Étiquette : câblage

  • Publicité et ciblage : Pourquoi la publicité digitale agace tant les internautes ?

    Selon la dernière étude de Conversant, près d’1 internaute sur 2 juge recevoir des publicités de qualité médiocre

    Si les derniers chiffres de l’Observatoire de l’e-pub indiquent une hausse de 17% des investissements dans la publicité digitale en 2018, celle-ci est loin de faire l’unanimité auprès des consommateurs qui sont49% à estimer qu’elle n’est pas pertinente comme le révèle la dernière étude de Conversant, spécialiste du marketing digital. Retour sur les principaux enseignements de l’étude.

    Publicité : qui clique point n’achète

    Selon l’étude de Conversant, 56% des consommateurs cliquent sur une annonce en ligne pour avoir davantage d’informations sur le produit proposé. En revanche, seulement 2% cliquent pour effectuer directement un achat sur le site de l’annonceur. Si la publicité en ligne permet de générer une hausse de trafic sur les sites des marques, elle se révèle donc peu efficace pour remplir les paniers des consommateurs. Comment expliquer un tel décalage ? D’après Conversant, ce faible taux de conversion s’explique par un ciblage publicitaire peu ou pas approprié.

    « Il est évident que les spécialistes manquent le coche en matière de ciblage marketing. Avec presque la moitié des consommateurs qui affirment se voir proposer en ligne des produits ne correspondant pas à leurs besoins, nous remarquons que le budget marketing n’est pas dépensé à bon escient », déclare Redouane Bellani, Vice-Président Europe du Sud chez Conversant. « La majorité des annonceurs considèrent toujours les publicités comme le moyen de promouvoir leur catalogue et oublient la première règle pour bâtir une marque : éduquer, informer et divertir. Bien entendu, dans cette équation, il reste une place pour les promotions et les ventes. Mais si les annonceurs ne s’assurent pas d’un juste équilibre, ils risquent d’altérer leur clientèle », conclut-il. 

    Les bots, les mal-aimés des consommateurs

    Lorsqu’ils naviguent sur le web, 41 % des internautes déclarent être plus sensibles aux formats de publicités display (affichage d’image ou de vidéo) et 31% privilégier les contenus sponsorisés. Cependant, bien que les assistants vocaux soient en vogue, seuls 0,5% des consommateurs désirent recevoir de la publicité via des bots, comme Alexa ou Google Home. Mais au-delà du format publicitaire, c’est la qualité des annonces qui est au cœur des débats. Ainsi, selon l’étude, 45% des consommateurs réclament des publicités moins nombreuses et plus adaptées à leurs besoins.

    « A l’heure où la publicité digitale connait son âge d’or, l’industrie a encore du chemin à faire pour optimiser ses outils et son approche de ciblage. Afin de répondre au mieux aux attentes des consommateurs, les marques doivent donner la priorité à leurs préférences en termes de contenus et personnaliser davantage leurs expériences. Si les internautes cliquent sur les publicités, ils sont dans l’attente d’un contenu pertinent et ayant une vraie valeur ajoutée dans le cadre de leur parcours client.  La balle est dans le camp des annonceurs !», conclut Redouane Bellani.

     

  • Intelligence artificielle et ciblage contextuel : l’avenir de la publicité ?

    Intelligence artificielle et ciblage contextuel : l’avenir de la publicité ?

    Par David Gosen, Directeur général EMEA chez Sizmek

    Les professionnels du marketing ont désormais accès à une quasi infinité de sources de données clients. Du mobile au offline en passant par les appareils connectés sans oublier les options plus futuristes telles que les voitures autonomes, ce ne sont pas les possibilités qui manquent pour créer des publicités personnalisées et ciblées ! Pourtant, malgré cette gigantesque quantité de données disponibles, nous continuons à voir des publicités mal ciblées ou qui n’apparaissent pas dans le meilleur contexte.

    Aujourd’hui le ciblage sémantique contextuel, adossé à l’intelligence artificielle, le machine learning et le traitement du langage naturel permettent d’analyser de manière granulaire le contenu de chacune des pages consultées sur le web. Le ciblage contextuel propose d’afficher des publicités dans des environnements qui correspondent à l’audience de la marque. Cette approche est plus efficace et financièrement plus abordable pour toucher la bonne audience.

    À l’inverse du ciblage de mots-clés, qui peut s’avérer inefficace si on ne tient pas compte de la signification du mot dans le sens global d’une phrase. Les professionnels du marketing investissent beaucoup de temps et d’argent pour déterminer à quelle audience s’adresse quel message. Désormais, ils peuvent également déterminer l’environnement dans lequel ils souhaitent diffuser leurs publicités, ce qui offre de nombreux avantages dans le cadre des campagnes marketing.

    Identifier les sujets pertinents pour la marque

    Les données contextuelles, qui permettent de catégoriser la page en fonction de son sens profond, offrent aux professionnels du secteur la possibilité de toucher leurs cibles au moment où celles-ci consultent les sujets les plus en affinité avec la marque. L’analyse est effectuée au niveau de la page plutôt qu’au niveau du domaine et chaque URL est traité comme une entité propre. Ainsi, les professionnels du marketing peuvent cibler les contenus les plus pertinents sur l’ensemble des sites web.  Ils ne limitent plus la portée de leurs publicités aux sites dont les audiences seraient les plus susceptibles, selon eux, de correspondre à leur base de clients, ce qui leur permet, à terme, de rentabiliser leur campagne. Ils peuvent choisir de cibler des catégories, telles que les finances personnelles, ou des sous-domaines encore plus spécifiques comme l’assurance ou l’assurance-vie, afin d’optimiser la pertinence des emplacements publicitaires.

    Toucher le consommateur en fonction de son état d’esprit

    Le type de contenu qu’un utilisateur consulte influe sur son état d’esprit, ce qui peut impacter sa réceptivité et son ressenti vis-à-vis des publicités. Il ne suffit pas d’une bonne créa ou un bon ciblage, l’utilisateur doit avant tout d’être dans le bon état d’esprit pour être à même d’interagir positivement à l’exposition d’une publicité.

    Prenez l’exemple d’un consommateur – qu’une agence de voyages rêverait de cibler – qui envisage de prendre des vacances estivales.

    Il y a fort à parier qu’il vaudra mieux exposer cet internaute à une publicité sur le voyage quand il surfera sur la rubrique voyage plutôt que lorsqu’il consulte la rubrique des marchés financiers de ce même site. Mais la plupart du temps, la distinction n’est pas aussi évidente.

     Il est ainsi possible de spécifier les catégories contextuelles dans lesquelles la marque ne souhaite pas être diffusée comme la politique, l’alcool, les contenus extrêmes ou encore réservés aux adultes. Il est également possible de paramétrer les catégories en fonction des secteurs, de manière à éviter les contenus jugés inappropriés, et créer une catégorie personnalisée selon les sujets spécifiques à la marque ou en fonction de ses sujets d’actualité. Alors que la brand safety est devenue un enjeu fondamental en matière de publicité programmatique, il est indispensable de disposer d’une technologie capable non seulement d’identifier les contextes pertinents, mais aussi d’éviter les contextes défavorables.

    Le ciblage contextuel adossé à l’IA aide les professionnels du marketing à effectuer leurs décisions d’achat rapidement et à large échelle. En ciblant les contenus les plus adaptés à une audience spécifique, en interagissant avec les utilisateurs à l’instant où leur état d’esprit est le plus favorable et en protégeant l’image de marque, il apparaît comme un outil fondamental pour optimiser le ROI, préserver la réputation et proposer des publicités plus personnalisées. Ainsi, le ciblage contextuel représente l’avenir de la publicité pour toute marque qui souhaite diffuser des publicités pertinentes à la bonne personne et au bon moment.