Étiquette : business model

  • TOP & Flop 2021 selon Fabernovel

    GAFAnomics Quarterly de Fabernovel : les géants du numérique toujours plus grands

    Grands vainqueurs du confinement, les GAFA ont profité du cœur de la crise pour engendrer des résultats records. Avec le redémarrage de l’économie, sur fond d’incertitude sanitaire et de régulation, ces géants continuent toujours de croître.

    “Au cours de ce deuxième trimestre 2021, le secteur des technologies accentue son avance tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de valorisation. Grâce notamment aux géants américains qui ont accru leur domination sur les acteurs asiatiques, pénalisés par les nouvelles régulations gouvernementales.  Ils ont continué à prouver leur capacité d’innovation, soutenue par un fort pouvoir de maintien voire de revalorisation des prix des produits et services” explique en préambule Axelle Ricour-Dumas, directrice stratégie corporate chez Fabernovel. “Nous constatons en parallèle une tendance structurante qui s’accélère encore, l’innovation n’étant pas seulement portée par les grands acteurs technologiques, mais aussi par des groupes historiques qui ont progressivement adopté des briques stratégiques des modèles GAFA. Nous sommes convaincus d’être à une période charnière pour ces entreprises traditionnelles qui doivent continuer à faire naître l’innovation pour réduire l’écart

    Le rapport GAFAnomics Quarterly de Fabernovel met aussi en perspective les faits marquants du trimestre ainsi que les citations clés de dirigeants : “Dans les prochaines années, je m’attends à ce que les gens cessent de voir Facebook principalement comme un réseau social pour être vu comme une entreprise de metaverses. À bien des égards, les metaverses sont l’expression ultime de la technologie sociale” expliquait Mark Zuckerberg, CEO de Facebook. Une vision qui ouvre des opportunités à de nouveaux modèles et formats comme la publicité augmentée.

    Dans le top  : Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques

    “Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques en concrétisant les trois meilleurs trimestres de son histoire et en dépassant les attentes des analystes. L’entreprise fait 36% de croissance de son chiffre d’affaires au second trimestre par rapport à l’année précédente. Mais l’ombre de la régulation et de la pénurie de composants électroniques plane sur le géant à la pomme” explique Pierre Gonnet, analyste Fabernovel et co-auteur de l’étude GAFAnomics Quarterly.

    Dans le flop : Tencent touché mais pas coulé 

    Tencent a été fortement impacté par le mouvement de la régulation chinoise. Bien que l’entreprise soit toujours en croissance avec une hausse de 24% de ses revenus, sa valeur boursière a chuté de plus de 24% ce trimestre, révélant la crainte des investisseurs sur la tournure réglementaire que prend le gouvernement chinois. En effet, la Chine a décidé de sévir par des amendes records mais aussi par un renforcement de sa régulation autour de nouvelles lois notamment avec la loi de sécurité des données applicable dès le 1er septembre, et la Personal Information Protection Law (PIPL) qui entre en application dès le 1er novembre. Avec un objectif : renforcer le contrôle sur les géants du numérique et en réguler leurs pratiques anticoncurrentielles. Les grandes lignes sont définies dans ces lois, mais il est attendu des précisions dans de prochaines mises à jour cristallisant la crainte des investisseurs et impactant directement la valorisation de Tencent ce trimestre.

    La surprise : Snapchat commence à se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google

    Snapchat a créé la surprise ce trimestre, en voulant se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google. L’entreprise a réalisé 116% de croissance de ses revenus par rapport à l’année précédente (dépassant de 16% les attentes des analystes), et a fait bondir de 13 millions son nombre d’utilisateurs actifs quotidien. Son action a aussi grimpé de 43%.

    Cette croissance peut s’expliquer par un rebond du marché, par un regain de confiance des investisseurs dans les business model de la publicité et par un engagement et une pénétration toujours plus forte de Snap Inc. dans son marché. Mais aussi par un contexte dans lequel Facebook et Google se partagent la part du lion, représentant entre 75 et 80% du marché de la publicité en ligne et amène les clients à trouver des solutions pour réduire leur dépendance à ce duopole.

    Les entreprises traditionnelles et les startups se lancent dans les modèles économiques des GAFA

    Si les GAFA battent de nouveaux records, une tendance structurante prend de l’ampleur avec des acteurs “traditionnels” réussissant à se différencier grâce aux effets de la transformation numérique menée ces dernières années. Des groupes comme LVMH, Nike, Walmart ou The Walt Disney Company, mis en avant dans cette étude, ont pu profiter de la reprise au premier semestre et combler le fossé en pivotant vers de nouveaux modèles souvent inspirés des GAFA. Les résultats nets de ces entreprises ont ainsi, d’une année à l’autre sur le premier semestre, tous fait des performances remarquables avec +913% pour LVMH, 96% pour Walt Disney Company, +79% pour Walmart, +12% pour Nike.

    LVMH a su profiter d’une reprise de certains métiers clés comme le cuir et la mode mais aussi d’une accélération des ventes directes et du déploiement de nouvelles expériences et services. Plus largement c’est le fruit d’une remarquable stratégie d’innovation sur les leviers technologie, marketing et culturel. Avec le projet DARE, LVMH a initié un programme pour favoriser l’innovation interne et s’assurer qu’elle fait émerger de nouvelles sources de revenus. Ce programme implique 60 participants internationaux issus des 40 marques du groupe dont les dernières initiatives en date : un prototype de sac utilisant un écran numérique appelé « Canvas of the future » et une plateforme de revente en ligne des chutes de tissus et de cuir, « Nona Source ». Le groupe LVMH sait aussi s’allier avec des géants, notamment Google Cloud pour développer des modèles de prévisions des ventes, d’optimisation des stocks et des expériences personnalisées. Enfin, LVMH ne s’impose pas de limite pour réussir à toucher la génération Z en développant le jeu “Louis The Game” qui permet à l’utilisateur de découvrir l’histoire du groupe et de collecter pendant le parcours des œuvres numériques (NFT). Ce jeu, téléchargé plus de 500,000 fois, illustre également la capacité d’innovation du groupe en marketing digital et expérience client.

    The Walt Disney Company a réussi à innover et lancer Disney+ dans une période très favorable (plein covid) en menant une stratégie D2C (Direct to Consumers) pour acquérir en 2 ans la moitié du nombre d’abonnés Netflix. En effet, si le contenu de Disney a toujours été distribué par des tiers, avec Disney+, la société propose son contenu en direct en capitalisant sur sa forte image historique et se positionnant comme complémentaire au leader du marché Netflix. Avec cette stratégie innovante, l’entreprise reprend la main sur la connaissance de ses clients et adopte un modèle de revenus récurrents plus résilient.  Le succès de Disney sur un an ne repose ainsi plus sur la performance unique de quelques blockbusters mais sur l’évolution et la cohérence de son bouquet global de contenus.

    5 cas d’acquisitions stratégiques en 2024 imaginés par Fabernovel

    “Il existe plusieurs stratégies d’acquisitions, les géants s’adonnant souvent à des stratégies défensives avec de la consolidation en rachetant des acteurs identiques à leurs marchés. Dans cette nouvelle économie, et pour que le tissu tech européen se développe, les entreprises traditionnelles et startups devront trouver des modèles de collaboration et de création de valeur innovantes pour décupler leurs impacts. En 2024, nous faisons le pari que ce type d’acquisitions innovantes sera monnaie courante et nous vous proposons d’imaginer ce que serait un mariage entre entreprises du CAC40 et Next 40 d’horizons différents” anticipe Cyril Vart, Vice-Executive Président de Fabernovel.

    Bienvenue donc en 2024** :

    • Accor et Care : après s’être diversifié dans le coworking, Accor se lance dans le secteur de la santé.  En combinant le meilleur de Qare en ligne et des pratiques Accor hors ligne, les possibilités autour des cliniques hôtelières et l’hospitalité médicale qui y sont associées offrent de nouveaux horizons d’innovation pour le groupe d’hospitalité.
    • Schneider Electric et Cityscoot allient leurs pouvoirs qui ont fait leur succès en créant du logiciel sur du hardware. La combinaison de leurs services et de leurs expertises dans une plateforme ouverte pourrait enrichir l’expérience des clients de Schneider Electric. D’un autre côté, Cityscoot pourrait s’appuyer sur le savoir-faire de Schneider pour passer à l’échelle et tenter de fixer les standards de la mobilité urbaine.
    • Renault et Lydia s’entendent dans une alliance stratégique pour réinventer la façon de vendre des voitures et les nouveaux moyens de les financer. Lydia est en effet une référence du Next 40 lorsqu’il s’agit de développer et de vendre des services financiers centrés clients, notamment autour de l’abonnement, du partage, de l’usage…
    • Sanofi intègre Shadow – qui permet de mieux répartir la puissance d’un ordinateur entre ses salles de serveur et les devices des clients  – pour améliorer les performances de leur produit tout en respectant la sécurité de leurs clients, à l’ère de la santé connectée et à distance.
    • EDF et Ledger :  le rapport au prix pour le consommateur est un sujet sensible sur le marché de l’énergie, dont les variations sont le plus souvent dues à des facteurs externes. EDF s’allie ainsi avec Ledger, pour renforcer la transparence et la confiance auprès de ses clients grâce à la technologie blockchain, permettant de tracer le coût de l’extraction au foyer.
  • La nouvelle vague des startups françaises

    La nouvelle vague des startups françaises

     Analyse des business models, des secteurs d’activité, des performances en France et à l’étranger et du profil des fondateurs

    Stripe présente une étude exclusive sur la nouvelle vague de l’écosystème français des startups. En collaboration avec la plateforme de market intelligence VB Profiles, Stripe a étudié un panel de 329 startups françaises créées en 2014, 2015 et 2016 et ayant levé des fonds. Cette étude lève le voile sur la réalité de l’activité des jeunes pousses tricolores (ouverture à l’international, croissance économique, modèles économiques, secteurs d’activité), et sur les profils d’une nouvelle génération de fondateurs.

    Les startups tricolores décomplexées, à l’assaut du monde

    Contrairement aux idées reçues, la nouvelle vague tricolore est résolument tournée vers l’international : en moyenne, ils réalisent un quart de leur chiffre d’affaires à l’international et la quasi totalité (98%) dispose de clients à l’international.

    S’attaquer à des marchés étrangers est donc devenu la nouvelle normalité des  entrepreneurs français. Leurs marchés privilégiés ? Les Etats-Unis (37%) et l’Europe (30%). Ces deux marchés comptant pour deux tiers de leur chiffre d’affaires.

     Qui sont les champions de la croissance ?

    Surfant sur leur succès à l’international, les startups étudiées affichent une croissance mensuelle moyenne de 8%, leur permettant de plus que doubler leur chiffre d’affaire chaque année. 

    Parmi les business models qui tirent leur épingle du jeu : les modèles de l’économie de l’abonnement (de type logiciel en mode « SaaS », « box » ou “forfait”). Leur chiffre d’affaires est multiplié par 3,7 en moyenne chaque année et ces startups réalisent 40% de leur chiffre d’affaires à l’international.

    A noter : en moyenne, 40% du chiffre d’affaire des startups est réalisé sur mobile.

    « On assiste à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs français, particulièrement audacieuse, à la pointe de la technologie, et surtout ouverte sur le monde », analyse Guillaume Princen, directeur général France et Europe du Sud de Stripe. « Une dynamique sans précédent est à l’œuvre au sein de l’économie française, portée par de nouveaux talents qui transforment peu à peu notre manière de consommer et créent de la valeur pour tout un écosystème ».

    Le top 3 des business models et des secteurs d’activités les plus attractifs

     Depuis 2015 on assiste à une montée en puissance rapide des marketplaces (1 entreprise créée sur 3), du Saas (1 entreprise sur 4) et des applications mobiles “à la demande” (1 sur 5). En 2014, les entreprises du e-commerce “traditionnel’ comptaient encore pour 35% des startups créées. Ce chiffre est désormais de 28%.

    En matière de secteurs d’activité privilégiés par les entrepreneurs : le retail domine (16%), devant les outils technologiques en mode SaaS (10%) et la foodtech (9,7%)… Suivis de près par la culture et les services à la personne et aux entreprises (9%). 

    En termes de croissance, les foodtech, les outils technologiques en mode SaaS, les services à la personne et aux entreprises multiplient par 3,7 leur chiffre d’affaires chaque année (+270% par an). Ils sont talonnés par le retail (+260%) et la culture (+250%).

    Capture d’écran 2017-02-07 à 09.47.50Les startups françaises, un moteur pour l’emploi
    Après trois ans d’existence, chaque entreprise a déjà créé une quinzaine d’emplois en moyenne. 15% des startups étudiées emploient même plus de 30 collaborateurs avant de souffler leur troisième bougie.

    Formation, âge, sexe : qui sont les nouveaux talents Français ?

    Trois entrepreneurs sur quatre se lancent sans aucune expérience entrepreneuriale. 56% des entreprises comptent au moins un fondateur issu d’une formation technique (scientifique ou ingénieur) et seules 24% comptent à la fois des profils techniques et commerciaux.

     Si 39% des entrepreneurs sont dirigées par un seul fondateur, c’est bien le binôme qui s’avère la formule gagnante pour 43% des startups étudiées.

     Et s’il est encore trop tôt pour parler de véritable tendance de fond, une nouvelle dynamique est à l’œuvre en matière de féminisation. Depuis 2015, 25% des startups étudiées ont été créées ou co-créées par des femmes. Ce chiffre était de 18% en 2014. Ce n’est certes pas encore assez, mais c’est trois fois plus que ce que l’on observe au sein des sociétés françaises cotées*.

      « Les barrières à l’entrée pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale sont en train de tomber une à une », conclut Guillaume Princen, Directeur général France et Europe du Sud, Stripe. « D’un point de vue technique, il est de plus en plus aisé et de moins en moins cher de proposer une première version de son projet et d’en tester la viabilité. Il est également de plus en plus accessible de se développer à l’international et d’y créer un produit ou un service qui n’a pas d’équivalent. Nous vivons à une époque formidable pour les entrepreneurs français et nous sommes fiers de les aider dans leur accélération ».

    Capture d’écran 2017-02-07 à 09.46.17 

  • Industrie automobile 2016 : le digital bouleverse les priorités

    Comment passer d’un business model centré sur le produit à un business model centré sur le client ?

    Selon la 17ème édition de l’étude internationale de KPMG sur le secteur automobile

    ·       8 dirigeants du secteur sur 10 estiment que leur business model va changer d’ici 5 ans.

    ·       Les dirigeants de l’industrie automobile et les consommateurs considèrent que le digital est désormais la priorité numéro 1 du secteur pour 2025.

     

    Les grandes tendances de l’industrie automobile bouleversées

    Parmi les enjeux de l’industrie automobile, les enjeux liés au véhicule connecté et à la digitalisation prennent pour la première fois la tête du classement des priorités futures identifiées pour le secteur (10ème en 2015). Pour 4 dirigeants sur 10, le big data et les données utilisateurs occupent une place désormais considérable dans leur industrie. En France, 65 % des dirigeants considèrent l’enjeu du big data comme extrêmement important pour le secteur automobile.

    Les nouveaux systèmes électriques se distinguent largement dans le classement 2016 : les véhicules hybrides arrivent en 2ème position (49,5 %) et les véhicules 100 % batterie passent quant à eux de la 9ème à la 3ème place (46,5 %).

    Malgré les difficultés actuelles, le développement dans les marchés en croissance reste important (4ème position). Après la Chine, des pays comme la Thaïlande (48 %), l’Afrique du Sud (46 %), l’Indonésie (43 %) et la Turquie (40 %) font figure de nouvelles terres de conquête pour les dirigeants de l’industrie automobile.

    Vers un nouveau business model : la transformation de la relation client à l’ère du big data

    Les constructeurs traditionnels font aujourd’hui face à la concurrence accrue des entreprises technologiques pour la maîtrise de la relation client. Pour répondre aux futurs besoins des clients dans un monde de plus en plus digitalisé, le business model des industries automobiles traditionnelles doit évoluer d’un modèle centré sur le produit vers un modèle désormais centré sur le client. Pour 20 % des dirigeants, la plupart issus des marchés émergents, il est même probable que les grands constructeurs d’aujourd’hui deviendront les sous-traitants de géants comme Google ou Apple d’ici à 2025.

    Pour renforcer leur valeur ajoutée, les constructeurs devront développer les services qui permettent de conserver la relation client. Seuls 33 % des dirigeants interrogés pensent que les constructeurs sauront conserver cette relation client, contre 75 % en 2015. La perception de la capacité des entreprises technologiques à changer la donne progresse de 18 points.

    Toutefois, l’enjeu diffère selon le type de constructeur automobile :

    • Les constructeurs low cost sont potentiellement moins impactés par cette rupture technologique. A moyen terme, leur business model est le moins susceptible de changer, dans des marchés peu matures, qui offrent encore un fort potentiel de développement. Ils se différencient par leur capacité à offrir un coût de revient compétitif.
    • Les constructeurs grand public sont plus impactés dans ce contexte. Il leur est plus difficile de se différencier et les clients sont moins fidèles à leur marque qu’à celle des constructeurs premium. Ils ont plus de risque de perdre la relation avec leurs clients, au détriment des nouveaux acteurs innovants.
    • Les constructeurs premium sont également impactés, mais ils sont plus à même de profiter de leur image de marque pour y faire face.

     Un nouveau paradigme environnemental

    Dans la pratique, l’utilisation de véhicules hybrides ou 100 % électriques ne constitue pas une priorité en soi pour le consommateur, tandis que l’industrie y investit largement, dans un souci de répondre aux exigences législatives qui se multiplient. En France, 70 % des dirigeants considèrent les investissements dans les véhicules hybrides comme une priorité.

    « L’industrie automobile vit un changement en profondeur. On peut même parler d’un « compte à rebours » qui s’enclenche » estime Laurent des Places, Associé KPMG responsable du secteur automobile en France. « Cette année, nous remarquons une montée en puissance de tendances que nous observons graduellement depuis quelques années. Mais l’évolution des technologies toujours plus rapide, et la place toujours plus importante que prend la législation environnementale – ce que nous avons fortement ressenti en fin d’année 2015 dans le contexte de la COP 21 – a bousculé cette donne. Nous devons maintenant voir si cette rupture va effectivement se concrétiser sur le long terme ».