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  • Les banques françaises sur Twitter : activité, sujets tendances & influenceurs

    Les banques françaises sur Twitter : activité, sujets tendances & influenceurs

    Cela pourrait sembler surprenant, mais, sur les réseaux sociaux, le secteur bancaire suscite un intérêt croissant. En effet, les volumes de messages publiés sur le sujet atteignent des records. Sur Twitter, la banque génère plus de 8 300 publications par jour !

    Qui en parle ? Quelles sont les banques les plus actives et celles qui bénéficient d’une notoriété importante ? Quelles sont les tendances actuelles qui gravitent autour de ce sujet?

    Pour répondre à ces questions, Visibrain s’est plongé dans l’univers du secteur bancaire sur Twitter.

    A travers cette étude, vous trouverez :

    • Un état des lieux du secteur bancaire sur les réseaux sociaux
    • Des classements d’activité et de notoriété des 17 banques sélectionnées
    • Une analyse de leurs sujets de prédilection
    • Un listing des influenceurs à suivre absolument pour être au courant des dernières actualités du secteur bancaire
    • Une cartographie d’influence avec les différentes communautés qui prennent la parole sur le sujet

    Pour télécharger l’étude cliquez ici 

  • L’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’achat en BtoB a plus que triplé en une année

    L’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’achat en BtoB a plus que triplé en une année

     Les réseaux sociaux n’ont jamais autant joué leur rôle d’influence qu’aujourd’hui. C’est ce qui ressort de la 2ème édition du Baromètre Social Selling menée par La Poste Solutions Business et l’agence digitale Intuiti. Cette étude, dont l’objectif est d’aider les marques et les entreprises à mieux appréhender et anticiper les nouveaux usages sur les réseaux sociaux, est édifiante sur l’usage et l’impact de ces canaux sur les professionnels. Le Baromètre intègre cette année un focus sur la fonction commerciale.

    Les faits marquants

     Influence dans la décision d’achat :

    • Le nombre de décideurs ayant acheté un produit ou un service suite à une sollicitation sur les réseaux sociaux a été multiplié par 3 (21% vs 6% en 2018)
    • 2/3 des achats sont effectués dans le domaine des services
    • 57% des décideurs ont déjà été influencés, dans un acte d’achat BtoB, par un article ou un post sur les réseaux sociaux (+1 pt vs 2018)

    Usage des réseaux sociaux dans le monde professionnel :

    • 41% affirment que “faire de la prospection commerciale” est un objectif dans leur usage des réseaux sociaux (+13 pts)
    • En 2019, 64% ont déjà répondu à une sollicitation commerciale d’une personne qu’ils ne connaissaient pas (+11 pts)
    • 71% des décideurs commerciaux utilisent Linkedin

     Recherche d’expertise :

    • En 2019, 30% des décideurs sollicitent des experts, via les réseaux sociaux lorsqu’ils sont à la recherche d’informations en vue d’un achat BtoB (+ 13 points vs 2018)
    • 40% seulement des décideurs sont satisfaits de la qualité des contenus qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux pour les aider dans leur décision d’achat

    Accompagnement de l’entreprise : 

    • 53% des décideurs interrogés jugent insatisfaisant l’accompagnement en social selling mis en place par leur entreprise
    • 65% des moins de 30 ans déclarent être mal accompagnés

    Un usage des réseaux sociaux à des fins professionnelles et commerciales en forte croissance

    Quel que soit l’objectif poursuivi (faire connaître son entreprise, faire de la veille métier, découvrir de potentiels partenaires ou fournisseurs), l’usage des réseaux sociaux en milieu professionnel a fortement augmenté.

    Ce canal est d’ailleurs considéré comme étant plus « orienté business » que précédemment : si 74% des décideurs jugeaient les réseaux sociaux « moins commerciaux que d’autres supports » en 2018, ils ne sont désormais plus que 70%. Ce constat n’entame pas pour autant les mises en relation, bien au contraire. 64% des décideurs ont déjà répondu à une sollicitation commerciale d’une personne qu’ils ne connaissaient pas (+11 pts vs 2018).

    Les réseaux sociaux, un levier de l’acte d’achat

    En 2018, 6% des répondants déclaraient acheter un produit ou un service suite à une sollicitation via les réseaux sociaux, ils sont 21% en 2019. Les moyens indirects, comme la lecture d’articles de blogs et de posts, sont d’autant plus influents : 57% des décideurs déclarent avoir déjà été poussés à l’acte d’achat BtoB, par un article ou un post sur les réseaux sociaux (+ 1pt vs 2018).

    Fait étonnant, la perception de cet impact reste toute relative, puisqu’elle n’a augmenté que de 2 points : les réseaux sociaux sont en effet si ancrés dans le quotidien des décideurs BtoB qu’ils ne perçoivent pas l’influence que ces canaux exercent indirectement. Certainement parce qu’ils associent le passage à l’acte d’achat à une conversation engagée avec un prestataire.

    Les réseaux sociaux constituent un levier particulièrement efficace chez les commerciaux : 71% des décideurs interrogés à cette fonction estiment que les réseaux sociaux les aident dans leur business.

    Aujourd’hui, les achats réalisés suite à des prises de contact sur les réseaux concernent essentiellement les activités de services. Ils représentent 2/3 d’entre eux. Les softwares et produits matériels arrivent ensuite. En termes de montants, 88% des ventes s’élèvent encore à moins de 10K€.

    Les enseignements complémentaires du Baromètre Social Selling sont disponibles ici : https://lp.intuiti.net/hubfs/Barome%CC%80tre%20Social%20Selling%202019.png

  • Banque/assurance : les enjeux, les projets numériques

    Banque/assurance : les enjeux, les projets numériques

    Quadient, filiale de Neopost, l’un des leaders sur le marché de la Gestion des communications clients (CCM), présente les résultats d’une étude qui s’appuie sur une enquête en ligne réalisée entre décembre 2018 et février 2019 auprès de 35 décideurs décisionnaires ou impliqués dans des projets numériques dans la banque, finance, assurance. Parmi eux, on compte 26 répondants dans la banque, le financement et le crédit (dont 19 en banque de détail) et 9 dans le secteur des assurances, mutuelles. Cette étude a été réalisée par Next Content

    Quelques grands enseignements de cette étude :

    Les transformations et innovations numériques clés

    L’autonomie client, comme transformation liée à l’innovation numérique et au développement de nouveaux services en ligne, apparaît décisive, majeure, pour plus de 8 décideurs sur 10, avec ses conséquences en termes de développement commercial et de relation client. Cette opinion fait l’unanimité parmi les décideurs interrogés issus du secteur de l’assurance et des mutuelles. Si l’on ne prend que les décideurs issus de la banque de détail (hors sociétés de crédit), le taux se situe autour de 80 %. Pour 20 %, c’est important, mais pas décisif. Ensuite, les nouveaux services proposés en lien avec l’exploitation de la data clients et de l’intelligence artificielle sont également cités par une majorité des décideurs comme des innovations majeures susceptibles de transformer en profondeur leur activité.

    Les nouvelles concurrences

    Les deux tiers des décideurs du numérique dans la banque et l’assurance estiment qu’à l’horizon 2022, la concurrence des nouveaux acteurs (néo-banques, néo-assureurs) sera forte. Une majorité des décideurs pensent également que les géants du numérique seront une concurrence significative sur leur marché. C’est vrai pour les professionnels dans la banque comme pour ceux des assurances ou des mutuelles. L’an passé pour les décideurs dans la banque, à la même question, mais à l’horizon 2020, les taux étaient sensiblement plus bas (47 % seulement). La menace semble donc se préciser à leurs yeux. Elle reflète aussi les prises de position tangibles et les développements de ces grands acteurs du numérique sur le marché (en particulier dans le paiement). Dans l’assurance, les mutuelles, l’appréhension d’une concurrence émanant de nouveaux acteurs innovants (assurtechs) est beaucoup plus importante que dans la banque où les fintechs sont davantage perçues comme des acteurs complémentaires, dans une perspective de collaboration (open-banking).

    Les enjeux autour de la DSP2

    Parmi les décideurs dans la banque, 76 % considèrent les incidences de la réglementation européenne DSP2 plutôt comme une opportunité pour le développement de leur société contre 10 % qui y voient plutôt une menace et 15% qui pensent que cela n’aura qu’une incidence très faible dans un sens ou dans l’autre. Pour les décideurs interrogés, la DSP2 devrait favoriser le mouvement de plateformisation numérique dans le secteur de la constitution de puissantes plateformes d’agrégation et de distribution de services et produits financiers. La moitié en sont certains, pour l’autre moitié c’est un scénario possible. Dans ce cadre-là, les décideurs anticipent un développement important des investissements de la part des géants du numérique (un quart en sont certains). Mais une minorité (15 %) anticipe avec certitude un déclin de la banque universelle au profit d’acteurs spécialisés très pointus, accédant notamment au marché et à la clientèle au travers des plateformes d’agrégation de services.

    L’apport des services numériques sur l’activité

    Une majorité des décideurs estiment que leurs services numériques ont déjà contribué à une forte amélioration de l’expérience client avec un effet positif sur la fidélisation et la valeur client. Ensuite, cela constitue un levier fort en matière d’acquisition clients pour environ la moitié des décideurs interrogés (6 sur 10 s’agissant de ceux du secteur des assurances et des mutuelles). S’agissant de l’impact sur la compétitivité, les décideurs soulignent plus la réduction de coûts que la possibilité (ou la nécessité) de baisser les prix. Ils sont un peu plus nombreux à faire cette évaluation dans la banque que dans l’assurance. Les assureurs mettent davantage en avant l’impact ou l’apport du numérique sur les prix. Plus de 7 décideurs sur 10 disent que cela a contribué à réduire les tarifs contre seulement 42 % dans la banque.

    Le coût de la relation client

    Pour 70 % des décideurs, le développement des usages numériques a permis une réduction des coûts des centres de relation client, du support client. Cette baisse est faible dans une large majorité des cas. Mais cette perception concerne une proportion plus large de décideurs que l’an passé. Parmi les décideurs de la banque, ils sont 80 % à signaler que l’autonomie client a déjà permis une réduction des coûts du support client contre 50 % seulement l’an passé.

    Les projets numériques pour l’amélioration de l’expérience et des parcours clients

    Pour améliorer l’expérience et les parcours clients, les projets numériques sont nombreux dans les banques et les assurances. Les priorités demeurent l’amélioration des interfaces, de l’ergonomie, que ce soit au niveau de l’espace client, sur mobile et dans une moindre mesure dans les processus de souscription. Et dans ce cadre, plus d’un tiers des décideurs indiquent que la sécurité et la dématérialisation des communications clients figurent parmi les projets prioritaires pour améliorer l’expérience client.

    L’information contractuelle et les communications clients

    En moyenne, dans les établissements des décideurs interrogés, plus de la moitié des clients (55 % environ) consultent en ligne des informations sur leurs comptes ou contrats. Depuis un smartphone spécifiquement et notamment via l’application, la proportion de clients qui consultent des informations contractuelles se situe autour de 35 %.

    Les taux dépassent les 60 % dans la banque (40 % spécifiquement pour le mobile). Si on se concentre sur les seules banques de détail, les taux moyens se situent à 65 % (45 % depuis un smartphone) avec une moitié chez qui cela dépasse les 70 %. A contrario, la part des clients consultant en ligne leur compte ou contrat est souvent en dessous de 40 % dans l’assurance, les mutuelles (et à moins de 20 % pour les seules consultations sur smartphone).

    La souscription en ligne

    Dans la banque parmi les marques interrogées, en moyenne les souscriptions en ligne pèsent autour de 15 % du total des souscriptions. Mais si l’on se concentre sur les banques à réseau, les taux se situent plutôt en dessous de 5 %. Chez les spécialistes du crédit à la consommation, les taux sont supérieurs, parfois au-delà de 15 %. Dans l’assurance, en moyenne, parmi les acteurs interrogés, les souscriptions en ligne représentent environ 5 % du total des souscriptions. Celles réalisées depuis un smartphone demeurent marginales.

    Les services pour mieux gérer son budget

    Pour plus de la moitié des décideurs dans la banque, leur établissement propose déjà des services pour mieux analyser, via des interfaces graphiques, ses dépenses et améliorer ainsi ses prises de décision, ses pratiques. Plus d’un quart indique que c’est en projet sur 2019. Les systèmes d’alerte sont également très fréquents ou en projet. En revanche, l’agrégation de comptes est un service actuellement proposé par une minorité d’établissements. Mais si les projets se concrétisent en 2019, il devrait l’être prochainement de manière majoritaire.

    Le conseiller face à l’algorithme

    61 % des décideurs impliqués dans les projets numériques dans la banque ou l’assurance considèrent que des programmes informatiques, des algorithmes, peuvent déjà permettre de délivrer de meilleures recommandations qu’un conseiller humain. Ce taux n’a pas progressé par rapport à l’an passé, mais demeure bien supérieur à la perception des clients. En effet, à la même question, dans une enquête réalisée sur la même période pour le compte de SAB et CGI, mais auprès de consommateurs cette fois, ils étaient déjà 38 % à partager cet avis (+1 point par rapport à l’année dernière).

    L’Internet conversationnel : chatbot, assistance vocale

    Des services de chatbot sont opérationnels ou en cours de déploiement dans la moitié des établissements. Ils sont un peu plus nombreux dans les assurances mutuelles que dans la banque. Parmi ceux qui n’en proposent pas encore, plus de la moitié des décideurs indiquent des projets dès 2019. Concernant la reconnaissance et l’assistance vocale, les services déployés ou en cours de déploiement sont beaucoup plus rares. Mais là encore, une majorité d’établissements (que ce soit dans la banque, l’assurance ou les mutuelles) vont travailler autour de ces technologies dès 2019.

     

  • La banque privée traditionnelle est-elle vouée à disparaître ? 

    Faible digitalisation, bouleversements réglementaires, concurrence des Fintechs : d’importants défis sont à relever dans le monde feutré de la gestion privée. Saura-t-elle évoluer à temps ?

    Par Albert d’Anthoüard, Directeur de la clientèle privée chez Nalo

    Pendant longtemps, le monde de la gestion privée, notamment des banques privées, est resté préservé des révolutions. C’était d’ailleurs sa force : associé à l’image d’un coffre-fort résistant à tous les assauts, le monde de la gestion privée est resté immuable au fil des décennies. Au point d’accumuler de sérieux retards et d’importantes fragilités. Face à une réglementation plus stricte et à l’émergence de nouveaux acteurs plus accessibles, plus personnalisés et moins chers, la gestion privée va devoir se réinventer.

    La gestion privée devient plus chère et moins attractive

    La première révolution à laquelle fait face la gestion privée est d’ordre réglementaire avec l’entrée en vigueur de la directive MIF 2 depuis quelques mois.

    Cette réglementation met notamment un terme aux rétrocessions que touchait la gestion privée (banques privées et CGP) en investissant leurs clients dans des fonds d’autres sociétés de gestion, appelés « fonds externes ». Les conséquences sont doubles. D’une part, la gestion privée voit désormais ses revenus diminuer et a déjà réagi en augmentant ses tarifs. D’autre part, pour améliorer leur rentabilité, ces établissements peuvent être amenés à abandonner progressivement la distribution des fonds « externes » et investir leurs clients plutôt dans leurs fonds « maison », gérés par exemple par la filiale de gestion d’actifs des banques privées. Or, en augmentant leurs tarifs et en limitant leur offre en architecture ouverte, la gestion privée perd en attractivité auprès de ses clients.

    La chasse aux coûts a également d’autres conséquences fâcheuses dans les établissements traditionnels : pour rester rentables, ceux-ci diminuent la personnalisation de leurs conseils, pour se concentrer sur des profils génériques dans lesquels un nombre important de clients sont gérés sur le même niveau de risque alors qu’ils ont tous des profils et des objectifs différents.

    Attention à la prise de conscience des tarifs par les clients

    L’entrée en vigueur de la directive MIF 2 va également imposer à la gestion privée d’envoyer en fin d’année à chacun de leurs clients un récapitulatif des frais qui leur auront été prélevés au cours des 12 mois écoulés. Attention au choc !

    La plupart des clients en gestion privée n’ont en effet pas réellement conscience du prix des prestations dont ils s’acquittent. En banque privée, les clients dont le patrimoine financier géré par l’établissement financier est inférieur à une certaine somme (environ trois millions d’euros la plupart du temps) n’ont par exemple pas conscience du fait qu’ils paient chaque année une partie des frais des services d’ingénierie patrimoniale dont seuls les clients ayant un patrimoine supérieur bénéficient réellement. Dans ce contexte, l’augmentation des tarifs de la gestion privée, due à la fin des rétrocessions, ne passera pas non plus inaperçue.

    Le danger pour ces établissements est donc qu’une partie de leurs clients décident de se passer de leurs services pour se tourner vers des alternatives moins onéreuses et plus personnalisées.

    La gestion privée du XXIème siècle existe déjà

    En effet, la gestion privée de demain existe déjà et porte un nom : il s’agit des Fintech. Ces solutions bénéficient d’atouts majeurs face aux établissements traditionnels : simplicité d’utilisation, personnalisation maximale, flexibilité et faibles coûts.

    Ces outils proposent des placements ultra-personnalisés qui prennent en compte avec précision l’environnement patrimonial et matrimonial ainsi que les projets personnels des clients (achat d’un bien immobilier dans X années, études de chacun des enfants dans X années, préparation à la retraite, ou valorisation de son capital par exemple). Ces investissements sont ainsi constamment en cohérence avec l’évolution de la vie financière et patrimoniale des clients. Au lieu de pousser leurs clients vers le monde des OPCVM et des Sicav aux frais élevés et ne surperformant pas les marchés pour la grande majorité, les Fintech guident leurs utilisateurs vers l’achat d’ETF qui suivent les performances des marchés financiers sur toutes les classes d’actifs et toutes les zones géographiques, aux frais jusqu’à 10 fois plus faibles.

    Enfin, en ce qui concerne certaines prestations de la gestion privée (conseils juridiques et fiscaux, immobilier, accès au crédit), les Fintech apportent également une réponse personnalisée à chacun de leurs utilisateurs grâce à l’aide d’un conseiller en faisant éventuellement appel à des experts externes, comme des avocats ou des courtiers en crédit. Ceci afin notamment de proposer une tarification juste et appropriée pour chaque besoin, et non une tarification globale pour finalement n’avoir accès qu’à certains services. Pour faire face à ces nouveaux modèles tout-en-un, peu de choix s’offrent à la gestion privée traditionnelle : faire évoluer son offre et ses tarifs en profondeur, ou envisager de s’allier à ces nouveaux acteurs.

  • Quand la directive PSD2 redessine le paysage européen des paiements et services financiers

    La disruption des banques est-elle imminente ?

     Par Benjamin Figueiredo, Directeur Secteur Financial Services chez Avanade

    La révolution de l’Open Banking est en marche. L’entrée en vigueur de la directive PD2 redessine le paysage européen des paiements et services financiers. Elle impose aux banques de détail d’autoriser des tiers du marché d’accéder aux données de leurs clients, si ceux-ci ont donné leur accord. Les tiers du marché sont des banques en ligne qui font déjà partie du paysage, mais aussi des néo-banques comme Compte Qonto ou N26, des apps de paiement mobile du type Lydia, des apps de paiement entre particuliers tels que Pumpkin, des cagnottes digitales comme Leetchi et autres agrégateurs bancaires. Quelle stratégie pour les banques traditionnelles pour échapper à la disruption ?

    La deuxième directive sur les services de paiement, plus connue comme la directive PSD2, est une nouvelle étape dans la régulation du secteur bancaire. Il s’agit pour les banques d’ouvrir leurs systèmes d’information et de partager avec des tiers les données de leurs clients à condition d’avoir leur accord. Les enjeux sont forts, d’autant plus qu’avec des solutions alternatives de paiement (via des apps mobiles, voire des réseaux sociaux) cette partie échappe de plus en plus aux banques traditionnelles.

    Payer sans compte en banque ni carte bancaire

    L’évolution des usages en termes de paiement n’est pas une nouveauté en soi. En 2015, soit il y a trois ans, 88% de consommateurs ont déjà eu recours aux solutions tierces pour payer en ligne. Aujourd’hui la tendance s’affirme et certains pays sont en avance, notamment en Asie du Sud-Est. En Chine ce sont Alibaba et Tencent qui dominent le marché du paiement mobile avec, respectivement, AliPay et WeChat Pay qui traitent plus de 90% des paiements effectués. En 2016 près de 5,5 mille milliards de dollars ont été payés par mobile en Chine contre 112 milliards aux Etats-Unis, soit environ 50 fois plus. En 2017 ce montant a atteint 12,7 mille milliards dans l’empire du milieu. Et il ne s’agit pas que des paiements en ligne : plus de 10 millions de magasins traditionnels acceptent, par exemple, AliPay et parfois n’acceptent même pas les cartes bancaires. En Occident, les comportements de paiement de demain sont parfaitement illustrés par les usages et les attentes des jeunes générations, intéressées par des services de paiement entre particuliers, paiement par smartphone, par objets connectés ou via des réseaux sociaux. En général, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à utiliser des services dématérialisés et mobiles et acceptent volontiers de sauvegarder les données de leurs moyens de paiement sur Amazon pour accélérer les prochaines séances de shopping.

    Données des clients comme nerf de la guerre

    Les nouveaux acteurs de la Fintech sont généralement spécialisés dans un seul domaine (paiements, cagnottes, virements P2P, etc.) et s’approprient peu à peu différents services, dont les banques jusqu’ici, avaient le monopole. L’accès aux données leur permettra d’améliorer les services proposés, voire d’élargir l’offre, et de renforcer ainsi les liens établis avec les clients des banques classiques. Les Fintech maîtriseraient plus de points de contact avec les clients finaux, et donc plus de données sur les transactions, en laissant aux banques la gestion du back-office, la domiciliation des salaires et les dépôts. Autrement dit, la directive PSD2 menace le modèle économique des banques et les pousse à créer de nouveaux services en s’appuyant sur la technologie, par exemple, sur l’analyse avancée des données client accumulées. Si les nouveaux acteurs peinent à séduire les clients et les banques traditionnelles parviennent à être suffisamment réactives pour proposer de nouveaux services, repenser le parcours de leurs clients, se mettre au niveau de leurs exigences (fluidité, sécurité et rapidité d’utilisation) à l’image de ce qui est déjà fait dans d’autres industries, elles auront une chance de garder le titre de tiers de confiance dans le domaine financier.

    Directive PSD2 : les API au cœur du modèle européen d’Open Banking

    La directive PSD2 repose sur le respect de trois principes : la transparence et des droits renforcés des consommateurs, la sécurité et une authentification forte du client, l’accès aux comptes et les standards technologiques de cet accès. Les API (Application Programming Interface) sont au cœur de ce modèle. Elles permettent aux développeurs d’intégrer les données et les services de tierces parties au sein de leurs applications. L’ensemble des acteurs bancaires aura la possibilité de se connecter aux services de la banque pour y développer et tester leurs propres applications. La mise en place des API devra être effective courant deuxième semestre 2019.

    Plusieurs solutions sont déjà développées pour aider les banques à opérer cette transition. Nous avons développé la nôtre : c’est une plateforme sur Azure qui fonctionne comme un framework permettant à chaque banque d’implémenter, plus simplement et plus rapidement, sa vision de l’Open Banking. Des assets préfabriqués pour différents verticaux bancaires (paiements, gestionnaires de finances personnelles, comparateurs et agrégateurs bancaires, etc.) permettent aux banques d’ouvrir leurs API aux partenaires extérieurs à travers des portails web, des applications mobiles, des call centers, des agents virtuels, des applications de parties tierces, etc. Cette Sandbox offre la possibilité d’expérimenter avec différentes propositions de valeur et de tester l’expérience client avant de lancer le service.

    Les temps sont à la réappropriation de l’innovation par les acteurs historiques issus de la révolution industrielle que sont les banques. Aujourd’hui, à l’heure d’une nouvelle révolution, numérique cette fois, elles sont en mesure de reprendre leur destin en main.

  • Les tendances 2018 en matière de cybersécurité

    Cyberattaques : où en sommes-nous ?

    Par Proofpoint 

    Ransomware, phishing, menaces contre la cryptomonnaie, attaques via les applications sur le cloud, piratage des messageries en entreprise… Le rapport annuel de Proofpoint sur « Le facteur humain » détaille toutes les tendances en matière de cybersécurité.

    Les cybercriminels continuent de s’appuyer sur les interactions humaines pour inciter à cliquer sur des liens malveillants, télécharger des fichiers dangereux, installer des programmes malveillants par inadvertance, transférer des fonds et divulguer des informations sensibles.

    Proofpoint acteur de la cybersécurité et de la mise en conformité, dévoile les conclusions de son rapport annuel sur Le facteur humain qui décrit en détail la façon dont les cybercriminels œuvrent activement pour exploiter les failles humaines et non les failles des logiciels, afin d’extorquer de l’argent et des informations dans un but lucratif ou d’espionnage, et afin de préparer de futures attaques. Ce rapport s’appuie sur une analyse des tentatives d’attaques perpétrées contre plus de 6 000 entreprises clientes dans le monde en 2017 et dessine les tendances des attaques organisées autour de la messagerie électronique, des applications cloud et des réseaux sociaux pour aider les sociétés et les utilisateurs à s’en protéger.

    « Les cybercriminels continuent d’innover, trouvant de nouveaux moyens d’exploiter notre curiosité naturelle, notre désir d’aider, notre envie de réaliser de bonnes affaires et même nos contraintes de temps pour nous convaincre de cliquer », explique Kevin Epstein, vice-président des Threat Operations chez Proofpoint, ajoutant : « Notre étude montre clairement la nécessité de stopper les menaces avant qu’elles n’atteignent les utilisateurs via la messagerie électronique, les applications cloud ou les réseaux sociaux. En limitant l’exposition initiale, une société peut réduire les risques de violation de données confidentielles, de perturbation de l’activité ou de pertes financières directes. »

    Conclusion du rapport 2018 Le facteur humain de Proofpoint :

    • Les cyberattaques persistantes (Advanced persistent threat, APT) ciblent le plus souvent des institutions gouvernementales et l’industrie de la défense (40% des tentatives d’attaques documentées), mais aucun secteur n’est épargné.
    • L’email reste le principal vecteur d’attaque. 30% des clics dans des emails malveillants ont été effectués dans un délai de 10 minutes après leur distribution, et 52% dans un délai d’une heure.

    • Les emails frauduleux associés à Dropbox représentent l’appât n°1 en matière de phishing (deux fois plus de messages que l’appât suivant). Le taux de clics des tentatives de phishing associés à Docusign a néanmoins dépassé le taux de clics associé à Dropbox, et même toutes les autres tentatives de phishing par emails envoyés pour dérober des informations d’authentification.
    • Plus de 80% des emails malveillants ont diffusé des ransomwares et des chevaux de Troie bancaires qui sont devenus les programmes malveillants les plus distribués. Des chevaux de Troie bancaires ont été identifiés dans plus de 30% des emails malveillants distribués en Europe, au Japon et en Australie. Le Japon a aussi enregistré le plus haut niveau régional de téléchargement dans les emails.

    • Environ 80% des sociétés ont fait l’objet de compromissions d’emails professionnels (business email compromise – BEC). Le nombre de fraudes par email dont l’objet évoque un conseil juridique ou la pratique juridique a augmenté de 1,850% en un an.

    Attaques par email : les catégories verticales sont les plus menacées

    • L’éducation, les activités de conseil et le marché du divertissement/des médias sont les secteurs ayant subi le plus grand nombre d’attaques par piratage de la messagerie électronique avec en moyenne plus de 250 attaques par entité. Le secteur de l’éducation est le plus ciblé parmi les secteurs verticaux, avec un nombre d’attaques moyen par entité presque quatre fois supérieur à la moyenne de tous les secteurs (hausse annuelle de 120%).

    • La construction, la fabrication et la technologie sont en tête des secteurs les plus touchés par le phishing. Le crimeware, qui consiste à dérober des identités pour obtenir un gain financier, a quant à lui principalement ciblé le secteur de la fabrication, des soins de santé et de la technologie.

    Botnets mineurs de cryptomonnaie, attaques lancées via des applications cloud, les réseaux sociaux et des domaines frauduleux :

    • Le trafic de botnets mineurs de cryptomonnaie a augmenté de près de 90% entre septembre et novembre 2017 (une tendance qui reflète l’évolution de la valeur du bitcoin).
    • 60% des utilisateurs de services cloud, incluant 37% des utilisateurs privilégiés, n’avaient pas de politique de mots de passe ou de processus d’authentification multi-facteurs en place, impliquant ainsi des risques importants.
    • En ce qui concerne les grandes entreprises, le nombre de noms de domaine suspects peut dépasser les domaines officiels de 20/1, ce qui signifie que les victimes d’attaques de phishing sont plus susceptibles de confondre les noms de domaine suspects et « typosquattés » avec les domaines officiels légitimes.
    • 55% des attaques lancées via le service client des réseaux sociaux ont ciblé des clients de sociétés spécialisées dans les services financiers.

    Pour télécharger le rapport 2018 Le facteur humain de Proofpoint, rendez-vous sur : https://www.proofpoint.com/us/human-factor-2018

  • #BBBA2018 – L’avenir du secteur banque et assurance

    Bancassurance : les temps forts 

    Après les opus Tourisme en avril et Mode & Beauté en octobre dernier, Hervé Bloch continue sur sa lancée avec Bancassurance le 15 février dernier, au sein du Cirque Gruss.
    Pari réussi, car 75 décideurs et 35 prestataires ont répondu présents, dans une atmosphère atypique. Parmi les temps forts de cette journée, le dating bien sur avec près de 1000 rdv sur mesure et une conférence de qualité.
    « Réunir cinq personnes qui représentent à elles seules plus de 100 Milliards de C.A, voilà un joli tour de force » déclare Hervé Bloch, fondateur des BigBoss et de la verticale Bancassurance.

    Retour sur la conférence : L’avenir du secteur banque et assurance

    Morceaux choisis  :

    « La banque à papa doit se transformer. Le digital est une nouvelle approche pour faire de l’acquisition » @azizdaifi @SocieteGenerale ‏

    « Pour ne pas craindre les nouveaux acteurs, il faut proposer une expérience client hors du commun » @azizdaifi @SocieteGenerale ‏

    « Humain et digital ne sont pas antinomiques » @NicolasMarcaud

    « Il faut se recentrer sur le client car nous sommes tous clients des uns et des autres  » @NicolasMarcaud

    « La nouvelle génération nous oblige à casser les codes NicolasMarcaud 

    Pour perdurer investit 100 millions d’euros dans les

    Un des faits marquants de 2017 aura été l’apparition en France d’un marché de la néobanque, avec une multiplication de ses acteurs. Compte Nickel, un compte courant pour tous, sans condition de revenus et sans découvert, qui s’ouvre en 5 minutes dans un bureau de tabac pour 20€/an @huguesLebret @CompteNickel

    « La banques est plus complexe que les télécoms à cause des notions de conformité, même si les problématiques sont identiques » @c_lehericey @@mabanque_bnpp

    « Avec les GAFA qui arrivent sur le marché nous sommes tous en train de réinventer la banque  »  @azizdaifi @SocieteGenerale ‏

     

     

  • Etude – L’engagement suscité par les apps bancaires VS Fintech

    Mobile : banques traditionnelles versus Fintech par pays

    Une étude menée par OGURY 

    La grande majorité des établissements financiers proposent une large gamme de services et d’applications mobiles destinées à répondre aux nouvelles attentes de leurs clients. Par conséquent, les services bancaires et de transfert d’argent sur mobile font désormais partie intégrante du quotidien de millions de consommateurs dans le monde entier. Soutenues par la progression de l’adoption des nouvelles technologies par le grand public ainsi que par les conditions favorables du marché, une nouvelle vague de startups évoluant dans l’univers des technologies financières est en train d’émerger et de prendre une place de choix auprès des consommateurs. Afin d’identifier les entreprises les plus prometteuses de chaque catégorie, Ogury analyse l’engagement suscité par les applications et les sites web mobiles des principales banques et de leurs challengers,  les Fintech.

  • #Etude Infosys et Efma : « L’Innovation dans la banque de détail »

    « L’Innovation dans la banque de détail »

    Plus de 50% des banques de détail espèrent que leurs investissements dans le digital porteront leurs fruits d’ici 2020

    Infosys Finacle, entité d’Edge Verve Systems, filiale d’Infosys et l’Efma, une organisation internationale à but non lucratif, annoncent les résultats de la 9ème édition de leur baromètre annuel : « L’Innovation dans la banque de détail ». L’étude révèle, qu’en 2018, les investissements technologiques se feront autour de domaines dits d’actualité tels que la sécurité informatique, les analyses avancées, et les API dans l’Open Banking, au détriment des domaines dits d’avenir comme l’intelligence artificielle conversationnelle, l’automatisation robotique des processus, l’internet des objets ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Cependant, 70% des entreprises ont prévu de soutenir une solution d’intelligence artificielle conversationnelle, avec près de 25% d’entre elles ayant déjà investi dans l’intelligence artificielle.

    D’après le rapport, les banques de détail continuent à pousser l’innovation dans tous les domaines fonctionnels, avec en priorité la digitalisation et l’optimisation de l’expérience client (respectivement 79% et 78%). D’autres secteurs ont vu les dépenses en termes d’innovation augmenter : les produits (67%), l’amélioration des processus (64%) et le marketing (57%).

    L’étude, à laquelle plus de 300 banques ont participé, a révélé que les banques de détail considèrent les entreprises technologiques, les banques concurrentes et les start-ups de la fintech comme les plus grandes menaces pour leur croissance. Comme en 2016, les impacts les plus importants de la transformation sont attendus dans les domaines des paiements et des portefeuilles mobiles.

    Les autres points clés de l’étude :

    • Les trois principaux défis en matière d’innovation comprennent l’intégration de systèmes, la technologie historique ainsi que les temps et coûts nécessaires pour passer du concept à la réalité,
    • Les banques de petite et moyenne tailles sont à la traîne à pratiquement tous les niveaux en termes d’innovation, reflétant à la fois une incapacité à investir, les conséquences de l’existence de priorités concurrentes, la nécessité de se concentrer sur la réduction des coûts et de répondre aux exigences de conformité,
    • En termes d’innovation, plus de 50% des répondants s’attendent à voir un retour sur investissement mesurable d’ici 1 à 3 ans ; plus de 30% s’attendent à voir des résultats en moins d’un an,
    • Seuls 10% des répondants ont une solution d’automatisation de processus robotisée,
    • On note une grande diversité de maturité des entreprises quant à leur capacité à tirer parti des données :

    – Près de 37% des banques estiment pouvoir fournir uniquement des analyses descriptives,basées sur l’historique,

    – Près de 20% des banques (généralement des entreprises plus importantes) déclarent disposer de solides capacités d’analyse prédictive et peuvent aider leurs clients à comprendre ce qu’il va se passer,

    – Fait intéressant, seules 15% des banques sont en mesure de fournir des conseils ou des capacités prescriptives par rapport à ce que le client pourrait faire à l’avenir, compte tenu des données connues,

    • L’acquisition des bonnes compétences et expertises dans les domaines d’innovation tels que l’IA, la blockchain et la banque digitale représente une préoccupation majeure du secteur.

     

     

  • Secteur bancaire et IA : la mutation est en marche

    L’Intelligence artificielle investit le secteur bancaire

     par Alain Biancardi, Vice Président Sales, Expert System France

    Aujourd’hui, pour la banque comme pour de très nombreux secteurs, exploiter l’information est devenu primordial: c’est une ressource inestimable pour un organisme financier. L’intelligence artificielle intervient dès ce stade: une partie des processus de compréhension sémantique et d’analyse des contenus textuels peuvent – et doivent – être traités par des technologies telles que l’IA et le machine learning.

    La recherche en langage naturel transforme ainsi l’expérience client via les chatbots et les forums de questions-réponses intelligentes sur les sites web. Plus les questions traitées en langage naturel – par opposition à la recherche par mots-clés – sont adressées précisément, plus le client est facilement et rapidement satisfait, à la hauteur d’un service humain mais affranchi de tout risque de stress ou de conflit et en mode 24h/24 et 7j/7.

    Parce que certaines catégories de clients ne passeront jamais au 100% digital, il est également possible de réduire la durée d’appel SAV en apportant une assistance intelligente aux agents. Les conséquences sont immédiates: d’une part, les coûts fondent et les performances des centres d’appels sont optimisées, et d’autre part, la satisfaction client connaît une forte croissance.

    L’analyse multicanal de la voix du client permet quant à elle d’identifier les sujets d’intérêt des clients ou un potentiel risque d’attrition de leur part. Elle permet également d’adopter des actions correctives efficaces en cas de détection de problème et de capter les signaux faibles susceptibles de nourrir la stratégie marketing du groupe lors de la phase remodelage de ses offres de produits et de services.

    Cette reconnaissance par IA permet d’opérer une véritable révolution dans l’expérience utilisateur telle qu’elle existe aujourd’hui. Cette dynamique nous conduit vers un nouveau type de relation de proximité ‘client-banque’ où le lien permanent n’est plus uniquement réservé aux banques en ligne, mais démocratisé à l’ensemble des établissements bancaires. Ou comment concurrencer ces fintechs tout en modernisant son image…

    Une capacité d’analyse démultipliée

    Déployée au service de l’intelligence économique et marketing, l’IA peut être un véritable atout pour les banques, notamment en leur permettant de construire une vision 360° de leurs clients. Pour cela, l’intelligence artificielle peut réaliser une veille sur le web et les réseaux sociaux afin d’évaluer l’e-réputation d’un établissement ou analyser les verbatim et les emails remontés par les agences afin de qualifier la relation client et de mesurer le taux de satisfaction associé. Elle peut également être un outil de choix pour atteindre un temps de réaction plus compétitif au niveau du traitement des retours des clients. Cette veille doit aussi s’inscrire dans le cadre des benchmarks: c’est aujourd’hui un outil-clé pour étudier les produits et services, le type de communication ou encore le mode de relation-client adoptés par des établissements challengers, et adapter sa stratégie en conséquence.

    Par ailleurs, l’assistance d’une intelligence artificielle peut être un atout concret dans un objectif de réduction des risques opérationnels et contractuels, notamment dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. En effet, en analysant, selon des règles définies, des contrats signés afin d’en déduire un taux de risque associé dans le cadre d’un investissement ou d’un crédit par exemple, l’IA peut compresser le temps d’investigation requis en le réduisant de plusieurs semaines à quelques minutes! L’intelligence artificielle sémantique peut ainsi apporter une réponse quasi instantanée grâce à l’analyse des données à partir de différentes sources privées et publiques. L’exposition au risque peut ainsi être réduite.

    Automatiser les processus métier

    À l’heure actuelle, la banque pourrait gagner à réduire le temps de traitement des demandes. En effet, des déclarations de type vol/perte de cartes bancaires ou sinistres, doivent désormais devenir des processus automatisés, pour améliorer la productivité et optimiser les coûts. Une assistance IA peut également simplifier des processus internes comme le recrutement: en analysant automatiquement et en croisant les offres d’emploi publiées et les candidatures reçues, il est désormais possible d’accélérer la détection de candidatures pertinentes et donc d’accélérer les recrutements.

    Parmi tous ces processus, l’intérêt que présente l’intelligence artificielle est la réduction drastique du traitement des dossiers, qui peut approcher les 50%. En effet, la documentation reçue par les établissements bancaires, et notamment par ceux qui disposent d’une offre d’assurance, exige une analyse chronophage et coûteuse susceptible de nuire à la satisfaction de leurs clients. L’IA permet aujourd’hui d’extraire les informations importantes contenues dans un dossier de déclaration de sinistres, d’analyser le type de dommage en question, de comprendre s’il est couvert ou non par la police d’assurance. Les données pertinentes peuvent alors être importées dans une base de données de sinistres, et aider ainsi les agents à déclencher le processus d’indemnisation approprié. Néanmoins, l’IA n’a pas vocation à traiter ces dossiers sensibles: elle doit assister la prise de décision en diagnostiquant le pourcentage de risque qui pourra ensuite amener à une décision humaine.

    En investissant le secteur de la banque, l’intelligence artificielle permet de déporter le travail fastidieux de compréhension du contexte vers la technologie pour que l’agent puisse se concentrer uniquement sur des tâches à valeur ajoutée. Réduire les erreurs humaines, accélérer la rapidité des réponses et la satisfaction client : l’IA est là pour assister l’agent dans sa prise de décision en identifiant d’éventuelles imprécisions, les risques de fraude, et en optimisant le ratio entre bénéfice, profitabilité et satisfaction client.

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