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  • Industrie 4.0 : la voie de l’agilité …

    « Les entreprises seront agiles ou ne seront pas… »

    Pour le CEO de CA Technologies, la quatrième révolution industrielle est en marche et le succès des entreprises passe par leur capacité à adopter les méthodologies agiles.  

    Selon Michael Gregoire, CEO de CA Technologies, la rapidité avec laquelle les technologies se succèdent, transforment les modèles en place et impactent notre société est impressionnante. Ce bouleversement, irréversible, porté par les logiciels, les données et les objets connectés, est lancé. L’entreprise se doit désormais d’adopter les méthodologies agiles.

    Une société numérique fonctionnant par l’intermédiaire des logiciels

    Les logiciels sont les moteurs de l’Industrie 4.0 et constituent le principal facteur de transformation de l’économie mondiale. Selon une étude globale conduite par la « Harvard Business Review », deux tiers (66 %) des 250 dirigeants d’entreprise interrogés estiment que l’avenir de leur entreprise dépend de la qualité de leurs logiciels, tous secteurs confondus.

    Conséquence directe de l’évolution de l’économie des applications et l’avènement des objets connectés, les API occuperont une place centrale dans cet écosystème. Elles permettent d’ores et déjà de connecter les équipements aux systèmes de production et favorisent progressivement l’entrée dans une ère de la personnalisation sans précédent.

    En effet, les individus sont désormais connectés entre eux et avec les marques comme jamais auparavant. La personnalisation sera un élément essentiel de l’Industrie 4.0 et permettra aux logiciels de relier l’Internet des Objets à l’Industrie 4.0.

    Pour que ces progrès puissent intervenir rapidement, la clé sera de faire en sorte que les technologies soient plus ouvertes et sécurisées, mais aussi plus agiles… L’agilité est non seulement en train de transformer l’industrie du logiciel, mais aussi l’ensemble de la société, qui devient elle-même agile.

    La voie de l’agilité

    Par définition, « faire preuve d’agilité » signifie être capable de se déplacer et de s’adapter avec aisance et rapidité. Ce concept s’est particulièrement bien ancré dans le domaine du développement des logiciels. L’agilité comprend une dimension collaborative entre les différentes fonctions, d’amélioration continue, de génération de valeur et de qualité.

    Les technologies utilisées dans le monde entier évoluant à une vitesse exponentielle, la société doit désormais adopter elle aussi ces principes agiles afin de pouvoir déterminer quels éléments revêtent un caractère critique pour agir plus rapidement.

    Le « Manifeste agile » (ou « Agile Manifesto« ) expose une vision des processus basée sur « un déploiement rapide et continu », « des individus motivés », et un résultat pouvant être délivré sur le long terme. L’agilité est l’idée centrale de ce manifeste : elle vise à rassembler les individus afin de favoriser des interactions productives. Pour ce faire, les équipes doivent produire des itérations d’une même solution et rester ouvertes à tout changement.

    Cela implique obligatoirement d’évaluer la façon dont les organisations sont dirigées ; d’oublier les règles et de se focaliser sur les résultats ; de s’adapter aux changements plutôt que de suivre un plan strict (et immuable) ; et d’encourager la participation de chacun, plutôt que de soumettre les individus à l’autorité d’une hiérarchie obsolète. 

    Ces changements ne seront pas faciles à mettre en place et ne s’effectueront pas non plus en un jour. La transformation numérique est un processus lent. Pourtant, les entreprises qui sauront adopter une nouvelle organisation de leur structure et de leur production informatique seront celles capables de créer le plus de disruption sur leurs marchés. Selon une récente étude, 84% des entreprises, qui adoptent les méthodologies Agiles, estiment avoir une capacité accrue à saisir plus rapidement de nouvelles opportunités et de bénéficier d’un net avantage sur leurs concurrents.

    Pour ces dernières, le numérique s’est révélé essentiel pour leur compétitivité, leur permettant de fidéliser leurs clients, d’explorer de nouveaux marchés et d’enregistrer des hausses significatives de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits.

  • Connaissez-vous les Agile-Ops : les nouveaux super héros du numérique ?

    Une nouvelle génération de super-héros numériques voient le jour : les « Agile-Ops »

     Par Mostafa Amokhtari, Directeur Technique France, CA Technologies 

    L’analogie entre les super héros et les équipes IT Ops peut paraître surprenante. Néanmoins, leurs points communs sont plus nombreux qu’on ne le croit. Tout d’abord, ils ont une capacité à appréhender leur environnement dans sa globalité – une qualité indispensable pour combattre les risques. Ils ont un rôle bien défini en lien avec leurs aptitudes intellectuelles ou physiques leur permettant de porter secours à leurs prochains en difficulté, voire en péril.

    Mais les temps changent et les super-héros développent de nouveaux pouvoirs tout comme les équipes IT Ops. Les applications monolithiques font progressivement place aux micro-services ; le cloud devient une plate-forme de déploiement et les applications mobiles sont désormais les vecteurs essentiels des stratégies de fidélisation de clients à grande échelle.

    Une mutation nécessaire des équipes IT Ops

    Tout comme les personnages de Marvel, les équipes IT Ops sont souvent discrètes et cachées le jour, pour se montrer et venir porter secours la nuit. Elles doivent gérer une multitude de tâches allant des mainframes aux clients légers : autres temps, autres technologies. Malheureusement pour elles, les impératifs liés au numérique sont devenus la base sur laquelle les autres départements de l’entreprise s’appuient pour prendre leurs décisions opérationnelles.

    Ainsi, si une équipe de développement agile a besoin d’une base de données en mode cloud pour un projet critique d’analyse de données, la décision ne passera pas nécessairement l’équipe IT Ops. De même, si les équipes chargées des tests ne peuvent attendre le provisionnement manuel d’un ‘fab lab’, ou si de nouveaux micro-services nécessitent une plate-forme pour s’adapter à une augmentation soudaine de la demande, l’option des services de cloud public représentera une évidence. Selon une étude conduite par Freeform Dynamics[1], une écrasante majorité de managers IT (96%) déclarent ressentir une pression accrue face à la demande croissante de puissance de calcul faite par les métiers.

    Les équipes IT Ops ont la vie dure. D’un côté, elles perdent de plus en plus le contrôle ; et de l’autre, elles sont encore censées assurer la stabilité des systèmes face à toutes sortes d’imprévus. La fourniture de services cloud supprime également la séparation entre fonctionnel et opérationnel. Il est cependant indispensable de trouver le juste équilibre pour que ces super héros des temps modernes continuent à répondre aux besoins des clients. Leur utilité s’avère d’autant plus importante que les entreprises font face, à la fois, à un environnement en perpétuel changement et des clients en quête d’une qualité d’expérience au-dessus de la moyenne. L’étude de Freeform Dynamics explique que 64% des organisations IT utilisent trop d’outils.

    Les applications gérées par les équipes IT Ops changent elles aussi radicalement. Les architectures basées sur une seule et même plate-forme laissent progressivement la place à des applications composites et des clouds hybrides. Le problème ne sera pas la gestion de nouvelles technologies, mais de déterminer comment garantir les performances d’applications basées sur des centaines (voire des milliers) de services et sur une plate-forme en mutation constante. La même étude fait montre d’ailleurs que 86% des entreprises les plus performantes ont bien défini des niveaux de SLA fournis aux métiers.

    Face à la prolifération des apps et des infrastructures cloud, tout comme les super-héros, les équipes IT Ops devront unir leurs forces, faire preuve d’agilité et anticiper les changements de leur environnement.

    Agile Ops : de nouveaux pouvoirs pour anticiper les changements

    Face aux Clouds hybrides complexes d’aujourd’hui, ces équipes ne savent pas toujours identifier les anomalies et la dégradation des performances. En outre, elles n’ont pas toujours la capacité de repérer les menaces inoffensives et celles qui sont plus graves.

    Les technologies traditionnelles de supervision des performances basées sur des règles ne permettent pas de faire face à ces défis. Avec les applications mobiles, les micro-services et les environnements conteneurisés, le volume des alarmes augmente de façon exponentielle, la résolution des problèmes par des approches traditionnelles est impossible. Les équipes IT Ops doivent donc adopter deux principes de super héros, appliqués à la supervision avancée :

    1. L’Observation : Dans les environnements cloud, les solutions de supervision modernes observeront autant d’informations pertinentes que possible. Mais si pouvoir collecter des événements et des alarmes à grande échelle est important, pouvoir les traiter est une autre affaire. Dans des environnements élastiques, les approches standard sont trop chronophages et inflexibles. Il faut donc adopter des méthodes d’analyse automatisée pour garantir la qualité de service.
    2.  L’Analyse des données : Les diagnostics n’étant utiles qu’une fois mis en contexte, les solutions devront désormais proposer des informations utiles à une variété d’acteurs, y compris les développeurs, les architectes et les équipes métier. Il faut adopter des techniques statistiques détectant les anomalies de performances, puis en fonction de la perspective d’un métier ou par rapport à un objectif, rendre les informations utilisables immédiatement. Cette approche permet de régler bon nombre de problèmes et centralise les retours engendrant les améliorations en continu propres au DevOps.

    Impossible de réussir dans notre monde digital avec des équipes IT Ops en pleine crise d’identité. Il faut que ces héros cassent les silos et unissent leurs pouvoir pour relever le défi de la gestion de nouvelles applications avec comme nom de code : Agile Ops, une nouvelle génération de super héros du numérique.

     

    [1] Source : Etude IT Ops as a Digital Business Enabler, Freeform Dynamics, 2016)

  • Comment lutter contre la pénurie de talents dans le domaine du numérique ?

    Comment lutter contre la pénurie de talents dans le domaine du numérique ?

    Par Marco Comastri, Président EMEA, CA Technologies

    Alors que les bacheliers valident actuellement leur orientation post-bac, pourquoi ne pas les encourager à embrasser des filières scientifiques ?

     Le lancement de la coalition de l’Union européenne en faveur des compétences et des emplois dans le secteur du numérique (Digital Skills and Jobs Coalition) signe la mobilisation de l’Europe toute entière contre le manque de qualifications et de parité dans le secteur des technologies

    150’000. Telles sont les estimations concernant le nombre d’experts faisant chaque année défaut dans le secteur des nouvelles technologies en Europe. Et la dynamique actuelle de la demande d’emploi dans les TIC pourrait aboutir à une pénurie de plus de 500’000 professionnels qualifiés dans la zone Europe d’ici 2020.

     Réviser sa copie pour évoluer

    Il est temps de passer à l’action. La technologie faisant de plus en plus partie de nos vies, il est évident qu’une évolution des profils est cruciale. En effet, les emplois de demain nécessiteront davantage de compétences dans les domaines scientifiques. Il est urgent de faire face au problème systémique relatif au manque d’accès à de telles formations, du plus jeune âge à l’enseignement secondaire (et au-delà).

    L’initiative de la Commission européenne a pour but de développer un vaste réservoir de talent, et de garantir que la population active et les citoyens d’Europe puissent obtenir les compétences adéquates dans ce secteur. Par ailleurs, le privé doit accélérer le mouvement pour inciter une réelle prise de conscience parmi les étudiants ! Aujourd’hui, plus que jamais, les entreprises, qui font face à la réalité terrain, se doivent de développer des programmes à l’intention des étudiants pour mettre en évidence les liens intrinsèques entre leurs études et les opportunités professionnelles futures.

    Faire découvrir les ressorts des nouvelles technologies

    Il est désormais important de tisser des collaborations concrètes et étroites avec les établissements scolaires afin d’encourager la création d’approches pédagogiques innovantes dans le domaine des sciences. Celles-ci devront notamment refléter le rôle des nouvelles technologies dans la progression du numérique dans l’écosystème de demain.  Le programme Create Tomorrow en est un exemple.

     Les entreprises Tech ont désormais pour responsabilité de transmettre à la nouvelle génération « Z »,  leurs connaissances sur la programmation informatique, de façon stimulante. L’organisation de rencontres, d’espaces, et d’opportunités entre les développeurs et les étudiants, permettra d’apprécier de nouveaux métiers, de faire découvrir l’univers de l’entreprise à l’ère de l’app economy.

     Sensibiliser l’écosystème pour assurer sa survie

    La compréhension des concepts les plus simples utilisés dans le secteur des nouvelles technologies permet aux jeunes de se faire une idée des compétences et de l’expertise dont ils auront besoin à l’avenir. Cela peut les aider à mieux choisir leurs universités ou leurs futurs métiers. En outre, cette expérience du monde réel constitue un réel avantage et leur permet d’échanger intelligemment de développement de logiciels et de méthodologies agiles.

     Il y a urgence. Aussi, il est vital de sensibiliser l’écosystème tout entier pour renforcer la collaboration autour de l’enseignement et du savoir industriel et scientifique. Accroître l’intérêt pour ces filières dans le secondaire et le supérieur et encourager le recours à des approches pédagogiques innovantes relèvent autant de la responsabilité des entreprises que celle de la sphère d’éducation publique, qu’elle soit nationale ou européenne. Pour préparer l’avenir, c’est dès aujourd’hui qu’il faut s’atteler à la tâche et des initiatives doivent être prises.

     La tâche n’est pas simple et la route est malheureusement longue alors que le temps presse. C’est pourquoi il faut remettre en question certaines approches pédagogique et en créer d’autres innovantes, reflétant le rôle croissant que le numérique occupe. La disruption et le développement des méthodes agiles ne se feront pas sans la création de profils ad-hoc.

     

  • Start-ups et Entreprises traditionnelles : même combat !

    Comment allier agilité, flexibilité et cadre structuré dans un univers en constante mutation ?

    Les organisations visionnaires doivent trouver le moyen de stimuler l’innovation pour garder le cap !

    Par Marcel den Hartog, Responsable Marketing Produits chez CA Technologies

    Marcel den Hartog, Responsable Marketing Produits chez CA Technologies nous projette la scène suivante : « voir un funambule marcher sur une corde raide au-dessus d’un précipice, tout en jonglant et en chantant l’hymne national », voici comment on pourrait décrire la situation à laquelle sont confrontées les entreprises traditionnelles, mais aussi les start-ups aujourd’hui. Elles sont prises entre deux impératifs : équilibrer les ressources informatiques de leurs équipes et répondre à leurs propres besoins stratégiques. Dans ce contexte, les investissements réalisés pour maintenir leurs environnements existants sont tout aussi important pour favoriser leur capacité d’innovation. En effet, aujourd’hui, non seulement les entreprises traditionnelles mais aussi les « licornes » risquent de se faire cannibaliser de nouvelles start-ups toujours plus agiles et flexibles.

    L’adaptation à ces impératifs est une des conditions de succès dans l’économie des applications, ce monde connecté, basé sur des applications, et accessible par la simple pression d’un doigt sur une icône. Pour prospérer dans cette économie des applications, il faut adopter une approche centrée sur le client, en développant de nouveaux produits et services, de haute qualité, plus rapidement et plus fréquemment.

    Trouver le juste équilibre entre innovation, prise de risques et agilité

    Alors, comment combiner les exigences en matière de développement rapide tout en appliquant une gouvernance efficace ? Allier « innovation, prise de risque et agilité », en alignement avec la stratégie mise en œuvre est un début de réponse. La solution est de cultiver la liberté créatrice et la flexibilité d’une start-up, mais de s’efforcer de faire preuve de la discipline et de la structure d’une entreprise et vice et versa. Trouver le bon équilibre entre les deux est la clé pour innover rapidement et efficacement.

    Pour beaucoup, la solution réside dans les méthodologies de développement Agiles, qui permettent de déployer de nouveaux produits et services plus vite, tout en répondant aux besoins des clients et des équipes métiers. Les startups sont d’ailleurs généralement créées sur ce modèle.

    Jusqu’ici tout allait bien, mais il y a un hic. Dans une organisation à grande échelle, ces méthodologies de développement doivent être accompagnées de bonnes pratiques de gouvernance. Les entreprises comprennent désormais la nécessité d’une véritable gestion transversale de projets et non pas d’une approche isolée des applications développées. Malheureusement, les métiers ne disposent pas de la visibilité pour déterminer si ce qui est développé est bien ce que veulent les clients. Ils ont besoin d’informations afin de miser objectivement sur la viabilité de produits à l’étude, et pour s’assurer que les ressources des équipes informatiques sont alignées sur les objectifs opérationnels.

    Une course contre la montre

    Prenons le cas de l’industrie automobile : les acheteurs sont aujourd’hui plus préoccupés par la capacité d’un véhicule à se connecter facilement à son smartphone, qu’aux nombres de cylindres du moteur. Les constructeurs qui en sont encore à évaluer l’opportunité d’intégrer (ou pas) l’affichage tête haute ou l’assistance au parking, ont quasiment l’assurance de rester à la traîne du marché sans jamais rattraper les leaders. L’innovation doit être disruptive, afin de se placer en pole position.

    Des règles de gestion de projets agiles permettent de déterminer les solutions logicielles à adopter en priorité, en fonction des ressources nécessaires. Cette gestion agile crée différents scénarios de fabrication, comparés de façon intelligente. Il est possible de programmer des fonctionnalités selon la capacité des équipes plutôt qu’en fonction de la durée des tâches, et de générer ainsi plus rapidement des plans plus réalistes.

    En matière de développement d’applications, il est crucial de basculer d’une méthodologie en cascade (ou Waterfall) à un modèle Agile moderne. Les entreprises disposent ainsi des moyens et de la visibilité nécessaires afin de relier la stratégie et sa mise en œuvre. Qu’il s’agisse d’une entreprise en cours de transformation digitale ou d’une start-up qui se voit concurrencée sur son propre marché, cet enjeu demeure similaire.

    En effet, aujourd’hui, quel que soit le type de structures, il faut évaluer de nouvelles idées, planifier les fonctionnalités associées et répartir cet effort tant au niveau des équipes que sur les investissements à prévoir. C’est pourquoi, avant de se lancer dans l’aventure, il est crucial d’analyser des scénarios ainsi que l’impact des changements et d’assurer une bonne gestion du temps. En effet, il est possible de définir rapidement et de façon fiable le risque opérationnel, l’opportunité, et surtout, le retour sur investissement prévu.

    L’enthousiasme, l’innovation et l’agilité ne sont pas l’apanage des start-ups. De même, un management solide et la capacité à s’inscrire dans la durée ne riment pas exclusivement avec ‘entreprises traditionnelles’. Ces deux univers coexistent, évoluent de façon collaborative et s’inspirent les uns des autres pour fonder l’écosystème de demain. Mais pour ce faire, il faut adopter les méthodologies agiles.

     

  • Les enjeux majeurs en matière de cybersécurité

    CA Technologies dévoile ses prédictions annuelles en matière de cybersécurité à l’occasion de la RSA Conference 2017

    L’édition 2017 de la RSA Conférence sera l’occasion pour CA Technologies de rappeler les enjeux majeurs en matière de cybersécurité, à l’ordre du jour des conseils d’administration. Parmi ces enjeux, la gestion des identités et des accès (IAM) est notamment amenée à prendre plus d’importance en 2017 .
    Selon Marie-Benoîte Chesnais, Senior Principal Consultant chez CA Technologies France : « Ces dernières années, la gestion des identités et des accès (ou IAM) a acquis une importance considérable, devenant un axe central dans le domaine de la sécurité. Après avoir contribué à rationaliser les opérations et à augmenter le rendement des entreprises (dans le cadre de la gestion des systèmes), elle est devenue essentielle au contrôle des accès et à la protection des données au sein des applications et systèmes d’information ». 

    La sécurité basée sur les identités est désormais une des priorités des services informatiques. Marie-Benoîte Chesnais décrit en 5 points les principales tendances concernant l’évolution de cette approche. CA Technologies développera plus précisément ces enjeux lors de sa participation à la RSA Conference 2017 (13 au 17 février à San Francisco).

    1. Le DevSecOps s’imposera au sein du guide de référence en matière de cyberdéfense

    Le DevSecOps est une combinaison du développement, de la sécurité et de la mise en production. Vouloir mettre rapidement en production de nouveaux produits, services ou applications, est un objectif louable, mais seulement si ce n’est pas fait au détriment de la sécurité. Ici, l’essentiel n’est pas d’aller vite, mais de s’assurer que les niveaux de qualité, de fonctionnalité et de sécurité soient satisfaisants. Un nouveau changement doit se produire au niveau des cultures des entreprises pour que la sécurité soit pensée en amont grâce au DevOps (Security by Design). Le code applicatif n’est pas complet s’il n’est pas suffisamment sécurisé et déployé au sein d’une architecture robuste.

    Pour concrétiser la vision du DevSecOps, l’ensemble des applications et services devront proposer au minimum des fonctionnalités d’authentification et d’autorisation. Celles-ci (ainsi que d’autres fonctions essentielles permettant notamment la gestion des accès à forts privilèges et l’application d’une séparation des privilèges) devront être pleinement disponibles et simples à utiliser.

    En outre, avec l’évolution des microservices et des SDK (Software Development Kit), il sera de plus en plus facile pour les développeurs d’intégrer des capacités de sécurité dès le début du développement, sans compromis pour la qualité d’expérience des utilisateurs.

    2. L’apparition de nouvelles réglementations de cybersécurité

    Pour 2017, les entreprises se préparent à une réglementation plus fournie en matière de cybersécurité. Les instances gouvernementales du monde entier proposent régulièrement de nouvelles règles permettant aux organisations de protéger la vie privée de nos concitoyens (ex. : le GDPR ou règlement général sur la protection des données) et leurs environnements informatiques (ISO 27000, PCI-DSS, etc.). L’augmentation de la fréquence et de la portée des fuites de données a un impact plus important et pousse tous les secteurs, les administrations publiques et les entreprises à collaborer plus étroitement pour la mise en place de contrôles plus efficaces et le respect des meilleures pratiques de sécurité.

    La gouvernance (y compris des utilisateurs à forts privilèges, dont les comptes auraient été impliqués dans 80% des fuites les plus importantes récentes) restera le meilleur moyen de déterminer et de fournir des accès appropriés, tout en respectant les réglementations (actuelles comme nouvelles). Cette approche est en effet la solution la plus efficace pour les organisations souhaitant attester de la mise en place des stratégies de contrôle des accès adaptées

    3. Les solutions IAM destinées au grand public amélioreront l’expérience client et étendront la portée des outils de sécurité

    Aujourd’hui, l’une des priorités des entreprises est de mieux s’investir auprès de leurs clients. La gestion des identités et des accès grand public occupera une place essentielle dans la poursuite de cet objectif en les aidant à gérer et comprendre leurs relations. Pour optimiser leurs expériences utilisateurs, elles devront s’intéresser aux parcours de leurs clients et passer d’une offre composée d’applications isolées à un ensemble complet de produits et services liés les uns aux autres.

    En s’appuyant sur de meilleures technologies d’orchestration et d’agrégation des identités, elles pourront alors générer des profils clients complets à partir d’informations parfois issues d’une multitude d’applications et d’environnements.

    4. La gestion des identités et des accès contribuera à l’avènement de l’IoT (internet des objets)

    Les individus, applications, services et autres objets connectés ont tous une identité. L’Internet des Objets implique donc de prendre également en compte la notion d’une « Identité des Objets ». Ces identités définissent les relations entre chaque entité, et l’IAM peut jouer un rôle important dans ce contexte. La gestion des données circulant entre ces identités nécessite en effet une solution IAM capable de gérer, superviser et sécuriser l’ensemble des relations entre ces entités dans l’environnement. Cela devrait même devenir une condition sine qua non pour les entreprises cherchant à exploiter le potentiel de l’IdO.

    5. La Blockchain au cœur d’un engouement croissant

    Un certain nombre d’innovations importantes ont récemment vu le jour autour des technologies Blockchain et Hashgraph. Ces dernières offriront de nouvelles solutions de contrôle sans autorité distribuée, facilitant ainsi la coordination et l’orchestration à distance des relations et des données au cœur de ces relations.

    Cependant, les modèles actuels doivent encore régler des problèmes majeurs, notamment le fait qu’il soit possible pour un seul groupe d’entités de manipuler la chaîne, et donc de définir sa propre version unique de référence, aux dépens de la majorité des parties impliquées. Une telle manœuvre dissimulée pourrait s’avérer problématique en termes d’équité.

    Des mesures et des systèmes de protection devront donc être mis en place afin de sécuriser les intérêts de l’ensemble des parties. La sécurité des données reste donc un critère essentiel pour profiter pleinement de ces technologies, et le niveau de confiance vis-à-vis du réseau d’entités définira la réussite des projets mis en place.

     

     

  • La transformation numérique : une question de talents et de culture d’entreprise

    Les talents du numérique sont des mines d’or pour les entreprises qui veulent relever le défi de l’économie des applications 

    Par Marco Comastri, Président et Directeur Général de CA Technologies pour la région EMEA

    Dans l’économie des applications, la capacité des entreprises à réussir dépend de plusieurs facteurs : notamment l’agilité, les talents et l’expérience utilisateur. Dans la course à la transformation numérique, les entreprises font face à une équation sensible pour relever ce défi. Pour réussir, il leur faut placer l’humain au cœur même de leur stratégie et se remettre en question fondamentalement afin de se doter d’une organisation conçue pour le changement. Reprenons ensemble les principaux éléments qu’exige la 4èmerévolution industrielle.

     L’expérience utilisateur mis à mal au bout de 3 secondes

     3 secondes : c’est le délai au bout duquel les consommateurs abandonnent une application si elle ne répond pas, selon une étudemondiale. Mais pire, c’est aussi le délai nécessaire pour que les consommateurs effacent une application définitivement de leur smartphone. En effet, dans cette révolution industrielle, les consommateurs sont extrêmement volatiles et recherchent l’immédiateté. Ils n’hésitent pas à s’en faire l’écho auprès de leurs proches ou sur les réseaux sociaux. L’expérience utilisateur conditionne donc le succès d’une entreprise aussi innovante soit-elle. 
     Les utilisateurs exigent les services les plus rapides, intuitifs et sécurisés qui soient. Aucune perte de temps n’est tolérée. Plus que jamais, l’expression « Le temps, c’est de l’argent » prend tout son sens. L’entreprise se doit donc d’être à leur rythme, faute de quoi, c’est l’échec assuré. La stratégie des entreprises se décide donc au travers des exigences et des attentes des clients qui leur indiquent comment elles doivent se transformer. 

     La transformation numérique : une question de talents et de culture d’entreprise 

     Aujourd’hui, indéniablement, ce sont les « Talents » qui importent le plus car ils sont les moteurs de la transformation numérique. De plus en plus d’entreprises investissent dans ces jeunes, issus de la génération Y, qui viennent grossir leurs rangs pour relever ce défi. Pour ce faire, il est essentiel qu’elles soient attractives à tout point de vue tant cette génération a ses propres codes et impose de nouvelles méthodes de travail plus flexibles.
     C’est pourquoi, il est impossible d’appliquer une telle approche sans une culture d’entreprise adaptée. La transformation numérique n’est donc pas une simple question d’ordre technologique mais essentiellement un enjeu humain. Aussi, cette culture ne peut être insufflée que par la direction. Ils se doivent d’être des leaders certes. Cela étant, ils doivent faire confiance à leurs salariés et adopter un modèle collaboratif qui offre suffisamment d’autonomie. Une transformation en profondeur du système managérial est donc nécessaire pour adopter des méthodes agiles qui correspondent aux attentes de ces « Talents ».

     L’Agilité comme condition de la transformation

     La diversité des équipes rend l’entreprise plus agile : casser les silos et abolir la hiérarchie. C’est ainsi que l’on obtient des organisations axées sur la collaboration pour une expérience utilisateur optimum, une question de survie pour les entreprises. Si elles réussissent le pari de la transformation agile, elles pourront à la fois, attirer et fidéliser des talents sur-sollicités et répondre avec célérité à des clients volatiles. 
     Dans ce contexte, les nouvelles technologies, et en particulier les logiciels, se retrouvent au centre des modèles de chaque organisation pour répondre à ces attentes.

     Si le temps c’est de l’argent… quelle valeur ont nos talents ?

     C’est la raison pour laquelle la contribution des talents est l’élément incontournable de l’équation qui permet à une organisation de subsister.
     Pourtant, le constat est le même dans l’ensemble des pays européens : une pénurie chronique de nouvelles compétences dans la Tech. Chaque jour qui passe, de nouveaux besoins se font sentir en termes de profils innovants. Cette tendance va en s’accentuant et malheureusement, c’est précisément là que le bât blesse. Les métiers de demain doivent être préparés dès à présent. Or, ce n’est pas le cas. Il est certes possible d’encourager les jeunes à s’orienter vers des cursus scientifiques, technologiques, d’ingénierie ou de mathématiques (STEM), mais c’est insuffisant puisque le véritable problème est le manque de formations dans ce domaine. 
     Cette responsabilité n’incombe pas uniquement aux dirigeants d’organisations. Tous les acteurs institutionnels, publics, privés, sont concernés et doivent prendre les mesures qui s’imposent car une chose est certaine : le talent, c’est l’avenir, et sans formation il n’y a pas d’avenir ! 
  • Cloud Public rien n’est acquis … Tout reste à faire

    Le Cloud Public tient-il toutes ses promesses ?

    Par Mos Amokhtari, Directeur Technique de CA Technologies 

    À l’heure de l’économie des applications, les organisations se montrent de plus en plus friandes de services Cloud. Ces infrastructures informatiques leur fournissent en effet l’agilité et l’efficacité nécessaires pour rivaliser avec leurs concurrents. Mais le Cloud public tient-il toutes ses promesses ? La question mérite débat.

     Alors que la Cloud Week Paris 2016 bat son plein cette semaine, Mos Amokhtari, Directeur Technique de CA Technologies précise que selon une étude du cabinet Forrester, près d’un tiers des entreprises françaises a recours au Cloud Public (Adoption Profile : Public Cloud in Europe, Q1 2016).  Même si la France est championne européenne en la matière, il est crucial de définir des cadres de réflexions pour appréhender en quatre points les gages de succès des projets de Cloud Public. En effet, rien n’est encore acquis et tout reste à faire.

    Il est indéniable qu’Amazon Web Services (AWS) et Microsoft Azure sont devenus les plateformes de Cloud Public les plus populaires et les plus fréquemment utilisées. Celles-ci peuvent offrir des performances et une puissance de calcul élevées, des capacités de stockage, et/ou une infrastructure tout entière sous forme de services à la demande.

    Malgré leurs avantages en matière de coût et d’agilité, toutes ces plateformes doivent être supervisées et gérées comme n’importe quel autre service : avec une gestion éprouvée des opérations et des procédures informatiques permettant aux entreprises de maximiser leur potentiel et celui de leurs applications.

    Adopter une supervision rapide et normalisée

    Auparavant, la supervision de l’infrastructure informatique représentait un coût largement accepté. Mais avec le modèle du Cloud computing, ce coût n’est plus viable. Désormais, les entreprises doivent pouvoir découvrir, configurer et déployer des capacités de supervision de leurs ressources Cloud. En outre, l’utilisation d’un ensemble d’outils unifiés de supervision d’infrastructures Cloud et internes permet de stimuler la productivité du personnel. Ce dernier peut ainsi gagner du temps en faisant l’impasse sur l’apprentissage ou la gestion de plusieurs outils.

    Collecter des informations globales et favoriser la prise de décisions

    Le Cloud Public ne doit pas être une « boîte noire ». Il est nécessaire de récupérer et de générer des rapports sur de nombreuses mesures de performances. Celles-ci doivent offrir suffisamment de visibilité pour assurer la fiabilité des ressources Cloud de façon proactive. Trop souvent, les organisations se contentent de métriques basiques intégrées aux plateformes. Cependant, pour qu’ils soient efficaces, les données, rapports et autres alarmes doivent favoriser la prise de décisions et être suffisamment pertinents pour éviter aux équipes de tourner en rond en essayant de résoudre de fausses alertes.

    Suivre les performances du Cloud sur le plan applicatif

    Certaines applications peuvent être entièrement basées dans le Cloud ; d’autres n’utiliseront qu’un ou deux éléments Cloud, comme des serveurs ou des bases de données Web. Quoi qu’il en soit, l’objectif des entreprises doit être d’obtenir une vue de leur infrastructure orientée applications. Elles pourront ainsi suivre et optimiser les performances de chaque élément, qu’il soit dans le Cloud en interne. Cette vue permettra également de montrer en quoi le Cloud améliore les performances des applications, et donc de justifier la migration d’éléments supplémentaires.

    Assurer une gestion proactive des performances

    En assurant un suivi proactif des performances des ressources Cloud (à l’aide de rapports sur les tendances, d’analyses de corrélation et de seuils avancés), il devient alors possible d’identifier des problèmes bien avant qu’ils n’affectent l’expérience des utilisateurs. En outre, ces informations offrent une meilleure visibilité sur l’utilisation des ressources Cloud, et permettent ainsi de mieux contrôler les coûts.

    En guise de conclusion, il faudra souligner qu’il existe des freins à l’adoption du Cloud Public tels que la sécurité et confidentialité des données. Les entreprises françaises ont besoin d’être rassurées sur ces questions qui demeurent vitales pour leurs activités et, surtout, pouvoir profiter pleinement des opportunités que le Cloud Public apporte en matière d’agilité et de flexibilité.

  • Nouvelle Directive Européenne sur les Services de Paiements (PSD2) : opportunités ou risques de disruption pour le secteur financier ?

    Une nouvelle étude sur l’impact de la directive PSD2 indique que le secteur financier et plus particulièrement les banques doivent s’atteler dès maintenant à réviser leurs modèle de gestion des services financiers, sous peine de voir leurs clients s’en détourner vers des acteurs plus innovants, moins coûteux et offrant une meilleure expérience utilisateur. CA Technologies a voulu comprendre toutes les implications de l’application de cette directive, tant du point  de vue des consommateurs, des technologies ou du contexte réglementaire.

    Dans cette enquête,  les fournisseurs de services de paiement (banques, fintechs, opérateurs télécoms et prestataires tiers émergents (TPP) expliquent qu’au-delà de la contrainte réglementaire, la directive PSD2 doit favoriser  la création de nouveaux canaux de revenus grâce à l’innovation, la création de nouveaux produits et services financiers et la promesse d’une expérience transactionnelle pratique et sécurisée pour les consommateurs.

     « Les experts interrogés reconnaissent que la mise en application de la directive PSD2 permettra aux acteurs du secteur financier de mieux se différencier », explique Marie-Benoîte Chesnais, Business Tech Architect chez CA Technologies. « La majorité d’entre eux sont convaincus que cette directive sera un facteur de transformation, et y voient une opportunité de développer de nouvelles branches d’activités, de nouveaux modèles de services et de nouvelles propositions de valeur à leurs clients. 

    Cette réglementation va-t-elle révolutionner la banque de détail en dynamisant son rythme d’innovation, en offrant davantage de choix aux clients, et en créant de nouvelles expériences afin de les fidéliser ?

    Parue au Journal Officiel de l’Union Européenne en janvier 2016 avec une date limite de mise en application fixée à début janvier 2018, la nouvelle réglementation PSD2 invite les banques à rationaliser et sécuriser leurs méthodes de gestion des paiements. Objectifs : améliorer la protection et la qualité d’expérience des utilisateurs pour ce qui concerne leurs moyens de paiement et encourager une baisse des prix des transactions.

     « Les transactions de paiement  sont cruciales pour l’économie mondiale. En France, 16 milliards d’opérations bancaires ont lieu chaque année.  L’adoption de la directive PSD2 en France et dans les autres pays de l’Union Européenne permettra réellement de transformer le marché dans le sens d’une concurrence, d’un rythme d’innovation et d’une sécurité accrues » explique Diane Mullenex, associée et responsable mondiale des télécommunications chez Pinsent Masons.

    L’impact de PSD2 dépendra également de la réussite de sa mise en application, poursuit-elle. « Les écarts de comportements en matière de paiements sur les différents marchés représentent le principal défi pour une mise en œuvre localisée : en France, 71 % des paiements se font par carte. En revanche, la situation est tout autre en Allemagne. Outre-Rhin, l’argent liquide est fortement utilisé, et une grande quantité de billets de 500 euros sont en circulation. Enfin, le Royaume-Uni est de loin le marché de paiements via PayPal le plus important. Le paiement sans contact y est également largement répandu. »

    Comment PSD2 va redéfinir les règles du jeu sur le marché ?

    La directive PSD2 représente pour les banques une importante source de revenus potentiels. Pour Jurgen Vroegh, responsable mondial des paiements chez ING : « PSD2 est une étape majeure vers l’ouverture du marché des services financiers. Elle représente la révolution de la décennie, ainsi que l’occasion de revoir nos propres modèles économiques. Elle nous permettra également d’offrir un meilleur service à nos clients en collaborant avec de nouveaux acteurs, en adoptant de nouvelles technologies, et en suivant les exemples établis par des concurrents faisant preuve d’agilité ».

    Pour beaucoup, PSD2 implique de donner la priorité à la transformation et à l’innovation. Selon la banque néerlandaise ABN AMRO, « cette directive offre de nombreuses opportunités, comme celle de créer une plateforme bancaire ouverte et sécurisée, permettant d’offrir une place de marché pour les Fintechs, et de développer de nouveaux services financiers. » 

    Les Fintechs ont elles aussi l’intention de tirer parti de l’accès aux comptes clients pour aider les banques traditionnelles à innover et à générer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant leurs propositions à leurs clients.

    Grâce à cette directive, les opérateurs télécoms et les commerçants pourront proposer leurs propres plateformes de paiement, réduire les commissions liées aux transactions, renforcer leurs relations avec leurs clients, et se positionner en tant que fournisseurs d’identités. 

    Cependant, pour d’autres, cette opportunité exige un investissement considérable sur le plan de la conformité, voire la création d’entités professionnelles distinctes. « Pour les opérateurs télécoms, le problème ne se situe pas au niveau des processus techniques, mais plutôt au niveau de la charge que représentent de nouveaux processus métiers », remarque Diane Mullenex de Pinsent Masons.« Malgré cela, ces opérateurs devraient continuer à former des alliances stratégiques. »

    Le débat est également ouvert quant à la capacité du e-commerce à tirer parti de PSD2 afin de développer leurs services de paiement, et même d’aller au-delà des paiements jusqu’à proposer des services bancaires.

    Enfin les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont aussi en ‘embuscade’ et représentent une menace supplémentaire pour le secteur financier. Si les standards technologiques à base d’API sont définis à temps pour PSD2, ces acteurs n’hésiteront pas à se lancer en s’appuyant sur une matière qu’ils maîtrisent parfaitement : les open APIs.

    Mettre en place le changement nécessaire pour respecter la nouvelle directive PSD2 grâce aux technologies de l’information

    Comme le révèlent les résultats de l’enquête, plusieurs banques et prestataires tiers ont déjà mis en route les processus nécessaires afin de respecter les recommandations de la PSD2. Malgré des incertitudes concernant des normes techniques, il est clair que les services informatiques ont un rôle essentiel à jouer afin de favoriser ce changement.

    Cette directive obligera les banques à faciliter l’accès aux comptes de leurs clients et à fournir des informations sur ces comptes à des applications tierces avec l’accord préalable de leurs titulaires. Beaucoup de personnes interrogées militent d’ailleurs pour l’utilisation d’interfaces de programmation (API), par exemple, pour gérer l’accès de tiers à de telles informations. 

    Le consensus est que les banques doivent agir maintenant, avant que des normes techniques ne deviennent disponibles. 

    L’authentification forte (à double identifications) sera nécessaire pour valider l’identité de l’utilisateur d’un service de paiement ou d’une transaction, et la plupart des banques ont annoncé leur intention de respecter les exigences de PSD2 une fois celles-ci connues. « L’innovation apporte des risques supplémentaires, et il nous faut un système d’identification adéquat pour les clients », explique Diane Mullenex de Pinsent Masons. Pour Anne Boden, PDG de la banque Starling : « Nous sommes autant une société de technologies qu’une banque et nous sommes certains que nos clients attendent un niveau de sécurité optimal ».

    Cette enquête contient également 5 recommandations à destination des banques et des prestataires tiers concernant la directive PSD2 :

    S’impliquer, fournir des retours, partager ses inquiétudes et contribuer à la recherche de solutions
    Plusieurs phases de consultations auront lieu au niveau européen, et des efforts seront fournis au niveau national afin de dégager des orientations. Participer est la seule méthode  garantissant de faire entendre la voix de votre organisation, et de répondre aux questions toujours en suspens.

    2.       Penser dès maintenant à une stratégie pour monétiser vos investissements liés à PSD2
    La fenêtre de mise en œuvre de PSD2 est peut-être trop ambitieuse, mais elle ne sera pas énormément allongée (voire pas du tout). L’ensemble des acteurs ont l’opportunité de tirer parti de cette directive révisée afin de développer de nouvelles activités et de générer de nouvelles sources de revenus.

    3.       Commencer à expérimenter et à élaborer des tests en amont
    Beaucoup de personnes interrogées estiment qu’il manque aux banques l’agilité et l’état d’esprit axé sur l’expérimentation des Fintechs. C’est le moment ou jamais de tester de nouveaux produits et services susceptibles de s’épanouir dans le contexte de la PSD2. Quitte à échouer, autant le faire rapidement.

    4.       Identifier et faire face aux défis liés à la fourniture d’API ouvertes
    Bien que le terme API ne figure pas dans le texte de la directive  PSD2, et malgré le fait que les normes techniques ne seront certainement pas assez spécifiques pour indiquer comment permettre l’accès aux comptes bancaires, les acteurs du secteur s’accordent sur le fait que les API constituent la démarche à suivre. Il est nécessaire de comprendre dès maintenant ce que signifieront des API ouvertes pour les infrastructures et la gouvernance informatiques ; de repérer les lacunes et de définir les options permettant de les combler ; et de déterminer sa capacité à aller même au-delà de PSD2 afin de profiter de nouvelles sources de revenus.

    5.       Adopter une approche collaborative favorisant l’émergence de nouveaux services favorables aux clients
    PSD2 permettra à de nombreux nouveaux concurrents d’émerger sur le marché. Bien que devant faire preuve de réalisme, les acteurs établis devront également s’associer et collaborer avec d’anciens et de nouveaux prestataires, afin de fournir à leurs clients des produits et services innovants.

  • Quelles sont les clés du succès des pionniers de la disruption ?

    Une étude CA Technologies- Harvard Business Review dévoile les meilleures pratiques adoptées par les dirigeants d’entreprise

    Les conclusions du rapport identifient les mesures spécifiques prises ou envisagées par les entreprises pour être plus efficaces face à la concurrence.  Elle fournit également des clés pour comprendre à quel point les modèles économiques doivent se transformer pour saisir les opportunités offertes par l’économie des applications.

    1- Bouleversement numérique et importance des logiciels

    Près de 44% des personnes interrogées s’attendent à ce que leur secteur d’activité subisse un bouleversement numérique majeur au cours des trois prochaines années, et plus d’un cinquième d’entre elles (22 %) déclarent qu’un tel phénomène est déjà en cours.

    Fait remarquable, une grande majorité des sondés (58 %) prévoit que leur modèle économique sera « radicalement » différent d’ici trois ans.  Conscients du caractère global et du rythme de cette évolution, environ deux tiers (66 %) seraient d’avis que l’avenir de leur entreprise dépend de la qualité de leurs logiciels. Si de nombreux éléments peuvent entraîner des bouleversements, les modifications dans le comportement et dans les attentes des clients sont les facteurs les plus fréquemment cités par les participants à l’enquête (46 %).  » Les avancées technologiques et les bouleversements que celles-ci entraînent dans l’ensemble des secteurs, rendent notre époque absolument passionnante pour un spécialiste en informatique », affirme Otto Berkes, Chief Technology Officer de CA Technologies. « Les entreprises disposées et capables d’agir avec rapidité et agilité disposent d’énormes opportunités afin de transformer la nature de leur activité et de triompher dans l’économie des applications. »

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    2- L’arrivée de concurrents 

    Le deuxième facteur le plus souvent invoqué (à 25 %) est l’arrivée de nouveaux concurrents qui changent la donne, ce qui souligne l’importance d’identifier constamment les nouvelles tendances et de s’y adapter afin de ne pas être dépassé.

    3- La vitesse comme impératif

    53 % des sondés indiquent que leur entreprise investit déjà ou projette d’investir dans une technologie de pointe afin de concevoir des produits ou des services numériques plus rapidement, une stratégie approuvée par CA Technologies.

    « Il ne fait aucun doute que la clé pour construire quelque chose de grand réside dans la capacité à itérer rapidement, c’est-à-dire récolter en permanence les avis des clients et s’améliorer continuellement », explique Otto Berkes.  « Sans un développement en continu et rapide, peu importe la qualité de votre première version d’une solution/application.  C’est toute l’idée derrière le concept de “livraison continue” (ou continuous delivery) et derrière la philosophie de gestion agile que nous mettons en application pour nos clients. »

    Les leaders, ceux qui se décrivent comme des adeptes avancés de la gestion agile, possèdent un avantage significatif en matière de rapidité d’exécution.  Plus de deux tiers d’entre eux (68 %) affirment développer rapidement de nouvelles fonctionnalités technologiques.  L’ensemble des personnes interrogées partagent la conviction que leur offre numérique devance celle de leurs concurrents, et un tiers d’entre elles (33 %) confie générer plus de 50 % de leurs recettes grâce au numérique.

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    4- Les priorités en matière d’investissement numérique

    La deuxième mesure plus importante prise ou envisagée par les sondés à l’enquête (42 %) consiste à améliorer les processus métier en lien avec le client en accordant la priorité au numérique.

    Parmi les autres priorités des personnes interrogées figurent la création d’une excellente expérience client numérique (42 %), puis la transformation des principaux processus métier (34 %) et des méthodes de travail des employés (31 %).

    Il est intéressant d’observer que les nouveaux produits et services numériques ne sont une priorité d’investissement que pour 24 % des sondés.

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    5- Les risques informatiques

    Quasiment la moitié des sondés (45 %) confie être très préoccupée par les risques informatiques, notamment par les fuites de données potentielles, les problèmes de conformité et les litiges pouvant survenir en conséquence de la transition numérique de leur entreprise.

    Ils sont à peu près aussi nombreux (49 %) à penser que de meilleurs outils technologiques devraient être mis au point sur l’ensemble du secteur afin de renforcer la sécurité informatique, tandis qu’à peine plus d’un tiers (35 %) estime que leur entreprise devrait investir pour sécuriser davantage l’infrastructure informatique de leur organisation.  Notons qu’il est désormais plus aisé d’obtenir l’accord pour de tels investissements, dans la mesure où les dirigeants et les conseils d’administration font l’effort de se renseigner sur les menaces informatiques qui pèsent sur leur organisation.

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  • Cinq prévisions technologiques pour 2016

    Cinq  prévisions technologiques pour 2016

    Otto Berkes CA Technologies

     

     

    Par Otto Berkes, Chief Technology Officer de CA Technologies

     

     

    La gestion des systèmes d’information telle que nous l’avons connu est appelée à disparaître. Alors que l’objectif était auparavant de s’assurer du bon fonctionnement des équipements, aujourd’hui, la mission consiste à s’assurer de la pleine satisfaction des clients, tout cela à l’aide de logiciels.

    Les logiciels sont désormais au cœur des entreprises. Grâce à eux, les organisations conduisent leur transformation numérique en adoptant les méthodologies agiles et de nouvelles technologies permettant d’accélérer, fiabiliser et sécuriser le lancement de nouveaux produits ou services.

    Voici les domaines qui devraient figurer sur l’agenda des DSI en 2016.

    1. La containérisation s’imposera comme un processus de développement flexible et évolutif

    2016 sera l’année où (l’un des vieux rêves de la décennie va se réaliser) on pourra développer en assemblant différents composants. Associée aux méthodologies agiles et  à un mode de déploiement continu, la containérisation transformera les modèles de production des organisations avec une rapidité sans précédent. Les efforts seront concentrés sur des services à échelles réduites, pouvant être déployés indépendamment, et fournissant en permanence de nouvelles fonctionnalités. Plus besoin d’attendre la mise à jour intégrale d’une d’application.

    Les conteneurs et les micro-services offriront plus de flexibilité et d’évolutivité dans le cadre des processus de développement. Ils transformeront la façon dont les développeurs créent, déploient et mettent à jour leurs applications. La nécessité d’adopter les méthodologies agiles pour anticiper les évolutions des marchés et des besoins des clients, s’accentuera.

    Cependant, la prolifération des conteneurs nécessitera davantage de gestion et de contrôle, tout comme ce fut le cas pour les PC lorsqu’ils se sont démocratisés. La sécurité, l’optimisation des réseaux, le stockage ou encore les opérations de sauvegarde nécessiteront des efforts afin de gérer les multiples mises à jour déployées en continu (parfois plusieurs fois par jour grâce aux micro-services riches en fonctionnalités).

    Des investissements devront être consentis afin de prendre en charge toute cette nouvelle complexité, et pour concrétiser l’intégralité du potentiel de cette tendance que représentent les conteneurs.

    2. La sécurité deviendra « agile » 

    La sécurité ne peut plus passer en second plan. Elle doit désormais être prise en compte à tous les niveaux : de la conception, au développement en passant par le déploiement d’une application.

    L’accélération des cycles de développement implique d’intégrer cet aspect au début de chaque projet ou processus de développement. Ainsi, la fréquence des failles, leur impact financier et l’attention que leur prêtent les grands patrons d’entreprises feront tout naturellement de la sécurité un élément central.

    En 2016, toutes les routes mèneront à l’émergence d’un concept de « sécurité agile ». L’intégration précoce de la sécurité (ainsi que l’adoption de la culture DevOps et Agile) permet de bâtir un troisième pilier crucial pour pouvoir développer rapidement des logiciels à grande échelle.

    Associées aux outils adéquats, les API contribuent à simplifier les problématiques de sécurité pour les développeurs, amplifiant ainsi l’impact des processus agiles et faisant de la fiabilité et de la confiance des éléments de base de l’expérience client.

    Les technologies de sécurité et les méthodes modernes de développement peuvent accélérer la création d’applications innovantes, tout en tirant parti et en protégeant les données sensibles et les actifs existants.

    Au cours des dernières années, l’analytique est passée de l’analyse décisionnelle à  l’analyse de données transactionnelles, puis aux Big Data. Les fonctionnalités d’analyse en temps réel,  permettant d’améliorer l’expérience client en liant des informations prédictives à des actions concrètes, seront la norme.

    Nous entrons dans une ère d’optimisation des outils de segmentation des clients, ce qui permettra aux organisations de personnaliser en temps réel : les types services, les gammes de prix, les techniques de ventes et les produits eux-mêmes.

    L’analytique permettra également d’améliorer les expériences client en intégrant la sécurité en arrière-plan pour protéger le client.  De nouvelles techniques d’analyse de schémas comportementaux, basées sur l’apprentissage automatique, aideront à distinguer les véritables clients des fraudeurs, et à proposer des transactions et des expériences plus fluides.

    Pour résumer, l’analytique est plus utile pour résoudre des problèmes spécifiques. La solution n’est pas d’utiliser d’énormes offres d’analytique pouvant traiter continuellement des données afin de repérer une aiguille dans une botte de foin.

    L’analytique ne sera jamais la solution à quoi que ce soit, mais elle fera de plus en plus partie de la solution à tous les problèmes.

    4. Les objets connectés passeront du rêve à la réalité

    Avec la généralisation des objets connectés en 2016, l’« identité des objets » deviendra un thème majeur. Tout comme l’identité d’un utilisateur doit être établie, celles d’un appareil et de n’importe quel flux de données doivent également être confirmées et fiables.

    Des outils de gestion de l’identité et des accès ou IAM (à l’image des tableaux d’interactions que les médecins et pharmaciens utilisent pour les médicaments sous ordonnance) sont nécessaires pour interagir avec les bons « objets », de manière compatible et sans créer de doublons dans l’environnement géré.

    Les capteurs associés à ces objets connectés vont proliférer et interagir avec nous dans des domaines critiques, comme la santé et l’automobile. Ces avancées permettront progressivement de nous simplifier (voire même de nous sauver) la vie et d’améliorer l’expérience utilisateur.

    5. La technologie Blockchain s’installera sur la durée

    La surprise de 2016 sera le regain de popularité de la technologie Blockchain dans des domaines où elle pourra vraiment s’installer, en dehors du registre de transactions Bitcoin.

    Blockchain était le mot à la mode dans beaucoup de startups il y a deux ans, et cette technologie devrait connaître un renouveau si l’on tient compte du développement anticipé des objets connectés; ainsi que de la nécessité de sécuriser les interactions entre les appareils et d’en conserver les traces.

    En tant que technologie basée sur un réseau d’ordinateurs et ayant la confidentialité comme principe de base, Blockchain sera important dans le cadre de l’adoption de l’Internet des Objets et de la transformation numérique des organisations. Cette approche permet en effet de rationaliser encore davantage les activités, afin de faire preuve de plus d’agilité et de répondre plus rapidement aux attentes des clients.

    Blockchain devra néanmoins surmonter la mauvaise image des Bitcoins afin d’éviter l’amalgame, mais cette technologie détient le potentiel pour devenir la solution de stockage privilégiée pour l’internet des objets et les capteurs.

     Une tendance de fond : les logiciels sont le facteur de changement

    En 2016, les entreprises auront le potentiel pour aller au-delà des attentes des clients à tous les niveaux, en favorisant la mise en place de la transformation numérique de leurs activités selon les méthodes agiles.

    La possibilité de donner vie à des idées à une vitesse inimaginable il y a encore cinq ans favorisera l’émergence d’agitateurs sur leur marché. Ils capitaliseront sur leurs bonnes dynamiques et deviendront les nouveaux leaders dans leurs secteurs.  Tout cela ne sera possible qu’en intégrant le logiciel comme facteur essentiel de ce nouveau monde numérique. La quatrième révolution industrielle est en marche.