réellement engageants et porteurs de valeurs.
    Par exemple, une campagne publicitaire peut s’appuyer sur des insights d’IA pour cibler les audiences les plus prometteuses, mais la conception du message doit refléter une réflexion humaine, capable de capter l’émotion et répondre à l’intention ou aux besoins de la cible.

    La stratégie gagnante consistera à déléguer les tâches répétitives à l’IA tout en valorisant les forces humaines : créativité, intuition et empathie.

    Diversifier ses canaux d’acquisition pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

    Les entreprises prennent un risque si elles s’appuient uniquement sur des leviers classiques (comme le SEO ou Google Ads). En 2025, il sera essentiel de diversifier davantage ses leviers et d’explorer de nouvelles opportunités publicitaires, notamment sur les moteurs IA tels que ChatGPT Search ou Perplexity, qui s’imposent progressivement comme des alternatives crédibles aux moteurs traditionnels.

    Mais tester ces nouveaux outils ne suffira pas : les professionnels devront évaluer leur ROI, affiner les campagnes en function et effectuer des expérimentations, des A/B tests sur ces nouveaux formats pour surveiller les comportements des utilisateurs.
    À titre d’exemple, certains secteurs comme la mode, le voyage ou la tech pourraient voir un boom d’acquisition grâce à des micro-campagnes hyper-ciblées sur ces plateformes encore peu saturées.

    Il faut garder à l’esprit que diversifier, c’est à la fois réduire les risques et capter de nouvelles audiences sur des terrains moins concurrentiels.

    Construire une marque forte et mémorable

    Le branding deviendra en 2025 un pilier stratégique pour capter et fidéliser des audiences volatiles.

    * Créer un univers de marque cohérent : votre branding doit raconter une histoire claire et différenciante. Couleurs, ton, valeurs, tout doit être aligné pour vos différents formats

    * Miser sur les émotions : les consommateurs choisissent des marques qui les touchent. Exploitez le storytelling, les vidéos ainsi que les contenus visuels pour transmettre des messages marquants

    * Soigner sa réputation en ligne : les avis, les mentions et l’interaction sur les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans l’image perçue de votre marque. Prenez le temps de faire les choses bien.

    La marque Patagonia est un bon exemple car elle réussit à combiner positionnement éthique et engagement sincère : sa stratégie de marque dépasse le simple produit pour incarner des valeurs. Quelle que soit la plateforme utilisée (réseaux sociaux, site web, newsletters), la marque communique la même identité auprès de ses clients et de sa communauté. Les entreprises devront s’inspirer de cette cohérence et investir dans des récits qui résonnent avec leurs audiences. Un branding puissant est une stratégie long terme qui augmentera la fidélisation et la perception positive de votre entreprise.

    Omnicanalité : la cohérence avant tout

    En 2025, communiquer sur plusieurs canaux ne sera pas une simple option, mais un impératif. Cependant, multiplier les points de contact sans cohérence peut brouiller le message et diluer l’impact.

    Une entreprise qui publie des articles techniques sur LinkedIn, adopte un ton humoristique sur TikTok et envoie des emails trop formels risque par exemple de perdre son audience. Il faut qu’il y ait un fil rouge. L’objectif est d’ajuster le contenu à chaque support, tout en conservant l’essence de la marque (cela inclut des éléments comme le ton, les visuels et les objectifs de communication).

    Pour réussir, les professionnels devront s’appuyer sur des outils de gestion intégrée (CRM, plateformes de marketing automation) afin de centraliser les interactions clients et assurer une expérience sans rupture. À l’arrivée, le client doit pouvoir passer d’une publicité Meta à une interaction sur votre site web sans percevoir d’incohérences.

    Capitaliser sur les données pour fidéliser et satisfaire

    Exploiter les données deviendra encore plus important en 2025 pour mieux comprendre sa cible et ses clients.
    Chaque interaction – clics, abandons de panier, historiques d’achat – révèle des intentions sur lesquelles une marque peut capitaliser. Identifier ces signaux permet d’adapter les réponses : offrir une remise à un client hésitant, personnaliser des recommandations ou simplifier le parcours utilisateur.

    Les avancées en matière de personnalisation joueront un rôle clé dans la satisfaction client. Proposer des contenus ou des offres sur mesure renforce le lien avec la marque, comme Spotify avec ses playlists adaptées ou son récapitulatif annuel “Wrapped”. De même, un support client avec davantage de données contextuelles (comme l’historique des demandes) garantit des réponses plus rapides et pertinentes.

    Analyser les données côté produit et côté support aidera à identifier les points bloquants et anticiper les comportements pour fidéliser davantage. Par exemple, en détectant les périodes critiques où un client risque de partir, des actions ciblées telles qu’un programme de fidélité ou des offres exclusives, permettront d’augmenter la rétention. Ces actions renforceront à la fois la confiance et la qualité de la relation client à long terme si cela est fait de manière responsable.

    Le marketing de demain ne se limitera pas à vendre, mais à bâtir des relations solides.
    À l’heure où la pression sur les budgets s’intensifie et où la rentabilité immédiate reste une priorité, les entreprises devront penser au-delà des simples conversions.
    Chaque interaction avec un client, chaque message diffusé, chaque canal utilisé doit être vu comme un investissement dans une relation à long terme.

    Créer de la valeur ne passera plus seulement par l’acquisition, mais par l’engagement et la fidélisation. Les marques capables d’allier performance économique, innovation technologique et humanité dans leurs approches marketing trouveront l’équilibre nécessaire pour prospérer.
    Le défi sera de construire des stratégies qui génèrent des résultats mesurables tout en donnant du sens à chaque action.

     

     

  • De quelle manière les marques communiquent-elles auprès de leurs clients ?

    Étude / E-commerce : Décryptage des campagnes promotionnelles

    Pour la première fois, une grande enquête1 menée par Notify, acteur de la relation client, vient répondre à cette interrogation, dans un contexte où les consommateurs se sentent sur-sollicités par les messages promotionnels.

    Dans ce premier volet de l’étude, la scale-up revient sur la temporalité et la personnalisation des envois.

    La temporalité et la fréquence varient selon les secteurs

    Le premier enseignement de l’étude est que le nombre d’envois de campagnes par les marques est plus ou moins important selon les jours de la semaine.
    Le mercredi est la journée la plus intensive avec 55 campagnes envoyées en moyenne sur les 100 marques analysées. Arrive en deuxième position le vendredi avec 25 campagnes puis les dimanches et lundis sont ex-aequo avec 19 campagnes. Ferment la marche le mardi (8 campagnes), le samedi (6 campagnes) et enfin le jeudi (5).

    « Le consommateur est sur-sollicité. Il reçoit jusqu’à 80 notifications et 45 pushs par jour. Il est au cœur d’une multiplication des canaux (conversationnels, apps marchandes, social media…), et d’une explosion de l’offre (commerce multi-modal et cross-canal, expansion des retailers, des produits, etc.) explique Ous Ouzzani, DG de Notify »

    En matière de plages horaires, les marques favorisent les envois matinaux.
    En effet, 46% des campagnes sont envoyées entre 6h et 9h. 21% sont envoyées entre 9h et 12h. 15% sont distribuées entre 12h et 17h et enfin 18% le sont entre 18h et 21h. Selon les secteurs, les pics horaires divergent.

    L’horaire préféré du secteur food est 11h tandis que celui de la grande distribution est 10h. Le pic horaire du secteur de la mode est beaucoup plus tôt : 7h.

    La verticale la moins homogène dans ses horaires d’envois est la beauté avec des envois essentiellement le matin jusqu’à 12h et une légère reprise l’après-midi.  Au contraire, la maison est la verticale la plus homogène avec des envois quasiment constants. La verticale la plus active est celle de la mode et la moins active est celle des médias.

    L’heure de pointe, tous marchés confondus est 8h36, très exactement !
    Quant à l’heure la plus improbable pour un message envoyé, il s’agit de 3h59.

    Concernant les temps fort du calendrier : Noël, le Black Friday et les soldes, c’est la mode qui se révèle être le secteur le plus actif avec 42% d’activation en moyenne. Vient ensuite la beauté (37%) et loin derrière le voyage (14%). Le Black Friday est le moment de l’année où les marques sont les plus actives.

    Peut mieux faire côté personnalisation des messages

    Notify a également souhaité connaître le niveau de personnalisation des messages envoyés par les marques.
    Plus d’un message sur deux (56%) est personnalisé. 34% sont de leur côté complètement impersonnels. Les niveaux de personnalisation diffèrent : dans 60% des cas il s’agit du nom, dans 40% des cas du genre et dans 20% des cas c’est la sélection des produits qui change. C’est le secteur de la mode qui personnalise le plus ses produits (38%), suivi du voyage (23%) et de la beauté (15%).

    Enfin, dernier point, certains secteurs e-commerce proposent des offres à leurs clients à l’occasion de leur anniversaire. La scale-up a mis en lumière que 100% des marques mode analysées en envoient une, 30% des marques beauté le font aussi, tout comme 25% des marques dédiées à la maison.

    « La forme et la tonalité des messages promotionnels sont des éléments déterminants pour captiver et engager les clients. Une analyse détaillée montre que les messages personnalisés, intégrant le nom ou le prénom du destinataire, accroissent significativement la réceptivité. La composition des messages, qu’ils soient informatifs, promotionnels ou déclencheurs (triggers), doit être méticuleusement structurée pour capturer l’attention dès les premières secondes » conclut Elodie Frey, Customer Success Manager chez Notify

     

  • Hausse des coûts énergétiques, approvisionnements difficiles, …5 conseils pour booster les ventes dans un contexte économique instable

    Entreprises : 5 conseils pour booster les ventes dans un contexte économique instable


    Selon Akeneo

    Les entreprises font face actuellement à des difficultés multiples. Hausse des coûts énergétiques, approvisionnements difficiles, consommateurs plus attentifs à leurs achats… la liste est longue. Une situation d’autant plus délicate pour des structures à taille humaine. Pourtant, en adoptant une stratégie adéquate, les entreprises peuvent espérer doper leurs ventes. Akeneo, leader de l’expérience produit, dévoile les 5 conseils à suivre pour y arriver.

    Donner confiance et fidéliser

    Fidéliser les clients revient tout d’abord à comprendre leurs besoins. Le contexte économique les pousse à être plus regardant, et pas uniquement sur le prix d’un produit. Pour les mettre en confiance, les marques doivent donc être transparentes sur les différentes politiques qui entourent l’achat. Conditions de retour, d’échange, disponibilité sont des exemples d’informations qui ont une importance capitale pour les consommateurs. En outre, 82 % des consommateurs ont renoncé à effectuer un achat important pour cause d’indisponibilité d’un produit ou à cause de son prix.

    En communiquant sur ces différents éléments de manière cohérente sur les différents canaux de vente, les entreprises peuvent ainsi éviter la frustration des clients.

    Prendre en compte les préoccupations sociétales

    En matière de transparence, les consommateurs ne s’arrêtent pas aux aspects logistiques, et souhaitent réaliser des achats réfléchis auprès de marques engagées. En effet, 43 % des consommateurs seraient disposés à payer plus pour des marques qui affichent leurs valeurs de marque.

    Le développement durable, par exemple, est un élément clé des informations produits pour 35 % des Français. Les entreprises peuvent donc tirer leur épingle du jeu en donnant de la visibilité aux éventuels labels, aux composantes d’un produit, etc. Leur valeur de marque ne s’en trouvera que renforcée.

    S’adapter à l’évolution économique

    Le contexte économique a très souvent forcé les entreprises à augmenter leurs tarifs. Une décision indispensable mais dommageable pour les entreprises qui peuvent voir leur clientèle s’amenuiser. Afin de garder un lien privilégié avec leurs clients, il est donc nécessaire de réaliser autant que faire se peut des opérations commerciales ciblées – type ventes privées, Black Friday ou soldes. L’ensemble de ces promotions pourront être relayés sur tous les canaux de communication grâce au PIM, et permettre ainsi de maximiser leur visibilité pour déclencher les achats.

    Être présent sur des canaux variés

    Adopter une stratégie omnicanale est devenu essentiel en 2023. Multiplier les canaux de ventes démultiplie les possibilités de toucher son audience. En utilisant le bon canal pour diffuser la bonne information produit, cela permettra d’accroître la possibilité de retour sur investissement. La montée en puissance des réseaux sociaux par exemple est une opportunité à saisir pour les entreprises. Et pour preuve, 78 % des Français trouvent que les informations produits dénichées sur les réseaux sociaux sont bonnes, peu importe le type de marques.

    Proposer des compléments pour augmenter le panier moyen

    Enfin, il faut capitaliser au maximum sur la visite des clients sur les canaux de vente pour leur proposer un maximum d’articles possibles. 71 % des consommateurs déclarent trouver des informations supplémentaires lorsqu’ils consultent plusieurs canaux. Pourtant, si l’information produit était renseignée de manière claire, cohérente et complète, ces derniers n’auraient pas à réaliser ces va et vient. Il est donc judicieux de travailler les fiches produits en proposant des articles complémentaires ou alternatifs afin de déclencher des achats additionnels.

  • Tendances clés dans le Retail : Technologie et Humain, indissociables leviers de développement des enseignes

    Tendances clés dans le Retail : La technologie et l’humain, indissociables leviers de développement et de singularité des enseignes

    Par Matthieu Lacroix, Marketing & Communications Manager de Comarch, Spécialiste de l’édition et de l’intégration de services et solutions IT dans le secteur du retail, fait le point sur les axes d’évolution du secteur pour 2018.

    Impulsée par la digitalisation, le développement de l’omnicanal et les nouvelles exigences clients, le commerce et le retail ont connu une évolution profonde ces dernières années. Portée par les changements dans le comportement des acheteurs et de nouvelles possibilités en termes de ciblage et d’engagement qui offrent toujours plus de possibilités de personnalisation, la mutation est loin d’être achevée.

    Le commerce sans couture au cœur des priorités

    Si depuis plusieurs années, de nombreux retailers ont choisi de renforcer leur présence digitale, toutes les entreprises n’ont pas le même niveau de maturité et les stratégies omnicanales vont rester prioritaires pour certaines enseignes afin d’être présentes sur tous les canaux de vente. De leur côté, certains pure-players Web ont bien compris l’intérêt d’une vitrine physique pour développer leur notoriété et offrir une interaction directe aux consommateurs. Or, pendant des années, le réseau de vente physique et les réseaux digitaux ont été́ gérés de manière distincte par les entreprises (base de données, relation & support client, reporting, programme de fidélité́, etc.). Cette gestion différenciée, aujourd’hui obsolète, a laissé́ place à une stratégie omnicanale puis au commerce unifié, intégrant de manière unique tous les points de contact avec les clients.

    Cette approche unifiée du commerce est une réponse aux comportements cross-canaux des consommateurs, tels que le Click & Collect ou le Store To Home. Des comportements aujourd’hui largement plébiscités par les consommateurs qui seraient 58%[1] à se déclarer favorables à des expériences d’achat cross-canal dans des secteurs de l’électroménager ou de la hi-fi notamment.

    Indissociables, les canaux de vente physiques et digitaux doivent assurer une vraie continuité́ du parcours client, n’importe où, n’importe quand. Les canaux web et magasins physiques sont indéniablement complémentaires et il ne faut surtout pas les opposer. Aujourd’hui, le client ne veut pas comparer pour en choisir un, il veut les deux ! Il souhaite pouvoir naviguer, comparer, lire les avis d’autres clients. L’acte d’achat, lui, peut se faire en ligne ou en magasin, sans pour autant laisser présager de préférence pour un canal donné.

    Le point de vente repensé pour une expérience client unique

    Quel que soit le canal, l’expérience d’achat reste un des éléments décisifs de séduction, de fidélisation et plus largement de différenciation pour les entreprises. Elle doit procurer un certain plaisir voire, dans certains cas, susciter des émotions. Certes, le chiffre d’affaires du e-commerce ne cesse de croître[2], favorisé par une promesse d’achat rapide et facile qui séduit de nombreux consommateurs désireux de pouvoir réaliser leurs achats n’importe où, n’importe quand et depuis n’importe quel appareil. Mais la digitalisation du commerce qui pouvait laisser présager un avenir sombre pour les points de ventes physiques va continuer à pousser les enseignes à repenser totalement l’organisation et le rôle de leurs surfaces de vente. Elles sont ainsi amenées à redéfinir le champ d’intervention de leurs vendeurs, désormais plus volontiers qualifiés de « conseillers », et à intégrer dans leurs magasins des solutions digitales pour proposer un parcours client unique et personnalisé.

    Les marques l’ont bien compris, ce qui fait leur singularité et leur permet de se différencier de leurs concurrentes, ce n’est plus – uniquement – le produit mais bien l’expérience proposée aux clients. Le magasin n’est plus une simple surface de vente où une multitude de produits sont alignés et proposés en libre-service sur des rayons éclairés par des néons, il devient un lieu de vie, d’interactivité et d’échange et propose une expérience immersive au cœur de l’univers de la marque où la technologie joue un rôle prépondérant.

     Des technologies au service de l’expérience personnalisée

    Cette expérience repensée se caractérise par l’intégration d’innovations technologiques au cœur du parcours client en magasin. L’affichage d’informations pilotées par logiciels (afficheurs digitaux, vidéos d’animation, …), l’accès à des données sur les produits, les outils de géolocalisation, les mini-configurateurs (cuisine, placards, …), les bornes numériques, la RFID, les beacons, les robots, etc. sont autant de solutions déployées pour améliorer l’expérience client et les performances des distributeurs. Ces nouveaux outils numériques arrivent progressivement dans les magasins et engendrent de nouvelles pratiques. Ils offrent la possibilité de chercher librement, de choisir de façon éclairée, d’interagir, de commenter et de diminuer les temps d’attente en caisse.

    D’autre part, ces technologies permettent l’analyse et la modélisation des comportements. La relation avec les consommateurs doit être adaptée pour proposer une expérience enrichie et personnalisée. L’idée étant de proposer à chaque client LE parcours qui correspond le mieux à ses habitudes et ses préférences. Les combinaisons sont nombreuses et mixent tous les canaux et potentiellement toutes les technologies disponibles à date.

    Des innovations émergentes qui façonneront l’expérience de demain

    Réalité augmentée, hologramme, cinématique, robots : il s’agit de phénomènes émergents et très prometteurs. La réalité virtuelle est une technologie qui simule un environnement, réel ou imaginaire, et qui crée artificiellement une expérience sensorielle. La réalité augmentée permet d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans un environnement. Elle simule la superposition d’images virtuelles aux images réelles, les perceptions tactiles ou auditives. De même, les hologrammes commencent à faire leur apparition dans certains pays mais plutôt pour divertir les clients pour l’instant.

    Mais les robots ne vont pas remplacer demain les conseillers. S’ils ont fait leur apparition dans certains magasins, leur apport reste minime mais ils peuvent cependant prodiguer un premier niveau d’interaction en proposant par exemple des informations d’orientation personnalisées en fonction du profil du client avant que le conseiller ne prenne le relai.

    Le smartphone comme pilier du parcours client optimisé

    Si Internet a révolutionné le commerce, le smartphone accentue ses effets et devient la pierre angulaire du commerce connecté. Il occupe une place centrale dans la relation client et dans les pratiques d’achats. Les consommateurs y mettent toutes leurs cartes de fidélité et peuvent recevoir des m-couponing (bons de réduction dématérialisés) et même payer avec. Contrairement à ce qui s’est toujours fait, il donne la possibilité aux retailers d’interagir directement avec chaque personne car presque tout le monde en France possède un Smartphone.

    Elément central du parcours client, le paiement est resté pendant des années centré sur la carte bancaire, introduite dans les années 70 et généralisée dans les années 80 et 90. Plateforme d’intermédiation, le smartphone est sur le point de devenir le premier moyen
    de paiement. A l’horizon 2025, 70% des Français se voient ainsi régler leurs achats d’un montant inférieur à 20 euros par smartphone (1 Français sur 2 pour des montants allant jusque 100 euros).

    Les vendeurs, architectes de l’expérience omnicanale

    Mais si la technologie devient un axe de différenciation clé pour les enseignes pour sa capacité à personnaliser les ventes, la dimension humaine reste indissociable de l’expérience client. Pour avoir une expérience qui soit 100% omnicanale l’humain reste un élément déterminant dans la relation que les marques vont pouvoir créer avec les consommateurs et la technologie reste à disposition de l’humain. Si en 2017 les principales tendances tournaient autour des innovations technologiques (IA, robots, bots), en 2018 l’humain va reprendre une place essentielle au cœur de l’expérience client. Toutes les innovations vont être utilisées pour améliorer la connaissance sur les produits, sur les clients mais toujours à destination des vendeurs notamment en magasin qui vont devenir les architectes de l’expérience omnicanale.

    Au cœur de l’expérience omnicanale, le rôle du vendeur est repensé et il devient un véritable ambassadeur physique de l’enseigne pour laquelle il travaille. Les comportements cross-canaux finissent majoritairement en magasin et par conséquent passent par les vendeurs, ainsi à même de délivrer les commandes, mais pas seulement. La mise à disposition de la commande passe souvent par une étape de présentation des produits ou encore d’essayage. Certains produits restent finalement sur le côté, d’autres sont changés et de nouveaux sont ajoutés. Le vendeur joue alors pleinement son rôle de conseiller de vente pour une commande passée initialement via les canaux digitaux. Les conseillers de vente ont ainsi un rôle essentiel à jouer dans la complétude de l’expérience omnicanale par la vente de produits complémentaires en lien avec une commande. Cette continuité est nécessaire pour apporter au client la meilleure expérience possible, réellement omnicanale, prenant également en compte la fidélité et les promotions.

    Conclusion

    Les nouvelles technologies apportent de nouveaux usages chez des consommateurs toujours plus demandeurs, exigeants et volatiles. Les enseignes doivent sans cesse les reconquérir en conservant une stratégie basée sur les notions de services et de qualité. Cette stratégie repose sur leur capacité à offrir à chaque client une expérience réussie en simplifiant son parcours d’achat tout en créant chez lui plus d’émotions et de plaisir. L’offre produit n’est plus le principal facteur de satisfaction client. L’expérience proposée est toujours au cœur des priorités des retailers. Les technologies liées à cet enjeu vont avoir un impact significatif sur sa réalisation et sur la décision même de passer à l’acte d’achat. Mais pour que l’expérience soit complète, la dimension humaine reste capitale.

    [1] Etude : « Les Français et le commerce connecté », Comarch, 2016

    [2] +14,6% entre 2015 et 2016 selon les chiffres de la FEVAD

     

     

  • Canaux digitaux et Big Data, pour une relation client plus humaine

    Les outils technologiques ne doivent pas supprimer l’interaction humaine,

     Par Pascal Lollioz, Directeur de la Relation client chez Ricoh

    La clé d’une bonne relation client doit permettre d’être en capacité d’allier technologies et relations humaines. Les outils technologiques ne doivent pas supprimer l’interaction humaine, ces derniers doivent avoir comme objectifs : l’amélioration de l’expérience client et la personnalisation de celle-ci.

    Chaque client, suivant le moment de la journée, de son âge, de ses habitudes, utilise le canal qui est le plus en adéquation avec son besoin et sa situation (Téléphone, internet, réseaux sociaux, mails, tchat…). Chacun à sa spécificité, rapidité d’action, flexibilité dans les horaires, simplicité du contact…, mais tous ces canaux ne doivent pas pour autant faire oublier la relation humaine.

    Les entreprises doivent proposer le maximum de canaux de contact possibles. Les demandes, quel que soit le canal utilisé par le client, doivent être traitées de manière identique et si possible centralisées. Ce point devant être transparent pour le client.

    Le premier objectif est « d’accuser réception » de la demande du client pour l’informer de la prise en charge de celle-ci ; si possible via le même canal. Par contre, une fois la demande traitée, il n’est pas nécessaire de répondre à travers le même canal que celui utilisé par le client lors de sa demande initiale. Pour un litige, par exemple, qui requiert souvent des informations réglementaires, le courrier postal peut être mieux adapté. De même, si cela concerne un sujet complexe, il vaut mieux appeler directement le client plutôt que lui répondre par email ; il est ainsi plus aisé de bien comprendre la demande du client. Certains traitements de requêtes sont automatisables via des scénarii et des processus pré-configurés ; d’autres méritent, voire nécessitent, l’intervention d’un conseiller d’où parfois un « mixe » digital et humain.

    Pour illustrer cela nous dirons que lorsqu’un client rencontre un problème technique et qu’il ne parvient pas à comprendre les explications de son conseiller, les technologies numériques peuvent être un bon relai pour maximiser l’accompagnement ; la prise en main du matériel à distance est un exemple. Certains logiciels permettent aussi d’utiliser la fonction caméra du téléphone du client ; le conseiller peut donc mieux l’aider dans les démarches techniques à effectuer. Ainsi l’entreprise s’adapte à la demande spécifique du client en utilisant les atouts des différentes technologies à sa portée tout gardant un fort contact humain avec son client.

    Les Big Data et les outils de CRM doivent supporter la fidélisation et la personnalisation de la relation client

    Les entreprises ont tendance à utiliser les données clients dans un but purement commercial et marketing. Il n’est pas rare qu’au lendemain d’une réclamation produit en magasin, une publicité nous soit envoyée pour un autre produit de la même marque ; il y a de quoi sourire ou être agacé !

    Comme toute relation, la relation client doit être basée sur la confiance. La marque doit apprendre à bien connaître son client en prenant en compte son historique d’achats, ses divers points de contact, son profil… tout ceci est possible grâce aux Big data et aux outils CRM. Encore faut-il que les données soient pertinentes, organisées et gérées pour être prêtes à être utilisées à bon escient. L’objectif est de créer un rapport d’étonnement car les effets de surprise sont également des ingrédients de la fidélisation client. Une chaîne hôtelière, par exemple, qui renseignerait sa base de données client dès la première visite de celui-ci sur ses habitudes en matière de petit déjeuner, de chambre, etc., et qui lors d’un second séjour dans le même hôtel ou un autre de la même chaîne, proposerait immédiatement le bon produit, aurait tout compris sur l’utilisation des données dans le cadre de la relation et de la fidélisation client.

    Pour être efficace, la marque doit attendre que tous les voyants soient au vert pour proposer à son client des campagnes marketing et donc de vente. Un client qui se sent écouté et considéré sera de fait plus attentif et recommandera la marque.

    Les technologies digitales sont in fine des outils « supports » qui ne représentent qu’une facette de l’expérience client. Cette dernière ne dépend pas d’un canal de contact particulier mais d’un mix intelligent entre numérique et intervention humaine.

    Personnaliser l’expérience client, c’est la rendre plus humaine et donc plus pérenne !