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  • Les 5 tendances à surveiller lors du Mobile World Congress à Barcelone

    Pression économique, évolution de la 5G, développement durable, impact de la restructuration du secteur sur l’avenir des réseaux…
    Les tendances à surveiller à l’occasion du Mobile World Congress

    Selon Accenture

    Durant ce mois de février, le parc des expositions de Barcelone s’apprête une nouvelle fois à accueillir le MWC. Au programme : la pression que subissent les CSP (Communication Service Providers) n’a jamais été aussi forte et les défis qu’ils doivent relever sont en effet nombreux. La 5G atteint un stade où sa monétisation à grande échelle devient possible, et d’une manière plus générale, les réseaux avancés rebattent les cartes pour redéfinir la place des CSP dans l’écosystème et la chaîne de valeur.
    Voici quelques-uns des grands thèmes qui devraient dominer le salon cette année :
    • 1ère tendance – Impact du climat économique et social. Qu’est-ce qui attend les CSP ?
    • 2e tendance – 5G – d’une évolution à une révolution ?
    • 3e tendance – Le développement durable à l’ordre du jour des CSP
    • 4e tendance – Restructuration du secteur
    • 5e tendance – L’avenir des réseaux
    1ere tendance – Impact du climat économique et social. Qu’est-ce qui attend les CSP ? 
    Le climat économique et social a ces derniers temps un impact considérable sur le secteur des télécommunications, dans un contexte où ses coûts ne cessent déjà d’augmenter. Les CSP sont d’importants employeurs et les coûts salariaux enregistrent une hausse, qui s’explique par un faible taux de chômage, des pénuries persistantes de main d’œuvre et les importantes négociations qui en résultent. Par ailleurs, s’ils amorcent une légère baisse en Europe, les coûts énergétiques demeurent élevés. Or, les CSP sont très énergivores : les réseaux télécom représentent 2 à 3 % de la consommation énergétique mondiale et sont exposés aux fluctuations du prix de l’énergie.
    Sans pouvoir de marché (ou « pricing power », c’est-à-dire la capacité à augmenter les tarifs de leurs clients), la croissance de leur chiffre d’affaires stagne. En substance, tous ces coûts en hausse se traduisent par une compression des marges et cela est problématique. Dans le même temps, on leur demande de déployer des réseaux avancés. Ils n’ont pas d’autre choix que de déployer la 5G, et ils n’ont pas d’autre choix que de déployer la fibre sur l’ensemble de leur zone de couverture. Et tout cela a un coût. Les marges sont donc compressées au moment même où ils doivent réaliser ces importants investissements. Résultat : les CSP sont dans une position difficile et ils doivent rechercher de nouveaux gisements de valeur et prendre des décisions judicieuses.
    Au final, malgré un contexte difficile, la position des CSP leur permet de tirer parti d’une nouvelle ère de connectivité.
     
    2e tendance – 5G – d’une évolution à une révolution ?
    Voilà déjà plusieurs années que la 5G est à l’honneur au MWC. Aujourd’hui, les discussions portent sur son évolution, les progrès réalisés à ce jour et ce qui devrait se produire en 2023.
    Il est vrai que bon nombre d’acteurs ont déploré la lenteur du parcours qui mène à la 5G. Mais de tels bonds technologiques prennent habituellement une dizaine d’années. Dans les années 80, nous avions la 1G et la voix mobile ; dans les années 90 sont apparus la 2G et les SMS ; puis il a fallu attendre les années 2000 pour voir débarquer la 3G et les véritables données mobiles ; la 4G et l’expérience en ligne mobile ne remontent quant à elles qu’aux années 2010. La 5G a fait ses premiers pas dans les années 2020, avec l’arrivée de débits qui se mesurent en gigabits par seconde et de latences de l’ordre de quelques millisecondes, permettant ainsi la connexion d’un million d’appareils au kilomètre carré. Le déploiement complet d’un réseau prend ensuite généralement deux à trois ans, puis il faut habituellement patienter une ou deux années de plus pour voir apparaître les premières applications de ce réseau. En réalité, la 5G n’en est encore relativement qu’à ses débuts.
    Si elle n’était jusqu’ici qu’une évolution, la 5G atteint aujourd’hui un stade où elle pourrait bien devenir une révolution – une révolution qui résulterait de la transformation des CSP en plateformes de télécommunications.
    3e tendance – Le développement durable à l’ordre du jour des CSP
    Les CSP doivent aujourd’hui réduire leur consommation énergétique et le gaspillage, et dans le même temps réaliser des investissements colossaux dans une nouvelle infrastructure et de nouvelles bandes de fréquences. Comment peuvent-ils réussir à faire les deux ? Il convient de mettre en place des solutions sur mesure, en fonction des possibilités qui se présentent, des capacités existantes et de l’infrastructure sous-jacente. L’exemple de Swisscom illustre bien comment un CSP peut mettre en œuvre une stratégie pour le climat qui lui permette à la fois de réduire ses propres émissions et celles de ses clients d’un million de tonnes d’équivalent CO2 d’ici 2025.
    Il n’existe pas d’approche unique, mais pour devenir des leaders de l’action climatique, les CSP doivent se concentrer sur cinq domaines prioritaires lorsqu’ils investissent dans la gestion énergétique et les opérations : la gestion des énergies vertes et réseaux durables, les opérations durables grâce à la maîtrise technologique de l’IA et des plateformes ESG, l’investissement durable, la culture écologique et les nouvelles méthodes de travail, et le tableau de bord écologique.
    4 ème tendance – Restructuration du secteur 
    Face à la pression considérable qu’entraîne la compression des marges, doublée de la nécessité de déployer les réseaux de fibre optique et 5G, certains CSP ont choisi d’opérer des séparations structurelles, scindant ainsi des parties de leur activité. Dans la course au déploiement de la fibre optique, nous voyons ainsi fleurir en Europe des entreprises structurellement séparées qui se spécialisent dans la fibre. Ces entreprises de fibre optique (ou « FibreCos ») devraient monter en puissance, notamment dans les pays disposant d’un important réseau existant, au détriment des petits opérateurs réseaux, qui risquent d’être mis à mal dans ces zones suréquipées ou de rechercher des voies de sortie.
    D’autres, nombreux, ont choisi de se séparer de leur activité de tours relais[ELG1] , notamment en Europe, où l’on observe un grand nombre de changements et de fusions. Citons entre autres Vantage Towers, lancé par Vodafone ou encore TOTEM, filiale d’Orange. À l’origine de tous ces changements : la nécessité de trouver un moyen économique de déployer le réseau 5G. En effet, si la vente de tours génère immédiatement un capital, la création d’une entité distincte ou d’une joint-venture, quant à elle, peut permettre une monétisation efficace de l’infrastructure, notamment grâce à la location des tours.
    D’autres CSP ont opéré  des changements plus radicaux et opté pour la scission de leurs activités de réseau et de services en « NetCo » et « ServCo ». D’autres encore préfèrent consolider leur activité de service digital et réduire leurs activités non essentielles, voire les arrêter complètement. Les avantages d’une telle approche : la meilleure utilisation des actifs, les opportunités d’attraction des investisseurs et la priorisation des activités stratégiques.
    Malgré la diversité de ces opérations de restructuration et les variations constatées selon les marchés, leur impact sur l’ensemble du secteur est indéniable. En termes de création de valeur, la séparation de l’infrastructure et des services semble être l’occasion d’opérer un changement fondamental, de capitaliser autrement sur les tierces parties et d’accélérer les investissements synonymes de croissance. Pour bon nombre de CSP, la question n’est pas de savoir si une scission est judicieuse, mais de déterminer quand elle aura lieu. Dans ce nouvel environnement où les scissions deviennent monnaie courante, les CSP doivent réfléchir à de nouveaux business models et cas d’utilisation, qui leur permettront de se différencier, d’attirer de nouveaux clients et de booster leur ARPU.
    Ceux qui font l’impasse sur la restructuration risquent de conserver des réseaux peu performants, limitant ainsi les possibilités de générer de nouveaux flux de revenus grâce à des modèles tels que la vente en gros d’accès réseau, la location de tours, ou encore les services managés.
     
    5e tendance – L’avenir des réseaux
    La virtualisation, la cloudification, la désagrégation et les interfaces ouvertes révolutionnent la conception, le déploiement et l’exploitation des réseaux. L’accès aux données à haut débit et faible latence, qui va de pair avec des contenus digitaux riches et immersifs, influe sur l’avenir des sociétés humaines et des entreprises de tous les secteurs. Les réseaux d’aujourd’hui doivent pouvoir répondre à un très grand nombre de besoins en constante évolution, tout en assurant aux salariés, où qu’ils se trouvent, un parfait accès aux données, applications et plateformes.
    Les réseaux de fibre optique haut débit jouent un rôle clé dans la croissance fulgurante de la connectivité des données. Ils constituent indubitablement un investissement intéressant, de par leur capacité à être monétisés, à soutenir les objectifs de développement durable et à générer de la valeur sur le long terme. En tant que tels, on constate que leur déploiement progresse. Cependant, l’adoption de nouvelles infrastructures cloud demeure très variable.
    Avec l’adoption de technologies innovantes, les CSP entament un parcours de transformation qui convertira leur business model actuel en « plateforme de télécommunications » capable de proposer le NaaS (Network-as-a-Service, ou réseau en tant que service). Grâce à un modèle de consommation flexible, le NaaS génère de la valeur pour le client, et les réseaux privés commencent à s’imposer comme des réseaux personnalisés parfaitement adaptés. Toutefois, les modèles opérationnels des CSP devront être synchronisés avec les nouvelles architectures réseau et nécessiteront des équipes techniques spécialisées dans ce domaine. Cela peut impliquer un reskilling, des embauches ou une collaboration avec un partenaire. Combler le manque de connaissances et de compétences associé aux solutions ouvertes et désagrégées fera partie des impératifs du secteur.
    Les CSP doivent donc se transformer et développer des capacités dans des domaines aussi variés que l’expérience client, la stack technologique et le réseau, mais aussi mettre en place des modèles opérationnels compatibles avec les réseaux publics cloud natifs, le NaaS, les déploiements de réseaux privés et les nouveaux services d’edge computing. Et dans le même temps, ils doivent aussi imaginer les réseaux de demain.
    Pour les entreprises, le métavers représentera un avantage concurrentiel, ce qui implique qu’elles devront disposer du réseau et de la 5G capables de le prendre en charge. Le réseau devra être symétrique et afficher une très faible latence, mais aussi être software-defined et programmable, afin de s’adapter à la hausse ou à la baisse en fonction des besoins. Il est donc important que la réflexion des CSP ne se limite pas aux réseaux dont ils ont besoin aujourd’hui, ni même à ceux dont ils auront besoin demain ou l’an prochain, mais qu’ils se demandent d’où proviendra la demande à venir, et de s’y préparer dès aujourd’hui.
  • 5G, téléphones pliables, réalité augmentée, .. les temps forts du Mobile Word Congress

    5G, téléphones pliables, réalité augmentée, App Annie analyse les grandes annonces de l’évènement. 

    • 5G

    Qu’est-ce que cela va changer et comment ?
    La 5G marquera à terme un point d’inflexion dans notre monde connecté. L’impact à long terme sera énorme, permettant à des milliards d’appareils supplémentaires de se connecter, de penser à la maison intelligente, aux véhicules intelligents, aux objets portables, à d’innombrables applications commerciales… et oui, à des téléphones intelligents aussi.

    La bande passante du réseau et la latence permettront des communications et des médias bidirectionnels riches et en temps réel, intégrant des technologies telles que la RV et la RA dans le courant dominant et étendant la RV au-delà des jeux de niche. La RV et la RA ont un potentiel incroyable à long terme, car les développeurs appliquent la technologie au gameplay immersif, à l’éducation, à la communication et à la collaboration, aux voyages et à l’hospitalité, à la fabrication, au service et au soutien, et bien plus encore que ce que nous pouvons imaginer en 2019.

    Quelles applications bénéficieraient le mieux de la 5G ?
    La vidéo longue durée sur le social connaîtra probablement une hausse à mesure qu’elle deviendra plus viable pour l’engagement sur le terrain, avec IGTV et FB Live.
    Le temps passé dans les 5 premières applications de streaming vidéo a augmenté de 130% au cours des deux dernières années, de 2016 à 2018 et la 5G va probablement accélérer encore cette tendance. Sans parler des jeux, dont une connectivité plus performante et plus rapide permettra d’offrir des jeux mobiles plus puissants, ce qui favorisera la tendance à la migration des jeux de qualité console vers le mobile.
    2018 a été l’année où il est devenu évident que le mobile était une plate-forme de jeu sophistiquée à part entière, offrant des expériences (par exemple, Fortnite et PUBG) qui peuvent correspondre aux consoles. L’arrivée de la 5G, ainsi que l’amélioration continue des spécificités des smartphones, permettra de repousser encore plus loin les limites du jeu mobile.
    Les jeux sur mobile devraient atteindre 60 % des dépenses de consommation en 2019 parmi les PC/Mac, les consoles et les jeux de poche.

    Comment pensez-vous que la 5G aura un impact fondamental sur nos comportements au jour le jour ?
    En fin de compte, cela pourrait avoir un impact sur tout, de l’éducation à l’achat en passant par les jeux. Avec une bande passante plus accessible, la RA et la RV pourraient s’installer dans la salle de classe et guider les élèves à travers les âges à l’aide de cartes virtuelles. Au lieu d’apprendre à partir d’un manuel en 2D, les pages pourraient pratiquement prendre vie et faire participer les élèves au monde antique avec la technologie moderne.

    Nous pouvons supposer par la manière dont l’AR a propulsé le succès de Pokemon GO que l’AR dans le jeu mobile va devenir un mode pour beaucoup plus de jeux.

    Étant donné que nous avons eu le temps de réfléchir aux prévisions autour de la 5G à partir de 2018, comment celles-ci ont-elles évolué à votre avis ?
    Bon nombre des prédictions sont toujours valables, mais la technologie a tendance à supposer que les nouvelles technologies s’accéléreront et seront adoptées plus rapidement que possible ou raisonnable.
    Il faut du temps pour intégrer les nouvelles capacités dans les infrastructures nationales et mondiales. De la façon dont nous consommons le contenu, à la façon dont nous effectuons nos opérations bancaires, nos achats et nos dates, les consommateurs de 2019 ont l’habitude d’utiliser leur mobile comme télécommande. 2018 a été une autre année record, avec 194 milliards de téléchargements, 101 milliards de dollars de dépenses de consommation dans le monde et l’utilisateur moyen passe maintenant jusqu’à 3 heures par jour dans les applications. Tout ce qui rend ces transactions plus rapides et plus transparentes est grandement attendu. Les nouvelles fonctionnalités des applications rendues possibles grâce à la 5G pourraient créer de nouveaux comportements générateurs d’accoutumance qui modifient fondamentalement notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure, en particulier grâce aux appareils connectés.

    • Téléphones pliables

    Tandis que les téléphones pliables changent la taille, la forme et la sensation d’un dispositif de smartphone, les comportements des consommateurs face aux téléchargements des applications demeureront inchangés. Au contraire, les téléphones pliables pourraient augmenter le temps passé dans nos appareils étant donné leur connectivité 5G et leur écran de plus grande taille.

    En 2019, 10 minutes de chaque heure passée à consommer des médias seront en streaming vidéo sur mobile. La plus grande taille d’écran d’un téléphone pliable pourrait aider à permettre une plus grande diffusion en continu du contenu pour les propriétaires de cet appareil.

    • Réalité Augmentée

    Au 21 février 2019, il y a près de 11 000 applications sur iOS qui incluent la Réalité Augmentée dans leur titre ou description. De ce nombre, près de 400 sont compatibles avec Apple Watch. Cela équivaut à environ 4 % du nombre total d’applications qui mettent en évidence la fonctionnalité AR. Il y a actuellement 2 millions d’applications en direct sur l’iOS App Store.

    N’oubliez pas que ceci n’inclut pas les applications qui peuvent avoir une fonctionnalité AR (comme Pokemon GO ou Snapchat) mais qui ne sont pas nécessairement désignées par les termes’AR’ ou’Réalité Augmentée’ dans leur nom ou description. L’inclusion dans la description ou le titre de l’application fait généralement partie de la stratégie ASO de l’application, aidant l’application à se classer au premier rang pour le trafic de recherche organique et communique également une proposition de valeur clé de l’application conçue pour convertir le trafic vers la page du magasin en téléchargement.